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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 octobre 2025 27 min

Dominique Vérien : « On ne va pas remettre encore en discussion la réforme des retraites »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et on va parler de tout ça avec vous. Dominique Verrien. Bonjour.

Merci d'être notre invité sénatrice inoncentrice de Lyon et vous présidez ici au Sénat la délégation au droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. Et on va parler dans quelques instants du rapport que vous avez remis hier sur l'exécution des peines. Mais d'abord on va regarder trois titres de la presse régionale.

D'abord la une de l'Alsace. Nouvelle grève sur fond d'impasse politique. Les syndicats qui ont à nouveau appelé à manifester contre l'austérité budgétaire et dans le même temps, Sébastien Lecornu semble empétré dans des négociations infructueuses.

La deuxième lune, c'est celle du télégramme. On en parlait avec Audrey la retraite un pas vers les femmes. Sébastien Lecnu qui a proposé de rendre un peu plus favorable le calcul des pensions des femmes ayant eu des enfants.

Et puis la dernière une c'est celle du républicain Laurin. Réseaux sociaux, les failles du couvre-feu. L'instauration d'un couvre-feu numérique pour protéger les 15-1 ans des abus de l'usage des réseaux sociaux heurent à certaines limites et puis les ados réclament un minimum de liberté.

De quel avez-vous envie de nous parler ? Je vais vous parler de la retraite des femmes évidemment puisque c'est un des sujets qui avait été étudiés par la délégation au droit des femmes et quand bien même j'ai soutenu la réforme des retraites parce qu'il en fallait une euh il était clair qu'elle était pas parfaite loin de là et que le vrai le vrai angle mort qui n'avait pas été correctement étudié c'était le la retraite des femmes. Et à un moment où un président nous appelle un réarmement démographique, il y a il faut vraiment mesurer l'impact de la maternité sur la vie et la carrière des femmes et donc l'impact évidemment sur leur retraite.

Et donc c'est un calcul qui aurait dû être fait qui l'a pas été. C'est vraiment un réalité de la réforme bande mais vraiment et on le signalait dès le départ et la CFDT a fait des propositions en ce sens. Je pense que elles sont plutôt bienvenues et et euh Sébastien Lecornu qui doit négocier de toute façon serait bienvenu de les adopter.

Il il y a d'autres mesures dans cette réforme borne à améliorer ? Je pense qu'il y avait des sujets quand même sur les carrières longues qui étaient à regarder. Il y avait vraiment euh quelques fragilités euh qui sont à à étudier que pour le plus grand euh la plus grande part on s'arrête à 64 ans ou à 67 ans si on a commencé tard, c'est mon cas mais ça va, je fais pas un métier pénible non plus.

Par contre, sur des métiers pénibles, je pense qu'il y avait vraiment des sujets à aller voir. Euh et donc oui, il y avait quand même des corrections à apporter. Est-ce qu'il faut aller jusqu'à suspendre cette réforme ban quand le demande les socialistes par exemple ?

Non, parce que je crois que la réforme la la réforme le point le plus marquant de la réforme c'est l'âge. Et on le voit bien par rapport à nos voisins européens, personne n'estant de ça de 64 ans et il nous faut travailler plus. On sait que c'est ça qui permet au pays de s'équilibrer.

Donc je pense qu'il faut la garder mais l'améliorer. Oui. Euh votre collègue centriste Brigitte Bourguignon, nouvelle collègue Brigitte Bourguignon dit que l'âge a été un casus béli et qu'il faut réfléchir et à ce qu'on revienne là-dessus.

Qu'est-ce que vous dites de cette déclaration ? Bah alors, je ne suis pas à la commission des affaires sociales et je n'ai pas eu ce débat avec elle. Je pense personnellement que on va pas remettre encore la discussion sur la table, on le voit.

J'entends bien, j'entends bien mais voilà donc on en discutera mais c'est bien c'est important qu'il y ait des débats de toute façon on n'est pas tous complètement alignés et heureusement qu'on a nous aussi un peu de liberté de penser. Vous le pensez trouvable cet accord de non censure par Sébastien Lecnu où l'équation est impossible à résoudre ? Je le pense de plus en plus difficilement trouvable. s'il a pas encore été trouvé aujourd'hui, je crois que la proximité des municipales rend les choses très compliqué puisque la seule alliance avec lesquelles que que peut faire Sébastien Lecnu, c'est avec les socialistes.

Les socialistes sont tenus par LFI par rapport aux municipales qui viennent. Donc cet accord forcément ils vont être ils sont très demandeurs de de beaucoup de choses. Et Sébastien Lecornu sait aussi qu'il a une montagne à gravir par rapport à la dette et qu'il faut réussir à trouver cet équilibre.

Aujourd'hui, je suis pas sûr que les socialistes acceptent de faire ça alors que ce serait, je pense, très utile pour une stabilité de notre pays. Et ils sont notamment demandeurs d'une taxation des plus riches. Est-ce qu'il faut dire oui ?

Alors, qu'on réfléchisse à une taxation des plus riches pour que chacun puisse payer et en regardant bien, parce que je pense qu'il y a aussi beaucoup de chiffres qui sortent et euh à la fin, on retrouve pas vraiment ses petits pour savoir vraiment qui paye quoi et et comment. Euh la seule chose sur laquelle je sais que mon groupe on est pour qu'il ait une taxation y compris des plus riches mais pas sur l'outil de travail. On on donnait le cas de mistral mais il y a pas que mistral dont la société est valorisée de façon fictive.

Quand Elon Musk comme exemple quand Elon Musk s'est fâché avec Trump sa société a perdu 3 milliards mais elle a jamais perdu 3 il a pas perdu 3 milliards dans son compte en banque. C'est totalement fictif. c'est si jamais il la revendait, elle vaudrait 3 milliards de moins.

Mais c'est comme quand on a un appartement, les montants sont fluctuants. Pour autant cet argent, on l'a jamais dans sa poche. Donc si on doit payer des impôts dessus, c'est effectivement forcément euh risquer de vendre l'entreprise ou ou partir.

Il y a une nouvelle journée de mobilisation aujourd'hui. Est-ce que au-delà même he du nombre de personnes qui seront dans la rue, il y a une colère qui s'exprime dans le pays ? Vous l'entendez ?

Vous la comprenez ? Je l'entends et je pense qu'elle est aussi très liée au pouvoir d'achat. C'est un sujet qu'on va pouvoir aborder mais on le sent bien aujourd'hui.

Il y a quand même une même si l'inflation aujourd'hui est calmée, il y a quand même eu une période d'inflation qui fait que y compris pour des personnes qui ont un bon métier, le salaire correspond pas forcément aux charges en face et donc les choses deviennent plus difficiles. pas forcément tout le monde est pas forcément euh à la rue, même si on a un gros problème de gens à la rue, d'enfants à la rue et cetera, mais on sent bien que les choses se tendent pour beaucoup. Et du coup euh que comment on y répond ?

Est-ce que par exemple rapprocher le salaire net du salaire brut, c'est une réponse qui vous semble la bonne ? Bah je pense si c'est pas si si c'est le salaire net qui augmente et pas le salaire brut qui baisse, il faut effectivement si ça retombe bien dans la poche du salarié. Allez, on va parler de l'actualité du Sénat.

Comment expliquer le paradoxe de nos prisons avec d'un côté une surpopulation carcérale, de l'autre une majorité de Français qui juge la justice laxis. Vous avez travaillé pendant 6 mois sur l'exécution des peines et rendu votre rapport hier et c'est l'objet de votre éclairage. Audre justement Audre ce rapport qui pointe donc une inadéquation entre le sentiment des Français que la justice est laxiste et la surpopulation carcérale dans notre pays.

Oui parce que d'un côté Orian vous avez 68 % des Français qu'il ne croient plus en la justice qu'ils estiment laxistent. Vous l'avez dit et de l'autre un chiffre qui interpelle. Il y a en France plus de 84000 363 pardon personnes détenues en France pour une capacité de 62566 places avec au moins 5000 détenus qui dorment sur des matelas au sol.

Autre constat, il y a une incohérence entre la peine encourue, la peine prononcée et la peine réellement exécutée, ce qui fait que les sanctions ne sont plus crédibles. Voilà pour le constat. Mais votre rapport fait aussi des préconisations avec notamment la mise en place de courtes peine de moins d'un mois.

Elle ciblerait les primaux délinquants mineurs ou majeurs, les personnes intégrées socialement aussi pour créer un choc carcéral, éviter l'escalade, la récidive. C'est une petite résolution révolution pardon parce que la doctrine actuellement c'est plutôt l'allongement des peines. En France par exemple si on compare avec nos voisins européens la durée moyenne des incarcérations, c'est 11,3 mois.

On est seulement à 4,6 mois chez nos voisins allemands. Alors pour ces petites peines, on créerait des centres spéciaux, moins sécurisé et moins gros qu'une prison traditionnelle, ce qui éviterait la surpopulation carcérale dont on vient de parler, mais aussi le mélange avec des détenus plus dangereux. Et la question de la réinsertion est aussi au cœur de ce rapport pour éviter les récidives parce que tenez-vous bien, ce chiffre interpelle aussi le taux de récidive est de 60 % 5 ans après la sortie de prison.

Écouter dans les le rapport, on préconise effectivement de replacer en fait la réinsertion pour redonner aussi un sens à la peine et c'est pourquoi dans les préconisations que nous faisons, un certain nombre de dispositifs qui ont été créés, je pense notamment à la libération sous contrainte de plein droit qui a été totalement décriée pendant nos auditions et qui favorise les sorties sèches. On souhaite en fait leur suppression. Madame la sénatrice, de quoi parle-t-on et pourquoi cette mesure finalement ne fait pas l'unanimité ?

Elle a même été décriée dans les auditions que vous avez fait. Alors en fait, elle fait l'unanimité contre elle. Donc c'est puisque queles que soient les personnes à qui on en a parlé, tout le monde nous a dit "Non, c'est une fausse bonne idée." En réalité l'idée était de faire queon puisse libérer plus rapidement les détenus.

Sauf que un détenu qui a pas une peine très longue lorsqu'il arrive et ben entre les différents aménagements et la libération de contrainte sous plein droit, il ressort à peine est-il rentré et donc aucun travail n'est possible avec lui, ce qui fait une sortie sèche, c'est-à-dire qu'on ne l'a pas accompagné ni sur la recherche d'un logement, d'un travail, d'un d'une formation, d'une réinsertion. Donc c'est pourquoi vraiment c'est totalement contre-productif puisque notre idée c'est que la prison doit servir à quelque chose. C'est évidemment une punition.

C'est évidemment pour mettre de côté de la société des gens dont on considère que ils sont un trouble à l'ordre public. Mais pas que. L'idée c'est qu'on en sorte quand même meilleur qu'on y est rentré et qu'on puisse y faire des choses.

Qu'on puisse y avoir une formation qu'on puisse y avoir y travailler travailler sur soi-même aussi et faire que quand on sorte et bien on sorte du parcours de délinquence. Or, vous l'avez dit, 60 % de réitération ou de récidive. Donc c'est c'est vraiment trop important et il faut qu'on arrive à baisser.

On peut pas le faire dans le cadre de sortie sèche, on ne peut pas le faire dans le cadre d'une prison surpeuplée. Et justement, vous avez parlé de réinsertion, vous voulez créer dans ce rapport de vraies peines de probation encadré en milieu ouvert ? Parce que vous avez remarqué que les juges ont du mal à prononcer ce genre de peine.

Pourquoi ? parce que il ne croit pas vraiment au milieu ouvert. Il considère que même si on met un bracelet à quelqu'un, finalement on va pas l'accompagner derrière.

Et c'est d'ailleurs le seul point de notre rapport où nous on demande que les SPIP soient renforcés, qu'il y a un peu plus de monde sur les services pénitentiaires d'insertion et de probation parce que si on veut faire une incarcération en milieu ouvert, on va dire il faut forcément qu'il y ait un accompagnement et c'est pourquoi on propose cette peine de probation. Et d'ailleurs, parce que les juges sont obligés euh jusqu'à présent euh de justifier pourquoi ils incarcèrent en dessous de 1 an, il y a besoin de cette motivation spéciale. Donc en gros, ils sont obligés d'aménager en dessous de 1 an.

Du coup, il donnent plus. Et c'est une des raisons pour lesquelles on a des peines plus longues qu'ailleurs, c'est parce que les juges pour pouvoir donner de la prison donnent plus pour être sûr que si jamais ça se passe mal au niveau du réaménagement, la personne n'ira bien en prison. Donc faisons une vraie peine de probation avec des agents de probation qui sont vraiment là pour surveiller.

Et là parce que c'est vrai que la dérive qui est souvent enfin qui est parfois reprochée au conseillers de probation et et d'insertion, c'est qu' il s'intéresse beaucoup à l'insertion, ce qui est très bien et moins à l'approbation. Et peut-être que ça ne doit pas être la même personne d'ailleurs qui accompagne et qui punit. Mais en tout cas, il nous faut de toute façon cet agent de probation s'il y a une peine de probation avec des vraies contraintes, une vraie surveillance, des vrais effort pour que ce soit une vraie peine, mais en face il faut qu'il y ait un vrai agent de probation qui dise stop et si ça va pas retour prison.

Puisqu'on parle d'exécution des pannees, il y a un sujet qui fait la une de l'actualité, c'est l'exécution provisoire qui a été prononcée à l'encontre de l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozi, dans l'affaire du financement libien de sa campagne présidentielle et certains estiment qu'il s'agit d'une mesure attentatoire à la présomption d'innocence. Que dit le rapport Audrey ? Et bien, pas grand-chose parce que ce n'est pas un sujet qui est ressorti des 75 auditions pourtant que vous avez effectué.

Au contraire, l'exécution provisoire, c'est plutôt classique pour ce type de peine. Écoutez, l'exécution immédiate, c'est quelque chose qui est quasiment habituel pour euh pour nombre de peines, en particulier les peines de plus de 5 ans. Euh on a une exécution immédiate euh à 80 %, ce qui quand même veut bien dire que c'est le commun des mortels en fait hein ou le commun de des condamnés.

C'est un sujet qui questionne, avait dit le président du Sénat, Gérard Larchet, après la condamnation de Nicolas Sarkozi. Pour vous, il y a pas de questions à se poser. Alors, en fait, c'est vrai que la question n'est jamais revenue.

Autant la libération sous contrainte de plein droit, je vous ai dit, elle a fait l'unanimité parce que personne n'est venu sans nous en parler quasiment. Autant effectivement la l'exécution provisoire pour les peines, je vais même aller plus loin parce qu'on a affiné les chiffres, sur les peines de plus de 2 ans de prison, c'est 90 % d'exécution immédiate. Donc, et d'ailleurs des mortels en fait.

C'est le commun des mortels. Et dans 80 % des cas, d'ailleurs, la personne qui va être condamnée à plusieurs années de prison, elle est déjà en prison en détention provisoire. Je rappelle que 30 % des prisonniers sont en attente de leur premier jugement, pas de leur appel.

Donc voilà, c'est peut-être attentatoire, mais enfin on le fait de façon plus que courante et d'ailleurs les gens ne comprendraient pas. Imaginons en sens inverse de se dire "Ah bah oui, mais il y a pas eu d'appel. Donc monsieur globalement on a quand même une certitude que il a fauté mais il y a pas eu d'appel donc il est encore libre.

Je pense que là vous auriez beaucoup plus de monde encore dans la rue pour vous dire mais on peut pas laisser ces criminels dehors. Donc la vraie question c'est que c'est la personnalité évidemment de Nicolas SarkoZi. Est-ce qu'il faut le traiter comme injusticiable ?

Normal. Mais en tout cas, dans notre rapport, on n'avait pas le cas spécifique des présidents de la République et ce qui est logique quand même. Euh et donc dans le cas courant, évidemment euh personne ne se pose la question parce que c'est normal.

Est-ce que vous trouvez que l'ancien président de la République est allé trop loin en disant notamment que sa condamnation a violait toutes les limites de l'état de droit ? Il a il a parlé comme injusticiable qui ne comprend pas sa condamnation. Mais d'ailleurs, je pense que ce qui ne comprend pas, c'est pas l'exécution. pas une remise en cause de l'autorité judici qui ne comprend pas c'est les 5 ans et effectivement tout justiciable qui considère qu'il est innocent et qui est puni trouve ça tout à fait injuste.

On peut pas lui en vouloir à lui de trouver injuste alors que il clame depuis le départ que il a rien fait. Donc la question il est pas allé trop loin. Il y a pas de remise en cause de l'autorité judiciaire.

Bah toute personne qui est condamnée et qui considère qu'il est injustement condamné remet en cause l'autorité qui la condamne. Mais voilà, si on considère qu'on a pas brûlé le feu rouge et que parce qu'on est passé au orange et qu'on a quand même une amende, on est très très furieux de d'avoir à payer une amende. Donc moi, je lui en veux pas d'avoir réagi.

Alors par contre, si on considère que parce qu'il est président de la République, on doit le traiter un peu différemment, peut-être que parce qu'il est président de la République, il peut parler un peu différemment. Mais moi là, j'ai considéré que c'était un homme justiciable en colère après la condamnation qu'il a reçu. Un dernier mot sur votre rapport.

Est-ce que vous pensez que vos conclusions vont être traduites dans une loi ? Je crois. Je crois parce qu'en fait on sent bien que ce qu'on a pu proposer est plutôt dans l'aire du temps aussi.

Euh mais on le voit en général les sociétés sont prêtes à accueillir les textes. Euh c'est le cas des très courtes peines. Je sais que Gérald Armanin le propose.

Donc si jamais il reste garde des saut, ce qui est possible, il est fort probable que dans le projet de loi qui va nous présenter, il y aura cette solution. Par contre, nous veillerons sur les très courtes peines, pas n'importe où, pas n'importe qui, pas n'importe comment. On va parler d'un autre sujet.

Les municipales ont lieu dans 6 mois et les règles changent pour les élus des petites communes qui passent au scooter de list avec obligation de parité, un texte loin d'avoir fait consensus au Sénat. Mais comment ça se passe justement pour ces élus locaux qui doivent en ce moment former leur liste ? On va aller en Dordogne.

Bonjour Alain Castan, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire sans étiquette de Roufinc de Sigoulè. Euh monsieur le maire, avec ce texte, est-ce que la constitution de votre liste pour les municipales de mars prochain était plus difficile ?

Pas plus difficile euh pour la bonne Bonjour d'abord. euh pas plus difficile parce que je pense que les femmes dans nos villages se sont emparées du du de ce fameux changement de scrutin de liste et sont beaucoup plus intéressés parce que le fait que jusqu'à alors, moi je suis mère depuis 2001, quand j'allais chercher un homme, c'était toujours un honneur ou quelque chose de d'honorifique alors que les le pragmatisme des des femmes fait qu'elles nous demandent toujours pourquoi faire. Et ça c'est important parce que dans mon conseil municipal, j'avais jusqu'alors trois quatre femmes qui qui acceptaient de venir.

Donc c'était difficile à les trouver. Et aujourd'hui contradictoirement euh j'en ai déjà cinq ou six qui tapent à la porte et qui ont envie de s'investir pour le pour la commune. Dominique Verrien, vous entendez ?

Je suis ravie. Je suis Elle elle a fait elle a fait débat cette loi. Alors, elle a fait débat.

Je suis tout à fait d'accord pour avoir moi-même monté une liste que les femmes étaient plus difficiles à les convaincre. La première des choses c'est mais tu crois que je suis capable ? Donc évidemment si on va la chercher.

La deuxième attends mais il faut que j'en parle dans la famille. Enfin souvent c'est il faut que j'en parle à mon mari et faut que je vois comment je gère ça comment je gère mon temps. Parce qu'en fait les femmes que j'allais chercher, elles voulaient s'engager et si elle s'engageait il fallait qu'elles aient les moyens de s'engager.

Elle réfléchissait vraiment avant de prendre la décision. Euh le fait qu'on ait fait cet appel d'ailleurs aussi avec Yel Brun Pivet pour dire femme engagez-vous, allez-y, c'est le moment. Euh bah je suis très heureuse de voir que ça a pu ça a pu fonctionner.

Sachant que ce texte on l'a pas passé pour la parité. En réalité on nous parle beaucoup de la parité mais on l'a passé parce que les scrutins, le scrutin au panachage, alors c'est vrai que ça faisait plaisir aux gens de dire "J'auraiis mon voisin parce qu'il me dit pas bonjour". Je mais ça faisait pas forcément une liste, un projet, une équipe, un projet.

Or, on sait que c'est c'est difficile, monsieur le maire, vous allez me le dire, mais c'est difficile de vivre 6 ans ensemble, surtout si on ne s'est pas choisi. Or là euh l'avantage c'est que il y aura une liste par avant avant il y avait plusieurs listes et quand on votait dans les petites communes, on pouvait barrer des gens sur les listes. OK.

Et on pouvait avoir des cas, c'est arrivé dans mon village, ça s'est très bien passé mais ça aurait pu très mal se passer et dans d'autres ça se passe mal où on était septe huit de l'autre. Alors évidemment le maire ça a été l'équipe de 8 mais il suffisait qu'il y en aientit un qui change d'avis et le maire n'avait plus de majorité et c'est le cas dans quelques communes en ce moment ou alors c'était des listes allongées où les gens choisissaient et les gens venaient s'inscrire sur la liste. Mais alors pour le coup là il y avait pas de projet parce queil y avait pas forcément une tête de liste.

Et pour peu que celui qui était censé être maire soit pas élu, tout le monde se regardait autour de la table pour savoir qui allait y aller. Là au moins, c'est clair, il y a une liste, un projet et puis s'il y a deux listes, deux listes, deux projets et on choisit son projet et on choisit son équipe. Oui.

Oui. Mais madame la sénatrice, vous avez un rôle fondamental sur l'avenir justement de ces scrutins de liste. Je rentre du du congrès des maires ruraux où il y avait votre président et il y avait bien sûr l'ex sénatrice ministre Françoise Gatel.

Et nous leur avons bien signifié que le plus important pour avoir des femmes engagées, il fallait vraiment aboutir à un véritable statut de l'élu parce que ce qui ce qui empêche certainement les femmes de de s'engager, c'est justement que ce statut de l'élu ne convient pas à une vie à une vie publique et une vie familiale comme on vous l'avait rappelé tout à l'heure et et une vie professionnelle. Donc ce statut, nous l'attendons avant la fin de l'année. Je pense que c'est c'est vraiment nécessaire et c'est vital pour que nous ayons des femmes qui qui s'engagent pleinement et des jeunes surtout des jeunes femmes qui s'engagent pleinement dans la vie locale.

Nous sommes tout à fait d'accord et d'ailleurs Françoise Gatel avait déjà porté des textes qui permettaient des gardes d'enfants qui permettaient déjà d'apporter une certaine souplesse. le statut de l'élu va venir compléter et le statut de l'élu en tout cas nous à la commission des lois, il est déjà à l'étude, on a déjà nos rapporteurs qui travaille sur le sujet. Bon, je n'oublie pas que Françoise Gatel est une sénatrice issue des rangs de l'Union centrice, donc je ne peux que saluer son travail.

Merci. Et j'étais présidente des maires ruraux de Lyon avant, donc je suis totalement solidaire des maires ruraux. Vous êtes rassuré, monsieur le maire ?

Alors, je suis rassuré d'autant plus que c'est une collègue puisque moi je suis aujourd'hui président des des maires ruraux de la Dordon mais aussi référent de toute la nouvelle aquitaine. Donc c'est vraiment important mais aussi je rappelle parce que le le plus difficile dans nos campagnes c'est de motiver des jeunes femmes. C'est on trouve des femmes de tout âge bien sûr, mais le plus difficile, les plus difficiles à convaincre, ce sont les jeunes parce qu' ils n'ont pas la même façon de vivre qu'on a pu vivre jusqu'à présent.

Et moi j'ai aujourd'hui 72 ans, j'ai hésité à repartir et c'est justement dans le fait que aujourd'hui les gens ne comprennent plus trop nos nos politiques d'en haut euh avec tout euh tout ce qui se passe. D'ailleurs, nous avions la la présidente de l'Assemblée nationale et ces jeunes, on a on a basé notre congrès cette année sur l'engagement de la jeunesse et la présidente de l'Assemblée nationale et le président du Sénat. ont été vraiment euh surpris des questions très pertinentes que posaient ces jeunes ces jeunes engagés, ces jeunes qui veulent s'engager et particulièrement celles des jeunes filles ou des jeunes femmes.

Merci monsieur le maire, merci pour votre témoignage Alain Castan, maire de Roufinc de Sigoues, c'eston merci beaucoup d'avoir été avec nous. On va dans Lyonne maintenant Dominique Verrien chez vous. On retrouve Mathieu Villerroit de Galot.

Bonjour Mathieu, merci beaucoup d'être là. Responsable des agences à Lyon. républicaine.

Mathieu, on va parler d'un autre sujet avec vous. Une étude sur la jeunesse, une enquête faite auprès de 3300 étudiants. Enquête qui met en lumière les difficultés des jeunes.

Oui, bonjour Orian. Tout à fait. Nous allons nous pencher sur l'actualité et sur le quotidien des étudiants qui n'est pas toujours facile.

On se souvient qu'il a quelques jours, il y avait une première association qui alertait sur la grande précarité des étudiants en France puisquil y avait la moitié des étudiants qui vivent avec moins de 100 € par mois selon une étude réalisée par l'iOP. Cette fois-ci, c'est une association euh iconnaise et plus spécifiquement une association qui est basée à Oserie pour nos besoins et nos envies. qui a travaillé en recueillant les réponses de 200 étudiants et a été rencontré 25 acteurs du territoire.

Ce que dit ce travail et sur lequel nous avons effectivement élaboré notre dossier qui fait aujourd'hui la une de ce journal, c'est que il y a aussi euh une très grande précarité à hausser de ces étudiants qui représentent à peu près 10 % de la population de la ville, hein, de des difficultés de logement, des ressources financières insuffisantes, des manques d'accès aux soins ou au droits. La liste est longue et comme l'explique effectivement le le président de l'association qui est à l'origine de ce rapport, il s'agit avec ce rapport de rendre visite visible pardon les difficultés des étudiants d'Osair. Madame la sénatrice, ma question sera sera toute simple.

On voit effectivement régulièrement euh les difficultés du monde étudiant surgir dans le débat public. Pour autant euh il y a pas forcément de réponses qui sont mises en place. Est-ce qu'il serait peut-être pas temps d'avoir un vrai plan pour soutenir les mon étudiants qui est bah le le monde du travail et puis euh je dirais les les Français de demain ?

Alors oui, alors tout d'abord déjà, je voudrais me réjouir qu'il y ait des étudiants à Hauser parce que si et comme ils le disent d'ailleurs comme j'ai pu le lire dans vos colonnes, ils se ils trouvent que ils n'ont pas leur place, enfin on les accueille pas encore assez mais parce que je pense que ne s'était pas pensé comme une ville étudiante jusqu'à présent et que ça commence à se faire. Alors, c'est vrai que c'est venu tardivement et là quand je dis tardivement, pourtant on a eu Guy Frez qui était maire et qui était vice-président à la région chargé de l'enseignement supérieur. Donc, on aurait pu penser qu'il allait s'en occuper, mais là c'est en train de venir.

Je sais que la mairie aujourd'hui crée des rendez-vous d'accueil des jeunes étudiants, mais c'est vrai que c'est en train de se faire. Voilà, c'est en train de bouger et je pense que c'est une bonne chose parce que une ville avec des étudiants, c'est une ville qui bouge et qui attire y compris les non étudiants. Donc ça c'est une bonne chose que déjà on ait ce frémissement.

Ensuite au niveau de l'université de Bourgogne qui a beaucoup fait qui a fait sa mu puisque en fait elle était on l'avait marié avec la Franche Compté mariage des régions oblige. Ils se sont séparés. On a aujourd'hui une université de Bourgogne Europe qui fait le pari d'avoir des pôles justement dans toute la région y compris à Hausser et de pouvoir les développer.

Euh je suis allée à la rentrée justement de l'université de Bourgogne et le président lui-même était conscient du fait que à Osser les pôles sont très éloignés les uns des autres. Enfin, c'estàd qu'on a la formation d'infirmière à un endroit, des enseignants à un autre, l'IUT et la première année de médecine que je salue aussi euh à un autre sur un autre campus et que c'est forcément compliqué. Donc euh je sais qu'ils sont en train d'y réfléchir par ailleurs sur la précarité étudiante qui est un vrai sujet et euh étonnemment le Rotari par exemple cette année à Oser s'occupe de ces sujets-là et avait fait venir le président d'Ab pour pouvoir expliquer et Laurent Lafond notre président de la commission de la culture et de l'éducation était venu pour justement dire ce qui se passait.

Nous avons Pierre-Antoine Lévi par exemple qui a fait une proposition de loi pour donner un accès à une restauration partout où il y a des étudiants. C'est le CRU qui doit s'en charger. Euh ce texte nécessite un décret.

Je suis pas totalement sûr que le décret a été adopté pour cause d'économie mais je crois que c'est pas sur notre jeunesse effectivement qu'il faut qu'on fasse des économies parce que il nous faut des étudiants. Je suis désolée. Le temps passe c'est ça.

Le temps fil et vous avez raison. Merci beaucoup. On remercie Mathieu Villerrois de Galot.

La une de Lyon républicaine, c'est justement fragile condition étudiante. Merci Mathieu d'avoir été avec nous. Merci Dominique Verrien. [Musique]