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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 28 mars 2025 38 minActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Déclaration du Président Emmanuel Macron et du Président de la République du Liban, Joseph Aoun.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Israël vient d'attaquer Beou. Que peut faire la France pour mettre fin aux frappes israéliennes ?

  • 15:20OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez établir des contacts avec les Américains pour la situation au Liban ?

  • 17:30OuverteRéponse directe

    Vous êtes-vous mis d'accord sur des garanties mutuelles pour la sécurité de la frontière libano-syrienne ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Le retour des réfugiés syriens est-il un impératif ? Quelles propositions ont été faites ?

  • 18:30OuverteRéponse directe

    Allez-vous recevoir le nouveau dirigeant syrien à l'Élysée dans les prochaines semaines ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Avez-vous demandé aux États-Unis et à la France des garanties sur le retrait israélien du Sud-Liban ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Emmanuel MacronFait
    « La France est plus que jamais mobilisée à vos côtés car nous croyons dans la pertinence de votre action, de l'agenda souverainiste et réformateur que vous travaillez à mettre en œuvre. »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « Les réformes bancaires et celles du comité pour la reconstruction seront cruciales pour engager les partenaires. »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « La France continuera d'être à vos côtés pour préserver cette souveraineté, assurer pleinement justement votre sécurité. »
  • 15:00Joseph AounFait
    « Nous condamnons très fortement et très fermement tous ces actes et notre refus de toute agression contre le Liban. »
  • 21:00Joseph AounFait
    « Si nous comparons les violations israéliennes aux violations libanaises, aucune comparaison possible. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le président, messieurs les ministres, messieurs les ambassadeurs, mesdames messieurs, je veux avant toute chose remercier très chaleureusement le président de la République libanaise d'être venu aujourd'hui à Paris pour honorer les liens d'amitié indéfectibles entre nos deux pays. Alors que le Liban subit toujours les conséquences d'une situation régionale instable. Je veux ici dire toutes mes pensées et ma solidarité aux Libanais, aux Beoutins qui ont subi de nouvelles frappes ce matin en violation du cesser le feu.

Lorsque j'étais venu à Beou dans la foulée de votre élection, monsieur le président, le 17 janvier dernier, pour vous marquer notre soutien, vous m'aviez promis de réserver votre premier déplacement officiel en dehors de la région à la France. Vous avez tenu cette promesse. C'est un symbole fort de votre confiance dans la solidité du soutien français à votre pays pour traverser l'ensemble des épreuves qui se présentent à lui et cheminer sur la voie tracée par vous-même et par votre gouvernement pour rétablir le Liban dans sa pleine souveraineté et engager la reconstruction que les Libanais attendent.

La France est plus que jamais mobilisée à vos côtés car nous croyons dans la pertinence de votre action, de l'agenda souverainiste et réformateur que vous travaillez à mettre en œuvre depuis votre arrivée au pouvoir avec le premier ministre et l'ensemble du gouvernement. La France est aussi à vos côtés par conscience de l'ampleur des défis à surmonter qui nécessitent l'aide exigeante des partenaires du Liban. Cette aide, nous la portons en priorité sur la restauration des institutions libanaises car c'est la clé qui permet ensuite d'engager la communauté internationale pour la reconstruction du pays et au-delà pour son son redressement économique durable.

Mon envoyé personnel Jean-Ive Ledrian était au début de la semaine à Beou dans le cadre d'une mission nouvelle sur la reconstruction du Liban et la relance de son économie. Les échanges qu'il a eu à cette occasion permettront de mettre sur pied le plus rapidement possible un cadre institutionnel qui réponde aux exigences international en matière de financement à même de convaincre les partenaires du Liban de s'engager. Ce travail se prolongera par un déplacement à Riad puis à DOA dans les prochaines semaines en étroite coordination avec les autorités libanaises.

Ce travail traduit l'approche en deux temps dont nous sommes convenus. Dans un premier temps, en marge des assemblées de printemps, nous allons nous réunir avec les amis du Liban pour soutenir les réformes structurelles initiées en amont par l'exécutif libanais et travailler à une première aide financière pour la reconstruction. À cet égard, les réformes bancaires et celles du comité pour la reconstruction seront cruciales pour engager les partenaires.

Dans un second temps, en fonction des réformes institutionnelles et économiques lancées par le gouvernement libanais, nous pourrons accueillir à Paris au moment opportun nouvelle conférence internationale sur le redressement du Liban. Cet événement aura vocation à préparer l'approbation d'un programme de financement du fond monétaire international. Dans cette perspective, nous allons évoquer avec le président Aoun la poursuite du travail de coopération initié ces dernières semaines entre nos deux gouvernements.

Il porte en priorité sur la refonte de la justice libanaise dont vous connaissez l'attachement de la France. Une délégation française de haut niveau se rendra prochainement à Beouiller à la mise en place rapide de coopération judiciaire et technique au profit des magistrats libanais. L'autre priorité de coopération, c'est l'énergie car le Liban a besoin d'un secteur énergétique performant qui le rende moins vulnérable à l'instabilité régionale pour relancer durablement son économie, ses industries et attirer les investissements.

Aussi, la France est-elle disposée à mobiliser son expertise, ses entreprises, l'ensemble des partenaires pour contribuer à de grands projets stratégiques dans ce secteur ? Je le disais au début de mon propos, monsieur le président, nous croyons dans votre agenda de souveraineté et je le dis avec d'autant plus de gravité que les frappes inacceptables sur Beouh encore ce matin et que le regain de tension observé de part et d'autre de la ligne bleue marque aujourd'hui un tournant et que cette tension est profondément inefficace et injuste. Et donc la France continuera d'être à vos côtés pour préserver cette souveraineté, assurer pleinement justement votre sécurité.

C'est ce que nous voulons faire à vos côtés dans le sud. C'est ce que nous voulons faire aussi à l'affrontir avec la Syrie avec une situation là aussi extrêmement délicate. Pour cela, la France continuera à se tenir résolument au côté du Liban dans la continuité de son engagement au côté des États-Unis et des Nations Unies. pour la mise en œuvre du CC le feu conclu le 26 novembre dernier avec Israël.

Des progrès réels ont été réalisés ces derniers mois. L'armée libanaise a repris possession de la quasi-totalité du sud-li et progresse de façon volontaire dans le désarmement du Esbola. Votre détermination à établir le monopole de l'État sur les armes a déjà produit des résultats.

Dans ce contexte, les frappes du jour, le non respect du CC le feu sont des actions unilatérales qui trahissent une promesse donnée et qui font le jeu du esbola. La dynamique en cours doit se poursuivre et chacune des parties devrait devra respecter ses engagements pour ne pas compromettre les progrès réalisés. L'armée israélienne doit se retirer au plus vite des cinq positions qu'elle continue d'occuper en territoire libanais afin de permettre à l'armée libanaise de s'y déployer aux populations civiles de rentrer chez elle.

La France continuera, devrait elle, en ce sens, en étant force de proposition concrète et réaliste vis-à-vis des attentes libanaises et israéliennes. Je rappelle à cet égard que nous avons proposé que les contingents les plus robustes de la force intérimaire des Nations- Unies se déploient sur les points tenus par Israël en coordination avec l'armée libanaise et sous la supervision du mécanisme de surveillance du CC le feu où sont engagés des officiers américains et français. Cette proposition est toujours sur la table.

Aussi, nous ferons le point avec le président Aoun sur l'ensemble des voies et moyens d'améliorer la situation, la proposition faite par les États-Unis de favoriser des négociations directes, la libération aussi des prisonniers libanais tenue par Israël qui demeure une priorité et qui doit faire partie justement des avancées. La France soutient toujours les efforts de dialogue dans la région et tout effort visant à renforcer la stabilité régionale. Nous serons donc prêts à nous engager dans la voie tracée par le partenaire américain dès lors et j'insiste sur ce point que les partis libanaises et israéliennes auront toutes deux fait part de façon souveraine de leur disposition à engager un dialogue autour de ces propositions.

Cette visite de travail nous a aussi permis d'évoquer la coopération avec la Syrie. Nous avons en effet commencé notre entretien par un échange avec le président de transition Alara avec lequel nous avons eu une longue discussion à la suite en particulier de la rencontre tenue à Jeda entre les ministres de la défense syriens et libanais. Il s'agit à cet égard de travailler à renforcer les souverainetés respectives du Liban et de la Syrie, la sécurité de leur frontière commune et évoquer le lancement d'un processus qui, nous l'espérons pourra mener à la démarcation de cette partie de la frontière des deux pays.

La France a proposé d'être facilitateur de ce dialogue, d'apporter aussi ses moyens de surveillance et l'échange que nous avons eu a été très fructueux. La question des réfugiés syriens de leur retour sûr et volontaire en Syrie a également été évoquée avec les chefs d'État et là aussi nous avons fait plusieurs propositions. Nous avons ensuite été rejoints par le Premier ministre grec et le président Chipriote et nous avons tenu une longue discussion à 5 qui a permis de définir des voies de coopération et d'action en matière de sécurité, d'engagement, de réforme sur la frontière, sur le retour des réfugiés, de mobiliser aussi les financements et l'action internationale à cet égard. et nous avons décidé d'une feuille de route sur qui sera finalisée dans les prochaines heures et sur laquelle s'engageront les cinq pays qui étaient ici rassemblé.

Cette coopération régionale inédite est une avancée majeure pour aider là aussi à renforcer la souveraineté du Liban et pour aider à consolider la stabilité de la région. Monsieur le président, en janvier lors de ma visite, j'avais été frappé par l'espoir immense que les Libanaises et les Libanais exprimaient. Et aujourd'hui à vos côtés, je crois que le Liban est sur la bonne voie.

Monsieur le président, je me réjouis de continuer nos échanges pour dessiner ensemble ce proche Orient plus stable, mieux intégré, respectueux des droits de tous les peuples sans exception auquel vous et le Liban aspiré après de trop nombreuses années de violence et d'incurie. Nous serons à vos côtés pour assurer le succès de votre mandat en ce sens. et fidèle à notre histoire, je serais heureux, monsieur le président, de vous recevoir pour une visite d'État qui nous permettra de dire encore l'amitié indéfectible qui lie de consolider les travaux que nous avons lancés ces dernières semaines et consolider encore aujourd'hui.

Merci monsieur le président de votre présence tout particulièrement aujourd'hui et sachez le soutien et l'amitié de la France indéfectible. شكرا سيد الرئيس nous informations sur le sud et le retour de l'escalade la reprise des agressions israéliennes contre notre pays et notre capitale et bien évidemment nous condamnons très fortement et très fermement tous ces actes et notre refus de toute agression contre le Liban et toute tentative détestable pour ramener le Liban dans ce tourbillon de violence. Nous sommes d'autant plus renforcés dans notre volonté de construire notre état et notre armée et d'étendre la souveraineté sur l'ensemble du territoire pour protéger l'ensemble du peuple libanais.

Je voudrais donc euh d'ici appeler à lancer un appel à tous nos partenaires de Paris à Washington d'agir vite pour mettre un terme à la dégradation de la situation et aider le Liban à mettre en terme à mettre en action pardon l'ensemble des résolutions internationales concernant ses frontières et son territoire. Monsieur le président, je voudrais vous remercier pour cette invitation généreuse et pour l'accueil fraternel et chaleureux que vous venez de me réserver. Je vais je voudrais également vous remercier vous et la France pour beaucoup beaucoup de choses que vous avez faites, des efforts considérables pour mettre un terme à la vacances présidentielle et pour satisfaire les échéances constitutionnelles dans l'intérêt du Liban.

Merci à vous pour votre soutien à l'accord du 27 novembre dernier pour mettre en œuvre des mesures d'application de la résolution 1701. Cela a contribué en principe à l'instauration d'un cesser le feu et à sortir partiellement le Liban du cycle de violence dans lequel il était entraîné. Je voudrais également vous remercier pour votre précieuse contribution à la finule et les sacrifices indéniables consentis à travers elle en faveur de la paix au sud de Liban.

Merci également pour une liste interminable d'actions louables de la France à l'égard du Liban. Je parle d'une liste interminable parce qu'elle a commencé en 1250 avec la lettre de Saint-Louis Louis I 775 ans de relation entre nos deux pays et nos deux peuples sans arrêt. Il s'agit là d'une vérité entre nous, cher Emmanuel.

Et puisque nous parlons de date et d'histoire, dans presque 2 semaines, le Liban et les Libanais vont commémoré euh la date du 50e anniversaire du déclenchement de la guerre au Liban, le 13 avril 1975. une un conflit complexe aux multiples dimensions qui a vu se mêler les enjeux internes et les enjeux externes donnant lieu à une succession de guerres qui ont tout dévasté et qui ont le pays qui ont laissé le pays en ruine. Nous nous en rappelons et décidons dès aujourd'hui de ne jamais laisser ce drame se reproduire.

C'est pour cette raison que nous devons en tant que citoyen libanais remplir certaines exigences. nous en tant que État libanais également tout d'abord euh établir et construire un état fort et souverain protégé exclusivement par son armée et ses forces de sécurité officielle et soutenu par l'unité et le consensus de ces citoyens. Monsieur le président, je me permets d'être encore plus franc ici.

Malheureusement, le Liban détient tristement aujourd'hui trois records mondiaux inédits. Le plus grand nombre de réfugiés et de déplacés rapporté à la population d'un pays à travers le monde et dans toute l'histoire. La plus grande crise monétaire et financière en proportion au PIB d'un pays qui a affecté à la fois les banques privées, la banque centrale, l'État et l'ensemble des déposants et la plus grande proportion de frontières instables d'un état souverain.

Nous avons décidé d'appréhender ces crises dans leur intégralité et de les résoudre pour consolider notre État, rétablir son autorité, assurer sa stabilité et favoriser sa prospérité. C'est une entreprise laborieuse pour laquelle nous demandons votre aide. Monsieur le président, à titre d'exemple, une enquête du au commissariat des Nations- Unies pour les réfugiés a révélé que près de 24 % des réfugiés syriens souhaitent retourner dans leur pays, soit environ 400000 déplacés réfugiés syriens.

Tout ce dont ils ont besoin, c'est un plan international pour financer ce retour et le coût en serait bien inférieur à celui de leur maintien au Liban. Et c'est une situation épuisante pour eux et pour nous. Nous avons entamé des négociations à ce sujet avec les instances internationales concernées et nous espérons votre soutien pour concrétiser cette initiative.

Quant à notre crise monétaire, financière et bancaire globale, nous avons déjà fait les premiers pas pour en sortir en coopération avec le FMI, la Banque mondiale et les autres institutions internationales, ainsi qu'avec les amis du Liban partout dans le monde. Et là encore, nous espérons votre soutien. D'ailleurs, nous sommes convaincus que nous avons votre soutien à cet égard.

La souveraineté de l'État libanais sur son territoire assurée par ses seules forces légitimes à l'exclusion de tout autre est un enjeu crucial et délicat. Nous avons choisi de nous y atteler et nous parions sur votre compréhension des enjeux et sur votre soutien pour expliquer la particularité de ces sensibilités au monde entier. Nous euh voulons libérer l'ensemble de notre territoire occupé, délimiter nos frontières internationales, mettre en œuvre les résolutions onusiennes pertinentes et revenir sous la houlette de l'accord d'armistice de 1949 qui avait à l'époque été conclu en application d'une résolution contraignante du Conseil de sécurité placé sous chapitre 7 de la charte des Nations- Unies.

Cependant, cela ne suffit pas pour écarter définitivement le spectre de la guerre. Nous avons besoin d'un environnement stable et d'une région où règne la paix. Monsieur le président, la paix ne peut exister que sur la base de la justice.

La justice requière le respect des droits. La question des droits palestiniens interpelle la conscience internationale depuis des décennies et il est grand temps de résoudre la question de ces droits. Premièrement, en partant de notre foi de dans ce principe humanitaire fondamental, gage de stabilité pour l'ensemble de la région et dans l'intérêt vital de l'ensemble des pays du monde indissociablement lié à cette partie stratégique du monde.

Et enfin, nous voulons mettre un terme définitivement à notre guerre et comme pour toutes les guerres, il faut un ordre mondial reposant sur des valeurs, des principes et la conception du bien commun. Vous, monsieur le président et la France êtes la République de la déclaration du 26 août 1789. Et vous comprenez mieux que personne la portée de ces idéaux.

À commencer par le premier article. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Au Liban, nous sommes parmi les mieux placés pour incarner ces idéaux par notre coexistence, le pluralisme indissociable de notre liberté. la diversité liée à notre égalité et notre capacité miraculeuse et étonnante à survivre, à innover.

Malgré tout, cher Emmanuel, cette discussion entre nous pourrait durer et les mots peinent à exprimer ce qui nous unit. Permettez-moi de résumer 775 ans d'histoire et autant de paroles en un seul mot. Merci.

Je crois qu'il est prévu que nous répondions à quelques questions. Bonjour de la chaîne libanaise LPCI. Je veux poser la première question la première question au président français.

Monsieur le président, Israël vient d'attaquer Beou. Pourtant le Hballah a déclaré ne pas avoir tiré des requêtes aujourd'hui sur Israël. Que peut faire la France pour mettre fin aux frappes israéliennes ?

Et avez-vous entrepris des contacts pour empêcher une escalade ? Une question s'adresse au président Aun. Est-ce que vous allez établir des contacts avec les Américains et l'envoyé américaine spécial euh au Liban pour la situation au Liban ?

Vous allez également avoir des discussions avec le président français. Est-ce que vous allez lui donner une date de début de la mise en œuvre des réformes ? Merci.

Pour votre première question, nous avons tout à la fois la finule et le mécanisme de suivi euh piloté par les la France et les États-Unis. Nous attendons d'avoir les rapports complets à ce stade. En effet, nous n'avons pas eu d'information signalant des frappes du Esbola et des activités militaires au sud.

Et donc les prochaines heures nous permettront de clarifier la totalité de ces points. Mais à ce stade, je peux vous dire qu'il n'y avait pas d'activité qui justifiait des frappe. Et donc il est absolument nécessaire que le cadre que nous avons défini, pardon, qui a été agréé par le Liban et par Israël soit dument respecté.

Il n'a pas été respecté aujourd'hui par Israël de manière unilatérale et sans que nous n'ayons eu ni information ni preuve des faits générateurs ou du déclenchement. Fort de cela, nous allons continuer d'y travailler ensemble avec nos équipes. J'appellerai dans les prochaines heures le président Trump pour échanger avec lui sur ce sujet.

Ministre fera de même avec son homologue et j'aurai l'occasion d'avoir dans les 48 prochaines heures le premier ministre israélien pour avoir entre autres un échange nourri sur ce sujet. Mais la situation d'aujourd'hui n'est pas acceptable. Elle n'est pas conforme au cadre que nous avons défini.

La question, la première question, les contacts avec les Américains. Oui, en effet, je viens de prendre contact avec notre premier ministre pour suivre la situation. Il suit la situation sur le terrain.

Il a contacté madame Morgan, donc la représentante américaine, pour le cesser le feu et pour contenir la dégradation de la situation et les bombardements israéliens sur Beou et sur le sud qui sont totalement incompréhensibles et qui sont totalement injustifiés. Deuxème question, quand est-ce que nous allons commencer à mettre en œuvre les réformes ? Nous avons lancé déjà ces réformes.

Nous avons entamé les réunions avec le FMI. Le gouvernement hier a adopté une loi de lever du secret bancaire et bien évidemment euh ce cette loi va être envoyée à l'Assemblée nationale pour qu'elle soit votée. Bien évidemment la reconstitution du Conseil de reconstruction était également une des conditions essentielles d'aide pour la reconstruction.

Euh et donc euh nous sommes nous sommes partis et nous allons continuer selon les circonstances. Bonjour monsieur président. Bonjour monsieur président round.

Anthony le boss pour la chaîne française BFM TV. Vous avez donc tenu un entretien trilatéral avec le nouveau dirigeant syrien. Mes questions s'adressent aux deux présidents.

D'abord, vous êtes-vous mis d'accord sur des garanties mutuel pour assurer la sécurité de la frontière cirolibanaise et pour éviter de nouvelles tensions et comment la France peut participer d'une manière ou d'une autre à ce mécanisme de surveillance que vous avez évoqué ? Deuxème question sur la question du retour des réfugiés syriens dans leur pays. Est-ce un impératif selon vous ?

Et quelles sont les propositions qui ont été faites monsieurs le président sur ce sujet ? Enfin une question particulière pour vous, monsieur le président. Est-ce que vous allez recevoir à l'Élysée bientôt dans les prochaines semaines le nouveau dirigeant syrien ?

Merci beaucoup. Merci beaucoup. Il y a une discussion en effet sur l'ensemble de ces sujets.

D'abord sur la coopération à la frontière. Il a été acté, elle a déjà commencé mais une reprise formelle des des échanges et du travail conjoint au niveau militaire par les commandements locaux et les forces disposées. Ensuite, un des mécanismes de coordination militaire et politique entre les deux pays pour pouvoir justement avoir une action efficace à la frontière.

Et il y a une grande clarté, je dois dire ce stade en tout cas du président de la transition pour assurer et participer à la sécurité aussi du Liban. parce que vous savez combien cette frontière est sensible. À cet égard, la France a offert de faciliter ces échanges, de pouvoir mettre à disposition d'ailleurs des mécanismes de coopération militaire pour fluidifier ces échanges et les rendre plus opérationnels.

Et nous avons également euh mis à disposition des moyens euh de surveillance et euh de suivi justement pour lutter contre les trafiquants ou les mouvements d'armes. Et donc avec nos capacités d'observation en particulier, nous avons la possibilité d'aider au bon fonctionnement de cette coopération à la frontière ce que nous ferons. Et donc c'est ce rôle de facilitateur et ce rôle d'aide à la surveillance de la frontière qui sera jouée par la France.

Ensuite, nous avons acté aussi une reprise mais qui peut venir dans un second temps de du travail dans un cadre nuuvien avec l'envoyé spécial du secrétaire général pour revenir sur les travaux de démarcation qui sont indispensables et là la France jouera son rôle pour accompagner, aider aussi par sa connaissance de l'historique du dossier sous toutes ses formes. Et donc nous avons commencé à avoir en effet cet échange sur la question du retour des réfugiés. Elle est évidemment essentielle.

Elle est essentielle pour un pays comme le Liban. Président Aoun a rappelé le poids, la charge que cela représente depuis tant d'années pour le peuple libanais, mais aussi pour toute la sous-région. C'est aussi pour cela que nous avons eu cette discussion avec en particulier le président Chipriote et le Premier ministre grec.

Le préalable à un retour, c'est d'avoir une représentation politique qui prend en compte la totalité de la société civile et dans toutes ses composantes en Syrie. C'est l'engagement qu'a pris le président et ce seront normalement les annonces qu'il fera demain. C'est aussi d'assurer la sécurité de tous les Syriens sur leur sol.

Et donc la question de la sécurité des Syriennes et des Syriens présents sur leur sol et de ceux qui reviendront est absolument clé. Et là, nous avons offert de des mécanismes de coopération et engager le travail. Et nous avons proposé, ça fait partie de la feuille de route à 5 qui sera rendue publique dans les prochaines heures.

Qu'il y ait une mobilisation de la communauté internationale, c'est-à-dire des pays des cinq pays signataires mais aussi de de pays contributeurs et donneurs du HCR de la Banque mondiale pour travailler à un cadre de retour des réfugiés en Syrie parce qu'il faut non seulement que la sécurité soit assurée mais qu'il y ait un cadre stable socio-économique pour que ce réfugiés prenne place. Donc nous sommes prêts à nous engager si l'engagement est clair du côté syrien. C'est ce qui nous a été dit pour les aider en ce sens. et de manière euh vraiment très claire pour moi, c'est une des priorités et je l'ai dit à plusieurs reprises au président de la transition en Syrie dans l'échange que j'ai eu aujourd'hui euh bilatéral et dans l'échange du 1er février, nous considérons que un gouvernement qui prenne en compte toutes les composantes de la société civile syrienne.

La lutte très claire et ferme contre le terrorisme et le retour des réfugiés sont trois éléments sur lesquels la transition sera jugée. Et je le dis depuis un pays où nous avons fait confiance à cette transition en poussant pour la levée des sanctions européennes. Donc voilà ce que nous ferons à cet égard en fonction des évolutions des prochaines semaines.

Nous sommes tout à fait prêts en effet à poursuivre ce dialogue et à recevoir le président de la transition. Mais les prochaines semaines seront déterminantes pour pouvoir vérifier, mesurer cela. Mais je dois dire que les discussions que nous avons eu jusqu'alors sont tout à fait positives.

Je n'ai pas grandchose à ajouter à ce que le président Macron a dit concernant la concernant la frontière. Je n'ai pas grandchose à ajouter, disais-je. Il y a eu une rencontre entre les deux ministres de la défense libanais et syrien en Arabie Saoudite qui sont parvenus à un plan d'action au niveau des ministères de la défense, des chefs d'étatmajor et même pour une concertation directe entre les chefs et les commandants des unités sur le terrain pour accélérer la concertation pour éviter tout malentendu, sécuriser la frontière et arrêter les trafics.

Pour ce qui est du retour des réfugiés, comme je l'ai dit auparavant, cette présence est épuisante pour nous et pour eux. Il s'agit là d'une crise humanitaire pour le Liban et pour les Syriens, pour les Libanais et pour les Syriens. Et je pense qu'il est temps qu'ils puissent rentrer chez eux.

Les causes qui ont euh motivé leur départ n'existent plus. Il n'y a plus d'excuses pour qu'ils restent au Liban. Comme l'a dit le président Macron, cela nécessite l'aide de la communauté internationale pour qu'il rentre en Syrie.

Donc le retour des réfugiés est une nécessité pour les deux pays. Ajoutons à cela que les euh toutes ces personnes qui prennent la mer pour aller en direction de les de Chypre et de la Grèce sont aussi un fardeau pour l'Union européenne. Et donc le retour de ses réfugiés en Syrie est dans l'intérêt du Liban, de la Syrie, de la Grèce, de Chypre mais aussi de l'Union européenne.

Mais le temps nous est compté. Nous n'avons pas beaucoup de temps. Il faut faciliter leur retour le plus rapidement possible dans l'intérêt des deux pays.

Bonjour Dalal Moad Télévision à l'Arabia. Première première question. Euh, monsieur le président, vous avez dit qu'il n'y avait pas encore aujourd'hui de garantie sécuritaire dans retrait israélien du sud du Liban.

Avez-vous demandé aux États-Unis et à la France des garanties ? Si c'est le cas, quelles sont-elles ? Et est-ce qu'elles ont été acceptées ou refusées ?

Deuxème question, le Esbola dit qu'il n'a pas envoyé de requêes en direction d'Israël. Est-ce qu'on peut savoir qui les a envoyé ? Et c'est la deuxième fois que cela arrive.

Accepterez-vous la proposition américaine pour des négociations directes ? C'est ce dont on a entendu parler. Est-ce que la France aujourd'hui est-elle capable de faire pression sur Israël ?

On a l'impression que c'est les États-Unis qui tiennent toutes les cartes. Et qu'est-ce qu'on demande encore du Liban pour que Israël tienne sa part de ce ce cesser le feu ? Merci.

Si les États-Unis et la France ne sont pas capables de donner des garanties qui le pourrait ? Il y a un cesser le feu, un accord de cesser le feu et on suppose que quand il y a un accord entre deux parties, les deux partis respectent cet accord. Chacun respecte sa signature.

Il y a également un mécanisme auquel participent les États-Unis, la France, la Finule, l'armée libanaise et l'armée israélienne pour surveiller le CC le feu. Mais les garanties viennent des États-Unis et de la France. Et si ces deux pays sont incapables de les fournir, alors pour ce qui est du lancement de requêtees, l'incident de la semaine dernière, le Liban et l'armée libanaise est en train de mener son enquête pour savoir qui les a lancé. de par notre précédente expérience et d'ailleurs aujourd'hui, il va y avoir une enquête derrière ces tirs présumés et sur la base de notre précédente expérience et des preuves sur le terrain, tout indique que il ne s'agit pas du Esbola et que le Esbola n'en est pas responsable.

Mais j'en parlais avec le président Macron il y a un instant et je lui ai dit que si nous comparons les violations israéliennes aux violations libanaises, aucune comparaison possible. J'ai donné un exemple de Gaza. Gaza malgré tous les moyens et la puissance de l'armée israélienne qui contrôle la terre, les airs et sous terre, jusqu'à maintenant l'armée israélienne n'est pas encore capable d'empêcher le départ de requête de Gaza.

Si nous comparons les moyens euh de l'armée libanaise et la superficie qu'il qu'elle doit sécuriser. Bien évidemment, il risque d'y avoir des violations, mais nous ne pouvons pas accepter qu'Israël agisse au dépend de l'intérêt du Liban. De toute façon, les enquêtes de notre côté, du côté de l'armée libanaise sont en cours pour voir qui en était responsable.

Évidemment, nous n'acceptons pas que qui que ce soit puisse utiliser le Liban comme base de départ pour de pour leurs propres intérêts. Et pour ce qui est de la proposition américaine, on en discute encore euh le principe des négociations. Quand on va négocier, il on suppose don non, je donne quelque chose mais je reçois quelque chose en contrepartie.

Par exemple, nous avons des prisonniers libanais. Euh moi je veux mes prisonniers mais qu'est-ce qu'on va me demander en retour ? Pour ce qui est des cinq collines occupées toujours par Israël, moi je n'occupe pas de territoire israélien, mais Israël occupe une partie de mon territoire.

Voilà, la question se pose. Pour ce qui est des frontières terrestres, il y a 13 points de désaccord. Donc ça, il va falloir le négocier sous un parapluie onusien, unifile et cetera.

Ça oui, mais avant d'arriver à la frontière terrestre euh libérons les prisonniers et que les Israéliens se retirent des cinq points qu'ils occupent encore et qu'ils n'ont absolument aucune valeur militaire ni sécuritaire pour la partie israélienne. Au contraire, il s'agit là d'une charge supplémentaire pour les Israéliens. Le rôle de la France est d'une part d'être engagé dans le mécanisme de surveillance du CC le feu.

Et donc c'est pour ça aussi que nous aurons à nous exprimer avec les États-Unis d'Amérique car nous sommes les garants à travers ce mécanisme du respect du cess le feu qui a été agréé par le Liban et Israël et c'est un rôle de tirers de confiance. Et nous sommes également engagés à travers notre contingent dans la finule qui joue un rôle essentiel en soutien des forces armées libanaises pour assurer la sécurité au sud. Et enfin, nous sommes engagés en tant que soutien et partenaire des forces armées libanaises à travers les différentes actions et la coopération bilatérale.

Pourquoi ? parce que nous croyons dans la souveraineté du Liban et dans le fait que le monopole des armes son armée comme l'a voulu le président et comme d'ailleurs les dernières semaines ont montré que c'est quelque chose qui pouvait changer et nous pensons que la lutte contre des groupes d'armé et des groupes terroristes c'est à l'armée légitime de le faire. À ce titre nous avons une capacité à parler à Israël qui est d'une part à travers le mécanisme de surveillance.

C'est ce que nous ferons pour dire les faits et ensuite par la pression politique. Néanmoins, votre constat est lucide et clair. Les États-Unis ont plus de pression que qui que ce soit parce que les Israéliens dépendent des États-Unis d'Amérique pour avoir les équipements militaires qui leur permettent de mener l'ensemble des opérations en cours.

Et c'est pourquoi il y a une pression toute particulière qui peut être exercée par les États-Unis d'Amérique. C'est dans le contexte aussi ce que nous attendons du président américain et il a su montrer d'ailleurs ces dernières semaines que lorsque les États-Unis faisait pression sur Israël, desser le feu était possible et pouvait être respecté. Ce fut le cas à Gaza avec des libérations d'otage qui s'en sont suivies.

Et donc pour moi, le travail que nous avons à faire dans les prochaines heures, c'est de dire très clairement les faits pour qu'il n'y ait pas de doute et de le dire en tant que partie tiers ayant une responsabilité dans le mécanisme de surveillance du CC de feu, c'est de s'assurer que les forces armées libanaises sont en capacité d'assurer tout leur rôle et donc de poursuivre ce travail qui est en cours, qui n'est pas finalisé et qui est indispensable. et c'est ensuite d'avoir un échange et avec le président américain, avec le premier ministre israélien pour pouvoir revenir à un respect plein et entier du cess de feu. Notre conviction stratégique et je crois que nous la partageons, je ne crois pas, je sais que nous la partageons avec le président Joseph Aoun, c'est très clairement que le non respect aujourd'hui du CC le feu, compte tenu des résultats des forces armées libanaises et de l'engagement du Liban est contreproductif pour les intérêts de sécurité d'Israël parce qu'elle ne fait que légitimer des actions du Esbola et ça n'est pas le but recherché par Israël.

Monsieur le président Aoun, monsieur le président de la République, Nicolas Laurent pour TF1 LCI. Quel est l'état des relations diplomatiques entre Paris et Télévive, entre vous et Benjamin Netahou ? Il y avait eu des mots très durs en octobre dernier.

Vous dites que vous l'appellerez dans les prochaines 48 heures, mais est-ce que vous avez l'impression qu'un dialogue est toujours possible avec lui ? Est-ce que vous avez l'impression qu'il vous écoute à la fois sur la question libanaise mais aussi sur la situation à Gaza ? D'abord, le dialogue est indispensable.

Il n'a jamais été rompu. Et euh je vous confirme que cette discussion se tiendra parce qu'elle a elle a été programmée compris avant c'est les frappes de ce matin. Israël est un pays ami et partenaire de la France et la sécurité d'Israël a toujours été pour nous une des priorités aussi de notre politique dans la région et vous savez le rôle l'engagement qui a été le nôtre dès le le jour même du 7 octobre dans tous les mois qui ont suivi et pour aussi à la fois la sécurité d'Israël son peuple et la libération de tous les otages.

Néanmoins, c'est parce qu'il y a cette amitié, mais parce que nous avons aussi euh je dirais un lien tout particulier avec toute la région et le Liban est au combien symbolique de ce lien. Nous pouvons parfois partager nos désaccords. Et donc oui, nous avons appelé dès le mois d'octobre 2023 un cesser le feu à Gaza parce que nous considérions que la situation humanitaire l'exigeit.

Oui, nous avons condamné dès le début l'incursion sur le Sud Liban et oui, dès qu'il y a des désaccords, nous les exprimons mais nous continuons de travailler, nous continuons d'être engagés. Donc quand il y a des désaccords, nous les partageons et nous essayons de les résoudre. Nous espérons avoir de l'influence autant que possible en nous coordonnant avec les autres partenaires de la région et avec d'autres alliés.

Mais le dialogue ne s'est jamais interrompu. Il ne s'interrompra parce que c'est une nécessité. C'est aussi l'intérêt de tous.

Et donc j'aurai le dialogue avec le premier ministre Netaniao sur nos relations bilatérales, sur ses intérêts de sécurité, sur nos coopérations, mais également sur les conditions pour reprendre un cesser le feu à Gaza qui est indispensable pour bâtir une solution le jour d'après sur le plan politique et sécuritaire pour aller vers une solution à deux États qui, comme vous le savez est notre conviction mais aussi notre responsabilité compte tenue de la conférence que l'Arabie Saoudite et la France auront organisé dans les mois prochains. Et puis je j'évoquerai la situation au Liban et je plaiderai pour un respect strict du CC le feu auquel Israël s'est engagé parce que je pense que c'est l'intérêt du Liban et d'Israël. Voilà.

Merci beaucoup mesdames et messieurs et merci une fois encore au président. Merci beaucoup. Ça va tout bien ?