Du sucre de betterave bio ? C'est possible !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je voulais plus d'une d'agriculture intensive et chimique. Menacer l'avenir de nos enfants par les pestis, c'est quelque chose dont je ne voulais plus. Sébastien, tu es producteur, tu es agriculteur, tu es paysan.
Tu lances un projet d'industrie du sucre bio à partir de la betterave. Sachant que moi je suis fan de betterave. D'accord.
Bah oui, on est tous les deux de la région de la betterave. On est quand même le maillon faible au niveau national en terme de surface bio. Il y a 10 ans, on s'est dit la culture emblématique de notre belle région des Haut de France, c'est la VRave.
Si on veut augmenter les surfaces, il faut qu'on travaille sur cette filière. On a inventé un process qui consomme deux fois moins d'énergie qu'une succrerie classique. Nous, on va écraser grosso modo sur une campagne de 100 110 jours, ce qui écrase une sucrerie en une journée.
C'est quoi le rendement de la betterave sans néonicotinoïde, sans sans insecticide ? Moi j'aime bien dire, on arrive à faire autrement et on vous le prouve. Cette année, on fait des records jusque 100 tonnes en betterraave bio.
En général, on compte 30 % de moins de rendement par rapport à du conventionnel, quoi. Si on promet aux agriculteurs conventionnels d'acheter la betterraave 5 à 10 € plus cher la tonne, ils ont pas besoin d'un ici. Ils pourront accepter une baisse de rendement.
Mais là, le problème là c'est àamiprine et et les lois du plan et compagnie, c'est pour baisser les coûts de production au producteurs pour pouvoir acheter la betterraave moins cher. C'est juste ça. Plutôt que de relever les prix, on préfère essayer les normes.
Ouais. Ouais, tout à fait. Avant, moi j'étais agriculteur conventionnel il y a 15 ans de sang, je faisais 250 hactares.
Aujourd'hui, je fais du légume 100 % bio. Grosso modo, c'est une unité de main d'œuvre pour 12 hectares. Donc, on crée de l'emploi.
La bio, c'est bon pour l'eau, c'est bon pour l'air, c'est bon pour l'emploi, c'est bon pour pour nos enfants, c'est bon pour notre planète parce qu'on prend pas la planète de ses parents, on empreinte celle de ses enfants. Tu multiplies le taux d'emploi par 20 à peu près. Oui, à peu près par 20.
Pourquoi tu as choisi de sortir du conventionnel et est-ce que ça a été compliqué ? quand on aime ce qu'on veut faire, c'est jamais compliqué quoi. Il y a des épreuves à surmonter mais pour moi c'était c'était soit ça, soit j'arrêtais l'agriculture.
Je voulais plus d'une d'agriculture intensive et chimique et encore une fois menacer l'avenir de nos enfants par les pesticides, c'est quelque chose dont je ne voulais plus. Le bio, oui, c'est compliqué mais vous savez en fait l'agriculture biologique, c'est l'agriculture que faisaient nos grands-parents quoi. On a rien inventé.
On a repris les vieux bouquins d'agronomie et voilà, on arrive à l'agriculture biologique quoi. Faut que tu démontres que ça marche, faut que ça s'étende.
François Ruffin