Face à Face : Fabien Roussel - 20/09
Audio original de l'émission.
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Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h33 sur RMC et BFM TV, bonjour Fabien Roussel Bonjour Apolline de Malherbe Merci d'être dans ce studio ce matin, vous êtes le secrétaire national du parti communiste Vous êtes députée du Nord, on va revenir évidemment sur la NUPES Sur la situation de plus en plus confuse aussi autour des questions de violences faites aux femmes On va revenir sur les retraites, mais une question d'abord Parce que ça s'est passé chez vous, on l'a appris à l'instant Il y a eu cette nuit un refus d'obtempérer qui a mal tourné Un policier blessé par un véhicule qui refusait donc d'obtempérer après un contrôle de douanier Ça s'est passé à Anzin, à côté de Valenciennes, c'est dans votre circonscription, votre réaction ?
Oui Anzin et dans ma circonscription J'ai souhaité appeler d'ailleurs ce matin le sous-préfet de Valenciennes Pour prendre des nouvelles d'abord de ce policier Lui apporter à lui ainsi qu'à toutes les forces de l'ordre tout mon soutien Ils exercent un métier extrêmement difficile Ils en meurent, ils reçoivent des coups, ils peuvent être blessés J'ai su que le policier n'avait pas aujourd'hui séjour N'était pas en danger, ce qui est une bonne chose J'irai voir ses collègues cet après-midi pour leur apporter tout mon soutien
Vous allez vous rendre sur place pour soutenir la police Tout ça n'est pas anodin, ça arrive dans un moment où il y a eu aussi des passagers de voitures Qui refusaient d'obtempérer, qui ont été tués par des policiers Qui tentaient d'arrêter la voiture Certains de vos collègues au sein de l'ensemble de la NUPES Considèrent que c'est la police qui tue
Non mais, si vous permettez, moi je m'en vais dans ma circonscription Je suis un élu de terrain Je les connais Et donc, je sais comment ils travaillent Je sais qu'ils luttent contre des trafics de drogue qui s'intensifient Il y en a de plus en plus C'est un vrai fléau Et donc, voilà, moi je m'intéresse à ça A ce que je vis dans ma circonscription et par chez moi J'ai vu aussi J'ai vu aussi comment des refus d'obtempérer Avaient pu conduire à la mort De passagers, de conducteurs Le dernier en date Ou l'avant-dernier, je ne me souviens plus Avec un jeune policier qui a tiré Et les images sont terribles Alors qu'il n'y avait pas de mise en danger de force de l'ordre
Sur le conducteur
Et là, les images sont terribles Et j'espère que là, il y aura une enquête Qui déterminera si le tir a été justifié ou pas Les images montrent que ce n'était pas justifié Bref, se pose la question de la formation De l'encadrement C'est extrêmement compliqué C'est bien sûr des vies qui sont en jeu Que ce soit la vie de trafiquants Mais qui doivent être condamnés Pas assassinés sans justice Tués sans justice Et c'est la vie de policier Qui exerce donc des missions extrêmement difficiles Je le redis En tout cas, dans ma circonscription Je vais aller les soutenir Parce que quand ça arrive, ce genre de choses Ça suscite beaucoup d'émotions
Fabien Roussel, vous serez donc cet après-midi Aux côtés des collègues de ce policier blessé On le rappelle, vous nous le dites à l'instant Ses jours ne sont pas en danger Il a été blessé grièvement aux jambes Fabien Roussel, dimanche Adrien Quatennens Qui est donc membre de la NUPES Ce grand ensemble de la gauche Dont vous faites partie également A reconnu avoir été violent avec sa femme Il a annoncé qu'il se mettait en retrait de ses fonctions Au sein du parti La France Insoumise Et depuis, on se pose même la question de savoir En tout cas, Sandrine Rousseau Se pose la question de savoir S'il n'y a pas aussi une autre affaire Qui serait une affaire, Julien Bayou Je voudrais qu'on écoute ce que Sandrine Rousseau A dit hier à propos de votre collègue Le patron d'Europe Écologie Les Verts Au moment où j'ai reçu cette femme Elle était dans un état Vraiment très déprimé Vraiment très mal D'ailleurs, elle a fait une tentative de suicide Quelques semaines après Tellement elle allait mal Et donc, oui, voilà Je pense qu'aujourd'hui
Ça fait partie des questions Qui vont venir sur la table Éventuellement, voilà Julien Bayou qui devra renoncer Peut-être à ses fonctions au sein de votre parti On verra, step by step Step by step
Dit Sandrine Rousseau Qui parle de l'ex-compagne de Julien Bayou Elle évoque à propos de Julien Bayou Un peu plus tard Des comportements de nature A briser la santé morale Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Oui, d'abord Ces faits sont des faits qui s'ajoutent à d'autres Qui montrent que, d'abord, toute violence Contre les femmes sexuelles, sexistes Ces violences conjugales Dont on a parlé avec Adrien Quatennens Sont d'abord intolérables Inadmissibles Elles n'ont pas de place dans la société Nous devons les combattre Elles n'ont pas de place dans nos formations politiques Encore moins, je dirais Nous qui devons être irréprochables Elles n'ont pas de place Et notre parole doit d'abord être en direction des victimes D'abord en leur direction Et pour les accompagner Et pour leur dire que nous sommes avec vous Nous sommes avec elles D'abord
D'abord, pardon, Fabien Roussel On va faire juste une petite pause Vous allez revenir ensuite sur les propos de Sandrine Lousseau Mais quand vous dites d'abord On pense évidemment aussi à la polémique Qui a suivi les propos et la réaction de Jean-Luc Mélenchon Qui, lui, n'a pas d'abord pensé à la victime Mais a d'abord dit qu'il saluait le courage d'Adrien Quatennens
Mais moi, je ne vais pas polémiquer Sur les réactions, des réactions, etc Je vous dis, moi, ce que nous, nous disons, mon parti Hélène Bidard Qui anime la commission féministe Du Parti Communiste français Qui s'est exprimé sur ce sujet D'abord respecter la parole de la victime Être à ses côtés Et c'est d'abord elle qui préoccupe Bon, c'est sa santé, son intégrité, son moral Dont parle Sandrine Rousseau Ensuite, la manière dont les partis politiques Mais je dirais même les syndicats Je pourrais même dire les entreprises Là où il y a des collectifs, de personnes Parfois beaucoup de monde Où on vit ensemble On travaille ensemble On milite ensemble Nous avons besoin Nous avons besoin de règles communes Nous avons besoin de prévenir ces violences Nous avons besoin d'avoir des règles communes Pour savoir comment on recueille la parole On crée les conditions de recueillir la parole Et comment derrière on agit Et avec une vraie difficulté Je vous livre ma pensée là-dessus C'est que nous sommes amenés à faire la justice Sans être la justice Nous sommes amenés à prendre des décisions D'exclusion, de démission De retrait, de responsabilité Pour un chef d'entreprise De licenciement Et nous ne sommes pas la justice Et donc moi j'appelle J'appelle sincèrement A ce que l'on puisse y réfléchir collectivement A créer un cadre pour ça Avec peut-être une justice spécialisée Adaptée Pour tenir compte D'abord de cette libération de la parole Qui nous fait tant de bien Après le MeToo Mais qui nous donne Des règles Pour pouvoir agir Réagir Mais sans que l'on nous demande De nous substituer à la justice La justice doit être adaptée Elle doit pouvoir se saisir rapidement Elle doit pouvoir juger rapidement aussi Mener des enquêtes Établir des faits Et prononcer des sanctions Et ces sanctions Nous devons les établir collectivement Une sanction qui doit conduire A l'inéligibilité d'un élu A la démission de ses mandats C'est à la justice de se prononcer
Mais Fabien Roussel Quand vous dites collectivement Vous pensez collectivement Parti communiste Collectivement NUPES Collectivement parti politique Collectivement France
Moi je pense que c'est collectivement France Et je pense autant Alors moi je suis secrétaire national D'un parti Qui a 50 000 adhérents Cotisants Et donc c'est un sacré collectif On a des réunions Des séminaires Des stages Et donc nous sommes confrontés A ce genre de situation A des cas d'agression Ça existe Il y a une forme de jurisprudence Qu'on dit Et donc Et on nous demande Et nous avons mis un dispositif En place Nous Avec une association indépendante Chargée de recueillir La parole de victimes Éventuelles Et qui ensuite Nous alerte Et nous nous saisissons
Vous avez connaissance de cas Et donc bien sûr
Au sein du parti communiste Bien sûr il y en a eu Et quelles sont les décisions Que vous avez prises Et donc nous devons Et une commission Écoute la parole de la victime Écoute la parole De l'auteur Présumé Et nous devons A chaque fois Une commission se réunit Prononce Une sanction Mais sachez que c'est Extrêmement difficile Et puis quand C'est la première fois Qu'il y a une agression Et que l'on démence Une personne Qui pour la première fois Commet un acte Il faut juger de la gravité Et puis Mais là par exemple
Reprenons cet exemple là Quand on a Une Sandrine Rousseau Qui est sur un plateau télé En direct Et qui annonce Dit Qu'elle a reçu personnellement Là c'est pas Dans le cadre D'un collectif C'est pas dans le cadre De la justice C'est pas dans le cadre D'un commissariat C'est un échange Semble-t-il Entre une femme Et elle Chez elle Dit-elle Sandrine Rousseau Et elle dénonce ça publiquement En jetant l'opprobre Sur Julien Bayou Est-ce qu'elle a raison De le faire Parce qu'à un moment Il faut que ça sorte Ou est-ce qu'au contraire Ça crée un malaise Chez vous Comment vous réagissez à ça ?
Justement moi Je pense que c'est On a besoin On a besoin D'avoir Un cadre Des règles
Ça peut pas comme ça Se faire Chacun dit Moi j'ai vu un tel Et puis j'ai vu une telle Dans lesquels chaque responsable
De parti Et je dis Je mets les syndicats Qui ont aussi des militants Beaucoup Et qui se réunissent Qui se retrouvent ensemble Ce sont ces collectifs On vit ensemble Qui peuvent créer Des situations comme ça Des cadres Qui nous permettent À nous de savoir Comment on agit Est-ce que tout cela Doit être rendu public Comme l'a fait Sandrine Rousseau Moi j'ai un doute Là-dessus Moi ce que je souhaite C'est que les femmes Soient protégées Qu'elles se sentent En sécurité Que ce soit Sur leur lieu de travail Dans une association Dans un syndicat Dans un parti politique Dans une chaîne de télévision Qu'elles se sentent Protégées Écoutées Et qu'elles sachent Que si jamais Il y a Un mot déplacé Un geste déplacé Qu'elles puissent Savoir à qui elles s'adressent Et que derrière Il se déroule Un procédé Qui fait qu'elle est protégée Et elle est écoutée
Mais j'entends Fabien Roussel Dans le soin Que vous mettez A trouver les mots justes Et à réfléchir Presque à haute voix A la manière De traiter Cette question Qui se pose A vous Vous l'avez dit Le mot vous dites J'ai quand même un doute J'ai quand même un doute Sur ce qui s'est passé hier soir Une Sandrine Rousseau Qui dit Bah voilà Julien Bayou
J'ai un doute sur le fait Qu'elle étale ça comme ça Mais ça c'est C'est la méthode Rousseau Moi je fais part De la difficulté Qu'il y a A prendre les meilleurs Dispositions Pour protéger Protéger les femmes Ne laisser place A aucune violence Aucun mot Aucun geste Se déplacer Sur son lieu de travail Dans la vie Et donc Aujourd'hui Il y a un vide Chacun Prend ses propres dispositions Chacun prend son propre dispositif De lutte contre les violences Dans son parti Et on en a A des degrés divers Et bien moi je propose Que nous en discutions Ensemble Que nous mettons ça
Vous allez faire une proposition A l'Assemblée nationale Dans ce sens
Bah c'est pas à l'Assemblée C'est entre forces politiques Entre dirigeants politiques De gauche De droite Nous sommes tous confrontés à ça Mettons Réfléchissons-y ensemble En ce moment En ce moment
C'est plutôt à la NUPES
Oui bien sûr Mais ce que je veux dire C'est que ça touche pas Que nous Bien sûr
Mais c'est vrai que la NUPES Comme vous disiez Vous avez Il y a eu l'affaire Abad Il y a eu l'affaire Abad aussi Mais vous le dites Nous avons un besoin D'exemplarité Oui
Surtout quand on est attaché A défendre et à protéger Et à lutter Contre les violences sexuelles Et sexistes
Concrètement quand même Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'Adrien Quatennens Peut s'en tenir là ? Est-ce qu'il doit aller Jusqu'à démissionner ? Est-ce que Julien Bayou Doit s'exprimer ? Est-ce que Thomas Porte Ancien du parti communiste Aujourd'hui député La France Insoumise De la troisième circonscription De Seine-Saint-Denis Qui d'après mes confrères De Mediapart Aurait été lui aussi Signalé comme ayant Un comportement Vis-à-vis des femmes Qui n'était pas acceptable
Écoutez Je ne connais pas Le dispositif prévu Au sein de la France Insoumise Mais c'est à eux De se saisir de ces cas De les traiter D'écouter les victimes D'écouter les mises en cause Et de prendre une décision derrière Qui d'abord protège les victimes Et ensuite de prendre En fonction des faits Les décisions Concernant les personnes Mises en cause Mais encore une fois
Thomas Porte Il était chez vous avant Il était au parti communiste Vous n'aviez jamais entendu Parler de quoi que ce soit ?
Alors il paraît Que ce sont des militantes Enfin chez nous Ici J'ai entendu que chez nous Il y avait eu des cas D'agressions En direction de militantes Du parti communiste
Vous l'avez entendu Là ou vous l'aviez entendu
A l'époque ? Là j'ai entendu Dans l'article de Mediapart D'accord
Vous n'aviez pas entendu parler A l'époque Vous n'aviez pas de soupçons De doutes Ou de témoignages
Non
Fabien Roussel Qui est digne aujourd'hui ? Qui est vertueux ? Qui peut dire qu'il l'est ?
Mais on doit tous être Humble Face à ça Il y a Un mouvement Incroyable Extraordinaire Avec MeToo Qui a libéré la parole De la femme Et qui nous a fait Progresser En quelques semaines En quelques mois Après des décennies D'Omerta Voilà Et donc Il faut s'appuyer dessus Il faut progresser Et nous vivons Dans une société Patriarcale Où la parole De la femme N'est pas A égalité Avec la parole De l'homme Et bien C'est cela Qu'il faut faire C'est Mettre A égalité La parole De la femme Respecter La femme Et Vraiment Être intransigeant Sur Toute violence À son encontre Et pour cela Je fais appel Moi À la justice Et à une justice Adaptée Rapide Spécialisée Parce qu'aujourd'hui On nous demande À nous On demande à l'opinion D'être les procureurs De ces cas On nous demande à nous Chefs de parti Chefs d'entreprise Responsables de syndicats D'être les procureurs Et de juger Et je pense que ce n'est pas À nous de le faire C'est à la justice De le faire Et rapidement
Fabien Roussel François Hollande Qui était à ce même micro La semaine dernière Pour répondre à mes questions Je l'ai interrogé Sur ce débat Que vous avez lancé Presque un peu malgré vous Sur la séparation Entre ce qui serait Une gauche du travail Une gauche des allocs Et votre soutien Pour qu'il n'y ait plus D'allocations chômage Parce que Didier-vous Il faudrait qu'il n'y ait plus De chômage sous court Et la réaction de François Hollande C'était celle-là
On était ensemble Pour gouverner Ils s'en sont Là maintenant Dans le lieu même D'une fête Qui devrait être Une fête de l'humanité C'était pas très Humanité justement Entre eux Je pense qu'à ce niveau-là De la querelle Il vaut mieux vivre séparés
Qu'est-ce que vous répondez À François Hollande ?
Il lançait quelque chose Vous n'avez pas quand même
Été surpris Par les réactions Très fortes Et Sandrine Rousseau Pour ne citer encore qu'elle Qui dit Au fond le travail C'est une valeur de droite
Mais c'est facile C'est ceux qui veulent En faire des polémiques Là où il devrait y avoir Un beau débat Et justement Un beau débat À gauche Un débat enthousiasmant Sur le contenu Que nous voulons donner Au travail Et à nos emplois C'est ça la question Et quel contenu De gauche Nous y mettons Dans quelle société Nous voulons vivre Quelle société Nous promettons À nos enfants Et justement Moi je dis Qu'il y a tellement D'emplois À pourvoir Pour tenir compte De la révolution écologique L'allongement De la durée De la vie La révolution Informationnelle Technologique Il y a tellement D'emplois à pourvoir Que je dis Oui c'est possible De garantir À chacun Un emploi Tout au long de sa vie Avec un parcours De formation Tout au long de sa vie Lui permettant même De se réorienter Professionnellement C'est ce que les jeunes Aspirent à faire Mais qui nous garantissent À toutes et à tous Tout au long de sa vie Un salaire permettant De vivre Vivre dignement Je parle en fait De dignité au travail Je rencontre Tant de gens Dans ma circonscription Justement Mais même dans mon tour de France Que j'ai fait Abîmés Par le chômage Bousillés Par des années A survivre au RSA Ce revenu minimum Mise en place Pour soi-disant Lutter contre la pauvreté Mais qui en fait Installe la pauvreté Dans notre pays Et oppose Chômeurs Et travailleurs
Donc vous ne les opposez pas ?
Non Mais non je ne les oppose pas Au contraire Ce que je souhaite C'est créer Ce nouveau service public De l'emploi On parle beaucoup De service public Qui permet à chacun De sortir du chômage De sortir du RSA Pour avoir un travail Et une formation Pôle emploi Eux ne met que en relation Des entreprises Et des personnes privées d'emploi Mais C'est peut-être comme ça Que ça marche
Normalement
On a aujourd'hui Un droit du travail Un contenu donné A nos emplois Qui fait que Mais qui fait que Il y a des Comment vous expliquer Qu'il y a aujourd'hui 5 millions de personnes En recherche d'emploi Et des entreprises Des filières Qui vous disent On est en pénurie On n'embauche pas Comment vous expliquer Qu'il y a 800 000 personnes Qui aient démissionné De leur emploi En une année de temps Après la pandémie Parce qu'ils Ils ne se retrouvent plus Dans ce qu'ils faisaient Et donc la question Du sens Que nous donnons au travail Du sens Pourquoi je vais travailler Qu'est-ce que j'apporte A la société Quelle est mon utilité Mais c'est le plus beau Des projets que la gauche Doit construire Et moi c'est celui-là Avec une question
Qui commence à se poser Qui est aussi Jusqu'à quand Jusqu'à quand travailler La réforme des retraites Je sais qu'on en parle Ce matin parce que Tous les scénarios Sont visiblement sur la table A l'instant Le ministre du travail Olivier Dussopt Dit que la piste D'une réforme des retraites Dans l'ensemble du texte Sur le budget Est sur la table En tout cas Que ça n'est pas tranché Est-ce que Sur la méthode Et sur le fond Sur la méthode d'abord C'est-à-dire C'est quand même C'est légal C'est pas tout à fait juste Mais c'est légal Mettre la réforme des retraites Dans le budget Pour profiter d'une sorte De 49.3 Paratonnerre pour tout ça Ah ouais Ça vous fait Complètement grincer des dents Là
Nous le 49.3 Nous avons d'abord Déposé des textes de loi Chaque mandature Pour demander la suppression Du 49.3 Ça ne doit pas exister C'est pas le mot retraite
Qui vous a fait réagir C'est le mot 49.3 Non mais d'abord Là-dessus Sur la méthode
Comme une réaction épidermique Mais c'est sur la méthode Mais j'ai entendu De François Béroux Au député des Républicains Olivier Marlex Nous ne voulons pas D'un 49.3 Qui prive d'un débat Voilà On a un gouvernement Qui nous parle De compromis Compromis Et puis au final C'est 49.3 Donc il faut arrêter Avec ça C'est un sujet Tellement important Sérieux Que nous avons besoin De temps du débat De un De deux Je vous parle Du sens du travail Je vous parle De pénurie d'emplois Beaucoup de salariés De gens Aspirent A une meilleure qualité De vie au travail A vivre en bonne santé Si la réforme des retraites
Si la réforme des retraites Est glissée dans le budget Ça aura des conséquences
Mais c'est C'est pas acceptable Enfin Une réforme des retraites Ça ne peut pas être Un amendement Une réforme des retraites C'est Combien d'années On travaille Pour quelles prestations A la fin Et comment on la finance Quelle est la base Des cotisations Que nous payons chacun Employeur et salarié Pour financer Un système de retraite Progressiste C'est toutes ces questions Que nous voulons poser C'est la raison pour laquelle J'ai proposé A l'ensemble Des forces politiques De gauche Et aux responsables Syndicaux Que nous puissions Travailler ensemble Nous A une réforme Des retraites Progressiste Pour montrer que Un c'est possible Un c'est possible Ça va marcher ?
Ils ont répondu oui ?
Deux Nous allons montrer Comment on la finance Et nous voulons avoir Ce débat avec les français Projet contre projet
Que Macron Fait Mais ça veut dire Que vous allez vous réunir Forces de gauche politiques Et syndicats Pour proposer votre Contre-réforme des retraites
Je propose à tout le monde De nous retrouver Je l'ai fait A mes collègues Des forces de gauche Écologistes Au sein de cette Union populaire écologique Et sociale Je leur ai fait Cette proposition Je le fais Aux organisations syndicales Que je vais rencontrer Je vais le faire A d'autres forces politiques Je pense à mes amis Emmanuel Morel Marine Noël Lindemann Aussi Qui souhaite participer A ces travaux Nous allons y travailler Tous ensemble Et y mettre Le plus beau des contenus Pour répondre Aux attentes Du monde ouvrier Du monde du travail On veut vivre En bonne santé Jusqu'à la fin Et ne pas mourir Au travail
Fabien Roussel Secrétaire national Du parti Communiste français Et député du Nord Merci d'avoir répondu A mes questions Merci d'avoir regardé cette vidéo
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Fabien Roussel