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interviewBFM TV (sur YouTube)· 6 février 2023 24 min

Face-à-Face : Marine Le Pen - 23/01

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] il est 8h30 sur RMC et BFM TV bonjour Marine Le Pen merci de répondre à mes questions sur RMC BFM TV vous revenez à peine du Sénégal on va parler retraite inflation pouvoir d'achat mais justement votre déplacement au Sénégal d'abord vous avez été reçu par le président Macky Sall nous avons échangé sur la place de l'Afrique avez-vous dit particulièrement du Sénégal dans le conseil des nations vous plaidez pour la place une place pour l'Afrique au Conseil de sécurité de l'ONU et vous avez été interrogé aussi sur le sentiment anti-français vous avez déclaré je vous cite je ne crois pas qu'on puisse imputer ce sentiment anti français à la France mais aux dirigeants français alors oui certainement et vous parlez d'Emmanuel Macron en disant Emmanuel Macron se comporte avec beaucoup de mépris les Africains n'en sont pas les seuls victimes les Français le sont aussi ils méprisent tout le monde y compris le peuple qu'il dirige Eric Zemmour vous reproche d'avoir été anti-français hors du sol français et il estime que ce n'est pas digne il vous reproche d'avoir de prévenu des propos antifrance qu'est-ce que vous répondez je pense qu'il a pas compris mon propos d'abord j'ai pas de leçon à recevoir d'Eric Zemmour numéro 1 et numéro 2 au contraire je défends la France en indiquant que ça n'est pas la France qui est en cause il n'y a pas de sentiment anti-français au Sénégal j'ai même moi rencontré beaucoup d'amour de la France et beaucoup d'attente et beaucoup de d'espoir ce sont les dirigeants français qui à l'égard de l'Afrique ont un comportement qui est mal ressenti mal perçu enfin on se souvient quand même du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy qui a été ressenti comme une véritable gifle vous même vous l'auriez condamné le discours de Dakar bien sûr par l'ensemble des par l'ensemble des Africains et moi je crois que c'est une erreur c'est une erreur pour l'Afrique qui a de belles perspectives devant elle pour peu encore une fois que on puisse créer les conditions d'une coopération avec la France qui est attendue notamment des pays francophones c'est pour ça que je veux moi donner une priorité au pays francophones notamment en matière de formation des étudiants je pense qu'il faut qu'on concentre nos efforts ça veut pas dire qu'il faut pas prendre quelques étudiants en fait les aider un peu moins ici quoi mais je pense que il faut à tout prix que l'on puisse donner un avantage aux étudiants francophones d'Afrique en France à la condition qu'il retourne pour aider au développement de leur pays pas qu'il reste en France pour exercer grâce à la formation un petit peu ce que disent d'ailleurs cette tribune qui est parue il y a une semaine dans le Journal du Dimanche de professeurs de médecine qui disent la réforme de l'immigration qui vise à attirer des médecins africains en France est en quelque sorte moi c'est moi qui le dit mais eux la critique malfaisante parce que elle prive les Africains de leur médecin de leurs infirmières alors qu'ils en ont évidemment un grand besoin donc je crois que c'est une cohérence que je développe déjà de trade depuis de très nombreuses années j'ai tenu un discours il y a six ans un diamena dans lequel j'évoquais les relations qui devaient être à mon avis celle de la France et de l'Afrique mais vous allez plus loin vous dites qu'il y a un mépris je vous cite toujours un mépris qui va jusqu'à remettre en cause la souveraineté du Sénégal vos mots c'est respecter la souveraineté d'un pays et en l'occurrence celle du Sénégal s'est acceptée que le Sénégal prenne ses décisions et ne pas chercher à lui imposer un comportement ou un positionnement ce que vous imputez donc à Emmanuel Macron bah oui quand quand le Sénégal se voit reprocher de continuer à avoir des relations par exemple avec la Russie je les soit ils sont souverains et ils décident des relations bilatérales qu'ils entendent avoir avec tel ou tel pays du monde soit ils ne sont pas souverains ils reçoivent en quelque sorte des instructions ou des leçons de morale et à ce moment-là ils ont le sentiment que on est dans une démarche de néo-colonialisme lorsque on cherche à leur quand c'est un sentiment ou c'est une réalité non je pense que bon je pense que c'est un sentiment mais c'est quand même une contestation de leur souveraineté lorsqu'on vient leur dire vos tradition de valeur rien votre mode de vie ne vaut rien il faut que vous imposiez des traditions et des modes de vie qui sont les nôtres c'est-à-dire ceux de l'Europe il le ressentent mal mais l'Union européenne qui conditionne toute une série d'aides à une évolution des lois à une évolution des mœurs eux que disent-ils ils disent mais c'est notre identité notre manière de vivre vous ne pouvez pas nous imposer aux motifs de coopération par l'intermédiaire de d'une forme de chantage des lois des règles une évolution ou une dynamique d'évolution des marches qui n'est pas la nôtre j'essaie de comprendre en fait ce que vous êtes parti dire sur le sol africain c'est chez vous vous faites ce que vous voulez et on vous respecte très bien mais on vous respecte aura d'autant plus que vous repartirez quand vous venez en France c'est bien ça non mais c'est pas le sujet ça n'a rien à voir vous mélangez deux choses différentes ce que je veux dire c'est que il y a un potentiel il y a un potentiel qui est considérable il y a 400 millions il y aura en 2050 400 millions de jeunes de 14 à 25 ans en Afrique c'est un potentiel considérable mais c'est aussi un défi qui est considérable voilà ce que je viens dire or ce défi se transforme aura en potentiel si cette jeunesse africaine travaille au développement de leur pays respectifs pour cela il faut qu'il y ait de la sécurité et je crois que la France prend sa part dans la lutte contre le fondamentalisme islamiste et il y a des moyens encore une fois de coopération économique bilatérale parce que les pays africains souhaitent en réalité faire plus du bilatéral que du multilatéral là encore ne les forçons pas à rentrer dans le prisme qui est le nôtre et qu'est-ce qu'on fait avec le bureau et le plus important je vais vous dire une chose le plus important c'est surtout de réussir à travailler en ayant conscience que nous sommes des nations souveraines à égalité à égalité voilà lorsqu'on aura réussi à intégrer ça ça veut dire que la politique de la France ne peut pas être ni cupidité ni charité et c'est ce que je suis allé dire au Sénégal et la question elle se pose au Burkina Faso de manière cruciale puisque le Burkina Faso donne un mois à la France un ultimatum pour quitter le sol burkinabé il y a encore 400 soldats français est-ce qu'il faut que la France quitte le sol du Burkina la France n'a pas le choix elle ne peut pas se maintenir au Burkina Faso contre la vie du gouvernement burkinabé mais c'est un échec absolument total après celui du Mali tout cela je vous dis est la conséquence de la faute originelle qui est l'intervention en Libye c'est l'intervention en Libye qui a je l'ai dit à l'époque donc j'ai aucun problème à vous le dire aujourd'hui et j'ai même été insulté pour l'avoir dit tout le monde trouvait que c'est extraordinaire d'intervenir en Libye nous avons été les seuls à dire vous êtes en train de commettre une erreur gravissime qui va déstabiliser l'intégralité de la région qui va diffuser non seulement des armes un peu partout qui atterrieront dans les mains des islamistes c'est exactement ce qui est en train de se passer donc donc la France doit-on le rôle de digue nous jouons le rôle de digue dans des pays qui acceptent que nous le fassions coopération avec leur propre armée si le cas du Sénégal c'est le cas de la Côte d'Ivoire Burkina fassistent y compris pour nous remplacer sans doute par des milices ruines mais attention nous nous intervenons pas militairement nous avons des forces de formation au Sénégal certes en réalité nous formons nos militaires forment contribuent à former les armées à leur apporter la technicité qui est la nôtre nous n'avons pas d'autres actions que celle là mais si je puis me permettre c'est déjà bien marine le des retraites et le pouvoir d'achat les retraites d'abord la bataille politique qui commence aujourd'hui avec la présentation du texte en conseil des ministres alors ça tombe bien parce que vous vous ne croyez qu'à la bataille politique j'ai l'impression plus qu'à celle des rues vous serez pas en tout cas dans la rue vous n'étiez pas dans la rue vous n'y serez pas non je pense que chacun doit courir dans son couloir si vous voulez je crois que toutes les mobilisations sont bonnes mais elles elles s'additionne elle ne se soustrait pas les unes aux autres il y a le combat par l'intermédiaire des manifestations dans la rue il y a le combat à l'Assemblée nationale il y a le combat que nous menons que je mène avec vous qui est le combat auprès des médias pour expliquer aux Français la nocivité de la réforme des retraites le fait qu'en réalité on cherche à faire porter sur eux la responsabilité d'un déficit qui n'est pas d'ailleurs six spectaculaire que cela qui n'est pas j'ai l'impression que chacun y voit cette histoire de déficit il y en a qui disent que c'est urgent on y reviendra vous c'est tenable oui c'est parfaitement total on y reviendra mais l'idée c'est de faire peser sur les Français la responsabilité en les culpabilisant c'est parce que vous ne travaillez pas assez que et on ne se focalisant que sur les dépenses mais moi je viens dire attention le problème et le corps d'ailleurs le Conseil d'orientation des retraites le dit le problème sont pas les dépenses ce sont les recettes or les recettes c'est de la responsabilité de l'État si on les trouverait où les recettes en travaillant davantage en travaillant plus longtemps en cotisant davantage non avec un élément qui est un élément essentiel qui est la productivité c'est-à-dire le PIB par heure travaillé or le problème de la politique d'Emmanuel Macron c'est qu'elle a entraîné en réalité une stagnation absolument totale de la productivité j'ai pris les chiffres là qui sont extrêmement intéressants depuis 2017 on le voit bien ça c'est le mandat d'Emmanuel vous avez apporté un zéro un pour 100 par an de productivité c'est attendez ça c'est l'OCDE 1,8 en moyenne par an c'est quoi c'est l'ubérisation de l'économie Emmanuel Macron ne cesse de se féliciter en en regardant on crée des emplois mais quel type d'emploi créez-vous vous créez des livreurs délivroux le livreur des livres ou il ne pourra jamais augmenter sa productivité parce que il pourra jamais rouler à 200 km/h voilà j'essaie de faire comprendre par quoi on obtient de la productivité et une augmentation de la productivité par les emplois industriels et notamment l'industrie manufacturière donc en ayant effondré l'industrie dans notre pays en refusant tout ce qui pourrait être fait pour relocaliser nos industries et bien en réalité Emmanuel Macron ne permet pas le financement de du système la baisse du chômage qui est une baisse historique ça n'a jamais été aussi faible le chômage en France depuis 25 ans c'est un leurre c'est un leurre oui c'est un or mais bien sûr c'est alors parce que la qualité des emplois qui est créé où je vous rappelle qu'il y a quand même une grande partie d'auto-entrepreneur bien on va pas se mentir beaucoup d'auto-entrepreneurs sont des salariés au chômage qui se mettent en auto-entrepreneur parce que ils se disent ben avec ce statut je vais peut-être réussir quand même un peu à travailler un peu donc ça n'est pas une démonstration de bonne santé donc de la solution la solution pour sauver les retraites d'abord faut-il sauver les retraites là bien sûr il faut sauver la musique urgent c'est ce qui a péril est-ce que non il y a pas que les autres sont menacées d'abord sur le constat non elles ne sont pas menacées il y a et d'ailleurs le corps le dit moi je voudrais vous dire si j'arrive à le retrouver plusieurs fois janvier à l'Assemblée nationale ils disent les dépenses de retraite sont globalement stabilisées et à très long terme elle diminue dans trois hypothèses sur 4 or le président du corps dit bien le gouvernement a pris en réalité a fait ses projections sur l'hypothèse la plus pessimiste qui soit bon donc donc il y a une manœuvre derrière la troisième c'est pas la plus la plus petite imaginons même à mon avis c'est parfaitement d'ailleurs évitable avec les mesures que j'ai proposées pendant la présidentielle mais imaginons même qui est allé 10 milliards de déficits par an mais 10 milliards sur 345 milliards c'est ça la retraite donc vous voyez bien que ces dérisoires et que quand il s'agit de trouver de l'argent à droite à gauche le gouvernement arrive à en trouver non cette cette réforme elle est vraiment non seulement inefficace mais en réalité profondément injuste pour les Français mais vous n'irez pas dans la rue on est bien d'accord mais encore une fois les syndicats vont dans la rue c'est normal c'est légitime il y a aussi les politiques ou les politiques les électeurs les électeurs d'ailleurs y compris ceux du rassemblement national un certain nombre sont en province partie également manifester lors des Accords mais nous nous sommes le premier groupe d'opposition notre drôle c'est évidemment de mener la bataille à l'Assemblée nationale et nous déposerons d'ailleurs une notion référendaire parce que nous souhaitons qu'il existe une référendaire vous souhaitez que cette question des retraites elle soit tranchée par les Français vient référendum bien sûr bien sûr mais d'ailleurs c'est la loi est-ce que vous êtes d'accord avec la loi que propose le gouvernement ou est-ce que vous êtes en désaccord mais je vous signale qu'Emmanuel Macron n'avait pas écarté cette possibilité de soumettre la réforme des retraites par référendum bon c'est vrai que il change d'avis comme de chemise certes mais il a changé de projets c'était la réforme par points touchez pas à l'âge légal au tout début il était tout à fait opposé à l'allongement de la durée en effet que c'était injuste donc tout ratatouille l'inverse de tout j'ai fini quand même sur cette histoire de manifestation donc l'option d'aller dans les cortèges c'est non et j'ajoute quand même que vous n'y étiez pas les bienvenus Philippe Martinez ici même le disait la semaine semaine dernière il ne souhaite pas que des élus du rassemblement national se mêlent au cortège c'est tout de même c'est tout de même très révélateur voilà quelqu'un qui explique que la réforme des retraites et il a raison de le dire d'ailleurs est une réforme toxique que elle va mettre le couteau sous la gorge des Français qu'elle va entraîner de très graves injustices et non seulement il a contribué à faire élire Emmanuel Macron dont c'était le seul programme le seul programme exprimé par Emmanuel Macron pendant la présidentielle ça a été la réforme des retraites et l'allongement de la durée de travail bon bien malgré cela ils ont appelé à voter pour lui et aujourd'hui il est en train de mener la guerre à ceux qui en réalité sur ce sujet comme lui sont opposés à cette réforme ces gens sont pas serrés ils ne sont pas sérieux en réalité ils défendent leur Philippe c'est syndicats qui viennent vous les mettez tous dans le même dans le même sac Laurent Berger le même comportement qui est un comportement hypocrite voilà disons les choses c'est de l'hypocrisie que venir pleurer sur quelque chose dont ils sont responsables c'est-à-dire l'élection d'Emmanuel Macron et en plus de mener la guerre à ceux qui depuis toujours s'opposent à la réforme des retraites il y a un enjeu qui est aussi la question de l'emploi des seniors là dessus on le sent bien le gouvernement pour être un peu évolué ils avaient proposé la semaine dernière un index c'est-à-dire en gros demander aux entreprises de publier leurs chiffres et de prouver qu'ils emploient bien des seniors mais il y avait pas de contraintes il pourrait aller jusqu'à contraindre les entreprises si elle ne garde pas suffisamment les seniors dans leur masse salariale est-ce que ça c'est une bonne évolution à vos yeux non je crois pas je pense qu'il y aura un effet pervers c'est qu'en réalité les entreprises se elles sont plutôt encore des de leurs salariés pour ne pas subir éventuellement cette sanction et puis le débat le débat au contraire mais le débat c'est pas l'emploi des jeunes parce que là encore il y a pas pour vous sur le pont il y a des pas mais il y a un débat aussi sur l'emploi des jeunes moi toutes le sens de la réforme de retraite qui est la mienne c'est justement d'inciter les jeunes à entrer plutôt sur le marché du travail nous avons un taux d'activité des jeunes qui est 10 points inférieurs par exemple à celui de l'Allemagne ça a des conséquences or que fait cette réforme plutôt que d'inciter les jeunes à entrer tôt sur le marché du travail ils incitent les jeunes à partir tard sur le marché du travail c'est vous rentrerez à 20 ans vous allez cotiser 44 ans vous rentrez à 25 ans après avoir fait des études supérieures et être parti deux ans en stage à Singapour et bien vous cotiserez ou ceux qui ont des études plus longues à l'étranger finalement c'est plutôt pas mal mais il est évident que c'est une mesure qui va à l'encontre de ceux qui ont un travail dur en moins je viens dire une chose simple plus on travaille tôt plus on travaille dur plus on doit partir tôt ça veut dire que ceux qui sont entrés avant 20 ans doivent partir s'ils le souhaitent parce que à 60 ans s'il le souhaite car je rappelle que l'âge légal c'est pas un âge vous êtes obligé de partir et c'est un âge où vous pouvez partir si vous avez si vous avez si vous avez l'ensemble de vos trimestres et progressivement je le dis bien progressivement cette agira de 60 à 62 ans et les cotisations de 40 à 42 de 40 à 42 ans oui très progressivement pour permettre vous estimez que la proposition du gouvernement elle est trop brutale y compris dans cette transition non mais elle est horriblement brutale horriblement brutal la réalité c'est que un professeur là par exemple qui envisageait ou qui pouvait partir à la retraite en 2025 en 2025 c'est à demain matin va devoir travailler un an de plus sortir 2023 des salariés y compris ce qui était les plus proches de la retraite l'objectif de cette réforme je ne l'avais dit pendant la campagne présidentielle l'objectif de cette réforme c'est de faire baisser en réalité les pensions de retraite et j'ai été contente de voir que j'ai été rejointe la retraite sur cette analyse la pension à 1200 euros vous n'y croyez pas mais ça ne touche que 2 millions de personnes en réalité il y a 6 millions de personnes à la retraite qui ont une retraite mignon c'est de moi-même vous avez raison c'est bien mais c'est epsilonaise que par rapport aux problématiques de la retraite vous avez sur BFM TV interviewé le concepteur de la réforme des retraites suédois la retraite à 65 ans et qui décourage Emmanuel Macron de suivre le modèle suédois pourquoi parce qu'il fait la même analyse que celle que j'avais pu faire pendant la campagne présidentielle à savoir qu'en réalité ça entraîne l'allongement de la durée de travail entraîne la baisse des pensions pourquoi la parce que les gens ne vont pas jusqu'au bout et ils n'arrivent pas à avoir une retraite pleine parce qu'il n'y arrive plus physiquement il n'y arrive plus et deuxièmement parce que tous ceux qui travaillaient au-delà de l'âge légal pour obtenir une surcote de leur tension ne peuvent plus en réalité le faire ils n'en ont plus la capacité physique et donc tout cela entraîne une baisse des pensions de retraite je vous signale qu'en Suède leur réforme a quand même entraîné la baisse des pensions pour 92% des femmes et pour 74% des hommes et justement puisqu'on parle pouvoir d'achat également je voudrais qu'on dise un mot de l'inflation alerte de la grande distribution qui dit que on va aller plus loin encore que les 12% d'inflation qui a en ce moment sur les produits de l'alimentation que ça devrait encore continuer à augmenter les distributeurs qui dénoncent la proposition de loi qu'on appelle deux creusail du nom d'un député macroniste Renaissance qui voudrait donner l'avantage au grand groupe industriel dans les négociations avec la distribution vous êtes plutôt distribution ou industrielle vous je suis plutôt arbitrage de l'État je considère que lorsqu'il y a des négociations sur les prix et il n'y a pas d'accord c'est l'État qui doit fixer le prix minimum voilà c'est ce que je crois parce que je pense qu'en réalité passer du lobby en gros de la grande distribution qui imposerait à ses prix au lobby des industriels qui imposeraient leurs prix n'est pas obligatoirement une bonne chose d'autant que si les industriels fixent leur prix rien n'interdit à la grande distribution de fixer exactement le prix et il y a une discussion aujourd'hui même sur la question du panier anti-inflation en gros Bercy et la ministre des PME demande au distributeurs de fixer des prix bas sur 20 produits un panier de produits quotidiens sur lesquels il réduirait voir supprimerait leur marge disons avec 20 produits on va parler loin quand même dans la vie quotidienne voilà avec 20 produits vous allez pas loin combien vous mettez de produits d'hygiène dans ces dans ces 20 produits d'hygiène dedans j'ai pas regardé combien vous mettez les les vous comprenez ce que je veux dire j'imagine qu'il y a un shampoing un shampoing un savon quoi donc un pays en voie de ce développement quoi disons les choses hein c'est pas mieux crier quand même 20 produits de au prix de l'énergie voilà hors sur le prix de l'énergie le gouvernement qui fait rien strictement rien il y a nous le disons depuis les boulangers demandent un bouclier tarifaire ils sont encore dans la rue aujourd'hui est-ce qu'il faut leur accorder le même bouclier tarifaire aux particuliers et puis le bouclier pour l'essence qui est encore à 2 € à peu près en moi vous auriez besoin les boulangers vous leur diriez oui oui on vous donne le pouvoir parce que il est pas quand même plus simple d'aller dire qu'il faut baisser le prix de l'énergie à la source plutôt que de multiplier les sources qui sont payés par les contribuables mais c'est-à-dire le problème du prix notamment de l'électricité qu'il faut décorer les du prix du gaz ça veut dire refaire d'EDF à monopole d'État arrêtons avec tout ce qui a été fait qui a été une véritable catastrophe qui entraînait une inflation spectaculaire des prix de l'énergie c'est ça qui est en partie à l'origine de l'inflation des prix parties en effet des bien sûr si la baguette augmente c'est à cause du prix de de l'énergie qui est payée par les boulangers donc attaquons-nous à la source aux absurdités qui ont été celles des gouvernements successifs la reine notamment qui oblige EDF à vendre à prix coûtant assez propre concurrent de l'électricité sans que ceci n'est jamais investi dans aucune infrastructure et puis ce prix de l'électricité liée au prix du gaz décision qui a été prise par l'Espagne et par le Portugal et que la France se refuse la question d'ailleurs à votre même micro demain matin à la ministre de la transition énergétique une question encore faut-il que la France libre des chars lourds à l'Ukraine non je ne crois pas je l'ai dit je partage en cela la vie d'un certain nombre de d'observateurs je pense que en réalité la question c'est est-ce que tout ça ne va pas aggraver cette guerre et quand la guerre s'aggrave les morts se multiplient alors est-ce que c'est l'objectif est-ce que en réalité en Armand avec des armes lourdes est-ce qu'on ne va pas d'abord internationaliser le conflit qui est un danger quand même majeur en tout cas un risque majeur et deuxièmement est-ce que l'on ne va pas s'éloigner d'une solution négociée de paix sachant que aucun conflit aujourd'hui au monde quasiment ne se règle de manière les charts Leclerc c'est donc non pour vous Marine Le Pen merci d'avoir répondu à mes questions ce matin sur RMC et BFM TV il est 8h53