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InterviewFrance Culture — Sens politique (sur Site radio)· 3 octobre 2020 31 minContradictoireFond programmatiqueTransportsEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & international

David Belliard, adjoint Europe Ecologie Les Verts à la Mairie de Paris

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un mode de transport que vous n'utilisez jamais ?

  • 3:48OuverteRéponse directe

    C'est dû à quoi, selon vous, ces problèmes d'incivilité, d'éducation à la route ?

  • 5:48RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème de verbalisation ?

  • 7:07OuverteRéponse directe

    Sur les piétons, est-ce qu'il pourrait être envisagé d'avoir des zones piétonnes exclusivement piétonnes ?

  • 8:39RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous faites de tous ceux qui ne sont pas à Paris, qui utilisent leur voiture ?

  • 10:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'objectif, c'est de diminuer dans Paris au maximum la place de la voiture ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52PrésentateurChiffre
    « En 2019, selon une étude que vient de publier le gouvernement sur la mobilité, l'automobile trustait 63% des trajets des Françaises et des Français, loin devant la marche, 23,5%, les transports en commun, un peu plus de 9%, et très loin devant le vélo, 2,7%. »
  • 1:25PrésentateurChiffre
    « Toujours selon la même étude, la marche est le principal moyen de locomotion dans l'agglomération parisienne, devant la voiture, dont la part est en constante diminution. »
  • 7:46Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, on a une anomalie à Paris. Cette anomalie, c'est que 13% grosso modo des déplacements sont faits avec la voiture et la voiture, elle occupe 50% de l'espace public. »
  • 10:55Invité politiqueFait
    « on a des problèmes de pollution de l'air, parce qu'on a des problèmes de santé publique, parce qu'on a des problèmes d'accélération du dérèglement climatique »
  • 16:55Invité politiqueChiffre
    « C'est à peu près 60-70% de taux de remplissage aujourd'hui dans les transports en commun francilien par rapport à l'avant-crise. »
  • 17:01Invité politiqueChiffre
    « C'est 2,6 milliards d'euros qui manquaient. »
  • 20:42PrésentateurChiffre
    « le forfait mobilité durable qui était de 400 euros. »
  • 20:50PrésentateurChiffre
    « c'est passé à 500 euros dans les dernières annonces du Premier ministre. »
  • 24:18Invité politiqueFait
    « moi je crois à la complémentarité des niveaux, alors ça fait une réponse un peu de normand mais je crois quand même à ça »

Temps de parole

  • David Belliard57 %
  • Présentateur29 %
  • Locuteur 56 %
  • Locuteur 33 %
  • Locuteur 22 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:18
Présentateur

Bonjour, bienvenue dans Politique. Notre amitié aujourd'hui, David Béliard. Bonjour David Béliard. Bonjour. Vous êtes membre d'Europe Écologie Les Verts, adjoint à la maire de Paris en charge de la transformation de l'espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie. Alors bien qu'en légère perte de vitesse en France, la voiture conserve son hégémonie dans les déplacements du quotidien. En 2019, selon une étude que vient de publier le gouvernement sur la mobilité, l'automobile trustait 63% des trajets des Françaises et des Français, loin devant la marche, 23,5%, les transports en commun, un peu plus de 9%, et très loin devant le vélo, 2,7%.

Pourtant, le flot de réactions exaspérées postées sur les réseaux sociaux donne le sentiment d'une hiérarchie inverse. La bicyclette aurait colonisé la chaussée au détriment des autos. Il est vrai que ces tensions touchent essentiellement les grandes villes, et Paris en particulier, où la répartition des modes de transport est sensiblement différente. Toujours selon la même étude, la marche est le principal moyen de locomotion dans l'agglomération parisienne, devant la voiture, dont la part est en constante diminution. Quant au vélo, il y reste très minoritaire. Mais ça, c'était avant les grèves dans les transports, et surtout avant la crise sanitaire qui rebat les cartes de la mobilité.

Alors est-ce l'occasion rêvée de repenser celle-ci à l'échelle de la capitale et de l'ensemble du pays, ou bien au contraire un obstacle ? C'est ce dont nous allons parler en votre compagnie aujourd'hui, David Béliard, dans ce nouveau numéro de politique. Alors les chiffres que j'ai donnés dans cette étude, publiés par le gouvernement, ne représentent pas évidemment des catégories étanches. On peut être à la fois piéton, cycliste, usager du métro par exemple, et automobiliste. Est-ce que vous, il y a un mode de transport que vous n'utilisez jamais ?

2:11
David Belliard

Non, je ne crois pas. Je ne crois pas qu'il y ait de mode de transport que je n'utilise pas du tout. Vous savez, aujourd'hui, en fait, on est dans un système, et notamment dans les grandes villes en tout cas, où on a une offre de mobilité. Et on le fait en fonction de ses usages. Moi, ma mobilité principale, ce que j'utilise le plus à Paris, qui est une zone dense, donc du coup assez facile, avec des courtes distances, c'est le vélo. La marche à pied, le vélo, les transports en commun, par exemple, pour venir ici, on a pris le bus, et puis parfois, le taxi, donc des véhicules, des automobiles.

Et c'est une offre de mobilité, parce qu'en fonction des usages, en fonction de votre situation, en fonction de vos besoins, vous utilisez ce qui est aujourd'hui disponible dans l'espace urbain.

2:52
Présentateur

Et ça, il faut aussi les faire cohabiter ensemble, bien sûr, ces différents types de mobilité. Ça n'est pas toujours facile à Paris.

2:59
Locuteur 8

Écouteurs aux oreilles ou téléphone à la main, Circuler sur les passages piétons, dans les rues de la capitale, le code de la route est souvent le grand oublié des pelotons.

3:12
Locuteur 2

C'est épouvantable. Pourquoi ? Parce que c'est dangereux, justement, vous venez de le dire, vraiment.

3:18
Locuteur 9

Dans tous les sens, on ne sait plus comment traverser. Ils ne respectent pas forcément les feux, ils ne respectent pas forcément les passages piétons, donc c'est vrai que c'est compliqué. Je comprends, parce que des fois, il y en a qui ne font pas attention. Je ne peux pas dire que je respecte toujours les feux. La plupart ne respectent pas les feux, parce que quand il n'y a personne, on n'a pas envie de s'arrêter.

3:37
Présentateur

Alex, c'est un reportage diffusé il y a quelques jours sur France 3. David Béliard, je ne vais rien vous apprendre en vous disant que c'est un petit peu tendu, quand même, dans certains lieux de la capitale, entre les différents usagers de la chaussée. C'est dû à quoi, selon vous, essentiellement, ces problèmes d'incivilité, d'éducation à la route, un manque de verbalisation, par exemple, de ceux qui ne sont pas là où ils devraient être ?

4:00
David Belliard

D'abord, c'est dû à une complexification de l'espace public. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a une grande attente sur l'espace public qui doit être considérée comme un bien commun. Comme on n'a plus du tout un mode qui est un mode de monomobilité. Avant, on disait métro, boulot, dodo. On disait aussi que les villes, ce qui était une réalité, étaient faites autour de la voiture. Et dans plein d'endroits en France, quand vous voulez vous déplacer, vous utilisez l'automobile. Moi, je viens d'un milieu rural. Et en fait, à la campagne, l'automobile, c'est 95% des modes de déplacement. À Paris, ce n'est pas du tout la même chose. Dans les grandes villes, ce n'est pas pareil.

Il y a une complexification. Et puis, il y a des évolutions aussi technologiques, des envies, des aspirations. Les trottinettes, le boom des vélos, on va sans doute y revenir. La marche à pied. Bref, l'espace public est aujourd'hui un espace public extrêmement encombré. Et d'autant plus qu'il est très, très rare à Paris. Les gens vivent à peu près dans 30-35 mètres carrés en moyenne par personne. Et donc, quand ils vont dehors, c'est un peu une nouvelle pièce. C'est là où ils rencontrent leurs amis. C'est là où ils se déplacent. C'est là où ils vont faire leurs courses. Bref, on est dans une situation qui est une situation d'un espace qui est sous tension.

Alors, pour ça, d'abord, il faut faire des aménagements. C'est pour ça qu'on construit, on fait des pistes cyclables, qu'on réaménage l'espace public pour le libérer de la voiture individuelle et le redonner aux gens. Et puis, plus globalement... Il ne suffit pas de faire des aménagements. Il faut aussi savoir s'en servir. Tout à fait. Il y a une appropriation. On fait un certain nombre d'actions, et notamment dans les écoles. Vous savez, le permis, par exemple, vélo pour les enfants, les petits parisiens, les petites parisiennes qui doivent sortir avec un permis après le CM2. Des actions de mobilisation, d'informations qu'on doit encore développer. Et je le sais.

Je sais très bien qu'aujourd'hui, on doit avoir une action plus spécifique et plus forte d'information, de pédagogie, mais aussi de sanctions.

5:42
Présentateur

Alors, on ne peut peut-être pas demander aux forces de l'ordre d'être en permanence sur le qui-vive. Mais est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème de verbalisation ? Et est-ce que cette question, d'ailleurs, ne pourrait pas être traitée par une police municipale, David Béliard ?

5:53
David Belliard

La police municipale, elle va se faire. Vous savez, ça a fait de nombreux débats. Moi, j'étais tête de liste écologiste. Je n'étais pas favorable à la création d'une police municipale. Les électeurs et les électrices, ils ont décidé. Elles vont le faire. Moi, je souhaite qu'elles soient consacrées en grande partie sur la question de la lutte contre les incivilités routières. Et notamment sur les deux-roues motorisées. On voit bien qu'il y a un vrai problème aujourd'hui sur les deux-roues motorisées, sur les automobiles. Parce que je rappelle quand même... Pour vous, les incivilités, elles sont plutôt du côté des véhicules motorisées que du côté des vélos ?

Alors, il y a des difficultés aussi au niveau des cyclistes. Et je pense qu'aujourd'hui, la priorité, c'est de protéger le plus vulnérable dans l'espace public. C'est toujours comme ça qu'on doit faire. C'est nous, notre ligne, c'est notre focus, c'est le piéton. Le piéton, c'est le plus vulnérable. En plus, vous l'avez dit en introduction, tout le monde est piéton un jour ou l'autre. Que vous preniez un scooter, que vous preniez une moto, que vous preniez une voiture ou un vélo, à un moment donné, vous marchez. Et donc, moi, ce que je veux, c'est qu'on protège les plus vulnérables dans l'espace public. Et c'est à partir de là qu'on travaille.

Par contre, je voudrais juste quand même souligner, il y a beaucoup, beaucoup de reportages aujourd'hui qui disent « Oh là là, les vélos, ils ne respectent pas ». Bon, il y a un sujet. Mais par contre, la réalité des chiffres, c'est qu'aujourd'hui, les accidents graves, ils sont d'abord liés aux deux roues motorisées, ils sont d'abord liés aux automobiles. Et donc, c'est aussi vers ces usagers-là qu'il faut avoir des actions qui sont des actions très fortes de prévention routière et de sanctions.

7:07
Présentateur

Sur les piétons, David Béliard, est-ce qu'il pourrait être envisagé d'avoir des zones piétonnes et qui soient exclusivement piétonnes, qui interditent à toute autre forme de locomotion,

7:16
David Belliard

y compris les vélos ou les trottinettes ? Il faut partager l'espace public. Nous, ce qu'on veut faire, c'est des cœurs piétons. Des cœurs piétons partout à Paris. Le premier des cœurs piétons, ce sera l'arrondissement central. Ce que nous avons proposé et porté pendant la campagne électorale et qui va changer de manière très profonde la morphologie de Paris. Donc, plus de vélos dans les cœurs piétons ? Ce qu'il faut, c'est apaiser. Alors, non, on va être dans un partage, mais un partage différent. Aujourd'hui, on a une anomalie à Paris. Cette anomalie, c'est que 13% grosso modo des déplacements sont faits avec la voiture et la voiture, elle occupe 50% de l'espace public.

Ce qu'on veut faire, c'est inverser. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de rééquilibrer. C'est de redonner cet espace et de le reprendre. Par exemple, en reprenant la moitié des places de parking en surface. Par exemple, en faisant des cœurs piétons. Et on va le redonner. On va le redonner aux piétons, bien entendu. Mais on va le redonner aussi aux vélos. On va le redonner aussi à tous les usagers qui utilisent des mobilités actives et apaisées. Alors, je reviens sur ce chiffre que vous donnez, David Béliard.

8:11
Présentateur

13% des déplacements occupés par la voiture, même si en termes d'espace, évidemment, c'est plus grand. Je dis évidemment aussi parce que les véhicules sont beaucoup plus volumineux que ça. Mais si on regarde au niveau de l'agglo, je reprends les chiffres que je donnais tout à l'heure, au niveau de l'agglomération parisienne, là, la voiture, elle occupe une place plus importante. Même si c'est en baisse assez importante depuis une dizaine d'années, on en est aujourd'hui à environ 33%. Qu'est-ce que vous faites de tous ceux qui ne sont pas à Paris, qui ne sont pas loin, qui sont à la périphérie de Paris, qui utilisent leur voiture ?

On ne peut pas mener une politique de mobilité dans la capitale en faisant comme s'il ne se passait rien autour.

8:49
David Belliard

Non, c'est vrai. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'on participe, et je participe, aux réunions de travail avec mes homologues de la banlieue, de la métropole. Hier, par exemple, nous avons fait une grande réunion de travail sur la question notamment du schéma de déploiement des pistes cyclables au niveau de la métropole et au niveau même de la région Île-de-France, parce que Paris, évidemment, a une place très spécifique pour aménager, construire un plan cyclable sur l'ensemble de la métropole et de la région. Je parle de ça parce que, pour répondre à votre question, c'est que, oui, en effet, on ne peut pas aujourd'hui dire « on ne veut plus de voiture » sans proposer des alternatives.

C'est la raison pour laquelle nous travaillons à toutes les alternatives possibles. Les alternatives en termes de transport en commun, les alternatives en termes de continuité cyclable, pour permettre aux gens qui le souhaitent, qui le peuvent, de prendre le vélo. L'idée, ce n'est pas que tout le monde soit obligé de prendre le vélo, mais l'idée, c'est que si vous avez envie et que vous souhaitez prendre votre vélo et que vous habitez à Pantin ou à Bervilliers et que vous travaillez, je ne sais pas, ici, à la maison de la radio, eh bien, que vous puissiez prendre votre vélo pour venir et venir en toute sécurité. Et de la même manière, c'est aussi travailler sur les continuités piétonnes.

On les oublie souvent. Mais aujourd'hui, qui veut traverser le périphérique à pied ? Eh bien, aujourd'hui, c'est Koh Lanta. Il faut arrêter ça. Il faut qu'on retrouve des espaces, des continuités, des coutures entre Paris et les agglomérations, qui sont les agglomérations voisines.

10:12
Présentateur

Est-ce qu'en termes d'objectifs, parce que quand on fait de la politique, on se fixe aussi des objectifs, en essayant de les atteindre le plus possible, David Béliard, est-ce que l'objectif, c'est de diminuer dans Paris au maximum la place de la voiture, et donc le nombre de voitures, et, à contrario, d'augmenter au maximum la place du vélo ?

10:31
David Belliard

Alors, pas que le vélo, d'ailleurs. Transport en commun et piéton. Mais vous venez, grosso modo, de résumer la logique dans laquelle on est. C'est-à-dire, encore une fois, reprendre de l'espace qui est aujourd'hui dévolu à la voiture, pour le redonner à d'autres types de mobilité. Et ce mouvement-là, c'est un mouvement qui n'est pas que parisien. C'est un mouvement qui est embrassé par l'ensemble des grandes métropoles modernes. Pourquoi ?

Parce qu'on a des problèmes de pollution de l'air, parce qu'on a des problèmes de santé publique, parce qu'on a des problèmes d'accélération du dérèglement climatique, parce que, lorsque vous avez des grandes zones de bitume pour faire passer les voitures, que vous voulez réduire ça juste aux voitures dites essentielles, pour les personnes en mobilité réduite, pour les artisans, pour les professionnels, pour les taxis, parce que ce sont des véhicules partagés, bien une partie de cet espace, vous pouvez enlever le bitume et faire des espaces verts, planter des arbres, parce que c'est le premier climatiseur naturel, et nous allons connaître encore plus de canicules dans les prochaines années que ce que nous avons connu jusqu'alors.

11:26
Présentateur

Est-ce que vous vous dites que cet objectif mérite qu'il y ait peut-être par moment un petit peu, l'idée de casse, non c'est pas de la casse, mais enfin en tout cas des tensions, par exemple davantage d'embouteillages sur certaines zones dans Paris ou aux alentours ? Est-ce qu'il faut en passer par là en tout cas ?

11:41
David Belliard

Aujourd'hui on a une forme de révolution bien sûr, et cette révolution, alors c'est une révolution douce, c'est une révolution pacifique, c'est une révolution démocratique. C'est une révolution pacifique, parce que nous avons été élus sur la base d'un projet qui est un projet clair. Ce que je suis en train de vous dire, nous l'avons écrit, je l'ai défendu pendant la campagne électorale, d'abord seul, ensuite avec Paris en commun. Donc il y a évidemment des changements et des transformations des usagers, et notamment des habitudes.

Des habitudes qui hier nous disaient il faut prendre la voiture, et bien il faut amener tous ces gens qui utilisaient la voiture à aller par exemple vers les transports en commun. Pour ça il faut améliorer la qualité, il faut investir dans les transports en commun. Tout le Grand Paris Express, ce sont des projets qui sont des projets immenses et extrêmement importants, vitaux pour la métropole et pour la région. Bref, il faut que nous développions toutes les alternatives possibles à la voiture.

12:31
Présentateur

Grand Paris Express, pour ceux qui n'habitent pas sur l'agglomération parisienne, c'est ce vaste projet de réaménagement de l'agglomération parisienne, notamment à travers une offre plus importante de transports en commun. Parmi les mesures incitatives, David Béliard, pour aller davantage vers le vélo, il y a des aides financières qui sont faites, notamment pour l'achat de vélos à assistance électrique. J'ai regardé sur le site de la mairie de Paris, ça peut aller jusqu'à 400 euros. Est-ce que ça c'est quelque chose que vous supportez vraiment ? Ou bien est-ce que ça ne pose quand même pas un petit problème ? Je vous explique le fond de ma question.

Quand on regarde le prix d'un vélo électrique, pour avoir un bon vélo électrique, ce n'est pas moins de 1000 euros, il faut plutôt tendre vers 1500 euros. Donc, même si on a une aide de 400 euros, il faut quand même avoir les moyens de sortir le reste de la somme. Est-ce que ça ne s'adresse pas à une catégorie très précise de la population que l'on a tendance à englober dans cette catégorie un petit peu idiote du bobo parisien ?

13:27
David Belliard

D'abord, beaucoup de gens nous disent qu'on fait de l'écologie punitive. Moi, je n'y crois pas du tout à cette terminologie-là. Mais lorsqu'on propose effectivement un certain nombre d'aides, parce qu'il y a l'aide pour l'achat au vélo électrique, mais il y a aussi l'aide pour les professionnels, pour que leurs flottes deviennent des flottes moins polluantes, plus propres, on a une série d'aides très importantes pour aller vers des mobilités qui sont des mobilités plus propres. Oui, mais sur le vélo électrique. Et lorsqu'on fait ces aides pour le vélo électrique, par exemple, on nous dit, mais vous favorisez uniquement les bobos.

D'abord, vous pouvez aujourd'hui acheter très peu cher des vélos dits mécaniques. Parce que le vélo électrique, c'est bien, mais ce n'est pas la seule solution. Aujourd'hui encore, la majorité du parc ce sont des vélos mécaniques et nous favorisons, par exemple, nous organisons dans tous les arrondissements des bourses au vélo, très régulièrement, plusieurs fois par an, où vous pouvez acheter des vélos d'occasion très peu chers. Parce que le vélo...

14:17
Présentateur

Mais ce qui ne serait pas plus juste socialement, David Béliard, de ne pas donner d'aide pour le vélo électrique et de mettre ses aides sur le vélo mécanique

14:23
David Belliard

ou sur les transports en commun. Un vélo mécanique d'occasion, vous pouvez acheter ça à 50, 100 euros. De fait, c'est une aide factuelle quand on organise des bourses au vélo et qu'on permet l'échange et notamment ce qu'on appelle l'économie circulaire, c'est-à-dire grosso modo des vélos qui ont déjà été utilisés qu'on peut revendre. Et puis la deuxième chose, c'est que nous allons refondre. On va faire les états généraux du stationnement, les états généraux de la mobilité dans les prochaines semaines. On va lancer une grande concertation. Dans ces concertations, il va y avoir une réflexion sur les aides.

Parce que je souhaite que notre politique, qui est une politique, encore une fois, où on fait une forme de révolution des mobilités dans la capitale, eh bien, ça soit aussi une politique qui soit accompagnée et accompagnante pour celles et ceux qui, en effet, n'ont pas forcément les moyens de s'acheter une vélo électrique. Donc on va voir, on va reposer tout à plat et on regardera. Mais en tout cas, une chose est sûre, c'est que nous continuerons à faire des aides pour la mobilité propre. Alors, il y a notre mode

15:18
Présentateur

de transport. David Béliard, vous l'avez évoqué, d'ailleurs, depuis le début de cette discussion, qui est subventionnée par les collectivités locales, ce sont les transports en commun à Paris, les bus, le métro, le RER. Alors, je ne vais pas vous faire le coup, vous savez, la fameuse question qu'on pose la politique, est-ce que vous connaissez le prix d'un ticket de métro à Paris ? C'est 1,90€. Sinon, il y a des abondements mensuels. Je ne veux pas rentrer dans ce petit jeu-là.

Est-ce qu'on pourrait imaginer, comme l'ont fait certaines villes, que les transports en commun à Paris et dans son agglomération deviennent gratuits, même si ce n'est peut-être pas la mairie de Paris qui a la maîtrise de ce dossier ?

15:53
David Belliard

Alors, c'est bien de le préciser, ce n'est pas la mairie de Paris qui a la maîtrise de ce dossier. On a déjà fait un premier volet de gratuité dès cet été, puisque aujourd'hui, les moins de 18 ans peuvent bénéficier d'une gratuité grâce à un remboursement de la mairie, de leur passe Navigo. Pour celles et ceux qui ne sont pas à Paris, c'est le nom de l'abonnement pour les transports en commun sur la capitale et toute la métropole. Donc, les moins de 18 ans aujourd'hui bénéficient d'une gratuité des transports. Aujourd'hui, on a plusieurs difficultés. D'abord, la difficulté institutionnelle, c'est que nous ne sommes pas maîtres de cela.

Ensuite, nous sommes dans un contexte de crise sanitaire. Est-ce que vous y êtes favorable en tout cas ? Oui, sur le principe, oui, bien sûr. J'ai déjà exprimé, je pense qu'il faut aller vers la gratuité, en tout cas vers une accessibilité beaucoup plus importante des transports en commun, mais il faut trouver aussi des modèles. Et ce modèle de gratuité, évidemment, il ne peut pas renier sur les investissements nécessaires pour l'amélioration de la qualité et du réseau. Aujourd'hui, simplement, on est dans une crise sanitaire qui est une crise sanitaire extrêmement violente et notamment sur la question des transports en commun.

C'est à peu près 60-70% de taux de remplissage aujourd'hui dans les transports en commun francilien par rapport à l'avant-crise. C'est 2,6 milliards d'euros qui manquaient. L'État met au pot une avance remboursable pour combler ce trou. Mais en fait, aujourd'hui, on ne connaît pas l'équilibre d'Île-de-France Mobilité qui est l'opérateur qui gère tout ça pour les prochains mois parce que nous avons un gros déficit en termes de recettes. Est-ce que du coup,

17:20
Présentateur

David Béliard, en tant qu'adjoint, je rappelle, à la maire de Paris, en charge des mobilités, notamment, je ne redis pas toutes les fonctions que vous avez, est-ce que du coup, vous êtes favorable au développement du télétravail pour désengorger les transports en commun dans le cadre de cette crise sanitaire mais aussi peut-être plus globalement dans le cadre de l'aménagement du territoire pour peut-être que les gens se déplacent moins puisque je rappelle que vous appartenez à ce mouvement qui est Europe Écologie Les Verts. Les transports sont responsables environ 25%, je crois, des émissions de gaz à effet de serre.

17:53
David Belliard

Oui, d'ailleurs, dans la feuille de route, c'est-à-dire les grandes priorités du mandat concernant ma délégation, c'est un petit exercice auquel doivent se prêter tous les adjoints de la ville de Paris, c'est-à-dire décrire les priorités pour les prochaines années. Nous avons fait apparaître et j'ai fait apparaître la question de ce qu'on appelle un petit peu grossièrement la démobilité, alors excusez-moi le terme techno, mais c'est en fait l'idée de dire la meilleure démobilité, c'est celle qu'on ne fait pas d'une certaine manière et notamment sur toutes les mobilités dites contraintes lorsque vous allez travailler, c'est une forme de mobilité contrainte.

Moi, je suis évidemment favorable à ce qu'on développe de manière très importante la question du télétravail pour toutes celles et ceux qui le peuvent.

Alors, ça pose énormément de questions en termes de sociabilisation, en termes de salaire, de rémunération, d'investissement aussi de matériel à la maison, en tout cas dans son domicile, mais je crois qu'il faut tendre aussi à de nouvelles formes de travail et la crise sanitaire d'ailleurs a montré que même si ça avait des limites, on en parlait tout à l'heure en off, sur effectivement les difficultés de sociabilisation lorsqu'on est confiné chez soi, mais ça a aussi montré qu'on pouvait avoir une activité professionnelle pour beaucoup d'entre nous sans devoir forcément se déplacer tous les jours.

19:06
Présentateur

Sauf que là aussi, ça ne concerne peut-être que certains métiers et certaines catégories de population. Imaginons, j'habite un petit village rural à proximité de Vesoul. Je ne sais pas si vous voyez pourquoi je parle de ça. Je vois bien. Parce que voilà, comme vous le disiez d'ailleurs tout à l'heure, vous avez grandi en milieu rural et j'ai mon travail qui situe à une trentaine de kilomètres. Je ne peux pas le faire en télétravail. Je dois me déplacer. Qu'est-ce que vous dites à ce genre de personnes ? Vous leur dites quoi ? Vous n'allez pas les mettre au vélo. D'autant que certaines zones peuvent être plus ou moins pentues.

19:38
David Belliard

Je ne vais pas les mettre au vélo. Il faut quoi ? Qu'elles passent aux véhicules électriques ? D'abord, c'est d'aller un maximum vers des mobilités qui sont des mobilités propres. Et pour ça, c'est d'ailleurs un des sujets que j'aborderai avec la ministre de l'Écologie, c'est toutes les aides qu'on peut apporter aux personnes qui ne peuvent pas se passer la voiture. Parce que cette personne dont vous parlez, évidemment, ce n'est pas celle dont je parle pour la question du télétravail lorsque vous habitez dans une ville qui est ultra dense comme Paris. elle a une réalité qui est une réalité très différente. Et cette réalité, elle passe par la voiture. Toujours.

Vous savez, moi, mon premier diplôme d'une certaine manière, ça a été le permis de conduire. Lorsque vous êtes un gamin dans une zone rurale, vous passez votre permis de conduire. Donc, je sais l'importance de la voiture pour gagner en autonomie et pour avoir une vie et pour pouvoir avoir une vie professionnelle, une vie sociale dans ce type de région. Donc, il faut passer sur des véhicules qui sont des véhicules propres. Et pour ça, il faut des aides importantes de l'État parce que nous avons un besoin d'accompagner les conversions. Il y a par exemple,

20:39
Présentateur

dans la loi mobilité qui a été votée en fin d'année dernière, le forfait mobilité durable qui était de 400 euros. Alors, c'est à la discrétion des employeurs. Il faut le rendre obligatoire. C'est sur un an. Et puis, c'est passé à 500 euros dans les dernières annonces du Premier ministre. Oui, pour vous, il faut que ça soit facultatif à l'obligatoire.

20:57
David Belliard

Il faut rendre tout ça obligatoire. Il faut favoriser. Chaque fois qu'on peut favoriser le passage d'une mobilité qui est une mobilité carbonée comme on dit à une mobilité qui est une mobilité décarbonée ou moins carbonée, il faut le faire. Il faut le faire et notamment, vous avez tout à fait raison, pour toutes les personnes qui n'ont pas d'autres options. Parce que vous parlez de cette personne qui habite à côté de Vesoul, mais on peut aussi parler des gens qui font le ménage et qui sont obligés de prendre le métro le matin pour faire le ménage ici dans les locaux de la maison de la radio. Est-ce qu'il ne faudrait pas d'ailleurs moduler

21:29
Présentateur

du coup cette aide

21:29
David Belliard

en fonction de critères sociaux et de critères d'éloignement ? Des critères d'éloignement, des critères aussi de pénibilité du travail. Bref, il y a un gros travail à faire et c'est pour ça que la question du télétravail ce n'est pas une question simple.

C'est une question qui est éminemment complexe mais encore une fois, si vous permettez à une frange de la population et en plus, je ne parle pas d'un télétravail 5 jours sur 5, je dis un télétravail quelques jours dans la semaine mais si vous permettez à une frange de la population de télétravailler au moins partiellement vous désengorgez les transports en commun vous désengorgez les voies de transport et donc vous permettez à celles et ceux qui sont obligés de les utiliser de les utiliser de manière plus sûre plus sereine et plus agréable aussi.

22:16
Présentateur

David Béliard, il y a un mode de transport qu'on n'a pas évoqué c'est l'avion. Alors ça ne fait pas partie des déplacements du quotidien mais il y a eu il y a quelques mois de cela une proposition de loi qui est restée à cet état de PPL pour l'instant déposée par Delphine Bateau et François Ruffin pour instaurer un quota individuel pour plafonner l'usage de l'avion. On n'aurait pas le droit à plus de temps de kilomètres chaque année. Est-ce que vous êtes favorable à ce type de mesures que certains jugent à tentatoire aux libertés individuelles ?

22:43
David Belliard

Elle est un tentatoire parce que je le comprends mais elle est surtout très utile.

c'est qu'aujourd'hui nous ne pouvons plus utiliser l'avion de manière illimitée ça ne peut pas être un open bar parce que c'est un moyen de transport qui est un moyen de transport extrêmement polluant et pour une partie une grande partie des transports aujourd'hui aériens sont des transports dits de loisirs qu'on peut je crois en tout cas réguler vous savez il faut toujours savoir pourquoi on fait ces propositions c'est la situation qui est aujourd'hui une situation gravissime de dérèglement climatique je sais que ça fait oiseau de mauvaise augure de toujours le rappeler mais la réalité elle est là la réalité c'est qu'il y a une accélération des dérèglements climatiques c'est que les glaciers du pôle nord vont disparaître c'est que les forêts sont en train de brûler et que nous sommes dans une situation où nous avons besoin de changer et de transformer notre modèle et de le transformer de manière radicale et du point de vue

23:35
Présentateur

des mobilités David Béliard est-ce que pour vous le meilleur niveau pour agir c'est le niveau de l'état qui peut être un état stratège ou bien est-ce que c'est un niveau plus local les villes les collectivités les régions

23:47
David Belliard

moi je crois à la complémentarité des niveaux alors ça fait une réponse un peu de normand mais je crois quand même à ça c'est à dire que moi j'aime beaucoup le mandat local c'est formidable ce que vous pouvez faire quand vous êtes élu parisien parce que vous avez des leviers pour agir et lorsque vous décidez de faire des pistes cyclables un an, deux ans, trois ans après vous avez des pistes cyclables ce qui est un temps très court en politique mais il nous faut des cadres il nous faut des cadres nationaux et il nous faut des cadres européens parce que en fait nous avons besoin aujourd'hui d'avoir un cadre européen qui nous soit favorable je vais vous donner par exemple un exemple moi je suis favorable pour parler de la question des avions et des trajets longue distance moi je suis favorable à ce qu'on investisse de manière très massive dans les trains de nuit qu'on remette des trains de nuit et notamment des trains de nuit entre métropoles pour favoriser un tourisme qui est un tourisme plus propre alors il y en a deux

24:34
Présentateur

aujourd'hui il y en a deux supplémentaires qui sont annoncés dans le plan de relance alors la mobilité et les transports occupent une place particulière dans l'imaginaire politique français bonjour Antoine Dulcester vous êtes justement penché aujourd'hui sur les avatars de cette grande politique nationale depuis les débuts de la cinquième

24:47
Locuteur 5

oui et c'est sur les routes que le pouvoir s'est montré depuis le départ le plus soucieux d'imprimer sa marque la France se couvre d'autoroutes depuis les années 60 et 70 et nos présidents en profitent pour détailler leur vision de la mobilité vous allez entendre la voix de Georges Pompidou venu inaugurer un tronçon d'autoroutes en 1970 il est question de développement économique et aussi d'une certaine idée non pas de la France mais de l'automobile en France

25:11
Locuteur 2

j'espère et je souhaite que grâce au développement du réseau autoroutier et grâce aussi à l'éducation des français et des automobilistes on pourra à la fois avoir le réseau économique de circulation intense qui est nécessaire à un pays moderne et puissant et retrouver par la route et par la voiture individuelle ce facteur de libération qu'elle constituait à l'origine et qui répond profondément à l'individualisme français

25:42
Locuteur 5

et d'une présidence à l'autre les grandes politiques d'infrastructures se poursuivent avec pour chaque président la volonté d'afficher sa priorité politique du moment ainsi de François Mitterrand en septembre 1981 pour l'inauguration de la première ligne de TGV il s'exprime ici depuis Montchamin en Saône-et-Loire une région touchée par le chômage son message est clair le TGV et les politiques de transport sont une partie de la réponse de l'Etat face à ce chômage

26:07
Locuteur 3

Monsolimine, Le Creusot vous l'avez dit tout à l'heure Monsieur le Président de la communauté et chers amis sont les berceaux de l'industrie française mais cette communauté urbaine et sa région proche connaissent aujourd'hui un taux de chômage élevé la politique que le gouvernement mène avec vigueur sous l'autorité du Premier ministre permettra j'en suis sûr d'inverser ces tendances et de rendre aux jeunes espoir et confiance dans leur pays l'arrivée du TGV en replaçant la région sur un grand itinéraire international attirera des activités nouvelles et créera des emplois

26:49
Locuteur 5

et on note dans les années qui suivent une certaine discrétion à la tête de l'Etat oublier les grandes cérémonies où le pouvoir donne à voir ses prérogatives régaliennes c'est peut-être que l'époque a changé il s'agit désormais de civiliser les comportements et de sauver des vies c'était en tout cas le sens du grand plan pour la sécurité routière de Jacques Chirac qu'il annonçait le 14 juillet 2002 c'est d'abord la lutte

27:09
Locuteur 1

contre la sécurité routière je suis absolument horrifié par le fait que les routes françaises sont les plus dangereuses d'Europe

27:16
Locuteur 5

et la question est posée aujourd'hui l'Etat veut-il encore se donner les moyens de planifier de grands projets de transport et de mobilité ou s'agit-il simplement d'accompagner les grandes tendances de notre époque ubérisation covoiturage etc on peut s'interroger en écoutant le ton de cette réponse d'Emmanuel Macron à nos confrères de Mediapart en 2017 il parlait des transports mais d'une façon un peu détournée en répondant à une question sur le succès du groupe de VTC Uber ce que je sais

27:41
Locuteur 4

notre défaite collective c'est que les quartiers aujourd'hui où Uber embauche mais Uber comme d'autres qui sont français embauchent ces jeunes ce sont des quartiers où nous on sait rien leur offrir ni vous ni moi

27:51
Locuteur 5

et pour être tout à fait juste avec Emmanuel Macron il faudrait aussi mentionner la libéralisation des lignes de bus longue distance les fameux bus Macron lancés en 2015 on admettra tout de même que l'esprit des grands plans de transport piloté par l'Etat est désormais un lointain souvenir

28:03
Présentateur

d'un mot David Béliard ces grands projets d'infrastructures de transport qu'on a entendu avec Pompidou et Mitterrand ce sont des projets qui appartiennent au passé pour vous ?

28:14
David Belliard

en tout cas dans leur forme telle qu'elles ont été annoncées mais il y a encore de nouvelles frontières pour reprendre Kennedy ces nouvelles frontières c'est les mobilités propres c'est les mobilités collectives c'est le vélo par exemple aujourd'hui on a besoin d'un maillage vélo sur l'ensemble du territoire national donc si un président à un moment a envie de marquer à laisser son empreinte dans la question des mobilités le champ est très très vaste pour faire de l'écologie et de la mobilité efficace

28:37
Présentateur

merci beaucoup David Béliard d'avoir été notre invité aujourd'hui je rappelle que vous êtes adjoint à la maire de Paris en charge de la transformation de l'espace public des transports des mobilités du code de la rue et de la voirie politique émission préparée par Antoine Dulster réalisée par Thomas Jost avec à la prise de son Soit Boucorsa émission que vous pouvez réécouter et télécharger sur franceculture.fr je vous donne rendez-vous lundi à 8h45 pour la transition dans les matins de France Culture et je vous remercie