Leïla Bekhti & Jonathan Cohen, la flamme de l’amitié - C à Vous l’intégrale -18/03/2025
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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" jusqu'à 21h.
Emilie est en cuisine aux côtés de notre chef, C.Chiavola, pour du sashimi de limousine. Enfin, du boeuf limousin. - E.Tran Nguyen: Il y a du boeuf et du thon. - C.Chiavola: On a fait un petit terre-mer. - E.Tran Nguyen: Qu'est-ce que je peux rajouter? - C.Chiavola: On va faire revenir ces bons produits qui viennent de la mer. - A.-E.Lemoine: On dirait du camouflage. - C.Chiavola: Ce sont des algues qui viennent de Bretagne.
On va les plonger dans le beurre pour les torréfier. - E.Tran Nguyen: Je rajoute les algues. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2 et à tout à l'heure pour le dîner.
Pendant que ça crépite en cuisine, leur amitié crépite aussi. C'est pas du cinéma. D'ailleurs, leur duo complice s'affiche à la une du "Parisien" à l'occasion du film qui les réunit à partir de demain au cinéma. - L.Bekhti: Bonjour, tout le monde. - J.Cohen: Bonjour...
Quoi? - A.-E.Lemoine: Depuis leur rencontre sur un tournage en 2012, elle l'a suivi dans à peu près tous ses délires, totalement folle de lui dans "La Flamme" et partenaire de jeu dans "LOL: qui rit, sort!" - J.Cohen: Elle veut tout jouer et gagner de l'argent.
Là, elle était bien vénère. Ils arrivent à la plage. Il y en a un qui dit: "Il y a du monde aujourd'hui." Rires. - L.Bekhti: Très sincèrement... - J.Cohen: Qu'est-ce que tu vas faire, encore? - A.-E.Lemoine: Ils sont mère et fils au cinéma. - L.Bekhti: "Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan".
Dans ce film... - J.Cohen: On joue tous les 2. - A.-E.Lemoine: Ils sont mère et fils dans "Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan", qui sort demain.
Ils sont extraordinaires. Ils sont ce soir nos invités. On a envie de rire dès qu'on vous voit.
On a tous adoré le film. On a plus qu'adoré. On a pleuré, ri...
On vous a trouvée extraordinaire, aussi envahissante qu'aimante dans le rôle de cette mère qui fait des miracles. Votre performance est absolument dingue. C'est la 1re Chose que m'a dite Jonathan.
Quand je l'ai félicité pour le film, il m'a dit: "Tu as vu la performance de L.Bekhti?" - J.Cohen: Elle est exceptionnelle dans le film.
C'est une performance rare, comme j'aime à le dire. - A.-E.Lemoine: Votre amitié est indéfectible.
Ca dure depuis 13 ans. Jonathan pense que ça fait 10 ans, mais vous, vous savez que ça fait 13. - J.Cohen: 14 ans, même. - A.-E.Lemoine: Ca ne fait pas 14, de 2012 à 2025. - J.Cohen: On ne sait pas compter, mais... - L.Bekhti: On l'a tourné en 2011, donc 14. - A.-E.Lemoine: Une relation de gens mauvais en mathématiques...
Ca a dû être bizarre quand on vous a proposé d'être mère et fils. - L.Bekhti: Ca nous a beaucoup surpris.
On a eu un peu peur. - J.Cohen: Evidemment. "A quel moment ça va être crédible?
Est-ce que nous-mêmes on va croire à ça?" Il y avait plein de questions. Le scénario était quand même plus fort que le doute.
Le plus beau, c'est que le 1er jour de tournage, puisque je suis dans la 2e partie du film...
Quand je l'ai vue grimée, maquillée, avec toutes ses prothèses et la manière dont elle incarnait le personnage, c'était immédiat, la croyance dans tout ça. - P.Lescure: Epatant. - A.-E.Lemoine: Ce qui aurait été plus logique, ce serait que vous jouiez le père de L.Bekhti.
A en croire la photo de Jonathan... - J.Cohen: Sans maquillage, sans rien. - A.-E.Lemoine: Sans prothèse. - J.Cohen: "Donnez-moi mes BN!" - L.Bekhti: Elle est folle, cette photo.
Même quand il m'appelle, cette photo s'affiche. - J.Cohen: Elle en a fait des mugs.
Chez elle, il y a des mugs et des porte-clés avec ça. - A.-E.Lemoine: C'est vous qui n'en pouvez plus.
Nous, on ne s'en lasse pas. - J.Cohen: Sur un mug, c'est particulier.
Ce n'est plus la même tête. - L.Bekhti: On dirait que tu as été lifté. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi celle-là... - J.Cohen: "Fréquenstar"... - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que vous aimeriez avoir... - J.Cohen: C'est normal, il est tard.
Cette émission est en live. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce que vous aimeriez avoir de Leïla?
Quelle qualité? - J.Cohen: Elle a beaucoup de qualités.
Quelques défauts, évidemment. En qualité, elle a une force impressionnante. Elle m'épate.
Tout ce qu'elle est capable de faire, comment elle est capable de gérer autant sa famille que son travail, c'est vraiment une force très impressionnante. - A.-E.Lemoine: Ca rappelle Esther Perez, le rôle dans lequel vous êtes absolument formidable, dans "Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan", qui sort en salles demain.
Si je vous dis Miki, vous me dites quoi? - J.Cohen: Je dis "Echec et mat". - A.-E.Lemoine: Il est trop fort.
Elle a 26 ans. Elle est franco-coréenne. C'est la nouvelle sensation pop du moment.
Il a suffi de 2 titres dont "Echec et mat". Il a été porté par un clip tourné devant un Buffalo Grill. Vous aviez répété? - Echec et mat... - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Miki.
L'album a titre très original, "Graou". Ca veut dire quoi? - Miki: C'est quand il y a un truc un peu chiant qui se passe, mais c'est relou.
Au lieu d'en faire tout un pâté, on dit juste "graou". - A.-E.Lemoine: Tout ce qui vous arrive depuis cet été, c'est le contraire de ce mot. - Miki: C'est "youpi". - A.-E.Lemoine: C'est ce qui vous arrive de dingue depuis cet été, cette ascension fulgurante en moins d'un an, un buzz jamais vu depuis Z.de Sagazan.
Ce qui plaît, Ce sont vos textes impertinents, drôles, cash et autobiographiques. Dans "Cartoon Sex", vous dites: "J'ai les cuisses qui se touchent parfois." Dans "Scorpion ascendant Scorpion", vous dites: "J'ai pris des champis avec ma mère." - J.Cohen: Il faut respecter les paroles. - A.-E.Lemoine: Vous avez fait écouter ce morceau à votre mère alors qu'elle cuisinait. ... - J.Cohen: "J'ai rien compris", elle est trop mignonne. - Miki: Elle ne comprend aucune parole, en concert.
A chaque fois, elle me dit que c'était super. - E.Tran Nguyen: Vous êtes française par votre père et coréenne par votre mère.
On vous entend chanter en coréen. Elle chante en coréen....
Je suis une fan absolue. J'écoute cette chanson tous les matins pour me mettre de bonne humeur. mais j'avais honte d'être moi, à me teindre les cheveux et à cacher mes yeux sous des lentilles bleues." Vous avez longtemps rejeté vos origines coréennes? - Miki: Quand j'étais petite, oui.
Je ne voulais plus faire partie de mon entourage. Je voulais effacer tout ce que j'avais de différent. Je pense que j'avais honte d'entendre du coréen à la maison.
Ca sentait le kimchi. Il y avait tellement de choses que ma mère a faites pour promouvoir la culture coréenne là où j'ai grandi...
A cette époque-là, je voulais être comme les autres. Je voulais me fondre avec la masse. A mes 17 ans, je me suis rendu compte qu'il fallait quand même que j'y fasse quelque chose. - A.-E.Lemoine: Vous allez nous interpréter "Echec et mat".
Quand vous voulez. ... - Miki: A 19 ans, j'ai bloqué sur un mec. 19 mois pour qu'il me sorte de la tête.
Le garçon à la tête de requin. Ton nom est placardé sur toutes les grosses caisses. Je le veux sur mes grosses fesses.
Je me suis paumée dans la boîte de nuit. Le DJ voulait pas passer mes sons. En même temps, j'aurais fait la même devant une meuf kétaminée, pâteuse, pétasse, qui lui parle comme un moniteur de camp de vacances.
Je sors qu'avec des geeks ou des dealos. Car je kiffe les mecs qui sont pas qu'addicts à moi. Mais j'avoue, j'ai vu la limite.
Le dernier m'a poussée à bout de mes anti-vomitifs. Echec, chec, chec et mat, mat, mat. A deux doigts d'un échec et mat.
Mate, mate-moi ça. Echec, chec, chec et mat, mat, mat. J'aurai vraiment tout fait.
J'aurai vraiment tout fail. Echec, chec, chec et mat, mat, mat. Et puis, on contre-attaque.
Echec, chec, chec et mat, mat, mat. J'aurai vraiment tout fait. J'aurai vraiment tout fail.
Les gens qui boivent des bubble teas me dégoûtent. J'en fais partie. Oréo-mélancolie.
Je mate des K-dramas même si ça me gêne. Je kiffe les coursiers qui draguent, même si ça me gêne. Je laisse des traces de transpi sur la selle.
Ca me gêne et, en même temps, je trouve ça sexy comme une cravate au bout du cou, des cratères sur les genoux, le revers de ma jupe, raccourci pour toi, pour faire passer le temps. Je cherchais des stages au pif, copiant-collant les lettres de motivation. Attends, attends, laisse-moi faire encore un pâté de maison, juste pour écouter un dernier son.
Echec, chec, chec et mat, mat, mat. A deux doigts d'un échec et mat. Mate, mate-moi ça.
Echec, chec, chec et mat, mat, mat. J'aurai vraiment tout fait. J'aurai vraiment tout fail.
Echec, chec, chec et mat, mat, mat. Et puis? On contre-attaque.
Echec, chec, chec et mat, mat, mat. J'aurai vraiment tout fait. J'aurai vraiment tout fail.
Tu sais, je veux pas me forcer à écrire un truc qui te touche, même si tu sais que si je veux, j'accouche. Tu changes de visage comme de caleçon. Un jour, c'est bon, un jour, t'es con.
Comme quand t'aimes plaquer ma tête contre la plaque de la cuisinière. J'aimais l'idée que c'était pour me tenir chaud. Parce que sans toi, j'ai froid.
Sans toi, je suis rien. Mon guérisseur qui se fringue chez Guerrisol. Je suis paumée, comme la Pom'pote au fond du frigo que personne n'ose plus toucher ni jeter, car j'en vaux peut-être encore la peine.
J'ai peut-être encore du potentiel. Moi, j'y ai cru en tout cas. Echec, chec, chec et mat, mat, mat.
A deux doigts d'un échec et mat. Mate, mate-moi ça. Echec, chec, chec et mat, mat, mat.
J'aurai vraiment tout fait. J'aurai vraiment tout fail. Echec, chec, chec et mat, mat, mat.
Et puis, on contre-attaque. Echec, chec, chec et mat, mat, mat. J'aurai vraiment tout fait.
J'aurai vraiment tout fail. - A.-E.Lemoine: On ne vous imaginait pas aussi à l'aise sur un tabouret. - J.Cohen: Et pourtant, si.
J'ai bossé là-dessus. - A.-E.Lemoine: J'ai un exemplaire de "Graou" spécialement dédicacé pour vous.
Leïla, il y en a un pour vous, avec un long message derrière qui commence par "je te kiffe". - J.Cohen: Derrière, il n'y a rien pour moi. - L.Bekhti: J'adore! - J.Cohen: C'est trop bien. - A.-E.Lemoine: Vous serez en concert le 10 octobre prochain. "Graou" est disponible sur toutes les plateformes.
Bravo! - Miki: Merci beaucoup. - J.Cohen: C'est ouf, cette détente.
Ca me fascine. Ca fait du bien. Tu es légère, tu es toi.
Tu nous le donnes facilement. - Miki: Tu as envie que je t'écrive un truc? - J.Cohen: Juste "Jo, ça m'a fait plaisir de te voir." Ce n'est pas grand-chose.
Avec les ongles, carrément? On va y aller tranquille. - A.-E.Lemoine: J'ai un stylo. - J.Cohen: L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Absolument. - J.Cohen: Je lui ai demandé de le dessiner. - P.Lescure: D.Cleveland est un agent immobilier américain.
Si je vous dis que c'est l'un des plus grands collectionneurs au monde d'affiches de cinéma, d'un coup, votre oeil s'allume un peu. Fin mars, il met en vente à Dallas 500 pièces de sa collection. Il vient d'en présenter quelques-unes parmi les plus belles à Londres.
Les lots tournent entre 1000 et 2000 dollars. La plus grosse pièce, qui pourrait atteindre les 80 000 dollars, c'est une affiche tchèque de "King Kong" datant de 1933. Ce n'étonne pas A.Boyer, qui a sans doute l'une des plus belles grottes à affiches de cinéma de France. - Les affiches sont utilisées puis détruites à 90 %.
Les gens s'en foutaient. C'est un objet publicitaire. C'est pour ça que des affiches peuvent atteindre des prix faramineux.
Attention, ce n'est pas n'importe quelles affiches. Ce sont toujours des affiches de grands classiques. "King Kong" en 1933, ça peut atteindre des prix différents. - P.Lescure: A.Boyer a survolé ce matin les grandes époques des affiches de cinéma.
Aujourd'hui, elles sont travaillées sur ordi. Hier, c'étaient surtout des photomontages. Avant-hier, c'étaient souvent les plus belles: elles étaient dessinées. - A la fin des années 50, l'affiche était dessinée.
Là, c'est le premier long métrage de Disney. Le film sort en 1937. Le dessinateur a interprété à sa façon le dessin animé.
Pour celle-ci, on est encore dans le dessin, mais ça a tendance à disparaître. Ca disparaît complètement dans les années 80, avec l'introduction du photomontage. "Taxi Driver", c'est du pur photomontage.
Et "Mulholland Drive" de D.Lynch, c'est assez moche. On est typiquement dans ce que l'on fait maintenant: du photomontage fait sur ordinateur. - P.Lescure: Regardez L'incroyable série de ces créations de très grands films pour des affiches françaises.
A l'époque, on ne mondialisait pas la promotion. C'est fou, tout ce qu'a fait Roger. Pourtant, on ne voyait pas toujours les films, même les plus grands. - Vous regardiez le film avant de faire l'affiche? - Je n'ai jamais vu "Autant en emporte le vent". - Vous ne les voyiez jamais? - Je voyais des photos.
Après, il fallait faire le croquis. - C'était important d'être ressemblant? - Avec les Ricains?
Ils nous foutaient à la porte si ce n'était pas ressemblant. Ils n'en voulaient pas. - P.Lescure: On vous donnera les résultats de la vente aux enchères.
Leïla, quelle est votre affiche de cinéma préférée? - L.Bekhti: "The Truman Show". - P.Lescure: Elle est d'une pureté... "The Truman Show", à gauche... - L.Bekhti: "The Kid", c'est le 1er Chaplin que j'ai montré à mes enfants. - P.Lescure: Jonathan? - J.Cohen: "Rain Man" et celle de "Rocky".
Elle aurait pu être dessinée. - P.Lescure: Miki, je vous ai demandé une affiche. - Miki: J'adore l'affiche de ce film. - P.Lescure: Qu'est-ce qu'elle donne envie! - A.-E.Lemoine: Dans un instant, "Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan".
Avant ça, Jibé et Lucien. - Bonjour, Patrick. - P.Cohen: Je vous écoute. - Vous êtes trop professionnel. - P.Cohen: Ah. - Vous êtes "poker face".
Je comprends, c'est votre métier. Vous êtes neutre. Mais il faudrait utiliser les codes de la téléréalité en étant plus outrancier. - P.Cohen: Outrancier?
Crier, pleurer, rire aux éclats? - Exactement! - On a tout un panel d'émotions qu'on a récupérées dans l'émission.
Là, c'est au moment d'un fou rire. - P.Cohen: L'amorce du fou rire. - Et là, ou là... - Là, vous êtes en larmes.
C'était un témoignage poignant. Ou alors, c'est celui-là? - C'est pour vous rendre compte qu'il y a un sujet d'émotion à donner au spectateur.
Dans la téléréalité, ils n'hésitent pas à y aller. Il crie. Ca, c'est super.
On va faire un exercice. Pouvez-vous répéter après moi? "Incroyable!" - P.Cohen: C'est dingue. - "Truc de ouf, frérot!" - P.Cohen: On va croire que je suis doublé, si je dis ça. - On pourrait vous doubler. "C'est un truc de fou, ce soir dans 'C à vous'.
C'est Patrick avec vous, les djeuns! Ouais, gros!" - P.Cohen: Les gars, je crois qu'on a fait le tour.
Je vous laisse développer tout ça. - A.-E.Lemoine: Au cinéma, demain, vous êtes tous les 2 extraordinaires.
Une mère et son fils, qui ont réellement existé, et dont l'histoire est tellement folle qu'elle paraît inventée, celle d'Esther et Roland Perez. Esther, une mère de famille hors normes qui va réaliser un miracle. Elle jure à son dernier-né, avec un pied bot, que le jour où il ira à l'école, il ira seul et en marchant, et qu'il aura une vie fabuleuse.
A 5 ans, il ne marchait pas. - Votre enfant est handicapé. Fracas de vaisselle. - Non. - Ma mère s'attendait pour moi à rien de moins qu'un miracle. - Roland devait entrer à l'école en septembre. - Pour son 1er jour d'école, il ira tout seul en marchant. - Mon mari n'était pas médecin.
Il était rebouteux. - On va devoir placer Roland en famille d'accueil. - J'ai besoin d'encore un tout petit peu de temps pour vérifier si c'est le grand miracle que vous et moi, on attend depuis si longtemps. - Je peux peut-être essayer de vous aider. - Il faut que Roland soit bien concentré sur une seule chose: qu'est-ce qu'il aime? - Roland, ça fait 20 fois que tu la mets, celle-là.
Arrête, s'il te plaît. - On vous prend tout ce que vous avez sur S.Vartan.
Tu ne parles à personne dans le métro. - Pourquoi tu me dis de ne pas parler à des inconnus dans le métro? J'ai 27 ans. - Pourquoi tu veux absolument parler à des inconnus? - Jamais tu n'arriveras à te défaire de cette femme. - Pourquoi tu dînes chez ta mère? - C'est très dur pour elle.
Laisse-lui juste le temps de couper le cordon. Arrête de t'immiscer dans tout, arrête de t'immiscer dans la vie de mes enfants. Arrête! - Tu vas avoir un mariage fabuleux.
Tu vas avoir des enfants fabuleux. Tout pour toi sera fabuleux. Je te donne ma vie. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, R.Perez.
Vous êtes aussi ému que nous en revoyant la bande-annonce de ce film, que l'on a adoré. Cette histoire, c'est la vôtre que vous avez racontée dans "Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan", aujourd'hui adapté au cinéma par K.Scott, le réalisateur québécois de "Starbuck".
C'est un hommage à votre mère, qui a fait des miracles en refusant la fatalité. Elle a dit: "Comment ça, il a un pied bot? L'autre n'est pas beau?" elle n'a jamais prononcé le mot "handicapé".
Ca a tout changé, ce déni de réalité. - R.Perez: Elle ne vivait pas dans la réalité.
Quand on a un combat à mener, il faut s'abstenir de cette réalité, s'en extraire. C'est ce qu'a fait ma mère, spontanément. Elle n'avait aucune influence psychologique. - A.-E.Lemoine: Elle avait une assurance, une confiance à toute épreuve.
Y compris en jouant avec le feu. En refusant que vous alliez à l'école tant que vous n'étiez pas capable de marcher, elle risquait de perdre la garde de son enfant. - R.Perez: Oui.
Les services sociaux s'en sont mêlés, avec l'intervention d'une assistante sociale. Elle était cadenassée dans ses émotions, elle ne voyait que le bien-être de l'enfant. Je n'allais pas à l'école.
Ma mère était menacée, mais elle avait des voisines extraordinaires de toutes origines, nationalités et milieux. Avec ce groupe de femmes extraordinaires, j'ai grandi. J'avais un vrai rempart, formidablement retracé dans le film. - A.-E.Lemoine: Votre mère coupait le sifflet et la parole à tout ce qui bougeait.
Elle passait son temps à mentir. Vous dites qu'elle était coiffée comme une actrice de "Dynastie" et aussi envahissante que géniale et embarrassante à la fois. On regarde un extrait. - Vous disiez que la procédure durerait quelques mois. - Ca prend plus de temps que prévu.
Les miracles, ce n'est pas comme ça. - Vous m'aviez promis qu'il lirait. Il ne veut pas lire. - En face de madame Fleury, on pouvait voir toute l'étendue du charme, la force de conviction de ma mère.
Digressions, montées dans les aigus, larmes, émotions, le tout à la vitesse de la lumière. - Il fait des siestes. - Madame Perez, vous n'êtes qu'une menteuse! - A.-E.Lemoine: On ne peut rien contre une mère convaincue. - L.Bekhti: Rien du tout.
Ce personnage, c'était merveilleux. Déjà, de raconter cette vie sur 50 ans...
Et puis, c'est un personnage tellement riche! J'ai autant aimé jouer ses qualités que ses défauts. Elle apporte beaucoup de joie dans le drame.
C'est ça qui m'a beaucoup parlé. - A.-E.Lemoine: Et qui parle à toutes les mères que l'on est.
On aimerait bien être des Hulk comme elle. Il ne faut pas toucher à un cheveu de ses enfants. - L.Bekhti: Elle pourrait être à la fois toutes les mères, et en même temps, elle est unique en son genre.
C'est aussi un hommage aux mamans qui font du mieux qu'elles peuvent. On fait du mieux qu'on peut. C'est important de se le dire. - A.-E.Lemoine: C'est un hommage à toutes les mères.
Il y a aussi un peu de Jacqueline dans E.Perez. - J.Cohen: Oui.
Il la connaît, maintenant. - A.-E.Lemoine: Elle produit votre vie comme Esther produisait la vie de tout l'immeuble. - R.Perez: Quand j'ai signé le 2e livre, une femme s'est approchée.
Quand elle était dans la file d'attente pour la signature, je me suis dit: "C'est fou comme elle ressemble à ma mère." Elle avait le rouge à lèvres, l'audace dans les cheveux...
Elle m'a dit: "Votre mère, je l'adore! J'ai même la photo de Baba Salé dans mon sac." Je lui ai dit: "Vous savez, il y a un film qui va se faire sur ce livre." Elle m'a répondu: "Je sais, je suis la maman de J.Cohen." - L.Bekhti: Elle était venue sur le tournage. - J.Cohen: Elle s'est retrouvée dans un plan. - A.-E.Lemoine: Elle vous interdit de parler aux inconnus dans le métro? - J.Cohen: Elle m'interdit de parler tout court.
Elle ne m'interdit rien. Elle a été si présente et elle l'est encore. J'ai plus de 40 ans.
J'ai des enfants. Je la vois avec un autre regard. Elle me bouleverse.
Elle me voit toujours comme si j'avais 15 ans. Je suis au cinéma quand je l'entends parler. Je me dis: "Elle est trop mignonne!" - M.Bouhafsi: Le film est ultra concernant.
On se projette sur nos failles. - J.Cohen: Bien sûr.
On voit tout ce que ça demande pour s'émanciper, de ses parents...
C'est un vrai chemin, une vraie petite bataille. Maintenant, j'ai beaucoup de tendresse et d'amour. - A.-E.Lemoine: Comment vous dites "au revoir" à Jonathan dans le film en tant qu'E.Perez? - L.Bekhti: Ca, c'est à moi, ça, c'est à moi...
J'avoue, c'est le petit truc que j'ai apporté au personnage parce que c'est un truc que je fais avec mes enfants. - A.-E.Lemoine: Pourquoi on ne l'a pas inventé, nous?
Il va y avoir une épidémie de "ça, c'est à moi". - L.Bekhti: Quand mes enfants verront le film, ils m'en voudront peut-être un peu de le leur avoir volé. - R.Perez: Ils ne peuvent pas t'en vouloir.
Je n'en veux pas à ma mère. Elle était agaçante mais irrésistible. - P.Lescure: Celle qui passe après votre mère et après Dieu, c'est S.Vartan.
Pendant les 18 mois de votre traitement, vous étiez cloué au lit. Pour vous divertir, on vous achète tous les magazines, les disques de l'idole de vos soeurs, S.Vartan.
Vous êtes devant la télé, les yeux rivés sur S.Vartan. ... - P.Lescure: Vous étiez persuadé qu'elle chantait vraiment pour vous. - R.Perez: "Si je chante, c'est pour toi." Je ne connaissais pas l'extérieur.
J'étais enfermé dans cette HLM bigarrée du 13e arrondissement. J'avais mes soeurs. C'était un échantillon de la société qui venait à moi avec cette assistante sociale qui venait de temps en temps.
Je n'avais pas d'autre univers. Quand S.Vartan arrive, cette blonde, avec ses dents écartées, qui vient du froid, de la Bulgarie, je suis totalement fasciné.
La 1re chanson que je mets dans mon mange-disque, c'est "Si je chante, c'est pour toi". Evidemment que c'était pour moi. - P.Lescure: Le mange-disque était presque remboursé par la Sécurité sociale. - R.Perez: Il a presque été prescrit par la femme du rebouteux.
Je ne connaissais pas Mozart. "S.Vartan, ce n'est pas Mozart, mais ça fait partie du traitement." C'est ce qu'a dit la femme du rebouteux à ma mère. - S.Vartan: J'ai eu la chance de connaître sa mère.
Très peu, malheureusement, car elle est partie. C'était une femme extraordinaire. Elle ne capitulait pas.
C'est aussi l'amour d'un fils pour sa mère. - A.-E.Lemoine: C'est dingue, l'impact que vous pouvez avoir dans la vie de... - S.Vartan: C'est fou.
Je savais que j'avais des gens qui m'attendaient, qui me disaient que je leur faisais du bien. J'étais heureuse, mais à ce point, j'avoue que ça m'a bouleversée. Quelque part, je me suis dit: "Au fond, on sert à quelque chose." - A.-E.Lemoine: Ben oui, vous servez à quelque chose.
Vous ne vous dites pas ça? - L.Bekhti: Pas du tout.
Je mesure l'impact qu'a eu Sylvie sur la vie de Roland. D'ailleurs, c'est une femme exceptionnelle. Je savais l'icône qu'elle était, en termes de musique, de style, mais elle a un amour immédiat, une bienveillance immédiate.
En tout cas, elle l'a eu avec nous. Je comprends tout l'amour que tu as pour elle. Elle est merveilleuse, cette femme!
Mais moi, je ne me rends pas compte, nous concernant. - A.-E.Lemoine: Peut-être que... - J.Cohen: Faire du bien, c'est déjà pas mal. - E.Tran Nguyen: Vous incarnez Esther de 30 à 80 ans.
Vous avez pensé à votre grand-mère? - L.Bekhti: Oui.
J'ai eu la chance de vivre avec elle. Elle vivait avec nous. Je me suis souvenue De ses pas, de ses petits pieds...
Elle ne pouvait plus lever les pieds avec l'âge. Elle glissait. On l'entendait comme ça.
On l'entendait arriver. Son regard se voilait. Elle avait moins de réflexes.
Il a fallu travailler tout ça. - E.Tran Nguyen: Vous avez aussi un coach personnel à la maison. - L.Bekhti: Gratuit, surtout. - E.Tran Nguyen: C'est T.Rahim.
Il paraît que vous l'appeliez en femme de 85 ans. Et lui, il était en C.Aznavour.
Ca devait être bizarre... - L.Bekhti: Dommage qu'on n'ait pas pris cette photo.
Lors de nos derniers essais prothèses, K.Scott me dit qu'il faut que j'appelle quelqu'un qui connaît mes traits de visage par coeur. J'appelle Tahar.
Il était sur le tournage du film sur Aznavour. Il a regardé un peu. Très vite, on a switché sur les enfants.
J'ai buggé. "Je suis grimée en 85 ans. Toi, tu es en Aznavour et on se parle." J'ai un coach super. - A.-E.Lemoine: Vous avez le sens de la famille.
Je me souviens vous avoir entendue chanter cette chanson à Bercy, en duo, avec Grand Corps Malade. Ca aurait pu être la BO de ce film si S.Vartan n'existait pas. - A.-E.Lemoine: Vous avez 4 enfants.
Roland, votre maman en avait combien? - R.Perez: Six. - A.-E.Lemoine: Il en manque deux.
Sinon, il y a ces enfants qui n'étaient pas prévus. On vous avait dit que ce ne serait pas possible. - L.Bekhti: Exactement.
Ce sont mes 4 petits miracles. C'est merveilleux! La maternité a bouleversé ma vie.
Ca m'a rendue plus libre à des endroits, paradoxalement. Je suis toujours émue quand je pense à eux. Du coup, je suis émue toute la journée. - A.-E.Lemoine: Il y a une suite à "Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan".
C'est "Bonne fête des mères, papa!" C'est le récit de votre vie après un drame. Vous vouliez rendre la vie la plus joyeuse possible pour vos 3 enfants.
On n'en dit pas plus parce qu'il ne faut pas spoiler le film. Jonathan, il y a la suite? - J.Cohen: Potentiellement.
C'est une saga. - R.Perez: Esther revient.
Leïla, prépare-toi à te remaquiller. - L.Bekhti: OK. - A.-E.Lemoine: C'est formidable, "Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan". - P.Lescure: On en sort heureux.
On se dit que la vie peut être vachement belle. Franchement, c'est extra! - A.-E.Lemoine: Ca sort demain.
En plus, le Printemps du cinéma arrive. Ca fait 2 bonnes raisons d'aller au cinéma voir J.Cohen et L.Bekhti pour voir ce film magnifique réalisé par K.Scott.
Le mot du jour, c'est "courtoisie"? - M.Bouhafsi: Aujourd'hui commence la 27e édition de la Semaine de la courtoisie au volant.
Plus de 8 Français sur 10 déclarent être violents verbalement en voiture. 12 % d'entre eux lancent des insultes tous les jours. J'en connais certains autour du plateau.
Pour 56 % des sondés, ça empire avec le temps. Une belle ambiance sur les routes. - J.Cohen: Il n'y a rien d'encourageant. - M.Bouhafsi: On a demandé aux Français s'ils étaient courtois au volant.
On leur a posé la question. On sent que ce n'est pas le grand amour entre les piétons et les cyclistes. - Est-ce que vous êtes courtoise au volant? - J'essaie. - Plutôt. - On dit non, derrière. - Les autres doivent être courtois avec moi car je suis une femme, et ils ne le sont pas. - Comment vous trouvez les automobilistes à Paris? - Pas très courtois. - Je ne les trouve pas courtois vis-à-vis des vélos. - Pas du tout courtois. - Ils disent plein de gros mots. - Quelles sont vos insultes préférées au volant? - "Mets ton clignotant, connard!" - M.Bouhafsi: On voit que les femmes sont plus sincères que les hommes.
Pour plus de courtoisie au volant, certains suggèrent un permis zen pour ceux qui sont stressés. - L.Bekhti: Je ne conduis pas. - J.Cohen: Ca dépend de comment je suis luné et de si je suis en retard. - L.Bekhti: Donc tu n'es pas courtois. - J.Cohen: Ca dépend.
Comme je viens de le dire. J'ai très bien résumé. - A.-E.Lemoine: L'image du jour, c'est le rassemblement des Kévin? - M.Bouhafsi: On adore les Serge, mais il y a aussi les Kévin.
Hier, on était à la projection de "Sauvons les Kevin!" Des Kevin des 4 coins de la France étaient rassemblés. Ils étaient en forme.
On a croisé la mascotte de la soirée. Il avait toute la panoplie du Kevin. - Ca a été fait par un tatoueur qui s'appelait Kevin. - M.Bouhafsi: Mais que font-ils dans la vie? - Je m'appelle Kevin.
Je suis enseignant-chercheur. - Je m'appelle Kevin et je suis avocat. - Je m'appelle Kevin et je suis attaché de presse. - M.Bouhafsi: Quand on réunit autant de personnes qui ont le même prénom, ça fait des problèmes. - On entend beaucoup de gens s'appeler "Kevin".
Je me retourne à chaque fois. - M.Bouhafsi: Pour beaucoup, ce prénom peut être cliché.
Ca marche pour pécho? - Tu as déjà été ghosté par une femme à cause de ton prénom? - Jamais, au contraire. - Ca ne marche pas...
Je ne comprends pas. Je suis plutôt beau gosse. Ca doit venir du prénom. - Je pense que mes photos étaient mal choisies. - J'ai trouvé une entourloupe: "On m'a appelé Kevin." - M.Bouhafsi: Un petit concert pour les invités.
On reste dans la même thématique. - Sauvons les Kevin! Tout le monde dit... - SAUVONS LES KEVIN... - M.Bouhafsi: Pari réussi pour les organisateurs et le réalisateur.
La soirée s'est déroulée dans la meilleure des ambiances. Ovation. - L.Bekhti: Si K.Costner arrivait à la fin... - A.-E.Lemoine: Mais oui!
Il sauve tous les Kevin! - L.Bekhti: L'espoir. - A.-E.Lemoine: Il faut vous parler d'une émission dont le principe est simple: il est interdit de rire.
Ca devient compliqué quand L.Bekhti arrive avec une perruque de rockeur jaune. - L.Bekhti: Un mulet. - A.-E.Lemoine: Et elle chante.
Elle imite Elvis. - J.Cohen: Le peigne est hilarant.
C'est hilarant. - Waouh...
Pourquoi...
Sa tête, sa manière de bouger...
Elle fait un truc avec son pied, très plouc. Tout est gênant. J'ai envie de mourir de rire. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à notre table, autour de ce sashimi de boeuf limousin et sa ventrèche de thon.
C'est préparé pour vous par C.Chiavola. Il vient avec une casquette à table.
Il est chef à Villeneuve-lès-Avignon. C'est un chef étoilé. On est ravis de vous accueillir à notre table.
Ce truc a été un phénomène. A l'école, vos enfants ont été poursuivis par des peignes jaunes géants. - J.Cohen: C'est vrai? - L.Bekhti: Non.
Il y a l'un de mes plus grands, rappelle-toi...
Il n'a pas du tout de mémoire. On lui a dit: "J'ai vu ta maman avec un grand peigne jaune." Il ne sait que ça.
Il a vu une image. Il a dit: "Tu étais avec tonton Jojo et tata Adèle." Pour lui, c'est une vidéo d'iPhone. - A.-E.Lemoine: Vos enfants ne savent rien de votre métier? - L.Bekhti: Non.
Le plus grand a commencé à comprendre, mais pour lui, je suis sa maman. Tahar, c'est un acteur, il raconte des histoires. Moi, je suis maman.
Mais c'est super comme ça. Ca m'arrange. - A.-E.Lemoine: Et puis, il y a tonton Jojo.
Pour vous, c'est pareil: vos enfants ne savent pas quel est votre métier? - J.Cohen: Ma fille commence à comprendre.
Elle comprend que je suis dans la télé. C'est déjà pas mal. Je ne parle pas trop de ça. - A.-E.Lemoine: Vous ne parlez pas du tout à la maison? - J.Cohen: Non.
Nous, c'est les yeux. C'est comme ça que j'ai été élevé. - E.Tran Nguyen: Esther et Roland, c'est un duo mère-fils magnifique.
On a beaucoup aimé le binôme Marc et Alexandra dans "La Flamme". - J.Cohen: La folle. - L.Bekhti: Des fois, j'avais la voix bien cassée. - E.Tran Nguyen: C'est né comment, la folle qui crie "Marc"? - L.Bekhti: Il y avait déjà un bon grain de folie quand Jonathan me donne le scénario de "La Flamme".
Mais sur le tournage, ce qui est génial dans sa direction d'acteurs, c'est qu'il impulse de l'impro et, en même temps, il sait s'arrêter au bon moment. - J.Cohen: Tu as trouvé plein de trucs. - L.Bekhti: "Appelle-moi pour rien." Il n'y a rien de plus chiant que d'appeler quelqu'un pour rien dire. - J.Cohen: Qu'est-ce qu'on a ri! - A.-E.Lemoine: Dans "Le Flambeau", vous étiez toujours raide dingue de Marc.
Vous le portiez pour aller jusqu'au trésor. - L.Bekhti: C'est lui qui devrait me porter. - A.-E.Lemoine: Combien de kilos pèse-t-il? - J.Cohen: Je parlais de l'admiration que j'ai pour sa force.
Elle est physique, mais elle n'a pas de limites quand il s'agit de jouer quelque chose. Je lui ai dit: "Je suis trop lourd. Je pèse 80 kg." A l'époque, je pesais plus.
Elle m'a dit: "Viens, on s'en fout." Elle est prête à tout pour faire une scène. - A.-E.Lemoine: Et après, elle était bloquée 3 semaines au lit? - J.Cohen: Même pas! - L.Bekhti: Je retrouvais mes 3 enfants. - A.-E.Lemoine: "Je ne peux pas te porter, maman a mal au dos"? - L.Bekhti: Oui, je ne les portais pas.
Ca va avec le personnage. J'aime toujours chercher la vérité du personnage. Pour moi, Alexandra, évidemment qu'elle porte Marc car il doit être très fatigué. - A.-E.Lemoine: Oui.
C'est par dévouement. - L.Bekhti: Bien sûr.
Elle est folle. - A.-E.Lemoine: Elle revient à la seconde. - M.Bouhafsi: Il y a un mot que vous adorez, Jonathan.
C'est "hilarant". Vous le dites souvent. Mais c'est vous qui êtes hilarant.
Vous avez l'art de créer des personnages avec des destinées pas banales. En 2020, vous improvisez le personnage Fuckin' Fred. Son tube, "Confinez-le", avait enregistré plusieurs millions de vues.
Vous vous êtes retrouvé aux côtés d'OrelSan. Aujourd'hui, Fuckin' Fred est le héros d'un documentaire. - Bonjour, OrelSan.
Bonjour. C'est Fuckin' Fred. Vous allez bien? - A la base, je voulais juste qu'il fasse "Serge le mytho" sur scène. - J'ai une piqûre, une vraie piqûre. - C'était très "golri".
Ca aurait peut-être dû s'arrêter là. Ouais, Jo, est-ce que ça te dirait de faire ton 1er concert de Fuckin' Fred? Je te préviens, on n'a qu'une semaine. - Tu écoutais ce qu'on a fait?
C'est bien, hein? - Ouais. Il a pas d'idées.
Il n'a rien foutu. - J'ai que ça. - M.Bouhafsi: C'est hilarant, c'est barré.
J'aime beaucoup le pitch du documentaire, avec des scènes totalement vraies et d'autres totalement fausses. C'est original. C'est du délire, cette histoire.
C'est parti trop loin. - J.Cohen: C'est ce qu'on voulait faire, avec Orel.
On voulait partir d'un point de départ, puisqu'on avait déjà fait un faux documentaire il y a 6 ans. Comment pousser encore plus loin le délire? On prévient les gens.
Tout est vrai, mais tout est faux...
Le concert est vrai. On a vraiment 5 jours pour créer les chansons et les chanter le lendemain devant des gens. Tout le reste autour, c'est de la fiction.
C'est un objet hybride dont je suis très fier. Les gens se demandent perpétuellement si c'est vrai ou faux. "Vous l'avez vraiment fait?" J'adore.
C'est un endroit artistique assez déroutant. Je suis très content de faire ça. - A.-E.Lemoine: Fuckin' Fred est un peu là tout le temps? - J.Cohen: Non, il est là-bas.
Mais si vous l'appelez, il peut venir. - A.-E.Lemoine: Fuckin' Fred?
Il imite Fuckin'Fred. - J.Cohen: Oui.
Justement, je suis allergique. - A.-E.Lemoine: Vous avez l'air de bien connaître Fuckin' Fred. - L.Bekhti: On s'adore.
C'est Alexandra et Fuckin' Fred. - J.Cohen: Le duo improbable...
Juste pour ce documentaire, ma 1re spectatrice a été Leïla. Elle m'a accompagné sur toute l'évolution de ce doc. Son regard extérieur nous a permis avec Clément d'évoluer sur la forme de ce documentaire.
Elle a un regard incroyable. Je l'ai remerciée à la fin du doc. - A.-E.Lemoine: "Fuckin' Fred", c'est sur Prime Video. "Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan", c'est en salle demain.
C'est disponible aussi en librairie, avec "Bonne fête des mères, papa!" Miki, merci beaucoup. "Graou" est disponible sur toutes les plateformes. - J.Cohen: C'est incroyable, ce qu'elle dégage. - A.-E.Lemoine: Ce qu'elle "dégache".
Merci à tous les quatre. Merci au chef. - J.Cohen: On n'a rien mangé. - A.-E.Lemoine: Allez-y maintenant.
C'est les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Salut!
Bonsoir. - J.Cohen: Ca va? - B.Chameroy: Très bien.
Hier, nous fêtions les 5 ans du confinement. Je suis nostalgique. On ouvre une nouvelle case du calendrier du monde d'avant, celui du covid, avec une séquence dont on avait oublié l'existence. - Au milieu des baigneurs, un homme, protégé de la tête aux pieds, arrose le sable avec minutie.
Il est en train de le désinfecter. - B.Chameroy: "Je désinfecte du sable à Cannes", c'était une réplique du "Kamoulox", mais nous l'avons vécue.
A la une de ce mardi, A.Hidalgo, B.Retailleau, R.Glucksmann et L.Wauquiez dans une même soirée, animée par N.Monfort.
A.Hidalgo voulait gagner du temps. mes chers collègues élus, maires, députés...
Bref, tous les élus de France ici présents. - B.Chameroy: L.Wauquiez était présent aussi, en qualité de président du groupe d'amitié France-Arménie à l'Assemblée nationale. - L.Wauquiez: Si nous étions en Arménie, ce verre serait plein de vin rouge.
Si nous étions en Arménie, ce verre serait plein de vin rouge. Si quelqu'un comprenait mon message, il me tendrait un verre de vin rouge. Merci.
A la vie! - B.Chameroy: Pour animer tout ça, N.Monfort.
Il était au pupitre. - N.Monfort: Les interlocuteurs interviendront entre chaque plat et non pendant les plats, si vous en êtes d'accord. - B.Chameroy: Sur un manque de charisme, N.Monfort et sa solitude! - N.Monfort: S'il vous plaît.
Cette soirée est également l'occasion de... - B.Chameroy: Il s'est vengé en buvant une suze cul sec. - N.Monfort: Quelques-unes de ces personnes vont prendre la parole.
Il bégaie. - B.Chameroy: Pas plus clair.
L'autre information, c'est la fermeture de BFM Paris. Toute la rédaction a été mise à l'honneur. Les hommes de l'ombre n'ont jamais aussi bien porté leur nom. - On vous emmène jusqu'à la régie pour vous montrer tous ceux qui travaillent dans l'ombre, mais aussi absolument toute la rédaction qui est là ce soir.
Il n'y a pas que la régie. C'est une soirée particulière. - B.Chameroy: On ne voit rien.
On les embrasse quand même. C'était l'occasion de se remémorer les bons souvenirs vécus à l'antenne en 9 ans d'existence. - Des moments d'actualité forts, des manifestations de "gilets jaunes" à l'incendie de Notre-Dame de Paris, l'explosion de la rue de Trévise, puis celle de la rue Saint-Jacques...
Nous étions là. - B.Chameroy: Sans oublier les agressions.
Que de bons souvenirs! A part ça, je crois qu'E.Philippe n'est pas du matin. - E.Philippe: Je vous propose qu'on regarde la réalité en face.
On va se dire les choses tranquillement. Ce n'est pas ce que j'ai dit. Après le covid, on m'a remercié.
Je vous ai dit ce que j'en pensais. - B.Chameroy: Le patron du parti Horizons a joué à "Jacques a dit". - E.Philippe: Je le dis depuis longtemps.
Je le dis depuis longtemps. J'ai dit...
Je n'ai aucune envie de renoncer à dire ce que je pense. - B.Chameroy: J.-P.Tanguy, député RN, était sur Public Sénat au même moment.
Il décuvait de sa soirée de la veille. - J.-P.Tanguy: Les algériens binationaux français...
Il bafouille. - B.Chameroy: Autre ambiance du côté du "Nouvel Obs".
Musique dramatique. "La belle affaire." "Quel enfer!" "Ca aussi, c'est non." "Moi aussi, je peux dire 'c'est non'." "Que le temps est long à côté d'elle." C'était Catherine et Liliane. - En dépit des finances qui nous ont mis dans le mur, on accuse toujours la gauche. - On a 3000 milliards de dette. - Grâce à qui? - La gauche a sa part.
C'est facile. - Bah non, c'est la vérité. Désolée. - B.Chameroy: Ca, c'est facile.
Dans le reste de l'actualité, les questions de gouvernement à l'Assemblée nationale. On recule sur pas mal de sujets dans le monde, mais là, ça devient flippant. - Y.-Braun-Pivet: La question portera sur l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, sur l'IVG, sur la peine de mort. - B.Chameroy: Même les clashs semblaient datés. - C'est du bolchevisme, ça!
Du bolchevisme en puissance! - Y.-Braun-Pivet: S'il vous plaît, monsieur Barrès. - Celui-ci doit être frappé. - Monsieur Barrès, vous êtes d'une cruauté! - B.Chameroy: "Ces députés sont des acteurs", dirait Patrick s'il était autour de la table.
Il aurait raison. L'Assemblée nationale a organisé sa petite kermesse actuelle, une reconstitution dans l'Hémicycle. - Vous ne savez pas comment remplacer... - Vous non plus! - Y.-Braun-Pivet: Seul monsieur Jaurès a la parole. - B.Chameroy: Hyper fluide.
Celle qui joue le mieux, c'est Y.Braun-Pivet. - Y.-Braun-Pivet: Alors...
Je vais donner la parole à madame G.Halimi, députée socialiste. J'ai perdu V.Hugo? - B.Chameroy: Non, il arrive.
Il a juste galéré avec son vélo. - Mesdames et messieurs les députés, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, ma question s'adresse à monsieur le ministre des Affaires culturelles. - B.Chameroy: Petit coup de Ventoline pour V.Hugo, s'il vous plaît.
Vous connaissez le nom de la présidente de la Commission européenne? - U.VON DER LEYEN. - B.Chameroy: J'ai eu 3 prononciations.
Comment se prononce son nom? - Madame Von der...
Ils bégaient. - B.Chameroy: Nous l'appellerons donc "Ursula".
On referme ces actualités avec vous, Leïla. Je suis jaloux. Vous avez passé le meilleur dimanche soir en compagnie de celui qui avait troqué son costard-cravate pour une tenue mi-aviateur mi-étudiant en arts plastiques, L.Delahousse. ...
Il a passé l'entretien à vous booster. - Cap au sud de Paris. - B.Chameroy: Lolo parle de la tour Eiffel comme personne dans le monde. - Je crois que ce lieu a une sacrée bouille.
C'est la tour Eiffel. - B.Chameroy: Sacrée bouille, ma grande!
Cette canaille de l'homme de fer. Quand je pense que Gustave t'a connue, tu étais comme ça. Bonne soirée! - A.-E.Lemoine: Merci à tous les quatre d'avoir accepté notre invitation.
Demain, allez au cinéma!