Valérie Pécresse invitée d'Olivier Boy sur RTL | intégrale
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Olivier Bois et l'invité d'RTL Matin et la présidente des Républicains de la région Île-de-France. Bonjour Valérie Pécresse. Bonjour. La droite va-t-elle dans le mur ? Vous prenez la parole pour alerter parce que selon vous, toutes les leçons de votre échec à la présidentielle 2022 n'ont pas été tirées. On va en parler longuement dans un instant. Mais d'abord, il y a une semaine, tout juste, Quentin Deranque, militant nationaliste, était lynché mortellement à Lyon. Onze personnes, vous le savez, sont désormais en garde à vue et notamment des membres de cette jeune garde fondée par Raphaël Arnaud qui est devenu depuis député de la France Insoumise. Première question sur cet homme-là.
Est-ce qu'il a encore sa place, selon vous, à l'Assemblée nationale ?
Dans cette épouvantable tragédie, il y a deux choses qui choquent. Il y a la responsabilité flagrante de la France Insoumise et d'un certain nombre de ses membres. Et puis, il y a le silence complice d'une partie de la gauche qui refuse de condamner. Alors, face à ces deux chocs, Je pense qu'effectivement, il faut qu'on parle un petit peu de morale, d'honneur. C'est des mots qui sont peut-être un petit peu ancien monde, ancienne mode.
Mais c'est des mots d'honneur dans cette affaire.
Je crois que Raphaël Arnaud, vous en parliez. Vous parliez de ce député de la France Insoumise qui a fondé la jeune garde, cette milice, cette milice qui prône la convergence des luttes à coups de pied, à six, contre un homme à terre. Voilà. Mais ça, franchement, si M. Arnaud avait un peu d'honneur, avec deux collaborateurs parlementaires mis en cause dans cette affaire, je crois qu'il démissionnerait de l'Assemblée nationale.
On apprend notamment que l'un de ses collaborateurs, par exemple, était enregistré à l'Assemblée sous un pseudo. Ce n'était pas son vrai prénom, pas son vrai nom. Lui aussi, la presse nous dit qu'il était, par exemple, fiché S pour ses appartenances à cette mouvance ultra-gauche. Et donc, il est tous les jours au Palais Bourbon, à l'Assemblée nationale.
Et vous savez, ça fait des années que la France insoumise prône la violence. Elle prône la violence dans les lycées, elle prône la violence dans les universités, elle prône la violence dans la rue. Donc ça devait mal se finir. Et là, aujourd'hui, d'ailleurs, on le voit bien, une partie de la gauche est mal à l'aise. Mais cette gauche, elle a perdu sa boussole morale ?
François Hollande, vous l'avez entendu hier, il a été clair. Pour lui, il n'y a plus de possibilité de relation avec la France insoumise.
Oui, mais pour un François Hollande, combien d'Olivier Faure, combien de Marine Tondelier, combien de communistes n'ont toujours pas condamné la France insoumise ? S'ils avaient de l'honneur, eux aussi, eh bien, ils acteraient, aujourd'hui, une rupture totale avec LFI. Et ce n'est pas du tout ce qui se passe. Par exemple, les municipales. Rien que dans ma région, en Ile-de-France, moi, j'ai à peu près 40 listes d'union de la gauche, où la gauche, donc le Parti Socialiste, les communistes, les Verts, vont s'allier avec la France insoumise pour gagner les municipales.
Ça s'appelle de la lâcheté, ça s'appelle de la compromission, parce que ces antifas qui ont tué le jeune Quentin, ce sont des fascistes rouges. Et il faut qu'on le dise.
Vous entendez également le Rassemblement National, qui, d'une certaine manière, le mot n'est pas bien choisi, mais profite de cette affaire. En tout cas, si je lis hier les déclarations de Jordan Bardella, il se présente comme le meilleur bouclier pour protéger les Français de la multiplication des violences.
C'est une plaisanterie. C'est une plaisanterie. On connaît aussi, malheureusement, les méthodes de l'extrême droite. Et moi, je n'ai pas la mémoire courte, malheureusement, pour M. Bardella. Il est entouré encore aujourd'hui d'un certain nombre de personnes qui sont connues pour des faits de violence. Voilà, c'est ça l'entourage de M. Bardella. Donc, il faut lutter contre tous les extrêmes. Il faut lutter, j'allais dire, avec la fermeté, qui est celle des grandes démocraties. Et il ne faut pas faire de compromis, d'amal... La démocratie, la liberté, les droits de l'homme, la dignité de la vie humaine, tout ça, c'est nous qui les défendons.
C'est une question qui va nous amener d'ailleurs à la campagne présidentielle qui s'ouvre. Tout le monde n'est pas d'accord au sein de votre repartie. Vous, Valérie Pécresse, qu'est-ce que vous dites entre le Rassemblement national, la France insoumise ? Il y a une hiérarchie, on entend Laurent Wauquiez, qui dit le premier danger pour la République, c'est la France insoumise.
Mais moi, je me bats contre tous les extrêmes. Je me bats contre tous les extrêmes parce que les extrêmes conduiront la France à la faillite et au chaos. Les deux ! Voilà ! Et je ne fais pas de hiérarchie entre les extrêmes. La France ne doit pas tomber
dans cette folie des extrêmes. Cette campagne présidentielle qui s'ouvre, votre parole pèse évidemment parce que vous étiez la candidate les Républicains en 2022. Vous aviez fait moins de 5% vous-même, vous l'avez dit, cet échec est digéré. Mais vous prenez la parole pour dire d'une certaine manière attention, parce qu'on n'a pas tiré toutes les leçons et même on est en train de recommencer.
Mais bien évidemment ! Mais bien évidemment ! Je suis la mieux placée pour dire que dans une campagne présidentielle il faut un espace politique qu'on ne s'improvise pas candidate à la présidentielle en 3 mois qu'on n'installe pas un programme présidentiel en 3 mois donc moi j'espère être entendu mais vous savez il faut tirer les enseignements.
Quand on se trompe on peut se tromper on peut perdre on peut échouer dans la vie mais à un moment donné il faut en tirer les enseignements il faut apprendre c'est Mandela qui disait je ne perds jamais soit je gagne soit j'apprends et bien la droite doit apprendre de ses erreurs passées de nos défaites passées et donc ce que je dis mais je le dis très clairement c'est si on est divisé si on n'a pas un seul candidat face à ces extrêmes face à ces extrêmes mais bien évidemment face à ces extrêmes qui nous menacent si on est tous en ordre dispersé on échouera on échouera et on sera éliminé du paysage politique parce que c'est ça ce que veut l'extrême droite.
Bruno Rotaillot il a eu raison par exemple de se déclarer tout seul dans son coin j'allais dire en tout cas c'est l'impression que ça fait quand on l'a vu tout seul derrière un pupitre de déclarer sa candidature à un mois des municipales sans visiblement en parler à Laurent Wauquiez et autour de lui avant même de proposer le chemin vers une union possible.
D'abord la présidentielle c'est vraiment la rencontre entre une personnalité un projet et un peuple donc évidemment celui qui est candidat il doit l'être d'abord à titre personnel donc c'est une clarification qui est bienvenue la clarification de Bruno Rotaillot dire qu'il est candidat qu'il a envie d'exercer cette fonction présidentielle d'ailleurs j'en profite puisqu'on parlait de la jeune garde tout à l'heure je rappelle que le ministre de l'intérieur qui a eu le courage de demander la dissolution en conseil des ministres de la jeune garde c'est Bruno Rotaillot ce qui prouve d'ailleurs que quand la droite dirige c'est elle la meilleure ennemie de la France insoumise Bruno Rotaillot
a été élu président du parti largement est-ce que maintenant c'est l'heure de se rassembler tout de suite autour de lui
c'est l'heure aujourd'hui de décider d'une sélection d'un candidat unique il y a les républicains mais vous avez bien compris que la droite elle est morcelée façon puzzle il y a Horizon il y a les centristes il faut qu'on décide d'un seul d'un process qui nous donnera un seul candidat à la fin et il faut le faire très vite et c'est ça la leçon que je tire de la présidentielle c'est maintenant parce que le sujet c'est pas seulement la personne c'est aussi le projet et je pense que pour remettre la France sur pied pour redresser la France aujourd'hui le projet qu'on doit proposer nous la droite et le centre c'est un projet de rupture de rupture totale avec le en même temps rupture sur l'immigration et sur la sécurité bien sûr mais rupture sur les comptes publics la gestion de la France moi je pose une république fédérale une république où on arrête les doublons où on décentralise et où on débureaucratise puissamment pour faire des dizaines de milliards d'économies rendre cet argent en pouvoir d'achat à des français qui n'arrivent plus à vivre avec leur salaire donc que ce projet de rupture il faut au moins un an et s'il faut au moins un an elle doit avoir lieu après les municipales alors j'espère encore être entendu j'espère surtout qu'il y aura une pression du peuple de droite qui va dire mais arrêtez vos divisions mais nom d'un chien vous voyez pas monter les extrêmes
d'où à où cette primaire d'où à où de quel candidat à quel candidat Laurent Wauquiez plaide par exemple de Gérald Darmanin à Sarah Knafou
mais c'est pas à nous de faire le casting la primaire de la droite et du centre elle doit se faire autour d'un socle de valeurs la droite elle est pro-entreprise elle est européenne la droite elle est ferme sur le régalien la droite elle a des valeurs elle est humaniste on fait une charte des valeurs de la droite et on dit à tous les candidats qui se retrouvent sur cette charte des valeurs de la droite et du centre de venir à cette primaire c'est eux qui décident alors on me dit Sarah Knafou mais moi Sarah Knafou elle a décidé c'est son choix c'est pas le mien elle a décidé de siéger avec l'extrême droite allemande au parlement européen donc elle s'est elle-même classée avec l'extrême droite elle s'est mais elle siège avec eux si elle voulait siéger avec la droite républicaine elle pourrait c'est elle qui s'est classée
hier sur RTL Rachida Lati ne voulait pas dire qu'elle était une candidate d'extrême droite est-ce que c'est pas un manque de clarification justement
mais c'est pas à nous de qualifier les gens c'est eux qui se qualifiaient même madame Knafou siège avec l'extrême droite elle est donc complice alliée partenaire de l'extrême droite au parlement européen c'est tout c'est son choix c'est pas le mien c'est pas moi qui choisis pour elle vous voyez merci beaucoup en revanche le vrai prix du Navigo je vais donner un scoop à RTL c'est 270 euros par mois ça c'est le vrai prix et le prix qu'on paye 90 euros c'est qu'un tiers du prix parce que le pass Navigo est massivement subventionné par les collectivités les entreprises je tiens à le dire
parce que Sarah Knafou s'était trompée dans le prix du pass Navigo
elle avait dit que c'était 52 euros par an et elle avait ensuite dit ce qui est encore plus encore plus irresponsable que le prix était trop cher alors je suis désolé le vrai prix le vrai prix pour faire rouler les trains et les métros en Ile-de-France c'est 270 euros
merci beaucoup Valérie Pécresse et on salue Thomas Soto vous voulez le faire également parce que Thomas reviendra sur RTL demain matin donc notamment pour l'invité politique
et vive les pistes cyclables sécurisées
notamment pour son invité à 7h40 mais bien sûr dès 7h du matin pour le début d'RTL matin à demain à demain vous voyez
on a levé à l'invité politique et à la fin
Valérie Pécresse