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AutreLCI (sur YouTube)· 13 août 2026 197 minMixte

LCI Midi du jeudi 13 août 2026

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11h57 passé de d'une quarantaine de secondes. Bienvenue à à toutes et tous sur LCI Midi. Ils sont éprouvé.

Ils sont éprouvés. Ils manquent de moyens mais ça ne les a pas empêché de combattre tout l'été. Et d'ailleurs, à l'heure où l'on se parle, ils affrontent encore les flammes cette fois-ci dans le dans le pas de calé.

On y reviendra. Mais ce jeudi et bien c'est à Bovau. C'est à Bova que les pompiers mènent la lutte.

Neuf organisations syndicales appellent les soldats du feu à la grève. Il y a un ralbol hein et ils l'ont dit hein dans le contexte que l'on connaît, ils ont l'impression ces pompiers de répéter la même chose depuis des années. Sans plus attendre direction le le ministère de l'intérieur où nous retrouve sur place l'une de nos équipes.

Oui. Des syndicats qui arrivent avec beaucoup de revendications sous le bras davantage de moyens financiers, de moyens humains mais aussi matériels. Certains pompiers me racontaient et bien que des fois leurs camions ne sont plus aux normes, que leurs cagoules ne filtre plus bien l'air.

Des syndicats qui dénoncent aussi un manque de dialogue avec le ministère de l'intérieur. L'un d'eux me confia et bien on a été reçu que 30 minutes en juillet, c'est inadmissible. Face à cela, et bien le gouvernement met sur la table des propositions concrètes mais en place plusieurs choses.

D'abord et bien des propositions au moment où je vous parle sur le financement des 10. Puis et bien c'est cette parlementaire missionnée pour enrichir, approfondir le projet de loi sur la sécurité civile. Des conclusions sont attendu d'ici la fin du mois de septembre.

Une réunion donc déterminant qui devrait durer un petit peu plus d'une heure avec un point presse à l'issue prévu ici devant le ministère de l'intérieur à 14h. Voilà Guessum avec Julie Janus. Réunion déterminante.

Guillaume Bosnica, vous êtes journaliste météo LCI. Vous savez à quel point elle est déterminante cette cette réunion. On va en parler également avec Thbait qui va faire son arrivée sur le plateau, journaliste politique LCI.

Bonjour à vous Thbo. Bonjour. Euh on est euh ravi de vous avoir sur ce plateau et puis euh Boris Valif euh qu'on ne présente presque plus à nos téléspectatrices et à nos téléspectateurs, architectes, ingénieur, spécialistes des risques euh majeurs.

Alors ce qu'il faut dire et et c'est là tout l'honneur hein au fond des des soldats du feu de véritables héros hein, même s'ils n'aiment pas le mot, c'est qu'évidemment leur grève et ça il faut le préciser, elle est symbolique. Elle est symbolique. qui porte un brassard noir aujourd'hui sur le biceps et ils sont au front sans se démobiliser pour sauver des vies et parfois au prix de la leure, je le répète he quatre pompiers sont décédés lors de cette période estivale en lutte contre ces incendies monstrueux qui ont ravagé le Var, la forêt de Fontainebel et évidemment évidemment la Gironde.

Alors ce qui est frappant et on l'a entendu et là on est en ligne avec on est en ligne avec François Cholet hein. Je crois, n'est-ce pas, il faut le me Je suis pas tout à fait sûr. Bon, en tout cas, on l'a entendu dans dans la bouche de certains représentants syndicaux.

C'est le c'est le diagnostic qu'il pose. Le système paraît sous-dimensionné, véritablement sous-dimensionné. Les pompiers dénoncent un modèle qui n'a pas suivi la hausse des interventions et vous pouvez le confirmer, on est en direct ensemble.

Ni l'intensification des risques climatiques. Racontez-nous où vous trouvez. Allô ?

Oui. Est-ce que vous nous entendez ? Est-ce que vous nous entendez ?

Vous êtes avec nous ? Bonjour. Ici, Oui, bonjour.

Pardon ? Ici à Avignon, c'est une mobilisation inédite qui se prépare. Vous le savez, rarement les pompiers sont en grève.

Aujourd'hui, c'est à l'appel de neuf organisations syndicales. Euh ici, la la manifestation commencera à partir de 14h, mais les revendications sont déjà très clairement exprimées. Sur les banderolles, les sapeurs pompiers demandent plus de moyens déjà pour embaucher massivement des sapeurs pompiers professionnels.

Des moyens également pour renouveler leur matériel et leur véhicules. Et les pompiers demandent également un meilleur suivi médical, notamment lorsqu'ils sont exposés longuement aux fumées comme on a pu le voir cet été. Toutes ces revendications, ils pourront les exprimer auprès du ministre de l'intérieur qui les reçoit en ce moment.

Merci à vous Tristan Vartagnan. Merci pour ces explications. Va vous retrouver plus tard avec effectivement un un des pompiers hein qui effectivement voilà est en grève aujourd'hui.

Et c'est vrai Boris Viachev au fond on l'a entendu, on commence à le comprendre un petit peu. Euh voilà neuf organisations syndicales qui appellent à la grève. Euh il y a évidemment des revendications.

Concrètement elles sont de trois ordres : les engins, les équipements et les personnels. C'est ça qu'il faut en masse. Et maintenant.

Mais il est certain qu'il y avait un manque d'anticipation sur ce l'accélération des phénomènes et que la sécurité civile est vraiment le un point essentiel dans le dans cette lutte contre ces contre ces changements climatiques et toutes leurs conséquences. Donc il fallait anticiper le fait que ça arrive et que ça expose ce personnel qui nous est très précieux, qui apporte un travail un travail conséquent et le et qu'il faut faire évoluer de toute façon. Et il y a même il y a même une des parties au-delà de ça, je pense alors je vais laisser les pompiers parler pour eux.

Moi, je suis pas je suis pas de la sécurité civile mais par contre ils ont plein de revendications à faire et c'est il faut les entendre. Euh par contre, il y a une chose, je voulais citer dans les dans les pays comme au Japon euh par exemple, la sécurité civile a également une unité spécialisée dans l'éducation des populations. ce que j'ai ce que j'en ai discuté moi-même avec des personnes avec des personnes de la société civile en France et ils sont tout à fait partants pour ce genre de choses parce que ça permettrait aussi de réduire le risque particulièrement au regard du risque incendie qui est très important parce qu'on sous-estime énormément ce risque et la sécurité civile comme au Japon a la possibilité d'éduquer, de former, de montrer comment on utilise un distincteur, comment ce que c'est qu'un feu, à quelle vitesse ça se propage et cetera et ça par exemple ce serait une chose qui serait très bien de créer au sein de la sécurité civile elle-même.

Mais on posera ces questions à Christ vachet dès lors qu'il sera en en en liaison avec nous. Euh je voudrais qu'on s'arrête sur une image moi qui m'a frappé et qui raconte finalement l'urgence de ce que vivent les pompiers jour après jour et Guillaume Vosnica, je vais vous demander de la de la commenter. Euh les équipements, les foulards euh que portent les pompiers, on a vu euh des pompiers dans le Var, on a vu des pompiers en en Gironde et on va le voir sur ces images.

Anthony va va nous les les diffuser. Cette image de pompiers qui lutte contre les incendies avec un un vague foulard. Vous vous souvenez de ces images ?

Vague foulard sur le nez. Voilà, c'est ça. On a l'impression d' d'une petite polaire et Dieu sait qu'il fait chaud dans ces moments-là parce qu'on les brasiers sont intenses.

Mais vous voyez que tout est quasi à découvert. Bon là, il y a pas de casque évidemment quand on affronte les flammes Guillaume, il y a un casque mais tout de même euh ce ce foulard euh ce ce fichu de tissu ça interroge tout de même. Les fumelles sont toxiques et et ça a des implications sur la santé.

On a la chance en France d'avoir des dizaines de milliers d'hommes qu'ils soient volontaires ou professionnels qui sont mobilisés depuis le début de l'été. Mais effectivement le matériel manque. On le voit dans leur équipement, on le voit aussi dans les véhicules.

Je pense évidemment aux hélicoptères bombardiers d'eau canader qui travaillent à la fois dans le sud mais aussi dans le nord du pays. Et cet été 2026 et révélateur de ce que sera l'avenir et un avenir très proche, c'est que tout le territoire est confronté au risque d'incendie. Tous les pompiers aujourd'hui, qu'il soit dans le nord ou dans le sud du pays, sont amenés à lutter contre les flammes.

On le voit encore aujourd'hui dans le Pas de Calais, en Îlville, sont des départements qui il y a quelques années n'étaient pas habitués à faire face à de tels incendies. 1300 hectares sont partis en fumée cette année contre 66000 en 2022 qui avait déjà été un été historique. Donc ça montre l'ampleur du phénomène et il faut que les pompiers aient les moyens pour lutter contre ces incendies.

Et preuve en est qu'aujourd'hui, il manque cruellement cruellement de moyens. Euh Christophe Vachet, il le dit euh il le dit euh Guillaume Voznica, euh il est journaliste météo ici à LCI. Il les observe ces phénomènes et il les voit s'accumuler.

Sécheresse, euh chaleur extrême, incendie monstrueux. Il a rappelé ses ses chiffres. Et la question cruciale des moyens, Christian Vachet, vous êtes président du syndicat autonome 84, le Var donc qui a été soumis aussi à de de graves incendies.

Voilà, on s'est arrêté sur cette image, celle des équipements, un vague foulard à un moment donné pour équiper vos camarades armé d'une lince incendie contre des flammes qui sont monstrueuses et et ces fumées toxiques et les conséquences sur la santé. Oui, tout à fait. Euh on peut voir, on peut constater que les les moyens que dont nous disposons pour lutter contre tous les t tous les risques auxquels on est soumis.

Là, vous parlez du feu de forêt, mais il y a il y a bien d'autres risques pour lequel on intervient. Mais c'est vrai que on demande quand même que les les moyens au vu au vu de la technologie actuelle, on pourrait se poser la question pourquoi on on a encore de ce type de protection respiratoire pour pour aller combattre les incendies. Mais très concrètement, bon on va peut-être même à un moment donné, ne vous en offusquez pas, interrompre notre liaison parce que le ministre de l'intérieur, votre ministre de tutelle, monsieur Nounz, est attendu à la rencontre des syndicats et des neuf organisations syndicales qui appellent à la grève effectivement ce ce jeudi.

Mais très concrètement, c'est ça que vous vous pourriez demander au ministre. On veut des équipements mais basiques pour lutter contre les flammes et ne pas tomber malade dans les les années qui suivent. Oui, on a trop d'exemples de nos collègues qui partent à la retraite ou même avant de partir à la retraite tombe malade de différents types de cancer.

Quand on voit que en France pour les les sapeurs pompiers, il y a que quatre cancers qui sont reconnus comme maladie professionnelle contre une trentaine pour nos collègues canadiens. On se pose la question de qu'est-ce que comment l'État nous considère. En fait, c'est c'est c'est là le problème, c'est qu' on est on est mal considéré.

La question qu'on se pose aujourd'hui sur LCI, c'est voilà, vous êtes en grève, les pompiers sont de tabou, mais j'ai envie d'aller plus loin. Vous êtes en colère ? Oui, tout à fait.

Là, on peut on peut même le voir. Vous avez peut-être pas vu tout toutes les les bas de rolles que on a pu mettre, mais oui, on est en colère. on est en colère parce qu'on n'est pas on n'est pas considéré par nos par nos nos gouverneurs.

La gouvernance ne voit pas le mal-être qu'il y a dans la dans la profession parce qu'on pit à beaucoup de services publics défaillants et on est les seuls qui répondons 24h sur 24, 7 jours sur 7 à toute à toutes ces carences. Et malheureusement ce qu'on peut constater, c'est dans nos rangs les sapeurs pompiers sont à bout. Il ne trouve plus de sens au métier.

Comme moi, je suis rentré sapeur paupi il y a 30 ans réellement on trouvait du sens. On savait pourquoi on était là là quand on voit le les intitulés des missions pour lesquelles on intervient. Alors certes, c'est de l'assistance à personne, il faut bien qu'il y ait quelqu'un qui le fasse mais à la base le sapeur pompier est pas est pas là pour ça.

Ouais sapeur pompier en colère he d'ailleurs. On le voit sur ces images he qui sont qui sont diffusées par nos équipes et qui les tournent sur place. Bon, concrètement, c'est une question que je posais à à Boris Valiv sur ce plateau, mais voilà, il il y a des revendications, elles sont de trois ordres.

Bon, les engins, les équipements, les personnels. Dites-nous exactement de quoi vous manquez, dans quel secteur ? Euh alors concernant les les moyens matériels, euh si vous voulez, c'est euh alors déjà, il y a une politique qui a été euh sur les 20 dernières années de diminuer euh de énormément le nombre de camions au feu de forêt euh pour parler du risque qu'il y a actuellement.

Euh mais euh vu les finances des 10 actuellement, on est obligé de faire des choix. C'est-à-dire que on repousse euh le remplacement de certains véhicules quand voilà, on parle de camion de feu de forêt. L'amortissement de ces camions-là est et est et est et est et est emmené jusqu'à 25 ans.

Vous vous rendez compte quand Ouais. Quand le citoyen lambda lui change sa voiture tous les 5 ans pour pas tomber en pannne, nous on est obligé de partir sur des incendies avec des camions qui ont 25 ans et qui ont euh 25 ans avec les normes de l'époque, c'est-à-dire pas tout à fait pas les mêmes protections que maintenant. Donc nous ce qu'on demande c'est ça, c'est un renouvellement du matériel pour pouvoir intervenir en toute sécurité euh sur les différentes théâtres de des opérations que Christophe vacher, je vous coupe, le ministre de l'intérieur Laurent Nouè justement sans doute à l'écoute de ce que vous venez de signifier avec des mots précis, on change un camion tous les 25 ans quand nous-même automobilistes autour de cette table, on change de notre de voiture tous les 5 ans.

C'est ça qu'il entendra le le ministre de l'intérieur Thbait. C'est ce ce genre d'élément extrêmement concret. Racontez-nous ce qu'on voit d'abord, où est-ce qu'on est, qui est en présence et et et qu'est-ce qui peut être dit dans dans derrière les portes clauses là ?

Donc vous êtes ministère de l'intérieur, donc dans cette salle de réunion où vous allez avoir les différents syndicats qui sont tous représentés. C'est assez rare de les voir tous réunis dans une même pièce avec le ministre de l'intérieur. Ce qu'on sait de du côté de du ministère de l'intérieur de Bova c'est que là le but c'est de préciser l'état d'avancement nous dit-on des travaux engagés.

En gros, qu'est-ce qu'il y a ? Il y a ce projet de loi qui va arriver à la rentrée issu du beau de la sécurité civile dans la donc c'éit une consultation dont les conclusions dormaient un peu dans les tiroirs de de Bova cette fois-ci bah l'actualité fait que c'est l'occasion de le ressortir et de et d'avancer sur ce sujet-là. Et puis il y aura donc aussi des des propositions qui seront faites notamment sur ce qu'on disait les financements des SDIS.

Aujourd'hui, les S10 les donc les services de en gros des des sapeurs pompiers sont financés en grande partie par les départements. Et la question est de savoir ces départements qui payent aussi par exemple le RSA, qui paye les collèges, est-ce qu'on leur donne plus de moyens pour que pour financer du coup les pompiers ? Ça fait partie des propositions qui seront donc dans ce projet de loi et puis aussi dans le budget qui va être examiné à l'automne prochain.

C'est intéressant Christophe Vachet ce que ce que nous dit Thbao Petit puisqu'il nous parle effectivement des avancées attendus rapidement avec ce projet de loi 2027 mais comment est-ce que vous le comprenez ou alors comment est-ce que vous vous l'exprimeriez face au au ministres de tutel au ministre Nunaise stop les commissions, stop les promesses, on passe aux actes maintenant. Oui, tout à fait. Là, on a on a eu que hier, apparemment, ils allaient encore créer une commission pour euh euh pour justement statuer et trouver des solutions au problèmes des sapeurs pompiers.

Mais quand on voit les noms qui sont sur cette liste, on peut pas avoir confiance en en certaines personnes qui en fait c'est eux qui ont créé les problèmes. Donc, comment vous voulez que les personnes qui ont créé les problèmes trouvent les solutions ? Euh c'est c'est encore une fois de plus du de la perte de temps pour nous. le le beauva, on on y a travaillé, on était euh acteur de ce beau de la sécurité civile.

Nous ce qu'on demande maintenant, c'est des actes, c'est-à-dire que les conclusions sortent et que enfin on avance et que on change notre sécurité civile de demain. Thbaet, journaliste politique, a une question à vous poser. Christophe vacher.

Oui. Juste une précision, quand vous parlez de cette commission, est-ce que vous parlez de du de ce que annoncé le premier ministre, c'estàdire sep parlementaires, quatre députés, trois sénateurs qui vont travailler sur sur les des propositions à faire sur la prévention pour les feux de forêt et qui vont être ajoutés dans ce projet de loi de la de la de la sécurité civile ? Et c'est bien de ça de que vous parlez ?

Oui, tout à fait. C'est c'est de cette commission là. Oui.

Et donc ça ne vous ça ne vous convient pas ? des députés, des sénateurs qui sont qui vont du Parti socialiste jusqu'au républicain. Ça c'est une solution qui ne vous convient pas.

Ben peu importe le parti politique, c'est pas c'est pas le propos. Euh moi, je pense que le les solutions euh on les a déjà euh déployé, enfin on les a on les a se on les a travaillé, pardon, euh pendant le bobau de la sécurité civile. Là, c'est encore une fois euh aller chercher euh à gagner du temps pour euh pour peut-être trouver euh enfin gagner du temps pour trouver pour peut-être trouver les financements ou peut-être pour nous faire patienter. encore une fois de plus parce que le le les conclusions du bouau de la sécurité civile sont sorties l'année dernière en septembre 2025 et vous voyez là on est obligé de d'être en colère de de se mobiliser pour pour pouvoir avancer.

Donc c'est pas c'est c'est pas entendable de la part de nos organisations syndicales. Mais mais justement Christophe Vachet, je vais vous poser cette question et c'est encore une fois tout l'honneur de l'uniforme que vous portez. C'est-à-dire qu'en réalité vous êtes en grève mais pas tout à fait en grève. porter un brassard noir.

Mais si d'aventure il y a le moindre sinistre et le moindre départ de feu juste à côté de chez vous dans le Var et Dieu sait que ce département a été soumis à de graves incendies, vous irez vous sortirez les les lancer incendie. Euh et ça le pouvoir il le sait. Vous allez pas arrêter de sauver des vies.

Donc comment est-ce que vous comptez peser dans le rapport de force ? Ah ben là euh cl clairement le le rapport de force euh nous on ne peut pas ne pas répondre à à nos à nos interventions. Le la seule possibilité que l'on a c'est euh on va dire mettre un petit peu euh du sable dans les rouages.

Mais euh au final les interventions se feront. Euh bien souvent, si on rentre dans un mouvement de grève qui est beaucoup plus dur, on le fera en sous-effectif parce que l'effectif maintenu en service en cas de grève est inférieur à l'effectif que l'on a euh normalement pour un centre de secours. Je vous prends l'exemple de du de la caserne d'Avignon.

Euh on est entre 33 et 34 personnels de garde par jour. Quand on est en grève, on tombe à 28 personnes. C'est-à-dire que il y a des des engins forcément que qui qu'on arrivera pas à armer.

Merci à vous Christophe Vacher. On a bien entendu vos vos propos. Ce sont ces proposl qui vont être répercuté à Bovau.

Vous nous le décriviez Thbait derrière les portes closes. Il va peut-être un petit peu allez va se faire tirer les oreilles quand même le le le ministre de l'intérieur parce que on on met toute notre bonne volonté pour essayer de lutter contre ces incendies. Mais tout de même tout de même, il va peut-être à un moment donné devoir entendre des choses qu'on entend pas de depuis des années.

Merci à vous Christophe Vachet, vous êtes président du syndicat autonome 84 et et vous êtes en grève avec 250000 hommes et femmes en fait en réalité c'est c'est ça le nombre de de pompiers. Et j'accueille sur ce plateau et bien François Cholet, président de Montségure Finance. Vous êtes à la tête d'une société, voilà chargé de gestion de portefeuille, agréé par l'autorité des marchés financiers.

Euh les sonantes, les trébuchantes, vous vous connaissez. Au fond, ce système pompier repose sur un système de volontariat. 80 % des des pompiers en France sont des volontaires.

Et c'est pas ça le maillon faible quelque part. Est-ce que on va pouvoir avec des volontaires qui ne sont pas toujours disponibles compte tenu de l'État en plus de nos finances parce que c'est pour ça qu'on utilise des volontaires à un moment donné pouvoir lutter contre ces crises qui s'enchaînent et ces crises climatiques en particulier. Alors il y a une saisonnalité donc c'est difficile d'avoir des employés à temps plein toute l'année pour un événement qui va se passer dans une saisonnalité très courte.

Le principe même du volontariat est pour démultiplier la capacité d'action lorsque c'est nécessaire. Je je suis pas plus qualifié que cela pour dimensionner ce corps de de pompier, mais on est tous bien conscients que non, mais vous voyez le le yatus, vous voyez le sens de la question, c'est-à-dire qu'on fonctionne sur du volontariat, en réalité, on a peut-être besoin d'un peu plus de professionnel compte tenu de ce que nous décrit Guillaume Voznica, ces incendies monstrueux euh qui ne vont avoir cesse que de se multiplier. Oui.

Puis vous avez des volontaires qui sont quasiment des professionnels puisqu'ils sont engagés quasiment à longueur d'année auprès des pompiers euh titulaires. que c'est un c'est un c'est un sujet évidemment financier. Il y a des différences de traitement de salaires et cetera qui paraissent assez assez conséquent mais c'est une responsabilité qui aussi touche les budgets et donc la difficulté que nous avons à exécuter des budgets déjà des largement des visitaires en France et à les cumuler dans la période que nous avons.

N'oublions pas que nous avons encore une fois année après année des charges d'intérêt qui ne cessent de monter et qui nous empêchent de dépenser plus y compris à des endroits qui seraient des endroits où ce serait nécessaire. On va en reparler parce que évidemment cette canicule elle a un coup. La ministre de la transition écologique s'est exprimé mais d'abord direction de Pas de Calais.

Bah oui parce qu'en réalité les pompiers on l'a dit he sont 4 millions d'interventions par an tendance à la hausse. Pourquoi ? parce que multiplication notamment des incendies et comme vous le disiez tout à l'heure Guillaume Voznica, sur tout le territoire dans le Pas de Calais, ça brûle dans le Pas de Calais ça brûle et et c'est là que nous nous rendons trois départs de feu se sont déclenchés sur la côte d'Opal, plus de 200 hectares parce que les chiffres sont en progression de forêt ont été ravagé en en quelques jours.

Bonjour Zakaj Gili, vous êtes avec nous depuis le le le pas de Calet, la côte d'Opal. Qu'est-ce que vous constatez autour de vous ? Qu'est-ce que vous avez vu ce matin ?

Les pompiers continuent à mener une lutte acharnée. En tout cas, ce que l'on constate, c'est une vive inquiétude des pompiers puisque les conditions météorologiques se détériorent. Le vent commence à se lever ici.

Il fait 37°gr. À l'heure où on se parle ici sur la côte d'Opal, les pompiers continuent à lutter contre les flammes. Ils sont plus de 230 venues de toute la région mais aussi de Normandie.

On a pu constater avec Thierry Chartier le largage d'hélicoptère bombardier d'eau. Un dash vient tout juste d'arriver. Un point presse est prévu dans les toutes prochaine minutes.

Mais une chose est sûre, le feu n'est toujours pas fixé. Euh à vous euh Zac Gili, merci également à Thierry Chartier qui vous accompagne derrière la caméra. Donc on résume hein, il vient de le dire à l'instant, le feu n'est pas fixé.

L'enjeu immédiat comme d'habitude, c'est évidemment de protéger les les zones habitées. Euh plus de 200 pompiers qui sont mobilisés, mais le risque Guillaume et on l'a entendu, c'est le vent. Il pourrait encore souffler et pire pire tourner vers les terres.

Qu'est-ce que ça change concrètement ? En fait, on est une nouvelle fois sur une journée à haut risque. 50 départements sont en vigilance orange feu de forêt et d'ailleurs la majorité de ces départements, c'est situé vilain est aussi touché par un incendie actuellement.

Euh aujourd'hui, une journée à risque parce qu'il y a trois facteurs à prendre en compte. Il y a le vent effectivement, il va souffler à plus de 30 km/h. On a le taux d'humidité, un air très sec, inférieur à 30 % et on a une température supérieure à 30°.

C'est ce qu'on appelle la règle des 330 que connaît très que connaissent très bien les les pompiers. Et cette règle-là, quand elle est en place, et bien souvent c'est une journée à haut risque parce que ça peut très très vite dégénérer. Les conditions en fait sont défavorables dans la lutte contre les incendies.

Et quand on a un vent de terre, c'est un vent qui est beaucoup plus sec, contrairement à un vent qui soufflerait de secteur ouest. Et là, ce sera un vent chargé en humidité qui permettrait au pompiers de lutter un peu plus facilement. En tout cas, le feu lui aurait des conditions défavorables dans sa progression parce que l'air serait chargé en humidité.

En fait, cette journée résume très bien ce que l'on vit depuis le début de l'été. Nous subissons les canicules à répétition avec ces températures très élevées dans un air très sec et dès lors qu'il y a du vent et bien on se retrouve face à de telle situation. La fameuse règle des 330.

Effectivement, on a appris à comprendre ce dont il s'agissait hein. Plus de 30°, plus de 30 km/h pour les vents et moins de 30 % d'humidité. C'est c'est relativement clair et ça donne ces ces ces images.

Bon, il y a des hélicoptères, il y a il y a des avions d'âge qui sont mobilisés, qui propulsent, enfin qui larguent du retardantin, ce qui permet de stopper la progression des feux, éventuellement les les fixer plus de 200 pompiers. Est-ce que ça sera suffisant pour fixer ce feu ? L'avenir nous le nous le dira immédiatement et nos voilà nos nos de toute façon nos envoyés spéciaux sont sur place.

Alors que le voilà le ministre le garde des saut lui rendez-vet Jérôme et je remercie tous les policiers euh tous les magistrats qui travaillent actuellement pour repérer, pour retrouver et je l'espère pour interpeller demain juger très fermement ceux qui ont menacé monsieur le maire sa famille et aujourd'hui non seulement il est sous la protection de la République mais il a une justice qui vite s'est mobilisée et met des moyens très importants pour que nous puissions mettre fin à ces menaces. Lui dire aussi que le ministre que je suis au nom du président de la République, je lui ai apporté ce message à Christophe Rivinc. C'est aussi un un gouvernement qui se mobilise pour Alès.

Voilà quelques mois, monsieur le maire m'a saisi la création d'un tribunal pour enfants ici dans cette juridiction. Euh je lui ai euh donné un accord euh de principe puisque vous le savez qu'il y a des audiences foraines qui se font ici euh venant du tribunal de NIM et qui vient périodiquement à l' ça fait perdre beaucoup de temps au magistrats mais aussi au aux enfants, à leur famille. Euh un tribunal pour enfance important dans la vie quotidienne d'une commune, d'une agglomération des sévèes en général, surtout lorsqu'une partie de ses enfants commettent des actes de délinquence et qui d'ailleurs sont parfois liés au narcotrafic.

Donc il faut qu'on soit cohérent. Si on on renforce les moyens de la justice ici, il faut le faire également à la base, c'est-à-dire pour les enfants. Et donc, je vous confirme ici la création du tribunal pour enfants.

Je remercie monsieur le maire parce qu'il met à disposition des des locaux pour ces magistrats. Il y aura un parquetier supplémentaire, quelqu'un du parquet qui va s'occuper justement spécifiquement des mineurs ici à Alè et non plus dépendant de Nî, un juge pour enfants, des greffiers et ce sera au début de l'année prochaine que tout cela se se met en place. Et puis je vais aller visiter avec monsieur le maire également le le SPIP, le service d'installation et de probation à Alès.

Vous savez que j'ai été celui qui a débloqué la construction de la la 3è prison de de NIM, l'ouverture pour des agents pénitentiaires et surtout pour pouvoir désengorger une partie des prisons d'Avignon et de de Marseille, même s'il y a aussi une ouverture au beaumettes. J'oublie pas aussi qu'il y a des agents pénitentiaires très courageux qui font ce qu'on appelle le milieu ouvert, c'estàd qui suivent des personnes qui sont sous main de justice avec un un maire ici à l'est qui a toujours porté le travail d'intérêt général et ça c'est très important pour accompagner réinsérer un certain nombre de personnes qui ont commis des des faits déctuels mais également bien sûr des personnes qui sont sous bracelet électronique. Ils ont des des des services ici très courageux, un peu exigus.

Et donc on va aussi voir le déménagement du service d'instation de probation ici à l'est qui travaille d'ailleurs en lien avec le département de laer et pour aussi voir comment fonctionne ce service sur deux départements. Peut-être qu'il faudrait réfléchir euh à renforcer ce service d'insertion de probation ici euh particulièrement à l'est et dans le département dans le département du gare. Comment vous vous sentez monsieur le maire ?

Ben écoutez, comme on peut se sentir dans ces situations déjà euh soutenu et je voudrais remercier bien sûr euh très chaleureusement le ministre de la justice, le garde des saut, mon ami Gérald Arrmanin. Effectivement, ça fait un certain nombre d'années que nous connaissons, mais pour autant cela ne fait pas tout pour sa réactivité euh sur le soutien que j'ai reçu de la part de de tous les plus hauts dirigeants de l'État français des dè la survenue de cette affaire. Et puis au quotidien, comme il vient d'être dit, il y a une enquête en cours, on va voir.

Il me tarde de savoir un peu et surtout à mes proches de quoi il s'agit. Mais enfin, voyez, je suis là, je suis debout, je suis présent, je travaille, je continue à m'occuper de cette ville et rien ne m'en fera changer dans mon action quotidienne puisque vous savez, un maire, c'est avant tout quelqu'un qui s'occupe de la proximité, la qualité de vie des gens. Voilà, la sécurité en faisant partie.

C'est un engagement aussi de très longue date ici sur cette ville de ma part comme de la part de de l'ensemble des élus de cette ville. Et donc on continuera d'être présent pour la sécurité. Je rappelle d'ailleurs que la ville d'Alè n'a pas les problèmes que parfois on veut bien lui dire et que je suis là aussi pour aider à redorer son image et à parler aussi de l'importance des élus locaux.

C'est un sujet que j'ai abordé avec le ministre tout à l'heure aussi parce que en préparant aussi l'avenir, il faut penser aux élus locaux. Là où l'État ne peut pas être partout, il y a toujours un maire ou une maire, il y a toujours des élus locaux et c'est essentiel et on le voit au quotidien dans tout ce que les gens attendent de nous. Donc voilà, je suis là et très heureux et et je remercie une nouvelle fois très très chaleureusement le ministre de sa présidente.

Il me l'avait promis, il l'a fait. Voilà, parfois on dit il y a beaucoup de promesses qui sont pas tenues, ben il me l'avait promis dès le premier jour, il m'a dit "Je viendrai cours en route, il est là. Ben c'est super et c'est important et ça honore la ville qu'il soit présent.

Est-ce qu'il y a des avancées sur l'inquête ? Ah écoutez, il appartient au au procureur national criminalité organisée de de communiquer. Ce que je peux vous dire, c'est que je suis en contact avec elle.

L'enquête progresse grâce au aux policiers de la police judiciaire. On va pas en dire davantage, mais ce qui est sûr, c'est que on peut penser que dans les prochaines semaines, pour utiliser un terme plus générique, on puisse mettre fin aux menaces qui pèse sur monsieur le merd d'alès. Ce qui est sûr, c'est que ici à l'est, il y a des très bons chiffres de la délinquence.

Et quand on regarde les autres communes du sud de la France, on voit bien que c'est une mairie des services de police, des magistrats qui sont beaucoup mobilisé et pour éviter d'implanter un un trafic notamment peut-être qu'il viendrait du du Giron Marseillais, on va dire ça comme ça. Et vous savez que plusieurs départements autour des BGU sont particulièrement concernés. C'est près du voclus, c'est près du gare.

Pour éviter des situations comme nous les connaissons dans des quartiers de Marseille, il y a des maires très courageux comme Christophe Rivinc qui ont mis des moyens et grâce à ces moyens, je pense notamment au moyen de vidéosurveillance, nous avons ici beaucoup interpellé de personnes sous l'autorité de ce qu' a fait les ce qu'on fait les magistrats et c'est ça qui a gêné. Et d'ailleurs dans les lettres de menaces qui reçu monsieur le maire, vous avez vu que c'était des consignes données pour que les policiers arrêtent de soit d'être présents. On en a parlé avec Laurent Lunz du ministre de l'intérieur que je salue également qui a apporté également son soutien au à monsieur à monsieur le maire.

Et donc c'est aussi la démonstration que nous gênons dans l'activité de la police, dans l'activité des magistrats, dans l'activité municipale de monsieur le maire, c'est trafic et donc c'est très important de pouvoir interpeller ces personnes, de les confondre, de les condamner très fortement pour que aucun maire ne se sente un jour obligé de choisir entre la fermeté républicaine et sa vie personnelle, sa vie de famille. Et donc on met un point d'honneur. Je peux vous assurer que j'ai fait mettre un point d'honneur au magistrat du du parquet national criminalité organisé pour qu'on retrouve ces personnes, qu'on les présente devant des magistrats du siège et qu'on les condamne.

Est-ce qu'elle est ta mafia qui est derrière cette affaire ou ça encore ? Ministre de la justice, le garde des saut en visite à à Alè. Et c'est important Thbait du point de vue politique, il apporte son soutien au maire qu'on a entendu qui avait été menacé hein par la DZ familie, la DZ mafia, pardonnez-moi, exfiltré par le raide et là c'est le garde des SA qui vient lui politiquement lui apporter son soutien.

Oui, image très forte de la part du garde des SAAU qui vient donc apporter euh son soutien à un élu de la République et c'est dans son dans son rôle finalement d'intervenir et de montrer que finalement c'est euh par sa personne et c'est tout l'État qui vient euh soutenir euh le maire ici euh qui on le rappelle euh a été exfiltré suite à des des menaces de mort à la fin du mois de juillet dernier qui avait reçu des balles dans une enveloppe de la de la part de la des aides mafia et donc qui est qui est qui était menacé. C'est aussi l'occasion pour Gérald Armanin de mettre en avant aussi son bilan. On sait qu'il a été très présent sur des derniers projets de loi qui ont été adoptés notamment sur la justice criminelle.

C'est aussi le moyen de de faire un peu l'état des lieux de ce qu'il a pu faire ces dernières années au gouvernement. Ah ouais. Christophe Riving donc estfiltré par le raid effectivement sur une information très précise et qui a ordonné effectivement son exfiltration par le raid parce qu'il était menacé par la des aides mafia.

Voilà, ça c'était le le ministre le le garde des saut sur le terrain. Un autre ministre dans un autre domaine et qui nous concerne ici sur ce plateau, la canicule s'est exprimée, une autre ministre Monique Barbu parce qu'elle a estimé le coût de la canicule qui nous intéresse fortement. Elle dit, "Tenez-vous bien, 10 à 15 milliards d'euros, c'est ce qui va c'est ce que ce que va assez coûter cet épisode climatique.

On l'écoute évidemment, on en parle tous les quatre. On peut estimer et en tout cas c'est l'estimation de l'INC, mais ce chiffre est à prendre avec beaucoup de précautions. Un chiffre de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros de coût direct et indirect de la canicule de cet été.

Alors effectivement dans le contexte budgétaire que l'on connaît effectivement ce chiffre 10 à 15 milliards, il a de quoi bon on peut le dire effrayer hein. Cette canicule elle pourrait grver notre PIB de 0,5 points dans un contexte où la croissance annoncée, là je parle sous votre contrôle à tous les deux, elle est de à peine 0,7 points. Donc ça va faire mal.

Le chiffre, il interroge tout de même parce que l'INC ne le valide pas. Le ministère reconnaît une extrapolation, hein, je cite les mots du ministère, des canicules précédentes sans macroéconomistes. Donc 15 milliards Tibo Petit, on parle de quoi exactement ?

Des incendies, des moyens engagés, du coup de la reconstruction. Qu'est-ce qu'on a mis au pot là dans cette histoire ? Alors en réalité, il y a beaucoup de choses qui peuvent être il y a il y a une grande partie qui est notamment liée aux pertes de revenus pour tout ce qui est les agriculteurs qui sont les les en première ligne finalement les premiers touchés par cette sécheresse et par ces manques de de rendement.

Mais il y a aussi toute l'activité industrielle, il y a toute la réparation. Il y a pas une alors il y a pas on ne sait pas s'il y a notamment les dégradations liées aux incendies. Je pense que ça n'est pas compris dedans, mais surtout à noter que dans l'entourage de la ministre, on prévient que ce cette estimation risque d'être revue largement à la à la hausse à la rentrée parce que je crois que c'est vous qui me disiez tout à l'heure que sur le ne serait-ce que pour les le gonflement rétractation de l'argile, c'est ça ?

Il y a des il y avait des grosses pertes. En 2022 par exemple, qui était déjà une sécheresse historique, ça avait coûté 3 milliards et demi aux assureurs c'estes maison qui étaient fragilisé par le retrait gonflement des argiles. Sauf que là, on est sur une sécheresse qui est bien pire qu'en 2022.

Donc déjà rien que pour les assureurs, ce coût au niveau des habitations sera supérieur à 3 milliards et demi. Les incendies, alors c'est vrai qu' est-ce que c'est compté dedans ou pas, mais la surface brûlée, c'était 66000 hactares en 2022. Là, on est déjà sur 130000 hactares brûlés et c'est loin d'être terminé.

Il y avait eu environ 150 maisons qui avaient été détruites en 2022. Là, en est à plus de 300 déjà le coût pour les agriculteurs. On rappelle que tous les domaines de l'agriculture sont touchés, hein.

Ce n'est pas simplement les céréaliers, il y a aussi tout le maréchage, les pissiculteurs également. Donc, il est fort probable que ce coût soit réévalué dans les prochaines semaines. D'autant plus si la sécheresse venait à perdurer et si l'on a vivrait vivait pardon de nouvelles canicules d'ici le mois de septembre.

On va se demander Guillaume Voznica si précisément les assureurs l'ont anticipé. Ce coup annoncé comme ça par pertes et fracass si je puis dire par la ministre de la transition Monique Barbu. Julien Fillot, merci de rejoindre notre conversation.

Vous êtes directeur général du site hyperassure.com. Moi, je crois que tout est dans le dans le nom du site dont vous êtes le directeur général.

Est-ce que vous avez anticipé, vous tombez de votre chaise quand vous entendez la la ministre de la transition écologique nous dire 10 à 15 milliards, c'est le coût de la canicule. Vous aviez déjà anticipé un tel chiffre ? Alors, je tombe de ma chaise quand c'est en cours de canicule.

Oui. Euh de de Alors, on a une toute petite difficulté euh technique euh mais vous voyez euh François Cholet, on va le retrouver évidemment notre ami Julien Fillot, mais François Cholet, vous êtes dans le domaine de la finance, on entend juste un mot de notre assure et dit "Je tombe de ma chaise, on est en pleine canicule. Est-ce qu'en pleine canicule, on peut estimer le coût d'une canicule ?

C'est assez difficile. On avait des des des résultats avant, c'était l'ordre d'idée. 5 milliards d'euros, on vient de 4 milliards en 2024.

Donc on avait déjà une progression. Mais là, on a effectivement une flambée assez extraordinaire dans des événements climatiques qui sont assez historiques. Ce qui est intéressant, c'est de voir effectivement que on a un régime en France un peu particulier.

Il y a des assurats privés, il y a un régime de catastrophe naturelle et vous avez raison de le souligner, les incendies, notamment des maisons ne font pas partie des catastrophes naturelles. Donc ça remonte pas dans les budgets de l'État. C'est pris en charge par les assureurs et on a déjà vu des primes d'assurance fortement montées.

Alors déjà la prime catastrophe naturelle, souvenez-vous, elle était à 12 % des contrats et des primes, elle est passée à 20 %. C'était il y a déjà 2 années. Euh donc ça fait déjà une sacrée augmentation quand vous versez votre prime d'assurance, c'est maintenant 20 % consacré aux catastrophes naturel dans son exclus les incendies, c'est-à-dire le remboursement par exemple des maisons qui ont brûlé euh à proximité de Bordeaux dans le cadre des incendies que nous avons eu.

Et donc ça ça va reposer sur le secteur privé et on peut dire que c'est à peu près 80 85 % de ces sinistres va aller directement au secteur privé et donc derrière pour conséquence la hausse des primes pour les assurer puisque les régimes vont devoir s'ajuster d'un risque qui est revu à l'ose. Du côté de l'État pour le coup l'État doit assurer ben par exemple les sapeurs pompiers c'est les collectivités locales. tout ce qui est ça repose beaucoup sur le tissu local et l'État va avoir les catastrophes naturelles et là c'est par exemple l'eau, les incendies de forêt et cetera.

Tout ça va relever plutôt de l'état. Mais n'oublions pas que c'est pour en tout cas le commun des mortels d'abord le secteur privé qui va être mis à contribution pour les incendies. Julien Fillot, vous êtes retour.

Vous étiez tombé de votre chaise visiblement, vous êtes remonté, vous êtes bien assis et la connexion est est rétablie mais la question elle est sérieuse après ce ce petit ce petit clin d'œil. Mais très honnêtement, voilà, vous disiez quelque chose de très important. Euh estimer le coût d'une canicule avant la fin de l'été.

Euh c'est tubuesque. Euh c'est surprenant en tout cas, mais euh mais effectivement la certitude c'est qu'il y a euh un coût supplémentaire euh par rapport aux années précédentes. Ça avait été estimé par les assureurs mais peut-être pas à ce point euh parce que les assureurs se basent sur des statistiques passées.

Donc les cotisations ont augmenté du fait d'augmentation de de coûts sur les différentes couvertures qui sont qui sont assurées. Et évidemment, il y a eu une anticipation de de ces coûts en augmentation, mais je pense qu'il avait pas été à ce point anticipé et le bilan risque d'être assez lourd et comme l'assurance bah c'est la répartition du risque entre nous tous, ça va se retrouver dans les cotisations, c'est quasi certain. Julien Fillot, il y a forcément cette question qu'il va falloir vous poser, c'est qu'à un moment donné, si vous assureur vous êtes engagé à mettre, je dirais la main à la poche, forcément moi ma prime d'assurance, elle va augmenter.

Alors, je nous sommes comparateurs d'assuran et donc nous faisons en sorte de de trouver euh justement les les meilleures assurances au meilleur prix. Mais mais justement les assureurs eux effectivement vont devoir euh réimputer ces ces coûts parce que c'est pas le principe de de d'être en déficit l'assurance, c'est un principe de répartition des de ces coûts-là. Donc effectivement à la fin notre cotisation la vôtre la mienne va augmenter du fait de ses de ses coûts sur les incendies du fait de ses coûts sur sur la santé aussi.

On parle pas de la santé mais il y a un gros sujet sur sur les complémentaires santé qui va aussi être impacté. Enfin toutes les assurances risquent d'être impacté et donc le coût pour nous tous entreprises et particulier et collectivité sera sera sera plus important. Et et ça Thbait, restez avec nous hein.

Tho petit, il va falloir le vendre si je puis dire au au français. c'est qu'un moment donné infiné c'est nous qui allons payer les téléspectatrices, les téléspectateurs et bien le coût de ces ces canicules. Oui.

Et puis il va falloir arbitrer surtout parce que quand on voit sur tous les sujets qu'on est en train de d'évoquer à la fois les pompiers, à la fois le renouvellement des forêts, à la fois là, vous voyez les les aides aussi aux agriculteurs, on voit que finalement c'est ça va coûter très très cher. ce ce changement climatique nous coûte cher et il va falloir faire des efforts et trouver des moyens de de le financer. À la fois là, on parlait des assurances mais aussi sur des dépenses de l'État et donc tout cela va faire partie des discussions à l'automne dans le dans le cadre du budget.

Annie Jeunev, la ministre de l'agriculture parce que au-delà du coût qu'on a évoqué ensemble, on a qui qui voilà les maisons, les habitations, les sols meubles qui bougent et finalement la sécheresse qui impacte tous ces bâtiments. Est-ce qu'il va falloir à un moment donné assurer et et et effectivement et bien financer ? Il y a l'agriculture, elle est le scénario du pire est sur la table parce que eux-mêmes n'ont plus les moyens dans ces contextes là de d'exploiter effectivement leur leur leur leur champ et et produire des et bien des fruits, des légumes et à mettre des choses sur sur les étales.

Annie Jeunevar, elle s'est exprimée sur la question. Elle était ce matin l'invité d'Hertel. On l'écoute et on en parle.

N'est pas une sécheresse de plus. C'est un épisode inédit aux conséquences très lourdes pour l'agriculture. Il existe pour ceux qui ont perdu le plus l'indemnité de solidarité nationale, ce qu'on appelle l'ISN et qui sera cette année armée autant qu'il le faut.

Nous prévoyons plusieurs centaines de millions d'euros sur d'aide. Arnaud Rousseau, le patron de la FNSEA, qui est le premier syndicat agricole, il disait plusieurs milliardels où dit "Bon, allez, fond d'indemnisation d'urgence, Boris Sevia chef, quelques centaines de de de millions pour pour parlier palier au plus pressé. Je vous ai entendu dire hors plateau c'est presque ridicule ce genre de propos." Ah oui, bien sûr.

Et puis en plus, moi ce qui me choque dans toutes ces propos et dans tout ce qu'on a évoqué jusqu'à présent, c'est qu'on est toujours dans le même modèle de réparation après la catastrophe. c'est qu'on a absolument pas envisagé le seul moyen en fait d'éviter ces surcoups d'assurance de de comment de dommage en fait et d'effet direct et indirect. C'est justement on voit c'est là que la facture se fait le plus parce que il y a toutes les pertes d'activités qui sont derrière la canicule en fait et derrière cette ce changement climatique qu'on va avoir encaissé.

On le voit très bien après les incendies dans le en Gironde par exemple, il y a une perte d'activités monstrueuses dans dans tous les secteurs touristiques de restauration, on parle de on parle ici de l'agriculture et cetera. Le il faut vraiment je pense il faut qu'on arrête en France comme ça se fait dans tous les pays d'ailleurs où ils ont des politiques de résilience beaucoup plus efficaces et qui s'en sortent justement au niveau financier, c'est qu'on arrête de considérer comment la protection comme la seule réparation ou compensation. Il faut vraiment qu'on change de qu' a un renversement doctrinal dans ce pays et qu'on pense en fait à préserver de façon anticiper les fonctions essentielles des territoires y compris en en cas en situation dégradée parce que tout ça on va le vivre de plus en plus et il faut qu'on anticipe parce que ce sera le seul moyen en investissant dans la prévention, on va forcément réduire le risque.

C'est là qu'on peut jouer. en réduisant le risque et pas en attendant la catastrophe pour réparer parce que ça ça va nous coûter de plus en plus cher et les assurances ne suivront pas. notre système 4nat ne suivront ne suivra pas de toute façon on le voit très bien et donc le seul moyen qu'on aide de réduire la facture c'est d'anticiper et de d'adapter notre territoire de façon justement à ce qu'on ait pas les conséquences qu'on a aujourd'hui et qu'on va avoir encore plus à l'avenir et qu'on on va on va droit dans le mur quelque part d'être dans cette politique finalement que vous déploz celle du saupoudrage va augmenter les les primes d'assurance jusqu'à l'infini quoi. va jamais s'arrêter et puis il va falloir mettre encore plus de moyens pour pour se venir à chaque fois au aux différentes catastrophes qui vont qui vont arriver.

Alors que si on anticipe plus et qu'on investit dans la prévention, faut savoir qu'un 1 € investi dans la prévention, c'est c'est c'est 3 4 Oui, ça coûtera toujours moins cher économisé dans l'inaction qu'on a eu et on aurait dû s'y mettre il y a 25 ans et ça on le voit très bien dans tous les pays nordiques et cetera. Je me souviens qu'il y a encore même quelques années durant la durant les les canicules d'il y a une dizaine d'années de ça, les pays nordiques des tiraient déjà des leçons des canicules qu'on avait dans les pays plus au sud pour pouvoir améliorer leur système. Donc eux, ils sont dans l'anticipation.

Nous, on l'est jamais et c'est vraiment le problème et c'est c'est fait que la facture ça croit considérablement et puis au bout d'un moment bah on arrive et on peut plus financer. En fait, on voit les assurances suivent pas. Les assurances ce sont pas des organismes humanitaires de toute façon.

Non, loin de là, loin de là, ils sont ils sont ils sont intéressés et et c'est leur travail, hein. Et et à un moment donné, c'est c'est la fonction des assureurs. Mais effectivement euh ils ne sont pas là pour faire de de l'humanitaire.

Mais tout de même, Thbait, voilà, on écoute Boris Vier chef et on a ce chiffre qui sort du chapeau. Pardonnez-moi l'expression, mais c'est comme ça que j'ai envie de le le de le qualifier. 10 à 15 milliards le coût de la canicule.

C'est quoi ? C'est un chiffre sérieux ou c'est un chiffre politique ? Alors, c'est un chiffre qui a été visiblement basé sur des estimations des précédentes années de l'INC.

Donc, je après sur la méthode de calcul, je ne saurais pas en dire plus et vous dire si c'est plus ou moins sérieux. En revanche, c'est vrai que dedans, ça ne compte pas le grand plan que souhaiterait par exemple Monique Barbu, la ministre de la transition écologique, qui va faire des propositions, elle l'a annoncé au Premier ministre à la rentrée sur justement une sorte de grand plan pour se préparer au aux prochaines années. Le problème c'est que en général, on met toujours la priorité dans les arbitrages budgétaires sur l'urgence.

Et euh je prends l'exemple par exemple de d'une enveloppe qui avait été créée en 2024 qui était l'enveloppe justement de la transition écologique sur les forêts qui était je crois en 2024 500 millions d'euros. en 2 ans, elle a été divisée par 5 cette enveloppe. Elle servait notamment à renouveler la forêt.

Je prends juste cet exemple-là, mais euh évidemment le du du côté même dans des conseillers du de du ministère de la transition écologique, on admettait que en réalité quand il y a des euh des arbitrages à faire, bah c'est toujours plus simple de couper dans les dernières dans les dernières mesures qui ont été prises et notamment celle-là. d'un mot je parle sous sous votre contrôle hein. Je crois qu'il est peut-être prévu dans le PLF là donc qui sera discuté discussion budgétaire prochaine de de financer le coût de ces incendies peut-être ou au moins ceux de la la Gironde c'est c'est à l'étude d'un mot.

Ah bah il va falloir forcément que ce soit budgété et calculer dans ces aides et tout tous les montants qu'on évoque sur ce plateau évidemment doivent apparaître j'allais dire dans ce dans ce budget. Merci à vous messieurs. L'éclairage est important celui que vous vous nous apportez.

La canicule, elle frappe 5e vague de de chaleur, mais l'actualité, c'est aussi l'Ukraine et et ces tout derniers développement tout dernier développement, un train de passager a été frappé par un drone russe ce jeudi dans la région d'Odessa et et sans plus attendre d'ailleurs he pour avoir les les derniers éléments d'information, va rejoindre Gwendoline de Bonau à à Kief. Euh, bonjour Gwendoline. On voit ces images, elles sont elles sont éloquentes.

Ce train de passager visiblement visé he par l'armée russe. Il y a évidemment des des blessés et des victimes à à déplorer. Zelinski, Gwendoline, le président Zelinski affirme que le pilote ne pouvait pas ignorer qu'il visait une cible civile gwendoline.

De de quelles informations disposez-vous ? Alors ce que l'on sait effectivement he c'est que des opérateurs de drone russes ont ciblé la locomotive d'un train de voyageur qui reliait Denipro, la ville de Denipro à la ville d'Odessa. On sait que deux chemineaux ont été tués.

Le drone a plongé sur la locomotive alors que le train entrait en gare. Il y avait 340 passagers à bord dont 67 enfants qui ont pu être évacués par les secouristes. Et effectivement pour Volodimir Zelenski, il était impossible d'ignorer qu'il s'agisse et là d'un train qui transportait des civils, d'un train de passager.

Alors faut quand même comprendre que le train ça a toujours été d'une importance vitale he pour l'Ukraine. Il a presque toujours fonctionné contre vents et maré. Euh mais là, depuis quelques mois, le chemin de fer est de plus en plus régulièrement ciblé par les forces russes.

D'ailleurs, plusieurs gares euh ont été fermées et puis d'une manière générale, euh on le voit bien en Ukraine, la campagne de frappe russe cible de plus en plus l'arrière du front, c'est-à-dire les stations services euh à proximité du front, les gares, les trains, les entreprises, les commerces de détails. Il y a une accélération qui est très nette avec des frappes qui ont lieu de plus en plus fréquemment en plein jour. Ce n'était pas le cas avant.

Donc on sait et bien que ce genre de frappe est amené à à se répéter dans les jours, dans les semaines à venir. Restez avec nous, Gwendoline de Bonau, j'aimerais que vous écoutiez avec nous le président Zelinski malgré ce que vous nous racontez, malgré ces images qui sont éloquantes, ce train de civil frappé par l'armée russe et bien pourtant selon le président ukrainien, Vladimir Poutine, son adversaire va arrêter la guerre, nous avons un plan d'util. On l'écoute et on en parle ensemble.

Gwendoline, Poutine ne veut pas mettre fin à la guerre, mais il arrêtera. Nous avons un plan. L'Ukraine, nous savons ce qu'on a à faire.

C'est un plan commun avec nos partenaires internationaux. Pour atteindre cet objectif, les forces armées ukrainiennes doivent tenir fermement le front, tous les fronts. On a envie de d'avoir quelques sous-titres là.

Gwendoline, éclairez-nous. Qu'est-ce que ça veut dire ? On sent sur le terrain une Russie de plus en plus offensive qui préparait même peut-être une mobilisation qui fait appel à des soldats nord-coréens.

Et à côté de ça, on a monsieur Zelinski qui nous dit bah en fait il est sur le point d'arrêter la guerre. Je comprends pas tout. Non.

Alors d'abord l'une des tâches du président ukrainien Volodimir Zelenski, c'est à la fois de rassurer la population mais aussi de faire douter son ennemi. Donc ça faut bien en avoir conscience. Si Volodimir Zelenski dit qu'il a un plan, c'est qu'il veut qu'on sache qu'il a un plan.

Alors sans sans lire dans la boule de cristal, le plan qui se dessine pour l'instant côté ukrainien et bien c'est de continuer d'accélérer, vous savez, la campagne de frappe longue portée à la fois pour créer une pression économique en Russie, pour créer des discussions, voir des dissensions au sein des élites russes. Ça c'est un un premier point. et puis de forcer aussi Vladimir Poutine euh à prendre des risques politiques.

C'est pour cette raison qu'on entend le président ukrainien Zeletsk parler de plus en plus souvent de l'éventualité d'une seconde mobilisation euh générale en Russie qui serait très impopulaire. Le programme, le plan pour les Ukrainiens, c'est aussi d'arriver à avoir un programme balistique he qui pour l'instant est en est disons en phase de test pour établir une forme de dissuasion avec la Russie parce que vous savez que la Russie augmente ses attaques balistiques et que pour l'instant l'Ukraine n'a presque plus d'intercepteurs pour les arrêter. Donc ça c'est le plan qu'on connaît qui est amené à s'accentuer.

On peut douter qu'il y en ait un autre dont on n pas du tout connaissance. Mais le problème si vous voulez c'est que la Russie aussi a un plan qui est de continuer à bloquer les ports ukrainiens et ça c'est un vrai problème en Ukraine aujourd'hui. Augmenter les attaques balistiques, détruire les infrastructures énergétiques et ça pour l'instant on ne voit pas bien ce qui pourrait encore forcer le pouvoir russe à changer complètement de direction.

Merci à vous Gwendoline de Bonau pour ces informations qui vont nous permettre d'alimenter cette conversation. Merci également à Eric Jos qui vous accompagne à Kief en Ukraine. Conversation que je vais avoir et bien ce jeudi avec Anne Kratz.

Merci à vous de faire l'amitié d'être avec nous sur le plateau d'CI. Vous êtes chercheuse associé au Quincy Institute de Washington. Merci également au général François Jovani que je salue consultant LCI, géopolitique militaire.

Vous avez un rayon d'action au moins aussi large que celui de Grégory Philips qui est le chef le chef qui est pas pas encore le général du service international de de LCI mais enfin il est le chef du du service international de de LCI. Merci. C'est c'est important ce qu'elle nous dit quand même Gwendoline de de Bonotu.

Elle nous dit qu'il y a quand même deux choses dans cette histoire. Il y a à la fois les faits sur le terrain, on a vu ce train de civil quand même qui qui est visé euh à dessin euh on peut le penser en tout cas Zelinsky le dit euh par par l'armée russe. Et à côté de ça, euh ce récit, euh cette idée de continuer à faire douter euh son adversaire Main Zelinski.

Oui, on a un plan paix et on y va tout droit. Non, d'abord sur le train, les images sont absolument terribles. Il il y a deux morts et heureusement les passagers ont pu être évacués.

Ça rappelle, souvenez-vous Guillaume, le bombardement de la garde Kramatorsque dans les premières semaines de la guerre où là il y avait eu un véritable euh massacre. Je note euh au moment où on reçoit ces images qu'on reçoit aussi un communiqué des Nations-Unies qui dresse le bilan humain en Ukraine au mois de juillet. 437 civils tués au mois de juillet, 2600 blessés.

C'est le mois le plus meurtrier euh depuis mai 2022 en Ukraine. Si vous comparez juin euh juillet 2025, juillet 2026, c'est une augmentation du nombre de morts civil ukrainien de 70 %. Donc ça veut quand même dire que pratiquement le double.

Euh pratiquement le double. Ça veut quand même dire que ce qu'on raconte tous les jours avec nos envoyés spéciaux, à savoir les frappes sur Kief, les frappes sur Odessa, les frappes sur les grandes ville du pays font énormément de morts depuis quelques semaines. Ça c'est un point pour définir la ce que fait la Russie depuis maintenant plusieurs semaines.

Maintenant, sur le plan pour de Zelenski pour faire douter Poutine. Oui, et on l'a vu aussi ces derniers jours avec les les frappes à l'intérieur de la Russie, mais Zelenski a un problème, c'est aussi de protéger sa population. Et je ne sais pas si vous avez vu l'interview que le président ukrainien a accordé à à CNN hier soir.

Il redit au grand public américain "Donnez-moi des patriotes, on va y venir. Donnez-moi des patriotes. On en a vraiment besoin notamment pour protéger la population civile contre les missiles." Général François Chovan.

Je voudrais rebondir quand même sur ces chiffres que que nous apporte Gregory Philips. 437 civils morts en 2026 à date, en juillet. En juillet, pardonnez-moi, en juillet à date, plus de 70 % par rapport à à la même date que l'année dernière.

Ça c'est une stratégie militaire assumée par Vladimir Poutine. Je ne suis pas tout à fait d'accord. Euh nous sommes c'est une question hein.

Oui, mais je suis pas je cette question-là je réponds je j'y réponds. Nous sommes en temps de guerre et en temps de guerre les cibles peuvent être civiles. C'est vrai et on en a pas forcément la preuve.

Euh je reviendrai d'ailleurs sur la voie ferrée. Euh c'est aussi le ciblage de toutes les infrastructures queles qu'elles soient, industrielles, économiques, énergétiques euh de l'Ukraine et qui ne sont pas dans la campagne. Euh donc elles sont dans les villes et effectivement euh après une question de précision des missiles et autres, il y a ce qu'on a appelé des dommages collatéraux hein.

Il y a un moment, il y a une période où effectivement on pouvait quand même avoir de forts soupçons sur la volonté délibérée d'instiller la terreur par des frappes sur des partis civiles jurées de l'Ukraine. Ça ne veut pas dire que ça a pas lieu encore aujourd'hui hein. Maintenant que ça soit ça a lieu sous nos yeux.

Oui. Mais est-ce qu'il y a une volonté derrière ? Pour l'instant la vraie puisqu'on parle de plan, il y a au moins un plan russe qui est d'empêcher l'économie ukrainienne d'alimenter les forts de guerre tout comme les Ukrainiens font la même chose en Russie.

Donc on est dans ces situationslà. Maintenant pour revenir effectivement sur la question de la voie ferrée, ça fait des mois des mois que les Russes ciblent toutes les locomotives parce que le seul moyen vraiment efficace aujourd'hui, vu la distance qui a à parcourir en Ukraine, le seul moyen utile pour transporter non seulement du personnel mais des munitions, mais du matériel et ce que vous voulez, c'est la voie ferrée et qu'aujourd'hui la volonté et vous revenez d'ailleurs à la deuxième guerre mondiale. Qu'est-ce qu'il y avait pendant la deuxième guerre mondiale ?

Qu'est-ce qu'on frappait les voies ferrées et on les sabotait. Et du côté russe, ça a été il y a eu des sabotages, rappelez-vous aussi, sur les voies ferrées. Et il y a aussi cette communication, enfin cet usage de la voie ferrée depuis des années 70, 1870 où finalement c'est ce qui permet de faire la logistique arrière.

Que ça soit en Russie, beaucoup de troupes russes se déplacent par la voie ferrée. Aujourd'hui en Ukraine, il n'y a pas d'avion. Il peut y avoir soit la route avec les risques soit la voie ferrée.

Alors effectivement quand on c une un train où il peut y avoir des civils, oui, il peut y avoir des conséquences mais la vraie cible c'est la locomotive parce que quand il y a plus de locomotive et finalement il n'y a plus de transfert logistique. Alors ça c'est l'analyse froide du du militaire hein qui qui observe le cours de de cette guerre qu'on commente. Et tout de même Anne Kratz, il y a quand même cette idée au-delà d'aller frapper cette effectivement ces vecteurs cruciaux que sont les trains et qui transportent des armes et des munitions comme nous l'a dit le général.

Cette idée d'installer d'instiguer d'instiguer la terreur au sein de cette population ukrainienne et ça c'est assumé. Les chiffres de Grégory Philippe nous le disent. Oui, bien sûr.

Mais je suis d'accord avec François Chavon. C'est la guerre. Oui, mais c'est la guerre.

Ça pas là. On sent bien qu'il y a quelque chose qui qui va un peu plus loin. Si vous voulez si vous voulez que j'exprime mon sentiment de compassion envers les tués, ça je suis tout à fait votre je suis Non non moi je parle de l'aspect tactique encore une fois de dire on va on va tuer plus de civils parce que l'idée c'est peut-être de briser le moral.

C'est Oui sûr le moral des Ukrainiens a montré sa résistance he ça on est on le sait tous et on les honore pour cela. Il faut bien voir que les Ukrainiens ont également monté dans l'échelle de l'escalation. Eux aussi, ils sont allés frapper très loin en Russie.

Beaucoup d'infrastructures en principe civil comme les grands les grands une frappe des raffineries. Euh le nombre de morts occasionnés du côté russe est est moindre. Alors, il y a eu la frappe sur le Tatar stand 13 morts en effet, mais c'est nettement plus occasionnel que ce décomte quotidien et macabre qu'on enregistre tous les jours en Ukraine.

Vous savez aujourd'hui même, je crois que l'Ukraine a dit qu'il ne donnerait plus de de renseignement sur le nombre de missiles que leur qui seraiit éventuellement capturé par leur par les patriotes qu'ils ont. Il en ont pas beaucoup ou n'importe quoi d'autre. Et donc il y a beaucoup quand même de flou sur toutes ces informations.

Il y a pas de flou sur la sur la sur ce qui s'est passé avec ce train. Ça c'est évident. Et on est on est tous comme d'habitude quand quelque chose comme ça se passe où il y a beaucoup de civils et cetera, on est tous euh on est tous dans un dans une espèce de sidération qu'il y ait encore des hommes comme monsieur Poutine qui soient capable de faire ça aujourd'hui au lieu de s'asseoir à une table de négociation, de négocier et d'en finir avec cette guerre.

Euh donc cela dit euh quand monsieur Zelenski dit qu'il a un plan, euh ça fait quand même plusieurs fois qu'il nous a dit cela ou peut-être sous d'autres formes mais enfin il a dit cela. À mon avis, il a beaucoup de soucis à se faire et monsieur Poutine a beaucoup de soucis à se faire aussi. Et c'est ça le problème.

Euh il y a une volonté des deux côtés d'un jusqu'au bouthisme qui ne peut que faire encore beaucoup beaucoup plus de mort, qui ne peut que faire que la situation va se geler dans une guerre d'attrition qui pourrait durer des années et des années. Il faudra que quelqu'un ça la meilleure chose ça serait que Poutine soit ce quelqu'un mais c'est peu probable. Peut-être Zelenski avec toute avec tout le courage qui le caractérise saura le faire.

Il faudra qu'il commence par prendre le taureau par les cornes et par dire bon il faut que ça s'arrête maintenant. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Où est-ce qu'on peut s'asseoir ?

Avec qui et avec qui on va discuter ? Parce que par exemple pour le pour la question des patriotes, on va en parler justement précisément. Ils en auront pas.

Bon, je voulais rebondir et ben justement ça va ouvrir le le deuxième tiroir de cette discussion et c'est Grégory, c'est vous qui viiez référence. Zelins qui donne une interview à CNN donc qui s'adresse directement aux Américains et bon pour schématiser, il réclame 5 % du stock américain de missile patriote pour protéger l'Ukraine de missile patriote en possession des Américains. Euh c'est quoi ?

C'est réaliste ? C'est un c'est un cri du cœur ? C'est un cri désespéré ?

Non, pour le coup, c'est pas très réaliste que d'un seul coup Trump lui dise "OK, tu prends 5 % de mon stock de patriote". Ça paraît assez improbable. Dans la même interview, Zelenski dit même si je récupère 10 % des missiles patriotes américains, alors là je pourrais aller détruire tous les missiles russes.

Bon là, on est de l'ordre évidemment un peu du rêve pour Zelenski parce que j'imagine mal l'administration américaine lui livrait 5 à 10 % de ses missile patriote avec les difficultés notamment de stock euh qu'on évoquait je crois hier hier sur ce même plateau et au final dans le même entretien pour achever de de résumer ce que Zenski a dit, il dit néanmoins pour arriver à 5 % de de missile patriote livré à Kief, il va falloir que je ça va me prendre des millions de coups de fil et plusieurs mois avant que les Américains ne cèdent. Donc il est quand même assez réaliste sur le fait que c'est compliqué. Trump a donné quelques signaux cet été, notamment en disant "Oui, on va vous en donner." Puis finalement, revenons en arrière puis imaginons que peut-être on pourrait accepter que les Ukrainiens aient accès à quelques informations techniques pour leur permettre de fabriquer certains de ces missiles.

Mais honnêtement, c'est pas demain que Trump va envoyer le cadeau que Zelenski attend. Alors, comment est-ce qu'il faut lire ça ? Général Chauvanisi, c'est c'est un appel de phare.

On sait que du côté de la Pologne, visiblement, on est dans l'ordre du préaccord et que la Pologne pourrait se délester d'un certain nombre de ses patriotes. Ça n'est pas encore fait, on reste prudent. Mais au profit de l'Ukraine, c'est comme ça qu'il faut analyser finalement cette prise de position de monsieur Zelinski sur CNN demandant à Washington ses patriotes.

Je dirais qu'il peut avoir un plan mais qu'aujourd'hui il est à la peine même s'il a des frappes victorieuses en quelque sorte en Russie. Euh il sent bien que de toute façon ça va pas se déboucher comme ça. Je vous rappelle qu'il avait fait euh un ultimatum dans 40 jours.

Donc c'était fin 1er août. Oui. Je fais tout ce qu'il faut pour que le président russe vienne à la table des négociations.

Nous sommes 13 jours après donc pratiquement la moitié 2 semaines rien ça ne cède pas en face. Donc on est obligé de changer de braquet. Maintenant pour revenir à ces histoires de patriote puisquil faut parler chiffre quand même aujourd'hui d'après les sources américaines il y a 850 missiles en stock.

Oui. Patriote aux États-Unis 850. Donc ça il en veut une quarantaine.

Voilà, il en veut une quarantaine. Combien de missiles russes ont été euh envoyés sur l'Ukraine au mois de juillet 350 ? Combien faut-il de missiles patriotes selon les experts pour en détruire un missile adverse ?

Oui. Donc vous voyez très rapidement que tous ces chiffres qu'on a en tête ça correspond pas à la réalité militaire des choses ni la m la la la vérité je dirais industrielle. Par contre il y a effectivement une tentation une demande mais depuis déjà un mois que l'Ukraine soit en mesure de fabriquer ses propres missiles.

Le problème c'est qu'il y a quand même un problème d'abord c'est des industriels privés. Donc il faut déjà l'industriel privé passe toutes les conventions et protège aussi leur marché par le secret industriel. Et on sait que les Ukrainiens sont capables de dupliquer très rapidement tout ce qu'on peut leur apporter et donc il y a une inquiétude.

Vous avez quand même un autre cas qui est pas tellement polonais mais qui est allemand. Vous avez R métal qui a mis en place qui met en place une usine de fabrication sous licence de missile patriote mais elle ne sera pas opérationnelle avant 2027. Voilà.

Euh et aux États-Unis aujourd'hui, les accords qui ont été signés avec l'industriel au profil de l'armée américaine, donc depuis euh janvier dernier puis surtout le 30 juillet dernier, c'est d'augmenter la production des missiles patriotes de 650. C'était le cas en 2025 pour l'année à 2000 au bout de 7 ans. Au bout de 7 ans, ça veut dire pour un quand même un contrat de 58 milliards de dollars.

Donc aujourd'hui, on voit bien qu'il y a un trou capacitaire et le trou capacitaire les Américains et on peut comprendre les Américains qui ont quand même d'autres menaces ailleurs. C'est veut dire d'abord, il traitent le premier Moyen-Orient déjà qui a quand même pas mal ponné donc de tiers de capacité missile patriote et puis peut-être la Chine ultérieurement. Donc les Américains ne veulent pas céder leur matériel et pour les Polonais effectivement, ils sont quand même en soutien euh de l'Ukraine.

Alors je ne sais pas combien ils dispose de missiles patriotes, de peut-être quelques centaines, je suis même pas sûr hein. Euh donc ils ont aussi des moyens limités. Donc avec tous les chiffres que je vous ai donné, vous avez 350 missiles russes qui tombent sur l'Ukraine aujourd'hui.

Finalement même avec 40 missiles patriotes que les Américains pourraient donner et peut-être même une centaine donnés peut-être par les polis s'il les avait. Ben vous voyez bien que de toute façon la couverture aérienne de l'Ukraine n'aurait pas lieu tant que les Russes seront capables de produire 150 à 300 missiles je crois par mois pour frapper l'Ukraine. Ils en demandent he c'est un contexte aussi à prendre en compte. qu'ils en demandent au nord-coréen des des des missiles et le président Zelinski avait affirmé ces derniers jours lui-même que des missiles nord-coréens avait été utilisé par la l'armée russe.

Mais puisqu'on parle de de chiffres, moi il y en a un qui m'avait frappé hein, c'était que dans la nuit du 5 août, 28 missiles russes avaient été tirés, aucun intercepté puisqu'on parle d'intercepteur, 17 morts. Non, mais d'où le le le problème criant enfin il y a la réalité de de production que vous venez de décrire et il y a le l'appel au secours de de Zelenski qui dit "J'en ai véritablement besoin." Donc il y a effectivement deux deux réalités qui s'affrontent dans un contexte Kratz où euh Washington ne peut pas se permettre en réalité de de céder ses patriotes. a été un peu dit par le général Chevan mais clairement là on est engagé sur plusieurs fonds et puis se protéger soi-même et en plus il y a le problème que ce n'est pas vraiment deux missiles patriotes qui faut pour en abattre un russe. surtout souvent le plus souvent trois et le plus souvent ça ne marche pas du tout en Iran.

On a vu que ça a très mal marché et il est certain, comme je viens de le dire général, que non seulement euh les les l'industrie militaire, enfin la grande industrie militaire, les grandes compagnies comme Ron et Lockheit Martinin ont exprimé très publiquement leur désaccord sur une fourniture des Patriots à à monsieur Zelenski. Et ça, ce sont des gens qui ont une très grosse influence. Je vois je vois je vois vraiment pas si vous voulez beaucoup d'espoir dans ce domaine et je pense que si vous voulez le problème de le problème de monsieur Zelenski c'est ce sont les missiles mais c'est surtout les drones maintenant aussi qui font beaucoup de mal et ça on on utilise pas des des patriotes pour abattre des drones ça serait ridicule on va essayer d'avancer un c'est comme les F16 c'est comme les avions F16 si on utilise un avion F16 pour abattre des drones ça n'a pas de sens mais de toute façon ça n'a pas de sens financièrement En tout cas, oui, euh on va essayer d'avancer un petit peu si je vous propose Anne Krat sur la question d'intercepteur, on a compris la l'hybridité de cette guerre.

Effectivement, utiliser un FS pour abattre un drone, ça n'a aucun sens. Ça coûte un un argent monstrueux et elle a une dimension terrestre cette guerre. Et écoutez, malgré les innovations, l'utilisation de de drone, on a le sentiment que le front peut être figé.

Mais pour autant à écouter les les Ukrainiens et bien en fait ça progresse du du côté ukrainien. Regardez cette carte. Depuis le mois de janvier, les Ukrainiens nous disent qu'ils ont récupéré 745 km carrés.

Alors on va se demander avec vous général Chevanci pas important hein dans le contexte de cette ligne de front qui en plus sétant sur près de 1200 km² après 4 ans et demi de guerre. Mais tout de même le mois de juin 490 km carr ont été récupérés. Je propose qu'on écoute un un haut gradé ukrainien et on en parle ensemble.

Entre juin et août 2026, nous avons repris le contrôle de 490 km carr du territoire occupé et nous avons libéré 12 villages dans les régions de Propetosque, Donesque et Zapor, qu'est-ce que ça veut dire ? En réalité, le front est figé. Monsieur Poutine frappe avec ses ses missiles.

Il a bien compris qu'il y avait un talon d'Achile. La question des intercepteurs, on en a parlé ensemble. Mais pour autant sur le terrain, et bien ce sont les Ukrainiens qui avancent.

Comment le comment le lire ? Alors moi, je me référer aux cartes aux cartes DISW qui ne disent pas tout à fait la même chose. Quand on voit les cartes, je ne vois pas vraiment où sont les progressions significative des Ukrainiens.

Là, on est surtout dans le discours qu'on entend qui était d'ailleurs le discours aussi des Russes. Nous avons pris tant de kilomètres carr, nous avons pris tant de villages même s'il y avait 300 habitants. Et là, on retrouve à peu près le même type de discours pour dire "Mais oui, on avance quand même." Euh si vous prenez la ville de Constantaniska qui est quand même un enlieu de extrêmement combat extrêmement important qui ouvre la voie sur Kramators que si cette ville fortifiée tombe qui est à 30 km.

Vous voyez bien que jour après jour même si c'est par mètre carré les Russes apparemment et c'est SW qui le dit avance. Donc vous avez effectivement, ce n'est pas un fond figé, c'est un fond Alors le mot figé, c'est vrai que c'est euh il y a il y a pas je dirais de d'action majeur. Ce sont des combats euh extrêmement localisés avec pas forcément beaucoup d'hommes euh parce que justement à cause des drones euh la la mobilité militaire, la manœuvre n'est pas possible.

Donc c'est du grapillage 2 m², ce qu'on a depuis des maintenant 4 ans. C'est important tactiquement ça de grapiller comme vous le dites. Oui.

Oui. Enfin euh la question c'est l'efficacité militaire euh c'est pas notre concept à nous. C'est-à-dire que nous on verrait des unités euh qui se dépoient, qui avancent, qui manœuvrent euh l'un appuie l'une appuyant l'autre.

Là nous sommes par des groupes, on voit le dit très bien des groupes russes de trois à qu hommes qui s'infiltrent, qui vont tenir une maison. Une fois qu'ils ont tenu la maison, ils vont venir venir les autres. ainsi de suite parce qu'ils ont réussi à passer et ainsi de suite.

Donc on est dans un combat effectivement qui n'est pas figé décisif. Alors effectivement, il y a eu des contre-attaques notamment coup euh de la part des Ukrainiens qui ont semble-t-il effectivement un petit peu avancé en même temps que les Russes continuent aussi d'avancer de part et d'autre. Donc aujourd'hui euh nous sommes dans la guerre des kilomètres carr euh en terme de communication parce que c'est nécessaire de le dire et on revient dans ce discours que tous les jours vous entendez aujourd'hui du côté ukrainien pour dire voyez on ne perd pas nous sommes en train de gagner et ça accompagne le discours sur les frappes russes euh enfin les frappes en Russie hein qui sont quand même très probantes hein. qu'on a un discours de communication et vis-à-vis de l'opinion publique, je dirais ukrainienne d'une part mais aussi internationale, il faut bien montrer que l'Ukraine ne cède pas.

Donc c'est tout à fait cohérent dans un contexte de guerre hybride. Encore une fois Anne Kratz où souvent on se le dit le vainqueur c'est celui qui n'est pas vaincu. Et pour le moment et bien non l'Ukraine n'est pas vaincu.

Non l'Ukraine n'est pas vaincu. Euh mais je voudrais dire une chose, ce n'est pas seulement au niveau du terrain que l'Ukraine est en train de perdre quelque chose. Les attaques des Russes sur Odessa.

Vous m'avez donné l'occasion sur ce plateau et sur d'autres plateaux depuis des années maintenant de dire que les Américains ne laisseraient jamais les Russes prendre dessin parce que c'est la seule ouverture sur la mer noire. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Les Russes sont en train de bombarder le port de dessin.

Ce qui veut dire qu'ils ne peuvent plus exporter que les Ukrainiens ne peuvent plus exporter leur leurs blé et leur leurs engrais et cetera. Bon d'accord, ils font donc ils font la même chose pour contre les Russes euh sur les ports russes d'export du blé russe. Mais enfin ça devient une situation où euh tout le monde joue à ti pour tard comme on dit en anglais.

Enfin et et en fait l'Ukraine est en train de est en train de se faire détruire systématiquement. Elle elle se fait détruire quelque chose de extraordinairement important. Non seulement la ville d'Odessa est importante pour l'Ukraine comme je viens de le dire comme port d'exportation le plus important sur directement sur la mer noire mais c'est aussi culturellement quelque chose d'extrêmement important pour le pour l'Ukraine.

Odessa c'était la perle de l'Ukraine hein. Elle a été bien sûr pensée et construite par l'impératrice Catherine I mais c'était la grande ville intellectuelle de l'Ukraine où tous les intellectuels, tous les savants notamment juifs parce que beaucoup les juifs étaient autorisés à s'installer à Odessa parce que vous savez que les juifs n'étaient pas autorisés à s'installer dans toutes les villes russes, ils étaient autorisés à s'installer à Odessa. Donc c'était c'était la perle intellectuelle de l'Ukraine et c'est un c'est un symbole très important.

Alors c'est vrai que Gwendoline de Bonau elle y a fait référence Grégory Philips à à cette idée que en effet les l'armée russe elle s'attaque à se déboucher en en céréales qui est effectivement le port d'Odessa sur la mer noire qui permet économiquement à ce pays aussi en plus de l'aide qu'on lui apporte de subsister. Mais de votre point de vue c'est quoi ? parce que l'armée russe est aux abois et qu'elle sait plus quoi frapper et il faut aller taper maintenant le portefeuille l'économie ou tout ça est un plan très planifié ?

Non, je pense que ça montre que il y a une véritable bataille qui est en train de se jouer ou de se jouer à nouveau, c'est celle de la mer noire. Euh vous avez raison, les Russes frappent Odessa euh euh évidemment euh les frappes ukrainiennes sur la Crimée territoire occupé par par les Russes, mais on a vu aussi les frappes sur ce port euh de Novorossic, pardonnez-moi pour la prononciation, euh qui est un peu plus loin euh sur la mer noire et qui est un port extrêmement important pour les Russes. Donc on voit bien que autour de de cette question de l'accès à la mer noire, il y a des choses absolument essentielles qui sont en train de se jouer à Odessa comme dans ce port russe qui sert aussi d'ailleurs de port militaire et de ports civil.

Donc le déboucher de la mer noire est un enjeu absolument central. En ce moment, on l'a peut-être un peu oublié parce que nos regards sont évidemment sur la ligne de front. Nos regards sont sur les frappes russes en les frappes ukrainiennes en territoire russes avec euh une allonge extrêmement importante ces dernières semaines.

Mais ce qui se joue en mer noire est également capital ensemble. Euh je voudrais soumettre à la conversation et et ça ira peut-être dans le sens de de ce que vous exprimez apportant un peu de nuance finalement à ce récit parce que ça compte le récit dans dans une bataille, le champ formationnel ça compte cette idée de faire douter quand on est Zelenski son adversaire ça compte aussi on avance sur le terrain, on a un plan de paix, Poutine va arrêter la guerre, regardez vos raffineries de toute façon on peut vous viser, on a de la longe. Mais tout de même à écouter les soldats ukrainiens sur le front, c'est assez difficile de se battre.

Regardez cette séquence et on en parle ensemble. Nous n'avons pas mangé ni d'eau pendant 3 à 7 jours sur une autre position d'eau mangé depuis 12 jours au vu de cette situation et pour nourrir notre corps, nous buvons notre urine et nous attendons que quelque chose nous soit livré une vidéo embarrassante pour Kief général Chovani jugé crédible par l'étatmajor ukrainien. Donc ils authentifient cette vidéo.

Ça n'est pas de la propagande russe de l'IA ou quoi que ce soit. Sont les conditions dans lesquelles les au moins un certain nombre de soldats ukrainiens se battent. Qu'est-ce que ça raconte ?

D'abord, ça confirme ce que je vous dis, que l'Ukraine est un peu à la peine sur le terrain parce que les soldats font ce qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont, qui sont dans des kill zone dont on a parlé tout à l'heure de toute façon euh qui sont là pour tenir les trous de combat et pas forcément décranché parce que le le front est discontinu qu' sont soumis au bombardement comme de l'autre côté d'ailleurs de part et d'autres, je pense que c'est la même situation. Rappelez-vous les images qu'on avait au début de cette guerre du côté russe he toutes ces propagandes enfin toutes ces vidéos he qui étaient présent de de récrimination euh de des conditions de vie du soldat. Ce qu'on voit là mais au bout de 4 ans et demi de guerre dans le contexte actuel, moi ça ne me surprend pas.

Euh ce qui me surprend c'est que ça soit diffusé parce que on sait que dans toutes les guerres c'est comme ça que ça va se passer. Et à un moment donné où les moyens sont limités et le soldat comme je disais quelques instants, fait ce qu'il peut. Donc il monte fait monter vers le haut que il a des difficultés pour je dirais survivre.

Ça survit au quotidien. Euh c'est tout à son honneur de rester quand même dans son trou de combat et de continuer à combattre. Mais c'est un message.

Il y a une usure, on parlait d'attrition, mais il y a une usure morale y compris du combattant. N'oubliez pas quand même le nombre de redéserteurs ou de personnes qui n'ont pas voulu faire répondre à l'appel des armes en Ukraine, tout comme en Russie. Il y a eu on était combien au début janvier ? ont été estimés 150000 je crois Ukrainiens qui ne refusaient finalement d'aller sur rejoindre l'armée.

Et quand on voit aussi d'un de l'autre côté russe qu'on incite lourdement les Russes à aller faire la guerre, rappelez-vous aussi, il y a de vidéos qui circulent en Ukraine sur ces jeunes qui sont récupérés par dirait les forces spécialisées pour ça pour les les envoyer dans l'armée ukrainienne. Tout ce qu'on a là, c'est l'usure de la guerre et ça ça peut peser peut-être politiquement sur Zelinski parce que ce qu'on vient d'évoquer quelques instants auparavant, c'est un jusqu'au boutisme partagé des deux camps. Ça c'est au niveau politique mais à un moment le combattant de base et le peuple et un moment ils disent "On en a marre de se battre.

On dit la même chose en Russie, on en a marre." Donc un moment donné, il va bien falloir que les politiques et je dis bien les politiques se mettent d'accord pour arrêter ce conflit. euh les armées continueront à tenir autant qu'elles peuvent jusqu'à ce que moment il y en a une qui craque parce que c'est pas un invraisemblable même si je crois que de part et d'autres ils sont très durs donc de toute façon euh euh je pense qu'ils tiendront longtemps.

Mais quand on voit ce type de vidéo qui apparaît si c'est laissé par l'état-major euh sur la place publique, c'est que c'est un message de l'état-major vis-à-vis de SKI pour dire attention les soldats ils en ont un petit peu marre, il va peut-être falloir faire quelque chose. Donc vous avez tout ce contexte. Alors où est la vérité dedans en terme de négociation, en terme de sortie de crise ?

Je je conclai je m'arrêterai là. Pour moi, on a deux jusqu'au boutistes politiques qui ne veulent pas céder et aujourd'hui est-ce que la base va suivre ? Est-ce que l'armée va continuer à suivre à la base ?

Je parle pas des chefs, les chefs ils obiront. Mais le soldat de base qui est dans son trou, qui se fait tirer dessus tous les jours, qui voit son camarade se faire tuer, son camarade se faire blesser, il n'a pas à manger, il a pas à boire, et ben il y a un moment où on a quelques soucis. et le soldat de base qui est sur son sur son bâtiment de de guerre, le soldat de l'US Navy qui est sur son bâtiment de guerre euh et qui est lui aussi tu usé par la guerre, qui veut sa gamelle euh tous les jours et qui à un moment donné euh estime qu'il n'a plus assez par exemple à manger ou qu'il se bat dans des conditions extrêmement difficiles.

Nivine Potros, vous nous avez rejoint sur ce plateau. On va se téléporter en en mer d'Arabie si je puis dire où croise l'USS Lincoln et à en croire le gardien, le journaliste, le quotidien britannique, plusieurs marins américains présents à bord de ce porte-avion, incroyable porte-avion, l'USS Lincoln aurait tenté de sauter par-dessus bord dans parce que effectivement ben les conditions de de vie à bord, elles sont devenues in co je cite entre guillemets pour parler français inhumaine. Nivine, est-ce qu'il y aurait pas un un parfum de butinerie au sein de l'US Navy ?

Bien si complètement et on peut le comprendre aisément parce que voilà 250 jours que les soldats présents à bord de l'US Abraham Lincoln n'ont pas touché terre. C'est tout simplement un record dans l'histoire moderne. 250 jours sans voir la Terre, c'est très long surtout quand on connaît et bien les conditions de vie à bord.

Je vous les rappelle, nourriture rationnée, douche moisie. Peu ou pas d'eau chaude, des toilettes hors d'usage, une pénurie de savon, de déodorants, de dentifrice, mais surtout 12 à 16 he de travail par jour sans aucun congé, aucun jour de repos. C'est tout simplement un supplice pour les 5000 marins présents à bord qui sont donc de plus en plus nombreux à avoir des idées suicidaires.

Certains auraient même tenté de se jeter à la mer. C'est le cas notamment du mari d'Annabelle qui raconte et bien que son époux ne veut plus se réveiller le euh matin. Il espère ne pas se réveiller.

Il a peur, dit-elle. Il pense qu'il va être renvoyé de l'armée pour inconduite et que sa carrière de 13 ans sera ruinée comme ça simplement parce qu'il est épuisé. Une autre épouse raconte que son mari a empêché de justesse l'un de ses camarades et bien de sauter par-dessus bord.

Des veilleurs de nuit ont également et bien empêché un autre incident de ce type. Cela a fait donc au moins trois tentatives de suicide. Il y en a peut-être eu d'autres parce que pour le moment et bien la marine américaine refuse de communiquer des chiffres.

Mais la marine américaine Nivine, elle répond tout de même aux questions des familles. Oui. Par l'intermédiaire du secrétaire par intérim de la marine Yon Kao qui a tenu la semaine dernière une réunion avec les familles de ses marins Sandego.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a fait face à une pluie de critique. Parmi les personnes présentes dans la salle, il y avait notamment un père de famille qui raconte l'épuisement à la fois physique mais surtout psychologique de son fils. Ils n'ont pas choisi d'être là mais ils font de leur mieux.

Cela signifie qu'ils ont besoin de carburant pour travailler, c'est-à-dire de la nourriture. Oui, je répète, de la nourriture. Ils ont aussi besoin de dentifrice et de déodorants.

Voilà, ce père de famille qui rappelle que son fils et bien ne mange pas à sa faim. Certains vont même plus loin. La mère d'un soldat et bien, elle s'en prend directement au président Trump.

Pour elle, c'est lui qui est responsable des conditions de vie à bord. Je ne pense pas que le problème vienne du navire. Je pense que c'est notre président, c'est notre gouvernement qui ne contribue pas à remonter le moral des troupes.

Je pense que l'équipage du navire fait ce qu'il peut avec les moyens dont il dispose, mais je pense que notre gouvernement devrait en faire davantage pour nos militaires qui se trouvent là-bas. Voilà pour ces accusations extrêmement fortes de proches de soldats américains. Pour l'ur, ces 5000 marins ne savent toujours pas quand qu'ils pourront rentrer et donc retrouver leur famille.

Ben oui, c'est toute la question hein Niv. Merci hein. Alors bon, je il faut que je vous entende Greg et et Anne Krat, mais je ne résiste pas au plaisir de passer la parole immédiatement au général Chauvani que j'ai vu mais alors bouillir sur sa chaise.

Qu'est-ce qui vous fait réagir comme ça ? H d'abord quand on en opération il n'y a pas de permission. Donc quand on travaille 12 à 18h par jour, c'est ce qu'on fait tous en opération.

Il y a pas de temps mort entre guillemets. On est à la guerre. C'est pas la vie du civil qui rentre en fin de weekend chez lui.

Donc on est à la guerre. Oui, pour le moment la guerre, on on nen voit pas la fin. Je viens à la suite.

Ensuite, quand on fait 8 mois sur un navire, je comprends qu'à un moment donné, il y a un problème. Il y a un problème parce que normalement le rôle d'un étatmajor c'est d'assurer les relèves. C'està dire au bout d'un quand on part en opération, on part 4 mois, parfois 6, ça dépend des contextes mais génement c'est quatre.

Il y a une relève qui est prévue dans les 4 mois parce que psychologiquement c'est nécessaire pour le soldat à un moment donné doit aller reprendre des forces et puis d'autres doivent arriver pour le remplacer. Là, je ne comprends pas que du côté de l'armée américaine, quand on a 10 groupes 10 groupes aéronavales, qu'on soit pas capable de remplacer l'un de ces portes-avions remplacer un porte-avion et des bateaux, qu'on ne soit pas capable de remplacer dans la période déterminée, mettons 4 ou 6 mois, un équipage dans la mesure au bout de 8 mois, on comprend que les gens soient usés. Surtout qu'ils ne font pas vraiment la guerre là aujourd'hui, c'est une fois de temps en temps.

Donc en fait, ils sont en train de tourner en rond. Alors, pas tourner dans l'eau, ils tournent en rond. Et là, je crois qu'il v problème de command.

Et troisème point, quand j'entends les familles, bon euh allez-y tout droit. Je sais pas comment le dire parce queon a quelques cas, j'avais lu ça dit oui, les familles s'inquiètent pour le conjoint, pour le fils, la fille qui est sous l'uniforme et qui est en opération. Donc une inquiétude légitime.

Maintenant ce qu'on entend là, on l'a entendu du côté russe avec la guerre, du côté ukrainien avec la guerre et chaque fois qu'il y a un conflit, on a quelques familles qui ont du mal à supporter cela. Ce qui ne retire en rien ce que j'ai dit précédemment. Il y a une responsabilité du commandement, comme on dit chez nous, de s'assurer que les relèves ont lieu.

Et rappelez-vous le Ford qui a fait plus de 300 jours hein sur en mer et encore lui s'est même pas battu. Donc il y a un moment on peut se poser la question de la faiblesse psychologique mais aussi la responsabilité dirait du soutien du soldat et là je pense que le soutien du soldat notamment marin américain n'a pas été fait par le commandement. Bon, d'un mot euh euh Greg, non, je juste un mot sur l'aspect nourriture des choses, avec les photos édifiantes que vous vous nous avez euh rappeler sur les terrains d'opération de la nourriture, c'est important pour les soldats.

Je me souviens sur certains terrains notamment en Afghanistan, où les rations des militaires français étaient plutôt bonnes et qu'elle s'échangeait au marché noir. Une ration française valait trois rations américaines. Donc, vous voyez l'importance aussi de nourrir les estomacs des soldats quand ils sont sur des terrains.

Anne CR, je vous promets, conversation provisoire, on aura le temps de discourir et discerter sur le délabrement. peut-être de l'armée américaine. Elle vit euh euh des heures difficiles à vous croire.

Nivine Potrose, je vous remercie. Euh merci à à à tous les quatre. 13h22, on marque une très courte page de publicité et on revient sur cet appel à la grève.

Neuf organisations syndicales de de pompiers et bien euh décident de se mettre en grève. Elles sont en ce moment reçues par le ministre de l'intérieur, Laurent Nouz, qui reçoit les les pompiers, ces véritables héros, mais qu'ils disent qu'ils n'ont pas les moyens de travailler. Restez avec nous.

Ce jeudi est la journée la plus chaude de ce 5e épisode caniculaire de la saison avec des températures dépassant très souvent les 35°gr et même parfois les 40°. Euh cette masse d'air chaude d'origine subtropicale recouvre désormais l'ensemble du territoire et ce sont donc euh 80 départements he qui sont concernés euh par la vigilance orange aujourd'hui depuis les régions de l'Atlantique jusqu'à l'est et en redescendant euh vers le pouretour méditerranéen. Et aujourd'hui encore, on va voir ces températures gagnées en degrés par rapport à hier avec 40° prévus cet après-midi à Nant à Bordeaux à Toulouse. localement des pointes possibles à 41 42°gr dans l'Ouest, 39 à Paris jusqu'aux portes de la Bretagne et la minimale si j'ose dire 29°gr du côté de Biaritz avec un soleil ultra dominant cet après-midi encore, on ajoutera quelques cumulus de beant inoffensif dans les régions centrales et puis comme les jours précédents, une tendance orageuse sera possible sur les Pyrénées, sur les Alpes et la montagne Corse.

Notez aussi ces quelques entrées maritimes possibles vers la côte basque ou encore la pointe bretonne. Demain, les températures seront encore une fois très élevées. On perdra à peine quelques degrés en bord de manche entre le Finister et le CTAN ou encore vers le Pays-Basque.

Mais vous le voyez sur le reste du pays, il fera souvent entre 37 et 40° au cœur de l'après-midi avec un léger risque orageux qui va apparaître dans l'intérieur du nord-ouest vers les pays de Loire, la Bretagne ou encore la Normandie. rage également possible sur les reliefs. Et puis à partir de samedi, une dégradation rageuse plus marquée va se mettre en place par l'ouest, repoussant les plus fortes chaleurs vers l'est et les températures qui vont donc baisser et retrouver un niveau un peu plus raisonnable à partir de dimanche après-midi.

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Regardez jusqu'à 31° du côté du Touquet, 35° à Doville avec une eau plutôt agréable comprise entre 19 et 21°. Plus on va dans le sud et plus la chaleur aussi va se renforcer, s'intensifier. On peut en effet avoir des pointes jusqu'à 33° voire plus au fil de la journée.

Mais bon, le golfe de Gascogne est quand même relativement régulé par la brise marine. C'est pour ça qu'on a pas de très très fortes chaleurs comme à l'intérieur des terres. Et puis enfin en Méditerranée, même principe, on a cette petite brise marine qui empêche une très grosse envolée du mercure mais on a quand même jusqu'à 35° au meilleur de la journée en direction de la Corse avec une eau particulièrement agréable comprise entre 28 et 29°.

Profitez bien de cette journée très estivale et l'info continue sur SCI. C'était la météo des plages avec les glaces extrême cacahuète et caramel Extrême jusqu'au bout. C'était votre programme avec Magnolia.fr.

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Bienvenue à vous sur sur LC. Ils sont éprouvés. Ils sont éprouvés.

Il manque de moyens. Ça ne les a pas empêché de combattre tout l'été et d'ailleurs à l'heure où on se parle he il continue il continue à affronter les flammes cette fois-ci dans le pas de Calais. Évidemment on y reviendra mais ce jeudi, c'est à Bova que les pompiers mènent la lutte.

Neuf organisations syndicales appellent les soldats du feu à la grève. Il y a un ralbol. Ils ont dans le contexte que l'on connaît l'impression c'est de répéter la même chose année après année sans plus attendre direction de ministère de l'intérieur où on nous retrouve.

Omeya Guessum. Bonjour à vous. Euh Laurent Nouise, euh le ministre de l'intérieur reçoit en ce moment même les représentants syndicaux.

Qu'attendent-ils concrètement euh du gouvernement ? Oui, ces représentants syndicaux, on les a vu arriver avec beaucoup de revendications euh sous le bras davantage de moyens financiers, humains mais aussi matériels. Certains me racontaient par exemple et bien que leurs camions n'était plus forcément aux normes, que leur cagoule ne filtrait plus l'air par exemple. qu'il dénonce aussi d'ailleurs ces syndicats et bien un manque de dialogue avec le ministère de l'intérieur.

L'un d'eux me confiait on a été reçu que 30 minutes en juillet, c'est inacceptable. Face à cela, face à ces revendications et bien le gouvernement agit mais plusieurs choses sur la table. D'ailleurs, au moment où je vous parle des propositions concrètes sont en train d'être faites sur les financements des 10 puis et bien c'est sep parlementaires missionné pour enrichir approfondir la sécurité la proposition de loi sur la sécurité civile.

Les conclusions sont attendues d'ici la fin du mois des septembre. Vous l'avez compris, c'est une réunion déterminante pour eux avec à l'issue un point presse qui se tiendra ici devant le ministère à 14h. Évidemment, vous nous faites signer.

Merci également à Julie Janus qui vous accompagne derrière la caméra. Alors, ce qu'il faut dire et c'est tout l'honneur de ces soldats du feu de véritables héros, même s'ils n'aiment pas vraiment le le mot, c'est que leur grève, elle est symbolique. Ces hommes, ces femmes, ils portent un brassard noir.

Évidemment, s'il est question d'aller sauver des vies, et bien il ils le feront quand même sans se démobiliser, sauver des vies. Parfois, auprès de la leure, je le rappelle, quatre pompiers sont morts euh depuis le début de ces incendies monstrueux, de cette période estivale. Ce qui est frappant et on l'a entendu dans la bouche de certains représenteurs syndicaux, c'est le diagnostic qu'il pose et et justement pour en parler de ce diagnostic, de ce regard qu'il porte sur les moyens dont il manque, on va tout de suite rejoindre Tristan Vartagnan à Villon, vous êtes dans une caserne et vous êtes aussi au plus près d'un piquet de grève symbolique peut-être, mais piquet de grve tout de même.

Oui, vous avez raison symbolique parce qu'ils sont tout près de la caserne dans le cas où ils seraient déclenchés. Mais ici la mobilisation s'organise quand même. Regardez, les pompiers ont déjà installé un barnom des drapeaux.

Euh symboliquement, regardez sur l'un des uniformes de ces pompiers, ils ont un écusson avec bien marqué en évidence en grève. Bonjour Christophe Vachet, vous vous représentez un un syndicat ici dans le Vaclus. Racontez-nous qu'est-ce que vous attendez de de cet entretien en ce moment entre les organisations syndicales et le ministre de l'intérieur.

Oui, bonjour. En fait, je représente le syndicat autonome des sapeurs pompiers professionnels du Voclus. Donc nous ce qu'on attend réellement c'est euh plus que des paroles, on attend des actes, des actes concrets qui nous permettront d'avancer sur nos nos doléances, c'est-à-dire pouvoir euh investir dans du nouveau matériel pour augmenter notre capacité de de d'exécuter nos missions.

On demande aussi une reconnaissance du métier de sapeur pompier en métier insalubre, ce qui nous permettrait de partir 5 ans à la retraite avant, ce qui permettrait surtout de nous protéger puisque on est soumis toujours de notre carrière à des expositions toxiques aux fumées. Pareil pour tout ce qui est intervention sanitaire, on est on est simil à des maladies. Donc ça permettrait de diminuer ce temps d'exposition et peut-être partir à la retraite en bonne santé parce qu'actuellement on se trouve nos collègues quand ils partent à la retraite il y a même avant d'y partir commence à avoir des soucis de santé et ce qui ce qui nous ce qui nous désole surtout parce qu'on fait un métier métier passion métier qu'on aime et on aimerait pouvoir en profiter tout au long de notre carrière.

Merci beaucoup en tout cas. Ici, la grève va commencer d'ici quelques minutes. Elle est prévue à 14h et les pompiers attendent une soixantaine de personnes.

Merci à vous Tristan Vartagnan. Merci également à à Sylvain Fargeot qui vous accompagne derrière la la caméra. J'en profite pour saluer mes invités.

Guillaume Vosnica. Bon, vous êtes présent, vous êtes sur le front également avec vos éclairages. Extrêmement précieux journaliste météo LCI.

Merci d'être avec nous. Merci Nicolas Laurent d'être avec nous. journalist politique LCITF1.

Là aussi c'est important parce qu' évidemment il y a toujours une dimension politique dont s'empare les différents ministres qui sont au front. On en parlera avec vous et puis Boris Vallier Chef, je vous remercie également de nous faire l'amitié d'être sur ce plateau, architecte ingénieur spécialiste des risques majeurs. Et c'est à vous que je pose la première question.

Le système visiblement on le comprend, il est sous-dimensionné. Euh les pompiers dénoncé un modèle qui n'a pas suivi la hausse des interventions mais pire l'intensification des risques climatiques. Oui, bien sûr.

B de toute façon la sécurité civile et la pierre angulaire de la réponse en cas de catastrophe. Donc, il est certain que il faut leur leur fournir les moyens nécessaires à pouvoir palier ces problèmes. Et en plus, il comme ils sont croissants, il va falloir qu'ils aient des moyens sérieux et qu'ils soient qu'ils soient reconnus dans leur tâche qui est très difficile et qui nous est extrêmement utile et précieuse.

Maintenant, ce qui ce que je déplore un petit peu dans tous ces discours de du gouvernement, c'est c'est ce que je ce que je craignais un petit peu avant, c'est qu'on est toujours euh dans l'objectif, on le voit bien. Bon, il y a des problèmes financiers certes, mais on est toujours dans l'objectif de d'accroître peut-être quelques financements pour la réponse post-crise. On attend que la crise arrive pour on va réparer.

Moi je pense que il est vraiment essentiel dans ce pays comme le font tous les pays qui ont justement amélioré leur système de prévention et diminuer justement les les coûts de ces catastrophes, c'est de reparler d'anticipation, de prévention, d'aménagement du territoire parce que là justement ça exposera moins même les le personnel des la sécurité civile dans ce cas de problème où ils sont extrêmement investis. Nicolas Laurent et d'ailleurs, il y avait eu un méoupa un petit peu cet été de Sébastien Lecornu qui avait dit "Oui, en gestion de crise, on est très bon. Il y a eu zéro mort, les évacuations ont bien marché.

En revanche, là où on doit progresser, c'est sur la planification. C'est pour ça qu'on parle beaucoup des pompiers. Il y a aussi sur l'organisation des forêts et avec un financement sur comment on organise nos forêts.

Est-ce qu'on plante le même type d'arbre ? Est-ce qu'on crée des parfeux ? Parce que ça c'est fait pour éviter les prochaines crises parce qu'il y en aura d'autres.

Et est-ce que effectivement euh poursuivre et abonder dans le sens de ce que Nicolas euh Laurent soulève, est-ce qu'à un moment donné les habitations en lisière de forêt dans ce contexte où les incendies se multiplient, euh c'est quelque chose qu'il faut revoir ? Oui, bien sûr. On s'était posé la question après la tempête Xintia en 2010 sur les zones noires qui avaient été dessinées sur le littoral Vendéin, sur le littoral Charantais et on avait ainsi exproprié euh des personnes qui avaient construit ici leur maison il y a 50 ou 60 ans pour les reculer dans les terres parce que avec euh la surélévation du niveau de la mer, l'érosion du littoral, c'était devenu dangereux.

Et bien je pose je pense que cette question elle se pose aujourd'hui aussi pour ces habitants en lisière de forêt dans des zones boisées qui sont parfois même difficiles d'accès où le risque devient tel que se pose la balance risque bénéfice et et on voit qu'elle penche plus du côté des risques. Donc oui, il va falloir repenser à ça. Il y a une centaine pardon 300 maisons qui ont brûlé dans les incendies en Gironde cet été.

Est-ce qu'il va falloir reconstruire au même endroit ou est-ce qu'il va falloir exproprier des gens et leur dire allez ailleurs parce que ici c'est aujourd'hui devenu trop dangereux dans le contexte de changement. 300 maisons brûlées. Combien ont été sauvées par l'action des pompiers ?

Parce qu'aujourd'hui le malaise il est pompier. Et et on va rejoindre et inviter dans cette conversation Olivier Galichet. Olivier Galichet, vous êtes vous-même expert en gestion des crises et des risques incendies, fondateur de l'agence Sildaro et ancien sapeur pompier.

Des maisons été sauvées parce que vos camarades ont pris des risques inconsidérés au prix de leur propre vie. Je le rappelle, je l'ai dit déjà, mais je le répète et j'insiste, quatre pompiers sont morts cet été. C'est un bilan extrêmement lourd.

Vos camarades sont morts pour sauver nos vies. Celle des habitants dont on a sauvé les habitations aussi. Bon, vous avez neuf central syndical à Bova en ce moment au ministère de l'intérieur.

Concrètement, il y a des revendications, elles sont de trois ordres : engin, équipement et personnel. C'est bien ça. Oui, tout à fait.

Et puis alors il y en a une qui est très importante et qu'il faut vraiment pas éluder, c'est l'organisation. C'est-à-dire que aujourd'hui, si on narrive pas à avoir des équipements, si on narrive pas à faire progresser les conditions du personnel, que ce soit d'un point de vue retraite ou autre, c'est aussi une organisation qui est ce qu'on appelle le modèle français de sécurité civile, qui est performant, qui arrive à faire des choses comme les évacuations à Bordeaux, sauver des maisons et cetera. Mais aujourd'hui, le dialogue, il est un peu rouillé.

On a un ministère qui est présent mais qui délègue le fonctionnement aux collectivités territoriales et c'est là où le dialogue est assez difficile à mener et c'est là où en fait les projets n'arrivent pas jusqu'au bout en fait. Restez avec nous Olivier Galichet et découvrez avec nous cette image que nous propose Anthony Rodriguez. Il est chef d'édition LC. vous allez découvrir, c'est hallucinant et ça raconte finalement les conditions dans lesquelles vos camarades ont combattu ces ces hommes, ces femmes qui sont mobilisé.

Un homme ici probablement épuisé avec un un simple foulard hein sur la tête, quelque chose qui lui permet pas à un moment donné de résister à ces fumées toxiques et et qui probablement Olivier Galichet va avoir des impacts sur sa santé. Très concrètement, c'est ça que vous demandez à un moment donné au au ministre de l'intérieur qui va vous écouter. Euh des équipements, c'est pas simplement des camions, des lances incendies et et et plus de moyens, c'est aussi ça, des choses aussi simples euh que des moyens de lutter contre ces flammes qui ravagent notre pays.

Alors oui, c'est c'est ce sont ce type de moyens dont on a besoin. Après, on peut pas dire que ce soit simple là-dessus par contre parce que là, ce que vous avez c'est une cagoule de protection pour les feux. Le problème c'est que on est exposé à un feu dans la forêt donc on est quand même à l'air libre.

On a des cagoules qui se veulent filtrantes mais il y a des moments où elles le sont trop où c'est inconfortable. Donc on essaie de travailler avec la technologie pour faire en sorte que les pompiers soient protégés du mieux possible du risque des des fumées toxiques. Parce que comme l'a dit notre collègue, il y en a beaucoup de de nos anciens qui tombent malades avant de partir à la retraite ou en étant tout juste à la retraite.

Donc il faut progresser sur les technologies pour mieux protéger sape nos sapeurs pompiers. Et là, il faut vraiment qu'il y ait un effort de dialogue entre les collectivités locales qui gèrent les services d'incendiers de secours et le ministère de l'intérieur avec la direction générale de la sécurité civile. Je vais poser la la question à Nicolas Laurent, mais je vous la reposerai aussi Olivier Galicher.

Donc restez bien avec nous et et écoutons Nicolas Laurent. Il y a évidemment l'aspect politique dans cette histoire hein, je l'ai dit he neuf organisations syndicales, elles sont reçu en ce moment même à à à Bovau. Elles vont donner un un point presse.

Il y a une grève. D'accord. Mais mais pour quel rapport de force en réalité ?

Le pouvoir, il sait bien que les pompiers ils continueront à les sauver des vies. Donc comment est-ce qu'on pèse quand on sait que le pouvoir en fait en réalité c'est que vous serez tout de même mobilisé ? Il y a une dimension aussi dans le témoignage que l'on écoute des pompiers qui est certes les moyens financiers, les moyens humains, mais il y a aussi le la reconnaissance des politiques.

Autant ils ont reçu un soutien énorme de la population avec des Français qui applaudissaient ou sur les réseaux sociaux qui prenaient le temps de remercier les pompiers. Autant on entendait des syndicats qui disaient "Mais attendez, nous on nous a reçu 30 minutes depuis juillet au ministère de l'intérieur." Donc il y avait cette dimension de reconnaissance.

Pour ce qui est vraiment du rapport de force, oui, ils sont en position de force parce qu'on est à 2 semaines après les incendies. Ça a marqué ces images qui ont marqué les Français et effectivement quand vous devez demander plus de moyens, vaut mieux le faire maintenant. Là où ils sont pas forcément dans le rapport de force positive pour eux, c'est que c'est pas les seuls à demander de l'argent.

Vous voyez, on en parlait, il y a les agriculteurs, il y a le secteur du tourisme, il y a les assureurs, les reconstructions de maison, les collectivités. Il y a une enveloppe de 300 millions qui est partie pour la reconstruction du côté des collectivités tout en sachant que les caisses sont vides. Donc le rapport de force oui parce que ils sont soutenus par les Français par l'opinion publique mais les caisses sont vides et ça c'est un équilibre vraiment difficile pour le gouvernement.

Bah justement, on va poser la question à Olivier Galicher. Vous avez entendu Nicolas Laurent. Bon, il y a un rapport de force qui est plus ou moins déséquilibré.

Il y a le contexte effectivement les incendies ont ravagé la France. On écoute les pompiers mais en réalité tout le monde demande de l'argent. Comment est-ce que vous comptez peser ?

Ben écoutez alors après moi je je suis pas représentant des force syndical hein. J'ai vu mon point de vue de sapeur pompiers et j'ai travaillé au ministère. Euh aujourd'hui les sapeurs pompiers sont des gens qui ont un un pouvoir régalien qui est celui de gérer la sécurité des personnes.

Et on le voit bien quand on a des gels de budget. On dit à chaque fois, on va geler le budget de tout le monde, sauf des policiers, des gendarmes et de l'armée. Et en fait, pardon, mais en fait, il faudrait aussi en parler pour les pompiers.

Le problème, c'est que les budgets des pompiers, c'est les collectivités locales et que les collectivités locales ont des difficultés de budget également. Donc là, il y a un vrai sujet de comment on fait pour gérer ces budgets. Sachant que on s'adapte au fur et à mesure, c'est quand on diminue les budgets, on diminue le nombre de sapeurs pompiers et on dégrade la réponse opérationnelle.

Et c'est ce pour lequel c'est ce pourquoi les pompiers ont des revendications aujourd'hui. Merci à vous euh Olivier Galichet pour euh ces éclairages. Ils sont toujours très utiles dans dans dans ces moments-là.

Euh bon, les pompiers euh ce c'est quoi ? C'est 4 millions d'interventions en en 2025 avec une tendance à la hausse. Tout ça étant évidemment lié Guillaume Bosnica, à la multiplication des incendies.

Vous nous le dites, vous nous le répétez, vous le martelez et ils sont de plus en plus violents. Ces incendies se propagent plus vite et c'est sans doute la nouveauté. Il se propage partout sur le territoire.

On va prendre la direction du Pas de Calais. Le Pas de Calais, on pensait que le Pas de Calais pouvait être département épargné. Et bien non, on a une équipe sur place qui nous dit qu'en réalité un incendie est en cours.

On a des images, regardez, elles sont importantes. On est sur la côte d'Opal. Ce pompier qu'on a entendu, il nous dit qu'il travaille dans des des conditions qui sont difficiles.

Qu'en est-il de ceux qui sont en train de de combattre en ce moment même ? en ce moment même contre ces flammes. Ginévraini, vous êtes sur place euh où on en est ?

Est-ce que ce ce foyer est fixé ou au contraire les pompiers sont en lutte acharnée ? Oui, c'est bien ça. Alors, du feu dans le pas de Calais, c'est une toute première.

Les flammes ont commencé hier après-midi sur la côte d'Obal au niveau de Ardel de l'au plage. Et ce qui est saisissant, c'est que aujourd'hui 180 hectares ont été brûlés. Une maison a été détruite.

Madame la maire, euh bonjour. Votre commune ne s'y attendait pas. Alors, la commune n'a jamais été frappée par un pareil incendie.

Euh cette année, nous avons eu plusieurs départs de feu qui ont été rapidement maîtrisés grâce à la rapidité des compagnies d'intervention. Euh mais cette fois-ci, malheureusement, le contexte était défavorable au maximum puisque nous étions sur des terrain difficilement accessible, donc euh avec un cheminement plus lent, euh une chaleur extrême et et des vents favorables. Et vous nous parlez du coup d'une grande solidarité au niveau des communes.

Oui. Alors, j'ai un tas de messages des élus des communes voisines en disant qu'ils se tiennent à disposition. Euh j'ai aussi les élus hein euh de la municipalité euh et les agriculteurs qui ont euh acheminé de l'eau de manière à ce que il y ait pas de rupture de d'approvisionnement euh et ce qui facilite la tâche des des soldats du feu sur sur place.

Merci beaucoup. Alors euh même si le feu semble maîtriser aujourd'hui, le colonel nous l'expliquait. Le problème c'est que le vent joue des tours.

Même si des zones étaient sécurisées hier, elle pourrai ne pas l'être cet après-midi. Merci à vous Ginévra Vulterin. Merci également à à Emalikage qui vous accompagne derrière la caméra.

Parliez de ce ce colonel, on va l'écouter immédiatement. Les pompiers ont donné un point presse. Le feu n'est toujours pas fixé hein puisque comme je l'ai évoqué également ce matin, nous avons des conditions météorologiques qui nous étit défavorable.

On a un vent qui tourne, un vent qui nous ramène le feu sur des secteurs qui étaient protégés hier et qui nécessitent encore plus d'attention pour pour nous aujourd'hui. Donc c'est ce que nous faisons, hein. Nous avons eu notamment un appui aérien d'hélicoptère et d'un avion qui se sont présentés sur place pour faire des largages.

Ces largages ont été très efficaces et nous ont permis d'épauler et de rendre encore plus efficaces les actions menées par les personnels au sol. Voilà le colonel Thierry d'Aras au micro de Ginèvra Voulterini. Guillaume tout de même il y a un élément he qui a soulevé madame le maire et et le colonel également.

Le vent il est là il pourrait souffler encore mais peut-être pire il est peut-être sur le point de souffler vers les terres. Qu'est-ce que ça change concrètement ? Oui c'est vrai que le le vent tournant c'est vraiment l'ennemi des pompiers dans la lutte contre un incendie.

Ils doivent déjà composer avec la température très élevée, la sécheresse des sols et de la végétation, un taux d'humidité dans l'air qui est très faible et il y a donc ce vent qui souffle entre 30 et 40 km/h. C'est un vent de nord-ouest depuis hier qui a donc tendance à à envoyer les flammes vers une position sud-est. Et là, le vent, il a l'air plutôt de vouloir tourner au secteur nord-est.

Donc non seulement c'est un vent qui est plus sec parce qu'il ne souffre pas de la mer mais depuis l'intérieur des terres. Donc un vent sec qui va rendre cette atmosphère plus sèche et ça c'est une euh condition défavorable pour les pompiers. Condition favorable en revanche malheureusement pour la progression du feu.

Et puis ça remet tout en cause la le travail des pompiers puisqu'ils avaient protégé une zone hier qu'ils doivent abandonner aujourd'hui pour en protéger une autre avec le changement d'orientation du vent. Donc c'est vraiment une lutte acharnée et qui est compliquée lorsqu'il y a un vent tournant. Euh on l'a vu dans ces dans le sud ces dernières semaines, soit dans le Var ou en Géronde en forêt de Fontainebleau également, il y a eu des reprises importantes avec un vent euh tourbillonnant et donc là aujourd'hui dans le Pas de Calais.

Voilà un élément conjecturel supplémentaire. Euh Guillaume Vosnica merci pour ces explications. Boris Valiev, vous l'entendez Guillaume euh et vous-même vous vous tapez du point sur la table, ayons une vision, voyons les choses arriver.

Elles sont grosses comme des maisons ces situations. Comment est-ce que vous expliquez à un moment donné pas être entendu alors que vous êtes un expert et que vous avertissez ? Il y a quoi ?

Il y a une volonté de se boucher les oreilles et de ne pas voir ce qui est en train de se passer. Ça fait moiême plus de 25 ans que je lutte dans ce domaine. Run Taziev parlait du réchauffement climatique et de ses conséquences.

Je me souviens, c'était une interview célèbre en 1979. Mon mon père qui était astrophysicien m'en parlait dans les années 80. C'est pas un phénomène nouveau.

On connaît très bien, on sait très bien ce qu'elle allait se passer. Euh et et vous n'êtes pas entendu, c'est certain. Alors, on essayer de passer le message, mais c'est qu'au niveau politique, c'est vrai que on est toujours dans un état d'esprit de de d'atteindre la catastrophe pour agir, de réparation en fait, de compensation alors que il est essentiel et maintenant on le voit très bien puisqu'on va aller dans le mur si on continue dans ces dans ces optiques là, c'est on va plus avoir les systèmes, c'est le coût direct et indirect des dommages, des des pénuries, des distance fonctionnements, des pertes d'activité aussi, hein.

Ça c'est très important. on le voit on le voit nettement, vont complètement dépasser les les capacités contributives en fait des des finances publiques de notre système de comment d'indemnisation. Donc il est essentiel mais c'est vraiment primordial de repenser adaptation et anticipation.

Les Portugais contre le risque incendie par exemple en ils s'y sont mis en 2017 aujourd'hui ils ont considérablement réduit le risque. Ce qui fait qu'en cas d'incendie, alors qu'ils étaient exposés à des incendies phénoménaux par le par des choix politiques en fait mauvais où ils avaient fait des monocultures d'eucalyptus, ils avaient accru considérablement le risque incendie et ils ont réussi à réduire ce risque d'un facteur 3 4 5 et aujourd'hui ils ont la sécurité civile et les moyens nécessaires de façon à palier le moindre petit incendie qui se qui se dégénère. Je vais je vais soumettre à Olivier Galicher parce que il est encore avec nous et et et ça tombe bien parce que j'ai envie de vous entendre et sur votre expertise, vous êtes ancien sapeur pompier tout même.

Euh regardez ces ces ces images euh deux hélicoptères bombardiers d'eau pour combattre les feux dans le sud-ouest de la France ont on ont été promis. Ce sont des chinou qu'on voit à l'image. Euh vous savez ce que c'est que les les les Shinou sont des avions sont des hélicoptères américains transporteurs de troupe euh extrêmement puissant et et l'un d'entre eux ce type d'appareil peut transporter jusqu'à 11000 L d'eau.

Euh ils vont arriver, ils vont être opérationnels en France. Comment est-ce que vous vous jugez en fait l'arrivée de ces ces hélicoptères ? Évidemment, ça va aider les pompiers et et vos camarades à combattre le feu, mais en abondant dans les dans le sens de ce que nous dit Boris Viache Chevf, est-ce que c'est quoi ? du saupoudrage supplémentaire pour nous dire bon voilà on déploie des moyens dans tous les sens parce que il faut parer au plus pressé.

Comment est-ce que vous regardez ces images ? Non mais évidemment on a été surpris cette année. Alors surpris même si on était prévenu par le climatologue mais cette canicule est est extraordinaire.

On a des feux qui ne sont pas normaux. Enfin, je veux dire, le feu dans le pas de calé, on on a rarement vu ça, le feu à Dijon, le feu à Fontainebleau. Euh donc évidemment, on essaie de réagir et si on ne faisait rien, je pense qu'on en voudrait aussi au gouvernement de de ne rien faire, de ne pas essayer de mettre en place la 400 M ou ses hélicoptères.

Maintenant, il va falloir une réflexion globale pour se préparer sur l'organisation globale de la sécurité civile qui qui comprend les pompiers mais pas que hein, ça comprend les communes, ça comprend de nombreux acteurs qui participent. savoir comment on coordonne tout ça et comment on se prépare à déployer des moyens de ce type-là. Est-ce qu'on les achète ?

Est-ce qu'on les loue ? Est-ce qu'on est prêt ? On planifie leur leur venue en cas de besoin ?

Voilà, il il y a un vrai travail à faire parce que normalement l'été, on est on est censé avoir une petite période de repos pour la sécurité civile, même s'il y a toujours des feux. Et là, toute la sécurité civile aura été mobilisée durant les 2 mois et on va avoir les orages à la rentrée et on va repartir sur les tempêtes de neige et cetera et ça va être délicat à mener. Donc, il va vraiment falloir mettre les bouchées doubles.

Merci à vous Olivier Galichet. Merci pour ces et bien ces avertissements mettre les les bouchées doubles parce que c'est ce dont il s'agit. Juste une information euh Nicolas Laurent, vous nous dites à l'instant même hein euh que la réunion à Bova euh entre les organisations syndicales de pompier et le ministre de l'intérieur, elle est elle est terminée.

Effectivement, réunion qui aura duré un petit peu moins de 2h entre donc Laurent Nouz et les neuf organisations syndicales. C'est la première fois depuis le début de la crise que ces organisations étaient reçues à Bovo avec, on l'a dit, on l'a répété, beaucoup de revendications sur les moyens humains et sur les moyens financiers. Alors au au moment où au moment où on se parle effectivement et on va peut-être découvrir des images mais on s'attend encore une fois à à un point presse qui sera donné.

De votre point de vue Boris Viachev dans quel état d'esprit peuvent être les organisations syndicales ? Elles sont reçues par le ministre de l'intérieur. Nicolas Laurent nous le disait.

C'est le moment d'être écouté. La France a été ravagée par des incendies. Évidemment, évidemment qu'on va vous prêter beaucoup d'attention, mais tout de même on les entend hein et c'est frappant ce qu'ils nous disent.

On manque de moyens, on manque d'engins, on manque de lance à incendie, euh on manque de personnel. Dans quel état d'esprit ? Euh, comme je l'ai dit, la sécurité civile est vraiment euh une pierre angulaire dans ce dans la lutte contre ce genre d'événement et de toute façon pas seulement de ce genre d'événement d'ailleurs la lutte quotidienne contre un tas de d'aléas même quotidien qui qui arrive à tout le monde et puis les conséquences de la canicule.

Il y a de plus en plus d'interventions chez les particuliers pour les amener à l'hôpital et cetera. Comme ils l'ont dit très clairement aussi, ils sont exposés. C'est une c'est quand même un corps de métier très exposé au risque eux-mêmes de santé et il est pas normal d'ailleurs pour des personnes qui sont censées être en très bonne santé d'avoir à comment à se retirer du métier plus tôt que prévu pour des problèmes de santé.

Justement, on a eu quand même quatre pompiers qui sont décédés hein dans ces feux en 2026. C'est donc on voit clairement qu'il y a des il y a des manques de moyens, il y a des manques de considération, de valorisation de ce métier qui en plus dans certains pays et même tellement valoriser à un tel point, c'est qu'ils sont au-delà du fait d'intervenir et ce sont également des gens qui sont très au courant de justement de tous ces risques et qui ont un rôle à jouer dans la prévention et dans l'éducation, dans la formation des populations. On parle de ces grands plans par exemple qui sont menés au niveau communal pour le alors c'est fait au niveau des élus, au niveau des des organismes de la sécurité civile et cetera mais il y a un rôle aussi par exemple au Japon que je cite souvent les la sécurité civile est utilisée pour aller faire aussi de la formation dans les écoles dans les dans les collèges, dans les universités, dans les entreprises et ça ça permet de sensibiliser les populations et de réduire aussi le risque.

Donc il y a un rôle aussi pédagogique. Je pense qu'il faut repenser la sécurité civile de façon différente, valoriser ce métier, leur donner les moyens qu'il faut parce que par le biais de de cela, on arrivera à réduire le risque. Alors, avoir une vision et d'ailleurs, il y a une élection présidentielle, elle se profile, vous savez, mieux que nous.

Allez, fais le dé et d'être à la sortie de de ce ministère de l'intérieur. Donc, nous avons été reçus par le ministre de l'intérieur à qui nous avons présenté avec gravité la situation préoccupante qui touche et qui frappe la sécurité civile actuellement. Avant toute chose, notre pensée va vers notre nos quatre collègues décédés en service cet été.

Tout d'abord, Clément, 22 ans, qui exerçait en sa voie. Anthony et Wilfried, 34 ans, qui eux exerçaient tous les deux en Gironde. Laurent 2 29 ans, lui exercé dans les bouches du Rô.

À leur famille, à leurs proches, à leurs collègues, nous adressons notre soutien le plus sincère. Notre pensée va également aux nombreux sapeurs pompiers blessés dans l'accomplissement de leur mission. Nous avons rappelé au ministre que si la sécurité civile tient aujourd'hui, c'est grâce à l'engagement exceptionnel des agents, mais elle ne peut plus reposer uniquement sur leur dévouement.

Depuis des années, les interventions augmentent, les crises se multiplient, les risques et la société évoluent, mais les moyens ne suivent pas. Les sapeurs pompiers assurent leur mission avec sens du devoir exemplaire, mais ils ne peuvent pas compenser indéfiniment les insuffisance d'un système arrivé à saturation. L'été 2026 là, une nouvelle fois démontré, en particulier lors des feux de forêt du mois de juillet, face aux incendies, aux catastrophes et aux urgences du quotidien, les femmes et les hommes de la sécurité civile ont répondu présent.

Nous voulons aussi saluer l'engagement essentiel des agents administratifs et techniques des services incendies de secours qui eux aussi ont été mobilisés lors de ces événements majeurs ainsi que l'aide précieuse des agriculteurs, des citoyens, des élus locaux et des nombreux acteurs de terrain dont la solidarité a été exemplaire. Cette solidarité honore notre pays mais elle ne peut pas remplacer une véritable politique publique. L'État a sa part de responsabilité mais les collectivités territoriales aussi.

Les sapeurs pompiers professionnels sont des fonctionnaires territoriaux. Les choix politiques, budgétaires et opérationnels doivent donc être assumé à tous les niveaux pour garantir un service public de secours à hauteur des risques. Nous ne demandons pas des privilèges pour nous, les sapeurs pompiers ou les agents techniques et administratifs.

Nous demandons des moyens nécessaires à la protection des citoyens français. C'est pourquoi nous portons aujourd'hui cinq revendications essentielles. Une loi de modernisation de sécurité civile 23 ans après la première qui avait réformé un système à bout de souffle.

Des recrutements massifs de sapeurs pompiers professionnels et d'agents techniques et administratifs. Un budget permettant de garantir la protection de la santé de nos agents. L'ouverture immédiate des négociations avec le ministre de l'intérieur sur les conditions d'exercice après plus de 14 années sans avancée majeur sur notre filière.

Une loi de financement de la sécurité sociale juste qui pourra intégrer enfin nos attentes historiques en matière de retraite. Nous rappelons nous appelons les parlementaires à être au rendez-vous de leur responsabilité lors de la rentrée législative. Les six citoyens français sont en droit d'attendre une sécurité civile digne de la puissance de ce pays.

Les textes à venir et les choix budgétaires qui seront faits ne pourront se limiter à des ajustements. Ils devront traduire une véritable ambition politique à la hauteur des risques auxquels la France est confrontée aujourd'hui et le sera demain. Les sapeurs pompiers montrent une gouvernance exemplaire à la hauteur de leur engagement du service qu'il rendent chaque jour à la population.

Les propos de monsieur Richfou, président de la conférence nationale des services incendie de secours et président du département de la Mayenne, ont profondément choqué la profession. Ils sont inacceptables et ne traduisent pas le respect dû au sapeurs pompiers ainsi qu'à leur engagement et au sacrifices consentis sur le terrain. Nous considérons qu'un changement est aujourd'hui nécessaire.

Nous jugerons des résultats sur les actes, pas sur les intentions. Le temps des constats passé. Le temps des décisions doit commencer.

La sécurité des Français mérite mieux que des promesses. Elle exige une ambition, des moyens et surtout du courage politique. Nous vous remercions.

Nous sommes maintenant à votre disposition pour répondre à l'ensemble de vos questions. Quel gage vous avez obtenu de Laurent Lunes, s'il vous plaît ? Alors aujourd'hui, le ministre nous a dit qu'il allait avoir donc le projet de loi de sécurité civile tel qu'il nous l'avait dit déjà il y a quelques mois.

Le depuis septembre 2025, le rapport du beauvau est sur la table. Donc le projet de loi, il devrait arriver début septembre 2026. Nous aurons consultation des trois premiers titres.

Un 4è titre de la loi est prévu fin septembre. Est-ce que vous en est satisfait ? On verra ce qu'il y a dans les projets de loi.

Pour le moment, on sait juste qu'il y a trois titres qui ont été écrits. On ne sait pas ce qu'il y a dedans. Et là, dans quel état d'esprit vous êtes tous ?

Parce que vous êtes neu ? Déus rien. Le ministre le ministre n'est pas au rendez-vous.

Nous n'avons pas eu de réponse concrète. Nous avons aucune affirmation ni sur le financement, ni sur la stratégie de financement, ni sur le le contenu du projet de loi. On sait que ça va être une partie du beauvaau qui va être le beau de côté civile qui va être traduit dans ce projet de loi.

Mais on en sait pas plus. Donc il y a aucune mesure concrète qui sort. Aucune mesure concrète.

Excusez-moient une hausse rien du tout. Excusez-moi. Les discours politiques sont plus audibles par les femmes et les hommes dans les casernes et sur le terrain.

Le blabla politique, c'est fini. C'est les actes. Il nous a dit "Oui, on allait agir, il va y avoir des actions.

Nous, on a rien eu encore aujourd'hui. On est déçu, très déçu la profession, on représente les pompiers professionnels et les personnels administratifs techniques spécialisés. On ne peut leur dire que notre déception aujourd'hui.

C'est du blabla politique. Que vous a dit ministre ? On ne peut que leur dire d'attendre.

Voilà, il va falloir qu'il soit patient mais la patience ça se limite. Vous êtes en train vous êtes en train toutes et tous de comprendre que notre système est non seulement complexe mais qu'un ministre de l'intérieur seul n'a pas le pouvoir de tout faire. Il est tributaire des parlementaires qui devront s'approprier du projet de loi au mois de septembre, que ce soi les sénateurs ou les députés.

Étape numéro 2. Et une fois que la loi sera votée, il faudra aussi obtenir des crédits dans le cadre du projet de loi de finance. Et ensuite dans les 100 derniers mètres, il faudra que les 102 établissements publics que sont les services d'incendier de secours dirigés principalement par les départements fasse le travail.

Donc quand vous comprenez qu'on est face à toute cette difficulté, on est plutôt inquiet et c'est le message qu'on a porté au ministre de l'intérieur. Une forme d'inquiétude. C'est un pays qui est piloté par un gouvernement qui doit protéger les Français mais qui est tributaire des arcanes du Parlement et des arcanes des collectivités territoriales pour qu'on ait les moyens de faire notre travail et de protéger les Français.

Don mais le ministre il est il est conscient de tout ça. Il nous a même demandé de l'aider et on va l'aider. Mais vous comprenez que notre patron opérationnel, c'est le ministre de l'intérieur.

Et quand on voit la difficulté qu'il a à faire avancer les sujets, on ne peut-être qu'inquier. Mais on le savait, c'était la règle. Au mois d'avril, on a créé une intersyndicale.

On est allé voir le Premier ministre pour lui expliquer tout ça. On n'a pas été reçu par le Premier ministre. On a eu besoin de cet événement climatique et des activités opérationnelles de l'été pour que vous soyez tous là.

En avril, il y avait personne. Donc merci à vous d'être là. On est dans une situation très complexe.

Il va falloir changer de braquet qu'à chaque niveau, ils prennent leur responsabilité parce que une feuille non validée, une loi non votée, des crédits nouveaux non attribués et l'acte 2 de nos actions vont être très compliquées à partir du mois d'octobre. Alors le pardon pour répondre à la suite du mouvement la suite du mouvement sauf surprise extraordinaire qui serait contenue dans le projet de loi. C'est une mobilisation intensive sûrement de la plus grande ampleur qu'a connu le métier de sa pompier.

Pour le moment, on a un appel à manifester le 29 septembre sur Paris où on appelle l'ensemble des sapeurs pompiers proxel et les agents techniques administratifs à rejoindre la capitale pour manifester. Les conflits sont volontaires est-ce que c'est pas dommage qu'il soit pas avec vous ? C'est quand même demandes séparés on dirait.

Par rapport à quoi madame ? Le les par rapport à tout revendication en général. Revendications.

Nous on est des on représente les pompiers professionnels, les fonctionnaires. On représente les sapports pompiers volontaires quand on parle de la santé des agents. Parce que tous ceux qui sont sur les feux, que ça soit professionnel, volontaire ou même citoyens, nous avons les mêmes poumons, les mêmes cœurs.

On n'est pas des surhommes. C'est pour ça qu'on a dit que nous voulons pas être considérés comme des héros. Les héros, on les sacrifie.

Les héros nous, on veut pas être sacrifiés. On veut mourir en bonne santé. Donc qu on les représente pas mais en fait nos revendications elles touchent aussi les ser pompiers volontaires.

Quand on demande à être protégé quand on est au feu, c'est tous ceux qui sont au feu et c'est valable aussi pour vous les journalistes. Vous avez le droit à avoir une une protection de vos voies respiratoires. Vous êtes à côté de nous.

Mais pourquoi est-ce que les représentants ne sont pas là ? Parce que là 180 % des effectifs on réclame des effectifs de sapeur pompiers professionnels et de personnel administratif supplémentaires également. C'est alors c'est voilà eux après on on les défend comme dit mon collègue sur la sécurité mais là nous on est venu défendre nos effectifs il sont ils ont le droit de faire la même chose que nous ils ont le droit les représentants des sapeurs pompiers volontair ceux qui existent ils ont le droit de faire la même chose que nous de se ils peuvent se réunir faire une conférence de presse demander audience auprès du ministre nous on interinterdit personne seulement on n'est pas dans le même champ de de syndicalisation ou de d'application en fait une question votre votre santé des matériels de protection que vous a répondu ministre On va tous avoir des cagoules comme ça ou peut-être mieux, on sait pas.

Il y a toujours pas de financement en fait. C'est ça la réponse. Il nous manque des réponse concrète sur le financement.

Il est conscient qu'il faut faire quelque chose mais on n pas encore de solution concrète pour nous financer. On lui a même demandé si dans le prochain pack capacitaire, s'il y en avait un, de mettre à la fois les camions, de les remplir de personnel et de cagoule. Comme ça au moins on sera plus clair.

On a demandé un pas capacitaire humain cette fois-ci. Et vous, quelles sont toutes vos revendications que vous avez exposé au communistre ce matin ? Est-ce qu'on peut nous les redire s'il vous plaît ?

On veut un financement à la hauteur des enjeux. En fait, il faut un cap politique qui détermine qu'est-ce qu'on veut donner comme secours aux citoyens français. Financer cette mission de sécurité civile au au sens large en fait.

Nous voulons des recrutements massifs de sapeur pompiers professionnel. Il y a un rapport de l'inspection générale de l'administration qui avait été commandé par le ministre d'Armanin. Ce rapport a fait la photographie de l'utilisation des sapeurs pompiers volontaires par les 10.

On se rend compte que c'est une main d'œuvre bon marché. C'est une il ne paye pas les les cotisations patronales ne sont pas prévues enfin sur ces statut là. Donc les S10 en profite exagère l'utilisation des supports profession volontaires en lieu et place des professionnels.

Ce rapport IGA a établi que ça correspondait à environ 21000 équivalents de temps plein donc 21000 postes de sapport professionnel. Aujourd'hui nous demandons que le rapport de cette haute administration soit mise en œuvre. Donc, on demande la création au minimum de 21000 postes de sapeur pompier professionnel sur le territoire français et après une grande cause nationale sur la santé des intervenants que nous sommes.

Est-ce que vous pouvez illustrer l'insuffisance de moyens pour vous protéger dont vous disposez actuellement ? Par de bou justement, moi je vais le faire. Voilà, ça c'est un bout de tissu tout simplement lorsqu'on a 220000 personnes qui sont évacuées euh parce que justement trop exposé aux fumées et au risque d'incendie lorsque vous avez des personnes qui sont évacuées également parce que un 100 km à la ronde parce qu'ell elles risquent d'exposer leur santé et que les sapeurs pompiers qui sont le plus exposés au plus près du feu sur les théâtres d'opération eux sont défendus uniquement par une cagoule à 12 € celle au prix une cagoule en coton.

Bah vous imaginez bien que nous les sapeurs pompiers on demande un peu plus. Il y a des rapports officiels qui ont été édités par le gouvernement lui-même pas plus tard qu'en juin 2026. Des rapports de LES et de l'INRIS qui demandent justement que les sapeurs pompiers qui ont été engagés sur ces théâtre d'opération de feu de forêt soient immédiatement immédiatement pris en charge par des médecins pour un contrôle, un bilan sanguin, bilan toxico et cetera pour s'assurer que ils sont pas intoxic monoxyde de carbone.

Je vous mets au défi de trouver un seul sapeur pompier professionnel ou volontaire madame qui a été euh euh visité par un médecin. De quel subit médical vous disposez aujourd'hui ? fois par an et c'est un suivi, on a un suivi médical d'aptitude.

En fait, on contrôle si on est apte à exercer la mission. C'est un suivi médical qui est plutôt, on va dire, bas de gamme. On a un problème dans les services incendie, c'est qu'on a un manque de médecin de prévention et un un manque de médecin d'aptitude.

De toute façon, c'est un problème qui est généralisé à tout le pays. Il manque de médecin. Donc, on a un un service médical qui est présent, qui est exclusiv quasiment exclusivement construit avec le volontariat.

Ce sont des infirmiers volontaires ou des médecins sapur pompiers volontaires qui assurent le suivi d'aptitude. Et le suivi d'aptitude, on vient là avec tout ce que l'on sait sur le métier cancérogène reconnu par le Centre International de la recherche contre le cancer. Quand on sait que aujourd'hui les particules que l'on a sur feu sont cancérogènes maintenant avec tout ce que l'on sait, on vient de nous proposer de modifier la périodicité de nos visites pour que 1 an sur de ou un an sur 2 ans sur 4 selon l'âge, on soit visité par un paramédique, c'està-dire soit par un infirmier, soit par un étudiant en médecine.

Voilà où est-ce qu'on en est de la visite médicale. Parce qu'en fait la sécurité civile, quand on parle que tout se dégrade, il y a pas que pendant les feux qu'on est sous tension. C'est au quotidien qu'on est sous tension.

Aujourd'hui, alors où je vous parle, je peux, j'en suis persuadé, il y a une dizaine d'interventions qui n'est pas réalisé comme elle devrait être réalisée parce que nous sommes en mode dégradé en permanence. En permanence, nous sommes en mode dégradé tous les jours. Vous avez pas un seul centre de secours dans tous les centres de secours de France, il y a pas un seul centre de secours qui est capable de faire partir ce que le règlement opérationnel prévu par le préfet du département impose.

Et aujourd'hui, ça choque personne. Nous, ça fait plus de 10 ans qu'on le dénonce. On a franchi la limite.

Les limites capacitaires ont été atteintes pendant l'été 2026. On l'a tous eu avec les feux. 200 maisons qui brûlent en Gironde, une centaine en dans le Var.

C'est inadmissible des centaines de milliers de personnes qui sont évacuées. Mais enfin, c'est pas la France, c'est pas possible. On a des centaines de pompiers qui ont été intoxiqués, mis en question hyperbare parce qu'ils ont été intoxiqués au monoxyde de carbone par sur un défaut.

On n pas anticipé ce qui nous est arrivé. Voilà pour revenir à ce qui s'est passé. cet été vous incendie cet été qu'est-ce qui vous a manqué le le plus finalement si vous si au quotidien il vous il vous manque justement il a manqué il a manqué de tout sur les feux en Gironde de tout en fait il a manqué de personnel il a manqué d'engins feu de forê les engins feux de forêt il y a plus de 1000 engins feu de forêt qui ont disparu en 10 ans où le risque devient le plus important et en plus le plus étendu.

Avant il y avait le feu dans le sud de la France et un petit peu dans le sud-ouest. Maintenant le feu il est généralisé jusqu'au centre et on a des exceptions. Vous avez vu la semaine der enfin il y a de jours, hier soir pas de calé.

Enfin c'est c'est des choses, il nous a manqué de tout. Il nous a manqué surtout d'anticipation. Nous n'avons pas eu d'anticipation sur ces feux.

Du coup pas assez de camions, pas assez de pompiers. Les pompiers professionnels n'ont pas été engagés sur les feux. On nous demande d'être engagé.

Pour pouvoir être engagé, on doit être en congé ou sur des temps de repos parce que nos employeurs ne veulent pas que notre temps de travail soit dédié à une autre collectivité, à un autre dis. Nous, on n' pas peur de le dire. On parle sans filtre.

Et ça en fait le ministre, il l'a entendu tout à l'heure parce que c'est exactement ce qu'on lui a dit. Vous avez prévu une mobilisation. Non non, ça rien à voir.

Je voudrais pour répondre Oui, c'est ça. pour que vous compreniez sur le manque de budget. On est en train nous organisation syndicale de sapeur pompiers de nous battre pour que nos employeurs aient les moyens de nous donner notre protection et de recruter des effectifs.

Imaginez-vous une seconde les syndicats de chemineau allaient dans la rue pour demander l'augmentation du billet de train. Est-ce que vous pensez que ce soit concevable ? Et bien nous on prend nos responsabilités, on le fait parce que s'il y a pas de budget, il y aura pas tout le reste.

Et le ministre de l'intérieur il a pas la télécommande pour tout. Il est tributaire de tous les autres comme on vous l'a déjà dit. Est-ce que d'autres réunions sont prévues avec des membres du gouvernement pour concre de l'intérieur ?

Mais est-ce qu'on a parlé d'autres réunions ? On devrait être reçu par l'émission parlementaire. Ça c'est un point, on n pas encore la date et on devrait être également reçu par la DGSCGC pour nous présenter le projet de loi début septembre. le 8 septembre et le le la mission parlementaire doit réunir enfin doit terminer ses travaux le 21 septembre.

Donc on sera reçu avant. Mais l'émission parlementaire, vous savez, on en fait des des dizaines des dizaines et des dizaines des rapports sur la sécurité civile. Je crois que c'est peut-être la sécurité civile, c'est peut-être le le domaine où il y a eu le plus de rapports parlementaires, mais derrière c'est qu'il y a pas d'effet, il y a pas d'acte.

On ne peut pas continuer à être comme cela et il faut que nos élus locaux le comprennent bien que l'association des départements de France, ceux qui sont à la manœuvre en fait dans nos départements, ceux qui sont nos employeurs, il va falloir qu'ils ont qu'ils comprennent que aujourd'hui on ne peut plus faire tout ce que l'on a fait jusqu'à présent comme on l'a fait. Vous savez que les pomp professionnels, on travaille 24 heures. Souvent, il y a des présidents de département, des directeurs qui disent que les pompiers ça va, ils travaillent que 90 jours à l'année, ils sont pas trop fatigués. 90 x 24, ça fait 2208 he les 2200 heures, elles sont rémunérées 1600 he ça veut dire qu'il y a 600 heures que nous on donne gratuitement à la collectivité qu'on donne à l'État 600 he vous en connaissez beaucoup vous des travailleurs qui travaillent 600 heures gratuitement et les 600 he on les fait en étant exposé au aux substances cancérogènes.

On met notre notre santé en danger gratuitement et la reconnaissance que l'on a c'est celle-là. Donc vous comprenez le ralbol qu'il y a dans les casernes. Et je pense que là s'ils l'ont pas senti aujourd'hui, le 29 septembre ils vont le sentir.

Au-delà du 29 septembre. Au-delà du 29 septembre s'il vous plaît. Au-delà du 29 septembre, c'est un mouvement de la fonction publique complète, état, hospitalière et cetera.

Euh les sapeurs pompiers face à vous qui qui regroupe l'intégralité des sapeurs pompiers et PAES de France seront en mouvement et nous organisons un rassemblement du type du type manifestation statique place de la République à compter du samedi 26 question apprécié ce qui s'est passé ce que vous appelez justement à leur soutien à venir manifester peut-être avec vous en septembre à faire des mouvements je ne sais pas alors non nous on on appelle pas au soutien Tiens, vous savez ce que l'on veut pas en fait, c'est on veut pas être considéré comme les soignants être applaudis à chaque fois que l'on passe. C'est pas ce que l'on veut. On veut que tout le monde est conscience que ce que nous sommes en train de dénoncer, c'est important.

C'est important pour nous tous. Nous tous les citoyens. Aujourd'hui, il faut bien comprendre que ceux qui ont besoin de secours, on est à la limite de pouvoir vous apporter secours.

En fait, c'est la roulette russe avec justement les 80 % de sapeur pompiers volontaires. Quand vous avez une caserne qui est seulement armée avec des sapeurs pompiers volontaires et ben de 8h à 9h, vous pouvez avoir 30 sapeurs pompiers volontaires de disponibles, mais de 9h à 10h, vous pouvez en avoir zéro. Et c'est ça en fait la roulette russe.

Donc vous pouvez être dans la file d'attente le premier servi et le deuxième et ben si c'est plus grave, il y aura pas de secours ou en tout cas les secours viendront de plus loin. C'est ça que nous ne voulons plus. Voilà, nous on le voit tous les jours et ça c'est plus possible et il faut que les citoyens le savent.

C'est important de le savoir le sache. Pardon. Vous avez dit tout à l'heure que je voulait votre aidez- a une autre échéance qui est prévue de vous.

L'autre échéance, c'est d'avoir communication du projet de loi de Bova qui devrait être communiqué aux parlementaires et il va pas rentrer dans la débat dans la bataille politique de l'Assemblée nationale. Vous connaissez aussi bien que nous comment se passent les débats en ce moment à l'Assemblée nationale. Là, il aura plus la main.

C'est les parlementaires qui vont prendre leur responsabilité. C'est peut-être là aussi où les citoyens peuvent aller voir leurs parlementaires pour faire en sorte qu'il y ait une véritable convergence sur cette nécessité de réformer notre sécurité civile. Les citoyens peuvent être acteurs à ce niveau-là.

Merci beaucoup. Merci monsieur. Merci à vous.

Merci pour ce ce point presse. La voix hachée de Xavier Bois. le président de cette intersyndicale les mâchoires serrées, la colère sourde messieurs, la colère sourde des des pompiers vraiment une conférence de presse mais alors sans filtre à vif et des mots forts, des mots forts.

Le ministre n'a pas été au rendez-vous Nicolas. Oui, c'est une profession vraiment qui est marquée. On l'a vu avec cet hommage aussi au début de point presse au aux quatre pompiers qui ont été tués avec une colère euh très forte dirigé, vous l'avez dit, vers l'État, vers Laurent Nouzè avec un procès en inaction qui est vraiment terrible, mais pas uniquement le gouvernement.

C'est-à-dire qu'il y a un appel aussi très fort aux parlementaires en leur disant soyez responsables. Il y a un projet de loi qui est prévu là avant la fin de l'année, peut-être en octobre sur la modernisation de la sécurité civile. Que vous soyez de gauche ou de droite, soyez responsables et aidez-nous.

Donc message très fort aux parlementaires, message très fort aussi envers les collectivités territoriales. Pourquoi ? Parce qu'on parle beaucoup du financement des 10 à 90 %.

Ils sont financés par les collectivitésales territoriales et par les départements avec un message très clair qui est de dire organisez-vous bien et vos crédits, on veut être la priorité pour le prochain budget. Olivier Galichet, vous êtes avec nous expert en gestion de crise mais mais ancien sapeurs pompiers, vous avez entendu vos camarades ceux de l'intersyndical. On s'interroger sur l'état d'esprit.

On a un ralbol monumental qui a été exprimé en fait en réalité dans le bureau du ministre de l'intérieur et moi je reprends les les propos de Xavier Bois. S'ils n'ont pas entendu le ralbol, ils vont le comprendre le 29 septembre prochain. Appel à la mobilisation générale.

Oui. Alors de toute façon cette mobilisation générale comme c'est toujours évoqué, les sapeurs pomptiers répondront toujours aux interventions. Ça fait partie de nos missions.

On sera réquisitionné, on sera toujours présent. Maintenant, il faut que les appeurs pompiers puissent se faire entendre. Encore une fois, je suis pas le représentant syndical, mais clairement la difficulté, c'est qu'aujourd'hui, on l'a bien entendu, le ministre qui aurait dit lors de cette entrevue avec les syndicats queil a besoin de leur aide aussi.

En fait, on est entre le ministère, les collectivités locales et les parlementaires. Et c'est ce qui fait qu'on arrive pas à construire un projet en fait. C'est assez difficile.

Et là, le projet de modernisation de la sécurité civile qui doit arriver très prochainement, je sais pas si on va avoir le temps d'inclure des mesures d'organisation pour les sapeurs pompiers. Donc, il va vraiment falloir prendre comment dire en charge ce projet et peut-être lors des présidentiels, mais j'espère qu'il y aura pas que des promesses pour faire en sorte de faire progresser à la fois ce dialogue et toutes ces conditions de travail que nos collègues ont évoqué. Nous jugerons les les actes, pas les intentions.

C'est ce qu'a dit Xavier Bois qui é à la tête de cette intersyndical euh Boris Delchev. Je me tourne vers vous parce qu'en fait on s'était interrogé dans quel état d'esprit ils vont arriver en fait ces ces pompiers dans le bureau du ministre mais en réalité ils l'ont soufflé dans les bronches. Oui bien sûr.

Donc le mais il est clair que de toute façon il va falloir que nos bah de tout là on le voit très bien ce qui a été exprimé c'est qu'ils sont pris entre le gouvernement les parlementaires, les collectifs locales et les départements. Donc ben il va falloir trouver le le moyen. Gardez regardez ces images.

Boris, je vous interromps mais mais c'est mais c'est pas pour vous couper la parole, c'est simplement pour vous dire que on a une caméra dans une caserne en grève. On a entendu Xavier Bois, le président de cet intersyndicale, sa mâchoire serrée et tout de suite les fumigèes, les drapeaux brandis, la colère, elle est sourde, elle est là. Oui, elle est là bien sûr.

Ben, il y a le manque de moyens, il y a le manqu il y a le manque de reconnaissance du métier hein au niveau de bon ça a été évoqué hein, tout ce qui est la sécurité sociales, ce qui est retraite, ce qui est euh le fait de de de surveiller leur santé hein, c'est pas normal qu'ils soient exposés comme ça. Donc il y a toute une réforme en fait à entreprendre hein, de ce côté-là, les leur donner les moyens nécessaires de pouvoir palier un problème qui de toute façon va être croissant dans les années à venir. Vous entendez la la rumeur euh Guillaume là qui qui monte de ces images hein qui sont tournées par nos équipes.

Elles sont en Avignon en ce moment même. Encore une fois cette conférence mais alors sans langue de bois, sans filtre hein, ils l'ont dit hein, on y va tout droit, on parle et on dit euh ce qui s'est passé, fini le blabla politique et là voyez des fumigèes, une rumeur qui monte, elle est là la colère, elle s'exprime en image ici sur LCI. Elle est là, elle est légitime parce que c'est vrai que depuis plusieurs jours, même semaine maintenant, on parle de cet été 2026 qui va sans doute être un tournant dans la prise de conscience du réchauffement climatique et de ses conséquences.

Les conséquences, on en a beaucoup parlé sur la gestion de l'eau, pour l'agriculture, l'adaptation de nos habitations et de nos modes de vie, mais aussi pour les pompiers. Les pompiers ont déjà vécu des étés très difficiles. En 2003, ça avait été là aussi un tournant.

Il y avait eu plusieurs pompiers qui avaient perdu la vie dans le Var notamment. À la suite de ça, il y avait eu des mesures prises sans doute insuffisantes puisque aujourd'hui encore elle manque ces mesures et puis il y a eu 2022, c'est pas si loin que de nous que ça he c'était il y a 4 ans. Ils ont été là sur les incendies sur le bassin d'Arcachon notamment et cette année c'est sans doute l'été de trop.

Euh c'est on est déjà à des records absolus à 130000 hectares brûlés contre 66000 il y a 4 ans. Là les moyens ils sont considérables humains, moyen également matériel et ils en ont vraiment besoin. Guillaume Bosnica, on va sans plus tarder prendre la direction de de Bovau, le ministère de l'intérieur où nous attend Xavier Bois qu'on a entendu qui était à la tête de cette intersyndical.

Xavier Bois, je vous remercie infiniment de nous accorder cet entretien. Euh d'abord, je tiens à souligner que euh la voix hachée, la mâchoire serrée, vous avez rendu hommage à vos quatre camarades euh qui sont tombés pendant la période estivale. Ce sont vos premiers mots, les mots brûlants, euh quatre de vos camarades qui sont tombés au feu pour sauver nos vies.

Celle des habitants dans le Var, en Gironde, en forêt de Fontainebleau, partout sur tout le territoire et en ce moment dans le dans le pas de Calais. Vous avez eu des mots extrêmement durs. Fini le blabla politique, le ministre n'était pas au rendez-vous.

Oui, merci. Oui, le le ministre n'est pas au rendez-vous. Le ministre est n'a pas tous les pouvoirs sur le fonctionnement des 10.

Faut savoir que les fonctionnements le 10 fonctionne avec deux commandements. Un commandement opérationnel pour le préfet donc sous l'autorité du ministre et un fonctionnement financier qui est à la main des élus départementaux qui sont les maires représentants des EPCI et également le président du conseil départemental. Je vous ai entendu dire quelque chose qui m'a frappé parce que bon, vous avez été dans le bureau du ministre, on l'a compris hein, vous lui avez soufflé dans les bronches, on va se parler franchement.

Vous avez dit financement quid ? Pas stratégie de financement. Où on est le projet de loi sur la réforme la sécurité civile ?

Mais aujourd'hui le projet de loi donc on sait alors là on a évolué parce qu'on aujourd'hui on sait qu'il y a le projet de loi qui sera présenté euh à la rentrée au niveau du parlement comportera quatre titres donc trois donc on ne sait pas ce qu'il y a dedans. Le 4e titre c'est euh un un titre qui est donné à la mission parlementaire qui va concerner exclusivement les feux de forêt. Aujourd'hui on va avoir on sait qu'on a eu un rendez-vous qui est fixé pour le 8 septembre pour la présentation de ce projet de loi. pour à partir du 8 septembre, on pourra savoir ce qu'il y a dedans.

Aujourd'hui, on sait pas. On sait juste que c'est une traduction euh des 2 ans de travaux du bouveau de la sécurité civile. Le rapport a été remis euh dans les mains du ministère de l'intérieur en septembre 2025.

On va arriver en septembre 2026 pour avoir la traduction dans une loi. On estime que c'est pas assez rapide au regard de l'enjeu et de tous les catastrophes et toutes les tout ce qui nous arrive. En fait aujourd'hui, on ne peut plus, il faut plus qu'on revive ce qu'on a vécu en début juillet.

L'été n'est pas fini. J'ai lu ce matin dans les médias que septembre, apparemment, serait encore une période chaude. Si l'été se termine fin septembre, enfin franchement, on y arrivera pas.

Il y a déjà trop de maisons qui ont brûlé, trop de citoyens qui ont été évacués. C'est c'est pas digne du pays. Si cette situation n'a pas pris fin septembre, on n'y arrivera pas.

Je je reprends vos propos. J'étais également frappé parce que vous nous avez dit de ces incendies en Gironde. On a manqué de tout.

Xavier Bois en Gironde. C'est vous qui l'avez dit. Racontez-nous pourquoi est-ce que vous nous dites que vous avez manqué de tout.

Vous avez manqué de quoi ? Vous avez manqué de tout. Ce que j'ai dit, oui, effectivement, on a manqué de tout.

On a manqué surtout d'anticipation parce que quand on anticipe pas, on se retrouve surpris de tout ce qui nous arrive. Et donc ce qui nous a manqué, il nous a manqué des camions ciens de feu de forêt. Les camions pour atteindre les feux de forêt, c'est les camions qui sont dotés de de matériel d'autoprotection.

On a engagé des engins pour les feux urbains qui ne sont pas dotés de ces matériels d'autoprotection. Et vous avez vu sûrement les images de ce que l'on appelle les lignes d'appui. Donc c'est des camions qui sont euh mis euh à la queue leeleu le long de la de la forêt qui brûle et quand on attend le feu qui arrive et on essaie de limiter son intensité ou euh de le faire dévier.

Et ben quand on le fait avec des camions euh de feu urbains, on met en danger les équipages parce que le camion citien de feu de forêt qui est équipé d'une autoprotection, c'est notre endroit de repli et donc déjà il y en avait pas assez. Et ce qui nous a manqué aussi, c'est les moyens humains. Ce qu'il faut savoir que les moyens humains, lorsque on fait partir des pompiers du département vers un autre département, on le fait partir avec un engin équipé de quatre personnes.

Et ben un engin équipé de quatre personnes qui va partir 72 he on engage que quatre personnes. Nous, on demande à minima qu'on engage 12 personnes pour qu'on puisse avoir un relais sur le terrain parce que on ne on ne peut pas se reposer. Donc il nous a manqué de tout.

Il nous a manqué d'anticipation. Il y a eu euh tout un tas de demandes de largage de sécurité pour préserver les pompiers sur zone qui n'ont pas été honorés parce que les moyens n'étaient pas disponible sur place ou pas en nombre suffisant. Merci à vous Xavier Bois, merci à vous pour vos propos sans filtre, euh vos ner à vif parce qu'il le faut et et et votre sincérité.

Encore une fois, on espère que que vous avez été entendu par le par le ministre et que vous le serez par les pouvoirs publics. Je rappelle, votre appel à manifesté le 29 septembre prochain une mobilisation générale. On va prendre la direction d'une d'une caserne de pompiers qui est en grève où notre équipe est sur place également à Avignon.

Tristan Vagnan, vous nous attendez. Vous êtes avec des pompiers qui sont en grève également. Alors peut-être symboliquement parce que si d'aventure un feu se déclarer, il partirait immédiatement.

Mais tout de même, là aussi la colère est sourde. Oui. Regardez cette mobilisation assez importante.

Une soixantaine de pompiers est venu devant la caserne en greffe pour se mobiliser. Euh on va retrouver Mathieu Valencia qui est représentant syndical. Les représentants syndical syndicaux au niveau national ont dit que le ministre n'était pas au rendez-vous.

Qu'est-ce que vous attendez ? Qu'est-ce que vous avez pensé de cette conférence de presse ? Ben clairement de la manière dont tu nous ont présenté les choses, ben en fait on se rend compte que ben on va dire on est à demi-déçu parce que on s'attendait pas à plus.

Comme d'habitude, on est baladé, on nous demande d'attendre toujours et plus. On sait très bien ce que enfin ce qu' recherche et essayer d'attendre 2017 que les choses changent et en attendant et ben on boit en touche. Donc vous attendez des actes maintenant.

Ben clairement oui. Euh en fait un changement de régime, il faut que ça accélère, il faut qu'on qu'on passe à autre chose. Il faut que ça que le ministre prenne pleinement ses responsabilités et même que le premier ministre prenne le dossier.

Mais clairement aujourd'hui, le ministre de l'intérieur n'a pas été enfin n'a pas été à la hauteur du rendez-vous que nous on attendait et on aimerait vraiment des engagements. Ici, la mobilisation devrait durer encore jusqu'à 15h. Les pompiers, vous les avez peut-être vu tout à l'heure, ont aussi tracté auprès des automobilistes pour les sensibiliser sur leur situation.

Merci à vous Tristan Vartagnan. Merci pour les propos que vous avez recueilli. La mobilisation elle est là, la colère elle est sourde, les mâchoirs elles sont serrées.

Mais pourtant ces hommes et ces femmes, ils sont 250000. Ils répondront à nos sollicitations et ils iront lutter contre contre les flammes. Je propose de de rebambiner et comprendre ce que c'est que le combat au plus près des flammes.

L'été 2020, rappelez-vous, il restera gravé dans les mémoires. Les mémoires des pompiers de Provence, un incendie d'une violence exceptionnelle avait menacé des milliers d'habitants aux portes de la ville de Marseille. Et aujourd'hui encore, au moment où on se parle, le risque est tout à fait réel.

Face à ces feux de plus en plus intenses, les soldats du feu adaptent sans cesse leur stratégie. Euh TF1, LCI en mission, en immersion, au cœur d'une unité de pompiers de province. C'est un documentaire exceptionnel et c'est tout de suite.

Ce mercredi 10 août à la caserne de Martigue. Donc au premier départ, c'est le VAB 45 sur la 90. La journée commence normalement.

Service et après l'appel. C'est bon, on y va. Pe y aller.

Les pompiers reprennent l'entraînement comme d'habitude. Mais Gérard est inquiet. Ce vétéran de la guerre du feu a un mauvais pressentiment.

Pendant que les hommes s'entraînent, il partent inspecter les environs. Voilà, la vighaut et c'est vraiment important qu'on ait des gens comme ça qui toute la journée surveille surveill la forêt et surtout donne l'alerte des la moindre fumée aperçue. Ça va ?

C'est la vigie du secteur côte bleu est. Euh donc ils ont ils ont sur 360° une surveillance assurée. Un point de vue qui leur permet de lancer l'alerte à la première fumée suspecte.

Mais la vigie n'est pas seule. Dans la pinide, des hommes veilles eux aussi. Bonjour pour salut la journée.

Gérard leur apporte du ravitaillement. Là, c'est les rations pour ce midi et pour ce soir. Ça laisse sous-entendre qu'on va rester sur le sur le site au moins jusqu'à 21h.

On va dire que c'est mauvais signe parce que il risque d'avoir des feux aujourd'hui vu le vent qu'il y a. Ça souffle les rafales à 80 100 à l'heure. Ils annoncent pour aujourd'hui.

Des conditions météo que les pompiers redoutent. Ces hommes et ses femmes arrivent de meurt et maelle. Ils font partie des 650 pompiers venus en renfort pour l'été.

Professionnel aguéri, ils n'ont encore jamais combattu d'incendies dans les forêts incandescentes du sud de la France. Ça nous change, hein, c'est des interventions qui sont différentes des notes. C'est un savoir qui est toujours intéressant et puis c'est de l'expérience dans dans le métier.

Il y a plus qu'à attendre un éventuel départ. On le souhaite pas pour la nature mais s'il y en a, ben on sera prêt pour pour y faire face. Et ils ne vont pas attendre longtemps.

À 11h, un départ de feu est signalé à Martig. départ de feu en zone périurbaine avec des habitations menacées. En plus de la gestion du feu de forêt, il va falloir bien sûr protéger les habitations et porter assistance aux personnes.

Il serait parti d'un champ par là. C'est ici précisément que le feu a démarré. Il court très vite avec la sécheresse et le vent.

Une vitesse de propagation qui qui est très importante et toujours à lui courir après une dizaine de pompiers l'attaquent aussitôt derrière chacun sait ce qu'il a à faire. Il va sauter. On dit qu'il saute, ça veut dire quoi qu'il va nous sauter la route éventuellement l'autoroute.

La circulation est coupée et comme Gérard le Craignait avec le vent le feu est passé de l'autre côté dans une zone pavillonnaire. On fait tout. Donc c'est un feu de végétation qui est parti euh derrière l'autoroute euh qui était assez virulent, ça sautait et ça s'est propagé dans les habitations pérurbain.

Donc il y avait eu des dégâts, plusieurs voitures en feu, caravane et on l'a stoppé au niveau des habitations. Voilà. Mais les pompiers ont réagi à temps.

Le feu a fait quelques dégâts mais il a été maîtrisé assez rapidement. À ce moment-là, les pompiers pensent avoir gagné la bataille mais quelques minutes plus tard, Gérard reçoit une nouvelle alerte. Un gros départ de F.

Fos Foss sur mer, une commune située à 15 km de Martigue. Il est 11h35 et les pompiers arrivent très vite sur place. Cette fois, la situation est plus sérieuse.

L'entrée de la ville est ravagée par des flammes de 10 m de haut. Les gars, ça va s'embrasser là. Attention là aussi les gars.

Allez, attaquez-le de là. Voilà, fais gaffe derrière un riverin alerte les pompiers donc le le feu a sauté dans dans l'industrie là et derrière la maison ou pas ça la maison non pas corp ça merci il y a c'est menacé au niveau de du matériel c'est quoi une une entreprise ou c'est la société ma maison mais j'ai ma société dessus il y a trois camions qui sont rentrés par là camion vert aussi j'ai camion moteur démonté on va voir qu'est-ce qui se passe là pour vous ben il y a le feu voyez bien qu'il y a le feu Donc après j'ai ma société, ma maison, je viens de finir de construire, j'ai un camion de société qui vaut 60000 € et puis voilà à cause d'un culé qui a jeté un M sur nouvelle priorité pour les pompiers, protéger la maison et l'entreprise de cet habitant. de l'eau.

Allez, mettez-vous là. Faut tablir de suite, il y a la toiture qui crame là, hein. Faites-moi ça là dedans, dedans, dedans, dedans.

Il faut pas que ça me rusle dedans. Mais au même moment, le feu attaque encore un peu plus loin. Vous az vu derrière l'entreop qui a là-bas où il écrit tout conseil, il y a une bouteille de propane à l'intérieur.

Donc, je voulais vous prévenir qu'il fasse gaffe. Cette fois, ce sont des voitures qui sont menacées par les flammes. Les gars, venez vite.

Il faut qu'il lève les voitures là. Ah ouais, va choper là. Tu vois qu'il y a personne.

Je crois qu'à la Twingo. Mets-moi vite un fourgon là sur le parking. Il y a les bagnoles qui vont cramer là.

Allez, de l'eau de l'eau la voiture là. La chaleur est telle que les propriétaires des véhicules qui arrivent pour les sauver ne peuvent même pas les approcher. C'est laquelle votre voiture la frz pas.

Donnez-moi les clés. Allez, sorzli de sa voiture. Seuls les pompiers équipés de vestes inifugées peuvent les déplacer.

Ouais. Voilà. On a fait ça bien.

Tout le monde qui évacue là. Ah ouais là c'est chaud chaud. C'est très dangereux.

Là ça rigole pas là. Allez bonneapprême ciao. Tous les salariés du secteur doivent s'éloigner.

On y va. On y va chef de suite. Merci.

Ça y est vous évacuez vous. Ouais on évac là. C'est bon.

On est là il y a le feu. Allez vas-y. Vas-y.

Souffle. Cette fois, le vent dépasse les 100 km/h. Il y a une voiture qui brûle là.

Sûr sûr et certain qu'à voir la fumée noire. Ouais. Une bagnole qui trame.

Elle est là. Je vais leur dire. Gérard en a vu d'autres.

Pourtant il commence à s'inquiéter. Si vous tenez pas, passez que vous avez les ais là. Mettezles si vous tenez pas.

Si vous tenez pas, mettez les ari sont les appareils respiratoire à utiliser en cas de fumée toxique. Certains hommes en ont déjà besoin. Vous allez sur le feu de voiture, il y en a deux qui brûlent.

Ça va, ça va, c'est pas trop dur, on est là pour ça. Ça va. Cela fait maintenant 2 he que le feu a démarré et les pompiers ne parviennent toujours pas à en venir à bout.

Pire encore, le vent pousse les flammes vers le complexe pétrochimique de la ville. Une zone extrêmement dangereuse. Attention.

Ouais, ça crame là-bas. Gérard part en urgence. Raffinerie de pétrole, sidérurgie, chimie.

À fosse surmer, le feu peut provoquer une catastrophe écologique et humaine. À tous les chefs de secteur à tous les chefs de secteur du C la faussette. Ici le patron des opérations, c'est Jean-Marc.

Pour info, je vais me désengager. Je vais aller sur Fos. Apparemment, il y a une grosse affaire qui démarre.

Je me ressus. En fait, ce n'est pas un mais deux incendies qui se sont déclarés sur la zone industrielle. Les dépôts pétroliers et l'usine d'arcellerur mital peuvent être touchés à tout moment.

C la faussette. Donc actuellement le feu est toujours en forte évolution. Je vous demande de contacter Arcelor Mital de façon à nous faciliter les accès à l'intérieur de l'usine si le feu venait y rentrer reçu.

Première urgence ravitailler en eau les camions citernes. Carlo commence à manquer. Dis-moi est-ce que tu as moyen d'avoir un CF ?

On n pas d'eau. Ouais, on va essayer d'avoir du monde à l'arrière. Regarde là, ça commence à monter.

Ça va se frôler les voitures. Fais les dégager doucement. OK, ça marche.

Le feu se propage à une vitesse telle que Jean-Marc décide d'utiliser les grands moyens, les Canadaires. Ce que je te propose, c'est d'essayer de de taper au niveau flanc gauche. Vous serez en milieu industriel, mais je peux vous donner qu'opportunité de largage sur le flanc gauche reçu.

Mais j'ai aucun visu sur ce secteur, donc je vous donne opportunité uniquement. Les pélicans, comme les pompiers les appellent, décollent de la base de Marignane à quelques kilomètres de là. Mais le manque de visibilité les oblige très vite à faire demi-tour.

Ouais. Donc les pélicans se sont présentés sur le feu de la faussette. Pour eux, impossibilité impossibilité de larguer.

Il y a trop de lignes, ils peuvent pas larguer en sécurité donc c'est trop dangereux pour eux. Pas de canader et le feu qui progresse sur les deux fronts. Pour Jean-Marc, la situation se complique.

Le commandant commence lui-même à évacuer les ouvriers qui travaillent sur le site. Vous avez un responsable de chantier ? Faut pas rester là.

Ouais. Vous dégagez tous vos engines de là. Comment on fait ?

On enlève tout là-bas. Ouais. Vous partez sur l'avant, vous allez vous mettre à l'abri dans une zone où il y a plus d'arbres.

Ah ouais, mettez-vous à l'abri, il arrive sur vous là. Allez. Oui, ça fait ça fait 10 fois que je vous demande d'évacuer les lieux.

Non mais attendez monsieur, je minut je vous demande quelque chose. J'ai ma voiture et j'ai la les papiers. Je sais vous fait pas y aller pour le moment.

Et je fais comment je fais pour vous ? Je sais pas monsieur, moi j'ai fait traité. Je m'excuse mais j'ai pas le temps de ça.

Pour éviter la catastrophe, Jean-Marc ne peut plus compter désormais que sur les hommes au sol. Papa Charlie Ducos. Tous les engins qui arrivent à présent, tous les groupes et les engins qui arrivent, vous me les priorisez sur le flanc droit en direction d'Arcorbital.

Flan droit et avant du feu reçu. Flan droit et avant du feu en priorité. Le vent qui souffle à plus de 90 km/h pousse les flammes vers les citaisques.

Projette-toi sur l'avant, le feu est en train de de rentrer dans dans Arcelor là. Numéro 1, de toute urgence, une réunion de crise est organisée au poste de commandement mobile installé au cœur de la zone en danger. Jean-Marc va coordonner les efforts des différents chefs de poste, ceux de la police inclus.

Le feu, il est dans harcèlore. Donc ils sont ils sont au niveau du par9 en par. Ouais ouais.

De toute façon là, il faut tout bloquer. Là, j'ai un secteur avant qui se constitue sur Arcelor. Arcor, c'est là.

Donc là, ici, le feu est rentré. En moins de 10 minutes, le commandant réoriente l'action des pompiers. Euh ici, sur ce secteur là, j'ai du bois qui me traite touses les problématiques qu'on peut avoir là derrière.

Voilà. Moi moi ce que je voulais faire c'était recouper ce morceau-l parce que là on est quand même dans des trucs hyper sensibles. Je laisse je repars sur le terrain.

On y retourne. Malgré le dispositif mise en place par Jean-Marc sur le terrain, les hommes sont en difficulté. Le feu s'approche dangereusement d'arceller leur mitaless d'éviter encore il va nous arriver plein de fois.

Avec le vent, le feu parcourt 13 m à la seconde. Et tu remontes dès que tu vois les flammes, vous tapez parce que là, il va nous déborder. Il arrive dans ce sens là.

Il arrive carrément sur nous. Il est là derrière là. Il est là, il nous a dépassé déjà.

Regardez dépassé la photo des J'ai jamais vu un feu qui va aussi vite. Et pourtant, c'est pas des pains de la garille. S'ils se font encerclés par l'incendie, les pompiers n'y arriveront pas.

Ils périront dans les flammes. Ça devient dur là. Le feu progresse très rapidement et c'est loin d'être évident.

C'est loin d'être évident. C'est bon, on va tenir le coup. Mais là manque d'homme et il commence aussi à manquer d'eau.

Il faudrait des moyens là si on avait des trut à l'arrière mais à l'arrière j'ai personne à part les moyens de l'usine et il reprend de l'arrière. Donc les pompiers sont débordés et les nouvelles sont mauvaises. Au courant des feu sur chemin d'étamar il monte sur le plateau apparemment.

Il y a encore un autre départ de feu ? Oui, à l'autre bout du département. Pour l'heure, l'adjud doit d'abord arrêter celui-ci.

Vite là, regarde. Essaie de m'arrêter ça mais on va se faire encore. L'adudent ne croit pas si bien dire la radio les alerte en urgence, le danger se rapproche.

Écoute-moi ça. Sur votre gauche les gars. Je fais reculer le personnel.

Allez à l'ensemble du groupe, prenez les mesures de sécurité hein. Viens, on va remonter. On va voir ce qui se passe làhaut.

Allez hop. Affirmatif. On est en train de se replier.

On est en train de se replier. Tous les hommes du secteur sont dans la fournaise. Ils n'ont pas d'autre choix que de battre en retraite.

Ça va les gars ? Comment ? Oh puté !

Qui c'est ? C'est ex là. Ex.

Ouais. Ça va ? Ouais, ça va.

C'est bon. Parfait. L'adjudant vérifie que ces hommes sont tous sains et saufes.

Ça va les gars ? Ouais, nous c'est bon mais on est en C'est bon Jeanphilippe ? Ouais. va refaire le plein parce que ça sert à rien et c'est un boss le feu il nous dépasse de partout.

Ouais, c'est pour ça. Je vais essayer de regrouper mon groupe pour essayer d'aller mener une action plus efficace que ce qu'on fait là. Mais bon, il y a du travail.

Pourquoi c'est fatigasse là ? Parce que à cause de la vitesse de propagation du feu. Voilà.

Ça va trop vite. Ah ouais, ça va vraiment trop vite. Regardez.

Même le judo je pas alors mais tu as vu tout à l'heure le canon de la 6000 tu l'as pris dans la tête revenait c'est pas la peine. C'est impressionnant. Ah c'est impressionnant.

Les rafales devant redoublent de violence la fournaise devient intenable. Des hommes commencent à tomber. Ça va chaud.

OK. Nickel. Pris un petit coup de chaud là ton gars.

Jamais vu ça. On ne peut rien faire. Canon lance tout.

On a eu tout à l'heure. Les pompiers doivent reprendre des forces. Ils se mettent à l'abri derrière leur camion.

Ça va, il est trop rapide. Pour faire même à la 45, c'est inarrêtable. Ah je m' un peu du vent bien de lancer.

Oh l'om de Dieu là je pense qu'il est impossible à tenir s'il te plaît. Pour l'adjudant c'est un échec il en informe ses supérieurs. Ouais.

Donc pour la mission que tu m'avais confié, on n pas pu le tenir. Il est passé de l'autre côté de la route. De l'autre côté de la route, c'est l'apocalypse.

Allez, on peut le taper là. On peut le taper là. En haut làas en les flammes atteignent 30 m de haut.

C'est trop tard les gars. Ouais, trop tard. Regarde toi l'abri ça chauffe là.

La fournaise est insupportable, plus de 1000°gr. Les pompiers sont en péril, ils n'ont pas le choix, ils doivent se replier. Pousse-toi, pousse-toi.

On se calme, on se calme. Calmez-vous, calmez-vous. Il faut faut trouver le moment où il faut partir.

Les pompiers de meurtemel n'avaient jamais été confrontés à un feu aussi violent. Ça va les gars ? Ça chauffe, hein.

Ça chauffe, hein. Ça change de nos petits feux de forêt des Ouais, ça change les vauges hein. Ah, ça change les va et de la meurtemoiselle hein.

Ça c'est sûr hein. C'est un peu plus virulent hein. Ah là, ça on a jamais vu he chez nous, il y a pas de feu de forêt comme ça.

Là, c'est vraiment hallucinant de voir des progressions de feu aussi rapides que ça. Après quelques minutes de repos, les soldats du feu repartent au front. Les Mélans savent que pour gagner, ils vont devoir livrer l'un des combats les plus durs de leur vie.

Le feu progresse dans toute la région. Après Martig et Foss surmer, c'est désormais aussi Rognac et Vitrol qui sont attaqués. Au codice, c'est le branle bas de combat.

Consistre COD 13. On nous signale que le feu se dirige sur le camping du Vitou. Les pompiers suivent la progression de tous les foyers grâce aux images envoyées par Aussion de reconnaissance qui survole la zone à très haute altitude.

Les foyers se multiplient et partout le feu gagne du terrain. Papa Charlie Rognac con 13 urgent. On nous signale que le feu est entré dans le parc des Barnoins et menace de nombreuses villas.

Le feu est entré dans le parc des Barnoins et menace de nombreuses villas. Grâce aux images, le CODIS coordonne les équipes sur le terrain et dirige les renforts. Ce qui nous importe, c'est surtout de combattre le fencant, quoi.

Voilà, c'est ce qui est de plus important. C'est pour ça qu'on essaie de mobiliser rapidement les les moyens rien pour pouvoir combattre cet incendie le plus rapidement possible. Vu l'ampleur des dégâts, le centre opérationnel décide une nouvelle fois d'envoyer les Canadaires, cette fois pour protéger une station service qui risque d'exploser.

Mais le feu poursuit sa progression. Vers 17h30, il embrase la commune des Pen Mirabo. La ville compte plus de 20000 habitants.

Là, là, on y est. Ouais. Codice de Capitaine Estève sur 254.

Là, on est dans le village des P Mirabo, presque en centreville. Gérard commence par protéger une station service. Est-ce que nos camions on les descend jusqu'au feu ?

Ah ouais, c'est Ouais. Sortez jusqu'au feu. On les descend jus.

Sortez sortez. Là, ça va tout brûler. On va faire éc évacuer les camions là de de gasoil.

On a le temp. On a le temp. Gasoil.

Ouais, on a le temp. Courz où comme ça là ? Chercher mes camions.

On a le temp. Ils sont plein vos camions, il c'est des hydrocarbures. Donc c'est pas c'est pas ce qui est pleur qui en mê c'est des vapeurs.

On sortez un camion en un après l'autre. Oui moi je la station service n'est pas la seule menacée. Les flammes sont maintenant à quelques mètres des maisons.

Gérard organise les secours. Ça a sauté. Et ça va tout prendre là.

La barre aux choses risque de le de l'arrêter mais c'est pas gagné. Aussi c'est choisi aujourd'hui avec le mistral qu'il y a. C'est bien choisi hein.

Cet homme a dû quitter sa maison. Moi c'est la blague la mienne là. Je sais pas ce qui va ce qui va rester.

Moi je pouvais arroser avec le tuau d'arrosage les premiers feux là mais la police m'a fait partir de force donc j'ai j'ai pas pu j'ai pas pu continuer quoi. J'espère que la maison elle va rester intacte c'est tout hein. Le jardin encore c'est pas un problème mais que la maison elle reste complète.

Je surveille si ça s'aggrave pas. Il n'est pas le seul. Son voisin a dû partir lui aussi.

Vous habitez là ? Ouais. Ouais.

À la maison mort là. Il y a Non, je pense pas. Pensez pas confiance hein.

Il est confiance. Il y a qui sont montés là. Allô ?

Ouais. T'inquiète t'inquiète t'inquiète. Rinstaller les petits et reste les petits, j'arrive.

Allez, je sais que j'ai 100 % confiance mais bon, il y en a deux partout du feu. Donc si c'était qu'ici, ça serait réglé depuis longtemps. Oh !

Dans les incendies pour les pompiers, la priorité est de sauver d'abord les personnes et les habitations. Il est bien, il est bien. Il faut les protéger une maison.

Allez, on bouge. Les renforts arrivent rapidement. Vous avez réussi à la sauver cette maison ?

Ouais. Comment vous avez fait ? On s démerdé là.

Parce que j'ai vu le gars là, il était en panique sur le parking. Ouais, il sont pas en panique de débroussailler. Ça ferait du bien un peu aussi. 824.

Pendant des heures, les pompiers vont lutter pour protéger les villas. Vont-ils réussir à les sauver ? Gérard, lui, n'a pas le temps de rester.

Plus loin, de nouveaux quartiers sont touchés. La ville est sinistrée. C'est un état de guerre.

C'est la guerre du feu. On va la gagner. On va y laisser le minimum de plume.

Mais on va la gagner. Pour éviter des scènes de panique, les policiers sont venus en renfort. Ils s'occupent de la circulation au carrefour stratégique.

Les habitants commencent à fuir la zone. Le feu continue sa progression. Le risque, c'est qu'il descend là de la de la pin là et là filade de maison sont sous les pains qui risquent d'être menacé directement.

Je pense qu'il y a déjà une maison qui a brûlé. On est pratiquement centreville et se en pleine forêt là. Triste quand on voit rien.

Mais un autre danger menace encore plus important. Le feu s'approche maintenant des quartiers nord de Marseille. Puis il y a une continuité de de pin là et on peut arriver jusqu'au porte de Marseille.

Marseille brûlera-t-elle ? C'est la catastrophe que les pompiers doivent éviter à tout prix. Des renforts sont dirigés vers les quartiers nord de la ville.

Plus de 2000 soldats du feu mobilisés. Il faut sauver Marseille. Gérard veut rester optimiste.

On va la gagner cette bataille. On va la gagner au Pen Mirabo. Les habitants eux sont moins optimistes.

Ils évacue en urgence. Partir. Vous avez tout fermé la maison.

On a fermé à clé. Vous avez tout rentré. Fermez les volets.

Bah les volets, ils sont pas fermés en haut. Fermez les volets. Fermez les volets.

Mettez à l'abri les chaises de jardin et les qui risquent de fondre à la chaleur. Bouteille de gaz, il y en a dehors ou dans le garage. Ouais.

On va espérer qu'il viennent pas là. Pas trop inquier si on est nouveau dans la région donc on a pas du tout l'habitude de ça. Ouais mais on est là pour donner faire de la prévention.

Bien sûr. Bien sûr. Vo je vois les flammes moi du coup.

Ben ouais il était à Rognac et d'un coup il se retrouve au pain. Donc ma sœur a été évacuée de l'autre côté des pain aussi. Donc bon, on sait pas trop quoi faire mais on va partir.

Ah, ils vont mieux la santé quoi. Là déjà là c'est irrespirable. Donc mais quels sont nos conseils que vous conseillez ?

Moi je vous conseille de tout mettre à la brille, de tout fermer les volets. Ouais. Et après si vous êtes inquiet partez.

Faites confiam. D'accord. Il est loin là le feu hein.

Il est loin. Il y a la fumée mais il est loin hein. E je peux pas vous garantir qu'il viennent pas j peux pas vous le dire.

On sait pas trop quoi faire. Rester partir. Et ouais c'est ça hein.

On sait pas hein. Ça fait peur mais bon. Heureusement que on a les pompiers et qui font leur maximum hein.

Ben les pompiers. Oui oui je s moi aussi c'est la première fois qu' ça arrive. Je range je range tout dehors le jardin.

Quelqu'un qui reste moi je reste je reste moi et je pars un scooter partir. Je pas un scooter là. Allez-y allez chez Tati et pas on peut pas on peut pas traverser passer protéger tout ce qui vient à protéger et puis je vois ce qu' a marché et après je m'envarder.

Chéri chérie lève-toi monte dans la voiture c'est la première fois que ça arrive ça maison. maison on a on a qu'un salaire qu'est-ce que vous voulez faire pas perdre la maison quoy à ma place je dis la vie c'est le principal qu'on perde pas la vie et après ben on verra hein qu'est-ce que vous faites c'est pas la première fois que ça arrive bon chez nous oui mais bon on verra bien bon on va y aller merci merci et ouais c'est laur du feu c'est quelque chose de de bicéral Attendez pas le dernier moment. Finalement, tous les habitants décident de partir.

Tout le monde a affermé les volets pour protéger les vitres contre la chaleur. La nuit tombe sur la ville, mais le vent ne faiblit pas. Le feu avance inexorablement.

Une partie des habitants est allé se réfugier chez des amis ou dans la famille. Pour ceux qui ne savent pas où aller, la municipalité a ouvert une salle communale. La Croix-Rouge est venue prêter main forte au sinistré.

Ici, tout le monde est dans l'angoisse. Combien de temps va-t-il falloir rester ? Dans quel état retrouveront-ils leur maison ?

Pour le moment, personne ne sait. Et puis quand vous pourrez repartir, on vous le dira. faire le petit déjeuner.

Allez, on vous remercie bien de rien madame. Oui, maunette, vous inquiétez pas. Allez, tout va s'arranger, vous allez voir.

Euh, il y en a qui sont paniqués. Tout à l'heure, il y avait plein de personnes âgées qui voulaient rentrer. Il y en a qui étaient en chemise de nuit, qui sont partis vite et donc ils voulaient rentrer chez eux.

Il a fallu leur dire de rester. On leur a raconté des choses. On leur a dit que le feu il allait reprendre.

Je suis allé chercher mon papa et on est parti de suite et après il y a eu les flammes donc mais bon comme on en sait pas plus on verra demain. On essaie de pas trop s'inquiéter. Ah mais c'est pas m jamais vu ça.

Jamais vu un feu comme ça sauter comme ça d'un côté à l'autre côté de l'autre. Non c'est la première fois jamais. Le feu il était derrière la maison.

Donc voilà et j'ai laissé la voiture et j'ai tout laissé. et j'ai traversé les chambres et j'ai atterri sur la nation. Dans cette ambiance de guerre, les réfugiés se préparent pour la nuit en espérant que demain ils retrouveront leur maison.

Dehors, les choses ne s'arrangent pas vraiment. Le vent a redoublé. Il est 21h.

Cela fait maintenant plus de 10h que les pompiers s'acharnent et l'incendie continue à dévion. Il est là, il est là, il arrive. Chaud là.

Ah ouais, très ce que les pompiers redoutaient est en train de se produire. Ça y est, on est sur la commune de Marseille. Il a fait du chemin.

Il faut protéger Marseille. Alors, les pompiers mettent en place une nouvelle stratégie. Écoute, on doit le tenir ici.

Donc, tu te mets avec nous, on va positionner le 04 là. Faut pas qu'il fasse. Cette fois, c'est la tentative de la dernière chance.

Les pompiers doivent faire barrage. Si le feu les submerge, Marseille brûlera et des milliers de personnes seront en danger. Les soldats du feu s'organisent pour attendre leur ennemi de pied fer.

Il arrive au grandot et regarde derrière aussi deissement sur la droite. Il y a une maison de sur laissement mais un nouveau foyer pourrait mettre à mal leur stratégie. On y va Fred, fais demi-tour.

Il y a un établissement qui est juste auudessus là. Il y a les façades qui sont tout en bois et donc on va essayer de d'éviter à ce que ça se généralise. Roger va s'attaquer sans attendre ce nouveau foyer.

Il s'agit d'un centre de formation qui s'est embrasé en quelques secondes. Un par un, les pompiers s'attaquent à tous les immeubles touchés par le feu. Ils ne veulent rien lâcher.

C'est bien ça c'est généralisé de por en même temps et donc on essaie un peu de tenir toutes les positions mais c'est compliqué. On va tirer des tuyaux et s'alimenter sur ce poteau pouvoir taper le l'entrepôt là. Non, on n'abandonne rien hein.

De toute manière on va on va rien lâcher parce qu'il y a encore une partie là à sauver et donc euh si on arrive à la sauver, ça sera déjà ça de gagner aussi. E je pense qu'il doit y avoir des bouteilles de gaz. Il y a des engines derrière qui sont totalement feu.

Donc on va essayer justement d'éviter qu'il sautent dans le dans le bâtiment qu'on voit là dans l'obscurité là. Il y en a un deuxième qui là quand ça explose ça peut être dangereux. Très dangereux.

Très dangereux. Faut pas rester à proximité. En plus là, on le voit les serpentes, elles vont pas tarder à céder et ça va être carrément un château de je dois en mettre un là et l'autre là-bas.

Mais leurs lances sont impuissantes. Roger a demandé des canons plus puissants. Pour le moment, ils sont malheureusement utilisés à Il y a tout qui va s'affaisser là maintenant.

Gér métallique. Ouais. Ouais, c'est tout foutu.

On peut rien faire. Un petit moment. Les charpentes métalliques, elles vont devenir molébles et la structure après, elle va elle va descendre.

C'est désolant tout le travail tout anéant en même pas de 3h plus. C'est bon. La situation elle est très très compliquée.

Voilà. Donc là, on est vraiment vraiment pas bien. Heureusement, quelques minutes plus tard, rentre là.

Les grands moyens que Roger attendait arrivent enfin. Des canons surpuissants capables d'attaquer un feu à distance. Ouais, là c'est les gros moyens quoi.

Ça va bien nous aider. Faut surtout j'ai essayé de l'épargner. Donc si tu peux te positionner là, mais fais gaffe gaffe aux lignes.

Il y a tout qui tombe là. Tu vois c'est château de ça va partir. Et pour la première fois le feu recule.

Très efficace. Et tu vois, il y av un deuxième qui arrive là, c'est le top. Ah là là il peut projeter facilement 70 m à l'aise.

Le bâtiment est détruit mais le feu est circonscrit. L'immeuble voisin a subi le même sort. Il va se transformer en cendre mais le feu là non plus ne se propagera pas. rien faire c'est le problème c'est qu'il y en un complexe on va continuer il va falloir engager des la nuit va être long pour vous là très très longu très très long compliqué Roger et ses hommes vont devoir repartir pour protéger Marseille.

Avant de se remettre en route, les pompiers se réapprovisionnent en eau. Le plein, on repart. Là, par exemple, les éléments, ils sont plus forts que nous, hein.

Ouais, c'est du feu de plus que la décennie là, je crois. Premier grand feu depuis que je suis pas au pied. On est plein d'eau et on y va.

On va aller protéger les villas plus bas je pense plus vers Marseille. Près de Marseille, la situation continue de se dégrader. La police est arrivée sur place car maintenant il faut évacuer la population de gré ou de force.

Allez isolé la maison de retraite on l'a voulu y aller pour évacuer. Il y a déjà le feu làbas. Oui mais on a pas pu passer.

Ça a pété là. Ça a sauté on a pas pu passer. C'est quoi qui a sauté ?

C'est pas une entreprise. Ah oui il y a le feu qui s'est propagé de partout. C'est impressionnant.

C'est jamais vu ça. Jamais. Jamais.

On y va. est à proximité. Ben, j'essaie d'évacuer les gens.

Bonjour, excusez-moi. Oui, mon dieu, je vous vois pas. Il faut partir.

Mais où je vais ça ? Je sais pas. Vous avez pas où aller ?

E j'ai la vit mais à pit on peut pas y aller. Et puis moi je conduis pas la nuit, j'y vois pas assez. Vous allez où les madames ?

Je sais pas, on me dit mais je sais pas la nuit. Votre maison elle est où madame elle est où votre maison ? Elle est où votre maison ?

Elle est là où il y a avec un voisin madame. Partez avec un voisin. Mais avec où je vais avec le voisin ?

Moi ma fille habite à bit personne portable. Non je suis seulement je connais pas. Allez madame elle va vous mener.

On ferme la maison madame. Ouais par mesure de précaution la police a décidé de faire évacuer ce lottissement. Donc on fait évacuer tout le monde.

Elle va juste chercher son téléphone. Merci c'est très gentil. Allez c'est parti.

Allez-y, allez-y madame, allez. Vous inquiétez pas, vous êtes en sécurité. Pyjama hein.

C'est pas grave madame, c'est pas grave. On s'en fiche. On s'en fiche.

Mon dieu, merci. Allez, ferme la clé quand même. Fer la clé et on y va.

Et la dame, elle va vous emmener. Vous allez vous mettre en sécurité avec la fille qui vit qui a dû quitter le logement aussi. Allez-y madame.

Merci. Merci beaucoup. Merci beaucoup madame.

Les fenêtres et attention avec la voiture. Allez, merci beaucoup madame. Les policiers vont vérifier toutes les maisons les unes après les autres.

Pas question de laisser quelqu'un derrière eux. Vérifie qu'il a plus personne. C'est ça.

C'est bon, c'est faitit. Allezz. Pas question de traîner non plus pour les policiers.

Il y a encore quelques quartiers à évacuer et les pompiers ne maîtrisent toujours pas la situation. L'autoroute a été coupée et le feu continue d'avancer. Ouais.

Là ça c'est le terme, on peut l'employer sans c'est la catastrophe. Ouais, ça part de partout dans tous les sens et on disperse nos moyens et on n pas assez de moyens en fonction des besoins et tant qu'on est comme ça, on y arrivera pas. Je sais qu'il y a des renforts qui vont encore arriver et à un moment on aura assez de moyens pour pouvoir lutter à égalité avec cette incalie.

Il y en a pour toute la nuit là et les jours qui suivent aussi. Ouais. Les incendies dans les villes environnantes sont maintenant éteints et toutes les colonnes disponibles remontent vers Marseille.

Des centaines d'hommes vont jeter leur dernière force dans la bataille. Après 20h de combat acharné, les soldats du feu finissent par triompher. Au lever du soleil, le feu est maîtrisé.

Marseille a été épargné. Dans toute la région, les dégâts sont terribles. Plus de 3000 hectares sont partis en fumée et 70 maisons ont été détruites.

Les pompiers continuent d'arroser les braises pour éviter les reprises de feu. Gérard lui revient dans les quartiers les plus touchés. et d'abord au centre de formation que ces hommes n'ont pas réussi à sauver.

Alors, les pompiers ont travaillé toute la nuit et voilà le résultat le matin. Un centre de formation pour enfants défavorisé qui était en cours de construction. Ça a été du boulot là.

Là, il a fait chaud et ça a été très dur et très difficile à tenir. Malheureusement, on a pu éviter la destruction totale de deux ou trois bâtiments et dégâts collatéraux. Mais ce qui préoccupe Gérard, ce sont surtout les habitants des quartiers dévastés.

Hier, toute cette zone était encerclée par les flammes et le propriétaire de cette maison craignait de l'avoir brûlé. devant ses yeux. Bonjour.

Bonjour les pompiers des bouches de Ron. Oui. Vous voulez vous voulez monter ?

Oui, s'il vous plaît. Pas de souci, je vous ouvre. On va voir un peu le les dégâts occasionnés par le feu.

Ce matin, le propriétaire n'est pas là mais c'est son épouse Elsa qui accueille Gérard. Vous étiez là ? Oui.

Oui. Oui. Oui.

Ça fait peur. On est parti. Ben, on a laissé la maison ouverte, on a tout laissé.

Oui. La peur de notre vie. Ouais, c'est clair.

Pour surtout pour les enfants aussi. Et non, surtout que un quart d'heure avant, on était enfin, c'est pas qu'on était inconscient, on était là, on allait jeter un coup d'œil puis il y avait rien. Ciel bleu, tu arrivé vite.

Et en 3 minutes, il a tourné et puis il a il a fallu qu'on parte avant même qu'on nous évacue. C'est nous-même qu'avons décidé de C'est la bonne solution de descendre. Oui, je pense que pendant 5h pour sauver la maison, les pompiers ont créé un mur d'eau, ce qui a permis à Elsa de retrouver son habitation intacte.

Le feu là s'est arrêté juste aux portes du jardin. Voilà, il a commencé à brûler une partie de la ha la pompe à chaleur de la piscine. Voilà, il y a quelques dégâts matériels mais mais les pompiers ont arrêté ben juste à temps pour pas que pour pas que tout brûle.

Donc on a eu beaucoup de chance. Voilà, tout le reste malgré tout a brûlé autour. Le jardin est en cendre et le paysage lunaire.

On voyait des flammes de plus de 20 m là derrière. On se disait c'est bon, ça y est, là la maison la maison, elle va prendre feu. Voilà, pour nous c'était fini.

Donc voilà, on est dans un état second en fait. on se dit "Ça y est, ben là, on est en train de tout perdre. Tout ce qu'on a construit depuis 11 ans, c'est en train de c'est en train de brûler.

Voilà, il y a toutes les images qui reviennent, toutes les fêtes qu'on a pu faire, les anniversaires, la naissance de nos enfants qui sont nés ici. Voilà, c'est tout c'est toute une vie quoi qui se tournait. Les enfants eux aussi, garderont longtemps le souvenir de cet incendie.

L'odeur du feu n'a pas encore disparu, mais ils veulent reprendre leur vie comme avant. Tu as eu peur ? Oui, beaucoup.

Tu as eu peur ? Heureusement qu'il y avait mes amis et euh ma famille. Mais pourquoi tu as eu peur ?

Ben parce que je voyais les flammes derrière nous quand on se retournait qu'on courait, ben on voyait les flammes derrière notre maison et après quand on était en bas à la station service, je voyais plus la maison tellement qu'il y avait de fumée et j'avais peur qu'elle était en train de brûler. Pour moi, c'est le jardin c'était mort mais la maison peut-être pas mais il y a rien qu'à brûler. Il y a rien, rien rien.

Les pompiers vraiment ils ont fait un beau boulot. Ils ont sauvé la maison. Grâce à eux, ben ma maison est intacte et mon jardin toute ma vie.

Sans eux, je sais pas comment on aurait fait. Voilà. Merci hein.

Oui. Oui. C'est des héros.

C'est ce c'est ceux qui ont sauvé notre maison, notre jardin, voilà. qui qui nous ont permis de de poursuivre notre vie dans un endroit qu'on qu'on a choisi. Et donc bien sûr bien sûr puis ils ont ils ont risqué leur vie quand même.

C'est ça qu'il faut pas oublier. De son côté Roger tient à rendre visite à son ami Patrick qui a eu moins de chance. Son fils restaurateur a tout perdu.

Son établissement n'a pas pu être sauvé. Alors et j'ai appris par valer que comment tu vas ? Ah ça va ça va.

Alors ça paraît pas possible hein de fou. Moi franchement j'y croyais pas qu' do m'a dit que que tu avais brûlé. Ça c'est Et dedans tout est brûlé à 100 %.

Ah dedans, il y a plus rien. Il a plus rien. Plus rien.

Le seul mot que j'ai cit le désor plutôt de mon fils quoi qui était son enfant quoi. Ce restaurant était son enfant. Si vous voulez regarder à l'intérieur, vision vision d'horreur.

Voilà ce qu'on est couvre le lendemain matin. Ouais, il y a vraiment plus rien. Il y a plus rien.

Ici Michaell servait 130 couverts tous les jours. Ses 11 employés sont aujourd'hui au chômage. Pour son restaurant, il s'est endetté et il doit continuer à rembourser son empreinte. tous les mois.

Ah, le plus dur c'est d'avaler, de se dire que ben en fait voilà, il y a plus rien et on va refaire. Mais le plus dur c'est ça, de se dire qu'on a plus rien. C'est ça le plus dur.

Vous avez euh vous avez le goût amè là. Ouais, c'est pas passé encore. OK.

C'est pas passé. Ça va mettre du temps, hein. C'est c'est impressionnant, hein.

C'est impressionnant. J'aurais pas mettre à la place des pompiers malgré que vous devrez avoir d'emblé vous la d'honneur les acteurs vous c'est comme ça. Heureusement que Heureusement que les pompiers étaient là quand même.

Ouais. Allez retourner ici. Malgré leur bravoure les pompiers n'ont pas pu faire de miracle.

C'est quand même bon, c'est quand même un pote quoi. Donc euh connaissait depuis longtemps. Ah il devait avoir 16 ans.

Donc ça fait plus d'une trentaine d'années facile. Je connaissais bien ses parents. Ça touche un peu quoi quand euh quand on connaît les personnes et on voit un peu le la détresse quoi.

C'est vrai que le plateau qui une détresse quand même importante là au niveau surtout de son fils quoi. ça il était très attaché au restaurant quoi. Donc ça fait que Ouais là ils on pour une bonne petite année quoi.

Là on a rien pu faire pourtant on était on est venu avec des camions, on a rien pu faire. On va voir s'ils sont là. Mais je pense pas tout le quartier a été détruit.

Ils ont protégé pour pas qu'il a des voleurs. C'est ça ? Ouais, je pense.

Non, mais il y a un moteur derrière. Ils ont dû remettre. C'est un phénomène qui devient fréquent.

Des pilleurs profitent des sinistres pour venir voler ce qu'ils trouvent. Cette villa a été entièrement dévastée. Heureusement, les propriétaires ont été évacués.

Ils ont tu la vie sauve. Roger aimerait les rencontrer. Il faut revenir sur les lieux pour vérifier que il y ait pas une reprise ou Ouais.

Puis c'est toujours bien de de rencontrer les propriétaires, voilà pour parce qu'ils se posent des questions et puis bon on peut peut-être leur apporter des réponses. Donc voilà, c'est une rencontre informelle et je pense que c'est indispensable. Donc on peut pas venir éteindre partir comme des sauvages et jamais revenir quoi.

Non, il faut qu' qu'ils arrivent à comprendre ce qui s'est passé quoi. Parce que bon, c'est quand même des fois il y a une vie là derrière donc non, il faut qu'ils aient des explications. Si on peut leur donner, ben on leur donne.

C'est une catastrophe quoi parce que là ils ont tout perdu quoi. Après, il faut voir qu'il est il y a beaucoup d'affectifs dans une maison donc on pourrait reconstruire comme ça quoi. C'est important qu'on les rencontre.

Bien sûr. Pour Roger, le métier de pompier était une vocation. Après 38 années de service, sa foi et son dévouement sont toujours intacts.

Vous avez déjà pensé à arrêter ? Ça non, jamais. Jamais.

Jamais. C'est hors de question. Je suis rentré dans le métier très jeune par passion et je partirai avec la même passion parce que je l'ai conservé jusqu'à la fin et jusqu'au bout j'irai dans ma passion.

Non non c'est c'est un métier de passion donc c'est vraiment quelque chose qui c'est pas un métier comme les autres quoi. Un métier pas comme les autres et un travail qui ne finit jamais. Cette Sirie a été sauvée des flammes mais son dépôt de bois continue de brûler. ce qui est impressionnant c'est c'est la masse de travail qu'il y a à faire, quoi.

C'est il faut des moyens mais en quantité là. Des tonnes de sûr qu'il faudra arroser 24 he sur 24 pendant encore au moins 2 jours. Mais cette fois, les pompiers n'auront pas de problème de ravitaillement.

Cette Syrie est à quelques dizaines de mètres de la mer. On pompe depuis hier, ça a pompé toute la nuit et je pense qu'on y est encore cette nuit. On y sera tout demain.

Ça pompe combien là ? Combien ça là ? On était à 4000 L minutes à peu près.

Énorme. Oui. Les pompiers ont retrouvé le sourire.

L'histoire se termine bien. Pourtant pendant un jour et une nuit, ils ont dû affronter le feu du siècle. S'ils ont reculé, parfois, ils n'ont jamais cédé, restant fidèles à leur devise, force et honneur.

Grâce à leur courage, des quartiers entiers ont été épargnés, des centaines de vies sauvées et Marseille n'a pas brûlé. Dans leur rang, 20 hommes ont été blessés dont trois en état d'urgence absolu.