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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 24 juin 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseÉconomie & entreprises

Conflit Iran/Israël : à quel point Donald Trump opère sur un fil ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30OuverteRéponse partielle

    Donald Trump a changé d'avis sur l'Iran en 24h. Comment l'expliquer ?

  • 5:20RelanceRéponse directe

    Est-ce que Trump est tiraillé entre fascination pour la puissance et contraintes institutionnelles ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Trump a-t-il agi par calcul ou par impulsivité dans cette crise ?

  • 10:50FerméeRéponse directe

    Les Iraniens ont-ils perdu leur capacité balistique ?

  • 13:40OuverteRéponse directe

    Le peuple iranien perçoit-il les frappes comme une victoire ou une défaite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Donald TrumpFait
    « Dès que nous avons conclu l'accord, Israël a largué une quantité de bombes comme je n'en avais jamais vu auparavant. C'était les frappes les plus lourdes que j'ai pu constater. »
  • 4:00Donald TrumpFait
    « Je ne suis pas satisfait d'Israël. Vous savez, lorsque j'annonce un cessé le feu de 12h, vous ne pouvez pas sortir dans la première heure et leur envoyer tout ce que vous avez. »
  • 4:30Donald TrumpFait
    « Nous avons là deux pays qui se battent depuis si longtemps et si durement qu'ils ne savent même plus ce qu'ils foutent. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europ soir 19h 21h Pierre de Villneau toujours avec Alexandre Malafaille et avec Gill Boutin pour évoquer l'actualité elle est bien sûr aussi international l'actualité avec ce Donald Trump décidément qui change d'avis toutes les 5 minutes. Hier souvenez-vous il il lançait le slogan Miga Make Iran Great again et aujourd'hui il dit faut surtout pas changer de régime. Et puis surtout, il y a eu cette affaire de cesser le feu.

Cesser le feu imposé par les Américains. Disruptif quand on sait que à son arrivée au pouvoir et toute la campagne de Donald Trump en 2024 a été de celui qui ne voulait plus être le gendarme du monde. Le voilà qui à nouveau prend la parole, à nouveau décide, à nouveau ordonne.

Écoutez, Donald Trump euh parler de ce cette rupture de du CC le feu. a pris la parole ce matin avant de prendre l'avion pour le sommet de l'OTAN. Dès que nous avons conclu l'accord, Israël a largué une quantité de bombes comme je n'en avais jamais vu auparavant.

C'était les frappes les plus lourdes que j'ai pu constater. Donc je ne suis pas satisfait d'Israël. Vous savez, lorsque j'annonce un cessé le feu de 12h, vous ne pouvez pas sortir dans la première heure et leur envoyer tout ce que vous avez.

Donc je ne suis pas content. Je ne suis pas non plus satisfait de l'Iran, mais je suis véritablement mécontent de l'action d'Israël. Nous avons là deux pays qui se battent depuis si longtemps et si durement qu'ils ne savent même plus ce qu'ils foutent.

Vous comprenez ? Voilà. Très très énervé.

Et ensuite, il y a eu une autre prise de parole qu'on écoutera tout à l'heure. Gill Boutin, cette déclaration de Donald Trump, c'est un exemple de mégalomanie comme on pensait pas en voir. Mais je pense que aussi cette guerre vient nous confirmer à quel point Donald Trump n'a aucune ossature idéologique.

Comme vous l'avez rappelé, dans la même journée, il était capable de changer de position simplement au gré de l'évolution de de sur le terrain et également peut-on supposer des discussions qu'il a eu avec les différentes personnes ? C'est toujours la question de quelle est la dernière personne à avoir quitté la le le bureau Val. Mais autant sur les droits de douan tout ça, on a bien compris qu'il y avait un jeu que c'était un businessman, que c'était un homme d'affaires, il faisait monter les enchères, mais là il s'agit quand même de de la vie de gens quoi, de de changer de régime ou pas, de faire assesser le feu ou pas.

Et là, il change d'avis diamétralement. Euh oui, mais je pense qu'il est tiraillé entre son sa grande fascination pour les hommes puissants dont il sait qu'il fait partie mais où il aimerait partager un peu plus l'audace euh par exemple d'un d'un Vladimir Poutine dont il a dit qu'il était extrêmement astucieux, extrêmement il avait utilisé le terme sa vie, c'est-à-dire il un mélange d'intelligence et d'audace lorsqu'il avait envahi envahi l'Ukraine. Il est aussi je pense fasciné par d'autres coups d'audace. les coups d'aud légitime pour le coup quand euh les Israéliens euh font en sorte de euh de détruire l'appareil du Esbola et également de s'en prendre aux iraniens.

Et il est il est donc tiraillé entre cette fascination pour la puissance et la capacité à exécuter euh quelque chose, un plan de la même manière qu'il signe des directives à Touva. Et euh dans le même temps, bah il est tenu par les institutions euh américaines, par la démocratie, par les adultes si tant qu'il en reste encore autour de lui, mais les adultes dans la pièce comme on dit. Et et donc il est il aimerait bien, mais il est il est très il est empétré, je pense, et il a euh enfin, il a une approche assez adolescente, je dois dire, de des capacités qui sont entre ses mains.

Alexandre MFaille, est-ce que vous avez la même vision que camarade Boutin du Figaro ? Je serai un peu moins dans le domaine de la psychanalyse du camarade Trump. Mais euh moi je crois qu'en fait il est sincère quand il il dit qu'il veut pas faire la guerre dès le départ.

C'est il l'a montré sur son premier mandat. C'est pas son son chemin de vie, c'est pas sa façon de faire. Alors comment vous expliquez le l'accompagnement avec les le bombardement ?

Mais moi je je pense qu'on peut l'expliquer très bien. Il a consacré ses premiers mois de mandat à essayer de faire des deals sur toute une série de sujets compliqués. Il s'est rendu compte des limites notamment avec la Russie et l'Ukraine de cette capacité là.

Ensuite, le dossier israélien a évolué dans des proportions absolument extraordinaires et et là il a dit bon là je peux pas rester inerte, je suis obligé de faire quelque chose parce que ça devient très grave et peut-être qu'il a pris lui aussi la mesure du problématique de la problématique de de cette de cet Iran nucléaire. Et il se souvient lui aussi que les Américains ont tracé des lignes rouges, la fameuse ligne rouge de Barack Obama avec la avec la la Syrie. On a vu ce qu'il en a ce qu'il en a résulté à la force de de pas faire les choses.

Et donc là, il s'est dit qu'est-ce que je fais ? Et il a trouvé, il a fourni en fait un outil oui que les Israéliens n'avaient pas pour pouvoir frapper en profondeur et notamment un fordeau mais il fallait le faire avec pardon mais avec une certaine finesse. Alors en effet, sans doute en ajustant le tir, si je puis dire avant de taper, mais sur le plan de je fais, je fais comment et je j'entretiens le suspense, mais la voix était très étroite parce que il fallait faire le strict nécessaire, mais quand même le nécessaire pour que ce soit efficace pour mettre le nucléaire iranien chaos, semble-t-il, sinon je pense que ça continuerait.

Là, vraentment, ils ont dû mettre un vrai coup d'arrêt, voir un coup fatal au programme nucléaire. Il fallait le faire sans que la Chine se sent obligée de remonter au créneau. Il fallait le faire sans provoquer l'embrasement avec le le le le D3 et le blocage avec le terminal qui est de cargue et cetera.

Donc les les quand même les le la nation arabe était pas totalement favorable à cette intervention. Son propre corps n'était pas favorable. C'est son entourage n'était pas favorable.

Donc il fallait pas se planter. Donc il jouait très très gros sur ce coup-là. Et là pour le coup, pour ça qu'il est en colère ce matin, que là il impose un cesser le feu.

Globalement il a il a créé les conditions de dire maintenant là c'est réglé donc maintenant on arrête ça repart. Il dit si jamais les Iraniens le prénomo en prenant le risque du kamikaz dire tant pis, on va se faire défoncer mais on va faire perdre la face au président américain, il se passe quoi ? Il est obligé de remettre une pièce dans la machine.

Et là c'est très très grave pour lui parce que là pour le coup il veut pas aller plus loin parce qu'il en a les moyens. Mais on sait comment ça va m'en calculer. Moi je pense que il a très bien joué.

Il a eu peut-être de la chance mais je dirais chapeau l'artiste, on peut pas en permanence dire qu'il fait pas le job ou qu'il est qu'il est immature. C'était sans doute très compliqué et il fallait pardon il fallait les avoir pardonnez-moi vraiment bien accroché pour faire ce qu'il a fait. Je suis d'accord que c'était compliqué et ça se voyait justement dans toutes ces hésitations.

On voyait à quel point cet homme qui se présente comme extrêmement décidé était face à un vertige. C'est-à-dire que quand il disait peut-être que je vais y aller, peut-être que je vais pas y aller, enfin c'était surréaliste comme comme moment. et euh toute cette succession et puis même ce moment où ensuite euh il se prend à croire à un changement de régime en disant euh make Iran great again.

Tout ça témoigne que il ne savait pas spécialement où euh les choses allaient. Et en revanche, là où je vous rejoins, c'est que il a à sa disposition des outils et notamment des plans qui sont prévus de longue date. Donc ce scénario de de frappe, il était sur l'étagère si j'ose dire. il n'a eu qu'à se servir et et à le choisir.

De toute façon, un président américain n'a pas 36000 options qui se présentent à lui. En tout cas, il a choisi mais au au mépris de ce que pensait sa garde rapproché que ce soit Pité de Sec ou ou Jade Event. Donc en tout cas, il y est allé.

Je propose d'écouter Donald Trump qui alors encore une fois pour prolonger ce que vous dites qui a lancé le slogan Miga hier et ben aujourd'hui il dit bah non on va pas changer de régime des Mola puisque ça provoquerait le chaos. Je ne veux pas de changement de régime. Je souhaite juste que la situation se calme le plus vite possible.

Les changements de régime entraînent du chaos et idéalement, nous ne voulons pas de chaos. Les Iraniens sont de bons hommes d'affaires, ils ont beaucoup de pétrole, donc ils devraient être capable de tout reconstruire. Ils n'auront jamais l'arme atomique, mais ils peuvent faire du bon travail.

À moins Alexandre et Gill qu'on ait mal compris. C'est-à-dire que hier, on se disait bah peut-être qu'il va prolonger cette affaire avec les Israéliens alors que encore ce soir le chef d'étatmajor d'Israël, qu'est-ce qu'il dit ? Il dit que l'opération n'est pas terminée, hein, que la campagne israélienne contre l'Iran n'est pas terminée.

Oui, il y a un cessé le feu, mais la campagne, elle est pas terminée, le job est pas terminé. Donc peut-être que hier, on s'est dit bah du coup, il va les accompagner. En fait, pas du tout.

Il dit ils vont se débrouiller et les Iraniens bah s'ils veulent changer de régime, ils le ils le feront mais ils le feront tout seul sans moi. Ouais. C'est de la pression quand il déclare ça, c'est une forme de mettre de la pression supplémentaire sur le régime pour créer les conditions peut-être de la négociation qui fait qu'au bout du compte, les Iraniens disent "Bon, OK, on lâche l'affaire parce que il a en effet les moyens de de de d'être extrêmement plus offensif et d'être beaucoup plus destructeur que ne l'ont été les Israéliens depuis depuis 12 jours." Après lui, il y a de tr jours, il disait "Je vais peut-être éliminer Hamenei mais pas tout de suite." Mais c'est là encore, c'est de la négo de l'intimidation.

Il joue entre guillemets, il joue très bien sa partie. Je serai à sa place, je ferai globalement la même chose. Je soufflerai le chaud et le froid.

Vous aimeriez bien être à sa place ? Ah oui, vous y pensez bien. Mais sûr, le matin, le soir, président Malaf aujourd'hui, on en a sur les trois, on en a deux qui savent ce qu'ils veulent.

C'estàd Donald Trump est assez explicite dans l'immédiat. Je veux dire, c'est que si jamais la situation évoluait sur le terrain, il se reprendrait à rêver d'un changement de régime, on peut le supposer. Mais là, il sait ce qu'il veut.

Il veut la paix, il veut que ça reprenne, il veut faire du business avec les Iraniens, apparemment. abstraction vu ça, il y a des très bons hommes d'affaires iraniens. L'argent n'est jamais loin avec du programme destructeur de l'Iran à l'égard de Israël et plus largement de l'Occident.

Euh donc ça c'est assez assez comique dirons-nous. Euh l'Iran, elle je pense que enfin le régime iranien pardon s'en tira bon compte parce que faut quand même voir ils ont perdu à peu près tous leur proxy. Il y a que les outils qui sont à peu près préservés et encore ils se font frappés euh régulièrement.

Euh ils sont pas passés loin du du dr ils ont perdu toute leur capacité balistique en grande partie. Euh tous leurs leaders sont partis se sauver à la montagne ou à l'étranger. Donc leur survie, ils en sont assez satisfaits.

C'estàd que effectivement le leader aurait pu euh l'ayatola ramené aurait pu être tué. Il s'en tiraent pas trop mal. On voit pas de changement intérieur malgré les espoirs que ça a nourri parmi une partie de la population et de la diaspora iranienne.

Et c'est ce qui nous amène finalement, on a envie de résumer tout cela, c'est-à-dire que à l'arrivée, c'est le peuple iranien qui a eu une une saute d'espoir et qui se retrouve à payer les peaux cassées. c'est qu'ils sont encore plus appauvris, le l'avenir ne se ne s'éclaircit pas et le peut-être que ça reprendra dans 10 ans à nouveau quand une fo une fois qu'Israël aura décidé à nouveau que que l'Iran repris de la puissance. Ce qui est certain, c'est que peut-être que le que soit Israël d'un côté ou euh les États-Unis de l'autre se disent "Le régime est suffisamment affaibli comme un arbre qu'on a coupé au 2/3, il finira par tomber la pression, il y a déjà eu des révoltes, il s'est quand même pas passé rien depuis 12 jours.

Euh le nombre d'infrastructures, le nombre de chefs, de le nombre de sous-chefs, voilà, ça va être quand même compliqué pour le régime de se remettre à fonctionner, même si la terreur fonctionne en revanche très bien. Ce qui est en revanche certain, c'est que les Iraniens ne voient pas ce que nous voyons. La très grande majorité du peuple iranien n'a pas du tout la perception du conflit de la guerre et de ce qui s'est passé et même du la façon dont le deal s'est opéré avec les Américains, la façon dont finalement les bombardements d'hier ont touché des bases américaines mais sans faire de dégâts.

Mais ça ils ne voi pas. Eux ils voient les missiles décollés. Ils n'ont pas accès aux mêmes images, ils n'ont pas accès au même médias au même médias sauf pour une petite partie d'entre eux.

Donc la la dissémination de ce qui s'est vraiment passé prendra sans doute du temps. Mais je veux dire que peut-être c'est un peu la chance pour les le peuple iranien, c'est que le verre pour le coup est peut-être vraiment dans le fruit que peut-être dans quelques semaines, quelques mois en poussant un peu euh sans forcément faire ce qu'on fait les Israéliens de manière extrêmement brutale depuis 12 jours euh voilà l'arbre iranien de ce régime des mola finira peut-être par tomber. Yeah.