Abandon du projet d'usine Tiamat à Boves : "on ne manque pas de projets" assure le président de la métropole d'Amiens
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça signifie pour vous de voir l'arrêt de la construction confirmé ?
- 0:58OuverteRéponse directe
un espoir de voir le projet ressurgir ?
- 1:29OuverteRéponse directe
Comment vous pouvez en tout cas les aider ?
- 2:21RelanceRéponse partielle
Vous ne partagez pas donc ce sentiment ?
- 3:43OuverteRéponse directe
Quelles conclusions vous en tirez ? Est-ce que la métropole doit encore accueillir ce genre de projets ?
- 4:42RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est ça que vous appelez, vous aussi, vos voeux ? Ou vous dites qu'il faut laisser la place à Tiamat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Invité politiqueFait
« 'est un report, comme le patron de l'entreprise l'a évoqué. »
- 0:42Invité politiqueFait
« Le monde de la batterie est en pleine reconfiguration. »
- 1:31Invité politiqueFait
« la puissance publique dans toutes ses dimensions avait largement préparé le terrain. »
- 2:30Invité politiqueFait
« J'ai quand même en tête le souvenir de l'usine voisine autour de cet élevage d'insectes où là, l'argent public a coulé à flot pour un projet qui a fait flop quelques mois après. »
- 3:52Invité politiqueFait
« ils sont viables. L'eurolysine le démontre, lorsqu'on rétablit les règles de la concurrence. »
- 4:01Invité politiqueFait
« Lorsque les Chinois font du dumping sur la lysine, il suffit qu'on réintroduise des mécaniques fiscales européennes pour rétablir l'équilibre. »
- 4:47Invité politiqueFait
« En tout cas, on ne manque pas de projets. »
Temps de parole
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- Présentateur 28 %
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Vous écoutez ici Picardie, c'est un nouveau coup dur pour la métropole d'Amiens. La construction de l'usine de production de batterie de Tiamat à Bov est suspendue jusqu'à nouvel ordre. La start-up amiennoise évoque un manque de financement privé. Vous y revenez ce matin, Céline Autain, avec le maire et président de la métropole d'Amiens. Bonjour Frédéric Fauvich.
Bonjour.
L'incertitude posait depuis plusieurs mois autour du projet. Qu'est-ce que ça signifie pour vous de voir l'arrêt de la construction confirmé ?
C
'est un report, comme le patron de l'entreprise l'a évoqué. Le monde de la batterie est en pleine reconfiguration. On le voit dans le nord de notre région qui accueille de gros projets, Vector et les partenariats avec les constructeurs automobiles. Tout ça est en train d'être reconfiguré, parfois à la baisse et parfois dans une autre dimension, dans d'autres filières de production. C'est l'Antis qui s'est par exemple, ou Renaud allié à BID, le producteur chinois. Et donc Tiamat n'échappe pas à ces logiques-là.
Donc pour vous, il y
a
un espoir de voir le projet ressurgir
?
Bien sûr, Tiamat a toujours son siège à Amiens. Son équipe d'ingénieurs, une quarantaine de personnes, est toujours au boulot à Amiens. Ils ont aujourd'hui de nouveaux marchés qui s'ouvrent, qui n'étaient pas ceux anticipés dans la construction de l'usine Amiens. Donc voilà, ils reconfigurent un petit peu leurs projets, leurs appareils. Il y a aussi un problème d'accès au marché financier.
Et d'argent, effectivement, puisque pour l'instant, suspension s'y inédit. Effectivement, parce qu'ils n'ont pas assez d'investisseurs privés. Comment vous pouvez en tout cas les aider
?
Est-ce que
les autorités y peuvent quelque chose ?
Oui,
la puissance publique dans toutes ses dimensions avait largement préparé le terrain. Et je crois qu'on n'était pas loin sur le montage, en tout cas nécessaire pour l'usine amiennoise, d'aller à peu près à la moitié des besoins de financement, avec tous nos outils, caisses des dépôts, états, régions, métropoles, etc. Donc, c
'est
un peu au plafond. Et donc, voilà, il faut faire le pari que ça va se stabiliser dans le monde de la batterie, que leur projet va mûrir et qu'ils pourront revenir à meilleure fortune dans les mois, dans les années qui viennent. En tout cas, on les attend, nous, avec toujours autant d'impatience.
Vous nous dites, en fait, que la puissance publique est arrivée à un plafond en termes de soutien à Tiamat. On a entendu ce matin sur ICI Picardie Thomas Hutin, conseiller régional écologiste Hauts-de-France, membre de votre majorité municipale, dire au contraire que les collectivités auraient dû faire plus et doivent faire plus. Vous ne partagez pas donc ce sentiment ?
On doit faire plus en étant plus attentif, en essayant effectivement de peser aussi sur les partenaires financiers. J'ai quand même en tête le souvenir de l'usine voisine autour de cet élevage d'insectes où là, l'argent public a coulé à flot pour un projet qui a fait flop quelques mois après.
Donc,
on doit être prudent, manier l'argent public avec sérieux et responsabilité. En ce qui nous concerne, la métropole déclencher ses financements lorsque les emplois sont créés ou lorsque l'usine sort de terre. Donc, on n
'a
pas besoin de décaisser. On ne
va
pas demander à rembourser quoi que ce soit alors qu'on n'a rien à
avancer. Contrairement à
la région qui a déjà versé 2 millions d'euros à Tiamat.
Oui,
oui, oui.
Alors, c'était des phases d'amorçage. Donc, on se répartit un peu les rôles. Donc, c'est légitime que la région s'interroge effectivement sur l'utilisation de ces fonds. Le projet là existe. On sait effectivement qu'on a besoin de batteries dans toutes leurs dimensions. Donc, voilà, c'est un report,
c
'est une suspension. On se reverra certainement avec Tiamat.
Ici Picard, 17h49. Nous sommes avec Frédéric Fauvet, maire et président de la métropole d'Amiens après le report du projet d'usine de batterie de Tiamat. Vous évoquez le contexte assez difficile, effectivement, pour les producteurs de batteries, en tout cas en France, à cause de la concurrence extra-européenne. En l'occurrence chinoise, ça pèse dans le dossier Tiamat. Comme ça a pesé, par exemple, et ça pèse toujours pour Metex, dans la zone industrielle nord d'Amiens. Quelles conclusions vous en tirez ? Est-ce que la métropole doit encore accueillir ce genre de projets qui, pour l'instant, ne sont pas viables ?
Plus que jamais, plus que jamais,
ils sont viables. L'eurolysine le démontre, lorsqu'on rétablit les règles de la concurrence. Lorsque les Chinois font du dumping sur la lysine, il suffit qu'on réintroduise des mécaniques fiscales européennes pour rétablir l'équilibre.
Il suffit, mais pour l'instant, c'est toujours parfait. C
'est fait de manière temporaire.
Ce
qu'on réclame, avec nombre de parlementaires européens de toute sensibilité, c'est qu'effectivement, ça se pérennise. Que ces règles soient gravées dans le marbre. Et donc, ils suivent effectivement les comportements déloyaux de la Chine ou d'autres acteurs. Donc, ce qui a fonctionné ponctuellement, et j'espère définitivement pour l'usine, s'appliquera sur le monde de la batterie, tout simplement pour des questions de souveraineté. On parle d'énergie, on parle d'alimentation. On doit être souverain en la matière.
La Chambre de commerce et d'industrie Amiens-Picardie dit qu'elle peut trouver sans problème une autre entreprise pour remplacer Tiamat et la place laissée vacante au Paul-Jules Verne de Boves. Est-ce que c'est ça que vous appelez, vous aussi, vos voeux ?
Ou vous dites qu'il faut laisser
la place à Tiamat ?
En tout cas, on ne manque pas de projets. Et ça, c'est plutôt la bonne nouvelle. Quand on voit effectivement le développement de la manufacture abvilloise sur Amiens, c'est des centaines d'emplois qui sont en train d'être créés. Quand on voit les projets autour de ces giga-calculateurs à Amiens ou à côté d'Amiens, quand on voit effectivement les projets commerciaux ou d'industrie complémentaire, on a une chaudronnerie qui discute avec nous. On a besoin effectivement de terrain, donc pas de doute. Et
il y a un avenir pour l'industrie dans
la métropole ?
Plus que jamais ! Voilà, on parlait de souveraineté, on parle de notre savoir-faire, on parle effectivement d'un appareil de formation. 30 000 étudiants et des voies professionnelles, des technologies qui sont nombreuses à Amiens, on est le terreau idéal.
Le message que vous faites passer ce matin, Frédéric Fauvet, sur notre antenne, je vous le rappelle, vous êtes le maire et président de la métropole d'Amiens. Bonne journée.
Merci.
Frédéric Fauvet