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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 16 février 2026 31 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSécuritéSolidarités & famille

Municipales 2026 : Toulon face à la poussée du RN

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse partielle

    On va revenir d'abord sur les inondations avec vous, Alexandre

  • 1:13OuverteRéponse directe

    Bonjour Christine Tecchi, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes présidente socialiste du Conseil départemental de l'Ariège

  • 1:23OuverteRéponse directe

    La RN20 qui est coupée, c'est la route qui mène vers l'Andorre. Expliquez-nous

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Christine Tecchi, le salon de l'agriculture va ouvrir ses portes en fin de semaine et l'Ariège, le département, ne sera pas présent. Pourquoi ce choix ?

  • 7:07OuverteRéponse partielle

    On va parler de la campagne des municipales. Dans quelques instants, vous verrez notre reportage à Toulon

  • 7:15OuverteRéponse partielle

    Une partie des Français souhaitent élire des maires sans étiquette politique. Selon un sondage Toulon Harris Interactive pour RTL, 39% des Français pensent que l'élection d'un maire issu de la société civile qui ne serait pas soutenu par un parti politique serait une bonne chose

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:45InvitéFait
    « Le village de Barré, dans le sud de Gironde, est devenu une île sur la Garonne, alors que le fleuve a atteint dimanche un niveau de près de 10 mètres. »
  • 1:33InvitéFait
    « Bonjour. »
  • 1:40InvitéFait
    « Oui, c'est la route nationale qui a subi un éboulement quand même assez important avec une détérioration de la route. »
  • 2:10InvitéFait
    « Route coupée. »
  • 2:16InvitéFait
    « Le préfet n'annonce pas aujourd'hui de délai, mais il dit que ça pourrait être coupé pour trois mois, autour de trois mois. »
  • 3:01InvitéFait
    « puisque au bout du compte, ce sont trois abattages totaux qui ont été faits sur les exploitations agricoles. »
  • 3:25InvitéFait
    « Nous avions lancé un appel à projet avec 22 producteurs. »
  • 5:45InvitéFait
    « La grande distribution nous dit qu'elle veut acheter des frites françaises. Mais elle nous demande de nous aligner sur les frites chinoises. »
  • 5:51InvitéChiffre
    « Conséquence, nous avons dû baisser nos prix de 30%. »
  • 6:09InvitéFait
    « L'équipe de France a déjà égalé son record de médailles dans des Jeux olympiques d'hiver. »
  • 6:14InvitéFait
    « Hier, Émilien Jacquelin a remporté la médaille de bronze en biathlon. »
  • 6:17InvitéFait
    « Les bleus du ski de fond ont décroché la médaille d'argent. »
  • 6:20InvitéFait
    « Et puis, on a eu aussi une médaille de bronze en snowboard dans l'épreuve par équipe mixte. »
  • 7:46InvitéFait
    « Moi, je veux en finir avec cette droite et cette politique des magouilles. Celle des casseroles, celle des arrangements, celle des arrières-cuisines. »
  • 7:55InvitéFait
    « C'est le vieux monde, c'est le vieux monde Rachida Dati. Elle était déjà ministre il y a 20 ans. »
  • 9:01InvitéFait
    « l'association SOS Racisme a lancé une campagne d'affichage avec ce titre, c'est Louis ou moi, en faisant une campagne pour défendre, je cite, une ville antiraciste à Perpignan. »
  • 9:20InvitéFait
    « Mais avec ce titre, pour nous, c'est Louis, Louis Alliot, qui appelle sur les réseaux sociaux à se mobiliser, je cite, contre la propagande de SOS Racisme. »
  • 11:00InvitéFait
    « Les questions étaient très orientées, donc il y a un biais quand même dans ce sondage. »
  • 11:04InvitéChiffre
    « Il y a en plus une marge d'erreur de 4-5 points. »
  • 11:27InvitéFait
    « Je ne fais pas de doute pour personne que je suis députée du RN, mais c'est vrai que je pense vraiment qu'une municipalité, c'est la rencontre d'une personnalité, d'un programme, d'une équipe avec les Toulonnais. »
  • 12:02InvitéFait
    « Laure Lavalette cherche à se délester de l'image négative laissée par les années FN. »
  • 12:10InvitéFait
    « Ma mère avait une expression très bien sur ça. Elle disait qu'on ne change pas les rayures du zèbre. »
  • 20:45InvitéFait
    « Je pense qu'il y a une complaisance de la France insoumise, de partis extrêmes en général, pour la violence politique et de faire semblant de ne pas voir que les mots tuent. »
  • 20:57InvitéFait
    « On voit bien que là, c'est l'ultra-gauche qui manifestement a tué. »
  • 21:06InvitéFait
    « Quand les mots dépassent la normalité, et quand il y a une forme de radicalité, ça peut évidemment conduire à être traduit par des violences dans la rue. »
  • 21:26InvitéFait
    « L'extrême gauche française, et en particulier LFI, a du sang sur les mains. »
  • 21:50InvitéFait
    « Vous avez aujourd'hui une partie du spectre politique sur la base d'accusations mensongères visant à impliquer la France insoumise dans ce drame, qui cherche à faire dégénérer la situation et à transformer le débat politique de notre pays dans une forme de guerre civile. »
  • 23:25InvitéFait
    « Enrôlez-vous dans ces mouvements antifas ? »
  • 23:47InvitéFait
    « Si c'est avéré, contrairement à ce que dit Jean-Luc Mélenchon, ça va être un peu compliqué. »
  • 24:06InvitéFait
    « mais évidemment un peu organique aussi par définition. »
  • 24:27InvitéFait
    « la France insoumise appelle régulièrement à la violence. Son vocabulaire est violent, ses attitudes sont violentes, sa posture est violente »
  • 26:42InvitéFait
    « La responsabilité politique de toutes ces violences, c'est la brutalisation en permanence du débat public. Clairement, la France insoumise brutalise le débat public depuis des semaines et des semaines et des mois et des mois. »
  • 26:59InvitéFait
    « Vous savez, vous ne pouvez pas en permanence utiliser des mots d'une violence extrême sans penser que ces mots se traduiront en actes. »
  • 29:34InvitéFait
    « Cet antisémitisme qui est cultivé sournoisement par la France insoumise, c'est tout à fait détestable. »

Temps de parole

  • Présentateur51 %
  • Invité17 %
  • Invité 214 %
  • Invité 311 %

1,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Aux régions, on va revenir d'abord sur les inondations avec vous, Alexandre, avant d'aller dans quelques instants dans l'Ariège, retrouver la présidente socialiste du Conseil départemental. L'actualité, c'est toujours la France sous les eaux. Et Alexandre, le journal Sud-Ouest revient sur ces inondations en Gironde.

0:31
Invité

Oui, avec la crue de la Garonne, la vie sous les eaux, titre le journal Sud-Ouest dans les communes touchées par la crue en Gironde. Les habitants qui le souhaitent sont évacués par les pompiers ou par la réserve citoyenne. D'autres préfèrent rester chez eux et ont déjà monté leurs meubles au premier étage. C'est le cas de Corinne dans le village de Barré, dans le sud du département de Gironde. Elle n'a plus d'électricité, mais elle reste sereine. Je la cite, j'ai déjà vécu une crue en 2021, alors j'ai appris de l'expérience. Mes voisins, eux, qui viennent d'emménager, sont beaucoup plus stressés.

Le village de Barré, dans le sud de Gironde, est devenu une île sur la Garonne, alors que le fleuve a atteint dimanche un niveau de près de 10 mètres.

1:11
Présentateur

Et on va aller dans l'Ariège. Bonjour Christine Tecchi, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes présidente socialiste du Conseil départemental de l'Ariège. L'Ariège qui a aussi subi tempête, inondation. Vous allez nous parler de la RN20, Christine Tecchi. La RN20 qui est coupée, c'est la route qui mène vers l'Andorre. Expliquez-nous.

1:32
Invité

Bonjour. Oui, c'est la route nationale qui a subi un éboulement quand même assez important avec une détérioration de la route. J'ai eu l'occasion de rencontrer le préfet puisqu'il y a besoin de sécuriser une partie avec un bloc qui menace de tomber. donc voir comment les choses vont pouvoir être purgées. Donc ça c'est la compétence de l'État. Donc c'est la DIRSO qui va s'occuper de faire à la fois les investigations, à la fois les réparations qui sont quand même très importantes. Donc route coupée. Le préfet n'annonce pas aujourd'hui de délai, mais il dit que ça pourrait être coupé pour trois mois, autour de trois mois.

Et donc ça enclave une partie de l'Ariège et bien entendu l'Andorre pour lequel il y a des conséquences économiques assez importantes.

2:34
Présentateur

Christine Tecchi, le salon de l'agriculture va ouvrir ses portes en fin de semaine et l'Ariège, le département, ne sera pas présent. Pourquoi ce choix ?

2:45
Invité

Écoutez, vous savez qu'on a vécu la crise de la DNC fin décembre. de façon brutale et sans doute un des départements qui a été touché le plus violemment, puisque au bout du compte, ce sont trois abattages totaux qui ont été faits sur les exploitations agricoles. Voilà, donc le salon de l'agriculture, pour nous, c'est à la fois un moment festif, un moment de rencontre avec les producteurs et les éleveurs, avec cette volonté pour le département d'accompagner nos agriculteurs sur le salon. Nous avions lancé un appel à projet avec 22 producteurs.

Et au regard de la situation et de la situation que vivent nos producteurs, bien entendu, nos éleveurs surtout, on a souhaité de façon unanime poser de la solidarité vis-à-vis du monde agricole. Ça a été fait autour d'une réunion où on a fait un tour de table. Le département qui réserve l'espace sur le salon de l'agriculture n'a pas voulu prendre la résolution seule. Et donc, tour de table unanime pour apporter notre solidarité au monde agricole, mais aussi se dire que le cœur n'était pas à la fête en Ariège et que monter dans des circonstances comme ça au salon de l'agriculture, ça n'avait pas de sens. Voilà, donc je pense que ça a été entendu par les éleveurs, bien entendu.

L'idée étant d'accompagner nos producteurs pour qu'il y ait quand même une perte. Le salon est quand même rémunérateur, bien entendu. On y va aussi pour démontrer les savoir-faire, mais aussi faire travailler nos producteurs lors de ce temps particulier. Et donc, nous ne serons pas cette année au salon de l'agriculture.

4:58
Présentateur

Merci beaucoup. Merci Christine Tecky de nous avoir expliqué les raisons de l'absence de l'Ariège au salon de l'agriculture. Il ouvre ses portes samedi pour 10 jours à Paris. Merci beaucoup d'avoir été notre invité. On continue à parler agriculture parce que c'est à la une de la presse régionale. Ce matin, Alex, le courrier Picard qui revient sur la crise de la pomme de terre.

5:18
Invité

Oui, la pomme de terre n'a plus la patate, titre le journal Picard. La filière subit plusieurs phénomènes. D'abord, une surproduction. Ensuite, une baisse de la demande de frites surgelées. Et puis, les droits de douane américains. Et enfin, la concurrence des frites surgelées asiatiques. Et justement, sur cette concurrence asiatique, un producteur de pommes de terre dans la Somme, Mathieu Langlais, qui est également investisseur dans une usine de production de frites surgelées. Eh bien, il met en cause la distribution aujourd'hui dans les colonnes du courrier Picard. Je le cite. La grande distribution nous dit qu'elle veut acheter des frites françaises.

Mais elle nous demande de nous aligner sur les frites chinoises. Conséquence, nous avons dû baisser nos prix de 30%.

5:54
Présentateur

Il y a beaucoup de sports ce matin à la une de la presse régionale. Alors, plein de sports, hein ?

5:59
Invité

Forcément, après un week-end sportif. Allez, on va commencer par les sports d'hiver à la une du Dauphiné libéré avec la moisson de médaille française aux Jeux olympiques d'hiver de Mila Cortina en Italie. Déjà 15 médailles. L'équipe de France a déjà égalé son record de médailles dans des Jeux olympiques d'hiver. Hier, Émilien Jacquelin a remporté la médaille de bronze en biathlon. Les bleus du ski de fond ont décroché la médaille d'argent. Et puis, on a eu aussi une médaille de bronze en snowboard dans l'épreuve par équipe mixte. Du rugby à la une de la dépêche du midi. Après la victoire du 15 de France dans le tournoi des 6 nations, 54 à 12 contre le Pays de Galles.

La France est désormais la seule équipe du tournoi à pouvoir faire encore le grand chlem, c'est-à-dire remporter 5 victoires sur 5. Puis, désolé, Oriane, on va parler de football et on va parler de la crise de l'Olympique de Marseille qui fait la une du journal La Provence. Rien ne va plus à l'OM après le départ de l'entraîneur italien Roberto de Zerbi la semaine dernière. C'est le directeur du football du club, Mehdi Benassia, qui a décidé de quitter l'OM. La Provence raconte aujourd'hui les coulisses de cette crise.

6:58
Présentateur

Ça va beaucoup mieux chez vous dans votre club de Rennes.

7:00
Invité

Oui, Rennes a battu le club de la capitale. Très beau week-end pour Rennes.

7:04
Présentateur

Allez, c'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée à la campagne des municipales. Dans quelques instants, vous verrez notre reportage à Toulon, l'une des cibles du Rassemblement national. Mais d'abord, Alex, on commence par ce sondage. Une partie des Français souhaitent élire des maires sans étiquette politique.

7:19
Invité

Oui, selon un sondage Toulon Harris Interactive pour RTL, 39% des Français pensent que l'élection d'un maire issu de la société civile qui ne serait pas soutenu par un parti politique serait une bonne chose. Et puis dans cette enquête, 34% des personnes interrogées souhaitent l'élection d'un maire Rassemblement national.

7:36
Présentateur

On parle de la campagne à Paris, c'est toujours aussi tendu.

7:38
Invité

Avec Emmanuel Grégoire, le candidat de l'Union de la Gauche, qui n'a pas mâché ses mots hier envers Rachida Dati, son adversaire de droite. Moi, je veux en finir avec cette droite et cette politique des magouilles. Celle des casseroles, celle des arrangements, celle des arrières-cuisines. C'est le vieux monde, c'est le vieux monde Rachida Dati. Elle était déjà ministre il y a 20 ans. 20 ans.

8:01
Présentateur

Et je veux tourner la page de ces pratiques. Comment peut-on imaginer que la ville de Paris soit dirigée par quelqu'un qui devra rendre compte devant les juges ? On va à Nice, où les leaders de la gauche sont venus soutenir leurs candidats.

8:19
Invité

Oui, puisqu'à Nice, on parle beaucoup du duel entre le maire sortant Christian Estrosi et Éric Ciotti. Mais il y a aussi une liste de gauche qui rassemble les socialistes, les écologistes et les communistes. Une liste emmenée par Juliette Chesnel-Leroux. Et le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, et la secrétaire nationale des écologistes, Marine Tondelier, ont fait le déplacement hier pour participer à une réunion publique et soutenir cette liste de gauche à Nice. Les patrons du PS et des écologistes veulent mettre fin à ce duel des droites et entendre incarner, je cite, une alternative crédible.

8:48
Présentateur

À Perpignan, le maire RN, Louis Alliot, candidat à sa réélection, se livre à une bataille d'affiches avec SOS Racisme.

8:56
Invité

C'est-à-dire dans le journal L'Indépendant Catalan, aujourd'hui, à un mois du scrutin des municipales, l'association SOS Racisme a lancé une campagne d'affichage avec ce titre, c'est Louis ou moi, en faisant une campagne pour défendre, je cite, une ville antiraciste à Perpignan. Réaction de l'équipe de campagne de Louis Alliot, le lancement d'une contre-campagne d'affichage avec une affiche inspirée de l'affiche d'SOS Racisme. Mais avec ce titre, pour nous, c'est Louis, Louis Alliot, qui appelle sur les réseaux sociaux à se mobiliser, je cite, contre la propagande de SOS Racisme.

9:28
Présentateur

Allez, avant d'aller voir la campagne à Toulon, une info de dernière heure sur cette campagne, Alex.

9:36
Invité

Oui, avec le candidat au municipal à Toulon qui était soutenu par le parti Écologie au centre, Emmanuel Lelostec, et bien finalement, il a retiré sa candidature pour rejoindre la liste de la candidate du Rassemblement national, Laure Lavalette. Il sera chargé de l'environnement dans l'équipe de campagne de la députée du Var.

9:52
Présentateur

Merci beaucoup, Alexandre. Et on reste justement à Toulon, à un mois des municipales. On poursuit notre tour de France de la campagne. Toulon, dans le Var, c'est la douzième ville de France. C'est l'une des cibles principales du Rassemblement national qui présente la députée Laure Lavalette. En face, la droite se déchire après l'inéligibilité du maire élu Hubert Falco. Sa successeur, José Massy, affronte la concurrence du sénateur LR Michel Bonus. On regarde ce reportage de Cécile Six. C'est la ville du Sud qui, la première, avait élue en 1995 un maire front national. Toulon et ses 180 000 habitants pourraient de nouveau basculer dans le camp du RN.

La candidate issue du parti, Laure Lavalette, est parmi les favorites. Elle peaufine ce jour-là avec son équipe les détails de ses prochains déplacements.

10:40
Invité

On m'a parlé d'un bar où il y a un peu de monde en face de l'école, je crois. Ah oui, en face de Maison Lebrun ? On peut aller boire un café.

10:52
Présentateur

Un sondage la donne en tête au premier tour, mais cela ne suffirait pas au second tour, selon cette enquête. Laure Lavalette garde son optimisme. Les questions étaient très orientées, donc il y a un biais quand même dans ce sondage. Il y a en plus une marge d'erreur de 4-5 points. Donc il faut le prendre comme un sondage, comme il est. On est très en tête au premier tour. Et je pense que c'est aussi la concrétisation de notre action sur le terrain. Sur ses affiches, ni logo, ni slogan du RN, aucune trace du parti. La candidate a fait le choix de faire campagne sur sa personnalité. Elle assume vouloir toucher de nouveaux électeurs.

Je ne fais pas de doute pour personne que je suis députée du RN, mais c'est vrai que je pense vraiment qu'une municipalité, c'est la rencontre d'une personnalité, d'un programme, d'une équipe avec les Toulonnais. Et c'est en voulant montrer vraiment mon envie de rassembler qui nous a permis de partir sans étiquette. Mais cette stratégie ne trompe pas ses adversaires. Je crois que tout le monde a des gens dont l'encartait. Pour José Massy, la maire sortante, elle aussi candidate. Laure Lavalette cherche à se délester de l'image négative laissée par les années FN. On s'en souvient, on a mis 20 ans à redresser les finances de la ville. Donc on n'a pas envie de retour en arrière.

Certains diront, oui, mais ce n'est plus les mêmes, ils ont changé. Ma mère avait une expression très bien sur ça. Elle disait qu'on ne change pas les rayures du zèbre. On peut les ripolliner. À la première pluie, on revoit les rayures. José Massy a remplacé Hubert Falco, l'ancien maire républicain, condamné en 2023 à 5 ans d'inéligibilité. Et a mis du temps à se déclarer alors qu'un candidat également héritier d'Hubert Falco était déjà en lice depuis plusieurs mois. Je n'ai pas mis du temps à me décider. Je savais que j'irais. Seulement, il y a l'action municipale. Je ne pouvais pas me permettre de mettre l'action municipale à l'arrêt pendant 9 mois.

Une candidature qui ne fait pas les affaires du sénateur LR, Michel Bonus, car la droite part diviser. Souffrant ce jour-là, c'est son directeur de campagne qui nous répond. Il craint que la division ne joue en faveur de Laure Lavalette.

12:55
Invité

C'est évident que pour elle, c'est du pain béni, j'allais dire, parce que c'est ce qui en 1995 avait fait gagner le Front National, c'était qu'il y avait eu la division et qu'au deuxième tour, en plus, la gauche était maintenue. Donc il y avait une triangulaire qui avait favorisé l'élection du Front National. On ne veut surtout pas revivre cette situation.

13:14
Présentateur

La candidate de la gauche, non plus, ne veut pas revivre ça. Au mois de mars prochain, on vote le 15 et le 22 mars. D'accord. Je suis Magali Brunel, moi je suis élue d'opposition aujourd'hui, dans l'opposition, et là, je me présente pour l'élection municipale. Magali Brunel espère un sursaut de l'électorat toulonnais en faveur de son parti, après la gestion catastrophique de la ville par le FN et la condamnation d'Hubert Falco. Moi, je trouve que c'est pitoyable pour l'image que l'on donne de Toulon. Les affaires, puis la trahison, ça commence à faire beaucoup à droite. Et je pense que Toulon mérite mieux.

Je crois que les Toulonnaises et les Toulonnais ont tourné la page et qu'il serait temps qu'ils se rendent compte que l'avenir est ailleurs. Magali Brunel n'a pas réussi l'union des gauches avec la France insoumise, qui présente sa propre candidate, Isaline Cornille. – Et on va en parler avec vous. Bonjour Yves Tréard, merci beaucoup. – Bonjour. – C'est la directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Bonjour Elisabeth Martichoux. – Bonjour Marie-Anne. – Merci également d'être avec nous, éditorialiste politique. On va revenir sur Toulon, 12e ville de France, vraie cible, voire principale cible du Rassemblement national dans les grandes villes. Avec une vraie chance de l'emporter, Elisabeth ?

– C'est une des villes si nombreuses dans ces municipales où la droite est divisée face au Rassemblement national, la gauche aussi, mais principalement la droite. Votre reportage était très complet avec la maire sortante, plus un sénateur LR qui lui est soutenu par l'ancien maire Hubert Falco. Et puis en face, vous avez donc Laure Lavalette qui veut faire oublier le passage compliqué politiquement de Jean-Marie Le Chevalier qui avait apporté cette ville de 100 000 habitants. C'était un coup de tonnerre en 1995. Donc pas d'étiquette RN sur ces affiches pour faire oublier l'UFN et pour rassembler.

Donc oui, les ambitions, ce serait une énorme déception pour Laure Lavalette et le Rassemblement national de ne pas décrocher cette ville. Maintenant on verra comment se comportent les électeurs face à cette perspective. Dans les sondages, il est plutôt favori pour l'instant. – Et c'est à Toulon que le 22 mars ce soir, on va mesurer le succès au nom du RN, Yves ?

15:23
Invité

– Non, parce que c'est toujours pareil. Chaque élection municipale a sa propre justification, ses propres explications. Bon, c'est vrai que s'ils arrivent à décocher plusieurs grandes villes, bon, on dira qu'il y a une poussée du Rassemblement national. On dira même que c'est annonciateur peut-être de ce qui va se passer l'année prochaine pour la présidentielle. On verra. Mais chaque ville a son équation, je dirais. Mais c'est vrai que dans le midi de la France, enfin, tout le pourtour méditerranéen, il y a des chances qu'il y ait beaucoup de villes qui passent au Rassemblement national.

Si on suit les sondages, si on regarde les sondages, si on regarde un peu le moral de la France du Sud, on s'aperçoit qu'il y a énormément de villes qui pourraient basculer.

16:11
Présentateur

– C'est l'enjeu du RN pour ces élections, réussir son implantation locale ?

16:14
Invité

Ça peut marcher, c'est Paris ? – Oui, ça fait quand même 40 ans qu'ils cherchent cette implantation locale. Ça fait 40 ans qu'elle est quand même très poussive et ils ne sont pas localement très implantés. Aujourd'hui, ils ne détiennent qu'une ville de plus de 100 000 habitants, c'est Perpignan, qu'ils risquent d'ailleurs au passage de perdre parce que… – C'est Louis Alliot. – Louis Alliot, il est dépendant d'une décision judiciaire. Donc, il pourrait y avoir un adjoint qui reprenne la suite s'il est élu, par le conseil municipal. Mais non, ça fait très longtemps que le RN cherche à s'implanter.

16:53
Présentateur

– Il est aussi, juste on le précise, dans le procès des assistants parlementaires européens présumés fictifs du FN.

16:58
Invité

– Il souffre de ces divisions, le RN aussi, parce que localement, parfois, il y a beaucoup de tirages entre plusieurs candidats. Et puis, deuxièmement, il y a ce qu'on appelait le front républicain, qui a fonctionné jusqu'à présent. On va voir si ça continue.

17:18
Présentateur

– Oui, pour ça. Sur Toulon, c'est vrai que la ville s'est déjà donnée au FN, donc on pourrait se dire, c'est une répétition. Mais si jamais ça bascule, ce sera quand même très important parce que l'or la Vallette porte-parole du RN, elle est vraiment l'incarnation de ce nouveau parti présidé par Jordan Bardella. Et si elle gagne, cette ville de plus de 100 000 habitants, ça sera considérable quand même comme gain pour… – Oui, et vous le disiez, effectivement, en 1995, Toulon avait déjà été FN, c'était Jean-Marie Lechevalier. Est-ce qu'aujourd'hui, les choses sont différentes ? Est-ce que c'est un avantage ou un boulet pour l'or la Vallette, ce mandat de Jean-Marie Lechevalier ?

Vous le rappeliez, elle n'aimait pas du tout l'étiquette ARN. – Parce que ça peut un peu un boulet quand même, oui, parce que vous l'avez entendu d'ailleurs dans le reportage, il y a des électeurs qui disent, on l'a déjà donné. Ils disent toujours au Rassemblement national, essayez-nous, on ne l'a jamais essayé. Là, ça a été essayé, ça a été une catastrophe. Effectivement, financièrement, la ville est sortie exsangue avec des accusations de corruption pour Jean-Marie Lechevalier. Donc, eux, ils ont essayé, eux, ils ont payé pour voir.

Et l'or la Vallette, elle doit faire oublier cette expérience malheureuse et se revendiquer justement d'un nouveau, d'un néo-FN qui n'a plus rien à voir avec les pratiques antérieures. Donc, pas d'étiquette, le rassemblement avec des colistiers qui sont ARN mais d'autres qui ne le sont pas, ça lui permet d'attirer des personnalités aussi locales. C'est tout son pareil. Et elle dit même, moi, je ne serai pas ministre, je veux m'occuper de ma ville à 100%. Vraiment, c'est le local qui m'intéresse avec des thèmes qui sont, pour le coup, assez communs partout, c'est-à-dire sécurité, évidemment, en premier lieu. – Avec une sociologie électorale différente entre 1995 et aujourd'hui ?

19:08
Invité

– Nécessairement, parce qu'en 1995, on avait un électorat qui était encore imprégné de ce qui s'était passé 30 ans avant, c'est-à-dire, il y a énormément, évidemment, c'est une ville qui était très occupée par beaucoup de pieds noirs, une sociologie qui a évidemment beaucoup évolué. Aujourd'hui, on n'est plus tout à fait dans les mêmes conditions. Et puis, l'électorat du RN a beaucoup évolué aussi. C'est un électorat qui était un électorat, à l'époque, vindicatif, contestataire. Je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui, cet électorat, il subsiste, mais il n'est pas unique. C'est beaucoup plus composite. Il y a des gens qui font confiance au RN sans être dans la contestation.

Et c'est ça qui a changé. C'est qu'il y a eu une, je dirais, il est beaucoup plus dans le arc républicain qu'il ne l'était par le passé.

20:10
Présentateur

L'actualité de ce week-end marquée par l'agression mortelle de Quentin, ce jeune de 23 ans agressé à Lyon qui est décédé après des affrontements entre son collectif identitaire Némésis et des militants d'extrême-gauche, ce qui a suscité de nombreuses réactions politiques. Elles sont résumées par Gaspard Bunel. Au lendemain de la mort de Quentin à Lyon, l'ensemble de la classe politique dénonce le déferlement de violences à l'origine du drame,

20:38
Invité

à commencer par le gouvernement.

20:40
Présentateur

Gérald Darmanin pointe du doigt les mouvements d'ultra-gauche et la responsabilité de la France insoumise. Je pense qu'il y a une complaisance de la France insoumise,

20:48
Invité

de partis extrêmes en général, pour la violence politique et de faire semblant de ne pas voir que les mots tuent. Pendant longtemps, on a entendu, par exemple, la France insoumise évoquer que la police tuait. On voit bien que là, c'est l'ultra-gauche qui manifestement a tué. De son côté, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, appelle le parti de Jean-Luc Mélenchon à la modération. Quand les mots dépassent la normalité, et quand il y a une forme de radicalité, ça peut évidemment conduire à être traduit par des violences dans la rue. Hier soir, quelques 300 personnes se sont réunies place de la Sorbonne à Paris pour rendre hommage à la victime.

21:21
Présentateur

Au premier rang, plusieurs figures de l'extrême droite dénoncent même la culpabilité directe de la France insoumise.

21:26
Invité

L'extrême gauche française, et en particulier LFI, a du sang sur les mains. Et je pèse mes mots, puisque de fait, l'état-major de LFI, depuis des semaines et des mois, défend systématiquement, publiquement, la jeune garde, qui est l'un des mouvements antifas, manifestement en cause dans cette agression immonde, s'affiche à leur côté, lutte contre leur dissolution.

21:46
Présentateur

Au centre de toutes les critiques, les élus LFI se défendent de toute implication.

21:50
Invité

Vous avez aujourd'hui une partie du spectre politique sur la base d'accusations mensongères visant à impliquer la France insoumise dans ce drame, qui cherche à faire dégénérer la situation et à transformer le débat politique de notre pays dans une forme de guerre civile. Et moi, je dis à tout le monde qu'il faut faire preuve du sang-froid le plus absolu pour ne jamais accepter de tomber dans ce climat de guerre civile que l'extrême droite veut importer dans ce pays. Depuis la mort de Quentin, les permanences des candidats LFI aux élections municipales ont été dégradées, comme à Lille, Rouen ou encore Bordeaux.

22:22
Présentateur

Et la France insoumise pointait du doigt cette dernière déclaration, c'est celle de la porte-parole du gouvernement, ce matin, Maude Bréjean, LFI, a une responsabilité morale, dit-elle ce matin, dans le climat de violence. Est-ce que ce meurtre du jeune Quentin, finalement, s'est transformé en un affrontement politique, Elisabeth ? Très clairement. L'extrême droite est trop contente de passer le gris-gris de la violence politique à l'extrême gauche. Il se trouve qu'il y a un contexte lyonnais très particulier, parce que précisément, il y a une tradition de droite extrême très vive dans cette ville.

Et puis, il y a cette organisation fondée par Raphaël Arnaud, qui est un député LFI du Vaucluse, qui avait tenté de s'implanter dans le Rhône et puis qui finalement a trouvé refuge électoralement dans le Vaucluse, qui est un député fiché S, que Jean-Luc Mélenchon avait montré en exemple. Il avait même en tribune suggéré à une foule de militants « Enrôlez-vous dans ces mouvements antifas ? » Ce sont des mouvements effectivement antifascistes, sauf que si Jeune Garde est impliqué, je dis bien si. Il faut avoir des informations. Cet après-midi, il faudra écouter le procureur.

Mais le groupe d'extrême droite, Némésis, qui manifestait devant Sciences Po contre la venue de Rima Hassan, affirme qu'il y avait la présence de membres de Jeune Garde, qui est un groupe qui a été dissous. Ce n'est pas parce qu'il a été dissous que ces militants ont disparu. Si c'est avéré, contrairement à ce que dit Jean-Luc Mélenchon, ça va être un peu compliqué. Parce qu'il y a ce cordon ombilical avec Raphaël Arnaud, qui constitue à la fois une responsabilité morale, comme dit Maud Bréjean, mais évidemment un peu organique aussi par définition. Donc compliqué, mais il faut attendre les résultats de l'enquête, je pense.

24:14
Locuteur

Yves ?

24:15
Invité

Je pense que Jean-Luc Mélenchon, a quelques responsabilités, évidemment, parce que je suis désolé, mais la France insoumise appelle régulièrement à la violence. Son vocabulaire est violent, ses attitudes sont violentes, sa posture est violente, et c'est pour ça qu'on en arrive là. C'est qu'ils sont trop contents de mettre le bazar dans le pays, ils veulent bordéliser le pays, et bien ils le bordélisent, et ça aboutit à ça. Je suis... Alors là, vraiment, le rassemblement... La France insoumise, autant le rassemblement national, justement, c'est plutôt adouci, c'est plutôt... Alors c'est pas pour ça que... Ils sont...

Exemps de tout reproche, mais la France insoumise, c'est le mouvement aujourd'hui, qui est un mouvement d'extrême-gauche, on va arrêter aussi ce vocabulaire-là, on reprend la liste de tous leurs comportements politiques, ce sont des comportements, je suis désolé, qui ne sont pas des comportements toujours très républicains.

25:16
Présentateur

Mais Jean-Luc Mélenchon aura beau jeu de dire que LFI, en tant que tel, n'est pas impliqué, parce que, effectivement, le service d'ordre de LFI, qui protégeait Rima Hassan, Rima Hassan qui, d'ailleurs, demandait ou bénéficiait de la protection de jeunes gardes pour certains déplacements. Mais voilà, c'est ce qu'il va dire, il va crier au scandale, en disant que LFI n'est pas impliqué. On n'y croit pas deux secondes. Eh bien, ce sera vrai factuellement, puisque LFI n'a pas participé, après, vous, vous allez au-delà, on attend les résultats de l'enquête. D'accord, mais je veux dire,

25:49
Invité

mais si on était dans le cas contraire, ça fait bien longtemps que ça serait réglé. C'est-à-dire que si on était avec des militants d'extrême-droite, ça fait longtemps que ça... On ne va pas rappeler le cas de Clément Méric, quand même, ça a été réglé d'une minute à l'autre. Donc là, je suis désolé, il y a un climat dans ce pays qui est un climat qui est malsain, qui est entretenu, il suffit de regarder l'Assemblée nationale, qui est entretenu à dessein par... Et il le dit, en plus, c'est sa stratégie. Bruit et fureur, revendiqués. Exactement. Exactement.

26:24
Présentateur

Et Elisabeth, le rappelait, on va attendre la conférence de presse en fureur, ce sera cet après-midi, pour en savoir plus sur l'enquête et sur ce qui s'est passé. Alors, il n'y a pas que la droite et l'extrême-droite qui attaquent la France insoumise. Raphaël Glucksmann, ce matin, le député européen en place publique, l'accuse de brutaliser le débat. On l'écoute, il était sur RTL.

26:42
Invité

La responsabilité politique de toutes ces violences, c'est la brutalisation en permanence du débat public. Clairement, la France insoumise brutalise le débat public depuis des semaines et des semaines et des mois et des mois. Vous savez, vous ne pouvez pas en permanence utiliser des mots d'une violence extrême sans penser que ces mots se traduiront en actes.

27:07
Présentateur

La division aussi à gauche.

27:09
Invité

Il a raison. Ce qu'il dit, c'est là. Il suffit d'observer et on est, on aboutit à ce... Alors, effectivement, on ne peut pas dire que la France insoumise, c'est elle qui tient, qui hier ou avant-hier a commis ses actes, mais elle entretient ce climat qui est un climat détestable, délétère et qu'il faut absolument arrêter.

27:33
Présentateur

Le jeune garde qui a été dissous donc en mai dernier par Bruno Retailleau, encore il y a quelques jours, le 11 février, sur son site LFI, demandait l'annulation de cette dissolution. Si jeune garde, si cet après-midi, le procureur dit il y a des membres de jeunes gardes dissous, il y a des membres de jeunes gardes qui étaient sur les lieux, qui ont peut-être même participé à l'attaque, mais c'est différent d'être présents pour faire, voilà, pour protester contre Némésis du soir, et puis bastonner à mort le jeune Quentin.

Mais si jamais ils étaient déjà là et qu'ils ont participé, c'est difficile pour LFI de dire main blanche parce qu'encore une fois, le lien, c'est Raphaël Arnaud, député LFI. LFI, et je voudrais juste te dire parce que quand même cette affaire, ce n'est pas un fait divers, normal. La mort de quelqu'un par la violence, un meurtre, vous disiez, en marge d'une réunion politique, depuis quand ce n'est pas arrivé ? Je veux dire, Clément Méric, ça n'était pas ça, c'était deux groupes qui s'opposaient au HAL. Mais il y a eu des morts en marge de manifestation, mais d'une réunion politique dans une université, pardon, je ne sais pas si ça a déjà existé, donc c'est très très grave ce qui s'est passé.

Et honnêtement, il va falloir effectivement suivre l'enquête de très près et ça peut avoir des incidences politiques. Oui, d'autant que Jean-Luc Mélenchon se retrouve donc sous pression politique à un mois des municipales. Il est grand temps. Ça peut avoir des conséquences ?

29:00
Invité

On verra, je ne sais pas, mais il est grand temps que ce climat soit dissipé. Enfin, je veux dire, c'est tout à fait... Il faut changer de ton.

29:08
Présentateur

Dissiper, ça veut dire quoi ?

29:10
Invité

Il faut changer de ton. On peut avoir des différents politiques, on peut avoir une vision de la France qui est très différente de celle qui est défendue par d'autres, mais ce climat de violence, en plus teinté d'antisémitisme qui est détestable, il faut arrêter de fermer les yeux là-dessus. Cet antisémitisme qui est cultivé sournoisement par la France insoumise, c'est tout à fait détestable. Il faut le dénoncer.

29:44
Présentateur

Ça a été dénoncé par Emmanuel Macron lui-même, à deux reprises, à l'occasion du plan d'Arbre en souvenir de Yann Al-Ami et hier matin sur Radio-G. Ça a été dit très clairement et c'était un très bon discours. On va terminer par l'histoire du jour. Ce n'est pas une belle histoire, c'est une histoire qui se termine mal. On a beaucoup parlé des lunettes Top Gun d'Emmanuel Macron qui étaient fabriquées à Lons-le-Saunier et qui ont donné un coup de pub à l'entreprise Henri-Julien. Mais malheureusement, tous les lunetiers français ne voient pas la vie en rose. En Normandie, le dernier fabricant de lunettes a mis la clé sous la porte et la chute a été brutale pour l'entreprise Solf, fondée en 1966.

En 2022 encore, en pleine croissance, elle décrochait une aide de l'État de 250 000 euros dans le cadre de France Relance pour étendre son atelier. Elle prévoyait alors d'embaucher. Solf était reconnue pour ses lunettes haut de gamme, les lunettes de créateurs. Un marché de niche, reconnaît le directeur de l'entreprise qui a été rattrapé par la concurrence chinoise avec la liquidation de l'entreprise. Ce sont 50 emplois qui disparaissent mais ça dépasse l'entreprise. Selon ses dirigeants, c'est un signal d'alarme pour toute la filière lunetière française des savoir-faire rares qui s'éteignent, une part de notre souveraineté industrielle qui s'effrite.

Nous espérons, disent-ils, que cette histoire laissera une trace, celle de l'urgence à protéger, valoriser, pérenniser nos savoir-faire. L'avenir de la lunetterie française dépend de la conscience et de l'action de tous. Voilà, c'est un message à acheter français et à défendre effectivement nos entreprises françaises. Merci beaucoup. Merci. Merci beaucoup Elisabeth à la semaine prochaine. Merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve demain. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.

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