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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 22 juin 2020 7 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieTransportsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

L'interview «Savoir comprendre» : Cyril Dion - 22/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Ce qui est assez rigolo, c'est que ça a créé beaucoup de débats dans la convention elle-même.

  • 2:02OuverteRéponse directe

    Si on se dit qu'il faut diminuer le transport aérien, on ne peut pas en même temps dire ça et en même temps agrandir sans cesse les aéroports.

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Vous savez que le chauffage, c'est au moins 20% des émissions de gaz à effet de serre.

  • 4:12OuverteRéponse directe

    Les entreprises qui distribuent plus de 10 millions d'euros de dividendes annuels verseront 4% du montant de ces dividendes pour la transition écologique.

  • 5:16OuverteRéponse directe

    Cyril Dion, vous étiez très ému à la fin.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11PrésentateurChiffre
    « Le chauffage, c'est au moins 20% des émissions de gaz à effet de serre. »
  • 3:42InvitéPromesse
    « D'ici trois ans, tous les produits fabriqués en France devront pouvoir être réparés. »
  • 4:12InvitéPromesse
    « Les entreprises qui distribuent plus de 10 millions d'euros de dividendes annuels verseront 4% du montant de ces dividendes pour la transition écologique. »
  • 5:49PrésentateurFait
    « Les citoyens qui étaient tirés au sort n'ont eu aucune influence du gouvernement. »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Invité38 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Vous écoutez RMC. Cyril Dion, regardons d'autres mesures qu'il a, n'ont pas besoin de référendum pour être appliqués sur l'automobile. Je vais détailler, vous m'arrêtez, vitesse sur autoroute réduite à 110 au lieu de 130, ça, ça fait beaucoup de bruit, hein, Cyril Dion ?

0:19
Présentateur

Oui, il y a une petite cristallisation. Ce qui est assez rigolo, c'est que ça a créé beaucoup de débats dans la convention elle-même. Avant ? Puisqu'ils avaient des groupes thématiques. Donc, ils avaient un groupe sur les transports qui a proposé tout un tas de mesures. Évidemment, celle-là a été sortie de l'eau. Ils ont commencé à s'écharper dessus. Et il y a un des citoyens, Guillaume, qui est un spécialiste des transports, qui leur a donné des chiffres, en fait, droidement, leur disant, voilà, sur, en gros, 200 kilomètres, vous allez perdre 7 minutes. Et vous allez réduire vos émissions de 20%. Vous allez réduire le coût d'essence d'autant.

Et vous allez diminuer les risques d'accidents, de mortalité, etc. Et c'est passé. C'est une des mesures qui est passée le plus juste, mais qui est passée quand même. Donc, finalement, quand on a les éléments...

1:06
Invité

Alors, les transports prêts à taux zéro pour l'achat d'un véhicule propre, augmenter le bonus pour les véhicules peu polluants, tout en renforçant fortement les malus pour ceux qui polluent, indemnité kilométrique indexée sur les émissions de CO2 de la voiture, qu'est-ce que j'ai encore ? Abandon des avantages fiscaux sur le gasoil dont bénéficient les transporteurs. Ça aussi, ça n'est pas évident, ça. Il va falloir compenser, là.

1:32
Présentateur

Oui, mais il va falloir sortir du pétrole, de toute façon. Enfin, je veux dire, il ne faut s'y faire. On est dans une situation qui est tellement grave que, bon, il ne faut pas tergiverser.

1:39
Invité

Bon, fin des vols aériens intérieurs sur les trajets de moins de 4 heures, quand il est possible de les effectuer en train, par exemple. Ça aussi, prix plancher pour les billets d'avion. J'ai vu ça, c'est intéressant. L'Autriche fait ça. L'Autriche fait ça. Qu'est-ce que j'ai encore ? Interdiction de construire de nouveaux aéroports et interdiction de l'extension des aéroports existants.

2:02
Présentateur

Si on se dit qu'il faut diminuer le transport aérien, on ne peut pas en même temps dire ça et en même temps agrandir sans cesse les aéroports. Plus on les agrandit, plus il y a de trafic. C'est mécanique.

2:11
Invité

Changement obligatoire des chaudières au fuel ou à charbon d'ici 10 ans.

2:17
Présentateur

Mais oui. Ça aussi, c'est... Vous savez que le chauffage, c'est au moins 20% des émissions de gaz à effet de serre. Donc, isoler son logement et faire en sorte d'avoir un moyen de chauffage qui émet moins. Donc là, il y a tout un dispositif d'aide. Oui, bien sûr. Il faut compenser, il faut aider, il faut accompagner. Ils ont tout le temps réfléchi à la justice sociale, à ce que ça soit applicable pour les plus fragiles. Ce sont des Français comme les autres. Ils l'ont dit d'ailleurs dans leur rapport final.

2:44
Invité

Tiré au sort, je le rappelle, tiré au sort. C'était très critiqué, c'était trafiqué, c'est pas vrai.

2:49
Présentateur

Non, c'est pas vrai.

2:50
Invité

C'est pas vrai. Non, mais vous avez entendu ça.

2:52
Présentateur

Oui, je suis garant, donc j'ai même là pour vérifier le tirage au sort. Et je peux vous garantir que ce n'était pas truqué. Mais ce qui est intéressant, c'est que ces mesures-là, il va falloir qu'ils se les appliquent à eux-mêmes. Ils ont réfléchi dans ce sens-là. Par exemple, l'interdiction de terrasse chauffée.

3:06
Invité

Par exemple. Par exemple, terrasse de café, ça ne va pas faire plaisir à tout le monde.

3:11
Présentateur

On chauffe le trottoir. Là aussi, si on se dit qu'on veut faire des économies d'énergie, il faut arrêter de chauffer le trottoir. Bon, qu'est-ce que j'ai encore ? Il y a beaucoup de choses, pas d'éclairage des magasins la nuit,

3:20
Invité

pas plus de 19 degrés dans les bâtiments publics ou privés, ça aussi. 19 degrés, tout va bien. Je chauffe à 19 chez moi. Bon, puis il y a l'alimentation. Alors là, beaucoup, beaucoup de mesures qui concernent l'alimentation, le vrac. Qu'est-ce qu'il y a encore ? Les pesticides, évidemment. Encourager la longévité des produits, ça, ça m'intéresse beaucoup. D'ici trois ans, tous les produits fabriqués en France devront pouvoir être réparés.

3:46
Présentateur

Oui, là encore, on a un cycle de production qui est trop rapide. Il faut être capable de faire durer les produits. Vous savez bien que votre machine à laver, quand vous l'achetiez il y a 30 ans, elle vous durait quasiment toute la vie. Maintenant, au bout de 5-6 ans, elle tombe en panne. Les imprimantes, c'est pareil. Alors que parfois, il y a simplement un petit truc à réparer. Et parfois, il y a quelqu'un près de chez vous qui est capable de le réparer.

4:12
Invité

Mais évidemment, les entreprises qui distribuent plus de 10 millions d'euros de dividendes annuels verseront 4% du montant de ces dividendes pour la transition écologique. Ça, c'est très intéressant. Parce que ça oblige les entreprises.

4:28
Présentateur

Les économistes ont été très clairs. Les économistes du groupe d'appui qui ont travaillé avec eux, dont ceux qui siègent au Conseil pour le climat, ils leur ont dit, aujourd'hui, il y a de l'argent. Vraiment. Ce qui est important, c'est d'arriver à le flécher à l'endroit où on en a besoin. Et là où on en a besoin, c'est d'investir dans la transition écologique. Donc, ces entreprises qui font des dividendes très importantes, il faut qu'elles participent à ça. Et que ça ne soit pas, comme on l'a vu justement, et ce qui a provoqué la colère des Gilets jaunes, que tout l'effort ne soit pas imputé simplement aux citoyens, et particulièrement aux plus fragiles.

4:59
Invité

Bien, Cyril Dion, vous étiez très ému à la fin. Très ému lorsque vous avez remis tout le résultat de ces travaux. Ça a été formidable, c'était un moment formidable. Vraiment, il y a eu beaucoup de discussions, beaucoup de débats et beaucoup de solidarité en même temps.

5:16
Présentateur

Mais j'étais très ému parce que je pensais que ça n'arriverait jamais. Parce que je leur racontais, au mois de février 2019, on était dans le bureau d'Emmanuel Macron avec Marion Cotillard. On a fait cette proposition-là, qui avait été portée par les Gilets citoyens. Et quand on est sortis, on était dans la cour de l'Elysée, on se regardait, on se disait, il ne le fera jamais. Ou alors, s'ils le font, ils vont essayer de le faire n'importe comment. Et force est de constater que jusqu'ici, on verra ce qui se passe après, jusqu'ici, l'Assemblée a pu travailler de façon totalement autonome. C'est-à-dire que les citoyens qui étaient tirés au sort n'ont eu aucune influence du gouvernement.

Personne n'est venu leur dire ce qu'il fallait qu'ils mettent dans leur rapport. Et donc, on a la preuve, par l'exemple, que quand on tire des gens au sort, quand on les informe, ils font un travail qui va encore plus loin que ce que tous les gouvernements français ont fait ces 30 dernières années. C'est quand même intéressant. Pour un système qui est supposé être pas représentatif, on a entendu des élus qui disaient, mais pourquoi demander aux citoyens ? On connaît déjà les solutions. Là, le but est de faire en sorte qu'il y ait une appropriation par la société française. Donc maintenant, je pense que ça va être de plus en plus difficile de dire que les Français ne sont pas prêts.

En réalité, la plupart d'entre eux sont prêts. Ils ont simplement besoin d'avoir le temps d'étudier le dossier, et de délibérer, et de trouver les bonnes solutions. Et là, c'est ce que ces 150 Français ont fait.

6:36
Invité

Bien. Et les politiques vont devoir répondre et prendre leurs responsabilités. Exactement. Merci beaucoup Cyril Dion. Merci à vous.