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interviewRMC· 23 septembre 2025 13 min

Karim Boumrane : "Olivier Faure est plus mélenchoniste que Mélenchon !"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

fait que un hier c'était une journée exceptionnelle historique depuis la déclaration de Charles de Gaulle en 1967 et peu un moment aussi fort en direction de l'État palestinien. reconnaître l'État palestinien mais en même temps rappeler les fondamentaux c'est-à-dire c'est un état qui est aujourd'hui joint Benjamin Netaniaou et le gouvernement d'extrême droite israélien commet un génocide commet une politique de colonisatrice politique de colonisation forte et en même temps il fallait rappeler le cesser le feu rappeler la libération des otages et une solution pérenne à deux états. Comme ça vous fâchiez personne là.

Ouais, vous êtes tranquille. Vous avez mis l'ONU, vous avez mis la France, vous avez mis l'Europe. Alors pourquoi c'est pas uniquement un côté plus petit comme un multiple, c'est parce que ce sujet-là, c'est un sujet sérieux et la manière avec laquelle notre premier secrétaire a appréhend la cause, l'a pas fait de la bonne il a pas eu la bonne approche.

Il a pas eu la bonne approche. Exactement. C'est-à-dire que quand vous êtes premier secrétaire, vous devez rassembler votre camp, ensuite la gauche, ensuite les Français.

Là, en faisant cela de façon un peu arbitraire, sans consultation, sans discussion, il a pas consulté les maires il a pas il a pas consulté les maires, encore moins les maires socialistes. Il aurait fallu qu'il y ait une discussion parce que à chaque territoire, à chaque maire, il y a une spécificité. Euh le maire de Perpignan, le maire euh de Gagnière, le maire de Chantelou Lévignes, c'est pas du tout la même spécificité qu'à Saint-Touin ou ailleurs.

Il aurait fallu au moins avoir une discussion et arriver à un moment où le 22 septembre, c'est un moment historique. Moi, je suis militant depuis l'âge de 15 ans pour la cause palestinienne. Ça aurait été un moment où il aurait fallu faire preuve de pédagogie.

Là, il a créé il a il a créé de la polémique, du clivage uniquement. le débat au lieu de se situer sur la question politique, la question politique, elle a eu lieu sur le sur la question du drapeau. Ce qu'il a cherché malheureusement et chercher du clivage, c'est c'est essayer d'être, on va dire plus royaliste que le roi sur cette questionlà, plus mélanchoniste que Mélenchon.

Mélonise que Mélenchon, il a voulu en faire, il a voulu faire du drapeau une question politique politicienne alors que la question du drapeau est l'incarnation d'un sujet politique. C'est-à-dire c'est-à-dire est-ce qu'aujourd'hui on est toutes et tous pour la reconnaissance de l'État palestinien ? Oui.

Et on en est fier. Est-ce qu'aujourd' la France la France est sur cette position depuis toujours, les deux état Oui, mais reconnaître. Est-ce que aujourd'hui est-ce que aujourd'hui on associe le drapeau de la Palestine au Hamas ?

On condamne le Hamas, on condamne cette organisation terroriste. Est-ce qu'aujourd'hui on doit associer le le drapeau israélien à la politique génocidaire de Netaniaou ? C'est pas génocidaire, c'est un génocide.

Non, c'est pas un génocide. Il y a un débat que dans les termes du droit international, ce n'est pas un génocide. Sur sur les termes du droit international, ce n'est pas un génocide.

Le niveau politique, c'en est un. Et aujourd'hui vous avez même vous avez vous avez vous avez même on va on va pas ouvrir le débat sur génocide mais en tout cas moi je le pense vous avez même aujourd'hui une partie des experts onusiens qui considèrent que c'est un génocide et le dernier élément la la solution à deux états. Didier Girot l'histoire des des drapeaux d'ailleurs il y a eu que 86 qui l'ont fait hein je m'interroge sur le timing de hisser le drapeau palestinien au froton des mairies enfin on est bientôt au 3e anniversaire du 7 octobre et je trouve moi que c'est pas judicieux même si la France a une position de reconnaître l'État palestinien mais d'afficher ce drapeau là sur le fronton des mairies pour moi c'est un symbole qui n'est pas acceptable de la part de la République française.

Voilà et les m qui l'ont fait se grandissent pas. Je trouve que je trouve que il y a il y a il y a une vraie différence entre les deux drapeaux parce que parce que c'est un message de paix qui dit que on reconnaît les deux états qui coexistent mais que le drapeau palestinien pour moi c'est de l'électoralisme dans les banlieux et ça n'a rien à voir avec la reconnaissance de l'état palestinien. D'où la pédagogique est nécessaire.

Oui, parce que oui, mais enfin dans les 86 mes qui l'ont fait, combien ont saé les deux drapeaux et combien ont fait et combien on fait la pédagogie ? Aucun. Donc voilà.

Et moi. Non mais bravo, bravo, je le dis. Bravo le le le le sujet c'est qu'effectivement dans c dans ce cette thématique là on n'arrive pas on narrive pas à avoir un débat apaisé.

Bah oui mais avec les mots que vous employez c'est compliqué quoi. Quand vous parlez de génocide déjà c'est compliqué d'avoir un débat apaiser derrière quoi. Là c'est une réalité 80 réalité votre réalité si Barbara était sur ce plateau, elle en a peut-être une autre de réalité.

Barbara elle est pas représentative de ce qui se passe aujourd'hui à Gaza et en Jord. Oui, justement le choix des mots. Donc aujourd'hui quand vous voyez ce qui est en train de se dérouler à Gaza en si Jordanie, quand vous voyez la le rôle que doit avoir un pays comme le nôtre, quand vous voyez la manière laquelle les politiques ont appréhendé le débat, moi je pense que effectivement toute une question de pédagogie.

Quand vous discutez avec une partie de la communauté israélienne lorsqu'il voit le drapeau palestinien pour eux il l'associe au Hamas et au 7 octobre. Lorsque vous parlez d'une partie de la communauté musulmane lorsqu'il voi le drapeau israélien, pour eux, il l'associe à Netaniaou à l'extrême droite. Nous ce qu'on doit dire, ce qu'on doit porter en tant que responsable politique qui recherche une solution à deux états, c'est de se dire il n'y aura pas de paix pérenne si derrière il n'y a pas une reconnaissance de l'Israël et si on n'associe pas si on arrête d'associer Israël à Benjamine à Benjamin Netanahou et si on arrête d'associer c'est après c'est les choix des Israéliens c'est la différence quand même pardon entre ce qui se passe à Gaza et Israël Israël c'est une démocratie alors on peut regretter que les Israéliens aient porté au pouvoir enahou mais il est premier mémise une démocratie.

C'est là c'est là c'est là où moi je vous suis pas dans le parallèle entre le Hamas qui un mouvement terroriste et Netaniaou. On peut détester Netaniaou mais Netaniaou est le représentant démocratique de son peuple. Attention je ne fais pas le parallèle entre les deux.

Je ne compare pas les deux en disant avec une une comparaison symétrique. Encore une fois, reprenez toutes mes déclarations. J'étais un des premiers à condamner le Hamas le 7 octobre en expliquant sans aucune ambiguïté que c'est une organisation terroriste.

Ce que je suis en train de dire, c'est qu'aujourd'hui il n'y aura pas de paix pérenne. Il n'y aura pas de processus de paix durable s'il n'y a pas il n'y a pas une solution à deux états. Et aujourd'hui aujourd'hui Netania n'est pas dans cette logique là.

Et le plus c'est ce que j'allais dire. Et aujourd'hui le Hamas n'est pas dans cette logique là. Chel Dagoerie et c'est regrettable.

Moi je trouve votre position plutôt raisonnable en fait d'avoir mis les deux drapeaux. Vous en avez mis d'autres mais je parle de ces deux-là parce que c'est les deux pays qui sont concernés. Et même si je suis d'avis que c'est vrai, je je n'aime pas qu'on mette toutes sortes de drapeaux sur les monuments euh et et qui représentent la République, que ce soit ukrainien, que ce soit voilà, il y a tellement de conflits dans le monde que je je voudrais pas que nos monuments deviennent une sorte de comment Oui. ou genre pardon de dire ça, mais comme une sorte de panneau un peu publicitaire où on va afficher à chaque fois tous les conflits. je je souhaite que on garde une position neutre, mais néanmoins là, c'était un jour un peu spécial et je trouve que votre position, elle a été vraiment équilibrée.

Par contre, j'ai entendu des maires je sais pas si c'est le maire de Châtillon ou de la Courneuve, je sais plus qu'on qu'on m'en veuille pas, qui a non seulement le drapeau donc palestinien, mais qui a aussi distribué à la population Corbon Corbon. Corbeon. Ah oui, c'est ça.

Qui a aussi distribué à la population des drapeaux palestiniens. Moi, je suis sur la même position que le président Macron et et que la vôtre. Néanmoins, j'entends aussi que dans la population, il y a euh un râbol en fait de voir ces drapeaux brandis euh à t dans tous les événements et cetera.

Euh quand est-ce que la gauche, pas vous, mais une partie de la gauche va devenir raisonnable, c'est-à-dire va voir un peu la position que vous avez, c'est-à-dire une positionition un peu équilibrée et et va arrêter en fait d'attiser euh le feu parce que Joë, il faut avoir une vision quand on fait de la politique. Il faut pas se comporter en boutiquier, il ne faut pas se comporter en manœuvrier ou en petit calculateur avec des comptes d'apothicaires à la petite semaine. Et moi, c'est ça qui me met en colère, c'est que aujourd'hui on va arrêter de monter.

C'est quoi le prochain étape ? de monter parce qu'il y a il y a une manifestation des agriculteurs, les agriculteurs contre les les les citadins. On va monter les ruxaux contre les métropolitain.

On va monter les restaurateurs contre le service public. On va monter les homosexuels contre les hétéro. On va monter les noirs contre les blancs.

On est à un moment de bascule dans notre pays où tout ce qui est porté par une partie de la classe politique, c'est d'opposer les communautés les unes contre les autres. Pourquoi on apporte le conflit ? Alors pourquoi on apporte le conflit ?

Le fait de conf de bord. Ouais. Moi je pense je vais revenir sur le le la question de la question de base.

Les drapeaux sur une mairie, c'est la France, l'Europe et moi, j'accepte que les Basques maendra pour Basque, que les Bretons maintiendra pour Breton. Après ce que vous faites, votre démarche elle est saine. Je je la comprends et je suis très proche dans votre de votre philosophie par rapport à ça, mais ça ça rajoute de l'huile sur le feu, quoi.

Quoi qu'on dise, quoi. Alors vous exclusivement, vous êtes la seule mairie cette réflexion là. On a d'autres mairies qui enveniment le problème.

C'est une façon d'envenimer. C'est une façon de à nouveau de remettre les uns contre les autres qui est tout le temps cette problématique. Est-ce que c'est pas clientelliste ?

Pardon, on est à quelques mois des derrière ça, il y a un but. Et après, c'est vrai que que que votre responsable de parti c'est honteux ce qu'il fait quoi. Ce que vous dites, c'est honteux ce qu'il fait de prendre une décision comme ça euh tout seul et l'imposer entre guillemets à tout le monde.

Ce que vous dites Yve dans la conduite de ce que dit Olivier, si lorsque vous êtes responsable politique lorsque vous êtes responsable politique, vous devez vous devez d'avoir une vision qu'elle soit partagée ou pas. Et ce qui est pénible et c'est là où vous rebondissez sur l'aspect client. Là, on parle de mairie quoi ?

Est-ce que une mairie c'est pas un peu différez ? Attendez, je termine, je termine. Non, parce que vous avez vous avez vous avez rebondi sur le fait que on a clivé et on a monté les les communautés les unes contre les autres et sur ce que disait voilà sur l'importation du conflit et sur ce que disait Joël à savoir les Françaises et les Français quelle que soit la situation la situation géographique dans laquelle ils se trouvent, ils veulent la paix et ils en ont assez qu'on montre les communautés les unes contre les autres.

Et c'est là où c'est pénible, c'est que là on a été à la remorque et il aurait fallu utiliser cette journée historique et le 22 septembre, la reconnaissance de la France, de l'État palestinien, vous l'avez évoqué, pour justement non pas faire preuve que de pédagogie mais instaurer un débat les les quelles sont les voies de la paix et essayer de de d'apaiser les différents le débat est impossible. Vous savez pourquoi ? Je vous dire pourquoi il est impossible parce que la France a une parce que la France a une parti en Europe.

On est à la fois la plus forte communauté musulmane et la plus forte communauté juive en France. C'est pour ça que le débat est impossible. Le débat est impossible.

Vous le savez bien. D'ailleurs, d'ailleurs dès qu'on le fait ce débat ici, on se fait insulter, on est menacé de mort mais sur les réseaux sociaux, c'est un débat impossible. On ne peut pas avoir une position là-dessus.

Et et c'est comme ça, c'est pour ça que quand on importe le conflit en France et bien malheureusement ça aboutit à des drames. Je termine, je rappellerai quand même queil y a des attentat terroristes qui ont été commis euh euh sur notre territoire au nom de ce qui se passait euh en en Palestine. Mohamed Mera lorsqu'il tue des enfants juifs à Toulouse, il le fait au nom de la cause palestinienne.

C'est pour ça que la France, c'est un peu différent des autres pays européens. C'est peut-être pour ça qu'il faut être plus prudent, plus nuancé. Et c'est là où Olivier Fort a sans doute alors je pense qu'il a une vision électoraliste, il est en bataille avec Mélenchon, c'est la guerre des gauches mais je pense qu'il a il a manqué de prudence.

Olivier, avec tout mon respect, comment pouvons-nous associer notre prise de position collective à un comportement, à des agissements, à des réflexions, à des actes terroristes ? Un acte terroriste, c'est un acte terroriste qui soit motivé par des des des qui soi motivé par des raisons religieuse politique, ça reste un acte terroriste. Commis sur le territoire la France c'est le pays qui connu le plus d'es terrorist ces dernières années.

C'est une réalité malheureusement. Est-ce que je n cette réalité ? Absolument pas. le le cjets chez nouset l'objet du débat, l'objet de l'échange, c'est est-ce que nous en tant que responsable politique français on doit rester impuissant d'une neutralité régressive sous le prétexte où nous avons une communauté musulmane, une communauté juive ?

Moi dans ma ville, moi dans ma ville à Saint-in, j'ai une communauté juive et une communauté musulmane. Allez, je veux même vous faire une confidence. Dans ma propre famille, famille de sang, j'ai des juifs et des musulmans.

J'imagine que vous abordez pas à table ce sujet. mais oui mais parce que c'est une question de pédag en tant que c'est pas d'être la politique de gens écoutez c'est tabou c'est de dire oui il y a un génocide oui il y a une colonisation oui le Hamas a été une organisation terroriste oui il faut reconnaître la Palestine oui il faut une reconnaissance des deux états pour qu'à terme nous ayons une paix et ça il on ne répondra pas avec des comptes d'ap d'apothicaaires et un comportement électoralist électoraliste. [Musique]

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