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interviewStampa Alsace· 22 février 2026 40 min

FACE AUX CANDIDATS | ÉPISODE 7 : STRASBOURG, ANECDOTES, CONVICTIONS AVEC CATHERINE TRAUTMANN (PS)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans un nouvel épisode de Face aux candidats, l'émission où on s'intéresse aux engagements des candidats, à leur personnalité et surtout leur vision pour Strasbourg. Et pour ce nouvel épisode, j'ai le plaisir de recevoir Catherine Trottman. Bonjour madame Trottman.

Bonjour. Euh vous, vous êtes du coup candidate pour le Parti socialiste, vous êtes la candidate la plus expérimentée dans cette élection. Vous faites vos débuts dans un conseil municipal en 1983.

Vous y siègerez jusqu'en 2020. Vous avez été maire de Strasbourg de 89 à 97. Puis à nouveau de 2000 à 2001, vous avez aussi été ministre de la culture et de la communication de 97 à 2000, porte-parole du gouvernement, secrétaire d'État aux personnes âgées et handicapées, présidente de Lacus, eurodéputé de 89 à 97 puis de 2004 à 2014, mais aussi député à l'Assemblée nationale et officière de la Légion d'honneur.

Un sacré CV. Est-ce que vous pouvez nous dire un petit peu quelle a été la rencontre la plus marquante dans tout ce parcours politique ? Alors, j'ai eu plusieurs rencontres marquantes bien sûr lorsque je venais d'être élu maire la rencontre avec François Mteran parce que ça avait été compliqué.

J'avais j'avais été interdite de présenter ma liste. Il y avait des il y avait des débats, des conflits à l'époque. Donc c'était très compliqué.

Et mon secrétaire de parti m'avait dit Pierre Morois, écoute, tu n'as aucune chance de passer à Strasbourg. Tu es une femme, tu es jeune, tu es socialiste. Et je lui disais en plus en rigolant, bon et tu as oublié encore un point sur lequel je suis minoritaire, je suis issu du monde protestant.

Et donc il m'avait dit bah tu vois voilà et donc j'étais heureuse de contrecarrer ce pric qu'il y avait une petite sourissière qui était possible et qu'il fallait la jouer. Et donc ma rencontre avec François Mitteran ça a été sévèrement une question. Alors comment est-ce que vous avez fait ?

Parce que dans votre fédération qui est vraiment toute petite vous n'aviez absolument aucune chance de passer. Je suis dit monsieur le président nous étions six à y croire un groupe commando et c'est comme ça qu'on a gagné. Est-ce que c'était plus difficile à l'époque d'être une femme politique et même à Paris, j'imagine être alsacien, c'est encore quelque chose de différent ?

Alors, ce qui a été vraiment difficile euh c'est en effet d'être une femme politique. J'avais fait une campagne législative à l'époque en 86, elle était sur tout le département et donc j'ai passé partout. Je suis allé dans les vallées Vogiennes, j'ai passé dans les villages, j'ai distribué par moins - 15 euh les papiers de la campagne et tout le monde avait dit "Bon, de toute façon, la 2e place est perdue, elle était surnommée la place du mort euh et par conséquent, on peut y laisser une femme." J'avais entendu ça et ça m'avait profondément heurté et je me suis dit "Bon, je fais double campagne." Et donc j'ai fait la campagne de la liste était une liste à l'époque, c'est un scrutin proportionnel et j'ai fait une campagne de femmes et j'avais écrit sur une petit un petit carton une femme députée e pour l'Alsace et et finalement j'ai enfin pour le Barin et j'ai été élu contre toute attente.

Alors, ce qu'on m'a dit à l'époque, un un des un de mes interlocuteurs qui a d'ailleurs été adjoint, il me dit "Écoute, tu sais quand tu as été élu député, c'était franchement par chance." Et quand a été luumère, finalement c'était par hasard. Bien sûr, une femme ne pouvait pas avoir de stratégie politique, ne pouvait pas avoir de talent politique.

Et donc c'était un moment où en plus quand j'étais éluaire, première chose, premier coup de fil, un monsieur qui dit "Ah madame Trotman est élu, la flèche de la cathédrale penche." Sérieusement, la secrétaire vient me dit "Qu'est-ce que je réponds à ce monsieur ?" Je lui dis "Vous dites qu'elle penche à gauche." Forcément, mais ça dépend du côté où on regarde.

Voilà. Donc c'était un peu un séisme. J'étais première femme mère d'une grande ville et tous les il y avait beaucoup de gens qui doutaient.

Donc je je sors un peu après l'élection, je rencontre des Strasbourgeois, ils me regardent, ils me disent "Ah, vous savez, c'est incroyable, on a voté pour vous parce qu'on pensait que vous ne seriez jamais élus." Alors, j'ai dis "Bon Ben très bien, il va falloir vous habituer et moi aussi." Et puis on a voilà, on a réussi.

On connaît votre parcours politique, votre programme politique, mais on vous connaît un peu moins personnellement. Vous madame Trotman, quelle a été votre première profession, votre tout premier contrat de travail ? Mon premier contrat de travail était d'être chargé de la bibliothèque euh de théologie protestante.

C'était un petit contrat de travail monitrice de la bibliothèque. Enfin, c'était mon premier boulot et euh c'était formidable parce que je pouvais faire mes recherches puisque mon objectif était de devenir euh chercheuse. CNRS, je travailléis sur des textes qui sont assez peu connus mais qui sont très importants pour comprendre la naissance du christianisme et tout ce qui s'est passé dans le dans le proche- Orient à cette époque après la période de l'hélénisation et après la période romaine.

Donc au fond, ce qui m'a beaucoup intéressé, c'est comment des idées, comment des conceptions peuvent durer et se transmettre au travers des siècles. Et par exemple, j'ai travaillé sur sur un sujet où j'avais mené des recherches parallèles avec des traductions d'un évangile apocryphe, mais en même temps aussi, je travaillais sur un sujet qui a justifié mes études de théologie, qui m'a motivé pour ça, qui était la la l'existence dès l'antiquité de la misogénie. Pourquoi est-ce que les femmes avaient été à ce point écarté dans l'histoire biblique ?

Comment est-ce que pourquoi enfin plutôt néotestamentaire, c'est-à-dire la période chrétienne, pourquoi est-ce qu'on les avait à ce point minoré et qu'est-ce qui en était l'origine ? Voilà, donc j'ai cherché et je me suis rendu compte que finalement les clichés misogynes et bien ça fait depuis l'antiquité qu'on les a et on les traîne toujours. Quelle est votre grande passion à part la politique ?

Ma grande passion à part la politique c'est lire. C'est lire. C'est c'est aller à un concert.

C'est c'est découvrir des pièces de théâtre. J'ai pas beaucoup de temps en ce moment, c'est pour ça que c'est une passion un peu contrariée, disons. Votre livre préféré peut-être ou un livre marquant que vous avez en tête ?

Un livre marquant, c'est c'est Albert Cohen, c'est Belle du Seigneur. Est-ce que vous vous souvenez de votre premier vote politique ? Moment marquant pour une femme politique justement ?

Alors, mon premier vote, ça a été après ma après mon au moment où j'ai pu voter, après ma majorité euh et c'était en particulier, alors si je me souviens bien, mes premières élections, c'est c'est en 197. 197, c'était les municipales et j'avais mon professeur de de théologie euh Étienne Trockm qui était tête de liste. Donc j'ai décidé de l'aider, de le soutenir.

Et d'ailleurs en 89 quand j'ai été maire, il était dernier de liste. Donc je l'avais invité à pousser la liste puisqu'il avait été devant. C'est lui qui m'a appris à faire un programme.

Donc j'ai appris dans mes études de théologie beaucoup de choses pour mes recherches et pour ma connaissance. Mais j'ai aussi appris avec lui et avec Jeaner à l'époque euh qui était député du député du du Barin et qui m'avait entraîné euh dans cette campagne de 1986. Et donc c'est ce sont deux deux messieurs euh qui ont beaucoup beaucoup compté et il y avait aussi un groupe de femmes euh qui était mené par Iva Troui qui a fait beaucoup pour les droits des femmes et ce groupe travaillait à une charte des droits des femmes et je vais pas vous trahir un secret, il y a encore beaucoup de choses à faire.

Est-ce que vous avez grandi dans une famille politisée ? Pas du tout, pas du tout. Au contraire, euh ma grand-mère m'avait expliqué que la politique c'était sale, euh que je devais pas me mêler des conversations des grandes personnes.

Donc je les écoutais quand même, même si je me cachais derrière la porte ou derrière une armoire. Euh parce que ça m'intriguait énormément et mon père était militaire, donc astreint, une totale neutralité. Et donc, j'ai été dans ma famille euh un peu une un pas un ovni, mais en tout cas euh une j'ai dérangé, j'ai j'ai bousculé.

Euh et mon père disait à ma mère quand elle était âgée, il lui disait "Enfin, comment est-ce que tu es devenu féministe ?" Et je suis et elle disait "Bah, c'est Catherine." Voilà, c'est l'influence de Catherine.

Et donc mes parents qui votaient au centre, centre droit petit à petit, bon on commençait à bouger et on bougeait en particulier pour voter pour voter pour leur fille. Et comment c'est venu et peut-être quand cette envie d'organiser la vie collective ? cette envie d'organiser la vie collective, c'est petit à petit en fait, c'est aussi par des situations que j'ai connu qui étaient inattendu.

J'ai décidé de de d'adhérer au Parti socialiste en particulier parce que donc j'avais il y avait 77 et cette campagne mais j'étais assez révolté par le sort qui était fait aux femmes, par le fait que étudiante ayant une petite fille et étant prise par mes recherches quand je cherchais une place en crèche, on m'avait dit "Non, non, vous avez une grand-mère, il y a pas il y a pas de de crèche qui soit ouverte pour les étudiants. Les étudiantes ne travaillent pas." Voilà ce que j'ai entendu et donc c'était quand même très particulier.

Donc, j'ai décidé en fait que j'allais que j'allais m'engager au moins pour militer mais j'arrive dans une section à la Robertso où il y a une dispute. Je suis la dernière arrivée avec mon mari et là on se dit "Ah bah il faut qu'on prenne quelqu'un qui n'est absolument pas part à la dispute. On va prendre Catherine, c'est la dernière arrivée." Et là Patatra, on est en 78.

Mon candidat qui était conseiller général de la Roberto a un accident de voiture et je suis obligé de faire la campagne à sa place. Donc organiser la campagne, prendre la parole. J'ai perdu plusieurs kilos à ce moment-là tellement c'était stressant.

Mais j'ai tout appris euh comme ça si vous voulez par la la force des choses. Euh et c'était j'ai plongé comme ça dans la politique et à partir de là euh les choses se sont enchaînées parce que Ivat Roui avait décidé de de fixer des quotas qui n'étaient pas qui n'avaient pas été considérés pour les élections municipales comme constitutionnelles. Un quotat de 25 %.

Mais euh en fait, nous l'avons mis en œuvre comme la parité euh au sein de ma famille politique et du coup il fallait trouver des femmes et donc on m'a trouvé. Et c'est la raison pour laquelle certains me disaient bon on sait bien que c'est parce que elle est dotée elle est dotée d'un sexe féminin que voilà elle a elle a réussi. Donc, j'ai été surnommé Miscotta.

Enfin, j'ai eu toutes sortes de gentillesse. Donc, ça fait depuis ce moment-là que euh à la fois j'ai été amené à apprendre comment organiser les choses, comment comment animer un collectif. Je l'ai appris aussi en étant maire en lançant des réformes administratives ici et au ministère de la culture.

Et ce que je trouve tout à fait intéressant, c'est justement de de d'avancer dans le changement en associant les gens. C'est-à-dire que c'est au fond, on a deux manières de fonctionner et je suis complètement contre cette vision de la gauche qui veut imposer une doctrine, une vision sans écouter les gens. Il faut amener les gens avec soi, il faut les les leur faire comprendre où on va.

Il faut avoir un cap mais en même temps, il faut aussi savoir euh s'adapter, fonctionner avec eux, créer les moments les moments un peu plus fusionnels, les moments de débat, les moments de respiration démocratique. Ça c'est extrêmement important et c'est je crois aujourd'hui ce qui manque le plus à Strasbourg. Quel a été votre dernier four rire ?

Mon dernier four rire ? Alors, mon dernier four rire avec mon petitfils et mon mari il y a quelques jours. Est-ce que vous parlez alsacien ?

Est-ce que c'est important justement l'Alsacien ? Est-ce qu'il faut renforcer l'Alsacien justement à Strasbourg ? Alors, je pense que la le l'Alsien, et j'ai défendu au ministère de la culture les langues de France, c'est à partir de ce moment-là qu'on a eu une politique qui dépassait la francophonie pure, mais qu'on a reconnu les langues régionales, qu'on a reconnu aussi toutes les langues euh des territoires d'outre mer.

Nous sommes le pays qui a le plus de langues dans son patrimoine linguistique. Les Français le savent peu parce que nous avons des langues dans plusieurs zones continentales ou plusieurs océans pacifiques, voilà. et et et est et plus proche.

Et j'avais expliqué que nous avions euh à Paris à l'époque euh plus de locuteurs de créole que nous n'en avions par exemple en Martinique. Euh et donc j'avais travaillé aussi sur toutes les langues euh parlées comme le yiddich ou le judéo-alsien qui n'avaient pas de statut de langue. Et en même temps, tant qu'on a des locuteurs, la langue existe.

Oui. Et donc tant qu'on enseigne l'Alsatien euh et qu'on peut le pratiquer, on continue d'enrichir cette langue et pour moi, ça a toujours été un enjeu. Euh je pense que c'est extrêmement important, mais il faut avoir une vision de l'Alsaen, une vision ouverte qui permet aussi de savoir l'allemand.

Je le dis d'autant plus que quand j'étais enfant, ma grand-mère m'avait dit "Tu n'apprendras pas la langue de l'ennemi." Donc je me trentais problématique. On disait "Il est chic de parler français." Enfin, il fallait parler français mais pas pas allemand.

Voilà. Et alors que ma mère parlait un allemand courant, mes grands-parents, mes oncles tantes. Enfin, moi j'avais l'impression d'être le vilain petit canard et je me suis dit bon c'est facile, tout le monde parle allemand, je vais voilà et en fait c'est pas vrai.

Il faut l'apprendre comme une vraie langue. Je me suis débrouillé mais on se débrouille pas dans une langue, il faut la faut l'apprendre tôt en plus. Et donc mes filles ont appris l'allemand dès la primaire.

Quel est votre quartier préféré à Strasbourg ? Alors, c'est euh ces bateaux, si je vous dis que c'est le quartier où j'habite, euh c'est le quartier de la NeuStat. En même temps, c'est un quartier euh qui est qui est historique, qu'on a qu'on a amené à à au classement patrimoine mondial.

Euh mais celui que j'ai arpenté par tous les temps brouillard parce qu'il est totalement poétique he c'est les ponts couverts. J'adore les pont couvert et j'ai adoré implanter l'ENAT euh dans une ancienne prison qui était avant euh un bâtiment de couvent pour les les l'ordre des Templiers. Et donc ce qui je trouve fascinant à Strasbourg, c'est que c'est un vrai livre d'histoire architecturale.

Si vous deviez faire par exemple la visite de Strasbourg à quelqu'un qui n'est pas de la région, vous iriez où ? Je commencerai par les ports. Je commencerai par les ports pour faire comprendre qu'en fait nous avons une ville d'eau euh qui est qui est née sur un territoire compliqué avec la nappe fréatique, une une cathédrale sur piloti de chaîne euh qui nous pose aujourd'hui une vraie question pour l'avenir avec le changement climatique.

Donc j'expliquerai cela. Pourquoi nous avons été prospères ? devons été prospère parce que nous avions le dernier pont en bois qui traversait le rein et qui permettait les échanges, le commerce.

Et donc, nous avons bénéficié à la de la géographie si nous l'avons payé parfois en changeant de nationalité en étant envahi en connaissant je dirais toutes les guerres européennes à peu près, mais aussi les révolutions, la guerre des paysans, la révolution de 1848. Nous sommes un terroir de de aussi de à la fois d'attachement aux traditions, à toutes les toutes nos traditions et en même temps un territoire ouvert qui a su sédimenter toutes sortes d'héritages qui nous sont venus y compris du moment où les Ottomans étaient arrivés jusque jusque chez nous. Mais nous avons une tradition à Strasbourg qui est d'être un peu rebelle aussi.

Euh nous avons été République, nous étions une ville libre. Le maire de Strasbourg à l'époque de la réforme euh pouvait euh gérer une petite armée et frapper monnaie. Et donc euh c'était quand même euh c'était quand même très particulier.

Je pense qu'il nous reste quelque chose de cette volonté aussi de de s'affirmer. Du moins, il faut le remettre en route ce sentiment de de rébellion par moment. Nos journalistes se sont baladés dans Strasbourg pour donner la parole justement au Strasbourgeois et il y a Antoine qui a une question pour vous.

Qu'allez-vous faire pour la politique de stationnement au centre-ville et même à Strasbourg en général ? Alors pour la politique de stationnement déjà, il faut qu'elle soit moins chère lorsqu'on a besoin d'utiliser sa voiture. Il vaut mieux effectivement quand on le peut utiliser le transport public. qu'on a fait le tram pour ça et on a fait aussi une extension de la piétonisation à l'époque pour permettre un centre-ville apaisé et sortir cette espèce de tourniquet à véhicule qui était une source de pollution énorme.

Mais pour le stationnement, il faut du stationnement en ouvrage, il faut du stationnement aussi en surface. On peut pas tout supprimer. Il y a des gens qui ont besoin aussi de travailler et d'accéder à la ville.

Donc j'ai prévu une demi-heure de gratuité au début du stationnement. Euh j'ai prévu aussi euh de pouvoir étendre les zones violettes, euh de pouvoir également avoir euh un tarif euh qui soit baissé euh pour les résidents puisqu'on a besoin aussi de garder nos habitants entre 5 et 20 € euh et d'avoir un tarif salarié puisque 25000 personnes qui travaillent dans Strasbourg et nous sont nécessaires à nos entreprises, à nos professions libérales et à nos soignants et bien sont aujourd'hui dissuadés de venir de venir dans Strasbourg. J'ai une lettre une lettre vraiment qui m'a beaucoup touché d'une enseignante de Nudorf qui m'explique que elle paye 30 % de son salaire pour se pour se garer et qu'elle a besoin de la voiture parce qu'elle vient d'un village et qu'elle a aussi ses deux enfants en basage euh à transporter.

Et donc elle me dit soit j'arrête le travail soit je travaille à mi-temps. Mais travailler à mi-temps ça me permettra pas de vivre. Voilà.

Et donc je trouve que placer les habitantes et les habitants dans des choix aussi durs sur le plan de la vie personnelle, c'est vraiment très brutal, très agressif et c'est la raison pour laquelle nous avons beaucoup de déménagement à l'extérieur parce que difficile de se loger, cher de se loger pour les étudiants, pour les aînés et pour les revenus qui sont moyens. Et donc le stationnement est pour nous une des premières dépenses du ménage qu'il faut réduire. comme d'ailleurs le tarif du transport public et je prévois la gratuité pour les plus 65 ans.

Comme avec chaque candidat, on va passer à la séquence du "Tu préfères" avec des réponses du Tac au Tac. Vous préférez madame Trotman, chourcroûte ou tarte flambé ? Tarte flambée.

Tarte flambé. Gratiné ou classique ? H un peu gratiné.

Un peu gratiné. Strasbourg, capitale de Noël ou capitale de l'Europe ? Capitale de l'Europe d'abord, capitale de Noël en plus.

Quartier ou centre-ville ? Quartier. Trame ou voiture ?

Trame vélo ou trame ? Là j'égite trame d'abord. Petite France ou Cruto.

Petite France. Allô Catherine ou visionférence ? Allô Catherine.

Est-ce qu'on peut expliquer ce que c'est Allô Catherine ? Allô Catherine ce que c'était c'était la possibilité de m'appeler et d'avoir une conversation. téléphonique pour avoir le contact direct avec les personnes.

Est-ce que ça ça a surpris justement les habitants d'avoir ce contact aussi direct avec une élu, avec une femme politique d'expérience ? Bah oui, mais enfin, ils me connaissent aussi les Strasbourgeois. Ils savent que j'aime ce contact et que je le privilégie dans une campagne électorale.

Et d'ailleurs, je suis beaucoup dans le tram, je suis beaucoup à pied sur les marchés. J'avance de moins en moins vite dans la ville parce que les gens m'attendent, m'arrêtent et discutent. Donc c'est il faut quand on veut être maère, il faut aimer les gens, il faut être à leur contact euh y compris pas seulement pendant la campagne mais y compris ensuite parce que rien ne vaut euh la possibilité de se regarder les yeux dans les yeux si on veut avoir la confiance des gens, il faut les représenter.

Le maire incarne la ville et incarne tous ses habitants. Donc quand je suis en ville, je n'ai absolument aucune idée. Je suis ouverte à tout contact et à toute rencontre.

Et c'est comme ça que je m'enrichis aussi. Orangerie ou citadelle ? Orangerie.

Brezel ou Kuglof ? Brezel. Euh match à la Meno ou match à la SIG ?

Les deux. Et à trancher ? À trancher.

Oui. Ah, c'est difficile parce que j'essaie d'alterner quand je peux. Peut-être une préférence en hiver, en été, peut-être plutôt sig en hiver.

Alors comme ça à l'intérieur quand c'est couvert et qui pleut c'est frac je préfère je vais bientôt à la sigue je préfère je préfère la sig je pense surtout en ce moment à la sig pour le rénus et sa rénovation puisque c'est déjà fait pour le racing mais je pense aussi à la grande fête du sport dont j'ai discuté avec Marc Keller que j'aimerais qu'on puisse réaliser avec tous les clubs de sport de Strasbourg puisque le sport sera pour moi le l'occasion de remettre la ville en mouvement avec un marathon transfrontalier. Vous courez ? Euh je cours un petit peu.

Et ben voilà. Ministre ou députée européenne ? Députée européenne.

Et députée européenne ou maire ? Maire, on peut agir. Concert aux zénites ou spectacle à l'opéra ?

C'est pas la même chose. On fait les deux. Qu'est-ce que vous préférez ?

Si maintenant je vous propose le choix ce soir, vous choisissez quoi ? Ça dépend du programme. Bonne réponse.

Bonne réponse. Bière artisanale ou vin d'Alsace ? Vous avez dit bière artisanale ? ou vin d'Alsace bière artisanale euh ville touristique ou ville étudiante ville étudiante consensus ou décision tranchée consensus référendum local ou décision municipale référendum local et donc on va passer à la séquence du oui non donc pareil une affirmation il faudra donc trancher.

Il faut plus de police municipales à Strasbourg. Oui. Il faut plus de caméras de surveillance.

Oui, près des écoles. Il faut plus de pistes cyclables. Il faut les sécuriser.

Être la première femme mère de Strasbourg est ma plus grande fierté. Oui. Est-ce que ça justement on pourrait on pourrait un petit peu développer ça ?

C'est quelle a été votre réaction ? Ma réaction, ça a été d'avoir un grand blanc pendant une heure parce que ma vie basculait et parce que je ne savais pas si je serais à la hauteur. Donc j'ai j'ai mesuré ce que ça représentait en temps, en disponibilité quand j'avais des enfants assez petites.

Euh voilà, c'est c'est un moment un moment de bascule. C'est un moment où j'ai dû affronter le doute puisqu'on a toujours demandé à une femme de d'apporter la preuve de sa compétence. On a pu élire des gens qui étaient pas la hauteur mais ça posait pas de problème quand c'était des hommes mais d'une femme on ne le lui aurait jamais pardonné d'être un peu euh à côté de la plaque ou encore un peu inefficace.

Donc la la question en politique c'est d'apprendre. Mais moi j'ai eu un peu le temps d'apprendre avant heureusement. Euh mais quand vous êtes confronté à des situations nouvelles, quand vous avez aussi des accidents, des des événements qui se passent qui sont tragique, euh forcément il faut faire face.

Et comment réagit votre famille ? Mon mari était militant avec moi, il l' toujours et donc ma fille m'a dit, mes filles m'ont dit un jour parce que ça a posé un problème, elles ont été utilisées contre moi euh pendant le temps où elles étaient à l'école et on a essayé de faire croire des rumeurs à leur propos. Elles ont été l'îné a été agressé physiquement à plusieurs reprises parce qu'elle était ma fille.

Donc à un moment donné, j'ai dit à mes filles, voilà, je peux aussi très bien arrêter. Je fais de la politique en toute liberté, je peux le faire, je peux m'arrêter. C'est un peu surprenant avec ma longévité et c'est parce que je fais de la politique librement que je peux aussi durer aussi longtemps parce que j'en fais quelque chose dans ma vie.

Et ma fille, mes filles m'ont répondu, elles se sont concertées et elles ont dit "On on va voter." Et elles ont voté pour dire que je pouvais continuer mon projet mais qu'elle aussi elles auraient un projet de vie. Et ça c'est ma plus grande satisfaction et réussite, même si c'est compliqué aujourd'hui pour des jeunes, c'est qu'elles ont un projet pour ell.

Si j'avais 20 ans aujourd'hui, je referai de la politique. Peut-être pas. Peut-être pas.

D'accord. parce que c'est aujourd'hui la politique est décevante. Euh on est beaucoup moins dans les débat, dans les confrontations d'idées.

Bon moi je me suis intéressé à la politique dans la foulée de de mai 68 des grandes assemblées générales, des débats où on lisait énormément de textes, on faisait des séances de lecture entre étudiants. On discutait aussi de la situation dans des pays étrangers. Moi, j'ai découvert le monde pendant ces réunions avec des étudiants qui venaient de pays africain, de pays sud-américain.

C'était génial. Et donc pour moi, c'était ça aussi la politique, avoir un but. Euh un but.

Bon, j'ai commencé avec mes César, les les ouvrages de la négritude et France Fanon. Donc, c'était aussi la suite en quelque sorte de la défense de l'indépendance de l'Algérie et de la décolonisation. Voilà.

Et mon père m'a dit un jour euh puisqu'il avait été résistant et qu'il avait été compagnon de Malerot, euh ta génération devra se souvenir, devra entretenir la mémoire et continuer de penser à la résistance à chaque époque de la vie. Et voilà, il faut toujours penser à la résistance à chaque époque de la vie. Est-ce que j'ai perdu le motif ?

Non. Il y a toujours des gens qui défendent des idées noires, des idées racistes, des idées d'exclusion de partie de la population et d'inégalité. Donc ce n'est pas fini d'avoir le motif de mon action politique.

Le statut de Strasbourg comme capitale européenne est menacé. Oui, en permanence. Je l'ai connu depuis toujours.

Il a fallu décider à un moment donné, même la surprise générale de construire un hémicycle pour garder le Parlement européen et aussi que l'État soutienne Strasbourg. Mais il faut remettre le l'ouvrage sur le métier en permanence et euh évidemment si je deviens maire euh je reprendrai mon bâton de pèlerin. Euh je discuterai avec les gouvernements, avec les délégations au Parlement européen et euh j'aurais euh évidemment à cœur d'étendre euh l'influence, l'impact et le rayonnement de Strasbourg.

Les critiques sur mon âge m'ont touché. Pas trop parce que la jeunesse est dans la tête. Justement, j'allais vous poser la question.

Vous pour vous, on peut être jeune à n'importe quel âge. Oui, absolument. Mais il faut se remettre en question tout le temps.

Il faut ne jamais couper le contact avec la jeunesse et être aussi à l'affu de toutes les innovations. Pour moi, Strasbourg doit être une ville qui innove en permanence. L'Union des gauches est impossible à Strasbourg.

Alors, c'est une tristesse pour moi parce que j'ai connu des moments très très importants pendant au moment de l'élection de François Méteran lorsque j'ai été un des piliers de la gauche plurielle au gouvernement et que nous avons réussi. Mais ici, une gauche qui impose son dogme, une gauche qui n'est pas européenne, je pense à LFI, une gauche qui ne fait pas attention aux gens et qui prend des dispositions qui ont un impact social négatif. On parlait du stationnement, mais il y a d'autres mesures et bien je ne peux pas soutenir euh une union avec une gauche de cette nature.

Pour moi, ce n'est pas la gauche. Ce n'est pas une gauche qui est attentive suffisamment aux personnes, mais qui surtout s'adresse à son propre électorat. Et ça, c'est aussi ce que je constate, confrontation entre quartiers, confrontation entre communautés et boboisation ou gentrification de la ville centre.

Il faut limiter les locations Airbnb à Strasbourg. Oui. Avoir été maire de Strasbourg me donne un avantage sur mes adversaires.

Pas toujours. Pas toujours parce que d'abord ce qu'on me demande c'est aussi d'apporter de la nouveauté et une nouvelle étape dans la vision de Strasbourg. ce que je prépare et ce que j'explique.

La campagne pour les municipales 2026 est ma dernière campagne politique. Oui. Donc vous êtes après ça il ont si vous êtes élu maire on vous voit encore je fais le mandat.

On vous faites le mandat mais si vous mais j'ai une équipe, j'ai une formidable équipe, une liste magnifique avec des gens compétents, des gens motivés et j'aurais à cœur de les former y compris dans la difficulté puisqu'on va commencer avec un audit et dans cet audit on va voir quelle est la situation assez catastrophique des finances de la ville et de leur métropole. Donc ils auront été aguéris pour pouvoir poursuivre. Quand on fait de la politique depuis 40 ans, on a parfois une forme de lassitude.

Non. Euh parce que comme je vous le disais, je préfère agir que de rester témoin d'une ville qui s'étole et qui sort des radars. Strasbourg a été déclassé ces dernières années et ça me mettait dans une grande tristesse et une grande colère.

Donc, je préfère agir pour redresser, réparer et retrouver la confiance des habitants. Moi, je veux faire une alliance avec les Strasbourgeois. Je veux pas travailler contre eux, mais avec eux et pour eux.

Il faut construire davantage de logement à Strasbourg. Oui, énormément. Énormément et les rendre moins chers aussi.

Donc préampter des terrains, les mettre à disposition, travailler avec tous les partenaires de la construction, de l'architecture et de la promotion et les associations de de propriétaires et de locataires pour faire en sorte que cette grande conférence que je vais faire sur le logement soit vraiment une œuvre collective. La multipropriété est une chance pour le Racing Club de Strasbourg. C'est difficile la multipropriété, c'est pas la solution. idéal, mais j'en connais pas.

Euh donc aujourd'hui, c'est bien s'il y a une réciprocité. Euh c'est le monde du foot d'aujourd'hui pour moi, pourvu que le Racing soit toujours à la ména et que nous puissions nous régaler du foot. Faut-il prioriser les quartiers populaires dans les investissements ?

Oui. Faut-il garder le Concorda en Alsace Moselle ? Oui.

Et vous avez aussi vu évoluer Strasbourg et la politique au fil des années. Donc on va vous demander si c'était mieux avant. notamment la politique.

Est-ce que c'était mieux avant ? On pense parfois que c'est mieux avant. Moi, j'espère faire en sorte que ça soit mieux après.

Est-ce que par exemple vous trouvez qu'à l'époque il y avait plus de marge de manœuvre ? faire plus de choses. Oui, il y avait plus de marge de manœuvre les il y avait pas autant de définitions compliquées législatives qui bloquent un peu les choses.

Mais moi, pour moi aujourd'hui le le vrai défi c'est la ville descarboné en 2050 et donc c'est de mettre en place toutes les méthodes de travail qui nous permettront d'atteindre cet objectif, créer un service public de l'énergie et faire en sorte que les gens payent moins cher aussi pour l'énergie mais soient assurés que sur ce plan-là ils sont protégés comme sur le plan de l'intelligence artificielle. Donc chaque étape impose des défis nouveaux. Voilà pourquoi en fait euh faire de la politique à différents moments, c'est s'appuyer sur l'expérience mais ne jamais reproduire la même chose, la même attitude ou les mêmes décisions.

C'est savoir en fait euh reconnaître et comprendre euh le défi devant lequel on est placé. Euh et c'est en fait si les Strasbourgeois me sont intéressés à ce que je me représente, c'est parce qu'ils savent que je travaille beaucoup. Ils savent aussi que je n'ai pas peur des défis.

Le respect entre adversaires, c'était mieux avant. Peut-être, je pense. Il y a plus de coupas aujourd'hui.

Il y a des coupas et venant de côté que je n'attendais pas. Est-ce que justement l'émergence aussi des réseaux sociaux, parce que quand vous avez commencé la politique, il avait il y avait pas Instagram, Facebook, TikTok, est-ce que ça a changé aussi votre manière de faire de la politique ? J'essaie de faire en sorte que le contact, comme je vous le disais, le contact direct, parce que pour moi la la démocratie directe est une clé de l'apaisement d'une société parce que la démocratie c'est le débat, c'est le densus, on n'est pas d'accord mais on on discute pour se mettre d'accord.

Or, les réseaux sociaux, c'est la simplification des raisonnements, c'est les affirmations et les jugements, c'est la recherche de l'agressivité euh et la la libération d'un certain nombre de d'aspects de les de la personnalité humaine comme la méchanceté, c'est pas toujours terrible. Et je pense que ça amène un mauvais climat par moment euh dans la politique si j'en juge parce que je vois sur les réseaux. Mais forcément ça fait changer la politique parce qu'on tient compte de cela, de cette possibilité aussi euh de communiquer, d'entrer en en contact, mais je plaide pour le bon usage des réseaux et pour le respect démocratique, y compris quand on s'adresse à des adversaires au travers des réseaux sociaux.

Les partis politiques c'était mieux avant, mais c'était plus fort notamment le Parti socialiste. Notamment le Parti socialiste, mais pas seulement. Je pense que la politique doit changer, que les partis doivent changer.

On peut plus avoir les partis d'avant euh aujourd'hui, mais il faut quand même des lieux où on est formé, où on apprend, où on s'est militer et où on peut s'intéresser à la chose publique. Moi, j'ai hésité avant de rentrer dans un parti dans le Parti socialiste. Pourquoi ? parce que je me disais que ça allait me brider dans ce que je pensais et et me coincer dans les dans des décisions.

Mais j'y a appris beaucoup, j'ai pu débattre beaucoup et ce que je regrette aujourd'hui, c'est cette absence de lieu de débat. Alors, j'ai un projet non pas pour faire comme un parti politique, pas du tout, mais pour créer aussi dans la ville cette rencontre entre les gens. J'appelle ça les savoirs en commun, c'est-à-dire apprendre de la science, apprendre des des de personnalités euh comme des écrivains par exemple qui viennent débattre avec tous les habitants qui le souhaitent, mais c'est aussi apprendre les uns des autres.

C'est connaître les itinéraires de vie et en parler entre nous. Euh savoir aussi comment on accepte la diversité, toutes les diversités dans la ville. Euh et savoir par exemple, je prends un exemple, hier j'étais avec des personnes handicapées mentales et bien je souhaite les inviter et que la question du handicap mental, de la santé mentale soit l'un des sujets dont nous parlions ensemble avec tous les Strasbourgeois parce que c'est un vrai sujet qui concerne beaucoup de personnes et il faut donner leur place aussi aux personnes qui ont un handicap.

La presse c'était mieux avant. La presse ça dépend. la presse écrite, elle avait plus de poids.

Euh aujourd'hui, c'est les réseaux qui qui interviennent. Euh je ne pense pas que la presse était mieux avant, mais je trouve que les publicités euh la vision marchandisée de la presse a pris le dessus et ça je le regrette. Strasbourg c'était mieux avant.

Strasbourg c'était mieux avant. Euh ça dépend des moments. Ça dépend des moments.

Il y a eu des beaux moments. Il y a eu des moments moins beaux. J'espère ouvrir une nouvelle page où les gens diront "C'était l'un des meilleurs moments de l'histoire de cette ville." Depuis que vous avez terminé votre mandat de maire, comment jugez-vous l'évolution justement de la ville ?

Alors ce que j'ai constaté, c'est que les mères successifs, sauf les la mer sortante ont été capable de maintenir les acquis de la transformation de la ville que j'ai en fait amené dans Strasbourg et en même temps aussi la vitalité, le rayonnement, la reconnaissance européenne, la le développement aussi que que nous avons soutenu sur le plan scientifique, sur le plan des technologies médicales, la santé et cetera. Euh cet acquis là, il a eu tendance à disparaître. Les habitants ont perdu un peu de leur fierté de Strasbourg.

Euh et quand j'entends, j'écoute les gens et qu'on voit le centre-ville, on se dit que le cœur de la ville aujourd'hui n'est plus ce qu'il était. Ça c'est vrai. Et c'est la raison pour laquelle j'ai un plan de sauvetage du centre-ville et c'est la deuxième fois de ma vie politique que j'ai un plan de sauvetage du centre-ville.

Est-ce que la dette à Strasbourg ça vous inquiète ? Ça me soucie beaucoup. Ça me soucie beaucoup parce que nous avons besoin de moyens si on veut atteindre l'objectif de la ville descarbon.

Et ce que je trouve irresponsable dans la gestion qui qui vient de s'écouler en un mandat, c'est d'avoir à la fois dépensé toutes les marges de manœuvre mais en fait rendu la situation financière très compliquée. Nous n'aurons pas les moyens d'avoir un investissement aussi dynamique. Nous n'aurons pas les moyens euh de de d'avoir je dirais la sécurité, la souplesse, euh la rapidité d'investissement pour transformer la ville dans la décarbonation.

Donc il va falloir commencer premier mandat par redresser une fois que nous saurons exactement quelle est la situation financière et je la rendrai publique parce qu'il faut que les gens sachent. On a augmenté beaucoup les impôts pendant ce mandat. On peut augmenter les impôts, on peut augmenter la dette s'il y a le résultat à la clé.

Il n'est pas là. Et donc c'est cette justice qu'il faut rétablir et considérer les ressources financières qu'on demande aux contribuables et aux entreprises pour le versement mobilité par exemple. il faut le considérer comme une ressource qui doit être durable, c'est-à-dire qu'il doit toujours être euh un sujet euh d'attention et de précaution pour que les générations qui suivent aient les moyens aussi d'agir.

Et là, on va voir que ce choc, cette chute des moyens financiers va être extrêmement pénalisante, notamment sur le plan écologique. Et enfin, si je suis élu maire de Strasbourg, ma première interview sera pour Stampa Alsace. Peut-être.

Pourquoi pas ? Et du coup, on arrive au bout de cette interview et je vous laisse du coup le mot de la fin, la petite carte blanche pour vous adresser au Strasbourgeois. Je voudrais vous dire chers Strasbourgeoises et et chers Strasbourgeois que mon premier ma première aspiration c'est de pouvoir renouer la confiance dans la ville dans ses élus et aussi dans la façon dont nous pourrons dialoguer ensemble avec une démocratie de quartiers avec des adjoints de quartier chargés de pouvoir de décision avec des rencontres annuelles avec la votation citoyenne mais c'est aussi avec le retour d'une ambition une ambition pour cette ville en répondant à ses besoins, besoins de mobilité, besoins de logement qui seront des grands moments de rencontre et de discussion ensemble.

Je souhaite que nous puissions relancer Strasbourg, la remettre en mouvement grâce au sport et grâce à la culture. Et pour cela, je vous propose de courir tous ensemble avec un marathon transfrontalier. Et merci à tous d'avoir suivi cet épisode de face aux candidats.

Merci à vous madame Trotman d'avoir participé à cette émission. Merci beaucoup à la société de production Easyara d'avoir assuré à la technique et évidemment pour ces magnifiques studios. Vous pouvez retrouver l'interview complète sur YouTube sur la chaîne de Stompa Alsas sur Spotify également 10h Apple Musique et bien sûr des extraits des meilleurs moments sur les les réseaux sociaux.

Merci à tous d'avoir suivi et à très vite. Merci à vous.