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InterviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 24 mai 2017 12 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & électionsÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

«MACRON APPLIQUE LE PROGRAMME DE LA COMMISSION EUROPÉENNE» - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous lui faites confiance pour nouer un dialogue social sincère ou il fait ça pour la forme ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Il n'y a rien à garder dans ce projet de réforme ?

  • 1:30RelanceRéponse partielle

    Ce que Jean-Claude Mailly a dit hier... Il a dit rien n'est plié d'entrée.

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Animer le dialogue social...

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Emmanuel Macron, il a été élu !

  • 3:30RelanceRéponse directe

    Et c'est-à-dire par les ordonnances...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30JLMFait
    « Je pense que c'est assez formel parce que son intention est claire. Il veut remettre en cause ce Code du travail et dans un sens qu'on connaît. C'est du ++ loi El Khomri. »
  • 1:00JLMFait
    « Pour nous le Code du travail c'est l'histoire des luttes du mouvement ouvrier et page après page, ce sont des droits acquis. »
  • 1:45JLMFait
    « Monsieur Macron annonce qu'il va réviser le Code du travail. Il est normal que les leaders syndicalistes entrent dans cette discussion. »
  • 3:45JLMFait
    « Il a une légitimité... Mais pour autant, la démocratie sociale ne s'interrompt pas. »
  • 5:00JLMFait
    « Il pense que les écoles doivent se gérer comme des entreprises que le chef d'établissement doit choisir le personnel et fixer la paye. »
  • 7:00JLMFait
    « L' Etat est actionnaire de PSA et de Renault, Cette entreprise n'a aucun des défauts d'un canard boiteux ! »
  • 11:00JLMFait
    « En démocratie, on attend que l'Assemblée vote les lois. Pour l'instant c'est pas encore le prince qui les décide. »
  • 13:00JLMFait
    « J'ai demandé que l'on se regroupe sous une étiquette commune pour être comptés en commun à la fin des élections. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Elisabeth Martichoux : Bonjour Jean-Luc Mélenchon JLM : Bonjour ! EM : Et d'abord merci beaucoup d'être dans ce studio de RTL ce matin. Le lendemain du premier acte de la réforme du Code du travail, hier, le président Macron a pris soin de recevoir tous les partenaires sociaux en tête-à-tête à l'Elysée.

Il a semble-t-il desserré le calendrier. Vous lui faites confiance pour nouer un dialogue social sincère ou il fait ça pour la forme ? JLM : Je pense que c'est assez formel parce que son intention est claire.

Il veut remettre en cause ce Code du travail et dans un sens qu'on connaît. C'est du ++ loi El Khomri. C'est toute une philosophie qui veut que la loi recule devant le contrat et que le contrat soit négocié de gré à gré dans l'entreprise EM : Il n'y a rien à garder dans ce projet de réforme ?

JLM : Non...

Non...

EM : Tout est à jeter ? JLM : Oui ! Absolument.

Non, mais tout est à jeter...

D'abord, connaissons la réforme ! Pourquoi me dites-vous cette réforme, de quoi parle-t-on ? Si c'est de ce dont je parle, oui tout est à jeter.

Vous devez comprendre l'importance Mme Martichoux pour nous, du Code du travail. Pour nous le Code du travail c'est l'histoire des luttes du mouvement ouvrier et page après page, ce sont des droits acquis. Aucun n'ont été accordés aux travailleurs.

Et si le Code du travail est parfois touffu, c'est parce que le MEDEF n'a cessé de vouloir y introduire ici, là des dérogations. Si bien qu'à la fin, il est grotesque d'entendre des personnes aussi importantes et intelligentes avoir pour argument de dire "Le Code du travail est trop épais". Est-ce que quelqu'un se plaint de ce que l'annuaire du téléphone soit trop épais ?

Non, il faut le nombre de pages qu'il faut. Et je veux dire que ce code est notre protection. La loi plutôt que le contrat...

EM : Mais ce que Jean-Claude Mailly a dit hier...

JLM : Pardon ? EM : Ce que Jean-Claude Mailly a dit hier, le patron de Force Ouvrière, il a dit rien n'est plié d'entrée. Il y a une marge de négociation.

Donc en effet, vous avez raison, on ne sait pas encore très précisément ce qu'il a dans la réforme. Maintenant ça va être le travail d'Edouard Philippe d'en parler aux partenaires sociaux. Vous, vous dites : "pas touche ! pas une page, de ce Code du travail" JLM : Alors, euh... bon...

Monsieur Mailly est dans son rôle c'est celui d'un leader syndical. Le leader syndical, il hérite d'une situation qu'il n'a pas créée. Monsieur Macron annonce qu'il va réviser le Code du travail.

Il est normal que les leaders syndicalistes entrent dans cette discussion et décident d'y donner plus ou moins écho et de négocier. EM : Animer le dialogue social...

JLM : Mais moi je suis un dirigeant politique et je me préoccupe de ce qui est bon pour mon pays. Je pense que réformer le Code du travail dans le sens de la diminution de son champ d'action et de la diminution des protections des travailleurs c'est entrer dans une autre société. Le Code du travail n'est pas juste l'organisation du contrat de travail, c'est une forme de société.

Si vous voulez que ce soit la guerre de chacun contre tous...

EM : Mais Emmanuel Macron, il a été élu ! EM : il a été élu. JLM : En effet, madame.

EM : Et il fait ce qu'il a dit qu'il allait faire après avoir été élu donc...

JLM : Voilà. Donc ce que vous êtes en train ...

EM : Donc après avoir été...

JLM : Oui je comprends, mais vous avez raison ! EM : Il a une légitimité, non ? JLM : Il a une légitimité...

Alors nous allons traiter le problème en deux cas : premièrement, il a une légitimité. Mais pour autant, la démocratie sociale ne s'interrompt pas. Ou alors on décide que, comme il a été élu, il fait ce qu'il veut pendant 5 ans ?

EM : Non, mais il n'est pas paralysé pour autant. Il peut appliquer son programme puisqu'il a été élu. JLM : Mais il est en droit de le faire dans les formes prévues par la démocratie, c'est-à-dire par l'Assemblée.

Maintenant il y a un deuxième point madame Martichoux...

EM : Et c'est-à-dire par les ordonnances...

Les gens qui vous entendent apprennent quelque chose qui est très important et c'est important que vous l'assumiez. Je ne dis pas vous, mais que l'assument ceux qui l'ont fait, donc ceux qui votaient pour monsieur Macron au deuxième tour de l'élection présidentielle votaient pour l'abrogation du Code du travail, c'est bien ce que vous dites ? EM : Non, je n'ai pas du tout à fait dit ça.

J'ai dit que, il avait, une...

Il a été élu, ce qui lui donne une légitimité...

JLM : Ne lui donne aucun droit particulier...

EM : Et ce n'est pas parce qu'il a été élu face au Front National au deuxième tour qu'il est condamné à l'immobilisme jusqu'à ce qu'il sache quel est le rapport de force à l'Assemblée, vous êtes d'accord ? JLM : Mais pas du tout ! Je ne suis pas d'accord !

C'est un régime parlementaire dans lequel nous vivons. Ce n'est pas...

La monarchie présidentielle découle d'un usage des institutions, que les institutions rendent possible, qui est totalement monarchique. Mais non ! Il faut attendre que l'Assemblée soit élue !

EM : Donc vous dites : ne rien faire avant le 18 juin sous prétexte que l'élection a été ce qu'elle a été ? JLM : Sous prétexte ?!

EM : Au prétexte de. JLM : Mais, attendez ! Vous appelez ça un prétexte une élection ?

Mais pas du tout ! Bien sûr que non, qu'il a le droit à rien faire, parce que tant que l'Assemblée n'est pas là, la loi ne peut pas s'appliquer, Mme Martichoux. Je suis désolé de vous dire, qu'on n'abrogera pas le Code du travail sur le perron de l'Elysée en disant : "ben écoutez, maintenant le Code du travail c'est fini !" Pardon !

Il y a deux ou trois formalités qui s'appellent le vote. Et d'abord celui des Français. Parce que, pourquoi sommes-nous en train de discuter de tous les deux à cet instant c'est pour éclairer leur décision.

Il y a des élections législatives, et ils sont pas obligés de donner les pleins pouvoirs à M. Macron Supposez que se retrouvent les sept millions de personnes qui ont voté pour moi à la présidentielle dans les législatives, pour voter pour les candidats de la France Insoumise, et c'est pas M. Macron qui gagne l'élection.

C'est moi ! EM : Vous avez parlé de césarisme à propos du couple Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Césarisme.

Vous êtes sérieux ? JLM : Oui c'est une expression qui décrit une forme de régime politique EM : Autoritaire. JLM : Dont on parle, on a dit que dans le gaullisme il y avait du césarisme...

ça signifie que c'est une... un moment politique où le leader, le leader choisi est en quelque sorte... essaye de s'élever au-dessus des factions et de les juguler toutes.

Et c'est ce qu'il est en train de faire en détruisant les deux partis traditionnels de la vie politique française : LR et le PS qui étaient les deux grands partis pour créer une force dont il espère qu'elle soit en état de nous imposer à tous ses vues et en particulier la destruction du Code du travail mais après il y aura la destruction de l'école avec le nouveau ministre parce que celui-là ayant déjà supprimé 80 000 postes du temps de monsieur Sarkozy, on sent que ça va être chaud avec lui EM : On parle de Jean-Michel Blanquer - 2200 places, 2200 classes pardon, dès la rentrée scolaire à douze élèves dans les zones prioritaires. C'est plutôt une bonne nouvelle ? C'est ce que Jean-Michel Blanquer a confirmé hier.

JLM : Voilà c'est une bonne nouvelle en effet, tout va bien et nous vivons dans le meilleur des mondes. Je ne vois que ça à dire. EM : Il n'est pas interdit de saluer d'éventuelles décisions qui permettent...

JLM : Mais madame Martichoux...

EM : ... de lutter contre les inégalités scolaires EM : Ce n'est pas une bonne nouvelle ?

JLM : Non, mais pardon, bien sûr que si...

C'est une bonne nouvelle chaque matin qui se lève. Mais que se passe-t-il pendant la journée ? Bien !

C'est ça qui compte ! Eh bien là, c'est pareil : Que va faire monsieur Blanquer ? C'est ça qu'il faut comprendre...

Son intention n'est pas de multiplier les enseignants dans les classes : il en a supprimé 80 000, Mme Martichoux, je suis donc, sans faire de procès d'intention, en état de pouvoir vous dire qu'il a l'intention de continuer. Et de la même manière, sa doctrine à propos de l'école il l'a mise dans un livre. C'est l'idéologue de la Droite, il pense que les écoles doivent se gérer comme des entreprises que le chef d'établissement doit choisir le personnel et fixer la paye.

Pardon de vous dire que c'est pas l'idée que je me fais de l'école républicaine. Alors, si par ailleurs il a nommé des profs ici ou là, vous allez pas me me faire dire : "Ah, il y a quand même du bon chez cet homme." Bien sûr qu'il y a du bon chez toute personne, mais c'est pas le sujet.

EM : Est-ce qu'il y a du bon chez cet homme, Bruno Lemaire ? Le nouveau ministre de l'économie a convaincu PSA et Renault de passer des commandes, pour donner de l'oxygène, et donc payer les salaires pour être précis, aux salariés de GM&S, la Souterraine, où vous êtes allé, dans la Creuse. EM : Vous l'aviez préconisé !

JLM : Absolument ! EM : Là vous pouvez dire que c'est une bonne nouvelle ? JLM : Et ben écoutez, oui, c'est une bonne nouvelle !

Et c'était simple à faire donc on aurait pu le faire avant. C'est dommage que le parti socialiste n'y ait pas pensé et ait laissé quelqu'un de droite le faire. Mais oui ! c'était ça qu'il fallait faire.

L' Etat est actionnaire de PSA et de Renault, Cette entreprise n'a aucun des défauts d'un canard boiteux ! C'est une entreprise qui a été gérée n'importe comment par des gens qui l'achetaient comme ils achetaient des pions au Monopoly. Et donc ils ont détruit, et détruit et détruit.

Maintenant je pense que l'entreprise est capable de redémarrer si elle a un niveau de commandes correct, et ça, les deux constructeurs peuvent le faire. EM : Oui, et puis 120 000 fonctionnaires. Le programme sera appliqué. 120 000 postes en moins a confirmé à votre place hier Gérald Darmanin, "ça n'est pas une approche comptable c'est sur l'ensemble du quinquennat on va voir comment on va faire."...

JLM : Ah ben, je pense que tout le monde va être extrêmement content d'apprendre ça parce que ça va faire moins de policiers, moins d'instituteurs...

Donc ça va aller mieux, c'est clair ! Bon, clairement, pour en finir avec l'humour noir, bon, monsieur Macron et son gouvernement vont appliquer la feuille de route que la Commission Européenne fixe. C'est un gouvernement qui n'a pas de marge de manœuvre, comment dire, d'imagination, ils appliquent !

Bon...

La commission continue stupidement à demander à tous les gouvernements de réduire la dépense publique alors que celle-ci est le premier levier de de la croissance donc la catastrophe va continuer. EM : Mais ce que vous disiez, je reviens sur ce que vous disiez tout à l'heure...

Vous estimez que d'ici le 18 juin, le gouvernement et le président ne sont pas légitimes à amorcer une action politique conformément à...

JLM : J'ai pas dit ça ! Vous m'avez demandé s'il était légitime. Vous avez dit "Il va pas rester dans l'immobilisme".

Il fait ce qu'il veut ! Mais, pardon : en démocratie, on attend que l'Assemblée vote les lois. Pour l'instant c'est pas encore le prince qui les décide.

EM : Un peu de patience, c'est ce que vous leur demandez ? JLM : Donc, d'ici au 18 juin, je recommande à ce gouvernement d'être prudent mais s'il veut ne pas l'être et afficher plus clairement sa réforme du Code du travail c'est pas moi qui lui en voudrai. Parce qu'au moins on saurait sur quoi on vote et la raison pour laquelle il faut battre ces candidats.

EM : Et donc vous préférez... vous souhaitez faire, finalement, de ces législatives un référendum pour ou contre les projets de réforme du Code du travail ?

JLM : Si on peut, mais la ruse c'est qu'ils ne vont pas nous dire exactement ce qu'ils mettent dans...

EM : C'est ce qui vous place dans une situation d'opposition frontale. JLM : Oui bien sûr ! Et puis j'estime qu'à la fin, ben, je suis un démocrate.

Je m'inclinerai devant la décision populaire. J'espère que les autres en feront autant. Si c'est moi qui gagne l'élection, j'espère que tout le monde se fera à l'idée que dorénavant c'est pas comme auparavant.

EM : Vous êtes candidat à Marseille, dans la quatrième circonscription. JLM : Oui ! EM : Vous êtes un candidat de gauche ?

JLM : Ben c'est un peu difficile pour un homme comme moi de dire autre chose qu'il est de gauche. EM : Je dis ça parce que Menucci, votre adversaire socialiste, que vous venez chercher sur son terrain, c'est le sortant, vous accuse de ne pas vouloir dire que vous êtes de gauche pour pouvoir séduire le plus grand nombre...

JLM : Il n'a pas tort. Et c'est à cause de lui et de ses semblables. Pourquoi ? parce que le mot "gauche" est devenu une étiquette confuse.

On ne sait plus que ça désigne. Quand le mot "gauche" désigne quelqu'un comme Manuel Valls qui est tantôt PS, tantôt En Marche...

Qu'il désigne un Malek Boutih qui demande son investiture à En Marche puis ensuite revient au Parti Socialiste parce qu'ils l'ont jeté...

Permettez-moi de vous dire que ça devient une étiquette confuse. Mais moi j'ai passé toute ma vie à gauche, je suis un homme de gauche...

Mais c'est pas par ce bout-là, je vends pas des étiquettes moi. Je vends un programme ! Donc c'est à vous, en lisant mon programme de dire si ça vous paraît être un programme de droite alors vite, expliquez-le moi parce que ce sera une nouvelle pour moi.

Je suis l'homme d'un programme, pas d'une étiquette...

EM : Et vous êtes l'homme de la France Insoumise qui avez investi des candidats presque partout face à des candidats PC. C'est pas un gâchis quand même ? Vous affaiblissez le PC, mais d'une certaine façon vous vous affaiblissez aussi.

JLM : Bon, écoutez, ça c'est le point de vue du PC que vous m'expliquez. Il y a eu des négociations, peut-être que nous pourrions prendre une heure ou deux pour les expliquer aux auditeurs de RTL qui seront passionnés d'apprendre ça...

Bon, regardons les choses en face. J'ai demandé que l'on se regroupe sous une étiquette commune pour être comptés en commun à la fin des élections. Deuxièmement, que l'on forme un groupe ensemble.

Troisièmement, que ce groupe pratique une discipline autour du programme qui l'aura élu...

Ça n'a pas pu se faire. EM : Les communistes disent qu'il n' a pas eu de négociations et hier, Pierre Laurent a confirmé que vous lui aviez envoyé le 4 mai un SMS assassin, dans lequel vous disiez "Vous êtes la mort et le néant". Vous lui reprochez d'ailleurs d'avoir utilisé votre photo et des slogans de la France Insoumise dans certains cas.

JLM : Bon, alors je déplore d'avoir à parler de tout ça, qui ne m'intéresse pas, je le dis et je sais que le Parti communiste, ses dirigeants, qui sont très différents de ses militants qui eux, me soutiennent n'existent que par cette polémique. Mais madame Martichoux, vos citations auraient gagné en clarté si vous aviez fait l'amabilité à vos auditeurs de leur rappeler que au mois de janvier de cette année, monsieur Pierre Laurent, en personne, avec dit "Il ya un problème avec la France Insoumise il n'y a pas d'accord, il n'y en aura jamais !" Alors, je veux bien que l'on jette des pierres sur le figuier, mais c'est qu'il y a des figues...

Tandis que vous n'en jetterez jamais sur le sien, il n'y a pas de fruits sur cet arbre. EM : On le reçoit Pierre Laurent. Dernière question : vous souhaitez devenir le mouvement qui dominera à gauche, avec des satellites qui seront ce qui reste du PS qui n'est pas allé chez Emmanuel Macron et le parti communiste....

JLM : Mais quelle vision ! Des satellites, tout ça c'est pas moi ça ! Nous avons créé un mouvement, 500 000 personnes l'ont rejoint.

Et vient qui veut ! Nous sommes unis par un programme, c'est pas dur à comprendre. Si vous êtes d'accord avec le programme, vous êtes vous êtes avec nous.

Quelles que soient par ailleurs votre étiquette, votre carte de parti, si vous en avez ou pas, ce n'est plus le problème pour moi tout ça. Parce que ça, c'est le vieux monde ! Il est en train de tomber!

Laissez le nouveau monde se construire, se reconstruire et ne venez pas me refourguer le vieux matériel de la période précédente. Voilà ce que j'ai à dire ! Merci madame !

EM : Jean-Luc Mélenchon, Merci d'avoir été avec nous ce matin sur RTL !