Louis Aliot : "Les Français réclament la fin du macronisme !" (France 2)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06FerméeRéponse directe
Est-ce que les députés Rassemblement National vont voter la motion de censure déposée par la gauche ?
- 0:39RelanceRéponse partielle
Vous dites que la suspension ne veut rien dire, mais des centaines de milliers de personnes vont pouvoir partir plus tôt. C'est pas bon à prendre pour vos électeurs ?
- 1:36OuverteRéponse directe
Une taxe sur les holdings, une surtaxe sur les bénéfices des très grosses entreprises, mais à l'inverse, une baisse des impôts de production sur tout le monde. Tout ça, vous êtes contre ?
- 3:10FerméeRéponse partielle
Un sondage montre que 52% des Français souhaitent un gouvernement Rassemblement National Républicain. Est-ce que vous faites partie de ces 52% ?
- 4:33OuverteRéponse directe
Pour gouverner, il faut un gouvernement. Est-ce que vous souhaitez faire un gouvernement avec des membres du RN et des Républicains ?
- 5:22OuverteRéponse directe
Les LR, ils sont très différents de vous ? Parce que sur l'AM, sur l'immigration, on a l'impression que vous ne dites pas des choses très différentes.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Locuteur 1Fait
« comme ils l'avaient fait d'ailleurs auparavant, en négociant une suspension qui ne veut rien dire, qui ne veut strictement rien dire dans les faits »
- 0:33Locuteur 1Fait
« et très certainement ça voudra dire moins de sécurité, moins de politique sur l'immigration »
- 1:03Locuteur 1Promesse
« nous on est pour l'abrogation et pour un autre système »
- 1:49Locuteur 1Chiffre
« Or, dans le budget Bayrou, il y a aussi 10 milliards de fiscalité supplémentaire »
- 2:39Locuteur 1Fait
« Votre boussole, vous le dites tout le temps, c'est les Français »
- 2:45Locuteur 1Chiffre
« Presque 70% des Français veulent la dissolution de l'Assemblée nationale »
- 4:44Locuteur 1Promesse
« si, après une dissolution, nous n'avons pas la majorité absolue, nous irons chercher une majorité de gouvernement »
- 5:45Locuteur 1Fait
« moi je suis maire et je vois le poids de l'immigration clandestine dans nos rues »
- 6:07Locuteur 2Fait
« Vous avez été condamné en première instance à 18 mois de prison, dont vous avez que sursis, mais surtout à 3 ans d'inéligibilité »
Temps de parole
- Locuteur 176 %
- Locuteur 224 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Louis Alliot, la motion censure déposée par la gauche sera discutée vraisemblablement demain soir. Est-ce que les députés Rassemblement National vont la voter ?
Oui, ils vont la voter et on remarquera une fois de plus la manœuvre des socialistes avec le gouvernement sortant, comme ils l'avaient fait d'ailleurs auparavant, en négociant une suspension qui ne veut rien dire, qui ne veut strictement rien dire dans les faits, et qui va très certainement pénaliser la politique d'ensemble, puisque si vous faites cette suspension-là, ça veut dire que le Parti Socialiste a obtenu d'autres avantages, et on verra bien lesquels, et très certainement ça voudra dire moins de sécurité, moins de politique sur l'immigration.
Vous dites que ça ne veut rien dire du tout, s'il y a suspension, là pour l'instant on part à 62 ans et 9 mois, suspension, ça veut dire quand même que des gens qui auraient dû attendre pour partir, des centaines de milliers de personnes vont pouvoir partir. C'est pas bon à prendre pour vos électeurs ça ?
Et le débat recommence quand ? Parce que c'est bon à prendre là, mais le débat dans la présidentielle, c'est-à-dire dans moins de deux ans, pour, on verra quoi, nous on est pour l'abrogation et pour un autre système. Est-ce que la suspension, mais immédiatement... C'est pas un moindre mal. Oui, mais qu'est-ce qu'on fait autour ? Il n'y a pas que la suspension. Les autres politiques, ce sera quoi ? Or, le parti socialiste, s'il obtient la suspension, il a obtenu sûrement d'autres choses qu'on ne connaît pas. Et c'est bien le problème, puisqu'aujourd'hui finalement, cette majorité est entre les mains de quelques députés socialistes.
Mais par exemple, dans le budget qui a été présenté, il y a un certain nombre de mesures.
Une taxe sur les holdings, une surtaxe sur les bénéfices des très grosses entreprises, mais à l'inverse, une baisse des impôts de production sur tout le monde, sur les petites PME. Tout ça, vous êtes contre ?
Écoutez, c'est le budget Bayrou qui va s'appliquer. Ça, c'est dans le budget Bayrou. Donc il y aura une discussion budgétaire. Or, dans le budget Bayrou, il y a aussi 10 milliards de fiscalité supplémentaire. Donc très certainement, des Français seront appelés à payer plus. Or, on sait très bien qu'un certain nombre de petites entreprises, notamment, ne peuvent plus payer et que les contribuables n'ont plus.
La baisse de l'impôt sur la production qui est dans ce budget, c'est pour les petites entreprises.
On ne connaît pas ni le niveau, ni la nature de ces impositions. Donc il y aura un débat budgétaire. Et dans ce débat budgétaire, il faut le dire aux Français, ça n'empêchera pas la censure de ce budget. Bien sûr. Donc, en fait... Alors, pourquoi ne pas attendre le débat budgétaire pour censurer ? Parce que ça n'a que trop duré. On a eu les promesses de M. Barnier, non tenu. On a eu les promesses de M. Bayrou, non tenu. On a aujourd'hui les promesses de M. Lecornu, qui très certainement, puisqu'il est entre les mains du Parti Socialiste, ne seront pas tenues. Votre boussole, vous le dites tout le temps, c'est les Français. En quoi ça aide les Français de faire tomber le gouvernement ?
Presque 70% des Français veulent la dissolution de l'Assemblée nationale. Sur le terrain, tous les Français le demandent. Ils en ont marre d'être entre les mains des mêmes partis, des mêmes personnes, et veulent autre chose. Tant qu'on ne comprendra pas cette colère populaire qui ne veut plus ce système-là, eh bien, on n'aura rien compris. Et on continuera dans un immobilisme qui est, pour la France, il faut bien le dire, dramatique.
Alors, vous parlez d'une majorité de Français. Un autre sondage a montré que 52% des Français souhaitent un gouvernement Rassemblement National Républicain. Est-ce que vous faites partie de ces 52% de Français ? Je précise que 88% des sympathisants RN, 88% des sympathisants du parti dont vous êtes vice-président, souhaitent cette union des droites et vous ?
Dans beaucoup de villes ou de circonscriptions, ce sont les électeurs qui vont la faire ou qui l'ont déjà fait. Exemple, à Perpignan, j'ai, moi, rassemblé, y compris sur ma liste, des gens qui venaient de la droite. Et on a fait, en quelque sorte, le grand rassemblement. Ça viendra. Je ne crois pas, moi, aux accords d'état-major de parti. Mais il est évident que les électeurs, eux, veulent tourner la page, notamment de ce système-là, et que dans cette page tournée, eh bien, il y aura, évidemment, un amalgame de plusieurs électorats. L'union des droites viendra ? Elle se fera dans les urnes, oui, je le pense.
Mais pas que, parce qu'il y a aussi beaucoup de gens de gauche qui, dans des départements traditionnellement à gauche, ne veulent plus de cette politique-là et rejoignent aussi les rangs du rassemblement national. Donc oui, ça se fera. Mais il ne faut pas penser seulement à la droite, il faut penser à la France. Et ça, c'est bien ce qui nous différencie des autres.
Très bien. Mais enfin, pour gouverner, il faut un gouvernement. Est-ce que vous, vous souhaitez, un jour, prochain, faire un gouvernement où il y aurait des membres du Rassemblement national et des membres des Républicains, voire de reconquête ?
Écoutez, si, après une dissolution, nous n'avons pas la majorité absolue, nous irons chercher une majorité de gouvernement. Dans cette majorité de gouvernement, on ira voir les groupes qui sont disponibles pour le faire. Et très certainement, dans ces groupes-là, il y aura les LR. Mais pour l'instant, ça n'est pas à l'ordre du jour. Et on verra ce que nous réserve l'avenir, notamment l'avenir électoral. Mais on dirait que vous préférez être seul dans l'opposition que plusieurs au pouvoir. Pas du tout. On préfère surtout pouvoir appliquer nos idées pour changer le système.
Si c'est pour être tenu systématiquement par des minorités qui vous obligent à ne pas faire ce pour quoi vous avez été élu, à ce moment-là, effectivement, il vaut mieux ne pas être élu.
Les LR, ils sont très différents de vous ? Parce que sur l'AM, sur l'immigration, sur un certain nombre de choses, on a l'impression que vous ne dites pas des choses très différentes.
Mais dans la parole, ils ne sont pas très différents. On le voit très bien sur la sécurité ou l'immigration. Mais quand ils sont aux affaires, on ne voit pas très bien les initiatives et les résultats. Si je prends... Ça fait longtemps qu'ils ne l'ont pas été. Écoutez, M. Rotailleau sort du ministère de l'Intérieur. Oui, enfin, moi je suis maire et je vois le poids de l'immigration clandestine dans nos rues. Je vois le poids de l'insécurité dans les chiffres de tous les jours. Et la gêne que ça occasionne pour mes concitoyens. Sur tout cela, je ne l'ai pas vu. Y compris d'ailleurs dans la modernisation de l'outil de la police nationale.
C'est comme ça que, je cite Perpignan, mais nous attendons toujours le nouveau commissariat qui nous a été promis.
Concernant Perpignan justement, vous avez été condamné en première instance à 18 mois de prison, dont vous avez que sursis, mais surtout à 3 ans d'inéligibilité. Votre procès en appel se tiendra en janvier et février prochains, donc pendant la campagne municipale. Est-ce que vous serez quand même candidat à votre réélection ?
Bien sûr. J'en discute d'ailleurs tous les jours avec les Perpignanais qui ne croient pas à ma condamnation future. Donc je me défendrai... Ils ne sont pas jugeants. Oui d'accord, mais je me défendrai en appel. Dans tous les cas de figure, je me représente. Il y a de très bonnes chances pour que je sois réélu. Et Perpignan aura une majorité d'élus qui continuera et qui continue à faire le travail sur lequel il a été élu en 2020.
Louis Aliot