"Je souhaite une société française extrêmement vivante avec de la création, de l'énergie" G. Longuet
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] et Gérard longa nous accompagne donc pendant cette première demi-heure bonjour merci beaucoup d'être avec nous monsieur Longuet vous êtes élu de la Meuse bon du groupe les républicains et vous allez quitter le Sénat dans les prochains jours après 22 ans de mandat on va revenir évidemment sur vos années Sénat oui sur vos années sur le plan local puisque vous avez été élu de Lorraine pendant de nombreuses années mais d'abord un mot de l'actualité on l'a vu l'actualité du côté de l'empedouza ou des milliers de migrants ont débarqué ces derniers jours est-ce que la France doit se montrer solidaire avec l'Italie et en accueillir une partie la France doit surtout rappeler l'Europe à ses responsabilités il est totalement invraisemblable que Madame découvre aujourd'hui le problème c'est le sentiment qu'elle donne ça fait plusieurs années qu'elle est en charge la présidence ça fait des hélas plusieurs années décennies que nous avons avec Lampedusa un terrain d'atterrissage pour des professionnels de l'immigration forcée et qui partent un peu de Tunisie beaucoup de Libye et à part la responsabilité de la solidarité européenne est un devoir mais la responsabilité européenne la responsabilité de la commission la responsabilité du Conseil des ministres de l'Europe et directement engagé cette affaire est affaire connu depuis longtemps et manifestement en amont sur des des transports qui ne sont pas spontanés tout est organisé depuis le pays d'origine des pays d'origine qui ne sont pas heureusement et là heureusement qui ne sont pas tous en situation de guerre civile comme le Soudan par exemple ou à un moment la Somalie nous avons des pays qui se sentent très bien le Mali le la Centrafrique le Niger et qui nous envoie d'une façon professionnelle j'insiste n'a pas un côté spontané c'est une organisation professionnelle avec des gens qui trouvent leur intérêt et qui gagnent de l'argent en exploitant ces malheureux dans les transports sont financés par la solidarité villageoise locale nous avons un besoin absolu en Europe c'est d'avoir une attitude offensive vis-à-vis mais c'est des pays qui se consultent les migrants qui viennent de pays qui ne sont pas en guerre vous les renvoyer chez eux c'est ça totalement en tous les cas les empêche de partir parce que nous ne pouvons pas apporter de solutions en revanche nous pouvons les investir sur place investir sur la formation investir ceux qui sont là ça va être assez difficile c'est pour ça que c'est en amont et c'est en mai après tout l'aide matérielle a existé et peut-être les aider à refaire leur vie localement en tous les cas il n'est pas possible de prétendre découvrir le problème alors que ça fait plus de 10 ans que Lampedusa est une terre d'atterrissage donc ça veut dire que les milliers de migrants qui ont débarqué ces derniers jours la France doit en accueillir plusieurs la France en accueillera c'est une évidence la France en Académia pas solidarité de l'Italie mais je crois qu'il faut être deux noms de nom accueillir en contrepartie de mesures européennes collectives qui tarde à venir est-ce que l'Europe d'ailleurs l'Union européenne est très ambiguë et la Commission est très ambiguë nous avions un commissaire nous avions un responsable français qui s'occupait de ces questions il a été viré comme un malpropre parce qu'il justement il mettait en garde les pays européens sur l'absence de politique aux frontières est-ce que c'est aussi l'avenir de l'Europe qui se joue c'est ce que disait hier Georgia Meloni est-ce que l'Europe peut périr si elle ne résout pas cette crise migratoire si elle ne manifeste pas de solidarité elle sera en effet remise en question ce sera du chacun pour soi comme la Hongrie on a donné l'image on va revenir sur vous maintenant Gérard Longuet puisque vous allez quitter le Sénat dans quelques jours on va revenir sur vos années Sénats dans quelques instants mais d'abord on va aller chez vous en Lorraine où on retrouve Frédéric Blancard bonjour merci beaucoup d'être avec nous Frédéric reporter régional à l'Est Républicain et vous souhaitez revenir vous sur le parcours de Gérard Longuet Gérard Lanka évidemment dissociable de la Meuse tout à fait bonjour bonjour à vous bonjour monsieur le ministre oui personnalité incontournable de la Meuse personnalité politique incontournable 45 ans de vie politique en Meuse on va rappeler pêle-mêle son élection de députés en 1978 en 1986-93 au Conseil Général de la Meuse pour la première fois en 1979 dans le canton de seuil d'Argonne puis dans le canton de fresnes-en-wavre il a été même je crois vice-président du Conseil Général de la Meuse il a été aussi conseillé régional de Lorraine président du conseil régional entre 92 et 2004 sénateur vous l'avez rappelé pendant 22 ans il a été aussi trois fois ministre dans deux gouvernements de cohabitation sous Jacques Chirac le gouvernement Jacques Chirac et le gouvernement Balladur ministre des postes et des télécommunications pardon puis ministre de l'Industrie des postes télécommunications extérieur et plus récemment sous le gouvernement Fillon ministre de la Défense et les anciens combattants entre 2011 et 2012 on peut dire que Gérard Longuet en Meuse fait partie du paysage politique fait partie des meubles peu de gens d'ailleurs il est assez proche de de son électorat peu de gens l'appel monsieur le ministre comme le veut le voudrait l'usage sauf dans les cérémonies officielles c'est souvent Gérard ou monsieur il y a une certaine proximité il a marqué le territoire et puis on peut rappeler que avec Raymond Poincaré André Maginot et Louis Jacquinot c'est le seul politique me vient avoir eu une envergure nationale et le seul sous la 5e République fait aussi fonction de sage il a une bonne vision de la politique nationale et meusienne et celui que les politiques consultent il a aussi la denture après des souvent des élections perdues et c'est une forme de pragmatique il a été aussi élu de la Meuse de pardon qu'il était qu'il est élu d'un département essentiellement agricoles très très peu industrialisés et qui perd des habitants mais mais c'est un département de mémoire et ça c'est extrêmement important avec la ville de Verdun par exemple qui est connu en France et à l'étranger justement vous avez une question une question sur le parcours et la place que tient la Meuse dans le parcours Gérard Longuet tout à fait moi je souhaiterais lui demander quelle place tient justement la Meuse dans votre carrière politique essentielle essentiel parce que le département m'a permis d'être élu à 32 ans députés et j'ai pu ainsi participer à toute une génération libérale qui a quand même profondément modifié notre pays pense notamment avec la Madeleine François Léotard mais surtout avec balade Édouard Balladur on a contribué à changer ce pays je pensais d'ailleurs en venant que Public Sénat n'existe que parce que la loi de 86 sur l'audiovisuel a libéré l'audiovisuel comme d'ailleurs les autres chaînes d'information donc j'appartiens à une équipe qui n'a pas exercé le pouvoir principalement mais qui a contribué à déréguler les télécoms je les fais c'est pour ça d'ailleurs qu'aujourd'hui les télécoms c'est une activité totalement privée quand je l'ai découverte en 86 c'était une activité totalement d'État j'ai eu la chance de pouvoir m'impliquer sur des projets industriels notamment sur l'énergie nucléaire en attaquant un maillon extrêmement particulier difficile qui est le maillon du traitement des déchets nucléaires et si aujourd'hui on peut dans le cadre de la transition énergétique des carbonées avec le nucléaire si bien parce que la Meuse et la Haute-Marne d'ailleurs ont accepté de de participer au traitement des déchets à forte activité donc en me retournant je me dis que finalement j'étais assez utile à un certain nombre de sujets c'est vrai que j'ai parfois la denture et le goût des formules mais le travail de long terme il y a un fil conducteur c'est la décentralisation avec Jean-Pierre Raffarin on a quand même l'air de rien quand j'étais président de l'Association des régions de France fait passer cent mille fonctionnaires de l'État vers les collectivités locales département et région aucun n'a contesté ce changement parce que la décentralisation en général réussie est plait aux Français donc voilà je me retourne j'ai pas encore le temps des bilans j'ai pas eu le l'occasion d'écrire quoi que ce soit mais vous m'invitez ce matin j'ai réfléchi un petit peu il y a des choses utiles qui ont été faites oui de quoi êtes-vous le plus fier en Meuse et quel est votre plus grand regret alors mon plus grand regret c'est de ne pas avoir vu que l'industrie changeait et qu'il y avait une concentration sur les grandes unités sur les bassins d'activités tertiaires c'est-à-dire sur les métropoles et vous avez dit tout à l'heure la mesure rurale oui elle est rurale mais elle a toujours été industrielle aussi les vallées étaient dévalées métallurgiques le travail du bois le travail de l'acier et ça ça c'est un petit peu essoufflé ce dont je suis fier c'est quelques réussites industrielles par exemple la Smart en Lorraine par exemple et évolue qui est le un grand fournisseur de de bus et d'autocars aligné-en-barrois donc il y a un jalon pratique de safran à Commercy la reconversion de l'activité militaire par des activités civiles qui qui aujourd'hui la porte de la richesse locale bon je crois que le il faut prendre le temps d'écrire un bilan il sera pas il sera je crois positif merci Frédéric merci le plus ce dont je suis le plus fier c'est d'avoir avec André rossino et Madame trottemann rossino maire de Nancy madame trotmann maire de Strasbourg permis la mise en oeuvre du tgvs tout le monde le voulait et personne le faisait et à trois avec la région et les deux grandes villes on a réussi à faire quelque chose de bien d'ailleurs je l'emprunte trois fois par semaine donc quatre fois parce que je reviens se cacher de Verdun expo c'est à la Une de l'Est Républicain dans la Meuse ce matin merci beaucoup Frédéric Blancard d'avoir été avec nous on va continuer à parler de vous Gérard Longuet à faire votre bilan on va plutôt s'intéresser à vos années Sénat maintenant Alex Pusa s'est plongé dans vos archives il arrive [Musique] bonjour Alex bonjour Oriane bonjour 45 ans de vie politique et oui 45 ans de vie politique 22 ans au Sénat alors de vos années à l'hôtel assemblée générale Longuet on peut retenir que vous avez été le président du groupe UMP puis vous avez également présidé l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques et qui est un organe commun au Sénat et à l'Assemblée nationale et puis vous avez aussi été rapporteur du budget de l'enseignement scolaire pendant plusieurs années ce qui fait que vous avez beaucoup travaillé sur la question de l'école Gérard Longuet qu'est-ce que vous retenez de vos années Sénat le plaisir de travailler avec des gens qui connaissent les sujets et quel que soit leur position politique et avec lesquels on peut débattre à ses utilements j'ai été député élu quatre fois aussi avec le précédent c'est-à-dire au XXème siècle mais je me suis rendu compte que ma vie politique est plus longue au 21e qu'au 20e et le 20e je l'ai fait avec le Sénat donc là satisfaction c'est de pouvoir débattes je vois par exemple sur le fils parlementaire d'évaluation nous avons toujours des rapporteurs sénateurs et députés avec des gens qui peuvent avoir des convictions différentes et on arrive à rapprocher les points de vue y compris sur des sujets extrêmement sensibles comme la bioéthique comme la génétique comme l'énergie et le nucléaire on arrive à voir une présentation d'un d'une situation d'une façon partagée par des gens qui peuvent avoir sur le fond des points de vue différents donc selon vous le travaillez plus constructif à la Haute Assemblée nationale des positions politiques à l'Assemblée j'ai été député j'ai été ministre face à l'Assemblée c'est le clivage politique qui l'emporte vous êtes pour le Président vous applaudissez vous êtes contre le président vous critiquez ici on a une du recul alors j'ai rallongé dans ce portrait on va parler d'une facette de votre caractère le parler vrai vous faites rarement dans la langue de bois et certains se souviennent de vos propos sur le rapport des Français au travail ce qui compte le plus c'est la motivation professionnelle nous avons des Français qui ont des poils dans la main il faut le savoir c'est à dire qui c'est trop dur c'est trop loin c'est pas ce que je veux vous comprenez moi j'étais formé pour faire du théâtre et on me propose de faire du commerce non c'est une vérité est-ce que vous le regrettez il m'a pas toujours rendu service mais c'est inhérent mon personnage si vous voulez moi je fais de la politique parce que j'ai des convictions et la première conviction par exemple c'est qu'en effet en matière économique il faut accepter le travail tel qu'il se présente comme dirait le président Macron et j'ai l'impression d'être un prédécesseur en quelque sorte il suffit parfois de traverser la rue pour trouver quelque chose mais il faut accepter de ne pas faire exactement ce que l'on rêvait de faire mais est-ce que cette réflexion ça ne dispense pas d'une autre réflexion sur l'attractivité de certains métiers qui doivent aussi des formules audiovisuel pardonnez-moi on n'a pas beaucoup de temps et ce matin non plus ne permet pas de travailler dans la nuance moi ce que je voulais l'exprimer on me posait la question la question c'était que semblait qu'il y avait en France un chômage incompressible donc je réponds à la question du chômage incompressible on est à aujourd'hui on est à un peu plus de 7% de chômeurs il y a des demandes des entreprises il y a des offres de la part des entreprises qui ne sont pas satisfaites l'un des problèmes majeurs chez partout en France c'est que les gens ne trouvent pas de travailleurs pour remplir des postes et pourtant il y a 7 % de chômeurs il faut donc se poser la question alors évidemment dans l'audiovisuel on sait pas un cours d'agrégation de sciences économiques où on a trois heures pour défendre un sujet il faut le faire en 30 secondes en 30 secondes et parfois un peu schématique je suis d'accord alors j'ai rallongé on va évoquer un moment un petit peu douloureux de votre carrière politique les affaires judiciaires qui vous ont mis en cause notamment sur le financement de votre partie ou de votre villa à Saint-Tropez au final vous avez obtenu dans ces affaires 5 relax et un non-lieu mais elle vous ont plutôt coûté cher politiquement notamment quand vous avez dû démissionner de votre poste de ministre on va regarder un extrait vous avez tout dit vous défendre mon honneur pour faire respecter ce que je suis un citoyen parmi d'autres se défendant selon des règles fondées sur la présomption d'innocence quelles leçons genre vous tirez de ces épreuves la justice est longue et lente et j'ai eu gain de cause très rapidement sur des sujets personnels vous les avez évoqués j'ai eu une cause en un an deux ans trois ans sur le financement du parti politique dont j'avais la responsabilité alors qu'il n'existait aucune loi dans la période concernée ce qui est quand même important de savoir j'ai mis presque 15 ans et pendant 15 ans j'ai été paralysé j'ai presque envie de dire tant mieux parce que ça m'a permis d'exercer des responsabilités régionales à la présidence de la région lorraine avec le soutien de toutes les formations du Conseil Régional de Lorraine et j'ai fait des choses sérieuses je vais faire une confidence je n'aime pas le régime présidentiel et finalement sauf si la personnalité me convient je n'ai pas le goût de m'aligner bon je sers loyalement ceux qui me demandent mais je ne cours pas après un chef pour me protéger derrière lui et donc finalement en étant en retrait c'était pas forcément malheureux je voudrais remercier Nicolas Sarkozy parce que il m'a nommé ministre la défense dès que j'ai obtenu mon dernier non lieu il me l'avait dit il m'avait dit mais j'ai capable mais tant que tu mises en examen je ne peux rien faire le jour où j'ai cessé de porter cette tunique de Nexus judiciaire il m'a nommé au ministère de la Défense je crois où j'ai été très heureux à titre personnel et je crois que les militaires ne s'en sont pas plaints ils sont mises en examen la société je suis libéral je suis pour la libre expression et j'ai en effet avec d'autres contribué à déréguliers je l'évoquais tout à l'heure l'audiovisuel la contrepartie et les réseaux sociaux le numérique tout ça c'est une même un courant libéral de transparence absolue cette transparence est nouveau en France vingtaine d'années elle a des contreparties la contrepartie c'est que il faut ne pas trop prêter à la critique le fait que le magistrat vous mettre en examen ça vous expose et ça expose votre famille politique et donc par je dirais par respect du citoyen et pour le calme de la vie politique il faut prendre cette règle elle est plus suivie l'avocat est un avocat connu dont les relations avec les magistrats ne sont pas forcément cordiales alors qu'il a fait un travail très convenable comme garde des sceaux c'est vrai que cette situation on voit un ministre patient en cours de Jésus de la République sur les affaires qui ne concerne pas son ministère je dois dire que ça contribue à dégrader l'image de la politique non pas du fait de Dupont-Moretti mais de cette obligation de transparence vous savez il n'y a pas de grand homme pour son Valais dit-on et avec la transparence absolue tout vous excès de vitesse votre coup de gueule le fait que vous oubliez de payer une facture tout ça devient des événements je trouve qu'on arrange d'ailleurs j'observe aujourd'hui que la qualité des candidats à la vie politique mais peut-être pas aussi forte qu'elle a été par le passé alors j'ai rallongé on peut dire que vous avez un rapport compliqué en tout cas tranché avec la guerre d'Algérie et la décolonisation et en 2012 l'Algérie demande à la France une reconnaissance des crimes du colonialisme et sur le plateau de Public Sénat à ce moment-là alors que l'émission est terminée alors que l'émission est terminée je vais vous dire des choses une chose alors juste pour préciser juste pour préciser un téléspectateurs vous faites le geste d'un bras d'honneur à cette demande de reconnaissance et effectivement c'est sur le générique de fin le contexte le contexte si vous faites une nationale je vais vous dire Clémenceau aurait été envoyé en correctionnel à peu près tous les matins car tous les matins il avait un mot spirituel or Clémenceau a sauvé la France on était content de l'avoir alors au-delà du geste je voudrais qu'on revienne sur le fond car vous l'avez fait car vous êtes contre l'idée de repentance sur ce qui s'est passé pendant la guerre d'Algérie et sur ce sujet je voudrais qu'on écoute 130 années de présence d'Algérie c'est très difficile et comme ministre de la Défense j'ai autorisé une exposition que le ministère des Affaires étrangères ne voulait pas sur la la France l'armée française en Algérie pourquoi parce qu'il y a à prendre et à laisser mais moi je suis pour la vérité historique c'est-à-dire des espèces comme ils se sont déroulés et justement sur cette vérité historique et sur l'idée de repentance on va écouter l'historien Benjamin Stora il était sur notre plateau vendredi et il parlait de l'idée de repentance en France moi je veux bien qu'on dénonce la repentance et encore faut-il qu'elle existe j'aime bien à ma connaissance il n'y a pas tous les matins des discours d'hommes politiques français qui s'excuse ou qui non il y a pas ça il y a au contraire une situation où on continue d'avancer sur un sur un mode qui est celui de la fin de cette histoire des colonies depuis très longtemps or c'est pas vrai ce qu'on a fermé trop vite la page de cette histoire des colonies on a oublié que 800 000 Français ont dû toujours au lendemain choisir entre la valise et le cercueil on a oublié que sans doute 100 000 musulmans Français d'Algérie ont payé de leur vie ou de leur liberté leur engagement pour la France la France a tourné la page n'a pas voulu savoir quel était la souffrance ceux qui ont perdu l'Algérie qui ont qui ont perdu leur vie en Algérie et la raison de mon engagement initial c'est en effet cela après sur la colonisation et sur la présence française en Algérie en débattre tout au long et je suis prêt à reconnaître et bien que nous avons dépensé beaucoup d'énergie beaucoup d'efforts sans savoir exactement où nous allions et le vrai problème de la France en Algérie c'est qu'elle y est elle est avec Charles X en 1830 et bugeaux et seul peut-être Napoléon III sur sur l'empire arabe avait imaginé une solution il faut quand même savoir que si les s'il est musulmans en Algérie n'avaient pas la nationalité française c'est parce que la nationalité impliquait d'abandonner la charia et donc la France a respecté l'islam en Algérie justement vous parlez de votre engagement politique initial c'est-à-dire à l'extrême droite vous avez vous avez été membre du mouvement Occident est-ce que vous le regrettez au final dans le contexte de l'époque je l'explique mais si vous avez une soirée à me consacrer je pourrais vous la consacrer un dernier mot Gérard Longuet au moment où vous quittez le Sénat on imagine que vous allez garder un œil sur la politique est-ce que vous êtes inquiet sur l'avenir de votre partition l'avenir des républicains de la France parce que je trouve que nous sommes dans une situation de déclin démographique il y a 100 000 enfants de moins qui naissent chaque année il y en avait 820 000 en 2012 10 ans après il y en a 720000 la France vieillit et un pays qui vieillissent un pays qui ne croit plus en lui qui n'a pas confiance dans son avenir et qui manque de de combativité moi je souhaite une société française extrêmement vivante avec sans doute des oppositions avec des points de vue différents mais avec de la création avec de l'énergie et aujourd'hui cette énergie semble disparaître merci Jérôme uet mais le sén
Gérard Longuet