Général Bruno Clermont : «Les fondamentaux de la dissuasion nucléaire française sont préservés»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
D'abord les fondamentaux sont préservés. Il y avait une grande inquiétude sur ce discours. On pensait qu'ils allaient brader la dissuasion nucléaire, tout donner aux Allemands et puis capituler.
C'est pas le cas. Pas que il y avait des craintes. Les fondamentaux de la division de situation sont préservés.
Il y en a trois de fondamentaux. D'abord tous les équipements sont français. Rafale français, français, sous-marin français.
Ce c'est vraiment une dissuasion de capacité française. Ensuite, le président reste le seul qui va décider de l'engagement ou de la menace. On ne partage pas la décision.
Ensuite, les intérêts vitaux qui sont la base de la de la raison de la dissuasion restent pour la France. Ils restent pour la France et ils sont pas passés dans les inters vitaux européens pour l'Europe. Donc ces trois fondamentaux sont stabilisés.
Il y a deux nouveautés, deux nouveautés et demi. La première nouveauté, c'est que effectivement on parle de dissuasion avancée, c'est-à-dire qu'on va mettre en place des coopérations avec des pays pour leur proposer par exemple parce que il y a plusieurs possibilités de déployer des tankers en Allemagne. On a évoqué la question des tankers en Allemagne de manière à lorsqu'on monte en puissance nucléaire, on disperse nos moyens. on le dispersera à travers l'Europe.
Donc ça protège nos moyens, ça renforce notre dissuasion, mais également ça peut être utile aux pays qui de fait se trouvent un peu concernés par la dissuasion. Et le deuxième élément qui est très important, c'est l'augmentation du nombre de têtes. Aujourd'hui, on a 290 têtes nucléaires et on sait pas à combien on va monter.
Par contre, la raison de l'augmentation du nombre de têtes, c'est que la dissuasion nuclaire, ce sont des statistiques. Vous avez des missiles qui sont tirés, des têtes qui sont lancées, des missiles qui sont tirés par la rafale. Ils n'arrivent pas tous au but.
Or, si on veut être sûr de faire des dommages inacceptables dans le contexte des défenses et des technologies aujourd'hui, il faut augmenter le nombre de têtes. Donc on pas on augmente pas le nombre de têtes parce qu'on veut protéger plus de monde. On augmente le nombre de têtes parce qu'on veut que la dissuasion reste toujours aussi efficace, les les dommages aussi euh inacceptables.
La seule réserve que je ferai là-dedans, c'est peut-être la le l'Allem tendue à l'Allemagne. Je pense pas que l'Allemagne soit vraiment intéressée par le sujet. Et puis c'est le fait que ça va prendre du temps à mettre en place et dans un an, on a un peu plus de 18 mois, on a un nouveau président qui pourrait changer également la doctrine.
Emmanuel Macron