Echec de la CMP: le rapporteur Husson dénonce les "insinuations qui visent le Sénat"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
vont passer une trentaine d'heures de travail pour rapprocher les points de vue et c'était quasiment fait et nous avons fait ce travail y compris lorsque nous siégions avant même l'adoption du projet de loi de finance. Je veux à cet instant tordre le coût aux insinuations et aux affirmations qui visent le Sénat et le travail du Sénat à la fois pour adopter en 20 jours un projet de loi de finance. Adopter en 20 jours un projet de loi de finance.
Je crois que dans les moments graves et les turbulences politiques qui exaspèrent et lassent les Français, il faut aussi dire tout et surtout la vérité. Pendant ces heures, nous avons, je le redis, rapproché les points de vue. Alors, il y a quelques sujets sur lesquels il y a effectivement pour aboutir, ça nous est semblé impossible.
Mais pour aboutir dans la vie, il faut avoir des pistes d'atterrissage. La piste d'atterrissage, elle ne dépend pas du parlement parce que le parlement, il a fait son travail, l'assemblée dans les conditions, vous savez, le Sénat, il a rendu une copie légèrement dégradée de 6 milliards d'euros. Le gouvernement a adressé une copie par rapport à la copie initiale qui était beaucoup plus dégradée de 10 milliards d'euros.
Voilà la vérité des faits. Et donc aujourd'hui la responsabilité, elle est déclairée encore plus parce que c'est finalement ce qui a manqué aujourd'hui, c'est d'avoir une un point d'atterrissage éclairé par le gouvernement parce que la réalité factuelle des choses, quelle est-elle ? C'est la deuxème commission mixte paritaire qui se tient en 2025 sur un budget.
Le projet de loi de finance 2025 s'est terminé par une commission mixte paritaire ici en janvier 2025 dans la même configuration politique avec les mêmes acteurs autour de la table avec les mêmes équilibres autour de la table sauf que il y avait eu la censure en décembre 2024. Oui, on est 25 en décembre 2024 et que ce qui était apparu impossible, on avait prédit une commission mixe paritaire qui allait durer avec des éclats de loi, des suspensions. En moins de 2 jours, nous avions trouvé un accord dans un climat de travail et de confiance apaisé.
Je regrette, il y avait un éclairage. Le gouvernement avait donné les règles du jeu et nous avions trouvé la voie de passage. Nous avions trouvé la voie de passage et pourtant c'était inattendu cette censure.
Les conditions aujourd'hui sont connues. Et ben je regrette que les outils dont la constitution est dotée justement pour provoquer cette fameuse stabilité n'est pas été enfin qu'il a été choisi de renoncer à ces outils parce que la 5e République, elle est née aussi sur les décombres d'une instabilité chronique de la 4e République. Il faut savoir tirer les enseignements de l'histoire.
Il y a il y a un régiment de parachutiste dont la copie de la devise être et durer. Et bien si l'on veut durer, il faut absolument incarner et être. C'està-dire nous avons besoin aujourd'hui de créer un véritable élan collectif en partageant ensemble et à découvert la gravité de la situation.
Et permettez-moi de terminer sur ce point parce que c'est exactement les mots que j'ai employé à l'issue de l'adoption dans les conditions que vous savez au Sénat projet de loi de finances. Je l'ai dit devant la représentation nationale c'estàdire les sénatrices et les sénateurs et je l'ai dit devant les deux représentants du gouvernement. Nous avons adopté, nous avons légèrement dégradé la copie et je m'étais engagé parce que je n'ai jamais mis aucune ligne rouge.
L'intérêt de la France passe au-delà des intérêts particuliers, politiques, mesquins. Si oui, on pouvait enfin retrouver cette grandeur à laquelle les Français aspirent, dépasser nos différences pour leur donner des raisons d'espérer à nouveau et de croire au travail des élus. Je m'accrocherai à ce totem aussi longtemps que j'aurai un souffle de vie parce que je suis fatigué de voir cette incapacité à travailler véritablement ensemble.
Fini les postures aujourd'hui au boulot. Merci.
Jean-françois Husson