L'édito de Laurence Ferrari du jeudi 29 mai
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il s'appelait Matise. Il avait 15 ans lorsqu'il a été tué l'an dernier de plusieurs coups de couteau dans la ville de Châurou par un jeune afghan de 16 ans en situation régulière. Son meurtrier a été condamné à 8 ans de prison, soit la moitié de la peine qu'il encourait en tant que mineur.
Pourquoi la moitié ? parce que le tribunal a estimé qu'il y avait une altération du discernement chez le meurtrier au moment des faits. Un meurtrier qui avait pourtant eu le temps de se bagarrer avec Matis avant de rentrer chez lui, prendre un coup de couteau et revenir le tuer.
Alors, comment peut-on dire qu'il y a eu absence de discernement alors qu'il y a eu préméditation ? Voilà l'une des nombreuses questions vertigineuses que pose ce process, ce meurtre, ce constat de la sauvagerie des mineurs que les adultes non seulement ne freinent pas mais au contraire active puisque la mère du condamné sera jugée elle aussi pour violence puisqu'elle a frappé Matis alors qu'il était à terre agonisant. Il y a au milieu de ce drame qui contient tous les mots de notre société la dignité du papa de Matis.
Il dit qu'il n'attendait pas grand-chose de ce procès et qu'avec son épouse, ils veulent prendre la parole dans les établissements scolaires pour dénoncer les méfaits de la violence entre jeunes pauvres France dont les enfants s'entredéchirent et qui ne sait plus comment ni leur parler ni les éduquer. M.
Marina Ferrari