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🔴Direct : Me Juan Branco face à la presse depuis Paris

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Et alors que 14 citoyens des armées avaient déjà été assassinés par des forces de l'ordre dans le cadre d'une répression politique, dans le cadre d'une visite où il avait loué M. Salle et le Sénégal, que ce soit donc lui ou la personne qui le suivra, les personnes dont nous allons parler auront à répondre des crimes qu'ils ont commis, ordonnés, planifiés et fait exécutés. Nous avons mené ce dernier mois une longue enquête avec la participation de centaines de Sénégalais que je tiens ici à remercier, des citoyens, des fonctionnaires, des gens travaillant dans l'ensemble des administrations du pays qui nous ont apporté des éléments de preuve, des documents, des contrats, des vidéos, des témoignages qui nous ont permis d'établir l'existence de 60 crimes de meurtre considérés comme crimes contre l'humanité, de plusieurs milliers de crimes d'emprisonnement en violation des normes de droit international, de plusieurs milliers d'attentes à la vie et de blessures, et enfin d'actes de persécution et d'autres actes inhumains.

Ces crimes ont été commis, et pardonnez-moi le jargon, mais c'est important, dans le cadre d'une attaque générale et systématique contre une population civile, à savoir des Sénégalais qui cherchaient pacifiquement à défendre leurs idées, à s'opposer à la présentation de leur président à un troisième mandat contre ce qu'ils considéraient être les règles constitutionnelles, et en particulier l'article 27 de la Constitution, et qui plus généralement cherchaient à avoir une représentation politique par l'outruchement d'un certain nombre de candidats que le régime avait décidé d'éliminer. Parmi les victimes, il y a aussi des fonctionnaires qui ont été persécutés du fait de leurs idées. Il y a des citoyens qui n'avaient pas d'engagement politique particulier, et qui ont subi des crimes de meurtre du fait de l'utilisation de balles réelles par les forces de sécurité, par des nervis, alors même qu'ils étaient sans rapport avec les faits dont la situation les a amenés à se trouver confrontés.

Ces crimes, nous les avons vérifiés individuellement, de façon indépendante des travaux qui avaient déjà été menés par des organisations internationales, que ce soit Amnesty International, que ce soit Human Rights Watch, que ce soit le Haut Commissariat aux droits de l'homme, que ce soit enfin la Croix-Rouge sénégalaise, qui ont tous constaté l'existence d'une répression particulièrement féroce, qui avait vocation à utiliser la violence politique à des fins de perpétuation au sein du pouvoir, dans un contexte où la découverte de ressources gazières et pétrolières sur ce territoire a créé une avidité et une volonté de se maintenir coûte que coûte, dans une position que la Constitution interdit d'accaparer. Je suis, vous le savez, parmi d'autres confrères, l'avocat d'Ousmane Sonko. Mais je suis aussi, dans cette procédure, l'avocat de nombreuses parties civiles, d'individus qui ont été victimes directement de ces violences, dont certains sont français et sénégalais.

Ce qui va nous permettre, c'est le deuxième point, de débrancher des procédures, en France également, complémentaires à celles qui ont été menées auprès de la Cour pénale internationale, de façon à ne pas dépendre des effets de pouvoir qui influencent cette institution, dont on sait ce qu'elle peut avoir en termes de rapport à la compromission, et pour s'assurer, évidemment, qu'il n'y aura pas d'impunité et que les dignitaires de ce régime ne puissent plus remettre les pieds sur le continent européen sans craindre de se voir arrêtés. Nous avons reçu plus de 4 500 éléments de preuve vérifiés qui ont trait aux événements depuis mars 2021. Ces éléments, nous avons vécu avec, jour après jour, ce dernier mois, essayant de vérifier qui en était la cause, qui en était la victime, dans quel contexte était intervenu, et si en effet cela avait un lien avec la répression politique dirigée par le régime sénégalais.

Nous en avons gardé 710 qui servent de support à cette communication de 170 pages que nous avons transmise à la Cour pénale internationale, en particulier au bureau du procureur, à qui nous demandons d'ouvrir sans délai, à partir de ces éléments, un examen préliminaire et une enquête, et de se saisir de lui-même au titre de l'article 13. Nous avons entendu, dans le cadre d'une conférence de presse, où 4 membres du gouvernement ont tenté de répondre par avance à nos arguments qu'il fallait qu'un État saisisse la Cour pénale internationale. C'est faux.

Toute personne, au titre de l'article 15, peut transmettre des éléments à la Cour pénale internationale et au bureau du procureur pour qu'ils s'en saisissent. Mais nous prenons les mots du ministre des Forces de la Défense, nous le prenons au mot, et nous lui demandons de saisir lui-même la Cour pénale internationale. que le Sénégal, s'il est le pays des droits de l'homme, comme il le réaffirme, si ce régime respecte, comme il le dit, le statut de Rome et les conventions internationales, qu'il aille sans crainte saisir le bureau du procureur pour laver son image et son honneur.

Qu'il tente, et l'on verra alors quelle sera la réaction, et si en effet des crimes contre l'humanité ont ou non été commis. Et je note que ce ministre n'a pas nié l'existence de crimes, mais a tenté simplement de justifier qu'il n'était pas assez grave pour saisir la Cour pénale internationale. Je pense que les images qui sont diffusées en ce moment derrière moi, de par leur nombre, de par ce qu'elles montrent, suffisent à comprendre à quel point cette position est absurde.

Par ailleurs, un argumentaire juridique détaillé que nous laisserons en accès libre permettra de démontrer que nous atteignons sans aucune difficulté le seuil de gravité qui est requis par la Cour. Je souhaiterais vous partager quelques noms de personnes qui sont responsables des faits que vous êtes en train de voir derrière cet écran. Nous avons aujourd'hui identifié 112 suspects sur l'ensemble de la chaîne de commandement que nous avons reconstitué.

Parmi ceux-ci, je voudrais commencer par un compatriote, M. Khaled Bellabad, conseiller technique auprès du ministre de l'Intérieur. Le sixième, CT6.

M. Bellabad a été dépêché par la France auprès du ministre de l'Intérieur afin d'assurer quelque chose qui est en place depuis la décolonisation, c'est-à-dire une coopération technique qui permet à la France de suivre en direct les actions du gouvernement sénégalais, d'être informée de toute décision qui est prise au cœur du pouvoir et de l'appuyer ou au contraire de tenter de la censurer. Aujourd'hui, la France n'a rien fait pour éviter les massacres dont on parle.

La France a continué à fournir des armes, la France a continué à soutenir le régime, la France, aujourd'hui, accueille Macky Sall sans avoir fait une déclaration condamnant les violences en question. M. Belébad a suivi au quotidien les organisations qui, les réunions qui organisaient ces violences au sein du cabinet du ministre de l'Intérieur et les a rapportées à son ministère de tutelle, le ministère de l'Intérieur français et aux autorités françaises.

Il est donc complice de crimes contre l'immunité. M. Jean-François Gome, colonel, a joué le même rôle au sein de la gendarmerie sénégalaise. auprès de M.

Moussafal, au commandant d'un gendarmerie national. Il est complice de crimes contre l'humanité. Au sein de la présidence de la République, M.

Macky Sall a mis en place un système qui s'appuyait d'un côté sur l'utilisation de forces de l'ordre légales dont nous parlerons et d'un autre côté sur l'organisation de ce que l'on appelle des NERVI, c'est-à-dire des forces militiennes, paramilitaires, financées par le gouvernement et par ses fonds spéciaux pour maintenir l'ordre selon ces termes pour commettre des crimes contre l'humanité. Il s'est appuyé sur un premier cercle d'intimes, en particulier Mariam Faisal, sa femme, et Amadou Sall, qui ont organisé le recrutement et le financement de ces NERVI. Ils sont responsables à titre principal de la commission de crimes contre l'humanité.

Au sein de cette présidence, Meissa Selendiaye, aide de camp, a participé à l'organisation de ces faits, aux côtés notamment d'un certain nombre d'individus dont Abdoulaye Saï, Saïl, pardon, dit Leïkara, le chauffeur du président, qui faisait le lien avec les organisations de NERVI. Autour de la présidence, des éléments extérieurs sur lesquels nous reviendront, dont un certain Farban Gomme, Griot, ont joué un rôle extérieur qui consistait à créer des FIEF, à eux-mêmes constituer des groupes paramilitaires, à les armés, de façon à s'assurer que des crimes contre l'humanité soient commis. Afin d'armer ces NERVI, la présidence de la République, elle-même, directement, en tant qu'institution, a mis en place des commandes d'armes particulièrement massives dont nous avons retracé dans le moindre détail le cheminement.

Ces commandes d'armes ont été organisées avec l'aide d'un intime de Macky Sall qui s'appelle Gabriel Peretz. Gabriel Peretz, à la tête d'une société qui est bien connue, a fait livrer 104 tonnes d'armes à la présidence de la République au deuxième semestre 2022. Ces armes sont en partie encore stockées à l'ancien aéroport Léopold-Sédar-Sangor et font l'objet de distributions régulières et notamment de placements dans des caches dans certains espaces du territoire sénégalais de façon à pouvoir être mobilisés en cas de crise politique.

Ces 104 tonnes d'armes constituent principalement des munitions pour des armes lourdes et des armes légères ainsi que des armes légères qui ont été livrées et qui sont à disposition de la présidence en dehors de tout contrôle démocratique comme s'il y avait la possibilité de s'approprier ces faits-là. Le financement de ce contrat nous semble être lié à toute une série de fonds spéciaux qui échappent au contrôle politique sénégalais et des représentants de la nation sénégalaise. Ils sont permis aussi par des avances qui sont faites par Gabriel Peretz des lignes de crédit qui ont été octroyées jusqu'en 2024 à hauteur de 300 millions de dollars.

Nous avons une attestation de la maison militaire de la présidence de la République du colonel Adam Haguey complice de crimes contre l'humanité pour avoir je cite je sous-signais colonel Adam Haguey gouverneur militaire du palais certifié par la présente que les matériels énumérés ci-dessous fournis par la société ADECON LTD seront exclusivement réservés à l'usage du palais présidentiel munitions 5.56 x 45 mm de 500 grammes quantité 3 150 000 munitions 9 mm quantité 3 250 000 munitions 7.62 mm quantité 210 000 plus de 7 millions de munitions je cite ce document de la présidence de la République de sa maison militaire signé par Adam Haguey 7 millions de munitions exclusivement réservées à l'usage du palais présidentiel livré document signé 11 octobre 2022 dans quel régime politique qui se veut démocratique une présidence de la République se fait livrer à usage exclusif 7 millions de munitions et quelles sont ses intentions dans la perspective de l'après Gabriel Peretz a procédé à ses livraisons qui proviennent de Saint-Pétersbourg de la Russie nous avons retracé le moindre cheminement de ses munitions et de ses armes et la façon dont elles ont été livrées à Dakar et il y a procédé dans le cadre des très nombreuses des très nombreux liens qu'il entretient avec la présidence du Sénégal et avec M.

Makissal et il est donc complice de la commission de crimes contre l'humanité M. Gabriel Peretz qui est de nationalité belge mais qui habite aujourd'hui en Israël a été accompagné dans son travail par Marcel Zuckerman et par Birame Koulibaly un aviateur français un aviateur sénégalais pardon qui a représenté la société AD dans l'opération dont il est question il nous apparaît que cette commande a été réceptionnée par la société sénégalaise d'ETL 6 West Foire au numéro 45 à Dakar qui est détenu par un certain Halil qui se trouve être un ami très proche d'Amadou Salle qui est à ce titre complice de la commission de crimes contre l'humanité nous avons jusqu'au manifeste des conteneurs nous avons jusqu'à la signature du capitaine qui a transporté ces armes nous avons tous les éléments qui permettent de prouver l'existence de cette livraison et la présence de ces armes encore aujourd'hui à l'aéroport Léopold Senghor nous avons l'ensemble des réservations qui ont été faites par M. Peretz au Pullman de Teranga sa présence notamment à la veille des événements de mars 2023 au Sénégal probablement pour les préparer et les conséquences qu'il aura à subir nous connaissons aussi le nom de ses collaborateurs les personnes qui l'ont appuyé et les conséquences qu'ils auront à connaître du fait de cette complicité aux côtés d'un autre homme d'affaires évidemment Thierno Ndomba dont vous avez tous entendu parler et qui joue un rôle cardinal dans un certain nombre d'opérations particulièrement étranges pour rester modeste dans mon expression d'ordre militaire de commandes d'armement qui ont été livrés là encore en dehors dans le cadre de contrats de gré à gré et qui complètent les éléments que nous avions déjà qui permettent de déterminer l'existence d'autres contrats de cet ordre là cela avait déjà fait débat dans l'espace public vous vous souvenez de ce contrat de 45 milliards de francs CFA avec le ministère de l'environnement et le ministère des finances nous avons donc les moyens qui sont apportés aussi via la société Norinco chinoise qui a travaillé sur un certain nombre de ces contrats d'armement à la présidence nous avons la structure de la présidence avec au cabinet civil un certain nombre d'individus particulièrement responsables et qui ont été impliqués au premier chef dans l'organisation de la répression et la légitimation des violences qui ont été commises nous avons évidemment les responsables que tout le monde connaît comme Mahmoud Salé comme Daouda Diallo Abdoulaye comme le général Joseph Mamadou Diop ou Mahmoud Dion mais nous considérons que les plus responsables au sein de cette présidence ont été évidemment le général Mbaye Sissé et Omar Wad qui a été nommé le 6 avril 2023 dernier dans un contexte particulier ce qui à notre avis est le signe qu'il a eu une certaine difficulté au sein de la présidence pour maintenir son autorité du fait des événements et ce qui a amené à l'organisation d'un certain nombre de désignations la commission de violences à des fins politiques exige une impunité elle exige aussi d'effacer les preuves de ces crimes elle exige enfin un discours qui permette de les justifier le ministre de l'intérieur vous en a fait la démonstration à plusieurs moments nous avons découvert que cette organisation discursive cette tentative de légitimation des faits que nous sommes en train de vous présenter au sein de la présidence a été mise en oeuvre notamment par Yorodia qui est le coordinateur de la communication présidentielle mais aussi par Eladjim Malik Gay et Wandifab Ramé au niveau de la communication ceux-ci ont travaillé de façon coordonnée avec le porte-parole du gouvernement et avec d'autres instances pour s'assurer qu'il y avait une légitimation des actes qui étaient communs au niveau de l'organisation de l'impunité le rôle évidemment d'Ousmane Rouma qui est notamment important comme conseiller juridique du président de la république dans l'organisation de la légitimation du troisième mandat mais qui est aussi important un rôle cardinal dans la désignation des magistrats pour s'assurer que les procureurs que les juges n'enquêtent pas et pour s'assurer que les enquêtes qui sont lancées n'aboutissent pas car il y a encore au Sénégal des magistrats et des fonctionnaires courageux qui essayent de faire la vérité mais ce que l'on a vu et ce qui a été établi c'est que depuis mars 2021 aucun des événements je dis bien aucun des événements qui sont constitutifs de crimes n'ont fait l'objet sinon de poursuites du moins de procédures étant arrivées à leur terme plus de 26 mois après les faits ce qui nous amène aujourd'hui à mettre en oeuvre la présente saisine nous en arrivons maintenant à l'organisation de l'appareil répressif une fois que vous avez les moyens une fois que vous avez organisé les conditions qui vous permettent de vous assurer que cela pourra se dérouler il faut que cela arrive et nous avons évidemment à ce titre nos deux principaux suspects les personnes les plus importantes dans la commission de ces crimes et en courant la plus lourde responsabilité monsieur Antoine Félix-Diome ministre de l'intérieur et monsieur Moussafal monsieur Antoine Félix-Diome a joué un rôle important d'abord comme magistrat particulièrement bien utilisé par ce régime afin de lui dégager la voix dans le cadre d'un certain nombre d'affaires sensibles notamment l'affaire de Karimouad et celle de Khalifa Sal et ensuite comme ministre de l'intérieur nommé peu de temps avant les événements de mars 2021 il a joué donc je disais un rôle cardinal pour assurer au régime la possibilité de se perpétuer à tout prix au sein du pouvoir monsieur Antoine Félix-Diome a tenté en mars 2021 comme entre les mois de mars 2023 à juin 2023 de prétendre que des forces occultes étaient responsables des crimes qui étaient commis au Sénégal cela en soi est constitutif d'une participation de crime à un crime contre l'humanité pour la raison simple qu'il s'agit non seulement évidemment d'un mensonge mais du tentative d'une tentative de légitimer et de masquer la commission de ces crimes à ce seul titre monsieur Diome par ses mensonges répétés et par ses tentatives de faire disparaître des preuves ou de nier l'existence de crimes tout au long de ces périodes est passible de poursuite mais monsieur Diome évidemment a eu un rôle bien plus important que celui-ci il a en fait été au cœur de la chaîne de commandement afin de s'assurer que les forces de police et de sécurité soient dirigées de façon à commettre ces crimes ou à les laisser commettre par des nervis il a en conséquence notamment par le truchement de son pouvoir de nomination chercher à obtenir la possibilité que des personnalités particulièrement violentes ou particulièrement prônes à autoriser voire à commettre directement des violences aient un rôle et une responsabilité au sein de la chaîne hiérarchique nous pensons évidemment à Seydou Bokaryag mais nous pensons aussi directeur général de la police qui était auparavant directeur général adjoint qui était directeur général adjoint de la police nationale au moment des événements de mars 2021 et qui pourtant malgré l'échec patent de cet épisode a été promu le 21 avril 2021 pourquoi l'a-t-il été ?

était-ce parce que Ousmane Sy refusait de continuer son prédécesseur sur la voie qui était proposée par le régime cela ce sera aux enquêteurs de le déterminer il y a évidemment Amadou Amadilam directeur du groupement mobile d'intervention lors des événements de mars 2021 M. Ndiaga Diop son successeur Massérine Fay commandant de la GMI de Dakar M. Ousmane Foll commandant de la brigade d'intervention polyvalente et surtout surtout Barras Angari commandant de la sûreté urbaine à Dakar suspecté d'avoir commis de nombreuses tortures d'en avoir ordonné aussi et d'avoir de façon systématique procédé à des arrestations arbitraires pour intimider des opposants politiques et des manifestants ces individus accompagnés notamment de Moudunga Kengiyagne qui a été directeur de la sécurité publique lors des événements de mars et avril 2021 et qui ensuite a été promu directeur adjoint de la police nationale Ibrahim Adiop commissaire de police divisionnaire directeur de la sécurité publique entre avril 2021 et aujourd'hui que vous avez tous découvert lors d'une conférence de presse indécente il y a quelques semaines ou tentant de répondre aux informations que nous avions diffusées qui nous permettaient d'établir que celui-ci cherchait à se désolidariser du régime a été poussé par Antoine Félix Diom dans cette conférence de presse ridicule dans laquelle le régime a tenté d'attribuer l'organisation de crimes à des manifestants alors que l'on a découvert que les nervis qui étaient montrés travaillaient directement avec les forces de l'ordre cette conférence de presse organisée dans la précipitation montre l'importance du travail qu'on est en train d'être mené parce qu'elle a amené le régime à commettre une erreur fondamentale à s'exposer et du coup à être exposé par la presse internationale notamment qui a démontré les mensonges qui avaient été énoncés au sein de la gendarmerie nous avons aussi des responsables importants et vous avez tous noté l'utilisation notamment d'enfants comme bouclier humain par les forces de sécurité cette utilisation est intervenue à de nombreux lieux sur le territoire de façon coordonnée le même jour ce qui signifie qu'elle est la résultante d'une politique et non d'une déficience temporaire ponctuelle localisée d'une force de gendarmerie cette déficience ce crime a été commis par des gendarmes à chaque fois et donc la responsabilité de Moussa Fall à ce seul titre est engagée il est évident en réalité que la responsabilité de monsieur Moussa Fall est beaucoup plus importante nommée le 17 juin 2021 à la suite des événements de mars et avril 2021 celui-ci a évidemment joué un rôle fondamental dans les désignations qui au sein d'un gendarmerie national ont permis la commission des crimes dont nous parlons nous avons identifié au sein de son cabinet des responsables le chef de cabinet notamment le colonel Pape Suleyman Sissé mais aussi évidemment au-delà de son cabinet de ses aides de camp de ses adjoints en préopération comme Pape Dihoff le chef du centre de renseignement cardinal comme Issa Diak ou Cheikh Sarr évidemment le haut commandement le haut commandant en second Tiaka Tio qui était commandant dans la gendarmerie mobile auparavant et qui a été promu en juillet 2021 encore une fois dans la suite des répressions qui avaient été menées à ses côtés que ce soit le général Daouda Diop le lieutenant-colonel surtout Abdou Mbengue ou Maghat Mbaye Aliou Ndiaye et Omar Ndoy nous avons au sein de la gendarmerie un certain nombre de personnes identifiées notamment dans les légions de Dakar et de Casamance qui auront à répondre de leurs actes un jour ou l'autre et dont je rappelle encore une fois qui seront confrontés à des accusations qui sont imprescriptibles et donc à n'importe quel moment en cas de changement de régime ou à l'étranger ils auront dont ils auront à répondre la chaîne hiérarchique des forces de sécurité c'est très bien mais on a vu que dès le moment où la Cour pénitentationale a commencé à devenir un sujet au Sénégal il y a eu comme un mouvement de retrait de la part de ces forces de sécurité et de défense qui ont compris les risques auxquels étaient confrontés et les conséquences qu'elles pouvaient endurer et nous avons vu une bascule progressive de l'exercice de cette force vers ce que l'on appelle des nervis nous avons exposé au sein de la présidence les principales personnes responsables de l'organisation de ces réseaux paramilitaires en dehors de toute loi qui coopèrent contrairement à ce qui a été dit de façon très serrée avec les forces de l'ordre la présidence est le donneur d'ordre mais l'organisateur principal se trouve évidemment au sein du siège du parti présidentiel à l'APR c'est là que se retrouvent les pick-up qui ont été achetés de différentes façons afin de distribuer les nervis à Dakar et qui à partir de ce centre de commandement va distribuer les instructions en région pour s'assurer que des exactions soient commises afin de terroriser la population et s'assurer que celle-ci ne se rebelle plus ces nervis comme je vous le disais ont à la fois une structuration qui est liée aux fonds spéciaux au fonds du parti et donc aux modes de financement illégaux qui ont cours au sein du parti en place mais également à travers un certain nombre de féodalités qui expliquent l'ascension de personnalités à la qualité médiocre et qui pourtant ont obtenu des portefeuilles importants notamment au sein du gouvernement parmi ces individus qui jouent un rôle clé au sein du pouvoir nous trouvons évidemment sans importance hiérarchique dans mon énonciation des personnes comme Doudouka le ministre des transports qui dispose de réseaux de nervis qui descendent jusqu'à Sigh-en-Shore nous trouvons évidemment des suspicions concernant des individus importants et sur lesquels il faudra travailler comme Pat Malikendou comme Alin Guindiai comme Mam Bai Nyang que l'on connait pour d'autres raisons et évidemment au premier chef comme Pierre Amphine ministre auprès du ministre de l'Intérieur Pierre Amphine joue un rôle très important pourquoi parce qu'on le sait l'Enervie qui joue un rôle au Sénégal établi depuis une quinzaine d'années notamment au sein du parti présidentiel de la majorité précédente avait au départ un rôle qui consistait simplement à accompagner les politiques à faire la claque comme on dit lors des événements électoraux à s'assurer de la protection de ceux-ci et quelque part à les valoriser alors qu'ils n'avaient pas accès aux ressources gouvernementales progressivement l'APR a décidé de dévoyer ce rôle et les a constitués en milice cette évolution a produit un certain nombre de conséquences importantes on l'a vu notamment avec un certain nombre de Nervi qui en 2019 ont cherché à réclamer une reconnaissance dans leur action on a vu le président des marrons de feu donc le groupe de sécurité qui entourait monsieur Salle réclamer son intégration à l'appareil de pouvoir gouvernemental et être payé sur les télévision sénégalaises Ibrahim Doï joue aujourd'hui encore un rôle cardinal dans l'organisation d'Enervi et dans la répression paragouvernementale des mouvements d'opposition au pouvoir en place Ibrahim Faille s'est vu octroyer un poste de ministre auprès de monsieur Diom dans l'objectif de formaliser de légaliser une partie de ces réseaux illégaux la création de l'agence de sécurité de proximité des agents de sécurité de proximité avait pour vocation de créer au sein de l'état un corps parallèle à celui des forces de sécurité et de défense qui certes moins formé aurait une latitude plus grande à l'heure de commettre les exactions dont nous parlons monsieur Ibrahim Faille a évidemment continué son double jeu à la fois comme ministre et comme organisateur de ces forces de répression illégales Ibrahim Faille joue donc un rôle clé au sein de cet appareil de répression que nous décrivions auprès de monsieur Antoine Diom monsieur Antoine Diom qui est par cette voie de fait directement impliqué dans la commission des crimes qui sont responsabilité de ces nervis il apparaît par ailleurs et c'est un point que j'ai oublié de mentionner que monsieur Antoine Diom a récupéré de façon très opportune la tutelle partagée avec monsieur Sidi Kikaba sur Moussa Fall Moussa Fall en tant que haut commandant à la gendarmerie a des attributions de sécurité publique ce qui permet de coordonner son action avec Antoine Diom et ce qui permet justement de s'assurer qu'il y a une centralisation de la prise de décision par rapport à ces forces parallèles entre gendarmerie police et les nervis eux-mêmes de façon à s'assurer que leur action sur le territoire se passe en bonne intelligence et sans confusion alors au-delà de ces notables qui ont leurs propres nervis comme ceux que j'ai cités qui sont pour certains au gouvernement au-delà de Biram Fay et de ceux qui organisent ces nervis au-delà des personnalités qui comme Sidi Kikaba ont des responsabilités formelles il y a évidemment les hommes de main c'est-à-dire ceux qui vont faire l'intermédiation entre les forces officielles et les forces officieuses parmi celles-ci quelqu'un qui a été vu pendant la crise qui vient de se dérouler très régulièrement auprès de Moussa Fall au haut commandement à la gendarmerie Jérôme Vandiaqui Jérôme Vandiaqui qui travaille en lien direct avec la présidence qui se coordonne avec le haut commandant à la gendarmerie et qui organise sur le terrain avec Abdoulhaïssal notamment le recrutement et l'action des nervis en question Jérôme Vandiaqui j'aimerais le prévenir que l'on a un certain nombre d'informations sur lui qui font qu'il aurait intérêt à parler à s'expliquer ou à surtout ne jamais sortir du territoire sénégalais tant que le régime n'aura pas changé M.

Vandiaqui nous savons tout sur lui comme un certain nombre d'autres individus qui pensaient pouvoir se couvrir qui pensaient du fait de leur absence de fonctions officielles ne pas faire l'objet de répression nous connaissons nous connaissons le moindre de ses déplacements des endroits où il s'est trouvé où il se trouve des fonctions qu'il exerçait de son rôle de gardien à Rhin-le-Claire jusqu'à aujourd'hui les lieux de ses actions de ses habitations de ceux de ses enfants la voiture qu'il conduit et nous n'aurons aucune difficulté à l'identifier à le faire arrêter le faire juger lorsque les conditions seront présentes sur le territoire sénégalais Jérôme Bandiakine ne travaille pas seul et nous avons au-delà de Yusuf Aniang que j'ai mentionné un certain nombre d'autres suspects d'individus qui comme la main droite de Yusuf Aniang Papendiaï comme Malamin Sonko le responsable financier d'Enervi de Doudouka comme Alphao Marceau le relais de Doudouka à Yambelnor et territoire après petit territoire je pourrais continuer à Embour à Ziganchor qui ont des responsabilités en commission des crimes nous avons aussi l'identité des lutteurs qui jouent un rôle cardinal dans cette répression aux côtés d'Enervi nous avons leurs photos nous avons leurs identités nous avons surtout leurs responsabilités les montants qui sont virés par téléphone par des virements sur des applications téléphoniques en cache ou d'autres façons voilà une présentation un peu générale mais qui permettra aux personnes qui ont prétendu qu'il n'y avait pas d'inquiétude à avoir par rapport au travail que l'on avait mené de se rendre compte de l'ampleur des informations que nous avons recueillies de leur niveau de détail et du fait que dans un pays comme le Sénégal la commission de crime ne passe pas inaperçue la participation à la commission de ces crimes ne passe pas inaperçue je comprends bien qu'il n'y a pas inaperçue qu'il n'y a pas inaperçue avec son parrain de l'Elysée aujourd'hui pouvoir échapper à toute poursuite et qu'il pense parce qu'il a reçu monsieur Karim Khan à Dakar qui a commis une erreur manifeste le procureur de la cour pénétrationale a commis une erreur manifeste en venant louer le régime de Macky Sall alors que 14 personnes étaient déjà mortes parce qu'il leur a donné l'impression qu'il pourrait en toute impunité continuer sans conséquence pour leur devenir politique et pénal je comprends que Macky Sall cherche aujourd'hui à Paris à faire monter les rumeurs sur sa supposée candidature pour essayer de divertir le tir mais je tiens à l'assurer que nous ne sommes pas dans un agenda politique et que les éléments que nous avons recueillis vont nous poursuivre jusqu'au dernier de ces jours qu'ils se représentent ou non en février qu'ils soient élus ou non qu'ils partent du pouvoir demain ou jamais ces éléments sont suffisamment larges étayés pour que l'ensemble des personnes dont nous avons parlé aujourd'hui aient à se préoccuper de leur devenir à jamais c'est donc avec un esprit de sérieux et de responsabilité très important que nous vous les présentons en étant très attentifs aux sources qui nous ont permis de les compiler en ayant croisé l'ensemble des informations que nous avons reçues mais aussi avec une assurance assez forte quant à leur véracité et l'effet qu'elles auront est-ce que ces éléments en soi suffiront à mettre fin à l'impunité non et c'est un dernier point que je voulais aborder avant de répondre à vos questions le devenir du Sénégal appartient au Sénégalais et nous espérons fondamentalement que des poursuites se dérouleront sur le territoire pour mettre fin à cette impunité ce qui se passera une fois les informations entre les mains des citoyens dépend de ces citoyens elle ne dépend pas de l'action d'un procureur seul elle ne dépend pas d'un avocat elle ne dépend pas d'un politicien elle dépend de la capacité des Sénégalais à surmonter la peur à surmonter la violence qu'ils subissent et à s'assurer que leurs droits seront respectés je suis prêt à répondre à vos questions aujourd'hui et à vous donner tout détail qui serait nécessaire à la compréhension des éléments qui viennent de vous être présentés est-ce que quelqu'un peut est-ce que vous arrivez à constituer un pool d'avocats aussi bien français que Sénégalais je vous remercie nous sommes 30 avocats qui travaillent actuellement sur ces questions nous avons nous nous sommes appuyés sur des personnes qui sur le terrain nous ont aidé à recueillir des preuves mais ce document est le fruit de notre élaboration propre de mon cabinet des personnes qui m'y ont aidé que je remercie ici ainsi que justement des juristes qui nous ont accompagné sur le terrain par contre en ce qui concerne la représentation des victimes par la suite nous en représentons certaines mais nous espérons qu'il y aura un effort collectif en effet qui sera mené avec mes confrères sénégalais principalement parce que c'est à eux qu'il revient de prendre ensuite la direction des opérations et notamment cher Kouleschiba que je remercie de m'avoir introduit à ce territoire et qui joue un rôle cardinal aujourd'hui dans l'ensemble des actions qui sont menées pour essayer d'éviter que cette répression ne soit encore plus sanglante qu'elle ne l'est aujourd'hui bonjour merci pour ce beau travail merci pour tout ce que vous faites pour le Sénégal donc nous en tant que on est citoyens français en même temps sénégalais est-ce qu'il est possible de notre part de porter plainte au niveau des juridictions françaises contre les personnes qui sur les plateaux de télé qui à longueur de journée font l'apologie des meurtres des choses horribles au Sénégal comment peut-on faire nous ici sur le territoire pour porter plainte et poursuivre ces gens à jamais je vous remercie c'est un élément sur lequel je ne suis pas revenu et je vous remercie de me le permettre c'est les personnes qui incitent à la commission des crimes c'est un élément cardinal et qu'ils ne pensent pas qu'ils seront oubliés je n'ai pas voulu leur donner trop d'importance donc on n'en a pas parlé mais on va en parler maintenant la jurisprudence pénale internationale à travers notamment l'affaire de la radio des mille collines au Rwanda a permis d'établir que l'incitation à la commission des crimes par la dévalorisation des victimes par la légitimation de la violence pouvait faire encourir des responsabilités pénales qui allaient jusqu'à la perpétuité à ce titre je tiens à prévenir l'individu les individus qui se tiennent derrière le compte Anita Diop Anita Diop qui sur les réseaux sociaux fait diffuser des éléments relatifs à des actions de police afin de dénigrer des opposants en les montrant dans des situations particulièrement violentes je pense je pense qu'on a vu ces images déjà à monsieur Pape Touré qui a été torturé par les forces de police et dont les photos ont été diffusées par ce truchement je pense à l'arrestation d'Ousmane Sonko alors qu'il était dans la caravane de la liberté je pense à une infinité de postes qui appellent à l'extermination des opposants politiques et qui sont évidemment susceptibles d'être qualifiés de complicité de crime contre l'humanité au-delà de cet individu il y a évidemment au sein de l'incitation à la commission des crimes un certain nombre d'autres que l'on a exposé ces derniers temps on pense à Armé de Suzanne Camara je ne suis pas sûr qu'il faille leur donner de l'importance mais tant qu'à faire allons-y et montrant que nous surveillons la moindre expression dans l'espace public qui d'une façon ou d'une autre puisse être considérée comme une incitation à la commission de violence il y a eu des députés des hommes politiques des personnes comme Abdoulaye Mamadou Gissé des personnes comme Moustapha Diakate des personnes comme Ahmed Khalifa Niass au sein du palais présidentiel pour ce dernier M. Niass cette intervention qu'il a faite lors du supposé dialogue qui a été ouvert par M. Sall dans laquelle il appelle à détruire un opposant politique dans laquelle avec véhémence il cherche à inciter à la commission de violence est impardonnable et déteint ce président de la République que l'on voit sur ces images approuver les propos de cet individu de cet homme d'affaires il y a pardonnez-moi l'expression des guignols comme Kadim Samb mais qu'il est important de signaler des personnes comme Sheikh Sek comme Matard Diop député de la nation et qui ont tenu des propos particulièrement graves à Liu Demboruso aussi et des journalistes qui ont déjà été cités mais aussi des jeunes aussi des jeunes des personnes qui ne faudrait pas leur donner de l'importance comme Ibrahima Gay responsable jeunesse de la paire de Saint-Louis ces gens sont fondamentaux parce que même s'ils ne sont qu'étudiants ils ouvrent la porte à la violence de la part de leurs congénères ils ouvrent la porte à ce que les étudiants se sentent désinhibés à l'idée de commettre des violences et il faut être à leur rencontre aussi très attentif lorsque l'on voit que sur ce territoire des opposants politiques sont arrêtés de façon régulière des journalistes également pour incitation à l'insurrection pour atteinte à la sûreté de l'Etat parce qu'ils ont à un moment ou à un autre dénoncé une affaire de corruption une violence et que l'ensemble de ces individus bénéficient d'une impunité absolue dans leur édiction et bien l'on voit encore une fois l'intention du régime et son absence de considération quant au crime dont il est question donc je vous remercie de m'avoir parlé de cette affaire il est évidemment possible pour vous au titre de compétence universelle de signaler ces faits à la CPI ou aux juridictions nationales ce que j'incite particulièrement à faire c'est que si vous connaissez toute victime qui aurait la double nationalité qui serait victime d'arrestations arbitraires de violences de quel que soit des crimes qui sont commis de persécution et qui sont prévus par le statut de Rome je vous incite à se rapprocher de nous à se rapprocher des cabinets d'avocats en quels ils auront confiance pour à leur tour participer à ces procédures est-ce que vous pouvez nous préciser quelles sont les vidéos et les captures d'écran que vous avez diffusées quelles sont leurs pour en vérifier l'authenticité ces vidéos font partie des 710 éléments que nous avons retenus sur les plus de 4500 et que nous avons retenus parce que nous avons pu soit parler aux personnes qui sont les victimes directement pour la plupart d'entre elles soit aux auteurs de la vidéo et des témoins directs de la scène qui nous ont permis de recouper avec d'autres éléments notamment des éléments d'identification des certificats d'autopsie et autres la réalité matérielle des scènes leur date et le lieu dans lequel ils ont été présentés tout élément qui ne permettait pas d'identifier avec certitude la date et le lieu a été écarté par principe par risque de falsification par risque de confusion avec des événements précédents ou autres ce qui explique que nous ayons retenu que ces 710 éléments alors que très probablement sur les 4500 la quasi-totalité touchait quand même aux événements dont nous parlons c'est-à-dire entre mars 2021 et juin 2023 nous savons à quel point la procédure pénale est stricte et à quel point dès lors qu'il s'agit de la vie d'un homme qui est pris dans les raies d'une justice pénale il faut être exigeant et rigoureux dans la sélection des éléments qui seraient potentiellement incriminants pour ce dernier et nous nous avons opéré avec cette connaissance du droit pénal et de ces exigences avec aussi mon expérience au sein de la Cour pénale internationale du bureau du procureur puis comme docteur mes recherches universitaires pour essayer de calibrer la sélection des preuves pour s'assurer qu'elles respectent les exigences de ces juridictions il y aura évidemment un travail à faire de la part de ces institutions pour recouper vérifier eux-mêmes enquêter mais ce dont nous sommes certains c'est que la base matérielle et objectivable que nous leur fournissons est suffisante dès aujourd'hui pour ouvrir une enquête reste maintenant pour le procureur de la Cour pénale internationale à assumer les conséquences potentielles d'un geste qui pourrait être perçu comme inamical de la part d'un régime qui par ailleurs a encore une influence importante mais c'est là encore où j'insiste quoi qu'il arrive que ce soit la CPI en France ou évidemment au Sénégal ce que nous privilégions la question ne se joue pas en semaines mais évidemment en années ce sont des années qui vont peser sur ces individus parce que ce sont des années lors desquelles à tout moment les procédures pourront être enclenchées contre eux et amener à des conséquences pénales là où j'attire l'attention à la fois des juridictions internationales et nationales c'est qu'ils soient très attentifs à la responsabilité qu'ils auraient s'ils se retenaient d'agir dans les événements qui vont suivre parce que nous sommes à 7 mois d'une élection présidentielle que nous avons vu que ce pouvoir politique fait usage de la force pour imposer ces décisions et que dans l'inaction de la part de ces juridictions il y aurait une forme de complicité à l'égard de tout acte futur de violence qui serait organisé et commis par le régime actuel alors bonjour je suis Mimodia Leidimen je suis activiste panafricain évidemment les images que vous projetez sont désolantes et puis c'est difficile à regarder à observer pensez-vous que ça soit vraiment très très opportun du moment où les juridictions les juridictions locaux sénégalais n'ont pas encore pris ces crimes en considération pour être jugés dans des tribunaux sénégalais et pensez-vous qu'il est normal à l'estade actuel de vouloir tout simplement détropicaliser ce phénomène-là vers la CPI tout en sachant que la CPI ne condamne de façon générale que les africains au regard même de ce qui s'est passé au niveau de la Libye comme vous êtes défenseur des droits humains la véritable personne qui aujourd'hui aurait dit attirer la CPI c'est monsieur Nicolas Sarkozy en tant que défendeur des droits humains pensez-vous un jour régler le sort de monsieur Nicolas Sarkozy je ne parlerai même pas de George Bush parce que comme vous le savez très bien la CPI les américains n'ont pas rectifié les statuts de Rome et ma dernière question est la suivante avez-vous vraiment mais quand je dis vraiment c'est vraiment parce que là ce que vous êtes en train de dire c'est quelque chose de très grave qui touche le régime de Makisal que je qualifie comme étant un régime dictatorial avez-vous vraiment des vraies preuves qui justifient votre action et pensez-vous que la CPI va vraiment aller au fond de ce thème malin pour en ayant à l'esprit ce que je viens de dire merci je vous remercie c'est une question qui me semble très importante je suis particulièrement attentif au respect de la souveraineté et en particulier de la souveraineté des peuples africains qui a été malmené au prétexte de lutte pour le bien ces dernières années de façon chronique j'ai l'honneur de défendre certaines des figures panafricanistes les plus importantes qui m'ont amené justement à ce dossier dont Kimi Seba que je remercie de sa confiance et qui ont joué un rôle cardinal dans ma formation intellectuelle et politique à l'égard des enjeux contemporains africains donc il est évident que j'ai parfaitement conscience des enjeux que vous soulevez et de l'importance de les soulever on est sur une situation où si vous changez un peu votre prisme la seule juridiction qui inquiète sérieusement les personnes dont je viens de vous parler et la cour pénale internationale parce que ce sont des individus qui aiment venir dans des palaces comme celui-ci et contrairement à eux nous avons fait un immense effort collectivement pour pouvoir nous installer pour quelques heures ici pour leur montrer que nous avions les capacités à tout niveau de les défier sur leur terrain mais nous n'avons pas nos habitudes dans ces endroits et nous n'avons pas l'habitude de piller les ressources des peuples pour se permettre d'arriver dans ces endroits cette différence fondamentale elle est exactement similaire sur la question de la CPI quelle que soit notre appréciation de l'action de la CPI en particulier depuis 20 ans nous savons qu'aujourd'hui c'est l'institution qui serait en mesure de les empêcher de venir faire leurs courses dans le 8ème arrondissement de venir se faire soigner dans l'Union Européenne de venir de façon générale passer leurs vacances ou placer leurs enfants comme c'est le cas pour M.

Moussa Fall au Canada ces gens aujourd'hui ont une partie de leur famille à l'étranger dans ces territoires qui sont membres de la CPI et c'est pour ça c'est très important pour nous d'activer ces juridictions parce qu'ils ont aujourd'hui le contrôle sur les juridictions nationales ils ont la capacité d'éteindre les procédures locales nous espérons qu'un jour et le plus vite sera le mieux le Sénégal prenne en charge de lui-même ces poursuites organisent créer un tribunal mixte qui lui permettent de juger exceptionnellement ces faits-là aujourd'hui et c'est là où j'en reviens à la responsabilité du peuple sénégalais ce n'est pas possible parce que ceux qui ont commis les crimes sont ceux qui sont au pouvoir et qui se maintiennent au pouvoir l'enclenchement de poursuites et de procédures dans ce qui se veut des états de droit comme la France dans ce qui se veut le parangon du droit international comme l'est la Cour paire internationale est aussi une façon de les mettre face à leurs responsabilités et de leur demander s'ils tiennent en effet un double discours depuis leur création qui consiste à n'intervenir que lorsque les intérêts des puissances occidentales sont en jeu ou si en effet ils se préoccupent des violences quelles qu'elles soient dès lors qu'elles sont commises contre un peuple qui aspirait simplement à sa souveraineté et à sa liberté et donc ces procédures ont cette vocation-là les prendre au mot leur dire vous avez un certain nombre de critères nous démontrons que ces critères sont établis nous vous en apportons les preuves formelles démontrez-nous que nous pouvons croire en vous et que nous avons raison d'avoir confiance en vous si ce n'est pas le cas à chacun d'en tirer les conclusions cette communication sera rendue publique elle permettra à chacun d'entre vous de juger du niveau de sérieux des éléments que nous avons avancés elle vous permettra de décider à partir de là si en effet dans votre fort intérieur vous considérez que c'est parce que nous n'avions pas assez d'éléments que ces poursuites n'ont pas été enclenchées ou si parce qu'il y a une forme de complicité dans la commission des crimes que nous mentionnons bonjour monsieur Branco je m'appelle Barra tout d'abord je tenais à vous remercier personnellement et au nom de beaucoup d'amis sincèrement mis à part le degré d'investissement c'est votre travail et tout et à un moment donné on a noté une implication très sérieuse et c'est pas aujourd'hui que nous l'avons noté et beaucoup de mes amis le partagent ils m'ont imposé même de vous remercier il y en a même un qui m'a donné un de vos bouquins qu'il souhaiterait que vous que vous signiez pour lui donc sinon sur les questions vous avez répondu à une de mes questions partiellement ce serait en fait quel est le délai réel effectif de réactivité pour une action judiciaire concrète de la CPI ou d'une juridiction française par exemple ensuite si vous pouvez faire un bref annoncé sur les délais d'emprisonnement qu'encore réellement ces 112 suspects par rapport à leur degré de responsabilité que ce soit d'Unervie jusqu'au président Macky Sall quelles seraient les possibilités d'emprisonnement ainsi que les délais notamment avec la CPI ou avec la juridiction française je vous remercie techniquement la plainte ayant été déposée sur le sol français hier soir techniquement nous sommes dans un cas de flagrance les éléments de l'existence de ces crimes sont évidents le procureur de la république pourrait immédiatement ouvrir une information judiciaire voir l'administration de Macky Sall ou de membres de sa délégation sans délai dès lors que les immunités ne tiennent pas en ce qui concerne les crimes contre l'immunité monsieur Macky Sall est aujourd'hui à Paris ses conseillers sont à Paris si nous étions dans un état de droit absolu comme nos dirigeants le prétendent il serait arrêté la Cour Père Internationale le bureau du procureur a ouvert une enquête sur la Libye en trois semaines trois semaines il a tardé 11 ans pour se prononcer sur l'Afghanistan est-ce que c'était lié à la différence de gravité des crimes est-ce que c'était lié à d'autres considérations je pense que chacun sait parfaitement ce qui explique cette différence d'empressement le bureau du procureur le procureur actuel parce que l'on pourrait se dire là on parle de quelque chose d'il y a dix ans l'institution a changé etc a quasi simultanément avec la guerre en Ukraine ouvert une enquête immédiatement sans limite et un bureau en quelques mois qui aujourd'hui exerce à Kiev dans le recueil des preuves j'aimerais j'aimerais que monsieur Karim Khan procureur de l'aise pour l'international citoyen britannique nous indique s'il considère que les situations africaines ne sont d'intérêt pour lui ou pour son bureau que lorsqu'il en est saisi par des grandes puissances ou s'il considère que les citoyens sénégalais sont les égaux des citoyens ukrainiens et russes et qu'ils ont le droit à un traitement tout aussi diligent et à la mobilisation de moyens équivalents pour les protéger surtout au regard des risques qu'ils ont en cours je pense que ce sera une question qui devrait lui être posée à partir des éléments qui sont pardonnez-moi mais assez clairs ne souffrent pas de doute sur l'existence des massacres des violences dont il est question donc à partir de là il lui appartient d'agir dans les délais qui lui sierront et de prendre des décisions qui sont les siennes nous nous sommes comme bien d'autres en mesure de pousser d'amener de faire le travail à la place d'eux mais nous ne sommes pas en mesure de décider nous sommes des avocats nous sommes victimes nous sommes partie civile ceux qui décident ce sont les peuples et ce sont ceux qui ont été mandatés pour les diriger ou qui les dirigent de fait bonjour maître je suis Sayane Decane cadre à PASSEF France tout d'abord je vous remercie pour toute cette compilation et toute cette consolidation de ces vidéos que vous avez montrées et qui sont preuves des atrocités que nous vivons au Sénégal maître moi la question qui me trotte tout le temps c'est de savoir qui est-ce qui vous a motivé à porter ce combat auprès de Ousmane Sonko parce que si on se rappelle bien le début de ce combat l'a porté sur le fait de pouvoir défendre le président Ousmane Sonko à ces gens qui l'ont diabolisé mais je vois qu'il y a une continuité qui a été faite par rapport à ce combat que vous portez là qu'est-ce qui est à l'origine de cette motivation là pour porter ce combat auprès d'Ousmane Sonko et auprès du peuple sénégalais et l'autre chose que je voulais vous dire maître vous faites partie de l'espoir de tout un peuple le Sénégal a foi à vous le Sénégal a confiance en vous parce qu'actuellement nous sommes en train de vivre des nuits sombres et je pense que vous portez un combat de tout un peuple et nous avons espoir et foi en vous et espérons que tous les gens qui sont impliqués dans ces meurtres et dans ces atrocités là seront punis merci nous avons été saisis par des victimes des familles de victimes de meurtres par des personnes qui ont été blessées qui ont été torturées et qui ont probablement eu connaissance de mon existence à travers en effet la désignation que m'avait donnée Ousmane Sonko dans le cadre de l'affaire qui l'opposait au ministre du tourisme vous vous souvenez cette affaire a amené le régime sénégalais à m'expulser du territoire parce qu'il considérait que les propos que j'avais tenus sur monsieur Salles ne les convenaient pas ne leur convenait pas vous vous rappelez j'avais dit que cette audience déterminerait le devenir politique de ce régime et sa nature ou non démocratique ce n'est pas des propos particulièrement offensants je pense que la suite a confirmé qu'on pouvait se poser cette question elle m'a valu une expulsion par des hommes en armes et elle m'a valu la reconnaissance d'un certain nombre de citoyens sénégalais qui ont donc décidé de me saisir pour cette procédure c'est en leur nom que l'on agit aujourd'hui en ayant parfaitement conscience qu'une grande partie des victimes dont il est question aujourd'hui sont en effet des membres de l'opposition et ont été ciblés parce qu'ils étaient membres de l'opposition et sont victimes d'une répression qui est avant tout politique mais nous le faisons aussi pour celles qui ne le sont pas politisées parce qu'il y a eu beaucoup de personnes qui ont été victimes par ricochet comme on dit qui ont subi ces violences alors qu'elles n'avaient aucun rôle politique quelconque mais aussi plus généralement pour la possibilité qui doit être offerte au peuple sénégalais de se déterminer lui-même ce que nous cherchons à éviter par tout moyen c'est que la violence devienne un instrument du politique que la violence permette d'une façon ou d'une autre de se perpétuer au pouvoir au détriment de la souveraineté populaire cette question des crimes contre l'humanité n'est pas une question qui est favorable à monsieur Sonko ou à un autre dirigeant politique la seule conséquence de ces procédures c'est une protection accrue du peuple sénégalais y compris de personnes qui sont d'opinion différente à celle du PASTEF et de monsieur Sonko et c'est pour ça qu'elle est particulièrement importante et c'est pour ça que de façon générale tout sénégalais y compris s'il considère que monsieur Salle a été un président important pour quelles que soient les raisons devrait se préoccuper de ce que nous sommes en train de montrer devrait demander à ce qu'il y soit mis soit parce que sinon le risque est qu'un jour il y soit confronté parce que sinon le risque est que demain un dirigeant politique utilise à son tour de ces violences pour faire taire la nouvelle opposition dans laquelle ils seront peut-être intégrés et à mon sens il ne s'agit pas du tout d'un combat politique mais d'une façon de rendre aux Sénégalais une part de leur souveraineté en leur offrant les instruments qui sont les nôtres qui nous ont permis à travers mon parcours à travers les moyens qui nous ont été donnés du fait de la vie que j'ai eu leur rendre de façon traduite en droit international pénal des instruments qui leur permettent de mettre fin à l'impunité s'ils le souhaitent et selon les modalités qui seront les leurs nous n'allons pas prendre la place du peuple sénégalais ou d'une quelconque juridiction mais par contre avec cet instrument qui encore une fois d'où l'importance de le rendre public les sénégalais auront la possibilité d'avoir une base qui leur permettra d'une part de démontrer la réalité des crimes en question d'établir les responsabilités les commissions qui sont responsables des crimes et ça me permet de répondre aux militants panifricanistes qui m'ont saisi et de décider à partir de là de la suite à donner souverainement nous leur offrons cet instrument et nous leur laissons entre leurs mains à eux maintenant de jouer et de régler leur destin bonjour j'avais une question à vous poser quelle est la part de subjectivité dans votre combat en fait vu l'engouement qui est derrière vous au Sénégal n'avez-vous pas peur de se voir on a joué je pense qu'on a notre rôle on a joué notre rôle on a essayé de le faire de façon sincère on n'a pas de compte à régler avec qui que ce soit moi je considère que le régime sénégalais m'a fait un honneur en m'expulsant il soulignait l'importance qui était la mienne et il m'en accordait peut-être même trop et peut-être qu'il regrette aujourd'hui cette erreur de la même façon qu'il regrette probablement l'erreur ayant amené à radier monsieur Sonko il y a quelques années mais c'est le propre des régimes qui peu à peu prennent la route de l'autoritarisme c'est de commettre ces erreurs et de faire naître par eux-mêmes les alternatives à leur pouvoir nous n'avons pas d'intérêt particulier à cette affaire nous n'avons pas de récrimination particulière personnelle à leur adresser et nous avons essayé en conséquence de quoi de façon très froide je pense que les membres de mon équipe pourront témoigner sans émotion particulière de traiter les informations qu'on recevait de les qualifier juridiquement de s'assurer qu'en effet des crimes contre l'humanité avaient été bien commis que le seuil de gravité avait été atteint que les intérêts de la justice commandaient d'ouvrir une enquête qu'il n'y avait pas de poursuite suffisamment sérieuse pour considérer qu'en effet il était temps de saisir la CPI et à partir de là nous avons simplement restitué ce travail nous considérons que le politique est souvent fait de violence que c'est quelque part une donnée universelle que l'on n'arrivera pas à éteindre nous espérons simplement à notre mesure essayer d'éviter qu'elle se généralise trop rapidement et tenter d'ouvrir une fenêtre par laquelle une situation plus apaisée pourra se développer au Sénégal je pense que les chancelleries occidentales qui se montrent d'une complaisance assez merveilleuse à l'égard de Makissal devraient concevoir les risques qu'il y aurait à laisser ce pays s'effondrer sur lui-même eux qui sont si inquiets des questions migratoires je leur demande je leur pose la question suivante quand sera-t-il si un jour le Sénégal sombre dans la guerre civile du fait de l'usage systématique de violence par ce régime quand sera-t-il si un jour ce pays finit par se scinder et si à la violence actuelle du régime répliquait d'autres formes de violence qu'en sera-t-il si des pouvoirs frontaliers essayaient de profiter de cette situation pour tenter de se saisir d'une partie des nouvelles ressources découvertes par le Sénégal ce sont des questions très sérieuses et je les invite à sortir du court terme qui consisterait à penser qu'il vaut mieux protéger et couvrir le régime actuel plutôt que d'essayer sincèrement de mettre fin à l'impunité parce qu'on ne sait pas ce qui viendrait derrière on ne sait pas quelles pourraient être les conséquences et en réfléchissant à moyen terme à se rendre compte de ce que la normalisation et la naturalisation de la violence au sein d'un territoire qui jusqu'ici avait été particulièrement remarquablement stable comme le Sénégal pourrait être impliqué comme conséquence sur l'ensemble de la sous-région et plus largement dans nos territoires Bonjour Maître J'ai deux questions à vous poser La première Quel est votre commentaire parce que d'après nos informations les jeunes qui étaient dans la rue étaient recrutés par des responsables politiques Quel est votre commentaire sur ces personnes qui ont recruté ces jeunes pour qu'ils descendent sur le terrain Ma deuxième question c'est de savoir votre commentaire sur le discours haineux et criminel des opposants comme Ousmane Sonko Détié Fahal et autres personnes qui font la politique au Sénégal C'est mon mot d'une d'un bien national Merci Je vous invite à nous transmettre tout élément de preuve qui aurait trait à ces allégations qui pour l'instant me semble plutôt participer de la stratégie d'offuscation des crimes contre l'humanité qui sont commis et donc d'une certaine façon vous en rendre complice Je suis maïmoun membre de l'opposition sénégal membre de Yéhu Askanui alliée de Ousmane Sonko Je suis ici présente avec M. Chertidjanium qui est aussi membre de la conférence des leaders et le président Boubacar Kamara qui est aussi membre de l'opposition sénégalaise et l'honorable député Abbas Fahal ainsi que l'honorable député Alune Kébé Je tiens à faire ces précisions parce que nous sommes tous autant des présumées victimes prochaines de ce régime Peut-être que c'est trop dire mais nous risquons nos vies tous les jours parce que nous sommes des opposants politiques Au Sénégal maintenant c'est devenu un délit C'est devenu une menace d'être opposant du président Nous sommes perdus Nous avons été tués pour la plus nous les connaissons au plus de la France Pierre et rien d'autre Appeler à faire des tours dans la ville donc nous aurions pu être sur ces images horribles que nous venons de voir Ma question au-delà des félicitations que nous vous faisons et que j'ai déjà entendues Ces félicitations Vous les méritez Je sais que vous n'en avez pas besoin parce que vous êtes militant des droits humains Mais sachez qu'il y a de l'espoir Il n'y aura pas d'être Toi ce qui se passera comme vous venez de le dire Ça donne du baume au cœur à cette jeunesse qui a envie Je vous fais dire que demain si on était à la place de ces images Là j'ai deux questions pour vous Est-ce que vous avez déposé une plainte à l'avance Tôt ou tard je considère que vous serez obligés de nous défendre en tant que victime en prison ou en tant que victime au cimetière parce que le combat que nous avons décidé de faire nous irons jusqu'au bout Est-il possible de préparer des droits pour combattre ce régime et je suis sûre que c'est des milliers pour ne pas attendre que les grandes ordres tous ces pays de droits humains qu'est-ce qu'ils ont de responsabilité qu'est-ce que quel est le décès qui est 100 morts 1000 morts 2000 morts pour le sol français est-il possible de demander à cette au Sénégal pendant les élections demander à la France de faire son rôle de faire leur rôle avant que les réparables ne se commettent parce qu'on parle de troisième candidature si le président Max Alphonse il y aura des morts alors est-il possible qu'il y ait un mécanisme juridique pour prévoir faire des plaintes à l'avance au lieu d'attendre que nos jeunes frères ou que nos enfants meurent pour qu'après nous puissions faire des procédures qui peuvent durer dans le temps Merci Ça me permet de revenir sur un élément que je n'ai pas détaillé qui est le travail que l'on a fait sur la persécution non seulement des militants politiques mais aussi des journalistes des avocats sur le terrain pour essayer d'empêcher qu'ils puissent protéger les personnes qui du fait de leurs idées s'engageaient et qui a amené à la mise sous mandat de dépôt d'individus ou à l'arrestation ponctuelle y compris de grands organes de presse comme l'AFP internationaux qui avaient été confrontés aux effets de bord naturels de toute utilisation de la violence politique c'est-à-dire que je pense que le régime sénégalais si vous demandiez à Macky Sall n'avait évidemment pas l'intention de cibler l'AFP parce qu'ils savent les conséquences que ça aurait mais lorsque vous autorisez une forme de violence se déployer sur un territoire ça finit par toucher vous ne pouvez pas tout contrôler et parfois il y a des débordements donc ça c'est les effets de bord et après il y a les effets ciblés par exemple en ce qui concerne le conseiller technique du ministre de l'Intérieur son existence avait été révélée par un militant qui s'appelle Hannibal Jim qui est un blogueur et qui avait révélé l'existence et la présence d'un coopérant au sein d'un régime qui utilisait la violence à des fins politiques et bien cet homme par hasard ou non est depuis le mois de février dernier sous mandat de dépôt il est détenu est-ce parce qu'il a exposé des faits qui ont été très rapidement nettoyés sur les réseaux sociaux sur internet qui montraient l'existence de ce conseiller technique numéro 6 monsieur Belébad est-ce que la France est une responsabilité par exemple dans ce sort là ce sont des questions qui m'apparaissent très importantes de traiter parce que on voit encore une fois une absence de distanciation complète de la France et en général des puissances étrangères à l'égard du régime actuel malgré les violences qu'ils ont commis et il y a quelque chose là qui en effet pose question mais qui ne se réglera pas judiciairement parlant je pense qu'une partie de l'Afrique a pris le chemin de la souverainisation d'une nouvelle phase de la décolonisation et que en faisant cela elle est en train de se doter peuple après peuple d'instruments qui lui permettront de se protéger des ingérences étrangères de protéger son peuple et d'agir par conséquent votre protection il ne m'appartient pas de me dire laquelle sera la meilleure il ne m'appartient pas de dire quel chemin doit prendre tel ou tel individu sénégalais pour amener à ce changement et amener à la fin de l'impunité il m'appartient moi simplement à partir des éléments que je reçois de qualifier ou disqualifier ceux-ci de le considérer comme constitutif ou non d'un crime évidemment seulement déjà commis parce que la politique pénale ne peut pas être prédictive et à partir de là essayer de faire des points d'étape qui on espère produiront des effets et empêcheront que d'autres violences se commettent à l'avenir sans m'immiscer au-delà et sans peser sur encore une fois le destin souverain de cette population qui n'a pas besoin de moi qui n'a pas besoin de quiconque d'autre que d'elle-même mais qui évidemment dans un rapport de force comme celui qui est en place aujourd'hui doit essayer de faire contrepoids aux influences étrangères qui cherchent par tout moyen à soutenir le régime actuel c'est notre rôle de faire contrepoids d'équilibrer la situation sans essayer de nous attribuer un rôle supplémentaire toujours en suivant les instructions de nos clients que ce soit dans cette affaire les victimes directes que ce soit dans d'autres des personnes qui nous ont désigné et en restant à notre place humblement mais fermement aussi par rapport aux actions que nous avons recensées et constatées on va peut-être prendre deux dernières questions et si cela vous convient bonjour bonjour maître c'est ici à moi c'est cher Armiti Yandium comme Maïmouna nous sommes venus de Dakar pour assister à cette conférence de presse je suis le secrétaire général du parti de l'unité du rassemblement membre de la coalition EUAS Canui au nom de la coalition EUAS Canui nous vous disons merci et félicitations pour le travail que vous avez abattu et nous vous encourageons d'autant plus que nous connaissons nous savons très bien la pression que vous subissez du fait du travail extrêmement important que vous abattez je ne vous ai pas entendu lors de durant votre exposé faire référence à ce qui est en train de ce que subit actuellement le président Semenso Enko la séquestration le fait qu'il soit empêché de sortir de chez lui qui effectivement au terme du statut de l'article 7 du statut de Rome est un crime contre l'immunité d'autant plus que la coalition EUAS Canui a demandé à tous les Sénégalais de se rendre le 25 pour lever ce blocus qui est illégal qui n'est basé sur aucune instruction sur aucune ordonnance au-delà de de de de de ne pas en avoir fait part dans votre exposé que conseillez-vous aux forces de l'ordre qui aujourd'hui considère qu'ils exécutent simplement des décisions que leurs supérieurs leur demandent de faire lorsqu'un ordre est manifestement illégal il n'y a pas de possibilité de prendre prétexte de l'existence de cet ordre pour échapper à sa responsabilité c'est pour ça que nous sommes allés très très bas dans la chaîne de responsabilité nous avons même des exécutants simples au sein qui ne sont pas gradés au sein des forces de l'ordre car nous considérons qu'ils sont en tant qu'exécutants de ces ordres des responsables de crimes contre l'humanité nous avons fait un message sur les personnes qui participaient à la détention arbitraire de monsieur Sonko aujourd'hui aux forces de l'ordre qui sont impliquées nous avons indiqué qu'ils étaient en train de commettre un crime avant tout en droit sénégalais parce qu'il n'y a aucune décision de justice aujourd'hui concernant l'arrestation de monsieur Sonko parce qu'il n'y a aucun mandat de magistrat qui justifie la détention qu'il subit donc avant même d'en arriver à une responsabilité pénale internationale ils encourt déjà des peines qui vont jusqu'à dans mon souvenir 20 ans de travaux forcés selon le code pénal sénégalais ces individus ils sont identifiés nous savons exactement qui aujourd'hui participe à cette détention arbitraire nous savons quelles sont les compagnies les brigades nous savons quels sont les individus qui normalement sont à tiès ceux qui viennent de Dakar libérés rouges libérés nous les avons tous identifiés la chaîne de commandement aussi et il leur appartient de prendre leur responsabilité dans un cadre dont l'on comprend qu'ils soient contraints on comprend qu'ils soient difficiles dans un pays comme le Sénégal aujourd'hui de désobéir à des ordres mais nous leur avons rappelé d'une part que c'était leur obligation que d'autre part des actes comme celui qui consiste à gazer des avocats qui viennent voir leurs clients sont constitutifs de crimes et enfin et enfin qu'ils doivent je leur conseille de demander d'une part des ordres écrits sur ce qu'ils font et d'autre part mettre par écrit leur opposition à ces ordres que des justifications consistant le fait qu'oralement ils se seraient opposés ne suffiront pas et ce que nous voyons c'est que pour l'instant ils sont un peu trop tranquilles et que donc a priori il n'y a même pas d'inquiétude particulière à ce stade encore quant au fait que ce qu'ils sont en train de commettre consiste en un des crimes quand même les plus importants dans un système de droit qui consiste à en dehors de tout cadre judiciaire alors que vous êtes doté d'un mandat légal utiliser vos attributs en tant que force de l'ordre pour commettre des inégalités et détourner vos instruments et ça c'est quelque chose qui devrait particulièrement préoccuper les Sénégalais parce que lorsque vous avez des forces de l'ordre qui ne respectent pas l'ordre qui est adopté par les représentants du peuple donc par la souveraineté nationale la loi et bien il y a de quoi s'inquiéter sur son destin personnel et encore une fois quelle que soit votre destination politique et vos idées politiques il y a là en mon sens un problème fondamental donc évidemment la situation de M. Sonko participe pleinement à ce que nous dénonçons pour une raison très simple le ciblage politique d'une grande partie de ces violences dont il est une victime dont ses cadres dirigeants de son parti sont victimes et jusqu'à preuve du contraire il n'y a aucun acte de leur part justifiant l'usage de la violence justifiant la répression dont ils sont objet est inacceptable et évidemment constitutif de la situation actuelle bonjour et elle l'est elle l'est ne serait-ce que parce que justement en fait elle signe elle signe le fait que ces violences sont commises à des fins politiques et c'est là où on est sur un usage de la violence qui n'est pas débridé ou qui n'est pas le fait d'un manque de formation des forces de l'ordre ou qui n'est pas fait du fait au contraire c'est-à-dire qu'il y a une violence qui est dirigée politiquement et donc il faut bien distinguer notre opinion politique notre appréciation ou non du programme politique d'Ousmane Sonko de la coalition de qui que ce soit et le fait que pour le combattre pour l'empêcher d'être entendu et reconnu par des suffrages qu'il gagne ou qu'il perde il y a un usage de violence ce qui constitue en fait le crime contre l'humanité parce que l'attaque contre une population civile générale ou systématique en l'occurrence c'est les deux elle repose sur le fait que cette population civile soit ciblée et l'un des critères de ciblage peut-être l'opinion politique en fait et donc le fait contrairement à ce que l'on peut penser c'est un facteur aggravant c'est un facteur constitutif du crime contre l'humanité le fait que ce soit justement un groupement politique identifié qui soit au premier titre ciblé encore plus quand c'est un groupement politique qui contrairement à ce qui a été affirmé a priori en tout cas jusqu'ici n'ordonne pas de violence et depuis des années au contraire les subit sans avoir provoqué un retour parce que je pense que c'est un argument peut-être plus spéculatif mais qui est important après ces années d'existence si la coalition si monsieur Sonko avait souhaité obtenir des armements opérer une déstabilisation réelle et profonde du pays s'allier avec la Russie la Chine on ne sait quelle autre puissance pour faire rentrer des moyens de provoquer une subversion au sein de ce territoire il l'aurait fait on est sur une situation c'est là où c'est l'avantage de cette situation où la durée la durée nous permet d'établir de clarifier vous voyez quand en mars 2021 monsieur Diom parlait de forces occultes pourquoi pas le ministre de l'intérieur d'un pays souverain vous dit il y a des personnes infiltrées qui commettent des violences etc le doute pouvait exister et on attendait que dans les jours les semaines les mois qui viennent qui suivent grâce aux forces d'enquête des magistrats etc des éléments tangibles permettent de démontrer ces propos et à partir de là de dire bah oui peut-être qu'en effet ça vient d'une politique d'estabilité la réalité c'est que depuis mars 2021 et les allégations qui ont été entendues tout à l'heure il n'y a aucune preuve qui a été apportée de celle-ci je ne vous demande pas d'apporter 700 preuves comme on l'a fait et plus de 4500 qui sont plus des éléments des indices etc mais au moins essayer d'établir quelque chose et quand ça a été établi tentativement lors de cette conférence de presse d'Ibrahim Adiop il y a quelques semaines on s'est rendu compte que les éléments qui étaient présentés par le gouvernement correspondaient en fait non pas à des manifestants infiltrés non pas à des guinéens puisque ça aussi la xénophobie qui consiste à expulser 90 ressortissants guinéens parce qu'il est facile de les expulser pour essayer de leur attribuer la responsabilité de la situation alors que contrairement à ce qui a été affirmé ils ne sont évidemment en rien responsables ils n'étaient pas présents lors des manifestations et qu'en réalité les personnes que l'on montre sont des collaborateurs réguliers des forces de police et que l'on retrouve ensuite des dizaines de vidéos où on les voit récupérer des armes de la main des policiers directement rentrer dans des pick-up de police et agir de concert avec eux et que donc l'infiltré supposé était en effet un infiltré mais un nervi du gouvernement et bien on se rend compte que ces campagnes de propagande et des informations ne tiennent pas et nous ce que l'on a essayé absolument d'éviter ce que je pense on a réussi à éviter c'est de rentrer dans ces jeux là c'est à dire qu'en ayant une rigueur absolue sur la sélection des éléments en s'assurant qu'il soit vérifié une fois, deux fois, trois fois s'assurer vraiment qu'il se soit incontestable et que justement on puisse revenir dans un an dans deux ans dans trois ans sur les affirmations que l'on a faites et à l'exact opposé des affirmations de monsieur Diom se rendre compte que nous étions des hommes intègres pour reprendre la terminologie utilisée par une grande figure politique du continent et que les propos que nous avions tenus étaient non seulement véridiques mais vérifiés dès le moment où ils ont été tenus et que nous n'avons pas porté des accusations en l'air ou gratuitement Bonjour donc Ebrah Nia Ika News je vais rejoindre Mme Bousso par rapport aux inquiétudes qu'elle a pour le troisième mandat le forcing et pour cela permettez-moi de faire un parallélisme pour moi le président Maxal c'est comme un automobiliste qui est conscient du danger de l'alcool et qui prend un véhicule et qui fait des dégâts considérables sur les humains il a lui-même dans des vidéos que tout le monde peut retrouver dire que le troisième mandat est un danger ça amène des tensions beaucoup de personnes y perdent leur vie donc là il lance le Sénégal dans cette route est-ce que demain les conséquences pour moi il y aura des conséquences humaines des pertes humaines sur ce troisième mandat est-ce que cela va le fait qu'il est conscient lui-même de se lancer sur cette voie si demain personne ne le souhaite il y a des pertes humaines est-ce que cela pour vous il y aura en tout cas du point de vue de la justice une considération différente en tout cas une considération qui peut appuyer l'acte que vous vous menez là déjà à la CPI bien sûr ce sera un facteur aggravant une fois que sont qualifiés les actes que vous commettez une fois que sont établis les responsabilités si la commission continue et s'aggrave de la même façon qu'il est déterminant pour cette démarche et nous n'aurions pas pu la mener si les violences avaient commencé seulement entre guillemets en mars 2023 l'existence des épisodes précédents de mars 2021 a permis de démontrer non seulement la conscience mais l'absence de nature incidente de ces violences en mars 2021 et au contraire l'usage déterminé et réfléchi de cette violence à des fins politiques la cohérence des pratiques c'est un élément très important dans la caractérisation d'un crime contre l'humanité la répétition la répétition et l'utilisation d'un schéma un schéma qui reproduit les mêmes dispositions de violence et on a vu les mêmes actes ou des actes très similaires se reproduire entre mars 2021 et aujourd'hui et c'est cela qui nous permet de fonder aujourd'hui au-delà de la gravité des crimes en eux-mêmes cette plainte et cette procédure pour crimes contre l'humanité s'il n'y avait eu qu'un épisode cela aurait été compliqué cela aurait suffi à ouvrir un examen préliminaire mais il aurait été compliqué d'aller au-delà et d'établir justement cet usage-là aujourd'hui nous avons suffisamment d'éléments sur une durée suffisamment longue pour pouvoir en confiance saisir ces institutions je voulais vous remercier de votre présence m'excuser de devoir abréger cet échange et vous dire que nous resterons évidemment à disposition dans les jours qui viennent pour réagir en cas de votre présence