Juppé renonce, Fillon s'accroche #cdanslair 06.03.2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 21 %Attaque 51 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:55OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui a fait renoncer Alain Juppé ?
- 3:20RelanceRéponse directe
Vous dites qu'il joue comme s'il avait la main ?
- 5:20OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui a fait qu'on soit passé de Juppé comme solution à Juppé écarté ?
- 5:45OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il s'est passé des choses dans la coulisse qui nous manquent ?
- 7:42OuverteRéponse partielle
Le paysage n'est pas dégagé pour Fillon. Quelle peut être la porte de sortie ?
- 8:09OuverteRéponse directe
Fillon met à distance les sondages. Est-ce un état d'alerte pour la droite ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:18PrésentateurFait
« François Fillon a réussi sa démonstration de force malgré la grêle et les défections du week-end. »
- 0:27PrésentateurFait
« Face à sa détermination, à son obstination, c'est selon Alain Juppé, renonce à jouer les plans B. »
- 1:40PrésentateurChiffre
« Cantar, Sofress, One Point pour LCI et le Figaro, où vous donnez, François Fillon, à 17% des intentions de vote, perdant 3 points en une semaine. »
- 2:16Invité politiqueFait
« L'habileté de Fillon est la force de la primaire. »
- 3:37Invité politiqueChiffre
« Il a les 500 signatures, il en a même 1500 maintenant. »
- 3:45Invité politiqueFait
« Il arrive même à dire, je me renoncerai si je suis mis en examen, et puis finalement, non, je ne renoncerai pas. »
- 3:52Invité politiqueFait
« Mis en examen, on est présumé innocent, on est tout à fait éligible. »
- 5:55Invité politiqueFait
« On a cru le samedi soir qu'il y aurait un accord et on s'est aperçu que finalement, il n'y avait pas d'accord. »
- 6:14Invité politiqueFait
« C'est la ligne de l'identité heureuse, c'est la ligne du rassemblement de la droite et du centre. »
- 12:07Invité politiqueFait
« Je ne suis donc pas en mesure aujourd'hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur. »
- 12:16Invité politiquePromesse
« Je confirme, une bonne fois pour toutes, que je ne serai pas candidat à la présidence de la République. »
- 19:21Invité politiqueChiffre
« En disant Alain Juppé c'est peut-être le plan B mais faites attention, il a été au second tour de la primaire mais parce qu'il y avait 800 000 voix de gauche qui l'ont désigné. »
- 27:00Invité politiqueChiffre
« elle avait perdu 15 points »
- 27:10Invité politiqueFait
« ça fait trois fois en un mois et demi que l'on évoque le plan B »
- 27:22Invité politiqueFait
« il n'y a pas de plan B »
- 27:31Invité politiquePromesse
« j'irai jusqu'au bout même si je suis mis en examen »
- 28:00Invité politiqueFait
« le seul plan B possible c'était Alain Juppé »
- 28:30Invité politiqueFait
« François Fillon a repris la main depuis Trocadéro »
- 34:04InvitéChiffre
« 200 000 pour soutenir François »
- 34:14Invité politiqueFait
« un chiffre sans doute exagéré »
- 35:39Invité politiqueChiffre
« je ne me trompe pas en tête et pas loin de 29-30% »
- 40:38Invité politiqueFait
« il peut développer cette campagne et en effet comme Sarkozy en 2007 essayer de faire baisser le FN »
- 40:54Invité politiqueFait
« Macron n'a ni parti ni élu »
- 45:19Invité politiqueFait
« j'ai l'argent j'ai démis 6 millions je suis candidat personne ne peut me débrancher »
- 46:19Invité politiqueFait
« mis en examen il y a eu quand même une présomption d'innocence »
- 47:26Invité politiqueFait
« le spread c'est l'écart entre les taux d'intérêt français et allemand »
- 48:10Invité politiqueFait
« sortie de l'euro protectionnisme »
- 51:21Invité politiqueFait
« si elle était face à Mélenchon ou face à Hamon, les électeurs de droite par l'abstention ou en votant pour elle pourraient la faire passer »
- 51:31Invité politiqueFait
« Le Pen-Fillon ou Le Pen-Macron »
- 53:34Invité politiqueFait
« si Marine Le Pen est élue, on change complètement d'univers »
- 55:22Invité politiqueFait
« c'est certain, d'abord parce qu'il est mis en examen »
- 55:34Invité politiqueFait
« il était deuxième derrière et Nicolas Sarkozy souvenez-vous de tout le parcours qu'il avait fait pour se remettre en selle »
- 56:15Invité politiqueFait
« j'ai respecté la loi, j'ai rien à me reprocher »
- 56:58Invité politiqueFait
« je lui ai dit depuis le début ne t'arrête pas, va jusqu'au bout »
- 57:05Invité politiqueFait
« François Fillon a dupé tout le monde »
- 57:27PrésentateurChiffre
« c'est le parti qui a payé 200 000 euros »
- 57:31Invité politiqueChiffre
« qui a touché 6 millions je crois sur les 9 qui ont été la cagnotte de la primaire »
- 1:00:52Invité politiquePromesse
« il va triompher »
- 1:01:11Invité politiqueFait
« il y a quand même vraiment matière à aller plus loin dans l'investigation »
Temps de parole
- Invité politique53 %
- Présentateur23 %
- Alain Juppé16 %
- Invité2 %
≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à toutes et à tous, nous attendons vos questions, SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Il est passé entre les gouttes. François Fillon a réussi sa démonstration de force malgré la grêle et les défections du week-end. Face à sa détermination, à son obstination, c'est selon Alain Juppé, renonce à jouer les plans B. Il a tourné le dos à une aventure politique incertaine, incapable, comme il le dit lui-même, de rassembler son camp à un peu plus d'un mois de la présidentielle. Alors ce soir, la droite se retrouve pour une énième réunion de sortie de crise. Le parti, les ténors, cherchent une issue face à une équation qui semble impossible.
Comment contourner un candidat de plus en plus affaibli dans les sondages, mais un candidat qui se dit légitime et inoxydable ? Juppé, renonce, Fillon, s'accroche, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Christophe Barbier, vous êtes éditorialiste à l'hebdomadaire L'Express. Votre édito du jour sur le site du journal est intitulé « Les primaires peuvent être un terrible piège ». Enfin, citons votre dernier livre, « Les derniers jours de la gauche », publié chez Flammarion. Karl Meus, vous êtes journaliste, rédacteur en chef au Figaro Magazine. En une de votre magazine, François Fillon, la contre-attaque.
Françoise Fressos, vous êtes journaliste, éditorialiste au journal Le Monde. En une de votre quotidien, daté du jour, Juppé, renonce et fustige l'obstination de Fillon. Enfin, Edouard Le Cerf, vous êtes directeur politique et opinion de Cantar Public. Vous avez publié hier soir un sondage très commenté, et nous y reviendrons. Cantar, Sofress, One Point pour LCI et le Figaro, où vous donnez, François Fillon, à 17% des intentions de vote, perdant 3 points en une semaine. Bonsoir à tous les quatre. Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. Juppé renonce. Qu'est-ce qui a fait renoncer ? Qu'est-ce qui a fait plier Alain Juppé ? On s'est quitté en fin de semaine.
On disait, c'est l'ombre de Juppé. Il réfléchit. Il sera peut-être le plan B. Il peut être une solution de rassemblement pour la gauche. Aujourd'hui, en 7 minutes, très rapidement, c'est plié. Il n'ira pas. Il ne sera pas candidat à la présidentielle. Il ne sera pas le plan B. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait plier ?
L'habileté de Fillon est la force de la primaire. La force de la primaire fait que quand on a été battu, même deuxième, si celui qui est devant ne veut pas se retirer, on ne peut pas le déloger. La force de la primaire, c'est plus fort qu'un comité politique, qu'un bureau politique, que des manœuvres de coulisses avec des anciens présidents ou des gens qui pensent à l'avenir. C'est devenu pour les partis un moyen de se régénérer, mais en cas de problème, c'est un piège. Ça enferme les partis. Et puis l'habileté de Fillon aussi. Fillon a bien géré cette phase-là.
La dramatisation, le jour où il devait aller au salon d'agriculture, un meeting à Nîmes réussi, un autre plutôt raté au Bervilliers, cette convocation de la foule sur la place du Trocadéro pour une manifestation qui devait être un défi à la justice, qui devient une manifestation de solidarité avec le candidat, suivie d'un vinteur très bien géré, où il réaffirme sa détermination tout en reconnaissant des erreurs, ce mélange de mea culpa et de ténacité qui fait la force de Fillon depuis le début de cette affaire. Il ressemble un peu à un pêcheur à la ligne, vous savez, qui veut attraper le poisson, donc parfois il lui donne du mou, puis parfois il tire.
Il joue comme cela avec les nerfs de ses camarades, donnant l'impression qu'il va céder pour mieux ressaisir un peu sa candidature.
C'est étonnant ce que vous dites. Vous dites qu'il joue comme s'il avait la main. On avait cru comprendre ces derniers jours, que c'était un homme acculé, qui enregistrait des défections dans son camp, qui voyait une partie de son parti politique lui tourner le dos. Il a repris la main. C'est ça qu'on nous dit ?
Oui, il a repris la main parce qu'il a les 500 signatures, il en a même 1500 maintenant, il a les parrainages, il a l'argent de la primaire, il a gagné cette primaire, ça lui donne une légitimité que personne ne peut arrêter. Il arrive même à dire, je me renoncerai si je suis mis en examen, et puis finalement, non, je ne renoncerai pas. Il a raison juridiquement. Mis en examen, on est présumé innocent, on est tout à fait éligible. Et en même temps, trahir sa parole, c'est fatal. Malgré toutes les défections, il arrive encore aujourd'hui, encore ce soir, à être celui qui peut s'obstiner. C'est un joueur de poker, on est dans une partie de poker aujourd'hui.
Tous les autres autour de la table étaient persuadés que François Fillon allait se coucher, il n'avait pas de jeu. Et en fait, qui s'est couché ? C'est Alain Juppé. Parce que le plus clair de cette journée, enfin de ces 3-4 jours, c'est qu'Alain Juppé n'a aucun jeu dans sa main. Parce qu'Alain Juppé ne pouvait être candidat, il ne s'est mis dans cette situation-là, que si François Fillon renonçait. Ça, François Fillon l'a très bien compris. Donc c'est lui en réalité qui avait le plus d'atouts. En management, on appelle ça aussi mettre le petit singe sur l'épaule du voisin. Vous savez, quand vos subordonnés vous disent « J'ai un problème, c'est à toi de le régler.
» Hop, ils vous mettent le petit singe, règle-le. Et bien là, François Fillon, ce qu'il a fait, il a mis le singe sur l'épaule des autres en disant « Moi, je reste. À vous de vous débrouiller. »
Débrouillez-vous.
Et il a réussi, comme le dit Christophe Barbier, à totalement retourner la situation. C'est-à-dire que c'était un homme seul, c'était un homme qui n'allait réunir personne au Trocadéro, sur un mot d'ordre contesté. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'il a démontré ? Il y a du monde qui est venu, en trois jours. Pas facile à faire. Deux, que les mots d'ordre, c'était « on le soutient ». Et trois, autour de lui, mine de rien. Il n'y avait pas que des fillonistes. On en reparlera, j'imagine, tout à l'heure. Mais enfin, il y avait quand même les sarcosistes Châtel, Ciotti, Jacob. Ce n'est pas rien.
Mais qu'est-ce qui a fait qu'on ait passé de ce jeudi, vendredi, parce qu'on suit le film, le feuilleton absolument incroyable de cette présidentielle quasiment heure par heure, où on s'est dit « le seul qui peut rassembler la famille, c'est le numéro deux, c'est Alain Juppé, qui a une légitimité », à aujourd'hui un plombé écarté d'un revers de la main et qui semble ne même plus être un sujet, Françoise Fressot. Est-ce qu'il s'est passé des choses dans la coulisse qui nous manquent ce soir pour comprendre ?
Je pense qu'il y a eu effectivement des discussions assez approfondies, notamment entre François Fillon et Nicolas Sarkozy. On a cru le samedi soir qu'il y aurait un accord et on s'est aperçu que finalement, il n'y avait pas d'accord. Je pense qu'il y a un problème de ligne. Je pense que fondamentalement, il y a un gros problème de ligne, c'est-à-dire que Nicolas Sarkozy, au fond, soutient la ligne de François Fillon. Et Alain Juppé a été battu à la primaire sur une ligne qui n'est pas celle-là. C'est la ligne de l'identité heureuse, c'est la ligne du rassemblement de la droite et du centre.
Je pense que François Fillon et Nicolas Sarkozy, eux, font le calcul que, pour lutter contre l'extrême droite, il faut être identitairement très à droite. Et donc, je pense que c'est là-dessus aussi. Alors, je pense qu'il y a aussi des enjeux psychologiques importants. Je pense que François Fillon, c'est son moment. Il a 63 ans, on l'a traité de collaborateur, on l'a traité de monsieur nobody. dit, tant qu'il aura la main et tant qu'il se dit, après tout, personne ne peut me déloger de cette primaire, il jouera jusqu'au bout. Et je trouve qu'il est assez habile, effectivement. Il était complètement isolé vendredi.
On a l'impression d'un forcené qui allait mettre à bas la justice du pays, contester les institutions. Et grâce à cette manifestation, il a réussi à en faire un moment politique. Et dans ce que dit Juppé ce matin, il dit, si une partie de la droite s'est radicalisée, je ne peux plus être le réconciliateur. Et je pense que c'est ça profondément qui se joue, c'est qu'on a maintenant deux droites. Et je pense que Juppé n'était pas d'accord, ni avec Sarkozy, ni avec Fillon, sur est-ce qu'il faut continuer à faire de la droite aussi identitairement forte. Je pense que lui, il était vraiment sur le rassemblement. Et d'ailleurs, il a été très meurtri de sa défaite à la primaire.
Parce qu'il a dit, moi je suis tombé sur des convictions profondes. Et je pense qu'il était incapable, si vous voulez, s'il avait repris le flambeau, il aurait été incapable de lui demander de faire ce qu'on lui demandait de faire. C'est-à-dire de reprendre le projet de François Fillon, les discours de François Fillon et les hommes qui sont autour de François Fillon.
Alors, le paysage n'est pas pour autant totalement dégagé pour François Fillon. Il y a des réunions qui sont prévues au sein même du parti où tous les ténors vont se retrouver pour savoir s'il y a une porte de sortie. Quelle peut être cette porte de sortie ? On va revenir dans le détail sur le rôle que jouent les Sarkozy, ce qui disent à François Fillon, dans les mauvaises nouvelles quand même de ces derniers jours pour François Fillon, il y a les Français, il y a l'opinion, il y a les sondages.
Oui, c'est vrai qu'il met à distance les sondages de la manière la plus forte possible. D'abord, en utilisant le trocadéro comme étant une expression de l'opinion. C'est comme si c'est devenu les Français sont là, nous sommes nombreux.
On l'a entendu, ça, oui.
On l'a entendu. Alors qu'encore une fois, même si on est sur quelques dizaines de milliers, on est sur un corps très réduit, très spécifique, très typé, qui ne correspond même pas, le maire de la droite, en tout cas de ceux qui ont voté pour François Fillon, mais ça n'a rien à voir avec même l'électorat potentiel de François Fillon. Mais par un truchement, par une sorte de jeu de passe-passe, il dit, voilà, les Français sont là, regardez le trocadéro, le trocadéro, c'est la France et c'est la France qui va voter pour moi.
Alors que pourtant, c'est vrai que le dernier sondage, celui qu'on a sorti hier notamment, était un sondage qui était mauvais, mauvais en ce sens qu'il y avait non seulement les trois points perdus en intention de vote, mais surtout, y compris auprès des sympathisants les Républicains, y compris auprès de ceux qui s'apprêtent à voter François Fillon, eh bien le pronostic de victoire était dégradé. L'image présidentielle...
C'est important le pronostic de victoire ?
C'est important parce qu'à un moment, lorsque vous entrez dans une campagne, lorsque vous avancez dans la campagne, vous avez besoin de mettre en cohérence, j'allais dire, votre souhait de victoire et votre pronostic de victoire. Si vous souhaitez la victoire d'un candidat, si vous dites que vous allez voter pour lui, mais si au final, vous n'y croyez pas vraiment, c'est moins solide. Alors il y avait ça. Il s'est raccroché sans doute à un élément du sondage, un élément qui est la certitude de choix. Et encore une fois, là, c'est peut-être une analyse un peu bizarre. Mais la certitude de choix, pourquoi ?
Parce que son électorat, certes réduit à 17%, apparaissait comme relativement, sur de lui, 6 sur 10. Ce qui n'est pas mal, à l'aune de ce que l'on voit sur les autres candidats, c'est moins que Marine Le Pen, mais ce n'est pas mal. Sauf que pourquoi est-ce que c'est encore relativement solide ? Parce que le corps électoral, il est réduit. Et lorsque vous descendez, et si on descendait à 15, si on descendait à 12, peut-être que cette certitude de choix sera encore plus forte. Oui, bien sûr. Parce que finalement, vous êtes sur le dernier carré de ceux qui y croient coûte que coûte.
Pour bien apprécier ce chiffre-là, même s'il faut bien entendu garder la bonne distance avec les sondages à un peu plus d'un mois et demi du vote, est-ce que ce 17%, c'est un état d'alerte pour la droite républicaine ? Il est à quelques points devant Benoît Hamon. On ne va pas faire la course de petits chevaux, savoir qui passe devant le sein, mais est-ce que ça raconte quelque chose parce que l'un des arguments qui est évoqué par ses proches, en tout cas les ténors de la droite, c'est de dire que la victoire va nous passer sous le nez ?
C'est d'abord un point d'alerte, d'abord parce qu'il est troisième, ensuite parce que le transfert a lieu en faveur d'Emmanuel Macron. C'est vrai qu'on voit Emmanuel Macron à 25% dans la même enquête, 26% pour Marine Le Pen, et donc il est à 8 points. Donc c'est un écart qui est relativement important. Et en plus, c'est qu'un corps électoral qui a vraiment aujourd'hui, comme le disait d'une certaine manière Alain Juppé, une forme de typicité. Alors radicalisation, c'est peut-être un mot un peu fort, mais en tout cas il est très typique, il est âgé, il est dans les retraités, dans les inactifs, beaucoup plus que celui qu'aurait pu avoir, mais qu'il n'aura pas, Alain Juppé.
Alors on y revient, Alain Juppé, il avait la voix blanche, l'œil noir, et les mots qui claquent. Alain Juppé ce matin à Bordeaux, en 7 minutes, a fermé la porte à une candidature à la présidentielle, sans oublier quand même, et c'est important au passage, de dire tout le mal qu'il pensait de l'obstination de François Fillon dit quelques heures après, le candidat Fillon s'offrait une ovation auprès des patrons comme un encouragement de plus à poursuivre sa campagne, malgré les sondages, on l'a bien compris, et les défections. Gladys Laffitte, Laurent Hirsch, et Stéphane Lopez.
Malgré la tempête, François Fillon continue sa route vers l'Elysée, revigoré par les applaudissements nombreux des patrons des petites et moyennes entreprises, à qui il est venu parler programme, et seulement programme.
Oui, il faut casser la baraque pour la reconstruire autrement.
Une heure plus tôt, le plan J de la droite, Alain Juppé, refuse définitivement d'être la solution de secours.
Je ne suis donc pas en mesure, aujourd'hui, de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur, et c'est pourquoi je confirme, une bonne fois pour toutes, que je ne serai pas candidat à la présidence de la République.
Pas candidat, mais pas soutien non plus de François Fillon. Le maire de Bordeaux lâche ses coups, évoquant avec gravité le gâchis auquel il assiste.
Aujourd'hui, ce rassemblement est devenu plus difficile encore. une partie du centre que certains d'entre nous ont rudement stigmatisé nous a quitté. Comme l'a montré la manifestation d'hier au Trocadéro, le noyau des militants et sympathisants LR s'est radicalisé. François Fillon n'a cessé d'affirmer sa détermination et hier soir encore son obstination. Ce n'est pas des anciens candidats à la primaire qui vont prendre la décision à ma place.
Je suis le seul à pouvoir le faire. Je ne suis pas du tout enfermé, je ne suis pas du tout autiste. Je veux convaincre mes amis que le projet que je propose est le seul qui nous permet de redresser le pays.
Mais ses amis cherchent pourtant encore une sortie de crise. A commencer par Nicolas Sarkozy et ses proches. Réunis ce matin à Paris, ils appellent François Fillon à se trouver un successeur. L'ancien président lui propose même une rencontre a priori demain après-midi.
Face à la gravité de la situation que connaissent la droite et le centre, chacun a le devoir de tout faire pour préserver l'unité qui est la condition de l'alternance. Je propose
à François Fillon
et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer.
Et pour la droite, il y a urgence car François Fillon continue de dégringoler dans les sondages. Il passe en dessous des 20% d'intention de vote, loin derrière Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Alors l'hypothèse François Baroin refait surface.
L'unité
de la famille.
Une candidature poussée par ces élus qui se disent orphelins après le renoncement d'Alain Juppé.
Nous avons le devoir notre famille politique, les Républicains et le centre de présenter dès le premier tour même si Fillon se maintient un candidat qui soit un candidat de renouvellement, une nouvelle génération, porteur d'avenir, d'espérance, homme d'expérience et humaniste. Je pense immédiatement évidemment à François Baroin.
Même contesté, François Fillon continue sa campagne. Il se déplace demain en meeting à Orléans. Mais avant cela, il devra affronter ce soir le comité politique et les cadres du parti convoqués en avance pour évaluer la situation. Alors nous avons vu dans ce reportage la charge d'Alain Juppé contre François Fillon. Il paraît qu'en foot on dit laissez traîner la semelle. Il renonce mais il met la forme et c'est assez violent à l'encontre de François Fillon. Est-ce qu'il était obligé de faire ça ?
Je pense que ça doit être extrêmement agaçant et extrêmement humiliant pour Alain Juppé d'accumuler les défaites et les discours de défaite. Il est défait au soir du premier tour, il est défait largement au soir du second tour de la primaire et ça fait plusieurs fois depuis le début de cette affaire Pénélope Fillon qu'on lui demande et qu'il est obligé de dire non, non, non, je n'ai pas une tête de plombée. Une nouvelle fois dans l'escalier de la mairie de Bordeaux solennellement venir de manière un peu humiliante dire non, je ne serai pas candidat, je comprends qu'il ait eu un peu de ressentiment et qu'il ait voulu donner une leçon.
Par ailleurs, il montre bien à quel point la droite s'est enferrée dans un piège puisque personne ne peut contester à François Fillon qu'il est le candidat légitime issu de la primaire et personne ne peut nier en effet que son affaire et sa gestion de l'affaire précipitent la droite vers un scénario catastrophe.
Est-ce que ce n'est pas aussi un moyen d'affaiblir de nouveau François Fillon que de faire ce diagnostic-là qui est d'une droite au fond de deux droites irréconciliables comme le disait tout à l'heure François Spressoz ? Je crois que tous ces gens qui s'expriment
autant Sarkozy que Juppé autant ceux qu'on a entendus la semaine dernière là chez Fillon tous ceux-là pensent que c'est perdu que c'est fichu et qu'il faut préparer la suite alors évidemment faire payer le chapeau de la défaite à François Fillon et puis essayer de mettre la main sur le parti pour avoir des législatives qui pourraient amener de bonnes surprises.
François Spressoz ?
Il faut se souvenir que quand Alain Juppé pensait gagner la primaire il avait Fillon comme allié c'est-à-dire que pour lui c'était automatique que Fillon allait le rejoindre parce qu'ils étaient extrêmement proches et je pense qu'il y a quelque chose qui a choqué Alain Juppé c'est la défense de François Fillon attaqué par les juges qui a immédiatement contre-attaqué en disant c'est un assassinat politique mais semblant mettre en cause la justice et tout d'un coup on a découvert un François Fillon enfin il avait 35 ans de vie politique c'était quelqu'un qui était pleinement dans le système quelqu'un de très mesuré et il a tout d'un coup semblé dévier vers une candidature hors système mettant en cause les institutions les juges les élus et je pense que Juppé a été profondément choqué en disant mais je ne reconnais plus cet homme il est en train d'aller dans le mur parce qu'il ne veut pas renoncer donc je pense qu'il y a ça aussi qu'a voulu acter Alain Juppé en disant je ne retrouve pas je ne reconnais plus le François Fillon avec qui j'ai travaillé que j'ai apprécié il est en train de complètement partir à la dérive donc il y a ça et puis il y a aussi tout ce qu'on entendait hier à la manifestation c'était des gens qui soutenaient François Fillon et qui disaient moi je ne voterai pas Juppé je préfère voter blanc ou Front National et ça je pense que ça a énormément écœuré les Juppéistes en disant mais si on en est là l'état de la droite c'est ça c'est pas possible je crois que c'est ça ce ressentiment qui est en train de ressortir
ça fait un peu mauvais perdant quand même parce que ce qu'on entendait le vendredi le jeudi c'était Alain Juppé se tient prêt il est prêt à y aller les parrainages arrivent ses amis sont en train de s'organiser donc on se disait ben voilà tout est en place sauf qu'au dernier moment refus d'obstacle je n'y vais que si François Fillon renonce ah oui mais François Fillon ne renonce pas donc que fait Alain Juppé ?
ah ben alors il s'obstine donc je n'y vais pas excusez-moi mais un Jacques Chirac dans une pareille situation il renverse l'obstacle il y va c'est la différence peut-être entre la carrière et le destin je ne dis pas que ça aurait été gagnant s'il y était allé mais il aurait provoqué quelque chose
alors que veut Alain Juppé ? c'est une question qui nous est posée ce soir par une téléspectatrice ou un téléspectateur de Cédon L'Air que veut Juppé ? d'un côté il se désiste et de l'autre il ne soutient pas Fillon
c'est ça le problème c'est que du coup c'est lui ça va être un peu gros ce que je vais dire mais c'est lui qui prend le risque aussi de porter le chapeau de la division parce qu'au fond en disant il est obstiné et en étant très critique sur lui il prend le risque d'encourager ses amis jupéistes à ne pas soutenir François Fillon à ne pas re-soutenir parce qu'il a été parti oui, alors ça oui non mais c'est ça le problème et c'est ce que Nicolas Sarkozy dit depuis plusieurs jours à tous ceux qui le reçoivent c'est qu'en disant Alain Juppé c'est peut-être le plan B mais faites attention il a été au second tour de la primaire mais parce qu'il y avait 800 000 voix de gauche qui l'ont désigné vous enlevez les 800 000 voix de gauche c'est Nicolas Sarkozy qui est deuxième si Alain Juppé arrive il y a une grande partie de l'électorat qui part sur le Front National aujourd'hui les sondages mettent Juppé en tête mais sur une campagne est-ce que cet électorat-là ne va pas se déliter est-ce qu'il n'y a pas un problème de campagne on l'a vu au moment de la primaire Alain Juppé dans les débats ce n'était pas évident or il était avec des gens de son parti là il sera avec des débats face à Emmanuel Macron Benoît Hamant Jean-Luc Mélenchon qui ne lui feront pas de cadeaux il serait il serait
il serait il aurait été parce qu'il y a eu des sondages c'est intéressant de le rappeler qui montraient qu'en cas de candidature Juppé il serait qualifié lui pour le second tour il a fait un constat qui est encore une fois un des moments importants de cette matinée il dit je n'étais pas en mesure de rassembler mon camp
il a dit ça il a dit parce que justement le corps électoral de la droite est aujourd'hui complètement dispersé il prend une hauteur telle j'allais dire par rapport à ce qui se passe il dit je n'entrerai pas dans les tractations c'est à dire qu'à la fois il se retire il se met de côté et il se positionne en hauteur il fait lui aussi référence au général de Gaulle et il sait il fait le constat aussi que les électeurs de droite sont un peu perdus aujourd'hui on voit bien les appels au général de Gaulle sont quotidiens on fait effectivement référence au général de Gaulle que ce soit chez les hommes politiques revient, revient il ne reviendra pas non plus mais en tout cas il a Alain Juppé fait ce constat ça m'est apparu froid comme une colère c'est à dire qu'effectivement c'est à la fois très froid très net comme un coup de couteau il fait un constat qui pour une partie est juste celle sur l'électorat de droite qui est aujourd'hui dispersée et qui va avoir bien du mal que qui ce soit revient du mal à reconstituer il fait ce constat là mais aussi il ne livre pas les solutions il dit maintenant je vous laisse une tractation comme s'il se plaçait à distance d'un monde politique dont il avait fait le constat que finalement il n'y avait plus grand chose à en tirer donc il fallait mieux se retirer encore une fois de côté et en hauteur je crains pour lui que le chemin de croix ne soit pas fini parce qu'il va être candidat à la présidentielle Juppé parce qu'il va y avoir plus de 500 parrainages sans doute qui ont été postés jeudi, vendredi et qui vont arriver donc le conseil constitutionnel va considérer la validité de cette candidature mais va se tourner bien entendu vers Alain Juppé pour dire est-ce que vous êtes candidat puisque vous avez plus de 500 parrain dans le corps électoral concerné donc il va devoir dire une fois de plus non et puis il y aura le 15 mars le 15 mars va être une journée terrible pour François Fillon dans quel état va-t-il sortir le soir mis en examen ou pas avec des chefs de mise en examen accablants ou non et là il va y avoir encore dans les dernières 48 heures peut-être une nouvelle pression sur Alain Juppé pour que finalement il n'y aille plus ce qu'il aura à l'essentiel
vous ne tournez pas la page Juppé Christophe Barbier lui il la tourne mais je pense que
moi je la tourne moi je pense que de toute façon depuis le début la logique de la primaire est plus forte que celle des partis les partis sont morts par des phénomènes extra-partisans l'affaire Fillon le montre à droite l'affaire Macron le montre à gauche maintenant il va y avoir des tentatives de dégommer Fillon jusqu'à la dernière minute pas pour gagner la présidentielle pas pour convaincre Alain Juppé finalement le 16 mars au matin de se dire allez oh finalement j'y vais non pour préparer l'après l'après c'est la mainmise sur la droite pour sur une base idéologique à rénover post-sarkozienne en fait exister aux législatives éventuellement être majoritaire et imposer la cohabitation aux vainqueurs et si ce n'est pour être majoritaire du moins pour préparer le quinquennat suivant
vous nous dites que la droite enfin cette droite là que dans les états-majors on a accepté la défaite
c'est pas qu'on l'a accepté c'est que en fait le problème est le suivant c'est que elle était imperdable la campagne en novembre et là ils font tous le constat qu'elle devient extrêmement difficile à gagner quel que soit le candidat parce que si c'est Fillon et bien effectivement c'est le feuilleton judiciaire qui continue et donc il n'arrive pas s'exprimer sur le fond et donc on n'arrive même pas à avoir un débat de fond sur la présidentielle moi je trouve que c'est très grave pour l'ensemble du théâtre politique c'est-à-dire qu'on n'arrive pas à débattre et si jamais c'est quelqu'un d'autre si c'est Juppé je crois qu'aussi Juppé a fait le raisonnement que si c'était lui qui se présentait c'était pas sûr qu'il gagne du tout donc on en est là au niveau de la droite donc qui doit endosser la défaite effectivement et il y a tous les calculs de l'après premier tour et deuxième tour
et Nicolas Sarkozy fait son entrée cette fois clairement dans le jeu avec un communiqué disant il faut qu'on se voit avec François Fillon et Alain Juppé qu'est-ce qui pourrait se passer il y a des gens qui vous regardent ce soir qui suivent c'est-à-dire ces feuilletons c'est moins drôle qu'un feuilleton enfin bon il y a des rebondissements ça c'est sûr qui suivent en tout cas cette actualité au jour le jour et qui aujourd'hui comme nous tous se disent que peut-il se passer Juppé est écarté il refuse d'être le plombé on entend depuis ce matin des gens nous dire oui Barouin se prépare est-ce que c'est possible est-ce que François Fillon peut s'imposer d'ores et déjà après le week-end qu'on vient de passer comme le candidat de la droite est-ce qu'il reste du centre on en est où qu'est-ce qui peut se passer aujourd'hui
la seule chose qu'on peut voir c'est qu'il a été abandonné à peu près par 200 élus François Fillon le carré qui est autour de lui ce sont des sarkozistes c'est Barouin c'est Wauquet voilà donc le dernier carré c'est ça si jamais ce carré se retire est-ce qu'il peut faire campagne tout seul difficile maintenant est-ce que si c'est Barouin moi je vois pas Juppé aller soutenir Barouin parce que Barouin a tout fait pour que ce soit pas Juppé donc vous voyez c'est compliqué si c'est Barouin est-ce que les autres jeunes du parti vont accepter qu'il se pousse du col et tout est-ce que Barouin lui-même a très envie d'y aller bref à chaque fois qu'on tourne autour du plan B on bute sur cette difficulté qu'il n'y a pas de consensus à la suite et c'est ce que dit Fillon en fait à la télévision le jour il dit d'abord moi je peux je ne quitte pas mon poste et qui peut me dégommer en fait c'est un peu ça la question
et on a une partie de la droite qu'on entendait dans ce reportage qui dit bah deux candidats gardons François Fillon puisqu'il ne veut pas partir et acceptons qu'il y ait un autre candidat qui serait soutenu par le parti ça fait partie des possibilités ou pas ?
c'est naturellement tout l'inverse que François Fillon doit viser parce que cette campagne on a parlé de campagne introuvable on a parlé de campagne folle moi il me semble que lorsqu'on regarde aujourd'hui l'état de l'opinion c'est une campagne à rebours c'est à dire que normalement vous avancez dans la campagne c'est une campagne avec des gens qui ne deviennent plus sûrs de leur choix avec une offre politique qui se structure avec des camps qui sont capables de s'opposer sur des éléments programmatiques aujourd'hui ce débat n'a pas lieu et donc vous avez un électorat qui est en train entre guillemets de se rétracter il s'intéresse un peu moins à la campagne il est un peu moins sûr d'aller voter il est de toute façon moins sûr de son choix François Fillon a un objectif sans doute aujourd'hui si c'est lui c'est de dire que c'est lui et c'est de ne plus laisser que plein d'autres continuent à nourrir ces éléments là est-ce que ce sera possible avant le 17 ?
ça n'est pas sûr et donc il y a sans doute encore une quinzaine de jours à attendre avec 10 idées échafaudées
c'est intéressant ce que vous dites parce que c'est vrai qu'à chaque jour on se dit bon cette fois c'est bon cette fois ça y est on a la solution cette fois on peut rentrer réellement dans la campagne
mais que ce soit pour ou contre l'électeur a besoin aujourd'hui de se positionner il a besoin de se dire bon allez je vais faire un choix on le voit bien même l'électorat Macron on en parlait tout à l'heure de cette intention de vote un des points qui étaient intéressants c'est à dire que lorsque nous avons fait l'enquête la semaine dernière jeudi et vendredi l'hypothèse Juppé était encore là et l'hypothèse Juppé perturbait l'électorat d'Emmanuel Macron une partie sans doute une partie la plus centriste celle qui est venue la rejoindre un peu plus tardivement était perturbée la certitude du choix de l'électorat d'Emmanuel Macron qui certes avait un peu enflé mais à 25% elle avait perdu 15 points c'est à dire qu'en gros on attendait on attendait Godot on attendait quelque chose on attendait qu'il se passe effectivement qu'une offre soit enfin stabilisée pour qu'on puisse choisir ça fait trois fois en un mois et demi que l'on évoque le plan B première fois du 1er au 6 février au moment où l'affaire arrive jusqu'à la conférence de presse de François Fillon qui dit non il n'y a pas de plan B une deuxième fois quand il y a le PNF le juge et tout ça et que François Fillon là dans le Figaro doit dire mais non j'irai jusqu'au bout même si je suis mis en examen et la troisième fois cette semaine cette fois-ci avec Alain Juppé qui lui-même dit bon voilà je ne serai pas le plan B
Donc ça veut dire que c'est fini ? L'épisode du plan B ?
Non mais il n'y avait qu'un plan B tous les autres plans B excusez-moi mais enfin c'est Louis de Funès dans la folie des grandeurs nous conspirons la vieille épouse le perroquet le roi répudie la reine César devient roi je épouse César et je deviens reine
Vous l'attendez bien la réplique Mais oui parce que
à force je l'ai appris par cœur mais parce que honnêtement le seul plan B possible c'était Alain Juppé parce qu'arrivait en deuxième position de la primaire si François Fillon renonce à ce moment-là il y a cette logique-là mais quelle est la légitimité de François Baroin ?
Non mais alors c'est très très net ce que vous êtes en train d'expliquer mais il y a des réunions qui se déroulent en ce moment il y a des réunions qui sont prévues demain avec une partie de ces ténors de la droite qui disent ça ne peut pas être François Fillon il doit désigner son successeur qui plie ?
Je pense que François Fillon a repris la main depuis Trocadéro depuis son 20h depuis ce matin avec le retrait d'Alain Juppé le comité politique ce soir création de François Fillon il l'a rappelé hier convoqué par ses amis à Coyer et Larcher il va leur dire alors qu'est-ce qu'on fait là ? Vous voulez quoi ? Alain Juppé n'est plus candidat donc qu'est-ce qu'on fait ? Donc il a la main et pareillement pour la convocation demain par Sarkozy et Juppé que va-t-il leur dire ? Il va dire quoi ?
Toi Nicolas qui va aller devant un tribunal bientôt probablement qui a été mis en examen toi Alain Juppé qui a été condamné il y a longtemps alors c'était peut-être pas de ta faute mais t'as été condamné quand même vous allez me donner des leçons de morale, d'éthique alors que je suis présumé innocent il aura la partie belle il peut d'ailleurs tout simplement refuser d'y aller ça ressemble quand même furieusement à la guerre Copé-Fillon de 2012 où de mêmes intercessions avec Raffarin avec Juppé avec Sarkozy n'avaient pas abouti au fait que François Fillon allait fléchir et donc il a déjà eu une sorte d'entraînement à la zizanie dans son camp et où tous contre lui-même donc je ne vois pas céder aujourd'hui surtout qu'à 63 ans et bien il a passé l'âge de faire un autre quinquennat dans l'opposition et c'est la fin de sa carrière il n'a rien à perdre
alors il lui fallait de belles images François Fillon les a eues les belles images ce week-end d'Autrecadéro ceux qui croyaient encore en lui étaient là une mobilisation éclair réalisée en trois jours et pas mal de flou quand même sur le nombre de participants Marie-Laurent et Michael Spitzberg ont passé la journée avec des militants venus de Gironde en quart dans cette tempête politique ils n'ont jamais douté de leur candidat avec une théorie celle de l'élastique plus on tire Fillon vers le bas plus ils trouvent la force de remonter
de toute façon on sait exactement ce qu'il va dire puisqu'on y était donc c'est un grand mouvement populaire regardez
eux aussi ont agité les drapeaux place du Trocadéro à quelques minutes de reprendre leur train pour Bordeaux Jean-Louis et Bruno s'accrochent aux mots de François Fillon comme pour ôter un dernier doute
il est en train de dire qu'il y va là bien sûr personne ne peut nous empêcher d'être candidat il a tout à fait raison et ça continue bien entendu bien entendu et on est tous derrière
rassurés remotivés pour la suite de cette campagne chaotique c'est un peu comme s'il était avec un élastique que l'on a tiré vers le bas et on le lâche et maintenant il va remonter
les Girondins Profillon venus en force défendre leurs champions
il y a Bordeaux il y a le Passat d'Arcachon il y a Libournay il y a le Sud Gironde tous les terroirs de la Gironde sont représentés
pour eux il ne s'agit pas d'un baroud d'honneur mais bien de la seule alternative pour sauver la France
c'est le projet de quelqu'un qui est sûr de lui et c'est le projet de quelqu'un qui ne veut pas décevoir ses électeurs n'oubliez pas
les drapeaux sont gratuits comme pour Nicolas Sarkozy en 2012 un meeting aux allures de dernière chance le soleil et le soutien de la famille en moins vous avez des réserves alors là ? on essaye parce que je pense qu'on attend beaucoup de monde la maison brûle quand même mais non la maison ne brûle pas regardez on en a plus pour l'éteindre une pluie battante symbole d'une campagne qui prend l'eau de toutes parts
on est super heureux d'être là c'est dans la tempête qu'on voit les meilleurs capitaines
à 49 jours du premier tour les Bordelais préfèrent rester philosophes
aujourd'hui c'est le moment de citer Sénèque la vie c'est pas avoir peur de l'orage c'est apprendre à danser sous la pluie donc aujourd'hui il ne peut pas faire mieux
des militants devenus résistants contre ce qu'ils appellent un coup d'état rien ni personne dans le parti ne pourra les faire changer de candidats
vous avez un grand chirurgien vous êtes opéré du coeur il va être mis en examen vous voulez quand même être opéré par le meilleur
c'est lui ou personne le fait que Fillon soit écarté ils vont aller chez Le Pen c'est tout
ils vont dire que les gens qui ont voté se sont trompés et qu'eux savent mieux que nous non alors il ne fallait pas faire de primaire la victoire contre le parti s'il le faut même si le comité politique s'active en coulisses pour remplacer François Fillon mais on se fout du comité politique ce sont des gens qui n'ont pas été d'abord qu'est-ce qu'il va dire et nous on est derrière lui 300 élus ont fait défection les poids lourds brillent par leur absence est-ce que nous sommes seuls à l'exception notable du sarkoziste François Baroin présenté comme possible le plan B et placé juste derrière le candidat vous savez les hommes politiques ont tous leur intérêt et en politique disons la trahison est la règle et la loyauté est l'exception on est presque mal vu disons si on est loyal voilà je vous dois des excuses dont celle de devoir défendre mon honneur et celui de mon épouse alors que l'essentiel est pour vous comme pour moi de défendre notre pays François Fillon
reconnaît ses erreurs mais attaque les déserteurs
mon examen de conscience je l'ai fait aux hommes et aux femmes politiques de mon camp je dirais à présent ceci il vous revient maintenant de faire le vôtre laisserez-vous les passions du moment l'emporter sur les nécessités nationales
les bordelais sont trempés mais convaincus
il est digne il n'a pas fermé la porte à une réconciliation il est encore temps de se rassembler et ceux qui ne le veulent définitivement pas ils resteront là où ils sont choisis d'aller dehors vous avez entendu le chiffre 200 000 pour soutenir François 200 000 personnes les gens sont sur le terrain
pour le programme
de François Fillon
200 000 personnes un chiffre sans doute exagéré vu la surface de la place
qui ne pourrait en contenir qu'environ 45 000 calcul raté pour les fillonistes mais Paris réussit
donc il avait les belles images et il a rendez-vous avec le comité politique et François Fillon devrait déclarer au comité politique il faut que chacun se reprenne il n'y aura pas de plan B voilà c'est ce que vous disiez tout à l'heure on voyait cette photo d'un François Fillon quand même entouré on a là quelques membres du prochain gouvernement s'il arrive aux responsabilités ils sont tous là
oui parce que ceux qui seront restés fidèles dans cette période-là évidemment prennent un ticket pour entrer au gouvernement en tout cas pour avoir des responsabilités si tant est que Fillon soit président et là on en est loin quand même vu les chiffres par ailleurs ceux qui sont sortis sur le doute la semaine dernière vont avoir peut-être droit à la politique de la main tendue de la part de François Fillon dans les prochains jours les prochaines semaines ceux qui sont sortis au moment où il a annoncé sa probable mis en examen peuvent revenir quand il sortira du cabinet du juge ça va être un petit peu compliqué quand même mais on peut avoir les chines souples il est obligé de l'avoir François Fillon parce que il appelle quand même il a besoin de ce rassemblement sinon les sarkozytes les fillonistes c'est un socle mais ce n'est qu'un socle une campagne on l'a déjà dit ce sont des additions ce n'est pas une soustraction alors jusqu'ici François Fillon a été confronté aux soustractions par rapport à la primaire de novembre où il était dans les sondages je ne me trompe pas en tête et pas loin de 29-30% ça n'a été que des soustractions donc il faut qu'ils reprennent la main de ce côté là du côté de François Barouin Christian Jacob on dit c'est vrai ce sont des sarkozytes avant tout c'était des chiraciens et ce sont des chiraciens qui ont vécu 95 et ça c'est important dans la psychologie ils ont vécu Chirac à qui on dit quand est-ce que vous allez quitter est-ce que vous irez jusqu'au bout est-ce que vous irez jusqu'au bout vous êtes derrière baladure vous n'êtes pas qualifié et ils ont été là eux ils ont l'habitude du commando et de la solidarité pour ça que François Barouin ne lâche pas dans le pire moment un François Fillon
il joue rien d'autre que ça que la fidélité le côté
plus un poste de premier ministre voilà quand même il est élu on va reconnaître c'est qu'aujourd'hui c'est pas la probabilité la plus forte non ça c'est sûr l'urgence pour François Fillon c'est de reconstruire son équipe technique de campagne il a changé de directeur de direct de porte-parole et de trésorisation ça c'est compliqué toutes les petites mains qui font tourner une campagne qui réserve les lieux qui organise combien sont repartis et ont claqué la porte puis la deuxième urgence c'est de récupérer des maires de grandes villes parce que pour faire une campagne dans ces grandes villes là avoir le maire de Nancy le maire d'Amiens etc tous ceux-là qui ont tourné le dos et qui ont signé une sorte de démission ça peut être un gros handicap
ce qui est étonnant c'est qu'on finit par se dire sans son parti en tournant le dos à son parti et il y a cette question qui nous est posée ce soir la marginalisation de Fillon par les républicains est-elle un atout face aux électeurs qui se détournent des partis traditionnels est-ce qu'il peut le jouer ?
Il y a deux choses qui jouent chez François Fillon il y a une psychologie qui est assez replié sur lui-même et assez replié sur son cercle à lui qui fait que dès janvier il y avait un malaise au sein du parti les républicains où beaucoup disaient il n'ouvre pas assez il est trop secret donc je ne crois pas que ce soit une gêne en tout cas psychologique pour lui d'être replié sur un carré de fidèles ensuite c'est effectivement moi je pense qu'il y a aujourd'hui une contestation des partis un affaiblissement des partis même je pense que les élus ont moins d'importance dans la campagne que Naguère parce qu'il y a maintenant il y a beaucoup de contestation des élus politiques et puis beaucoup d'interpellations d'ailleurs samedi c'était la société civile c'était François Fillon qui mettait à Aubervilliers il mettait en scène la société civile et il opposait la société civile aux élus et Pierre Danon qui était chargé de mobiliser avait des mots extrêmement durs pour les élus qui avaient quitté le navire alors que nous voilà et il y a aussi une dernière chose dans le discours de François Fillon il y a cette idée de je vais être président parce que j'ai un projet que je veux porter jusqu'au bout un projet de rupture qui est porté qui est effectivement porté par une grande partie du patronat qui veut des réformes et donc il a encore peut-être ce soutien ce matin la CGPME applaudit gros applaudissements donc il peut encore s'appuyer sur l'illusion qu'il y a une partie des français qui veulent la réforme une partie de la droite qui veut la réforme et il ira jusqu'au bout là-dessus
et on aurait changé d'époque il n'aurait plus besoin d'avoir des élus des barons un parti politique des structures pour gagner une présidentielle
il a besoin d'avoir quoi lorsqu'on veut rentrer dans une nouvelle dynamique on va dire dans une campagne électorale on a besoin d'avoir effectivement un homme malgré tout un homme et une femme un programme et la possibilité de gagner c'est-à-dire la possibilité d'aller chercher une victoire ou une revanche etc aujourd'hui ces trois éléments sont plutôt désarticulés il faut le reconnaître pour François Fillon parce qu'effectivement même hier lorsqu'il était en Trocadéro il mettait lui-même et c'est ce qui a pu donner un espoir à un certain une certaine distance entre le projet et lui-même ce qu'il a assez vite resserré au journal de 20h en disant non il n'y aura plus de distance ce sera moi et ce projet et puis il faut qu'il aille chercher cette possibilité de l'emporter moi je pose quand même une question sur la stratégie il doit certes reconstituer une équipe mais il doit aussi trouver une stratégie très claire une stratégie électorale qui allait chercher sans doute pas l'élastique ça marchera sans doute pas comme ça ça marche pas très très bien de point de vue de l'opinion quand on tire vers le bas ça remonte pas beaucoup mais malgré tout il y a cette question on a parlé des passerelles qui avaient été portées j'allais dire entre l'électorat Filloniste et l'électorat Le Pen on a dit qu'il y avait des passages potentiels on voit les électeurs lorsqu'on leur présentait l'hypothèse Juppé et bien vous aviez un électeur sur cinq de François Fillon qui disait moi je peux aller vers Le Pen mais est-ce que les passerelles marchent dans les deux sens c'est une possibilité qu'il peut envisager en se disant qu'est-ce que je vais viser est-ce que je vais tenter de refaire ce grand assemblage avec un peu de centre avec mon programme etc ou est-ce qu'au contraire je vais un peu hors de mon parti essayer de constituer quelque chose pour ramener à moi un certain nombre d'électeurs qui sont aujourd'hui certes assez bien accrochés à Marine Le Pen mais qui finalement pourraient encore bouger il lui faut pour ça la capacité à dire je peux gagner
pour l'instant sa stratégie électorale c'est une stratégie d'urgence
c'est de rester le candidat de son camp oui il faut d'abord effectivement éliminer toute autre possibilité et ensuite on passe à cette stratégie électorale jusqu'au 17 mars cette stratégie est la première après la liste des candidats est close donc il peut développer cette campagne et en effet comme Sarkozy en 2007 essayer de faire baisser le FN pour rattraper Macron et un second tour Fillon-Macron est évidemment non écrit Marine Le Pen n'a pas de parti si un parti mais il a des ennuis elle n'a pas beaucoup d'élus un sénateur de députés 25 députés européens Macron n'a ni parti ni élu c'est les deux qui sont en tête dans les sondages donc ça prouve bien que les partis qui avant faisaient l'élection on ne pouvait pas être candidat si on n'était pas chef de son parti et bien c'est devenu avec la primaire une première fausse vérité et maintenant même une primaire ne suffit pas puisque Hamon et Fillon sont décrochés dans les sondages donc peut-être qu'en effet la démocratie est passée un moment de démocratie directe ou parce qu'on est en colère parce qu'on veut des solutions radicales parce qu'on est anti-système et bien plus on est éloigné d'un parti plus on a de chance
mais vous disiez tout à l'heure il a réussi son week-end on va le dire comme ça en gros le trocadéro ça s'est bien passé le 20h il a été bon le plan B-Jupé est écarté pour faire quoi ? pour faire quoi ? est-ce que vous imaginez aujourd'hui François Fillon repartir dans une campagne électorale telle qu'elle doit être pour une présidentielle encore une fois c'est très intéressant ce que disait Christophe Barri avec cette date qui est celle du 15 mars pour savoir si oui ou non il sera mis en examen tenir mais pourquoi ? est-ce que c'est aussi ça qu'il faut qu'il explique à son camp ?
oui il faut alors l'objectif des docs de Bervillier de samedi c'était déjà de réorienter le programme il y a une partie du travail qui avait été fait pourquoi il dit qu'il a le meilleur programme c'est qu'il a passé 3 ans avec ses comités locaux ses comités thématiques à construire un programme donc ça il en est assez fier et il avait compris qu'il ne fallait pas qu'il insiste sur le côté purge et fort mais qu'il insiste sur le côté fruit récolte de toutes ces réformes qu'il propose donc ça ça a été relativement inaudible puisque du coup samedi on était sur complètement autre chose donc il faut qu'il reprenne ça ça y peut demain il est à Orléans il y a un certain nombre de meetings qui sont prévus il va de nouveau peut-être pouvoir parler si le plan B est effacé peut-être va-t-il être de nouveau audible et ensuite les politiques ont cette capacité à toujours vouloir refaire la campagne qui a réussi or la primaire qu'est-ce qui a marché l'électorat se mobilise au dernier moment et les débats télévisés or c'est la première fois que dans une campagne présidentielle française on va avoir au moins deux peut-être trois débats télévisés avant le premier tour c'est là qu'il va jouer son bateau c'est là qu'il va jouer son bateau parce que pourquoi parce que TF1 on imagine 8 à 10 millions de téléspectateurs c'est à peu près ce qu'il y avait eu pour la primaire pour la droite là ça sera peut-être même plus France 2 le 20 avril à trois jours du premier tour c'est là que ça va se jouer
Française Préceuse
moi je pense qu'il y aura quand même l'événement du 15 mars c'est-à-dire la mise en exemple ou pas parce que c'est quand même une élection qui va se jouer à deux tours donc comment est-ce que vous allez expliquer imaginez que vous ayez au deuxième tour Fillon-Marine Le Pen comment vous allez expliquer à un électeur de gauche que vous avez le choix entre deux mises en examen il y a quand même ce poids extrêmement lourd alors il a tout fait pour échapper il est victime à un assassinat politique mais c'est quand même le point lourd c'est ça c'est-à-dire que est-ce que quand vous êtes candidat du parti des républicains vous pouvez être candidat à la président de la République quand vous êtes mis en examen je pense que cette question-là elle va peser sur lui jusqu'au bout et comment est-ce qu'il va se dépatouiller de ça comment il va l'expliquer y compris dans les débats télévisés parce qu'il sera pris à partie par les autres comment il va se dépatouiller
ce qui est étonnant en vous écoutant très attentivement c'est qu'on se rend compte qu'il y a une forme d'impuissance de la part d'un ancien chef d'état comme Nicolas Sarkozy d'un ancien premier ministre comme Alain Juppé de la grande majorité des ténors de ce parti-là le président du Sénat le secrétaire général ou même le président du parti des républicains tous ces gens-là n'arrivent pas alors l'expression n'est pas très heureuse mais à débrancher un candidat dont vous nous expliquez qu'il a un boulet au pied et qui est cette date du 15 mars il n'y arrive pas pourquoi ?
parce qu'il y a une forme de parce que Fillon est inoxydable parce qu'il n'y a pas de chemin de passage c'est intéressant depuis le début de l'émission au fond j'ai l'impression que tous les quatre vous avez accepté ou l'idée que il se serait François Fillon le candidat de la droite et du centre
ce qu'on constate tous les quatre c'est que tous les systèmes de régulation politique ont sauté je veux dire et c'est vrai à gauche et c'est vrai à droite c'est-à-dire que vous n'avez pas d'autorité dans un parti maintenant pour vous dire maintenant c'est comme ça vous n'avez plus de discipline de parti vous avez la primaire absolument c'est d'ailleurs extraordinaire qui n'est prévu aucun cas de figure dans lequel on se retrouve aujourd'hui donc François Fillon ils disent j'ai l'argent j'ai démis 6 millions je suis candidat personne ne peut me débrancher parce que rien n'était écrit donc vous avez un dérèglement fabuleux du système politique à l'intérieur de la gauche comme à l'intérieur de la droite plus personne on a presque l'impression que vous avez deux droites au sein d'un même parti deux ou trois gauches au sein d'un même camp et c'est ça qu'on vit je pensais parce qu'à l'ancienne
il y avait une réunion des cassis qu'on débranchait c'était fini
parce qu'il n'y avait pas 4 millions et demi de français qui s'étaient déplacés pour accorder une légitimité la force de François Fillon c'est de dire attendez moi il y a plus de 3 millions de gens qui ont voté pour moi hier qu'est-ce qu'il dit ?
il dit essayez d'organiser une réunion au Trocadéro en trois jours comme j'ai fait le seul qui l'a fait c'est Nicolas Sarkozy le 1er mai 2002 c'était un second tour il faisait beau il y avait un enjeu électoral lui il a eu 3 jours il pleuvait on annonçait de la grêle et dans un contexte où médiatiquement c'était compliqué après pour répondre à François Sressot la réponse de François Fillon elle est toute simple mis en examen il y a eu quand même une présomption d'innocence il peut jouer là-dessus c'est pas rien quand même
alors ils sont des observateurs discrets et inquiets de la vie politique française il s'agit des marchés financiers tout à l'heure après l'intervention d'Alain Juppé l'euro a reculé le monde de la finance suit au quotidien les soubresauts de cette folle campagne et anticipe même les conséquences financières d'une éventuelle victoire du Front National les preuves que l'hypothèse est prise au sérieux l'écart des taux d'emprunt entre la France et l'Allemagne le fameux spread n'a jamais été aussi élevé Yassine Millie Michael Spitzberg
C'est une petite musique déjà bien installée selon les sondages Marine Le Pen a des chances sérieuses d'aller très loin dans la campagne et cela n'inquiète pas qu'une partie des français dans les salles de marché la possible victoire de la candidate Front National
commence à donner des sueurs froides une inquiétude très concrète qui porte même un nom le spread
le spread c'est l'écart entre les taux d'intérêt français et allemand grâce à cet outil les investisseurs déterminent le risque financier qui porte sur un pays et ces derniers temps l'écart entre la France et l'Allemagne ne cesse de s'accentuer
On voit ici donc cette bande qui représente les taux d'intérêt en haut en France en bas en Allemagne à 10 ans Vous voyez cet écart est relativement constant tout au long de 2016 et à compter de début 2017 on voit un écartement de cet écart il y a un effet Marine Le Pen et donc ce risque est en train de devenir une probabilité et cette probabilité sur les marchés financiers se transforme immédiatement avec une prime de risque
Le risque pour les marchés financiers c'est le programme de Marine Le Pen sortie de l'euro protectionnisme des positions pas vraiment compatibles avec une économie mondialisée et si les marchés redoublent de vigilance avec la candidate Front National c'est que ces derniers mois à l'étranger ils n'ont rien vu venir Novembre 2016 Donald Trump accède au pouvoir contrairement aux prédictions des sondages avec un programme économique à la fois très libéral et protectionniste que les marchés commencent à regretter selon cet économiste Il va baisser des impôts et augmenter des dépenses publiques pour investir dans les infrastructures sur une économie qui était déjà en plein emploi donc il va générer de l'activité et de l'emploi supplémentaire à court terme c'est sûr mais ce sera par de la bulle et par de la dette et donc le risque de voir un dégonflement brutal derrière est extrêmement élevé c'est pour ça qu'aux Etats-Unis on peut déjà voir qu'après un espèce de moment d'euphorie aujourd'hui il y a beaucoup plus de réserves beaucoup plus de réserves des marchés financiers beaucoup plus de réserves également des entreprises américaines
En Grande-Bretagne c'est le Brexit qui a déjoué les pronostics
là aussi les marchés ont été pris de court mais pour l'heure difficile de percevoir les conséquences économiques car le processus de sortie de l'Europe pour les Britanniques prendra encore quelques années
Pour le moment d'un point de vue purement financier on en voit assez peu d'effets sinon des effets sur les taux de change on voit que la livre s'est plutôt dépréciée parce qu'il y a eu l'intégration du Brexit mais on ne peut pas dire qu'aujourd'hui il y a eu des effets immédiats et radicaux sur les marchés financiers ce qui n'est pas le cas si nous en France on se retrouve avec un programme dans lequel on prône une sortie de la zone euro qui alors là pour le coup aura des répercussions immédiates et aura des effets très forts sur le système financier
En attendant une éventuelle sortie de l'euro en France les marchés restent très attentifs au rebondissement de cette campagne présidentielle Ce matin encore l'euro s'est légèrement replié immédiatement après le renoncement d'Alain Juppé
Bon il n'y a pas que les marchés financiers qui sont inquiets mais les marchés financiers sont inquiets On l'a vu dans ce reportage Christophe Barbier
Oui parce qu'ils ont une vue de loin Alors la vue de loin leur fait surestimer en tout cas considérer que le domino Brexit Trump-Le Pen est assez logique surtout que d'ici l'élection française il y aura des législatives très périlleuses aux Pays-Bas donc ils voient comme une espèce de logique l'accession de Marine Le Pen au pouvoir mais comme ils sont loin ils ne voient pas ce qu'on voit nous de près c'est-à-dire notre mode de scrutin et la 5ème République a inventé ce mode de scrutin présidentiel à deux tours pour que justement il y ait une sorte de sas de sécurité ça a marché et les capitalistes s'en étaient réjouis en 1974 puisque le candidat socialo-communiste du premier tour François Mitterrand 43% n'avait pas réussi il avait été battu par Valéry Giscard d'Estaing et normalement ça devrait marcher cette fois-ci au tour au second tour si Marine Le Pen est qualifiée pour le second tour le candidat qui est en face à des réservoirs de voix le fameux Front républicain elle, elle n'en a pas aucun candidat ne se désistera pour elle donc même si elle fait 35, 37 comment va-t-elle chercher les voix qui lui manquent alors bien sûr si elle était face à Mélenchon ou face à Hamon les électeurs de droite par l'abstention ou en votant pour elle pourraient la faire passer mais on voit bien que les 4 figures qui se présentent à nous aujourd'hui Le Pen-Fillon ou Le Pen-Macron et dans ce cas-là les reports fonctionnent pour l'instant s'il n'y a pas un scandale Macron un autre scandale Fillon et d'autres bondissements
c'est vrai qu'il y a des situations où on avait anticipé on ne va pas refaire le coup à chaque fois mais que ce soit Trump ou le Brexit etc il y avait ce doute aussi sur l'issue des scrutins et qui a surpris plus d'un observateur plus d'un journaliste plus d'un sondeur donc là les marchés financiers anticipent aussi sur cette fébrilité parce qu'au fond c'est pour ça qu'on a fait ce reportage ce soir ce qui se passe à droite ajoute l'incertitude de ce scrutin
c'est tout à fait juste d'abord les marchés financiers en général à chaque élection présidentielle je peux vous dire avec le petit recul que j'ai en général les marchés financiers ou en tout cas les acteurs financiers importants du monde anglo-saxon là où il y a beaucoup on va dire d'asset management et bien regardent à chaque fois mais c'est vrai que le risque n'est pas le même cette fois comme le disait Christophe on arrive après une séquence où un c'est vrai que l'opinion n'a pas toujours été mesurée ou en tout cas n'est pas arrivée telle que les gens attendaient aussi à la fois cette rupture là et deux naturellement le risque et semble plus important avec la potentialité de Marine Le Pen alors c'est vrai qu'il regarde de loin mais dans un premier temps de loin sauf que là il s'aperçoit qu'il y a quelque chose et je peux vous dire que les instituts d'études au niveau français mais même plus largement au niveau international sont consultés et plus que consultés et sont vraiment utilisés aujourd'hui pour aller plus dans le détail pour dépasser cette idée attention il y a deux tours etc.
et pour rentrer dans le détail dans la profondeur pour pouvoir gérer effectivement des fonds financiers qui sont importants je regarde de près maintenant
est-ce que vous pensez qu'on va parler du fond dans cette campagne est-ce que c'est possible dans ce contexte encore une fois avec le calendrier que la campagne reprenne presque son cours
alors juste juste pour avant la transition moi je trouve aussi que ce qui est très caractéristique dans cette campagne c'est que c'est la première fois qu'on a quand même une candidate qui vous dit qu'elle va sortir de l'euro qui vous donne le calendrier qui vous raconte ce qu'elle va faire or l'euro c'est quand même aussi la construction européenne c'est la construction franco-allemande donc on comprend que les marchés financiers soient quand même inquiets parce qu'on change d'univers si Marine Le Pen est élue on change complètement d'univers donc voilà pourquoi alors est-ce qu'on va rentrer dans le fond moi je pense qu'on y rentrera dans le fond entre les deux tours j'ai un peu pensé que le premier tour va être une succession de catastrophes et qu'entre les deux tours le vrai sujet sera posé c'est-à-dire quelle est la place de la France dans l'Europe et dans le monde comment est-ce qu'on aborde la question de l'euro comment on aborde notre avenir je pense que c'est à ce moment-là que ça va être véritablement posé d'ici là vous voyez bien que tout est parasité par des choses annexes et donc on n'arrive pas on n'y arrive pas très vite Kermes
les débats les débats de la primaire ont montré
le 20 mars
sur TF1 les débats dans les primaires ont montré qu'on n'avait parlé que du fond parce que les journalistes avaient préparé leurs questions c'était très bien huilé alors évidemment certains commandateurs politiques ont dit c'était embêtant pour rester poli tout ça sauf que les français eux avaient regardé et avaient apprécié et là ça sera la même chose ça sera peut-être plus vivant plus tonique puisque c'est pas les gens du même parti et que l'enjeu est encore plus élevé mais je pense qu'on parlera du fond à ce moment-là
bon bah il faut attendre le 20 mars c'est ça que vous nous dites allez on passe maintenant à vos questions aux questions SMS Juppé ne fait-il pas le jeu de Macron en tapant sur Fillon
oui bien sûr tous ceux qui semblent donner à la droite des signes de découragement ou leur signaler que Fillon n'est plus digne de leur suffrage font le jeu pour une part de Marine Le Pen pour ceux qui sont les plus en colère mais ceux-là vont rester plus accrochés à Fillon et pour une bonne part de Macron n'oublions pas que Bayrou avait dit si Juppé est choisi pour la primaire je le soutiens bon il est parti chez Macron il a dit en fin de semaine dernière j'y reste même si Juppé revient comme plan B je reste avec Emmanuel Macron
est-il absolument certain que Sarkozy ne va pas y aller François Stassos
ah oui c'est certain ça oui c'est certain d'abord parce qu'il est mis en examen excusez-moi mais je pense que maintenant c'est une bonne raison et deuxièmement parce que voilà il a perdu la primaire et c'est la réalité
Alain Juppé avait aussi perdu la primaire et il se sentait autorisé
oui mais il était deuxième derrière et Nicolas Sarkozy souvenez-vous de tout le parcours qu'il avait fait pour se remettre en selle et il a été il y a eu un rejet massif quand même de son camp contre lui
qui puisse pas c'est une chose qu'il n'en ait pas envie
on ne peut pas exclure qu'il y ait au fond de lui peut-être une petite envie mais si François Fillon ne s'est pas désisté pour Alain Juppé arriver en deuxième position je le vois mal là se désister pour Nicolas Sarkozy il a de plus accepté un poste dans un conseil d'administration d'un très grand groupe hôtelier c'est pas pour revenir
pourquoi François Fillon ne propose-t-il pas de rembourser les salaires perçus par son épouse pourquoi n'est-il pas poussé à le faire
c'est trop tard ça lui a été suggéré dans les premiers jours soit de rembourser soit de mettre sous séquestre en disant attendez moi j'ai respecté la loi j'ai rien à me reprocher mais je veux pas qu'il y ait de doute alors on va provisionner cet argent et puis le jour où la justice tranchera si j'ai commis une faute sans m'en rendre compte je rembourserai mais ça c'est pas quelque chose qu'on peut dire après deux mois de polémique comme une ultime explication et puis j'ajoute que
je pense qu'il n'a pas du tout envie de rembourser parce qu'il ne considère pas qu'il a fait une faute il dit c'était légal alors c'est peut-être mal perçu mais c'était légal c'était légal et je n'ai pas remboursé je pense que profondément c'est ce qu'il pense il dit erreur mais jamais faute
jamais faute et on n'a pas parlé de Pénélope Fillon qui a enfin parlé dans le journal du Norge ça a changé quelque chose
ah oui bien sûr parce qu'une partie des rumeurs c'était François Fillon peut renoncer parce que c'est trop dur pour sa famille c'est difficile donc en prenant la parole comme elle l'a fait par surprise et avec fermeté en disant je lui ai dit depuis le début ne t'arrête pas va jusqu'au bout elle a éliminé cette explication là ça a été la journée des dupes ce dimanche François Fillon a dupé tout le monde ceux qui pensaient qu'il réussirait pas le trocadéro ceux qui penseraient qu'il renoncerait parce que sa famille était trop meurtrie par cela ceux qui pensaient qu'il était en train de négocier quelque chose avec Sarkozy ou Juppé il les a roulés dans la farine
les dépenses d'organisation du rassemblement entreront-elles dans les comptes de campagne de François Fillon
ah bah oui
c'est le parti qui a payé 200 000 euros
c'est l'association de financement
de campagne
mais qui a touché 6 millions je crois sur les 9 qui ont été la cagnotte de la primaire et auquel le parti Les Républicains pour l'instant pour l'instant porte encore son soutien financier
il pourrait retirer le soutien financier
il peut retirer son soutien financier il reprendra pas l'argent qui a déjà été dépensé mais il peut tarir son soutien financier ça n'empêchera pas Fillon s'il fait plus de 5% d'être remboursé avec la cagnotte de la primaire donc il reste un reliquat qui lui sera versé parce qu'on voit pas à qui d'autre il pourrait aller il est quand même largement les moyens de faire campagne
hier au Trocadéro où étaient les jeunes adultes les étudiants les paysans les artisans les cadres moyens et dans le cercle ce que vous disiez c'était pas la France
ils étaient vraiment moins là que les autres que ce qu'on a vu c'est à dire encore une fois la reproduction vous avez une sorte de précipité si on veut encore utiliser on parle de cristallisation on va utiliser un autre terme chimique le précipité hier au Trocadéro vous avez effectivement une sorte de concentration on va dire ce sera plus simple de concentration des caractéristiques de l'électorat de droite de la première de la droite de François Fillon du Trocadéro et donc il est un peu plus âgé encore un peu plus bourgeois encore on utilisait ce mot là tout à l'heure effectivement un peu plus dans la volonté de pouvoir aller jusqu'au bourg où c'est des idées plus conservatrices
radicaliser comme l'a dit Alain Juppé
alors la radicalisation c'est un mot qui est utilisé dans un autre registre actuellement donc je trouve qu'il est un petit peu extrême mais on va dire qu'il est il est extrémisé par rapport à un profil sociologique
un rassemblement organisé avec le concours de sens commun n'est-ce pas troublant ?
mais la primaire a été organisée si on veut dire du côté de Fillon avec le concours de sens commun le soutien public de sens commun vers la mi-octobre si je me souviens bien en même temps que le livre de François Fillon vaincre le totalitarisme islamique a donné à François Fillon un atout identitaire qui n'a pas été neutre dans sa victoire
et ils étaient là encore ce week-end François Fillon va-t-il accepter un retour des déserteurs ? elle est intéressante cette question parce qu'il l'a dit hier aux 20h sous-entendu bon ceux qui sont partis qui veulent revenir il faudra bien que je rassemble mon camp entre parenthèses il leur a fait un petit peu la leçon puisqu'il était en réunion au comité politique et il a dit il est temps que chacun se reprenne et revienne à la raison il les accepte les déserteurs ? alors je pense
qu'il est coupé en deux parce qu'il y a un côté chez Fillon de dire bon la façon dont il a traité les élus qu'il avait trahi ou qu'il avait laissé moi j'ai trouvé que c'était très dur et puis en même temps il est obligé de rassembler il n'y a pas le choix s'il veut y arriver il faut qu'il rassemble donc ça va être une tension entre les deux
soyez les bienvenus mais excusez-vous d'abord
exactement
allez sans François Fillon quel barrage contre le FN ?
sans François Fillon un barrage contre le FN qui s'appelle Emmanuel Macron en tout cas aujourd'hui dans les intentions de vote d'abord il est en seconde position et donc capable de se qualifier face à Marine Le Pen et là vous savez cette fameuse expression qu'on recevra à chaque fois mais qui est juste en politique française en tout cas pour l'élection présidentielle au premier tour on choisit au second tour on élimine au premier tour on peut choisir Emmanuel Macron et actuellement il montre effectivement dans les intentions de vote une capacité à être présent au second tour on peut choisir aussi Marine Le Pen au second tour on élimine et aujourd'hui l'élimination de Marine Le Pen concerne un plus grand nombre de Français que celle qui serait l'élimination d'Emmanuel Macron qui est un peu moins repoussoir
il y a eu un sondage publié pendant cette émission qui donne un second tour 61 pour Emmanuel Macron
60-40
39 pour Marine Le Pen
c'est à peu près l'été à ce qu'on fait aujourd'hui
qu'arrivera-t-il si François Fillon n'est pas mis en examen ?
ah bah il va triompher il va triompher parce que non seulement il va triompher auprès de tous ceux qui ont douté en disant quoi vous avez cru que j'allais l'être à 100% vous allez demander de renoncer regardez vous vous étiez trompé mais il va triompher aussi par rapport à l'opinion puis enfin il va triompher par rapport au juge parce que quand même ne pas être mis en examen c'est reconnaître in extremis que dans les faits dans la procédure il n'y a pas grand chose quand on lit les PV qui ont été publiés hier par le journal du dimanche il y a quand même vraiment matière à aller plus loin dans l'investigation donc à appuyer une mise en examen en revanche moi je le trouve mais je ne suis pas spécialiste que le jour où il sera devant un tribunal s'il y est renvoyé alors là c'est un peu léger pour condamner quelqu'un
on rappelle que c'est lui qui a annoncé plus ou moins sa mise en examen
alors il est condamné à fin de sa convocation en vue de ce qu'il ne veut pas dire
il n'était pas obligé de le faire
mais il n'était pas obligé il n'était pas obligé de le dramatiser à ce moment-là et surtout le juge peut si les avocats sont très convaincants le mettre sous statut de témoin assisté
on rappelle que c'est le juge tournaire
c'est le juge tournaire a priori effectivement Nicolas Sarkozy lui a expliqué que ce n'était pas le juge le plus tendre
c'est ça avons-nous quelques chances nous électeurs d'avoir avant le 23 avril de vrais débats de vraies confrontations d'idées pour pouvoir choisir
c'est une vraie question parce que c'est vrai qu'il y a une demande il y a une demande aujourd'hui dans l'opinion de pouvoir retrouver quelque chose d'une forme de rationalité qu'il y a dans les campagnes électorales elles sont toujours assez émotionnelles celle-ci ça n'est que de l'émotionnel ça n'est presque que de l'irrationnel on peut se le dire aujourd'hui il y a une demande et c'est vrai que sans doute même chez les électeurs de droite la défection en tout cas d'Alain Juppé a peut-être tué aussi cet espoir parce qu'il est représenté il représente c'est ce que nous disait un certain nombre d'électeurs de droite le fait de revenir à quelque chose de plus vertical de plus stable de plus habituel et c'est vrai qu'il y a une vraie attente pour pouvoir retrouver ce débat encore une fois les débats télévisés et le fait que l'offre électorale soit stabilisée qu'on arrête de parler d'un plan B ou d'un plan C permettra d'avancer un peu sans doute
alors l'attitude de François Fillon très commentée dans toute cette période-là ne montre-t-il pas qu'il a la trempe d'un président on disait qu'il y a beaucoup d'aspects psychologiques dans ce qu'on est en train de dire là il montre qu'il a la trempe d'un président moi je trouve qu'il montre
qu'il veut c'est-à-dire qu'il a été premier ministre pendant 5 ans il a vu l'état du pays il estime connaître exactement l'état du pays il a envie de faire ses réformes et il n'a pas envie de laisser passer son tour c'est surtout ça qu'on sent c'est-à-dire une détermination farouche surtout que si jamais il renonce il n'est plus rien il n'est plus élu il n'est plus rien donc je pense que c'est surtout ça qu'on sent c'est qu'il est prêt à tout pour essayer d'être élu président de la République
j'ai voulu vous poser la question à savoir s'il avait la Trump du président
non
parce qu'il y a un certain nombre d'éléments qui peuvent rapprocher l'état malgré tout un peu en recul aujourd'hui mais auprès de ce cercle réduit des lecteurs qui sont derrière lui il a effectivement sans doute cette capacité à pouvoir encore affirmer un certain nombre de qualités qu'on attend chez un homme d'état à savoir effectivement le fait d'être face à vent et marée de s'en prendre pendant la figure etc on disait ça aussi de François Hollande ça n'a pas forcément marché parce que oui de François Hollande qui était prêt à résister à toutes les attaques l'opinion était extrêmement dure les éléments et la pluie contre lui
il a eu effectivement la pluie contre lui à un moment donné allez dernière question très vite quel rôle Nicolas Sarkozy joue-t-il exactement ?
je crois préparer la suite de la droite pour qu'elle soit sarkoziste avec ses héritiers je ne suis pas sûr qu'il y arrive
merci c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h30 dans un instant vous retrouvez c'est à vous très belle soirée sur France 5 merci
merci merci
Alain Juppé