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videoyoutube.com· 10 juillet 2026

Sabrina Agresti-Roubache : "Si on touche à un juif ou à un musulman, on touche à la République"

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Ce matin, notre invitée, Sabrina Agresti-Roubage, secrétaire d'État chargé de la Ville et de la Citoyenneté. Bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin.

Merci d'être avec nous. Vous avez votre franc parlé. L'actualité est grave.

Hier soir, le président de la République, Emmanuel Macron, s'est adressé aux Français. Et là, je vais retenir deux mots. Restons unis.

Est-ce que vous avez senti Emmanuel Macron inquiet ? Non, je ne l'ai pas senti inquiet, mais je le sens grave, comme nous sommes tous graves. Le moment est d'une gravité absolue.

Je n'ai pas besoin de vous le redire, ce qu'il se passe. Et si vous permettez, Jean-Jacques Bourdin, juste un mot pour toutes les victimes de cette attaque terroriste, immonde, inqualifiable en réalité, et tellement hors du champ de l'humanité, que mes premières pensées sont bien sûr pour les Français victimes. Je vous rappelle que 13 de nos compatriotes ont perdu la vie dans ces attaques immondes. 17 sont portées disparues.

Et vous connaissez le bilan, 1200 morts du côté israélien. Et maintenant, on a encore plus du côté palestinien, puisque je considère qu'Israël a le droit de se défendre. Et oui, le président, je ne l'ai pas senti inquiet.

Mais grave, et c'est normal. Moi, je l'ai senti inquiet. Inquiet, pourquoi ?

Sur le sort des otages. Évidemment. Sur l'escalade possible dans ce conflit.

Inquiétude. Sur le danger de voir ce conflit se transporter en France. Inquiétude.

Sabrina a resté au bâche. Vous avez raison. Alors, si vous voulez savoir, les gens normalement constitués ne dant plus la nuit.

Moi, je ne dors plus. Je n'arrive plus à fermer l'œil, parce qu'effectivement, libérer les otages est la première des priorités. La réalité, c'est qu'on sait très bien que ça risque de s'embraser.

Regardez, vous avez dû suivre ça, l'Iran qui s'est exprimé. Oui, bien sûr. Donc, l'embrasement de la région serait une catastrophe mondiale.

Donc, que le président de la République se pose en...

Il a dit, en chef d'État, chef des armées, en disant « Attention, le conflit ne doit pas être importé en France. » Parce que c'est un conflit très grave là-bas, mais nous, nous sommes Français. D'où que nous venons, quelle que soit notre confession, je parle de nos compatriotes de confession juive, de nos compatriotes de confession musulmane, de nos compatriotes divers et variés.

Toutes les confessions sont représentées en France, mais nous sommes Français avant tout. Et je trouve que c'était très important de le rappeler. Et puis maintenant, moi qui est en charge, le portefeuille de la citoyenneté, il ne faut jamais oublier le fondement.

C'est liberté, égalité, fraternité et laïcité. Bien, Sabrina Agresti-Roubache, regardons rapidement l'actualité. L'actualité se fait sans nous, évidemment.

D'abord, les otages, les familles qui ont des personnes prises en otage se sont adressées directement à Emmanuel Macron. Des discussions ont commencé avec le Hamas ? Avec le Hamas ?

Bien sûr, heureusement, parce que vous savez, le Quai d'Orsay...

Les discussions ont commencé avec le Hamas ? Non, pas avec le Hamas, mais en tout cas...

Ah bon ? Parce que c'est ce que je vous ai dit. Non, non, non, les discussions ont commencé sur la libération, mais heureusement, avec le Quai d'Orsay...

Mais avec qui ? Je n'ai pas besoin de dévoiler, voilà. Je n'ai pas besoin de dévoiler avec qui le corps diplomatique discute.

Avec des intermédiaires. Avec des intermédiaires, probablement, pour tous ceux qui connaissent un petit peu la diplomatie. Et le seul objectif, c'est de ramener nos compatriotes français.

Je vous rappelle que dans les 17 disparus, il y a 4 enfants. Et autre chose, rappelez que le Hamas est un groupe terroriste à ne pas confondre avec la population civile palestinienne. Ça n'a rien à voir.

On ne parle pas des mêmes choses. Discuter avec des terroristes, je ne vois pas comment on peut discuter avec des terroristes. Et j'ai été la première à le dire.

Les Palestiniens civils, là, eux aussi subissent la folie du Hamas. Eux aussi sont des victimes. Mais regardez ce qu'il se passe.

Moi, je suis...

Mais est-ce qu'ils ne risquent pas de subir maintenant la folie israélienne qui est d'envahir Gaza et de faire fuir la population dans le sud de Gaza ? 1,1 million de personnes. Israël a le droit de se défendre, le président a eu raison de le rappeler.

C'est une démocratie, je le rappelle aussi. Et rappelez-vous des mots du président. Mais t'as parlé d'une réponse forte et juste, le président de la République.

Je dis bien forte, on est d'accord, elle est forte, mais juste. Juste, ça veut dire que...

Sera-t-elle juste ? Je l'espère, de tout mon cœur. Je l'espère parce que là, on parle de vie humaine.

Enfin, Jacques Bourdin, là, on parle de quoi ? On parle de vie humaine. J'espère que chaque vie qu'on pourra sauver, il faut qu'elle le soit.

Quelle que soit la confession des gens. Je veux dire, à un moment donné, là, on ne parle plus de...

Dire que les populations civiles palestiniennes doivent être préservées, mais enfin, qui pourrait dire le contraire ? Mais quand vous déplacez 1,1 million de personnes vers le sud...

Ce n'est pas encore fait. Vous savez très bien que là, tout le monde est monté. C'est l'appel d'Israël.

Tout à fait. Vous savez bien qu'il y a un danger humanitaire majeur. La diplomatie internationale est montée au créneau.

Moi, j'ai suivi comme vous ce matin. On l'a appris dans la nuit. Et tout le monde appelle à la plus grande mesure.

Et c'est normal. Mais heureusement qu'on le fait. Bien.

Et pardon, juste sur la résolution. Allez-y. Je l'ai dit.

Le président de la République...

Moi, j'ai eu beaucoup de gens qui m'ont appelé et crié après l'intervention du président de la République. Et je ne vous parle pas de la majorité ou quoi. Parmi ses plus grands opposants, m'ont dit une chose.

Mais il a raison de repréciser, la création de deux États doit être la solution. Et je le rappelle, la création de deux États doit être la solution. On ne peut pas accepter de se résigner.

Moi, en tout cas, je ne me résigne pas à une guerre sans fin. Parce qu'une guerre sans fin...

Quand il y a la guerre, il faut préparer la paix. Oui, c'est clair. Les Palestiniens doivent avoir un État...

Deux États. Et avec des dirigeants forts. Abandonnés de tous, les Palestiniens, Sabrina Agresti.

Oui, on est d'accord. Abandonnés par tous. Oui, abandonnés par tous.

Bien, Sabrina Agresti, si je vous dis, Israéliens innocents massacrés par les terroristes du Hamas, Palestiniens innocents mourant sous les bombes de l'armée israélienne, est-ce que votre indignation est la même ? L'indignation est strictement la même quand on a...

Vous savez, alors, je vais vous dire, pas l'indignation vis-à-vis de la réponse, on va dire, militaire, qui est obligatoire. Enfin, comment est-ce qu'on peut empêcher Israël...

Non, mais l'indignation devant la mort. Devant la mort. Mais enfin, personne ne peut se réjouir.

Et de civils israéliens et de civils palestiniens, est-ce que c'est la même ? Mais, alors, Israël n'est pas un État terroriste, je le rappelle, d'accord ? C'est une grande démocratie.

Qu'il y ait des dégâts...

Enfin, comment imaginer que le Hamas n'allait pas provoquer cela ? Ils le savaient très bien, vous n'imaginez pas qu'ils ont fait ça, n'imaginant pas la réponse d'Israël. Et je ne mets pas sur le même plan la réponse d'Israël, qui est une grande démocratie, je le répète, façon Hamas, qui est un groupe terroriste, meurtrier, assassin, et qui n'en a que faire des Palestiniens.

Parce que je vais vous dire, s'ils avaient leurs moyens, pourquoi ils ne les mettent pas au service de la population, pour l'éduquer, pour avancer, pour justement trouver une solution de paix ? Ce sont des terroristes. Hamas, ce sont des terroristes.

Mais par contre, une vie humaine est une vie humaine. D'où qu'elles viennent ? Sabrina Agresti-Roubache, les propos et actes antisémites sont-ils de plus en plus nombreux ?

Là encore, j'ai perçu l'inquiétude d'Emmanuel Macron hier soir. Pardon, mais est-ce que les propos et actes antisémites sont de plus en plus nombreux depuis samedi dernier dans notre pays ? Je vous donne juste quelques chiffres, à peu près sans signalement d'actes antisémites.

Et il me semble que Gérald Darmanin hier l'a bien précisé. Et il l'a fait devant moi. Nous nous sommes vus au ministère de l'Intérieur.

Vous êtes vus hier soir ? Non, mais après, on s'est vus le matin, et après on s'écrit toute la journée, puisqu'il y a des choses à dire. Évidemment, vous travaillez ensemble.

Évidemment. Et maintenant, encore plus avec ce ministère de la Citoyenneté, la réalité, c'est qu'il l'a dit, et je me permets de reprendre à mon compte les mots du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Si on touche à un juif, on touche à la République.

Et que rien ne sera toléré. Et si on touche à un musulman, on touche à la République ? De la même manière.

De la même manière. Pourquoi est-ce qu'il y aurait une distinction ? On touche, vous savez ?

Si on s'attaque à quelqu'un sur sa religion, ce n'est pas acceptable, quelle que soit la religion. Vous l'entendez, ça. Si on touche à un juif, je comprends très bien ce propos.

On touche à la République. Si on touche à un musulman...

C'est la même chose. C'est la même chose. Oui, mais ça, ce n'est pas dit.

Oui, mais...

Alors moi, je déteste les oui, mais. Tout est dit. Moi, je le dis.

Eh bien, voilà. Vous le dites. Moi, je viens à votre micro.

Je le dis aussi. Parce que hier, le président l'a rappelé. Il a dit, je comprends l'inquiétude de nos compatriotes de confession musulmane.

Bien sûr, on sent bien que les tensions peuvent arriver. Mais à un moment donné, on a rappelé quelque chose et le président de la République l'a fait. Gérald Darmanin l'a fait.

Nous sommes français. On est la France. On est unis.

On ne doit pas se laisser, justement, emporter par la folie de ce qui est en train de se passer là-bas. Par la faute du Hamas. Ici, nous, nous devons...

Quand vous me dites ça, vous savez, ça me questionne. Enfin, si on touche à quelqu'un, quelle que soit sa confession, ou son genre, ou n'importe quoi. En France, on est courageux.

Et le président l'a rappelé. La France n'a jamais abandonné ses enfants, quelle que soit la confession. Ça, c'est ça.

C'est ce que je sais de mon pays. C'est ce que je sais de mon pays. Je vais venir.

Vous, vous êtes né. Vous avez grandi dans une cité à Marseille. Vous êtes d'une famille d'origine algérienne musulmane.

Absolument. Sabrina Agresti-Roubache. Comment sentez-vous ce rapport entre ces deux communautés ?

À Marseille, je sais que ça se passe différemment dans le reste de la France. Très différemment. Je vous l'expliquais.

On en parlait. On va dire hors plateau. Moi, mes amis, j'ai beaucoup d'amis, j'en profite ce matin pour les embrasser parce qu'ils ont aussi de la famille qui est en train d'être rapatriée d'Israël.

Donc, j'embrasse. Mais Élise, elle se reconnaîtra. Qu'est-ce que je vous dis ?

Nous, à Marseille, on a grandi mélangé. C'est ça, la réalité. Des tensions religieuses à Marseille, remarquez-le, ont toujours été beaucoup moins importantes qu'ailleurs.

Mais parce que, vous savez, quand les gens se sentent égaux, se sentent respectés dans ce qu'ils sont, j'étais au consistoire pour Rochachana. Je suis descendue. J'ai fait l'aller-retour de Paris à Marseille.

Je suis allée prononcer un discours au consistoire juif de Marseille. D'accord ? Et je dis quoi ?

Je me rappelle d'une phrase que j'ai prononcée en parlant de tout ce qui est arrivé et on n'était pas encore dans ce drame qu'Israël vit en ce moment. Je disais, j'ai repris une phrase de Primo Levi. Comprendre, c'est justifier.

Donc, moi, je ne veux pas chercher à comprendre parce que si on cherche trop à comprendre, on justifie tout. Donc, moi, ce que je dis, et c'est une fille, vous vous faites bien de le rappeler. Oui, de culture musulmane.

Qu'il dit, on est français avant tout. En France, on est protégé. On n'a pas le droit, nous, d'appeler, de faire la division, de jouer le jeu de ceux qui veulent nous diviser.

Et je vais vous dire, et c'est peut-être votre question d'après, tous les groupes politiques, et je ne les citerai même pas parce que je n'ai même plus envie de...

Je prononce même plus leur nom. Je les laisse seuls face à leur conscience. Ils n'ont jamais ouvert le moindre livre du Coran.

Ils ne savent même pas ce qu'ils disent. À un moment donné, ce sont des calculs stratégiques, pour eux, politiques, électoralistes, honteux. Mais j'ai honte pour eux.

Je ne sais pas comment ils font pour se regarder dans une glace. Et si vous permettez, si vous permettez, Jean-Jacques Bourdin, un mot sur François Ruffin qui a eu quand même des mots justes. Mais enfin, on ne va pas lui tresser des lauriers parce qu'à un moment donné, il a juste dit la normalité.

On ne va pas rendre exceptionnelle une parole normale, voilà, sur la condamnation du Hamas. Sabrina Agressi-Roubache, la haine anti-juive, elle existe dans ce pays. Elle est véhiculée par qui ?

Elle est véhiculée...

Moi, j'ai vu les manifestations. Par ceux qui détestent les autres. Malgré l'interdiction des manifestations, il y a eu des manifestations.

À Paris, 3 000 personnes. Qu'est-ce qu'ils criaient ? Mort aux Juifs !

Mort aux Juifs ! Les relents antisémites, vous les voyez là-bas, puisque, rappelez-vous aussi, on repart de l'origine de ce conflit, le conflit israélo-palestinien. C'est ce qui m'intéresse maintenant, c'est ce qui se passe en France.

Absolument. C'est ce qui risque de se passer. Absolument.

Et donc, la plus grande sévérité, Éric Dupond-Moretti, le garde des Sceaux, l'a rappelé, au parquet, en disant, plus grande fermeté, plus grande sévérité. Le ministre de l'Intérieur l'a rappelé. Le moindre acte commis contre quelqu'un de confession juive, une école, et je vous rappelle juste quelques chiffres, 518 lieux en ce moment, école et centre culturel, protégés, protégés, surprotégés même, parce que nous savons, le danger de ce qui peut peut-être arriver.

Et je pense que la réponse de l'État est d'être auprès d'eux, là où ils en ont besoin, de partout où ils ont besoin d'être protégés, nous sommes là. Et le président de la République l'a rappelé hier. Mais sur les réseaux sociaux, c'est un déchaînement de fausses informations.

Une honte absolue. Vous allez aller lundi, sur la plateforme Faros. Absolument.

Absolument. Vous êtes très bien renseigné. Absolument.

Parce que je rappelle juste, Faros, P-H-A-R-O-S. Parce que même moi, il y a quelques années, je me demandais comment ça s'écrivait. Et en fait, c'est la plateforme sur laquelle tous nos compatriotes peuvent signaler tous les faits de racisme, d'antissime.

Écoutez, là, on est aux alentours de 100. C'est ce que je vous donnais. 100 signalements ?

Antisémites, c'est-à-dire sur des actes antisémites. Et justement, je vais aller voir les administrations sur Faros. Ils sont pleins, oui.

Absolument. Et je vais les voir, bien sûr. Pour leur dire quoi ?

Leur apporter mon soutien et leur dire de prendre en compte, comme ils le font, de la manière la plus rigoureuse, tous les signalements. En fait, rien ne doit laisser être au hasard. Il n'y a pas de petits signalements.

Ce que je veux dire, voilà, j'appelle moi les Français, il n'y a pas de petits signalements. Et des décisions seront prises à propos des réseaux sociaux ? Mon collègue Jean-Noël Barraud avec le ministre de l'Intérieur vont réactiver justement cette plateforme qui permet de...

C'est une plateforme entre le ministère de la Transformation Numérique et aussi le ministère de l'Intérieur pour travailler ensemble et de la citoyenneté. Et de la citoyenneté, absolument. Qui permet justement de lutter contre les messages haineux et appelants au crime.

Sabrina Gresti-Roubache, hier matin, Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, était à votre place. Elle a demandé l'interdiction de toutes les manifestations pro-palestiniennes. On en est à près de 2 millions de vues sur cette demande.

Alors, vous êtes-vous aussi favorable à ces interdictions ? Je vais vous dire, je suis rattachée doublement au ministère de l'Intérieur et donc je rappelle quelque chose. Toutes les manifestations pro-palestiniennes, parce que la réalité, c'est que ce n'est pas pro-palestinien, c'est juste pour appeler à des messages de vaine.

Vous savez, être...

Mais il y a des manifestations pro-palestiniennes aussi. Non, mais le président de la République l'a rappelé. Il fait une distinction entre le Hamas et la population palestinienne.

Oui. Bon, ce n'est pas parce qu'on dit qu'on veut protéger les civils palestiniens qu'on est pro-Hamas. Et voilà, on répète, le Hamas est un groupe terroriste du...

Qui veut la destruction d'Israël. D'Israël. On le sait.

Oui, exactement, point. C'est clair. Évidemment, évidemment, que tout, elles doivent être refusées, refusées et interdites.

Alors, moi, je vous pose une question. Oui. Ne peut-on pas manifester en soutien au peuple palestinien sans pour autant cautionner l'horreur terroriste du Hamas ?

Moi, je pense que c'est possible et pour l'instant, je n'ai pas encore vu ça. Bon, alors, j'ai eu une autre question. Une autre question.

Pourquoi autoriser les manifestations pro-israéliennes et interdire les manifestations pro-palestiniennes ? Alors, parce que les messages ne sont pas exactement les mêmes, Jean-Jacques Bourdin, parce que si vous suivez, comme moi, un petit peu ce qui s'y écrit et ce qui s'y est dit, à la manifestation, donc en soutien à Israël, à Israël, et parce qu'il vivent un drame, nous sommes en deuil avec ce pays ami, Israël. C'est qu'on ne peut pas, on n'a pas le droit de laisser des messages haineux se passer.

Moi, j'ai regardé, vous savez, comme je vous dis, mon double rattachement me permet de voir certaines choses, peut-être que vous, vous ne voyez pas et c'est normal. C'est que les messages n'étaient pas haineux envers les Palestiniens, c'était envers le Hamas. Moi, j'ai eu des infos comme vous.

La seule chose, c'est que j'invite tous ceux, justement, qui ont envie de passer des messages de paix, de le faire. On ne passe pas un message de paix en appelant à la destruction d'un pays. C'est ça la réalité, quel que soit le pays.

Bien. Jour d'orage aujourd'hui, c'est le Hamas qui dit c'est un jour d'orage ce vendredi, vous êtes inquiet, sur les conséquences de ce conflit en France. Les mesures sont prises, j'imagine.

Les mesures sont prises, je rappelle, je vous le dis, je le dis. Donc, vous savez, en France, nous avons une communauté juive qui est composée quand même de 500 000 de nos compatriotes de confession juive, 200 000 qui sont en Israël et certains sont en train de revenir en France. Vous savez, quand le Hamas dit quelque chose comme ça, je pense que, enfin, je pense, je sais qu'il faut le prendre au sérieux.

Et Catherine Colonna, la ministre, justement, des Affaires étrangères, est minute par minute en train de suivre la situation pour amener, bien sûr, les otages et pour répondre aux familles qui sont...

Vous imaginez ce qu'ils vivent en ce moment, ces familles-là. Le risque n'est-il pas en France de tomber dans un piège communautariste ? Non, on est la France.

Bien sûr que le piège, ça peut être ça. Je vous dis ça parce qu'en Belgique, ils commencent à tomber dans ce piège. Bien sûr.

Nous ne sommes pas la Belgique, nous sommes la France. Oui. Nous sommes la France.

Et la France, on a quelque chose, peut-être, il y a un substrat, il y a quelque chose en plus. C'est qu'on a l'habitude, nous, de vivre avec les autres. Vous voyez bien que notre pays a été fondé...

Regardez Marseille ! Vague successive d'immigration et regardez, je ne dis pas que tout va bien, mais ce que je sais, c'est que quand on est un grand pays comme la France, on se doit, un, de passer un message de soutien, deux, le message de paix, parce que vous savez, dans la guerre, quelle est la lueur d'espoir ? C'est de parler de la paix.

Parce que si on ne donne pas au moins ça, et vous savez, je rappelle à chacun de nos compatriotes, quel que soit ce qu'ils pensent, qu'ils sont en France, qu'ils sont protégés et qu'ils n'ont pas le droit, eux-mêmes...

Vous lancez un appel, ce matin, à toutes les communautés à aller manifester ensemble. Pour la paix. Et pourquoi est-ce qu'il n'y aurait pas une manifestation commune entre juifs et musulmans ?

Absolument. Eh bien, écoutez, parce que je pense que les communautés sont en train de se parler, je le sais. Elles se parlent.

Elles se sont toujours parlées. Elles se sont toujours parlées. Pourquoi elles arrêteraient de se parler maintenant ?

Toutes les communautés, juives, musulmanes, chacune est invitée aux fêtes de l'autre. C'est ça la France. Et si j'ai un message à leur passer, c'est que vous avez aussi de l'influence.

On vous écoute quand vous parlez. Faites-le, c'est le moment. Sabrina Gresti-Roubache, un mot maintenant sur le reste de l'actualité.

Le projet de loi immigration. Bientôt, il y aura un volet intégration, mais c'est un peu l'échec de la politique migratoire depuis plusieurs années, l'intégration. Simplement, sur le projet de loi, l'AME remplacé par une aide d'urgence.

Ça, c'est la volonté de Gérald Darmanin. Vous avez vu Olivier Véran qui dit non. Écoutez, je pense que la solution sera forcément, je vais vous répondre quelque chose de très, pas diplomatique, mais j'ai une conviction.

Je sens que ça va être diplomatique, oui. Non, non, j'ai une conviction. Allez-y, la conviction, votre conviction.

Si certains Français mettent le sujet sur la table, on ne peut pas balayer à chaque fois d'un revers de main les contrariétés ou les inquiétudes de nos compatriotes. Ce n'est pas possible. Donc, ça veut dire, j'appelle au débat.

Vous appelez au débat. Oui, j'appelle au débat. Mais vous êtes plutôt sur la ligne d'Armanin.

Oui, moi, écoutez, Jean-Armanin, pour en avoir discuté avec lui, je pense, alors moi, je l'avais dit pour l'instant, il y a quelques mois, j'avais dit, écoutez, pour l'instant, le sujet n'est pas encore sur la table. Attendons qu'il arrive et écoutons ce que les Français ont à nous dire. Maintenant que le sujet arrive, nous allons aller vers, vous le savez, la loi va arriver dans quelques semaines.

Et l'AME sera remplacé par une aide d'urgence ? Non, il va y avoir un débat parlementaire. Oui, mais dans le projet.

Même si c'est dans le projet, il y aura un débat parlementaire. Oui, bien sûr qu'il y aura un débat. Mais ce sera dans le projet.

S'il a annoncé, c'est que ça va être ça. Je ne peux pas annoncer des choses à la place de Gérard Dornanin. Non, mais c'est bon à savoir.

Les émeutes de juillet, vous allez apporter les réponses. Quand ? Quel jour ?

Alors, écoutez, le jour, je ne vais pas vous le donner. Ah bon ? Comment ?

C'est bientôt. Parce qu'Elisabeth Borne l'a dit lors du dernier, vous savez, on a fait un CNR, donc un conseil national de la refondation, où justement, tous les représentants d'associations d'élus, vous savez, il y avait par exemple Villet-Banlieu, Gilles Leprousse, le maire d'Allône qui fait un travail remarquable chez lui, étaient là. Beaucoup d'élus, Vincent Jambrun était là.

Beaucoup de maires étaient là. Beaucoup d'associations, absolument, de la haie les roses. La réalité, c'est que pendant ce CNR, beaucoup de choses ont été dites à la première ministre et à nous, puisque Gérald Darmanin était là, Éric Dupont-Mouretti, moi-même, ma collègue Aurore Berger, en disant, nous n'avons pas fini de vous dire des choses et on veut telle, telle, telle mesure et nous sommes, moi, c'est ce que je suis en train de faire.

Alors comment ça va se passer ? Vous allez réunir ce comité interministériel des villes ? Absolument, présidé par la première ministre.

Voilà. Fin octobre. Fin octobre.

Nous sommes le 13. Oh, le jour de mon anniversaire, donc écoutez. Ah bon, bon anniversaire.

Merci beaucoup. Bon anniversaire. Mais dis-moi alors, tiens, bon anniversaire.

Comme cadeau. Bon, comme cadeau, je vais vous poser la question, ça sera quand ? Vraiment, alors je vais vous dire, Gilles Loprousse a posé la question à la première ministre et elle lui a donné sa parole et elle lui a dit, je vous promets que ça sera fin octobre, donc je sais que la première ministre a une parole.

Nous sommes le 13, 20, 27. Allez, écoutez, on a encore une bonne quinzaine de jours. Un lundi, quoi.

Un lundi. Oui, parce qu'à la fin, si je peux me permettre, un lundi, c'est pas trop mal. Pourquoi ?

Parce que déjà, beaucoup plus de gens sont disponibles qu'un lundi de semaine. Un lundi 30, c'est pas mal. Ça serait pas mal, vous avez raison, excellente idée.

Un lundi 30. Je vais le soumettre tout de suite à Matignon. Mais la réalité, plus sérieusement, c'est que ça me permet aussi, vous savez, je suis en train de finir le zonage des quartiers prioritaires.

C'est une grande demande des élus locaux. Et je le fais aussi avec mon collègue, Gabriel Attal, pour faire concorder l'école, vous savez, l'école, l'éducation nationale avec le zonage, ça n'a jamais existé. 45 ans que les élus le demandent, on ne l'a jamais fait et nous, nous allons le faire.

Donc ça demande quand même un peu plus de travail. C'est-à-dire faire concorder les quartiers prioritaires qu'il n'y ait plus d'école orpheline, pour faire basique, pour plus qu'on ait un quartier prioritaire et on fasse l'école comme elle n'est pas dans le quartier prioritaire, elle n'est pas...

Donc elle ne bénéficie pas des mesures et de l'argent de l'État. Donc imbriquer. Imbriquer.

Faire concorder de la cohérence, Jean-Jérôme Bourdin, de la cohérence. Vous avez raison. Éducative, c'est quoi ?

C'est comment on ouvre l'école au monde. On met des élus, on met tous les acteurs de tout ce qui est politique de la ville dans un quartier prioritaire. Et tout le monde se parle pour donner plus de périscolaire aux enfants, de meilleure qualité, pour que les parents s'impliquent plus dans l'école parce que ça, on n'en parle jamais.

Il faut que les parents...

Il faut que l'école s'ouvre. Et la cité éducative, il y en a 200. Donc j'en ai 200 sur les 1500 quartiers prioritaires que compte mon ministère.

Et la réalité, c'est que les élus m'ont demandé une généralisation. 200 aujourd'hui, vous allez généraliser ? Absolument.

Absolument. Vous avez généralisé les cités éducatives. Les cités éducatives, c'est financé, je rappelle juste un montant puisqu'on me dit toujours oh là là, la politique du chéquier, vous vous rappelez Jean-Jacques Bourdet ?

Donc c'est 80 millions d'euros sur les budgets de la ville pour les cités éducatives et nous avons mis 39 millions en plus pour pouvoir les généraliser à la rentrée de 2024. Une dernière grande mesure ? Alors la généralisation, pareil, de l'accueil des enfants de 8h à 18h dans les collèges, dans les quartiers prioritaires et l'accueil des enfants à partir de 2 ans dans les écoles pour que les mamans justement puissent être libérées et les mamans, je vais vous dire, toutes celles qui m'entendent, l'école ça rassure.

Donc je sais que c'est une mesure qui a été magnifiquement bien acceptée, bien perçue en me disant ah ben oui en fait, mais par contre nous mettrons les moyens, je rassure tous les élus locaux, ils ne seront pas seuls sur la charge de moyens pour développer et généraliser ces deux mesures que le président de la République, si vous le permettez, avait annoncé à Marseille fin juin dans le cas de quartier 2030. Merci Sabrina, et je vous remercie, d'être venue nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio, vous réagissez évidemment, 0826 300 300, vous n'hésitez pas, on est ensemble après 9h, c'est formidable non ? C'est un plaisir d'être là avec vous. 9h, 10h, jusqu'à 10h on est là.

Allez, 8h57. Sous-titrage Société Radio-Canada