Jordan Bardella : "Eric Zemmour, c'est le vote assurance d'Emmanuel Macron"
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Bonjour et bienvenue dans Question Politique, le rendez-vous politique du dimanche de France Inter, de France Info, à la télé en partenariat avec le journal Le Monde. Celui qui a accepté notre invitation jusqu'à 13h est le très jeune président d'un parti politique français qui a porté sa candidate Marine Le Pen au second tour de la dernière élection présidentielle et qui compte bien en faire de même, sinon mieux, dans 154 jours, on a calculé. Comment le Rassemblement National compte-t-il se mettre en ordre de marche après des élections régionales plutôt ratées ?
Comment peut-il imposer ces thèmes de campagne et ne pas devoir sans cesse commenter ceux d'un autre, y compris pour notre invité devoir justifier son propre prénom ? La position de favori pour se qualifier pour le second tour n'était pas un piège dans lequel notre invité et son parti ne savent pas comment se sortir ? Bref, le dégagisme que ce parti a longtemps exigé des autres n'est-il pas en train de lui revenir tel un boomerang en plein visage ? Ces questions et bien d'autres, nous allons les poser à notre invité avec nous et en direct jusqu'à 13h, Jordan Bardella est l'invité de Questions Politiques.
Questions Politiques, Thomas Mégaroff sur France Inter.
Bonjour Jordan Bardella. Bonjour. Pour vous poser les questions, je serai comme ça chaque semaine en compagnie de la bande de questions politiques. Nathalie Saint-Clic de France Télévisions. Bonjour Nathalie. Bonjour à tous. Bonjour Françoise Fressos du Monde. Bonjour à tous. Et salut Karine Bécart de France Inter.
Salut tout le monde.
Le hashtag Question Paul pour vos questions et vos commentaires. Jordan Bardella, Marine Le Pen sera mardi à Bayeux. Tout à fait. Pour y prononcer un discours en hommage au général de Gaulle, disparu le 9 novembre 1970. Un discours qui comme celui du général prononcé également à Bayeux en juin 1946, portera lui aussi sur les institutions. On va revenir sur le fond, mais Marine Le Pen dans les pas du général de Gaulle, ça fait grincer quelques dents chez les gaullistes, que ce soit les chercheurs d'ailleurs de la fondation Charles de Gaulle ou les politiques du parti Les Républicains. Est-ce que vous comprenez pourquoi ?
Je pense que le général de Gaulle n'est la propriété d'aucun parti politique. Il est la propriété en tout cas historique de tous les Français. Le général de Gaulle aura été le premier président de la Ve République, qui a tenu à ces principes qui nous tiennent aujourd'hui à cœur. La défense de la souveraineté nationale, l'indépendance de la France, le respect de notre nation, mais aussi sa liberté. Et je pense que les grands principes, en tout cas gaulliens, qui étaient ceux de sa philosophie politique, sont aujourd'hui défendus par le Rassemblement national. Même si vous trouverez probablement en tous les partis politiques des gens qui se réclament du général de Gaulle.
Sa liberté, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'il était attaché à une forme d'indépendance nationale, lorsqu'il fait la chaise vide, lorsqu'il défend l'Europe des nations. L'Europe des nations, c'est l'Europe qui gagne, c'est l'Europe qui fait Airbus, c'est l'Europe qui nous donne Ariane. Très loin aujourd'hui, en réalité, de cette Union européenne, de ces institutions européennes, qui vont même jusqu'à faire la promotion de tout ce qui est contraire à notre civilisation, comme ça a été le cas cette semaine avec cette campagne publicitaire du Conseil de l'Europe, qui avait pourvu de promouvoir le voile. Encore heureux, mais en tout cas, elle est financée avec de l'argent public.
Et puis c'est vrai que, dans le fil de l'épée, le général de Gaulle explique que les deux qualités essentielles d'un chef, d'un dirigeant politique, sont l'autorité et l'instinct. Et je pense que ce sont les traits de personnalité de Marine Le Pen. L'instinct, parce qu'elle a imposé dans le débat public l'intégralité des thèmes qui font aujourd'hui le débat public. L'immigration, la critique de la mondialisation sauvage, les dérives de l'Union européenne, la défense des classes populaires. Tout le monde, aujourd'hui, converge sur ces thèmes.
Et puis l'autorité, parce que je crois qu'elle a l'autorité nécessaire pour rétablir l'ordre dans le pays, le faire dans l'Union nationale et rassembler les Français. Et d'ailleurs, le général de Gaulle tenait à ce dépassement des clivages partisans. Il n'était ni de droite ni de gauche, il était de France. Et je crois que ça correspond bien aujourd'hui à ce que nous sommes.
Est-ce que ça veut dire que, dans vos rangs, tout ce qui était guerre d'Algérie, OAS, enfin, personnes qui ont été contemporaines de cette époque, et qui étaient avec Jean-Marie Le Pen et qui critiquaient de Gaulle, ça veut dire que tout ça, finalement, il n'y en a plus, que vous pouvez tourner une page et vous revendiquer de Gaulle, comme Steve Briois, finalement, a mis le bus de Jaurès dans sa mairie, dans son bureau.
Entre beaucoup de Français et le général de Gaulle, il y a l'Algérie. J'ai dit que nous étions plus gaulliens que gaullistes. Et c'est vrai que les grands principes politiques qui étaient ceux du général de Gaulle sont aujourd'hui défendus par le RN. On peut refaire l'histoire. Moi, je préfère regarder 2030, 2050, plutôt que de regarder systématiquement ce qui a pu être imparfaitement fait ou réalisé dans l'histoire de France. Et je vous rappelle d'ailleurs qu'à la création du Front National, il y avait également Georges Bidot, qui a été un grand résistant et qui était le successeur de Jean Moulin à la tête de la résistance française.
Mais qui était sur la guerre d'Algérie, n'était pas sur la Léminine, que de Gaulle.
C'est intéressant parce que ce que vous dites, c'est que parmi tous les dirigeants aujourd'hui des partis politiques, à chaque fois, ils vantent les origines de leurs propres partis. Et j'ai l'impression qu'au RN, ex-FN, c'est le seul parti où on a un peu honte de ses origines.
Non, il ne s'agit pas d'avoir honte de ses origines. Vous savez, tous les partis politiques ont une histoire. Le Rassemblement National, Front National hier, a 49 ans. Moi, j'entends les reproches qu'on peut faire sur l'histoire du Front National. Il n'y a aucun parti politique qui peut être parfait dans les choix qu'il a pu faire. Mais le mouvement que je préside aujourd'hui a toujours respecté les institutions, a toujours défendu la souveraineté nationale, la souveraineté populaire. Si on fait l'histoire des partis, on peut aussi faire l'histoire du Parti Socialiste, dont je vous rappelle que le Parti Socialiste a fait élire un président de la République qui a reçu des mains de M.
Pétain la plus haute distinction du régime de Vichy, à savoir M. Mitterrand, que la chambre qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 était une chambre socialiste, composée majoritairement d'élus, de députés de la SFIO. Donc, chaque parti politique a son histoire. Est-ce que c'est la raison pour laquelle le Parti Socialiste est aujourd'hui un parti vichyste ? Non. Voilà, chaque parti politique a son histoire. Mais il y a beaucoup de partis qui se réclament aujourd'hui du gaullisme et qui ont trahi les idéaux du Parti Gaullisme. Les Républicains aujourd'hui, par exemple. Qui a trahi le référendum de 2005 ? On a demandé l'avis aux Français sur la Constitution européenne.
Les Français ont rejeté cette Constitution européenne. L'UMP et le PS, à l'époque, sont passés en force et ont voté pour...
Là, on parle de l'Europe, M. Berdella, mais est-ce que vous n'avez pas un effort, plus que pour les autres partis, de prouver que vous êtes bien un parti républicain, parfaitement intégré dans les institutions ?
Parce que vous en doutez ?
Je vous le demande.
Qu'est-ce qui pourrait vous faire douter de cela ? Est-ce qu'on a déjà tenté d'attenter au fonctionnement des institutions ? Je crois que c'est nous qui sommes les gardiens des institutions. C'est nous qui défendons aujourd'hui la possibilité d'instaurer dans nos textes le référendum d'initiative citoyenne, qui permettra des Français de se saisir d'un texte, d'une thématique particulière pour la mettre sur le débat public et pour la faire trancher par l'opinion publique. C'est nous qui défendons, par exemple, j'en termine, la proportionnelle aux élections législatives.
Est-ce que ça ne vous choque pas aujourd'hui qu'un parti comme le nôtre, qui a fait 11 millions de voix lors de la dernière élection présidentielle, n'est que 6 députés, 6 députés sur 577 ? Ça devrait offusquer l'ensemble des démocrates et l'ensemble des républicains.
Mais quand vous décidez de faire laisser des immigrés dans des centres de rétention, vous êtes en dehors des clous de l'État de droit français. Là, à ce moment-là, on peut se demander si vous respectez effectivement les principes républicains français.
Je vais vous dire, on souhaite faire même mieux que cela. Les immigrés clandestins qui sont aujourd'hui dans les centres de rétention administratives n'ont pas vocation à rester dans les centres de rétention administratives, mais à être renvoyés chez eux, parce que c'est la loi, parce que notre pays n'est pas un hall de gare. Le général de Gaulle, lorsqu'il entame ses mémoires, écrit cette phrase, il dit « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. » Et l'idée que nous nous faisons aujourd'hui de la France, c'est une France qui soit respectée à l'intérieur, en paix à l'intérieur et respectée à l'extérieur.
Or, on voit bien aujourd'hui que tout le monde marche sur notre pays, tout le monde marche sur nos lois, on rentre dans notre pays comme on rentre dans un hall de gare. Que vous soyez présents de manière clandestine ou non, vous restez sur notre sol. Que vous soyez éligibles aux critères de l'asile ou non, vous restez sur notre sol. Et en vérité, cette élection présidentielle, c'est cela aussi. C'est un choix de civilisation. C'est est-ce que la France continue de rester elle-même ? Il y a des millions de gens et des millions de gens qui nous écoutent, qui ne reconnaissent plus la France, qui ne reconnaissent plus le pays dans lequel ils ont grandi.
Est-ce que c'est vraiment un choix de société qui se pose en ce moment, quand on voit que ce n'est pas la première des priorités des Français aujourd'hui ? Si je regarde un sondage très intéressant qui a été publié par Harris Interactive au mois de septembre, l'immigration arrive en 13e position. La première position, c'est l'environnement. Vous nous proposez quoi sur les questions d'environnement, alors qu'on est en pleine COP26 ?
Ça dépend des... Vous prenez les sondages qui vous arrangent. Ce qui ressort aujourd'hui en grande partie des...
C'est rarement en premier.
Ce qui ressort aujourd'hui, permettez-moi, des sondages qui sont faits, c'est que le pouvoir d'achat est la thématique principale, le moteur de vote en tout cas, et la préoccupation principale de nos citoyens.
L'environnement arrive en deuxième.
Et l'environnement arrive pas loin derrière. Vous avez raison, on pourra en reparler, je n'ai pas de difficulté là-dessus, mais c'est la raison pour laquelle Marine Le Pen a démarré cette rentrée, cette campagne, cette pré-campagne en tout cas, en parlant de la question du pouvoir d'achat. Parce que moi, je n'accepte pas qu'à l'homme de là, alors que la trêve hivernale a démarré, il y ait des millions de gens qui se demandent comment vont-ils faire pour se chauffer. Et c'est la raison pour laquelle nous avons notamment réclamé que l'ensemble des produits énergétiques, le gaz, le fuel, l'électricité, le carburant, soient déclarés comme produits de première nécessité.
Et vous préférez parler du pouvoir d'achat que de l'environnement ? Je vous proposez qu'on commence par l'environnement. Et qu'on abaisse notamment la TVA de 20% à 5,5%. Je pense que ce n'est pas incompatible, mais qu'on arrête aussi de s'auto-flageller. La France est responsable de 0,9% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. C'est 15% pour les Etats-Unis. Vous avez raison, encore mieux, c'est 15% pour les Etats-Unis. Les Etats-Unis, 22% pour la Chine. Donc en réalité, la France fait partie des pays les plus propres au monde.
Il y a une étude qui avait été faite par l'université de Yale il y a quelques mois qui expliquait que la France était le deuxième pays le plus propre au monde après la Suisse. Donc il faut arrêter, si vous voulez, toujours d'embêter les mêmes, de taper les automobilistes au portefeuille. Il y a des millions de gens qui ont besoin de leurs véhicules. Il y a beaucoup d'efforts à faire. Mais je vous rappellerai que la moitié des gaz à effet de serre qui sont émises par la France viennent de nos importations.
Et ce que nous souhaitons faire, nous, c'est relocaliser la production, c'est faire le patriotisme économique, et c'est faire en sorte qu'on aille se fournir d'abord auprès des TPE-PME françaises, auprès de nos entreprises, avant d'aller chercher très très loin, avant de s'engager dans ce grand déménagement du monde qui fait qu'il y a aujourd'hui 60 000 super tankers qui traversent la planète pour nous amener des produits de Chine, d'Asie, de très très loin, alors qu'il y a par exemple un agriculteur sur deux dans notre pays qui vit avec moins de 300 euros par mois. Je pense qu'on gagnerait à leur donner la priorité.
Jean-Dane Bardella est avec nous jusqu'à 13h. Il est le président du Rassemblement National. On a évoqué beaucoup de thèmes. On a essayé de mettre un peu d'ordre dans votre programme et dans vos propositions. On l'avait dit, la COP26 entre dans sa dernière semaine. Concrètement, qu'attendez-vous vendredi prochain de la fin de la COP26 au Rassemblement National ?
J'attends qu'on prenne conscience que s'il y a une responsabilité humaine aujourd'hui dans le dérèglement climatique, elle vient de notre modèle économique. Nous, ce que nous souhaitons faire, c'est substituer au libre-échange, à la multiplication des accords de libre-échange. L'Union Européenne est encore en train de négocier un accord de libre-échange avec le Qatar. On a beaucoup parlé pendant les élections européennes du sujet du Mercosur, du CETA, qui fait qu'aujourd'hui, nos filières françaises sont mises en concurrence avec la Terre entière.
Et quand vous êtes mis en concurrence avec des produits, notamment agroalimentaires, qui viennent du Brésil, qui viennent du Canada, qui n'ont pas les mêmes normes sanitaires, les mêmes normes sociales, les mêmes normes environnementales que les nôtres, eh bien, notre agriculture, nos agriculteurs, nos filières françaises ne peuvent plus faire face. Nous, ce que nous souhaitons faire, c'est le localisme, c'est la proximité, c'est donner un avantage très clair à tous les produits qui sont fabriqués dans notre pays.
Et ça passe par l'instauration d'une loi qui est le patriotisme économique, qui ressemble un peu à ce qui se fait aux Etats-Unis dans un exemple d'autres puissances émergentes, qui est de protéger les marchés publics français et de donner dans la commande publique une priorité aux boîtes françaises. Je vous donne juste un exemple pour être concret. Aujourd'hui, 75% du bœuf qui est consommé dans la restauration publique, dans les marchés publics, dans la collectivité publique, est d'origine importée. Pourquoi est-ce qu'on n'inverse pas ces quotas ? Pourquoi est-ce qu'on ne fait pas en sorte de donner une priorité à nos agriculteurs chez eux ?
C'est un soutien qu'on pourra donner à l'agriculture française
et c'est bon pour la planète. À quelle échelle ça se place ? Parce que le bœuf a importé d'autres pays de l'Union Européenne. Est-ce que c'est à l'échelle européenne ou à l'échelle française ? Sachant que si on fait ça, les autres vont le faire. On est un ensemble intégré.
Alors le patriotisme économique a pour vocation et pour cadre une priorité donnée aux agriculteurs français. Donc ça, évidemment, ça appelle à une réforme du marché commun. Mais cette réforme, nous le ferons. Aujourd'hui, en matière européenne, nous souhaitons nous tout changer sans rien détruire. Parce que je pense que beaucoup de Français font le constat, et c'est la raison pour laquelle, sans doute, ils nous ont mis en tête lors des dernières élections européennes, que cette Union Européenne va dans le mur et qu'elle est en train de tuer aujourd'hui nos filières.
Le localisme, c'est effectivement favoriser le producteur qui est à côté. Mais c'est aussi, sans doute, se résoudre à une certaine hausse des prix. Parce que la mondialisation a aussi permis d'importer des produits beaucoup moins chers de l'extérieur. Comment est-ce que vous combinez cette volonté du localisme avec la volonté aussi de préserver le pouvoir d'achat des Français ? Non, je ne le crois pas. Comment est-ce que vous faites ?
Je ne le crois pas. En vérité, la mondialisation sauvage, n'a pas amené à une baisse des prix, me semble-t-il.
Il me semble qu'elle a quand même permis de ravitailler le plus grand nombre en produits beaucoup moins chers.
Je ne le crois pas. Je pense que la France a un certain nombre d'atouts, qu'il faut défendre ses atouts. Et moi, il y a un discours qui, aujourd'hui, en matière environnementale, m'inquiète, c'est le discours anti-nucléaire. Parce que, voyez-vous, s'il y a bien, en matière environnementale, un moyen d'avoir une électricité peu chère, il faut savoir que l'augmentation des prix de l'électricité vient aussi en grande partie de la présence d'un tiers de taxes dans le coût total, vient du fait que la France a, en matière industrielle, en matière stratégique, un avantage considérable avec le nucléaire.
Donc, on ne ferme pas les centrales.
Quoi qu'on ne ferme pas les centrales.
On en construit d'autres ? Combien ?
Combien ? Je ne suis pas venu avec le bilan comptable et le coût de chaque centrale nucléaire. Mais quand je vois qu'on a abandonné, par exemple, le projet Astrid, qui avait vocation à développer des nouveaux réacteurs nucléaires qui mettaient aussi en avant une forme beaucoup plus propre de recyclage des déchets nucléaires, je me dis que c'est une folie, que c'est une folie industrielle. Et puisqu'on parlait du gaullisme, c'est aussi une folie pour l'autonomie stratégique de la France. Le nucléaire reste, quoi qu'on en dise, quoi qu'on en dise, l'énergie la plus décarbonée.
Et quand je vois qu'en Allemagne, pardon, quand je vois qu'en Allemagne, on a fait fermer les centrales nucléaires pour rouvrir les centrales à charbon, je me dis que c'est une folie et que les verts nous ramènent à l'âge de paire économique.
Tout le monde est d'accord avec vous, quasiment. Parce que vous dites, quand j'entends ce discours anti-nucléaire, non, non, mais Macron est d'accord avec vous. Ah bon ? C'est la raison pour laquelle il a abandonné
le projet Astrid.
Alors, je ne parle pas du projet Astrid des déchets nucléaires. Je vous parle d'ouverture d'un certain nom. De PR, des micro-centrales. Les SMR. La droite est d'accord avec vous. Fabien Roussel, alors c'est peut-être pas énorme, Fabien Roussel est d'accord avec vous. Il n'y a pas énormément. Et même la gauche commence à dire qu'on fera ce qu'on peut, mais qu'on prendra notre temps.
Vous devriez vous méfier des promesses d'Emmanuel Macron, parce qu'Emmanuel Macron, généralement, il change d'avis à peu près du lundi au mardi assez facilement.
Donc, pour préciser votre position, le nucléaire sans état d'âme.
Mais le nucléaire sans état d'âme, tant qu'on n'a pas de produits de substitution aujourd'hui.
Et le renouvelable, et les éoliennes, parce que les éoliennes, on entend partout des levées de boucliers, parce que j'en trouve ça moche quand ils ouvrent leur fenêtre. Ils ont raison. Donc, les éoliennes, on oublie ?
On oublie. D'abord, la question, c'est est-ce que les éoliennes, indépendamment de l'aspect subjectif de la laideur, mais ça, vous me direz, c'est un aspect essentiellement subjectif, mais est-ce que ça a une efficacité énergétique ? La réponse est non, puisque les éoliennes tournent à plein régime seulement un tiers de leur temps. Et que l'énergie ne se stocke pas. Ce qui veut dire qu'on est contraint de brader de l'énergie à bas coût aux pays étrangers. Et puis, moi, je suis allé voir des chantiers d'éoliennes. C'est épouvantable pour l'environnement.
Aller demander aux gens qui habitent à côté des éoliennes, qui disent nos maisons ont perdu 20 ou 30% de leur valeur, qui disent on a vu des agriculteurs, qui disent on a vu des changements significatifs sur le fonctionnement de la faute et de la vie animale. Je pense qu'il faut conserver le nucléaire et qu'il y a des domaines, notamment d'avenir, comme l'hydrogène ou les énergies maritimes, parce que la France est, si l'on en croit tous les spécialistes, le deuxième... Vous savez, la France, on dit souvent que c'est le pays où le soleil ne se couche jamais.
Et grâce à nos outre-mer, nous avons une force qui est l'énergie de la mer, l'énergie maritime, et Marine Le Pen aura notamment l'occasion pendant sa campagne, je ne vais pas tout spoiler maintenant, de faire un certain nombre de propositions sur ce sujet américain. Disons quand même,
c'est quoi l'énergie de la mer, par exemple, concrètement ? C'est des éoliennes en mer ou c'est quoi ?
L'énergie, ça peut être effectivement des éoliennes en mer, ça peut être l'arrêt de la fermeture des barrages, parce que regardez, aujourd'hui, je vous donne un autre exemple, aujourd'hui, l'Union Européenne mène une guerre pour engager la privatisation des barrages qui sont aujourd'hui un moyen d'indépendance également de la France en ce domaine. L'hydrogène, le nucléaire, j'évoquais, vous parlez de l'eau, j'évoquais les questions des barrages, ça peut être effectivement les éoliennes en mer, donc il y a beaucoup de pistes sur lesquelles il faut travailler, moi je ne crois pas ni dans l'éolienne, ni dans les batteries. Un mot sur le...
Parce que la vérité, c'est que les batteries, vous les recyclez où ? C'est que les batteries sont aujourd'hui dépendantes de la Chine, de ce qu'on appelle les métaux rares dans des terres rares qui ont créé là-bas, dans ce qu'on appelle en Chine des villages du cancer. Vous les recyclez comment les éoliennes ? Vous les recyclez comment les batteries ? Donc on voit bien qu'on atteint là la limite d'un certain nombre d'énergies renouvelables, mais effectivement, en tout état de cause, aujourd'hui, tant qu'on n'a pas de substitution, il faut conserver le nucléaire parce que je crois que c'est un gage aussi d'indépendance stratégique
de la France. Tout à l'heure, il y a une question de Karine Becker sur votre côté républicain, vous avez insisté sur le fait que vous écoutiez beaucoup les citoyens, que vous proposiez même le référendum citoyenne. Je reviens et je lis ça avec la question du nucléaire. En ce moment, il y a des grandes enquêtes publiques, notamment à Bure, en Moselle, sur l'enfouissement des déchets nucléaires et les habitants sont contre. Qu'est-ce que vous leur dites ?
Je leur dis qu'il faut réfléchir à des solutions alternatives, mais ce n'est pas en mettant de côté le moindre projet innovateur comme le projet Astrid qui ont pour but de traiter de ces questions de recyclage nucléaire qu'on arrivera à régler cette question. Mais moi, je n'ai pas de tabou. Je veux dire, on va mettre en place dans la Constitution le référendum d'initiative citoyenne. C'est-à-dire que sous 500 000 signatures, on déterminera le taux durant la campagne, les Français pourront se saisir d'une question et la porter dans le débat public. Mais moi, je n'ai pas de tabou. On n'a pas peur du peuple. On n'a pas peur de la démocratie.
Si les Français estiment majoritairement qu'il faut se saisir d'une question et la trancher par référendum, eh bien, nous donnerons la possibilité aux Français de le faire. Je pense qu'il faut revenir au gouvernement du peuple par et pour le peuple. Il y compris sur des sujets aussi techniques, y compris sur des sujets aussi techniques. Vous savez, les Français ne sont pas bêtes. Après des débats, après des débats publics, ils ont tranché en 2005 pour la Constitution, contre la Constitution européenne.
Et je vous rappelle même que lorsqu'il y a eu des sondages quelques mois avant sur la Constitution européenne, je parle de 2005 parce que c'est le dernier grand référendum qui a été organisé dans notre pays, les Français étaient pour. Et puis, il y a eu un débat, les Français étaient contre. C'est pareil avec le Brexit au Royaume-Uni. Des sondages montraient quelques mois avant que le Royaume-Uni, le peuple britannique, voulait rester dans l'Union européenne. Il y a eu un débat. Il y a eu une presse qui était peut-être beaucoup plus équilibrée, beaucoup plus neutre, à la fois beaucoup plus partisane des deux points de vue qui s'étaient exprimés.
Et il y a eu un vrai débat public sur la question du Brexit. On peut avoir ce débat. Et aujourd'hui, il regrette. Et je vais vous dire, la première... C'est un peu trop facile ça. Je vais vous dire, la première question qu'on fera trancher par référendum, c'est la question de l'immigration.
Et Marine Le Pen a indiqué que si elle était élue présidente de la République, la première question qu'elle ferait trancher aux Français par référendum, parce que ça engage le devenir de notre peuple, le visage de notre pays dans les 40, 50, 100 prochaines années, c'est celui de cette politique d'immigration massive qui est imposée au peuple contre leur volonté et sur laquelle ils n'ont jamais été consultés.
Alors, moi, je n'ai pas fini sur l'environnement. Question très courte. Est-ce que vous rétabliriez la taxe carbone qui a été un des facteurs d'émergence du mouvement des Gilets jaunes ? Et si oui, comment vous feriez ?
Non, pas de taxe carbone aux frontières nationales. En revanche, nous souhaitons mettre en place avec nos partenaires européens un protectionnisme au niveau européen. Et il est évident que la question de la taxe carbone, c'est la question de la régulation, de l'équilibre que vous mettez entre ce qui est fabriqué très loin et ce qui est fabriqué à côté de chez vous. Et nous, on souhaite que plus le produit soit fabriqué au plus proche du territoire dans une logique de proximité, moins les taxes sur ce produit soient chères. Donc, on peut faire... On peut engager cette logique. Ça s'appelle le localisme. Ça s'appelle la détaxation de la proximité.
On avait fait campagne là-dessus aux élections européennes. Et je pense que sur ce domaine aussi, nous sommes peut-être plus écolo que tous les autres.
Mais là, ça réduit de 40% nos émissions de gaz à effet de serre ? Oui ? En 2030, on sera à moins 40% ? Parce que c'est l'engagement qu'on a pris
à la COP21 en 2015. Les engagements n'engagent que ceux qui les croient. Je ne suis pas certain qu'en menant la guerre au nucléaire, en ayant abandonné le projet Astrid, puisqu'on a parlé de celui-là et en rouvrant les centrales à charbon comme c'est le cas en Allemagne, on arrive à tenir cet objectif.
Mais il est un fait que la moitié des émissions de gaz à effet de serre dans notre pays sont liées à nos exportations, sont liées à nos importations, pardon, sont liées à ce modèle économique ultra-libéral qui s'appelle le libre-échange total et sans limite qui est quasi une religion pour l'Union européenne, pour les dizaines d'accords que nous sommes amenés à débattre au Parlement européen et qui sont nocifs pour les filières françaises. Je fais juste une petite parenthèse.
Le Rassemblement National, ex-Front National, qui défend De Gaulle et qui lutte contre le libéralisme, on voit le chemin parcouru en 49 ans.
Une question un peu périphérique, mais elle ne...
Parce que Jean-Marie Le Pen avait construit un modèle plutôt libéral quand il avait construit le Front National. Oui, mais vous savez,
dans les années 90, pour vous répondre sur ce point, on va pas faire le débat là-dessus. Non, non, mais dans les années 90, l'adversaire idéologique mondial, c'est le communisme. Aujourd'hui, en tout cas, notre adversaire idéologique, c'est la mondialisation sauvage, la mondialisation sans limite, c'est la destruction des frontières, c'est la destruction de toutes les barrières protectionnistes que nous souhaitons en tout cas rétablir.
On va faire rapide. Il y a eu un petit débat sur la chasse. Yannick Jadot a proposé de l'interdire pendant les vacances scolaires ou le week-end, à la suite notamment du décès d'un automobiliste qui s'est pris une balle de fusil. De précision, qu'est-ce que vous envisagez de faire par rapport à la chasse ? On voit beaucoup Marine Le Pen avec des animaux, avec des chats notamment. Est-ce que c'est simplement pour adoucir son image ou est-ce que vous avez une position sur les chasses traditionnelles, sur la chasse à court, sur l'abattage rituel ou un secrétariat à la condition animale ? Bref, est-ce que ce sujet vous intéresse ?
Oui, ce sujet nous intéresse comme tous les sujets d'ailleurs, ce qui nous différencie peut-être des candidats, d'autres candidats et que nous essayons d'aborter des réponses sur un peu tout. Moi, je suis respectueux de nos traditions. Maintenant, il est clair que la chasse doit être amenée à évoluer. Il y a un certain nombre de pratiques comme la chasse à court qui, moi, me choque. Oui, qui, moi, me choque. Marine Le Pen, merci de me permettre de le dire, va présenter dans les prochaines semaines un texte sur la protection animale pour créer un vrai statut de l'animal dans notre pays. Alors, chasse à court,
abattage rituel ?
À moi, la chasse à court me choque. Et ce qui m'étonne dans ces débats sur la protection animale, c'est que les associations de défense de la protection animale n'évoquent jamais la question de l'abattage rituel. Alors, l'abattage rituel, moi, me choque beaucoup et je pense qu'il faudrait effectivement interdire l'abattage rituel, interdire notamment l'abattage halal sans étourdissement préalable et interdire également dans notre pays, ou cachère, vous avez raison, et interdire également l'importation sur le territoire français de viande qui serait abattue selon un rite religieux.
Mais sinon, la chasse, on maintient les règles classiques de la chasse ?
Il y a beaucoup d'efforts à faire. Moi, je vous ai parlé de la chasse à court et en l'occurrence, s'agissant du statut de la protection animale, Marine Le Pen va présenter dans les tout prochains jours un projet dédié.
Le Rassemblement National
Jordan Bardella vient de sortir un nouveau tract. Rendons aux Français leur argent. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que les Français subissent aujourd'hui un véritable braquage fiscal lorsque nos concitoyens qui ont, contrairement à ce que pensent les Verts, qui ne peuvent pas se déplacer en trottinette quand on habite dans la campagne ou dans la ruralité et qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler subissent un véritable braquage lorsqu'ils sont à la pompe à essence. Rendez-vous compte que nous vivons dans un pays où les Français paient 60% de taxes lorsqu'ils vont faire le plein. Depuis le mois de janvier, les prix du gaz ont augmenté de 57%. En moyenne, une facture annuelle pour un ménage français d'une facture de gaz qui se chauffe au gaz.
Il y a 9 millions de Français qui se chauffent au gaz. C'est 800 euros à peu près. Avec cette hausse de 57% depuis janvier, on est à 1250 euros. Vous croyez que les 100 euros, le spéculoos de 100 euros qui est proposé par le gouvernement, pas maintenant, dans 2-3 mois, ce qui démontre qu'ils n'ont strictement rien compris à la détresse sociale des millions de Français qui aujourd'hui n'arrivent plus à boucler les fins de mois, réussira à résoudre. Ce qui apparaît aujourd'hui comme une difficulté. Il y a des gens qui se disent comment je vais faire pour me chauffer cet hiver.
Parce qu'au fond, on sait très bien que dans les années à venir, parce qu'il y aura la transition écologique, le carburant va coûter de plus en plus cher. Est-ce qu'il ne faut pas, plutôt que de dire on va baisser les prix de l'essence et vous continuez à rouler en voiture comme ça, est-ce qu'il ne faut pas mettre le paquet sur la transition écologique ?
Mais vous faites comment ? Je vous pose la question. Vous faites comment ? Moi, mon père, il travaille en voiture. Il fait des livraisons. Il a besoin de sa voiture pour aller travailler. Vous lui dites quoi ? Vous lui dites avec votre cargaison, vous allez prendre une patinette, une trottinette, un vélo, un Vélib et puis vous allez aller livrer en voiture.
Non mais vous dites quoi ? Qu'est-ce qu'on dit aux millions de gens ? Vous dites qu'on ne peut rien changer ?
Qu'est-ce qu'on dit aux millions de gens ? Je dis qu'il faut arrêter d'être des idéologues. Je veux dire qu'il faut arrêter d'aller taper les automobilistes au portefeuille quand la moitié de nos émissions de gaz à effet de serre viennent de nos importations. C'est un peu hypocrite. La solution, c'est d'abord d'abaisser les taxes. C'est d'arrêter ce matraquage fiscal sur les classes populaires, sur les classes moyennes. C'est de faire en sorte qu'il n'y ait plus un Français sur quatre qui n'arrive plus à boucler ses factures de gaz ou d'électricité.
Parce qu'il y a des millions de gens aujourd'hui, je le disais tout à l'heure, qui se chauffent au gaz, qui se chauffent au fuel, qui ont besoin de leur voiture pour se déplacer, pour emmener les enfants à l'école, pour aller faire des courses qui font parfois des dizaines de kilomètres la journée, tant il faut se déplacer pour emmener les enfants, pour aller travailler, pour aller faire des courses. Vous dites quoi à ces gens-là ? Vous dites quoi à ces gens-là ? Vous leur dites on va faire la transition énergétique demain matin ? Vous leur dites comme Mme Rousseau il faut payer encore plus de taxes et on va interdire les voitures ? Non, on dit il faut organiser peut-être
la transition écologique et en fait dans votre discours on n'entend pas comment vous organisez cette transition écologique. C'est ça qu'on est en train de vous dire. On a l'impression que rien ne va changer.
C'est la question qu'on vous pose. Est-ce que rien ne change ? Moi je veux bien qu'on discute de la voiture autonome, je veux bien qu'on discute de modes de déplacement toujours plus propres. Mais il y a aussi parfois des Français qui ne peuvent pas faire autrement. Il y a des Français qui prennent leur voiture y compris.
Mais justement l'histoire du chèque est-ce que ce n'était pas beaucoup mieux que de faire une mesure générale par la baisse des taxes qui visiblement rapporte très peu aux consommateurs pour un coût pour les finances publiques très fort ? Est-ce que ce n'est pas mieux cette politique de chèque ciblé sur les personnes qui ont le plus de difficultés ?
Auxquelles s'ajoutent le chèque énergie. Quand vous avez une facture annuelle de gaz qui passe en 6 mois, allez en 10 mois, de 800 euros annuels à 1200 euros annuels, vous faites comment avec ces 100 euros ? Nous ce que nous proposons c'est... Parce que le problème aujourd'hui c'est que le gouvernement casse la jambe des Français et vient ensuite leur offrir une béquille. C'est ça la réalité. Nous ce que nous proposons c'est dès demain matin. C'est les marchés mondiaux. C'est dès demain matin. Dès demain matin. Mais si parce que quand 60% du prix de l'essence sont des taxes on peut agir tout de suite.
Et notre projet à nous et notre volonté c'est de rendre 200 euros de pouvoir d'achat par mois aux Français. En abaissant la TVA de 20% à 5,5 sur tous les produits énergétiques. Ça permet sur un plein d'essence
de 40 litres de rendre 8 euros français. Mais il y a 5 minutes vous nous donnez des chiffres où vous disiez 100 c'est ridicule par rapport à des centaines de... Et vous dites 200 200 c'est très insuffisant.
Mais 200 euros par mois. 200 euros par mois. 200 euros par mois. Aux Français. Mais vous le financez comment ça ? C'est un coût par exemple sur la TVA de 20% à 5,5 c'est un coût de 12 milliards d'euros par an.
Oui mais est-ce que c'est juste que tout le monde en profite ? Est-ce que c'est juste que tout le monde en profite ? On le finance comment ? 12 milliards d'euros ?
On le finance comment ? En coupant par exemple les prestations sociales aux étrangers. 16 milliards d'euros dans notre pays. Là je peux vous dire qu'on va faire un paquet d'économies en s'attaquant à la fraude. Il y a d'après la Cour des comptes 14 milliards d'euros. D'après Charles Prats qui est un magistrat qui a travaillé sur ces questions qui est spécialisé dans la fraude jusqu'à 50 milliards d'euros de fraude par an dans notre pays en mettant par exemple en place la carte vitale biométrique. En créant une agence d'Etat ce qu'il appelle le FBI contre la fraude. Ça n'existe pas aujourd'hui. Une agence d'Etat qui est spécialisée contre la fraude.
Mais voyez moi je ne conçois pas qu'à l'heure où un Français sur trois renonce à se soigner parce qu'il n'en a plus les moyens. Que un en France sur trois ne part plus en vacances parce que les moyens des familles sont de plus en plus faibles. Que pendant ce temps-là on continue d'offrir les soins gratuits aux clandestins dans notre pays et aux étrangers.
Simplement sur cette histoire d'énergie vous considérez que quelqu'un qui a des très hauts revenus et qui a imaginons dans le fantasme 2244 paiera la même chose que quelqu'un comme votre père auquel vous faisiez allusion qui est obligé de faire son plein pour pouvoir faire son travail.
Ne me dites pas ça à moi. 22% des mesures redistributives du quinquennat l'ont été aux 10% de Français qui gagnent le plus.
Puisque vous êtes candidat pas vous directement je vous demande ce que vous vous feriez.
Vous ne faites pas de distinction comme disait François. On ne fera pas de distinction. Mais ça coûte très cher
et en fait ça va profiter à des gens qui n'en ont pas besoin. C'est là que je ne comprends pas le raisonnement.
Le problème c'est que vous êtes des idéologues. Peut-être. Le problème c'est que vous êtes des idéologues. Moi je suis pragmatique et je dis plutôt que de casser la jambe aux Français et de leur offrir une béquille je préfère baisser les taxes.
Mais non on n'est pas idéologues d'ailleurs. Est-ce que vous vous rendez compte
de cette folie qui vise à dire on a 60% de taxes sur le carburant et on va vous offrir en plus un chèque pour vous dédommager ? Mais c'est du délire. On n'est pas en train de défendre la mesure on est en train de vous demander ce que vous souhaitez aller faire. Ça n'a aucun sens. Donc on va rendre 200 euros de pouvoir d'achat aux Français en abaissant les taxes sur les carburants et sur l'ensemble des produits énergétiques.
En supprimant la contribution publique de l'audiovisuel la redevance scellée c'est 140 euros par an par la privatisation de l'audiovisuel public et vous devriez nous remercier parce que je pense que ça fera gagner en pouvoir d'achat les journalistes dont on dit qu'ils sont un peu moins bien payés dans le service public que dans le privé. En abaissant de 15 à 20% les tarifs des péages par la nationalisation des autoroutes. En supprimant la CSPE qui est l'une des principales taxes sur l'énergie que les Français ont en bas à droite sur leur facture d'électricité.
Donc il y a des dizaines et des dizaines de mesures à prendre que nous allons présenter aux Français tout au long de la campagne en rétablissant notamment ça avait été supprimé par François Hollande dans une démarche que j'avais trouvé moins juste nous rétablirons la demi-part fiscale pour les veuves et les veuves et nous attribuerons notamment une part fiscale supplémentaire à toute famille qui a deux enfants part fiscale pleine pour toute famille qui a deux enfants c'est 500 euros par an de pouvoir d'achat qu'on va rendre à une famille française qui a deux enfants pendant qu'il y a des dizaines de mesures à prendre Emmanuel Macron il aura été le président du braquage fiscal non madame nous allons faire des économies nous allons lutter contre la fraude parce que la faute sociale
ça fait quand même pas tout un budget
nous allons remettre de l'ordre dans les comptes publics nous allons arrêter ce coût faramineux que représente l'immigration dans notre pays 16 milliards d'euros d'argent public déversé
les études montrent
qu'il y a un équilibre entre ce qu'ils apportent et ce qu'ils coûtent oui les études de Terra Nova qui sont soutenues par le parti socialiste mais je peux vous dire que
vous considérez que ce n'est pas vrai
mais monsieur quand vous avez 10 millions de pauvres quand vous avez 6 millions de chômeurs dont beaucoup d'étrangers 6 millions de chômeurs quand vous avez 1 700 000 foyers qui est dans l'attente d'un logement dans notre pays et qu'on sait par exemple par la même occasion qu'un tiers des immigrés selon l'INSEE occupe aujourd'hui un logement social vous ne croyez pas que ça crée une forme de préférence étrangère moi je me rappelle d'un rapport de la cour des comptes de 2015 que vos fact checkers pourront retrouver assez facilement qui soulignait que l'accueil des migrants durant la crise des réfugiés en 2015 c'était fait par les moyens qui étaient mis en oeuvre par les structures d'accueil qui étaient mis en oeuvre au détriment des 100 domiciles français donc oui il y a une préférence étrangère qui s'est instaurée aujourd'hui en matière d'immigration et oui nous fermerons le robinet parce qu'on ne peut pas accueillir la terre entière parce que les français ne souhaitent pas si vous voulez que leur pays ressemble à des faubourgs du Caire d'Alger ils souhaitent préserver leur territoire leur identité et réserver c'est un petit peu idéologique aussi non non c'est pas idéologique
c'est ce que pensent 70 à 80% des français une question à vous poser justement vous avez dit tout à l'heure on fera un référendum sur l'immigration quelle serait précisément la question que poserait Marine Le Pen aux français c'est un projet de loi
un projet de loi que nous allons soumettre à référendum quelle question et dans ce projet c'est un projet de loi et dans ce projet de loi il y aura tous les leviers politiques, juridiques administratifs pour fermer le robinet il y aura par exemple dans ce projet de loi l'instauration dans la constitution de la priorité nationale dans l'emploi le logement nous donnerons une priorité aux citoyens français il n'est pas normal que dans d'innombrables logements sociaux que par exemple pour les logements étudiants Crous parfois il y a dans certaines facs à proximité des Crous la moitié des Crous qui sont occupées par des étudiants étrangers ce n'est pas normal à l'heure où les étudiants ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois donc nous donnerons une priorité aux citoyens français dans l'accès à l'emploi ça se fait dans un certain nombre d'autres pays ça se fait sous une certaine mesure aux Etats-Unis ça se fait au Maroc ça se fait en Suisse ça se fait à Monaco il y a une mesure qui avantage clairement dans l'emploi à compétence égale ou dans le logement à situation égale les résidents français parce que les français ils n'ont qu'une maison c'est la maison France et c'est normal qu'il soit prioritaire chez eux On fera comme les monégasques
François Sassos dans l'actualité de l'immigration avec ce qui se passe à Calais où on voit de nouveau des centaines de migrants qui tentent de traverser la Manche dans des embarcations précaires quelques-uns sont morts des poches se font sur le littoral qu'est-ce que vous inspire cette situation ?
ça m'inspire que que nous n'avons plus de frontières et que les migrants qui sont aujourd'hui à Calais, à Menton ou à la frontière espagnole je reviens j'étais hier dans les Pyrénées-Orientales ne doivent pas être répartis sur l'intégralité du territoire ils doivent repartir ils doivent repartir chez eux ils doivent repartir dans leur l'occurrence d'origine oui mais Calais Calais est la conséquence de Menton c'est la conséquence de l'absence de frontières dans les Alpes-Maritimes c'est la conséquence de la suppression par Nicolas Sarkozy de 6500 postes de douane sous son quinquennat c'est la conséquence d'une Europe sans frontières c'est la conséquence d'un système social français qui est devenu un Eldorado qui est devenu la poule aux oeufs d'or pour la terre entière qu'est-ce que vous faites ?
ceux qui sont à Calais ils ne veulent pas rester en France ce que nous faisons oui mais moi je suis allé à Calais non mais il ne veut pas rester en France donc l'Eldorado français pour eux je n'existe pas oui mais c'est la conséquence des accords du Touquet qui a décalé la frontière britannique à Calais moi je suis allé à Calais c'est une ville en état de siège il y a à Calais une station essence à la sortie de l'autoroute lorsque vous entrez dans Calais on encercle des murs il y a dans toute la ville des barbelés les entreprises les habitants sont obligés de se protéger avec des barbelés l'absence de frontières nationales nous impose des frontières à l'intérieur de nos villes à l'intérieur de notre quartier cette situation elle n'est pas acceptable il faut donc remettre de l'ordre et il faut faire en sorte que les migrants n'arrivent pas à Calais et nous souhaitons notamment mettre en place une mesure vous allez être content vous allez la trouver très républicaine puisque c'est le Danemark qui l'a mise en oeuvre un gouvernement socialiste au Danemark les socialistes français social-démocrates ferait mieux exactement de s'en inspirer c'est le traitement de l'asile dans les pays de départ il y a eu l'an dernier il y a deux ans l'an dernier Covid mais il y a deux ans 130 000 on bat tous les records Emmanuel Macron il bat tous les records d'immigration 130 000 demandes d'asile qui ont été faites dans notre pays deux tiers des demandes d'asile sont rejetées et deux tiers de ces déboutés ne sont pas expulsées donc ce que nous souhaitons faire c'est faire en sorte que l'asile soit traité dans les ambassades et les pays de départ aucune demande d'asile traité depuis l'administration depuis le territoire français tout doit passer par les ambassades et les consulats étrangers et je peux vous dire qu'on va limiter considérablement le fait
juste une toute petite question qui est économique celle-là on a l'impression qu'on va avoir un record de croissance c'est du moins ce qui est annoncé et le chômage n'a jamais été aussi bas et pas qu'avec des CDD est-ce que vous considérez que votre discours en disant il n'y a jamais eu autant de pauvres autant de chômeurs c'est la catastrophe est-ce que vous ne pouvez pas créditer au moins Emmanuel Macron et peut-être François Hollande avant avec un certain nombre de mesures économiques finalement d'une réussite qu'on n'avait pas vue depuis un bon moment
là il faut que je remercie François Hollande je ne vous demande rien
je vous dis simplement qu'il y a effectivement une constatation qui est que le chômage contre lequel on a tout essayé comme disait qui vous savez
il y a un regain européen et mondial incontestable on a perdu beaucoup d'emplois notamment beaucoup d'emplois industriels 17 000 emplois industriels perdus entre 2017 et 2022 les entreprises françaises ont été aidées il y a un certain nombre de mesures que nous avons soutenues notamment le chômage partiel qui allait dans le bon sens mais la question qu'on se pose c'est est-ce qu'on continue ça rejoint la discussion qu'on avait tout à l'heure avec ce modèle économique qui est basé sur l'absence totale de frontières des charges toujours plus importantes pour nos chefs d'entreprise et notamment nos chefs de TPE, PME un système économique qui permet des délocalisations massives d'entreprises et Emmanuel Macron il aura été un liquidateur enfin vous parlez de François Hollande mais qui était le secrétaire général adjoint et le ministre de l'économie de François Hollande c'est Emmanuel Macron c'est lui qui a vendu les intérêts français à des intérêts étrangers c'est lui qui a vendu la branche énergie d'Alstom dans des conditions extrêmement douteuses et moi je m'étonne que personne n'ait parlé du bouquin de vos confrères du monde M.
Davé et l'homme le traître et le néant qui soulignait de probables conflits d'intérêts entre les gens à qui M. Macron a vendu les intérêts français exactement a vendu Alstom et les gens qui ont prêté qui ont donné à sa campagne présidentielle en 2007 oui mais voyez bien qu'on a très peu parlé de ce bouquin pourquoi d'ailleurs on en a très peu parlé il y a quand même des choses qui sont extrêmement graves dans ce livre je trouve que vos confrères ont fait du bon boulot mais je m'étonne que personne n'en parle
France Inter question politique Thomas Négaroff
Jordan Bardella avec nous jusqu'à 13h on va ouvrir une partie politique pour terminer l'émission est-ce que vous pensiez il y a quelques mois que vous seriez peut-être un jour doublé sur votre droite
non pas du tout parce que parce que nous sommes là le camp national est là devant une division de ses candidatures Marine Le Pen est depuis 8 ans depuis avril 2013 pour reprendre une étude qui avait été faite par votre confrère du Figaro Charles Sapin depuis avril 2013 au second tour de tous les sondages de l'élection présidentielle il est vrai que la présence d'Éric Zemmour dans cette campagne présidentielle même s'il ne s'est pas totalement déclarée il dit j'irai quand ce sera mon intérêt je me déclarerai quand j'aurai envie d'y aller vient évidemment diviser les voies du camp national je ne vais pas vous dire le contraire et le seul d'ailleurs
attendez comment expliquez-vous qui s'en réjouis
c'est Emmanuel Macron
l'émergence de ses divisions qu'est-ce que Zemmour a de plus que n'aurait pas Marine Le Pen aujourd'hui
ça il faut poser la question à vos confrères
Zemmour
matin, midi et soir sur toutes les chaînes d'un fond on continue comme on a eu en 2007 Macron matin, midi et soir c'est pas moi qui décide des plannings des salles de rédac
vous avez une réflexion vous avez un changement de positionnement de Marine Le Pen donc vous avez une cellule qui réfléchit à la stratégie donc vous devez bien vous dire il y a des choses qu'on n'a pas donc la question est à votre avis est-ce que la Marine Le Pen 2022 qu'est-ce qu'elle a de plus que celle de 2017 et quels sont ses avantages ou ses inconvénients par rapport à Éric Zemmour si vous faites une balle alors on sait très bien
que vous réfléchissez à ça je pense que c'est une femme déjà je pense qu'Éric Zemmour et on peut avoir encore des points d'accord c'est pas le sujet mais fait parfois preuve d'une brutalité dans ses déclarations dans ses propos qui ramène notre famille politique à 30 ans en arrière et je le déplore parce que je suis convaincu je suis oui Jean-Marie Le Pen le dit lui-même il retrouve chez Éric Zemmour une forme de brutalité de radicalité que nous n'avons plus aujourd'hui parce que les constats que fait Éric Zemmour sont des constats qu'on a fait nous il y a 30 ans c'est un peu facile
il y a une partie d'électorat qui attend ça c'est un peu facile
je viens dire aujourd'hui aux français et je viens dire aujourd'hui aux électeurs du camp national que Éric Zemmour c'est le vote assurance d'Emmanuel Macron que le seul qui se réjouit de la montée d'Éric Zemmour dans les sondages c'est Emmanuel Macron parce que le discours d'Éric Zemmour est tellement caricatural est tellement brutal qu'il offre la réélection d'Emmanuel Macron sur un plateau mais Marine Le Pen aussi d'une certaine façon mais c'est faux parce que lorsque vous utilisez des sondages avec lesquels j'ai toute réserve pour nous dire on voit bien que le camp national est divisé au premier tour vous oubliez de dire qu'au premier tour avec les marges d'erreur c'est Marine Le Pen qui est à égalité avec Emmanuel Macron et qu'on voit bien que dans un cas de second tour avec Emmanuel Macron et Éric Zemmour dans les tests qui ont été faits comme ça a été fait avec d'autres candidats Emmanuel Macron a une avance mais considérable parce que je pense que Éric Zemmour n'est pas en capacité de rassembler une majorité de français
surtout leur vie elle s'est effondrée très très vite dans les sondages est-ce que vous réussissez à l'expliquer ?
Non mais les sondages moi écoutez je suis vous y croyez encore au sondage parce que d'après vous
on dit que c'est une photographie parce que vous pouvez commenter non mais moi je réagis
aux questions que vous me posez mais je dis juste que personne n'est en capacité de dire ce qui va se produire dans 6 mois je vous rappelle qu'à la même période c'était Alain Juppé qui devait être prudent
plutôt sur le fond alors vous dites ce qui me dérange moi c'est la brutalité donc est-ce que c'est davantage la forme que le fond ? Mais le fond
enfin lorsqu'Éric Zemmour vient dire en gros que les français ne supportent plus cette politique d'immigration massive il vient dire ce que pensent 80% des français est-ce que vous croyez vraiment qu'on a attendu Éric Zemmour enfin c'est pas vous qui allez nous faire ce reproche pour dénoncer le poids considérable que représente l'immigration dans notre pays il n'y a qu'une seule différence c'est que ça fait nous 40 ans qu'on le fait droit dans nos bottes avec la même cohérence Mais vous avez fait une campagne vous avez démarré votre campagne sur les libertés
vous n'étiez plus sur l'autorité est-ce que vous avez fait une erreur en fait de stratégie de communication à ce moment-là ?
En 80 et en 88 il a voté pour François Mitterrand en 2002 il a voté pour Jean-Pierre Chevènement il était où Éric Zemmour pendant l'entre-deux-tours en 2017 ?
Non mais la question de Thomas pardon la question de Thomas c'est-à-dire genre vous avez dit tout à l'heure on dirait du Jean-Marie Le Pen on dirait nous il y a 30 ans on dirait nous avant qu'on se dédiabolise est-ce que c'est ça que vous voulez dire ? En gros est-ce que vous vous avez dit ?
Mais non mais bien sûr que j'ai des divergences je les ai exprimées mais sur le fond aussi lorsqu'il explique que Marine Le Pen est enfermée dans un ghetto ouvrier et chômeur ça veut dire quoi ?
ça veut dire quoi être enfermée dans un ghetto d'ouvriers et chômeurs parce que autant je peux être j'ai des points d'accord sur l'immigration bien sûr avec lui comme 80% des français mais autant je trouve que sur les questions économiques où je souhaite par exemple pousser la retraite à 65 ou 67 ans il l'avait dit sur CNews ou sur la question sociale je trouve qu'il fait preuve d'un mépris qui moi me rappelle Emmanuel Macron lorsqu'il dit moi je ne suis pas là dans cette campagne présidentielle pour régler l'urgence du pouvoir d'achat c'est-à-dire en gros les français qui se plaignent aujourd'hui de galérer à finir le mois ou d'avoir 10 euros pour finir le mois en gros vous ne m'intéressez pas ce n'est pas mon problème et bien nous si en fait on est là pour leur apporter des solutions et pour leur apporter des réponses c'est des remarques de millionnaires
est-ce que vous avez fait quand même une erreur au départ à la rentrée de septembre en misant votre stratégie politique sur les libertés les libertés chéries et en oubliant l'autorité elle a toujours fait campagne sur l'autorité Marine Le Pen est-ce qu'il y a une erreur de stratégie ?
permettez-moi de vous rappeler quand même que encore une fois dans toutes les études d'opinion avec les réserves que j'en ai qui sont faites mais vous êtes lié en permanence dessus quand même la candidate là je parle de sondage plutôt calimé c'est un sondage Ipsos je crois que sorti il y a quelques jours aux yeux des français la plus capable de rétablir l'autorité de l'état de rétablir la sécurité et la plus crédible sur l'immigration c'est Marine Le Pen parce qu'on ne se contente pas si vous voulez et j'espère vous l'avoir montré depuis que nous sommes ensemble tout à l'heure qu'on ne se concentre pas de nourrir les français de constats qu'on a des solutions à leur apporter lorsqu'Éric Zemmour dit je trouve de manière extrêmement brutale la guerre civile a démarré dans notre pays on fait quoi ?
c'est quoi la conséquence de tout cela ? vous êtes d'accord avec ça ? et surtout pour le faire dans la paix civile
vous êtes d'accord avec le constat ?
la guerre civile a commencé dans notre pays ? je pense qu'il y a un certain nombre de quartiers qui font penser à des scènes de guerre civile mais je peux vous dire que moi j'ai vu des militants ce week-end à Perpignan qui ont connu les massacres d'Oran en Algérie qui ont vécu l'attentat de la rue d'Islie et qui au regard de ce qu'ils ont vu en Algérie peuvent affirmer quand même qu'il y a une nuance avec le terme de guerre civile aujourd'hui
mais quand dans votre programme vous dites on va réserver et je ne crois pas
qu'elle soit inéluctable contrairement à Zemmour et Zemmour dit on va aller à la guerre civile quoi qu'il arrive et bien moi je ne le crois pas je pense que le rôle du prochain président de la République avec autorité et fermeté va être de l'empêcher
mais quand par exemple dans votre programme vous dites on va réserver maintenant le logement l'emploi public ou certaines formes d'emploi aux français est-ce que vous n'organisez pas non plus la guerre civile c'est-à-dire ceux qui occupent les logements aujourd'hui vous les expulsez ? en fait c'est ça qu'on n'arrive pas à imaginer
c'est-à-dire que de donner
un logement non je ne sais pas de le donner c'est ceux qui occupent aujourd'hui le logement qu'est-ce que vous leur dites ?
vous me reprochez de défendre la priorité nationale c'est-à-dire une priorité dans l'emploi au logement aux citoyens français j'essaie de voir concrètement ce que ça donnerait à quoi ressemblerait
et en quoi ça irait pas vers une crispation très forte de la société française
deux choses si vous m'expliquez que de réserver les aides sociales et les logements sociaux aux citoyens français est allé à la guerre civile vous entendez que les gens qui arrivent et qui seraient mécontents de cette mesure viennent pour faire la guerre civile
non pas du tout je vous parle comment vous mettez en oeuvre votre projet
pour répondre à la deuxième partie de votre question c'est intéressant pour répondre à la deuxième partie de votre question je pense que les bouleversements que nous proposons notamment en matière d'immigration parce que ça fait 40 ans qu'on impose cette politique d'immigration aux français on propose un tel bouleversement un tel coup d'arrêt à cette politique d'immigration sur laquelle 80% des français en partagent la volonté et bien c'est la raison pour laquelle je dis qu'il n'est pas utile de rajouter des divisions
ou une forme de brutalité Jean-Dane Bardella vous avez un discours plutôt apaisant ici en disant la guerre civile n'est pas aujourd'hui on espère qu'elle ne sera pas là
je dis qu'il faut tout faire pour l'empêcher maintenant c'est vrai qu'il y a un certain nombre de quartiers qui font penser effectivement à ce qu'on a pu voir au Liban
ou à ce qu'on a pu voir dans d'autres pays et vous évoquez notamment j'ai vu regarder votre compte Twitter pour ne pas parler à l'émission et j'ai vu que vous avez cité il y a 3-4 jours un fait divers terrible à Florbet d'un jeune homme de 19 ans victime de coups de couteau dans la rue par des gens qui passaient l'article de la Voix du Nord évoque des personnes qu'on n'a pas réussi à attraper un jeune homme entre la vie et la mort vous tweetez ça ça a été relayé énormément mais vous n'avez pas relayé le démenti qui dit que le gamin a tout inventé pourquoi
je veux bien qu'on débatte d'un fait divers mais c'est pas moi qui ai parlé du figaro c'est vous ce n'est pas là non mais attendez si vous nous reprochez de nier l'ensauvagement spectaculaire de la société française pour vous confrère du figaro c'est Maurice Berger qui est un spécialisé des violences notamment auprès des jeunes qui donnait ce chiffre une violence gratuite toutes les 44 secondes dans notre pays une violence gratuite toutes les 44 secondes 85 85 faits de violence tous les jours contre des policiers il n'y a plus un seul endroit aujourd'hui où les français ne sont pas encerclés par l'insécurité à la duchère à Lyon il y a quelques jours où on a tiré sur des policiers il y a quelques jours avant-hier à Fréjus ville rassemblement national où nous menons la guerre au trafic de drogue où des policiers ont été pris à partie au cocktail Molotov où on a tiré sur des policiers je le disais à Lyon à Nice il y a quelques jours où des policiers hors service ont été attaqués à Montauban où un caporal chef un militaire qui a passé 17 ans de sa vie en opération extérieure et qui est tabassé lynché à mort pour un regard de travers si vous ne voyez pas ces innombrables quartiers ces innombrables villes où les jeunes constituent aujourd'hui une génération qui meurt pour une cigarette refusée ou un regard de travers c'est que vous ne comprenez pas ce qui est en train de se passer dans le pays donc on peut dépasser non non mais croyez moi lorsque je dis cela les français savent très bien de quoi je parle croyez moi que lorsque je dis ça il y a des millions de parents dans notre pays qui comprennent que lorsque ils s'inquiètent de voir leur fille ou leur fils sortir seul ou rentrer seul le soir dans les transports en commun ils savent pertinemment de quoi je parle donc on peut toujours trouver un fait divers où la version qui est donnée n'est pas la version exacte et en l'occurrence je n'ai pas vu le démenti dont vous parlez mais cette violence là c'est pas un fait divers c'est un fait de société et je dis effectivement qu'une grande partie de cette violence pour lire la suite du tweet et du second tweet que j'ai fait elle est liée à l'immigration monsieur je le dis et je l'affirme et on n'arrêtera pas cette spirale de la violence dans notre pays tant qu'on ne stoppe pas l'immigration on est à Paris 75% des mineurs qui sont déférés devant le parquet de Paris sont des mineurs étrangers étrangers sans parler de la violence des mineurs isolés partout dans les villes qui posent un véritable problème d'ordre public donc oui il y a un lien entre l'immigration et la violence et oui derrière la violence dans notre pays il y a l'immigration Nathalie Saint-Clic
est-ce que Marine Le Pen a décidé de jouer la tout-femme ? c'est-à-dire est-ce que vous pensez que par rapport à votre électorat le fait d'être une femme est un avantage ou est-ce que vous le faites parce que vous avez vu que dans les Antilles encore une fois d'opinion l'électorat féminin était plutôt rétif face à la candidature d'Éric Zemmour
ça ne m'étonne pas parce qu'Éric Zemmour explique que lorsque les femmes s'approchent du pouvoir le pouvoir s'évapore et il dit que les femmes n'incarnent pas le pouvoir bon moi je suis à la tête d'un parti qui a pour emblème Jeanne d'Arc pour symbole historique Jeanne d'Arc et pour ambition la volonté de faire rire à la première femme présidente de la République donc je pense que
on peut s'imaginer aussi que l'électorat du Rassemblement National ce n'est pas non plus les personnes les plus féministes de la Terre Pourquoi ? Je ne sais pas peut-être à cause d'un certain nombre de positions par le passé qui ont pu être considérées comme relativement conservatrices En tout et à cause
le seul mouvement politique d'envergure qui est aujourd'hui présidé par une femme et par une femme qui est en capacité de devenir chef de l'État dans 154 jours c'est Marine Le Pen et je pense que Marine Le Pen a aujourd'hui réuni l'expérience le projet le sérieux nécessaire la crédibilité la capacité à rassurer une majorité de français sur des idées qui sont diabolisées depuis 40 ans pour arriver à la tête de l'État et réunir au second tour une majorité de français nous on n'en a pas après des personnes on peut avoir des désaccords avec la politique d'immigration sans en avoir après des immigrés on peut combattre l'islam politique sans en avoir après les musulmans dont une grande partie se sent parfaitement intégrée parfaitement assimilée respecte nos lois et demande à ne pas être amalgamé avec les autres c'est à dire que les 61% de jeunes qui d'après ce sondage IFOP considèrent que la charia est supérieure aux lois de la république donc nous notre projet il n'est ni de droite ni de gauche il est de France nous avons des gens qui viennent de la droite qui viennent de la gauche et c'est vrai que nous avons aujourd'hui la capacité de faire élire une femme président de la règle je pense que ce serait un beau symbole
vous avez la capacité mais il y avait quand même Éric Zemmour
ne vous en déplaise
non alors dites moi est-ce que vous le considérez comme un adversaire est-ce que vous le considérez comme un concurrent est-ce que vous pensez qu'à un moment un accord serait possible avec lui comment vous voyez les mois qui viennent
moi je pense que tous les amoureux de la France finiront par se retrouver un jour tant cette élection n'est pas une élection elle est un choix de civilisation sur la survie le devenir l'avenir de notre pays sur les 20, 30, 40, 50 prochaines années
mais ce qui m'étonne
pour l'instant il dit qu'il ne veut pas être premier ministre
c'est Mario Maréchal qui a raison quand elle dit finalement il faudra soutenir celui qui sera le plus sûr d'être au deuxième tour
ce qui m'étonne c'est que Eric Zemmour passe plus de temps à taper sur Marine Le Pen qu'à taper sur Emmanuel Macron c'est quand même paradoxal moi mon adversaire c'est Emmanuel Macron parce que vous voyez pendant que vous essayez de revendre le match baladur-chirac dans les médias je peux vous dire qu'Emmanuel Macron il se frotte les mains et moi j'en appelle à tous ceux qui ne veulent pas avoir réélu Emmanuel Macron parce qu'on sait qu'un nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron ça serait un nouveau quinquennat de mépris de violence de casse sociale de saignée fiscale d'impuissance face à l'immigration qui a aujourd'hui déclenché un compte à rebours dans notre pays sur le visage que va avoir notre pays dans les 40 prochaines années donc oui tous les amoureux moi j'ai pas d'adversaire du côté de ceux qui ont choisi la France et on finira forcément un jour par se retrouver
donc vous pouvez faire la campagne d'Eric Zemmour si jamais c'est lui qui est devant
ça vous plairait le silence je sais pas je vous pose attention parce qu'il vous faut un peu de sensationnel parce que vous voulez voir ce match parce que vous voulez voir ce match
mais on vous fera pas
ce plaisir et en tout état de cause mon adversaire c'est ni Zemmour ni Dupont-Aignan ni les LR je vais pas tirer sur une ambulance mais c'est en tout cas
Emmanuel Macron justement dernière petite question vous dites on réunira ceux qui aiment la France Emmanuel Macron n'aime pas la France
je pense qu'Emmanuel Macron oui Emmanuel Macron n'est pas de France pourquoi vous n'êtes pas de France ? je pense qu'il défend en tout cas politiquement je ne le jugerai jamais sur sa personne que je respecte je le juge politiquement comme président de la République il défend souvent des intérêts qui sont étrangers à la France quand il envoie ses ministres le quoi qu'il en coûte tout ce qui a été fait pendant la crise sanitaire c'était pas bien quand il passe son temps à se repentir à expliquer qu'il n'y a pas de culture française à aller devant nos anciennes colonies comme l'Algérie pour expliquer que la France a commis avec la colonisation un crime de guerre contre l'humanité
ça c'est vieux pour l'instant ça s'est tendu avec l'Algérie
lorsqu'il envoie ses ministres par exemple se prosterner et rendre hommage là-bas à Alger ou au FLN c'est-à-dire à des organisations qui ont commis des attentats contre la France oui je pense qu'il ne défend pas les intérêts français et qu'il défend en tout cas des intérêts qui lui sont étrangers
Merci Jordan Bardella Merci à vous Merci à tous de nous avoir accompagnés jusqu'à 13h Merci à la bande de Questions Politiques Merci Alexandre Gillardi pour la préparation Jean-Philippe Ballas pour la rédaction en chef Louis Odebert et Florent Dorimini pour la réalisation
Jordan Bardella