Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatRassemblement National (sur YouTube)· 22 mai 2025 33 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Laurent Jacobelli : "Une partie de la gauche est imprégnée d'un antisémitisme de salon !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:38RelanceÉludée

    Vous êtes en train de me dire qu'entre Israël et le Hamas, vous ne choisissez pas votre camp ?

  • 11:53RelanceRéponse partielle

    Rachida Kahout, répondez à ma question.

  • 15:30OuverteRéponse directe

    Lorsque vous dites que ce qui s'est passé n'est rien et que nous aurons tous à payer, est-ce que c'est de l'incitation à passer à l'acte ?

  • 18:22ComplaisanteRéponse directe

    J'espère que vous serez tous d'accord là pour dénoncer l'indécence d'Éric Coquerel.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52InvitéChiffre
    « Les actes d'antisémitisme en France ont été multipliés par trois en un an. »
  • 1:58Invité politiqueFait
    « Émery Caron, après le concours Eurovision, il a dit que ça avait été truqué. »
  • 2:47InvitéFait
    « Israël est un État démocratique qui défend sa survie, qui ne peut pas se laisser attaquer sans rien faire. »
  • 3:48InvitéFait
    « L'antisémitisme grandissant avec ses actes immondes et ignobles a automatiquement en fait une origine. »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « Ils tuent des gens parce qu'ils sont juifs. »
  • 8:49InvitéFait
    « Israël n'extermine pas. »
  • 8:50InvitéFait
    « Israël se défend contre une armée de djihadistes. »
  • 13:35InvitéFait
    « Il y a des gens qui vous entendent et qui y croient. »
  • 21:57InvitéFait
    « aujourd'hui, même à gauche, un certain nombre de gens disent, oui, la France insoumise est le parti de ce qu'on pourrait appeler un nouvel antisémitisme. »
  • 23:15InvitéFait
    « Des dizaines de synagogues ont été incendiées, sans d'ailleurs que le ministère de l'Intérieur de l'époque ne réagisse. »
  • 23:50InvitéFait
    « Les mensonges d'hier éclairent les mensonges d'aujourd'hui. »
  • 32:23InvitéFait
    « Il y avait un antisémitisme de salon un peu bobo, un peu chic, qui était l'antisémitisme de gauche. »

Temps de parole

  • Invité29 %
  • Invité 219 %
  • Invité 318 %
  • Laurent Jacobelli17 %
  • Invité 48 %
  • Invité 54 %
  • Invité 63 %
  • Invité 72 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Laurent Jacobelli

Laurent Jacobelli, c'est vrai que cette haine qui est distillée, forcément, il y a des impacts, il y a des réactions, et puis il y a des gens peut-être un peu faibles d'esprit, au final, qui se disent, moi, je vais aller tuer un juif. Et c'est pour ça, vous voyez, le titre que j'ai fait ce matin, quand je dis Yaron et sa compagne ont été tués parce que juifs, parce que c'est ça la réalité. C'est pas juste une attaque antisémite avec deux morts. C'est un homme, une femme, deux jeunes hommes, un couple qui allait se fiancer dans les prochains jours. Il faut le dire, il faut mettre de l'humanité dans tout ça. C'est pas juste deux morts victimes d'une attaque antisémite.

C'est deux visages, c'est deux personnes qui, vraiment, ont été tuées juste en 2025 parce qu'ils sont juifs.

0:37
Invité

On ne pensait pas revivre ça. Et effectivement, vous avez raison de le préciser, les paroles ont des conséquences. Moi, j'ai une pensée, évidemment, pour la famille de Yaron, pour tous les Israéliens, et même plus généralement, d'ailleurs, toutes les personnes de confession juive qui sentent bien aujourd'hui que l'antisémitisme explose. Les actes d'antisémitisme en France ont été multipliés par trois en un an. Et il y a une raison à ça. Derrière le conflit israélo-palestinien, il y a des gens qui, à l'Assemblée nationale, à longueur de temps, je pense à la France insoumise, il faut le dire, nous expliquent qu'Israël commet un génocide contre la Palestine.

Alors, oublions de dire à chaque fois que le 7 octobre, il y a deux ans, il y a eu un pogrom contre les Juifs, menés par des babas, des barbares islamistes qui ont violé, agressé, tué des enfants, des femmes, des adultes, et qu'Israël est un État démocratique qui défend sa survie, qui ne peut pas se laisser attaquer sans rien faire. Mais en détournant la réalité, ils ont fait d'Israël, et des Juifs de France et d'ailleurs, des bourreaux.

Avec ce vieux fonds de complotisme, quand on lit les tweets de Mme Rima Hassan, qui nous explique qu'Israël a payé pour le concours Eurovision, que c'est puissance de l'argent menée par Israël, ça nous rappelle, c'est horrible, avec d'autres tenants et aboutissants, les années 30, les mêmes discours.

1:53
Laurent Jacobelli

– Ce qui est grave aussi, excusez-moi, c'est qu'il n'y a pas que Rima Hassan, on montre Rima Hassan du droit, mais Émery Caron, il a dit la même chose. Émery Caron, après le concours Eurovision, il a dit que ça avait été truqué. – Tous ! – Donc c'est tous, il ne faut pas juste regarder Rima Hassan parce que c'est réduire un peu.

2:06
Invité

– Monsieur Guiraud, député de la Nation de la France Insoumise, qui parle des dragons célestes, en voyant là un signal direct à toute la sphère complotiste antisémite, c'est inacceptable. – Il y a aujourd'hui des citoyens français, mais probablement états-uniens, qui sont montrés du doigt, tout simplement à cause de leur religion. Qui aurait imaginé ça en 2025 ? Alors il faut être très clair, il y a un État qui a été agressé par des terroristes, c'est Israël. Ces terroristes sont des islamistes barbares, qui visent Israël, mais qui visent aussi la France, et qui visent toutes les démocraties occidentales. Israël est en droit de se défendre, c'est une démocratie.

On ne peut ne pas être d'accord avec M. Netanyahou, il y a le vote pour ça des Israels. On peut le critiquer ouvertement, on peut avoir une autre stratégie que lui, et la proposer. En revanche, aujourd'hui, il ne faut pas tout confondre. Il y a un État qui se défend, il y a des gens qui veulent pratiquer leur religion, leur foi discrètement, sans aucun problème, et qui sont visés par des gens de gauche et d'extrême-gauche, par la nature de leur foi, c'est inacceptable.

3:09
Laurent Jacobelli

– Rachida Kahout.

3:09
Invité

– Au-delà du contexte politique, tout d'abord, je tiens à dire que la mort de ce jeune couple est un drame. J'apporte toute ma solidarité, bien sûr, à la communauté juive, qui est aujourd'hui en fait en danger partout dans le monde. Mais ce que je tiens tout de même à pointer du doigt aussi, et ce qui est très important, il ne faut pas rentrer dans, je vais vous dire les choses, dans l'émotion. Pourquoi ? Parce que…

3:36
Laurent Jacobelli

– Ah bon ? Moi, je ne suis pas d'accord avec vous. Je suis déjà pas d'accord avec vous. Moi, je pense qu'on peut être ému. Il n'y a pas de problème à être ému.

3:41
Invité

– L'antisémitisme grandissant avec ses actes immondes et ignobles a automatiquement en fait une origine. – Vous avez une politique qui est menée par Netanyahou, qui aujourd'hui, comme vous le dites, on aime ou on n'aime pas, on est d'accord ou pas d'accord, eh bien, crée des ravages. Crée des ravages dans le monde, oppose les populations, exacerbe, si vous voulez, les tensions. – Il se défend ! – Non mais attendez, Israël, je l'ai dit déjà plusieurs reprises sur ce plateau, a le droit de se défendre, d'accord, mais n'a pas le droit d'exterminer. – Il s'est passé, nous avons eu… – Vous n'exterminez pas ? – Nous avons eu… Je peux juste terminer mes propos, c'est bien.

– Mais c'est grave ce que vous dites, madame, parce que vous faites ce jeu. – Non, non, la situation est grave, monsieur Jacobelli, donc il faut mettre les bons mots, et je pense qu'aujourd'hui, nous sommes tous d'accord pour que ça s'arrête, qu'aujourd'hui, en fait, on trouve une solution, et la solution, le président de la République l'a dit et l'a réitérée à plusieurs reprises, c'est une solution à deux États. Passer par là, déjà, c'est déjà apaisé, apaisé. Je vais vous dire, vous avez… – Déjà, peut-être la première solution, c'est de libérer les otages. – Vous avez, oui, bien sûr. – Déjà, peut-être, peut-être.

4:43
Laurent Jacobelli

Non, non, mais commençons par là, commençons par la libération des otages, il est fort probable que si les otages s'arrêtent, Israël arrêtera aujourd'hui de… – Tout à fait. – Juste, on en reparle, si vous voulez bien.

4:51
Invité

– Mais la loi du talion, la loi du talion, elle n'apporte rien. – Non, elle n'apporte rien, mais… – Et la seule solution aujourd'hui, je vais vous dire, regardez… – C'est quoi, c'est parler ? – Ça n'est pas un mouvement qui est allé tuer ce couple. Aujourd'hui, ça me fend le cœur, parce que…

5:04
Laurent Jacobelli

– Comme quoi, le lavage de cerveau, ça marche.

5:06
Invité

– Mais ce n'est pas une histoire de lavage. – Oui, oui, c'est à force de dire… – C'est une coquette.

5:09
Laurent Jacobelli

– À force de dire qu'Israël extermine comme vous le faites, à force de dire ces choses-là, au bout d'un moment, il y a des gens qui prennent ça à cœur, et qui à un moment vont prendre une arme et vont aller tuer des juifs. Ils tuent des gens parce qu'ils sont juifs.

5:20
Invité

– Le conflit israélo-palestinien a été importé, et crée des passions dévastantes.

5:24
Laurent Jacobelli

– Exactement, ça je suis d'accord avec vous, mais votre discours aussi, quand vous dites qu'Israël extermine, je ne suis pas sûr que ça calme les esprits. – On en reparle dans un instant, on fait le CNews Info, on en reparle dans un instant, le CNews Info, Somaïa Labidi.

5:43
Invité

– La grande mosquée de Paris 5e, je cite d'une stigmatisation suite à la publication du rapport sur l'implantation des frères musulmans en France, tout en appelant les pouvoirs publics à faire preuve de cohérence en la matière et mettant garde contre toute surenchère politicienne dans le débat. Un soutien de poids pour le nouveau patron DLR, j'ai toujours misé sur lui, c'est l'anti-Macron. Les mots de François Fillon dans les colonnes du Figaro, l'ancien Premier ministre est revenu sur ses 25 ans de combat politique avec Bruno Retailleau à ses côtés. Et pour lui, c'est une évidence, le ministre de l'Intérieur est le meilleur candidat pour la présidentielle 2027.

Et puis après l'attentat antisémite qui a fait deux morts à l'extérieur du musée juif de Washington, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a ordonné le renforcement de la sécurité des représentations israéliennes à travers le monde.

6:31
Laurent Jacobelli

11h04 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On continue à parler de ce qui s'est passé cette nuit à Washington avec ce couple qui a été tué uniquement parce qu'ils étaient juifs, Christine Kelly. Il y a l'émotion, et moi je ne suis pas d'accord avec Rachida, je pense qu'on peut parler d'émotion. Il faut laisser parler son émotion aussi, parce que c'est terrible ce qui s'est passé cette nuit. En 2025, un couple a été tué parce qu'ils étaient juifs.

6:53
Invité

Oui, je ne suis pas d'accord avec Rachida sur l'émotion, parce que dès qu'il y a quelqu'un qui perd sa vie, on est obligé de respecter et d'avoir de l'émotion. Ça je comprends. Après, il faut aussi en tirer des conséquences politiques. Et moi je dis que, et là aussi je ne suis peut-être pas d'accord avec Rachida là-dessus, sur le fait que pour moi, rien ne justifie de tuer de personne un couple. Et vous savez, rien à voir, mais rien à voir, je veux dire, ce n'est pas un acte antisémique, mais je pense à la jeune Philippine qui voulait, elle aussi, se marier et qui a aussi été tuée.

Et on se dit que quelque part, il y a quand même un fil conducteur de ces victimes qui sont toujours dans la construction et tuées par des gens qui sont dans la destruction. Rien ne justifie que vous soyez aux Etats-Unis, devant un musée juif et qu'on vous abatte comme un chien. Rien.

7:39
Laurent Jacobelli

Et surtout par quelqu'un qui crie « Free Palestine ». C'est-à-dire que son message, il est très clair. Il n'y a même pas de doute à avoir aujourd'hui. On a les images en plus du moment où le fait, donc il n'y a même pas de parole à remettre en cause, parce que peut-être Rachida aurait dit « Ah oui, mais on ne sait pas s'il a vraiment dit, est-ce qu'il a dit ou pas ». Et regardez, on a les images.

8:17
Invité

Clément Vahirénal. Oui, moi, je n'ai pas envie de polémiquer avec Rachida Kahout, mais madame, vous vous faites en fait la propagandiste et le relais des mensonges que j'évoquais tout à l'heure. Laissez-moi terminer. Oui, réagissez, mais je vais vous réagir. Oui, mais je vais vous réagir. Non, non, non, non. Vous êtes en émotion, je vous dis dans la solution. Non, non, non, mais oui, quelle solution ? Vous me dites « solution à deux États ». Il se trouve que c'est le Hamas qui n'en veut pas de cette solution à deux États. Vous me dites « Israël extermine ». Israël n'extermine pas. Israël se défend contre une armée de djihadistes.

Alors, c'est intéressant parce que vous et d'autres personnes qui sont derrière vous, en France, qui sont dans le même courant, est-ce que vous réalisez que par vos circonlocutions idéologiques, finalement, vous vous retrouvez et vous amenez toute une partie de l'opinion ? Il y a d'une part le camp d'Israël qui est « que vous le vouliez ou non, on peut critiquer Netanyahou ». C'est le seul pays démocratique de la région. C'est un pays où tout citoyen européen peut... C'est en train de perdre son âme. C'est un pays où tout citoyen européen, sans visa, sans contrôle, peut venir vérifier que c'est un pays libre, civilisé, ouvert, tolérant.

Laissez-moi terminer par vos circonlocutions idéologiques. Vous vous retrouvez... Laissez-moi terminer. Je n'ai pas terminé. Vous vous retrouvez dans le camp des pires dictatures arabes, violentes, corrompues, d'un pays où on lapide les femmes adultères, où on défénestre les... On mélange du tout, j'ai l'impression. Non, pas du tout, c'est de ça. Je vois, ce sont des populations civiles qui sont en train de mourir aujourd'hui. La faute du Hamas. La faute du Hamas, madame. La faute du Hamas. Jusqu'à temps que le Hamas soit éranquée. Jusqu'à temps que le Hamas soit éranquée. On mélange et votre propagande sont les vecteurs de l'anciennatisme actuel. Désolée. Rachida Kahout.

Non, mais je suis outrée par les professeurs de monsieur. Ben non, mais c'est vous la... Au-delà de ça, je comprends. Je comprends ce qui se passe. C'est qu'aujourd'hui, en fait, on en est à choisir un camp. Moi, cher monsieur, je ne suis pas là. Mais vous choisissez le camp du Hamas. Assumez. Ne parlez pas pour moi. Ah ben si, puisque vous m'interrompez. Vous choisissez le camp du Hamas. Vous vous permettez de m'interrompre et donc je vous donne la réplique. Aujourd'hui, vous choisissez un camp, cher monsieur. Et vous, vous choisissez le camp du Hamas. C'est vous qui êtes un véritable danger pour le camp... Appara, s'il vous plaît.

Appara, s'il vous plaît, s'il vous plaît, parce que le téléspectateur n'entend rien. S'il vous plaît. Non, mais déjà, ayez la galanterie de me laisser finir mes propos. Donc, je suis en train de vous dire que vous êtes en train de choisir un camp, d'exacerber justement ce que nous ne voulons pas. Et aujourd'hui, je ne suis pas en train de choisir un camp. Mais bien sûr que oui. Je suis claire. Bien sûr que oui. C'est grave de ne pas choisir un camp. Mais vous croyez. Je dénonce fermement. Entre une démocratie et des terroristes. Je dénonce fermement, d'accord, l'attaque du 7 octobre. Je dénonce fermement l'arretation arbitraire, si vous voulez.

Et évidemment, la prise d'otages, mais dont des amis à moi ont encore, si vous voulez, leur famille. Et ont perdu également leur famille dans cet acte ignoble. Qui ? Quelle est cette personne qui ne dénoncerait pas ça ? Vous m'expliquez bien. Il y en a. Il y en a.

11:29
Laurent Jacobelli

Juste, attendez, mais juste, attendez, Rachida, ne parlez pas non-stop.

11:33
Invité

Je peux terminer. Non, non, mais vous allez terminer. Juste, attendez.

11:35
Laurent Jacobelli

On ne peut pas laisser dire ce que dit... Rachida Kahout. Laissez-moi vous poser une question. Très claire. Vous êtes en train de me dire qu'entre Israël et le Hamas, vous ne choisissez pas votre camp. C'est ce que vous êtes en train de dire.

11:46
Invité

On n'est pas là, on est là pour défendre le droit universitaire. Vous ne choisissez pas le camp entre une démocratie et des terroristes. Il y a un droit international. Vous ne choisissez pas. Rachida Kahout, répondez à ma question. Non, non, je vous écoute, mais je voudrais que vous répondiez à ma question. Je vous écoute, mais je voudrais que vous répondiez à ma question. Répondez à ma question. Bien sûr.

12:00
Laurent Jacobelli

Rachida Kahout, arrêtez de parler deux minutes, écoutez. Ma question, elle est claire. Est-ce qu'entre Israël, une démocratie et le Hamas, qui est un groupe terroriste, vous ne choisissez pas ?

12:08
Invité

Tant qu'Israël sera une démocratie qui respecte le droit international... Vous ne choisissez pas. Mais Israël respecte le droit international. Aujourd'hui, Israël... Mais vous dites... Laurent Jacobelli... Mais c'est de la propagande. Ils sont en train de mourir et nous serons tous... Vous savez quoi ? Nous serons tous face à bilan de ce qui se passe dans cette zone. Laurent Jacobelli, on le laisse parler. Rachida, on le laisse parler. On ne le laisse pas à nos dents qui se parlent. D'accord, on a compris. Vous voulez voir comment...

12:36
Laurent Jacobelli

Arrêtez, arrêtez, Rachida.

12:38
Invité

Arrêtez deux minutes, on va je ne vais pas vous couper une... Alors, je vais très clair. Alors, je vais très clair. Arrêtez. Laurent Jacobelli. Vous êtes très clair. Total soutien à nos amis israéliens qui luttent contre des terroristes qui veulent la peau, tout y compris les français. Et bien alors, non, mais vous dites tout ça au contraire. Est-ce que vous pouvez écouter ? Je vous écoute. Merci. Dans votre discours, il y a une perfidie incroyable et insondable. Parce que vous ne voulez pas... Laissez parler. Laissez parler. Vous mettez un signe égal à un moment de votre discours.

Entre le Hamas, une association d'islamistes terroristes djihadistes, et un État démocratique avec un chef d'État démocratiquement élu, Israël de Netanyahou. Vous mettez un signe égal. C'est la lecture que vous voulez en faire. C'est la lecture que vous voulez en faire. Vous avez des dingues, madame. Ça vous dit. Vous avez des dingues qui, toutes les semaines, tous les samedis, voient des gens comme vous défiler à Paris en disant « Free Palestine, Free Palestine », avec des signes nazis mis à côté de l'étoile de David. Il y a des gens qui croient exactement ce que vous dites. C'est-à-dire que Israël est un pays qui veut exterminer un peuple.

Il y a des gens qui vous entendent et qui y croient. Et pour peu qu'ils soient un peu dingues, un peu faibles, eh bien, ils se veulent une espèce de super-héros et donc ils attaquent l'ennemi que vous avez désigné, c'est-à-dire les Juifs. C'est irresponsable, madame. Aujourd'hui, il y a un peuple qui a été attaqué en juge par des terroristes. Il ne se passe rien, alors, là-bas. Madame, je vais vous répondre. Le Hamas, madame, le Hamas, qui fait son nid dans des écoles, dans des hôpitaux, qui prend en otage la population, qui lapide, qui malmène les homosexuels. Les Juifs, madame, ils ont fait en sorte qu'ils ne veulent pas de la liberté.

Mais vous venez de dire le contraire il y a cinq minutes.

14:21
Laurent Jacobelli

Mais non, vous avez dit que vous ne choisissez pas entre les deux, excusez-moi. Mais ce n'est pas vrai. Mais vous êtes tous au contraire.

14:29
Invité

Le droit international, je suis bien évidemment du côté d'Israël. Donc, aujourd'hui, vous êtes... Et je dénonce que la France est en une organisation terreau. Mais vous dites n'importe quoi. Ne dites pas, en fait, que je n'ai pas... Mais si, on s'écoute. Mais quand vous dites qu'Israël extermine un peuple, c'est un effroyable mensonge. En fait, vous dites... Chut, chut. Vous venez de me dire que vous défendiez Israël. En fait, vous avez... Madame la députée macroniste a adapté la dialectique du « en même temps » à la sauce islamiste. À la sauce islamiste. Mais voilà, vous propagez votre propagande... Vous avez votre opinion. Vous propagez votre propagande pro-Hamas.

Et je crois qu'ici, personne autour de cette table n'en éduque. Christine Kelly. Tranquille, tranquille. Je me l'autorise. Je me l'autorise. Et je n'ai pas besoin de votre permission. Je n'ai pas besoin de votre permission. Je vais vous dire que je n'ai même pas besoin que vous me répondiez. Je vais vous dire que je ne vous permets pas de parler à ma place. D'accord ? Voilà. Point bas. Mais voilà. Et chacun s'exprime. Tranquillement. Très bien vos propos.

15:26
Laurent Jacobelli

Je t'exprime librement et tranquillement, s'il vous plaît. On s'écoute. Très bien. Christine Kelly.

15:30
Invité

J'avais une question à poser à Rachida. Lorsque vous dites que ce qui s'est passé n'est rien et que nous aurons tous à payer à être face à ce qui se passe ici, est-ce que c'est de l'incitation à passer à l'acte ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Parce que moi, ça m'interpelle. Lorsque vous dites « regardez ce qui se passe. Et attention, nous serons tous. » Ça veut dire que vous êtes... Et en plus, vous dites qu'il ne faut pas mettre d'émotion. Ça veut dire quoi ? Que vous incitez d'autres personnes à passer à l'acte, indirectement ? Christine, je pense, Madame Kelly, que vous êtes beaucoup plus intelligente que ce que vous venez de dire. Pourquoi ?

Parce qu'en réalité, la lecture que vous faites de mes propos est complètement biaisée. Et même peut-être qualifiée comme grave. Je vais clarifier les choses. Je vais clarifier les choses. Je suis en train de dire que ce qui se passe à Gaza est grave. Ce qui se passe dans le monde est encore plus grave. Parce que nos compatriotes juifs sont attaqués dans le monde entier, dû à ce qui se passe justement à Gaza. Pourquoi ? Parce qu'il y a effectivement des populations... Donc c'est justifié ? Les attaques sont justifiées ? Absolument pas. D'accord. Je suis en train de vous dire qu'en fait, c'est la conséquence malheureuse d'un conflit qui est importé partout dans le monde.

Et aujourd'hui, vous avez une population civile qui tombe, qui tombe, qui est en train... Juste je termine, madame Kélin. Qui est en train... C'est pas ce que j'étais en train de dire. Vous disiez que je suis plus intelligente, vous disiez que j'étais plus intelligente que... Madame Kelly, c'est pas Rachida Kaut. Pour comprendre ce que vous disiez. C'est pas Rachida Kaut. Donc moi, je vous dis juste que je ne suis pas blonde. Tout ce que vous dites, je suis... Et on n'a rien contre les blondes non plus. Et on n'a rien contre les blondes non plus. Et je ne suis pas... Voilà, c'est pas parce que je suis noire. Non, non, je tiens à clarifier. Mais je veux dire... Non, mais je veux dire...

Non, mais on commence par me dire que je suis plus intelligente ou je ne sais pas quoi. Donc déjà, là, moi, ça... Non, mais c'est parce que c'est... Non, mais moi, je dis... Pourquoi vous avez dit ? Est-ce que j'incite, en fait, à passer à l'acte ? C'est une question que je vous ai posée pour souligner vos propos. Et lorsqu'il y a un couple aux Etats-Unis qui a été tué comme des chiens, que vous me refusez de mettre de l'émotion sur cet assassinat, je continue. La première chose que j'ai dit, c'est que... Laissez-la parler, Rachida ! Et que vous dites que regardez ce qui se passe, on sera tous face à ça. Pour moi, c'est de l'incitation à la haine. Alors absolument pas.

Parce que je vais vous dire, c'est pas Rachida Kahout qui est en train de dénoncer ce qui se passe à Gaza. Madame Kelly, vous êtes et tout la première à défendre les populations faibles. Vous êtes la première, Madame Kelly, justement, à soutenir ces enfants qui aujourd'hui n'ont même plus de quoi manger. Ça n'est pas Rachida Kahout. Là, vous êtes ému, par contre. C'est le droit international. Là, l'émotion revient. C'est bizarre. Ce sont les organisations internationales. Comment ne pas mettre de l'émotion ? Quand vous avez un couple, le jeune, qui avait toute la vie devant soi, devant lui, d'accord ? Vous, tout à l'heure, vous avez demandé de ne pas être ému.

Et qui meurt parce qu'aujourd'hui, vous avez des détraqués. Non, mais c'est bien. Maintenant, vous mettez de l'émotion. Moi, ça me va. Parce que vous avez des détraqués qui sont en train de porter une cause qui nous dépassent.

18:18
Laurent Jacobelli

On va écouter quelque chose. J'espère que vous serez tous d'accord là pour dénoncer l'indécence d'Éric Coquerel. Honnêtement, ce matin, moi, je l'ai entendu. J'ai réécouté en intégralité l'interview trois fois. Je me suis dit que ce n'est pas possible que cet homme qui a interrogé sur ce qui vient de se passer aux États-Unis, ses premiers mots ne soient pas pour dire, comme vous l'avez fait, je le reconnais, Rachida, comme vous l'avez fait, ne soient pas pour dire sa compassion pour ce couple. Ses premiers mots ont été, quand il est interrogé sur ce qui s'est passé cette nuit, ses premiers mots sont pour dénoncer ce qui se passe à Gaza. Mais franchement, c'est honteux.

Et surtout, personne ne contredit. Une fois de plus, personne ne contredit. Écoutez, c'était ce matin sur RTL.

18:56
Invité

Ma réaction, c'est qu'il faut très rapidement que s'arrête le génocide en cours à Gaza. Voilà ce que je veux dire. Parce qu'il est évident qu'à partir du moment où vous avez un tel déchaînement de violence, de haine, ça développe la haine de tous les côtés. Voilà, c'est un peu ce que je veux dire. Hier, je vais faire attention dans les petites phrases qui sont après reprises, mais hier, Jean-Noël Barraud, je lui donne, expliquait que qui sème la violence récolte la violence. Qu'est-ce qu'il voulait dire ?

Il voulait dire qu'à partir du moment où vous avez des actes de guerre, de génocide, etc., à un moment donné, ça pouvait se retourner, y compris contre la population israélienne, ce que je condamne. Mais c'est un acte antisémite, ce qui s'est passé à Washington. Pour l'instant, c'est deux agents de l'ambassade israélienne, donc il faudrait peut-être savoir pourquoi. Est-ce que l'homme a tiré, encore une fois, je condamne, ce n'est pas la manière d'agir. La chef de la police dit à son mafri-palestine.

D'accord, ok, mais est-ce que l'homme, bah oui, mafri-palestine, excusez-moi, demander, vu ce qui se passe à Gaza, demander que la Palestine existe et demander que ça s'arrête, ne fait pas de vous forcément un antisémite, ça fait de vous quelqu'un qui pense pouvoir défendre les droits des peuples palestiniens en allant jusqu'à tuer, ce que, encore une fois, je condamne pour que ce soit bien précis, des Israéliens, c'est-à-dire des agents de l'ambassade israélienne.

20:09
Laurent Jacobelli

Déjà, il dit des agents, vous avez l'impression que c'est des agents secrets, c'est pas un couple, c'est des agents de l'ambassade qui ont été tués. Laurent Jacoméli.

20:18
Invité

C'est l'indignité de la République, c'est-à-dire qu'il a un antisémitisme tellement calme et tellement posé que c'en est effrayant, c'est un monstre de sang-froid, c'est un serpent antisémite. Enfin, excusez-moi, c'est terrifiant ces paroles. Je trouve ça affreux, moi. Il est député de la Nation, président, il a été président de la Commission des Finances, c'est un personnage qui compte dans la République, et il nous explique que ce qui est arrivé, l'assassinat, le meurtre terroriste de ces deux jeunes juifs israéliens, c'est quoi ? C'est la faute d'Israël. Il les appelle des agents d'Israël, comme si Israël était une pieuvre, qui avait des agents de traitant un peu partout.

Il ne dit pas ce jeune homme et cette jeune femme, ces amoureux, il n'a plus aucun rapport humain. Et vous savez pourquoi il fait ça ? Parce qu'il est tellement cynique qu'il fait, et c'est peut-être ce que vous vouliez dire tout à l'heure, il envoie un signal à certaines communautés en France, dans certaines banlieues, en disant, vous voyez, on attaque nous aussi les juifs, on est de votre côté, votez pour nous. C'est d'abord un mépris pour ces populations, et c'est en plus une haine tellement froide, tellement glacée, tellement mesurée, qu'elle est effrayante. Ces gens-là sont dangereux. Clément Ray-Renad. Oui, ce qui est intéressant, c'est le mécanisme de la pensée d'Éric Coquerel.

Je disais à l'instant que la haine d'Israël, à mon sens, repose sur des mensonges, comme par exemple celui du génocide. Et Éric Coquerel réitère ces mensonges pour légitimer cette haine anti-juive. Il dit, ben c'est un peu normal, voilà. Et c'est basé sur un mensonge. Ben ça porte un nom, à mon sens, ça s'appelle de l'antisémitisme.

21:44
Laurent Jacobelli

Vous, vous avez vu, il y a un livre qui s'appelle justement La gauche antisémite, une haine qui vient de loin. Est-ce que c'est le symbole de cette gauche antisémite ?

21:50
Invité

Actuellement, c'en est le principal vecteur aujourd'hui. Et on peut le dire, même s'il y a encore quelques temps, il fallait employer le mot avec précaution, aujourd'hui, même à gauche, un certain nombre de gens disent, oui, la France insoumise est le parti de ce qu'on pourrait appeler un nouvel antisémitisme. C'est-à-dire un antisémitisme qui s'abrite derrière la Libye de l'antisionisme, de la haine d'Israël.

22:11
Laurent Jacobelli

Mais ce qui est étonnant, c'est que vous dites, c'est une haine qui vient de loin, hors moi, pendant très longtemps. Excusez-moi, les Juifs de France ont voté à gauche. Oui, c'est vrai.

22:18
Invité

Enfin, moins qu'on le dise. Non, on ne va pas rentrer dans ces débats électoraux. Non, mais c'est vrai, c'est vrai, quand même, pendant très longtemps. Les Juifs de France, c'est 0,8% de la population. Une partie votée à gauche, elle était plus voyante et peut-être plus bruyante. 80 ans en particulier, par exemple. D'accord, mais ce n'est pas le débat.

22:35
Laurent Jacobelli

Non, non, c'est le débat. C'est le débat parce que... Non, non, c'est exactement le débat. Parce que si vous me dites que la gauche est antisémite et que les Juifs ont voté pendant longtemps pour la gauche, ça veut dire qu'ils se sont trompés ou ils se sont fait abusés.

22:46
Invité

Je ne dis pas la gauche. Je dis une partie de la gauche, une bonne partie d'une certaine gauche. Vous dites la gauche antisémite, une haine qui vient de loin, c'est le titre du livre. C'est le titre du livre. J'explique effectivement qu'il y a une gauche marxiste, totalitaire, robespierriste, appelez-la comme vous le voulez, dont la France insoumise est aujourd'hui le principal représentant, et qu'elle a, en fait, ça ne date pas du 7 octobre, ça remonte beaucoup plus loin, et qu'à chaque époque, elle a su adapter sa haine des Juifs en fonction des circonstances, en fonction du discours.

Au moment de la seconde intifada, il y a déjà eu une déferlante de désinformations, dans les années 2000, une déferlante de désinformations et de violences en France. Des dizaines de synagogues ont été incendiées, sans d'ailleurs que le ministère de l'Intérieur de l'époque ne réagisse, et les Juifs de France s'en souviennent encore. Mais en fait, si vous remontez dans le temps, vous retrouvez dans cette gauche-là, par exemple, dans les années 50, les fameux procès de Prague, le complot des blouses blanches à Moscou en 1952-1953. J'ai relu, par exemple, les collections de l'humanité à l'époque. C'est très intéressant d'ailleurs. Les mensonges d'hier éclairent les mensonges d'aujourd'hui.

À l'époque des procès de Prague, où 11 dirigeants du Parti communiste, tous juifs, vont être pendus, on les accuse de sionisme, alors que le problème palestinien n'a pas la centralité qu'il a aujourd'hui. Mais elle vient d'où cette ère, historiquement ? C'est intéressant, ça. Ce qui est intéressant, ils sont accusés de sionisme, mais quand vous lisez l'humanité, très vite, l'humanité dérape et dénonce les accusés du procès de Prague en disant le juif Slansky, le bourgeois juif Slansky, d'où ça vient ? Je ne suis pas sociologue, je ne suis pas psychanalyste. Vous êtes remonté dans l'histoire. Oui, mais j'expose les faits.

Les écrits de Karl Marx lui-même transpirent à chaque ligne l'antisémitisme. Les pères fondateurs du socialisme français, tous, pas un ou un, c'est pas des dérapages isolés, stigmatisent effectivement les juifs. Pas seulement sur le plan économique. 80 ans avant la prise du pouvoir par Hitler, les pères fondateurs du socialisme français stigmatisent déjà la race sémite qui vient pervertir le prolétariat à rien. On est dans le racisme biologique hitlérien, bien avant Hitler.

Donc, ce que j'essaye de raconter, c'est qu'à chaque fois on nous dit « C'est un incident isolé, c'est un mouton noir, vous surinterprétez notre pensée, et si vous reprenez tous ces incidents isolés, vous découvrez une forme de cohérence à travers les époques. Il y a bien une partie importante de la gauche qui est antisémite. » Et LFI est l'héritière de tout ça ? Aujourd'hui, oui, elle en est le fer de lance, elle conduit cette croisade. Il suffit d'écouter l'extrait que vous avez eu l'intelligence de diffuser d'Éric Coquerel ce matin.

25:29
Laurent Jacobelli

Mais ce qui est intéressant quand même, c'est que Mélenchon, par exemple, il n'a pas toujours eu ce discours. C'est-à-dire qu'il a évolué. Mais est-ce qu'il évolue ? Moi, c'est toujours la question que je me pose, et je pense que je n'aurai jamais de réponse, mais est-ce qu'il pense vraiment ce qu'il dit aujourd'hui ou il fait ça par électoralisme ? Parce que le changement, il est tellement fort. Il condamnait le voile. Il trouvait que le voile, l'extrait, on l'a vu 200 fois, il trouvait que le voile, ce n'était pas bien, c'était un asservissement de la femme. Et aujourd'hui, il est pour le voile. Est-ce que c'est lui qui a changé ou il se dit que c'est électoral, tout ça ?

25:58
Invité

Il y a certainement une part de calcul électoral. Ça, ça a été un peu expliqué partout. Mais je me suis intéressé au personnage, notamment de Jean-Luc Mélenchon, et on s'aperçoit que ces dérapages anti-juifs ne datent pas du 7 octobre 2023. Et que toute sa carrière, effectivement, est jalonnée de dérapages anti-juifs, et souvent en dehors complètement de la question d'Israël. au moment de, je crois que c'est en 2005 ou 2008, quand il y a une crise financière en Europe, il traite Pierre Moscovici, le ministre de l'économie de l'époque, il dit « Pierre Moscovici, le représentant de la grande finance internationale ». Alors, évidemment, on est sur le mode allusif.

Il ne dira jamais « mort aux juifs ». Il ne dira jamais « lyncher les juifs ». Mais, voilà, c'est ce genre de dérapage qui ponctue la carrière de Jean-Luc Mélenchon assez loin. Dans les années 90, il dérape déjà. Et c'est cité dans mon livre. Dans votre livre également, vous parlez du monde.

26:58
Laurent Jacobelli

Ah oui, le monde. Et ça, c'est intéressant, parce que le monde, pour beaucoup, c'était le journal de références. Oui, bien sûr. Ah oui, pardon, c'était pas clair. Pour beaucoup, c'était le journal de références. Et moi, je voudrais vous faire écouter Bernard Arnaud, quand même, d'LVMH, qui a parlé du monde hier. Il était face au tribunal, vous savez, ce qu'on appelle commission d'enquête, tribunal, voilà, à l'Assemblée. Et il a évoqué le monde. Et il a eu le courage de dire que le monde, aujourd'hui, c'était Al-Afee. C'était le quotidien d'Al-Afee. Écoutez-le.

27:24
Locuteur

Sénat.

27:25
Invité

Juste pour précision, parce que les révélations que je vous ai citées, donc Open Luxe et Paradise Paper, ont été révélées par le monde et un groupement de journalistes, de 27 journalistes internationaux, dont le... Non, mais... Qui sont pas des journaux néo-marxistes ? Loin de là, on veut... Je suis pas monsieur Dreyfus, donc je défendrai pas le monde, mais on peut pas l'accuser d'être... Il est pas marxiste. Non, voilà. Il est plutôt LFI. Je vous laisse... Alors là, je vous laisse mettre de ces propos-là. C'est une révélation, en tout cas, que vous nous faites. Et effectivement, la question n'est pas de cibler LVMH par rapport à d'autres.

Ce qu'il y a de mieux dans le monde, c'est le mot croisé.

28:13
Laurent Jacobelli

Voilà. Il y va, hein, Bernard Arnault ? C'est assez nouveau, d'ailleurs. Ça fait quelques temps. Il ose dire les choses. Le monde, c'est LFI aujourd'hui. Oui, il peut se le permettre.

28:21
Invité

Oui, alors... Oh, bah oui, il y a toute une aile... Ça date pas d'hier, vous savez. Je crois que dans les années 95, le monde lui-même s'était fait l'écho... S'était fait le plaisir d'expliquer à ses lecteurs qu'il y avait eu un vote. Il y avait eu un vote au moment d'une présidentielle des journalistes du Monde pour savoir comment votait la rédaction du Monde. Je crois que c'est Olivier Besancenot qui était arrivé gagnant dès le premier tour. Alors, mais... Vous vouliez parler de...

28:47
Laurent Jacobelli

Non, mais le Monde, vous en parlez, vous parlez de l'histoire du Monde, justement, dans votre livre. Précisément, précisément.

28:51
Invité

Et justement, de ce côté antisémite qui existe. Il se trouve que le fondateur du Monde, Hubert Boeve-Méry, qui est une figure tutélaire... Du journalisme. Du journalisme, bien sûr. Voilà, on le présente comme un visionnaire, comme un vieux sage. Je me suis intéressé un peu à l'itinéraire, à la vie de Hubert Boeve-Méry. On découvre avant-guerre des écrits très problématiques sur le nazisme. Il est en fait fasciné. Il a une forme de complaisance du vieux du nazisme. Après, il va prétendre qu'il a été résistant. Ça a été un résistant de la 23e heure, quand la guerre était déjà gagnée. Il a été en fait un cadre de Vichy très important.

Et durant toute l'occupation, il va faire peu de cas du traitement qui a été réservé par le régime de Vichy aux Juifs. Il va, au contraire, faire preuve d'une certaine défiance du vieil des Israélites. Et ça va se perdurer après la guerre, pendant la libération. Et ce qui est intéressant, c'est que parallèlement, quand on s'intéresse, par exemple, aux premiers articles du Monde sur le futur État d'Israël, il n'est même pas encore créé. Le problème palestinien n'existe pas. On découvre, dans les éditoriaux du Monde, dans les articles du Monde, une malveillance sournoise à l'égard du futur État juif qui transpire un peu l'antisémitisme. Christine Kelly, est-ce que ça vous surprend

30:07
Laurent Jacobelli

ce que raconte Clément Bayrena?

30:09
Invité

Non, non, pas vraiment. C'est vrai que, quelque part, on se dit que l'antisémitisme a quasiment toujours existé. Mais c'est vrai que, comme le dit Bernard Arnault tout à l'heure, qu'il a quand même clairement changé de camp aussi. C'est-à-dire que, quand on dit que changé de camp, il est quand même plus ciblé, effectivement, du côté de LFI et du côté de l'extrême gauche aujourd'hui. On ne voit que politiquement, je veux dire, aujourd'hui, la photographie de l'antisémitisme, on voit clairement d'où elle vient et où elle est. Et ça, c'est important aussi de le souligner. Et c'est là que j'applaudis des deux mains ce qu'a dit Bernard Arnault. Il faut vous le dire, mais c'est la vérité.

Oui, mais c'est... Avec l'appui de certains médias et qui s'en félicitent. À mon sens, la dérive du monde et bien au-delà de la question de l'antisémitisme ne date pas d'hier. Je crois que c'est le moment de rendre hommage à un vieux journaliste qui, dès les années 70, un ancien journaliste du monde qui s'appelait Michel Legris, qui avait publié déjà un premier essai qui s'appelait « Le monde tel qu'il est » chez Plon. On retrouve ça dans des vieilles bibliothèques. Et déjà, il connaissait ça de l'intérieur, donc il était bien placé pour le juger.

Déjà, exemple à l'appui, il montrait effectivement cette dérive intellectuelle du monde, cette dérive un peu gauchiste du monde qui ne date pas d'hier. Mais ce qui est nouveau, en revanche, c'est que désormais, ça se dit.

31:20
Laurent Jacobelli

Et ça, c'est quelque chose de nouveau, c'est que vous êtes, vous, là, sur un plateau télé pour le dire. Je ne pense pas que vous devez partout. Je ne pense pas que vous aurez dans quelle époque, par exemple, avec Léa Salamé. Je ne suis pas sûr que vous soyez invité à ce moment-là. Mais Laurent Jacobelli, c'est vrai que ça, ça fait partie des nouveautés aussi, quand même. C'est que les choses sont dites.

31:35
Invité

Oui, les choses sont dites. Et pourtant, effectivement, ce n'est pas nouveau. D'abord, il faut être très honnête. L'antisémitisme est une horreur les mauvais éléments qui pensent ça. Soit on l'accepte et on l'intériorise, comme le fait aujourd'hui la France insoumise. Vous savez, un petit rappel historique, François Mitterrand, il a un parcours personnel aussi. J'en parle. Il est à l'origine de la gauche. Il a eu la francisque. Tous les odieux collaborationnistes qui ont rejoint le maréchal Pétain venaient de la gauche. C'est une assemblée de gauche issue de Front populaire qui a donné les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Donc aujourd'hui, ça semble incongru de le dire, mais oui, il y a un antisémitisme de gauche. Ce qui a été grave pendant longtemps, c'est que l'antisémitisme de droite était condamné, et il fallait le condamner, et que l'antisémitisme de gauche était accepté. Il y avait un antisémitisme de salon un peu bobo, un peu chic, qui était l'antisémitisme de gauche qui se cachait derrière une critique d'Israël et de défense de la Palestine qui n'en est pas moins dégueulasse que les autres antisémitismes. Et bravo de le dire, il faut du courage.

Je pense que LFI a fait péter les plafonds de verre parce qu'évidemment, aujourd'hui, leur tendance antisémite est frappante, mais effectivement, les langues se délivrent.