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interviewRTL — Le Grand Jury· 18 janvier 2026 53 min

Le Grand Jury de Yaël Braun-Pivet

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:11
Présentateur

Présenté par Olivier Bost.

0:14
Yaël Braun-Pivet

Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes en direct sur Public Sénat. C'est notamment sur le canal 8 de la TNT. Bonjour Yael Brunpivet. Bonjour. Vous êtes la présidente de l'Assemblée nationale. Le gouvernement va-t-il finir par faire un budget sans le Parlement recourir au 49-3, c'est-à-dire une adoption sans vote ou recourir aux ordonnances ? Sébastien Lecornu n'a pas choisi, redoutez-vous, un passage en force du Premier ministre et d'Emmanuel Macron. Et puis dans les deux cas, est-ce un aveu d'échec pour les députés incapables de trouver un compromis ?

Nous verrons aussi dans ce grand jury s'il reste beaucoup de choses à faire au Parlement d'ici la fin du quinquennat et surtout si beaucoup de choses sont possibles. Bienvenue dans ce grand jury Yael Brunpivet.

1:02
Présentateur

Merci beaucoup.

1:03
Yaël Braun-Pivet

À mes côtés pour vous interroger, Périne Tarnot de Public Sénat. Bonjour. Et Karl Meus du Figaro, dans ce grand jury Yael Brunpivet, nous aurons plusieurs séquences. Nous évoquerons un monde sous tension avec l'Iran, avec le Groenland, avec le Mercosur. Vous répondrez aussi à nos questions express.

1:23
Présentateur

Le grand jury, ça se passe au Parlement.

1:27
Yaël Braun-Pivet

Tout d'abord Yael Brunpivet, est-ce que vous avez un doute ce midi ? Pour en finir avec le budget, Sébastien Lecornu va-t-il choisir de déclencher un 49-3, c'est-à-dire une adoption sans vote, au Parlement, ou recourir à des ordonnances ?

1:41
Présentateur

Là où je n'ai pas de doute, c'est que nous avons échoué à débattre et à adopter ce budget. Donc le Premier ministre et le gouvernement vont choisir une voie ou l'autre, celle que vous avez exprimée. Ce n'est évidemment pas à moi de dire quelle est ma préférence, ce sont des outils gouvernementaux. Mais effectivement, on peut tous déplorer que nous n'ayons pas réussi à aboutir. Vous savez, moi, dès le mois d'octobre, je faisais le constat que nos règles, nos procédures n'étaient vraiment pas adaptées. Et je disais, il faut que ce soit le dernier budget discuté de la sorte. Et bien, plusieurs mois après, on ne peut que constater que j'avais raison. Nos règles ne sont pas adaptées.

Nous n'avons parlé que de taxes, que de recettes supplémentaires, que d'impôts. Nous n'avons jamais parlé de ce qui intéresse aux premiers chefs des Français, à l'Assemblée nationale. La question de la justice, de l'éducation nationale, des questions environnementales. Tout cela n'a pas été abordé, ne serait-ce qu'une minute, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. On voit bien que démocratiquement, ça ne va pas.

2:44
Yaël Braun-Pivet

Vous dites, Yael Brunpivet, je n'ai pas de préférence entre le 49-3 et les ordonnances. Ce n'est pas la même chose.

2:49
Présentateur

Ce n'est pas la même chose, mais ce sont deux outils constitutionnels qui sont à la main du gouvernement.

2:56
Yaël Braun-Pivet

Pour les ordonnances, ça n'a jamais été utilisé. Et pour le coup, ça revient à totalement squeezer le Parlement.

3:03
Présentateur

Les deux outils sont des outils de parlementarisme rationalisé, qui sont tous les deux destinés à passer outre un blocage parlementaire. Ce blocage, il existe, on le voit. On n'est pas capable de voter, on a trop d'amendements.

3:17
Yaël Braun-Pivet

D'accord, mais pour vous, les ordonnances ne créent pas un précédent ?

3:21
Présentateur

Les ordonnances créent évidemment un précédent, puisque ce serait la première fois que ce serait utilisé. Mais à nouveau, ce n'est pas à moi de choisir. Moi, je suis présidente de l'Assemblée nationale. Moi, je fais mon job qui est de dire, aujourd'hui, je regrette que l'Assemblée nationale ne puisse pas aller au bout de l'examen du budget. Nos règles ne sont pas adaptées, il faut les modifier. J'ai entamé une réforme du règlement de l'Assemblée nationale. J'ai demandé au président des commissions des finances des affaires sociales de me proposer des modifications. Et j'ai échangé avec le président du Sénat là-dessus.

Donc moi, je fais ce qui concerne l'Assemblée nationale, modifier nos règles, pour que le budget ne soit plus jamais discuté de cette façon. Est-ce qu'avec les ordonnances, il y a un risque juridique pour le budget ? Michel Barnier, qui était à votre place la semaine dernière, nous racontait qu'il avait repoussé cette option à l'automne 2024 pour des raisons constitutionnelles, juridiques. Est-ce que vous, vous partagez ces craintes ? En fait, il y a beaucoup de débats de juristes sur ce sujet, puisqu'évidemment, elles n'ont jamais été utilisées.

Et le débat, c'est qu'en fait, si on utilise, si le gouvernement décide de passer par ordonnance, il doit passer par ordonnance, prendre par ordonnance le budget initial. Et donc, ce budget ne tiendrait évidemment pas compte de l'ensemble des débats parlementaires, alors que dans l'hypothèse 1.49.3, il peut retenir des amendements qui auraient été votés par l'Assemblée nationale ou par le Sénat. Donc, c'est deux procédures différentes. C'est vraiment, encore une fois, à lui de choisir quelle est la procédure qu'il veut suivre.

Mais en tout cas, ce qu'on observe aujourd'hui, c'est que finalement, il y a des négociations et il y a finalement l'amorce d'un compromis sur le budget qui est en train d'avoir lieu, un compromis politique. Et ce qu'on peut tous déplorer, c'est que ce compromis ne puisse pas naître sur les bancs de l'Assemblée nationale et qu'il naisse à l'extérieur de l'Assemblée nationale, mais quand même avec des forces politiques qui sont toutes représentées à l'Assemblée nationale. Et les discussions se font avec les parlementaires, mais elles se font juste en dehors de l'hémicycle et démocratiquement, je ne peux que le déplorer en tant que président de l'Assemblée nationale.

5:25
Intervenant

Emmanuel Macron a fait part de son impatience sur cette procédure, sur la façon dont les choses se passaient. Est-ce que vous comprenez cette impatience de l'Elysée ? Est-ce que vous la partagez ?

5:36
Présentateur

Je la partage parce qu'on a toute une série de textes à examiner à l'Assemblée nationale. Donc en fait, tout le temps qu'on passe sur le budget, on ne le passe pas sur le texte fin de vie, sur le texte relatif à l'aide sociale à l'enfance, sur des nouveaux textes éventuels sur l'agriculture, sur des textes sur la sécurité, etc. Donc on a un certain nombre de textes qui sont encarafés, et donc ça, c'est dommageable pour tout le monde. Et puis ensuite, on voit bien que ces débats parlementaires interminables sont nocifs pour nos concitoyens et pour notre économie. Ça refroidit les investissements, que ce soit des investissements étrangers ou des investissements nationaux.

On voit bien que ça crée de l'incertitude. Nos compatriotes sont dérangés par cette absence de budget. Et donc, effectivement, il faut y aller, il faut en finir.

6:26
Intervenant

Il aurait fallu le faire peut-être un peu plus tôt. À un moment, fin décembre, on s'était posé la question de savoir s'il fallait...

6:31
Présentateur

On s'est tous posé la question. Après, c'est très... Voilà, c'est difficile de trouver la bonne stratégie. L'objectif, et je crois que là, on peut tous le partager, c'est qu'effectivement, au 31 janvier, notre pays est un budget. On parlera de la situation internationale. On parlera d'un certain nombre de textes sur le plan politique intérieur. On ne peut pas continuer à perdre du temps ainsi. Et ça affaiblit notre pays. Et ça affaiblit notre crédibilité à l'international et la parole de la France. Et puis, on a aussi, dans les textes à examiner, une loi de programmation militaire dont nous devons augmenter le budget. Et donc, ça aussi, ça fait partie des priorités.

Et tous nos compatriotes comprennent bien qu'il vaudrait mieux que l'Assemblée nationale. Conchèmement, la procédure budgétaire, la navette parlementaire n'est pas terminée. En 449-3, par exemple, le texte budgétaire devra repartir vers le Sénat. Est-ce que vous craignez, là, que le Sénat puisse à nouveau ralentir le processus ? Alors, le Sénat a un rôle constitutionnel. L'objectif du Sénat, ce n'est pas de ralentir le processus, c'est de défendre l'intérêt, notamment, des collectivités territoriales. Donc là, il y a un débat et une négociation aussi sur le budget des collectivités.

Mais l'objectif, et il est partagé par tous, c'est qu'on puisse doter de notre pays d'un budget le plus rapidement possible.

7:46
Yaël Braun-Pivet

L'éventualité d'un recours aux ordonnances ne vous gêne pas. Ça peut avoir une conséquence politique, quand même. C'est une censure sur Sébastien Lecornu, donc une chute, une nouvelle chute d'un Premier ministre. Est-ce qu'il n'y aurait pas là de nature à l'instabilité que vous redoutez ?

8:02
Présentateur

Vous savez, dans la procédure du 49-3, il y a aussi un risque de censure du gouvernement.

8:09
Yaël Braun-Pivet

Oui, mais ce n'est pas la même chose. S'il y a un accord avec le PS de non-censure,

8:12
Présentateur

les ordonnances... J'imagine que cet accord de non-censure, il couvrirait, il existerait, quel que soit le choix procédural du Premier ministre. Mais à nouveau, vraiment, ce n'est pas à moi de vous dire ce que je préfère. Moi, ce que je préfère et ce que je souhaite, c'est que la France ait un budget et qu'ensuite, ce soit à nouveau le dernier discuté de la sorte et qu'on modifie nos règles. Le recours au 49-3, de la part de Sébastien Lecornu, ce serait quand même un échec, puisqu'il s'était engagé à ne pas l'utiliser. Je partage. Vous regrettez qu'il puisse avoir...

8:45
Intervenant

C'est un échec. C'est ce que vous dites.

8:47
Présentateur

Je partage le fait que, quand on prend des engagements, quand on fait de la politique, il faut tenir les engagements qu'on prend. Après, la situation est ce qu'elle est et l'objectif du Premier ministre, affirmé comme le nôtre, c'est de doter la France d'un budget, quelle que soit la procédure. Après, moi, ce que j'attends vraiment, c'est que toutes les forces politiques s'engagent vraiment très résolument sur les modifications de nos règles pour que, la prochaine fois, on puisse vraiment adopter un budget après une discussion totale, globale, au Parlement du budget de la nation.

9:16
Intervenant

Alors, vous ne dites pas le mot, mais on comprend que vous reprenez le mot de Perrine Tarnot en disant que c'est un échec de Sébastien Lecornu. Lui dit que c'est la faute de la France insoumise et du Rassemblement national qui, par leur comportement, ont empêché l'adoption de ce budget. Est-ce que ce n'est pas un peu facile d'accuser comme ça les extrêmes, alors qu'on sait que peut-être c'est les socialistes, les républicains et l'absentéisme des députés du Bloc central qui a en retardé ?

9:41
Présentateur

Non, mais à nouveau, vous savez, regardez, en nouvelle lecture, là, on a dix fois plus d'amendements qu'en 2016. Donc, on était à 350 amendements à peu près à 2016. Là, j'ai 3500 amendements. Donc, on voit bien que tous les partis ont contribué à emboliser le débat parlementaire. Et c'est en cela où, effectivement, il faut qu'on s'assoie autour de la table et qu'on se dise, en fait, on va organiser les discussions budgétaires autrement, notamment pour aussi pouvoir aborder des politiques publiques dans leur globalité. On parle beaucoup du logement. C'est un sujet qui concerne tous nos compatriotes.

Il faut qu'on puisse avoir un regard global sur le logement plutôt que d'aborder par petits bouts ce type de discussions autour des taxes, du statut du bailleur, etc., etc. On doit aborder les choses de façon pluriannuelle par politique publique pour pouvoir avoir des votes globaux et arrêter de regarder comme ça le budget uniquement par le prisme de la taxation. C'est un peu

10:37
Intervenant

c'est tous coupables.

10:39
Présentateur

Mais tous coupables et, je dis aussi, les règles n'aident pas à l'émergence du compromis. Et ça, c'est problématique quand il y a une volonté politique qui est empêchée par de la procédure. Eh bien, il faut changer la procédure.

10:51
Yaël Braun-Pivet

Alors, Sébastien Lecornu a fait des annonces vendredi soir très clairement pour amadouer les socialistes. Alors, il y a des avancées qui sont principalement des dépenses, notamment par exemple 50 euros en moyenne sur la prime d'activité. Il y a la revalorisation du barème de l'impôt. Il y a aussi, par exemple, pour les bailleurs sociaux quelques centaines de millions d'euros ou encore le repas universitaire à 1 euro pour les étudiants. Tout ça, ce sont des dépenses nouvelles. Où sont les économies ?

11:19
Présentateur

Eh bien, déjà, il faut aussi avoir des recettes nouvelles et c'est pour ça qu'il y a sur la table la question de la taxation des holdings, de la contribution des grandes entreprises. Et donc, ça, il faut le regarder. Pour le moment, le compte n'est pas et pour financer toutes ces mesures. Et puis, en termes d'économie, eh bien, évidemment, il faut en faire. Et elles ont... Alors, une partie a déjà été exposée par le gouvernement. mais ce qu'il faut, c'est que globalement, et ça, je pense que tous les acteurs du compromis le souhaitent, c'est un budget qui revienne à 5% de déficit. On doit respecter cette trajectoire. On voit bien qu'aujourd'hui, on n'y est pas.

Et pour ça, il faudra passer par une hausse de la fiscalité, non ? C'est ce que j'ai indiqué. C'est ce que refusent les Républicains, c'est ce que refusent aussi Olivier Faure. C'est pour ça qu'il faut trouver... Non, mais il faut trouver un bon... Alors, c'est pas vrai. Moi, je n'ai pas entendu les uns et les autres refuser une taxe sur les holdings ou une contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises. Quand Olivier Faure dit qu'il ne veut pas que les Français en payent le prix... C'est pas la même chose. C'est de dire que les ménages ne doivent pas, eux, avoir une hausse de leurs contributions.

Mais il n'a pas parlé, en tout cas, je ne vais pas faire l'exégèse de ce que disent les uns et les autres. Mais en tout cas, moi, je vous dis ce que je pense. Il faut qu'on revienne aux 5% de déficit. Il faut faire contribuer chacun à hauteur de l'effort qu'il peut mener parce qu'il faut que ce budget reste juste et équitable. Et il faut résolument s'engager sur une trajectoire d'économie et de rationalisation de nos dépenses.

12:50
Yaël Braun-Pivet

Donc, il faut trouver 7 à 8 milliards d'euros. C'est à peu près les calculs sur les mesures qu'a annoncé Sébastien Lecornu vendredi. 7 à 8 milliards auprès des entreprises.

12:59
Présentateur

Il faut regarder, mais notamment, ça fait partie des pistes qui doivent être continuées à être explorées sachant que, et j'ai entendu la ministre du Budget et elle a raison, il ne s'agit pas de recréer de nouvelles taxes ou de partir sur de nouvelles solutions.

13:13
Yaël Braun-Pivet

Et je reviens quand même sur la question des économies parce qu'on ne voit pas effectivement, et c'est une critique qu'on entend régulièrement, on va appeler ça d'économie structurelle. C'est-à-dire que, finalement, l'État ne fait aucune réforme ou aucun effort particulier pour participer à l'effort global pour rester dans les 5%.

13:33
Présentateur

En fait, les grosses réformes structurelles, elles nécessitent des projets de loi. Par exemple, quand le Premier ministre reprend les propositions que j'avais faites sur un nouvel acte de décentralisation, de simplification, de rationalisation des compétences des collectivités, et bien ça, c'est de nature à apporter plus de 7 milliards d'économies sur le budget de la nation par an. C'est quelque chose qui a été chiffré par le maire de Charleville-Mézières, Boris Ravignon. Il y a des propositions aussi qui sont contenues dans le rapport d'Éric Wörth.

Cela, c'est de nature à faire des économies structurelles qui se renouvelleront tous les ans, mais pour ce faire, nous devons avoir un projet de loi et c'est notamment la raison pour laquelle il faut qu'on arrête les discussions sur le budget pour pouvoir aborder ce type de projet de loi qui permettra d'avoir justement des économies structurelles pour notre pays et qui soient des économies solides.

14:29
Yaël Braun-Pivet

Est-ce que vous, parce que le Premier ministre en a reparlé vendredi soir, est-ce que vous croyez à l'allocation sociale unique ?

14:35
Présentateur

Alors moi, j'y crois beaucoup et vous savez, j'étais, avant de faire de la politique, j'étais engagée au Resto du Coeur, j'étais bénévole et je voyais des gens qui, en fait, se perdaient dans le méandre administratif et qui n'avaient pas recours aux aides auxquelles pourtant ils avaient droit. Et donc, avoir une aide sociale unique qui permet de lutter contre le non-recours et de lutter contre les fraudes aussi, puisque tout le monde sait qu'il y en a également, eh bien, ça me semble quelque chose d'important et je suis tout à fait favorable à cette aide sociale unique.

15:08
Yaël Braun-Pivet

Mais est-ce que son but caché, ce n'est pas de plafonner globalement les aides ?

15:13
Présentateur

Alors, le vrai but de l'aide sociale unique, c'est celui que je viens de vous décrire. C'est simplifier, permettre de lutter contre le non-recours et de lutter en même temps contre les fraudes sociales. Après, il y a la question du plafonnement qui devra venir à l'Assemblée nationale et au Sénat. Comme vous le savez, c'est une notion extrêmement compliquée. Mais ce qui est sûr, c'est que l'état d'esprit qui est posé et qui est derrière ce plafonnement de dire que lorsque l'on travaille, il faut gagner plus que lorsque l'on ne travaille pas, c'est un bon état d'esprit, mais il faut que les situations soient comparables, soient égales.

Et là, il faudra qu'on regarde et qu'on regarde comment on peut avancer. Mais en tout cas, l'aide sociale unique pour lutter contre le non-recours, je pense que c'est une bonne chose. Et c'était d'ailleurs dans le programme du président de la République en 2017. Ça fait partie des raisons pour lesquelles je me suis engagée en politique. Sur les pistes d'économie, il y avait des choses qui étaient sur la table, notamment la suppression de 4000 postes dans l'éducation nationale. Le Premier ministre vient d'annoncer 2000 créations à nouveau de postes dans l'éducation. Il y avait aussi l'encadrement des médecins pour essayer de limiter le nombre d'arrêts maladies en France.

Là aussi, recul du gouvernement cette semaine. Est-ce que vous comprenez cette ligne ? Alors, en fait, on voit, c'est une ligne de négociation. Donc forcément, dans une négociation, on prend et on donne. Pas complètement. Sur les arrêts maladies, par exemple, on voit qu'il y a une explosion des arrêts maladies et des sommes qui deviennent absolument phénoménales. On doit s'y pencher pour voir comment on peut réguler cela. dans le budget de loi relatif à la sécurité sociale que nous avons réussi à adopter à l'Assemblée nationale 149.3 en trouvant une majorité, il y a une régulation de ces arrêts maladies avec une durée qui est limitée et qui doit après permettre de renouveler.

On ne peut pas d'emblée donner un arrêt maladie de trois mois ou de plusieurs mois. Et donc, la régulation, nous avons commencé à la faire. Il est vrai qu'il faut continuer et que la façon de continuer doit se faire en ayant tout le monde autour de la table pour trouver la bonne méthode. Moi, je suis assez favorable aussi pour qu'on accélère et qu'on y arrive enfin à ce dossier médical unique, partagé, consultable par tous les médecins. On n'y est toujours pas. Ça fait 20 ans qu'on en parle. Je trouve que c'est très illustratif des difficultés qu'on peut avoir dans notre pays à avoir des bonnes idées, des choses qui sont très utiles mais qu'on n'arrive pas à réaliser.

Ça a traduit quand même une impuissance publique qui est extrêmement dommageable. Donc, sur ce point, il faudrait qu'on avance très vite.

17:45
Intervenant

Karl Meus. Qui sort gagnant de cette séquence budgétaire ? On a l'impression, Périne Tarnot l'évoquait, à l'entendre Sébastien Lecornu, que ce sont les socialistes qui sont les grands gagnants. Est-ce que c'est très habile politiquement de leur avoir fait cette victoire à deux mois des élections municipales et à un an de l'élection présidentielle ?

18:03
Présentateur

Moi, ce qui m'importe, n'est pas tel ou tel camp politique. Ce n'est vraiment pas le sujet quand on parle de budget de la nation. C'est l'ensemble du pays qui en bénéficie. Après, franchement, moi, ce que je vois sur les élections municipales, c'est qu'elles ne sont absolument pas politisées et que les maires qui sont aujourd'hui en campagne ne veulent absolument pas que le débat national dévie sur le débat municipal et je crois que c'est très bien ainsi. Il faut qu'à chaque élection on puisse parler des enjeux de cette élection-là.

18:35
Intervenant

Oui, mais quand vous entendez, Olivier Faure à la télévision l'autre jour dire, voilà, je pose mes deux conditions pour qu'il y ait une sorte d'accord de non-censure, on voit bien que là, c'est quoi ? C'est un budget socialiste ? C'est lui qui a tenu la pluie ? Non,

18:48
Présentateur

c'est un budget qui doit permettre d'avoir un large compromis puisque l'objectif c'est de ne pas avoir un budget qui soit censuré par l'Assemblée nationale, mais je crois que, vous savez, quand on n'a pas de majorité, et c'est le cas ici, en fait, c'est celui qui tend la main, celui qui accepte cette main tendue est toujours plus intelligent que ceux qui, résolument, font comme s'ils avaient une majorité alors qu'ils n'en ont pas. Et donc, moi je crois profondément, vous savez, le compromis, le dialogue, le fait de faire des pas les uns vers les autres, c'est ce que je prône depuis que je fais de la politique.

Donc là, moi je trouve que si le parti socialiste et d'autres, parce que sur le PLFSS, les écologistes, les communistes ont fait un pas aussi, et bien on sort toujours gagnant et grandit des pas que l'on fait vers les autres et parce que c'est très pragmatique, c'est très pragmatique. Si en fait aujourd'hui, personne ne faisait un pas vers les autres. Mais c'est quand même le macronisme qui finit en socialisme. Mais pas du tout. C'est l'essence même du macronisme, c'est quoi madame ? C'est justement le dépassement des clivages, c'est justement le rassemblement, c'est justement le fait de ne pas se dire qu'on a raison à soi tout seul.

C'était ça le macronisme, c'est pour ça que moi je rentre en politique en 2017, parce que ça, ça m'inspire et ça me parle. Le fondement économique qui était plus libéral que le socialisme. Mais bien sûr, mais là on est en train de parler de la procédure et de la façon d'aboutir. Et bien, cette façon d'aboutir, ce dialogue avec tout le monde, cette construction commune, et bien c'est l'essence du macronisme. Et donc je ne peux que m'en réjouir.

20:18
Intervenant

Vous voyez bien que le point de départ, Sébastien Lecornu au début, dit je veux arriver à moins de 5% de déficit qu'aujourd'hui, dans son expression, et vous l'avez reprise, il dit 5% de déficit. Donc on voit bien que ça a un coût, ce compromis, qui est peut-être élevé aussi pour les Français.

20:34
Présentateur

Mais ça a un coût, mais le fait de ne pas avoir de budget aurait un coût bien plus élevé. Bien plus élevé. Vous savez, quand on n'a pas eu de budget, après la chute du gouvernement Barnier, c'est près de 50% des investissements, que ce soit des investissements étrangers ou des investissements nationaux, qui ont été soit annulés, soit reportés. Alors le coût d'une absence de budget serait immensément plus lourd pour notre économie, pour notre pays, pour la stabilité de notre pays que le coût d'un budget.

Et si nous parvenons à ce budget avec un déficit autour de 5%, je pense que nos compatriotes pourront y voir l'aboutissement d'une nouvelle façon de faire de la politique et surtout d'un pragmatisme qui, je crois, est à la hauteur des enjeux. Nous avons d'autres enjeux aujourd'hui qui doivent nous préoccuper. Les enjeux internationaux, les enjeux de sécurité, les enjeux militaires. Et donc, travaillons plutôt sur tout cela, plutôt de continuer à nous écharper sur le budget.

21:37
Yaël Braun-Pivet

Vous écoutez, Yael Brunpivet, toute cette séquence du budget n'a pas entamé le bilan d'Emmanuel Macron.

21:43
Présentateur

Je ne vois pas vraiment bien le rapport entre les deux. Excusez-moi, expliquez-moi.

21:47
Yaël Braun-Pivet

Revenir sur la réforme des retraites, il y a eu un certain nombre de pas en arrière par rapport à ce qu'était l'ambition d'Emmanuel Macron.

21:57
Présentateur

Alors, nous ne sommes pas techniquement revenus sur la réforme des retraites. Cette réforme des retraites est suspendue et en 2027, les candidats à l'élection présidentielle et le Parlement pourront y revenir, mais nous ne l'avons pas, nous ne l'avons fait que la suspendre. Après, nous n'avons pas infléchi drastiquement la politique qui est la nôtre de 2017. On a l'impression que ce quinquennat se termine. Il faut, en résumé, il faut lâcher beaucoup de choses pour rester au pouvoir, notamment pour que le gouvernement, le cornu, se maintiennent au pouvoir. Mais quelle autre solution, madame, avez-vous ?

Il ne s'agit pas de maintien au pouvoir, vous savez, il s'agit de respect des Français, du respect du résultat des urnes. Les Français ont voté en 2024 pour cette Assemblée nationale, là, les Français ont décidé de ne doter personne de majorité, personne. Les Français ont décidé de voter pour ces 11 groupes représentés à l'Assemblée nationale. Moi, ma mission, tant que présidente de l'Assemblée nationale, c'est de respecter la volonté des Français et de faire en sorte que le résultat de leur vote, de leur suffrage, puisse faire en sorte que notre pays ne tombe pas dans le chaos et l'instabilité permanente. Alors, moi, j'entends bien les gens qui disent qu'il faudrait faire différemment.

Mais comment ? Est-ce qu'on peut gouverner un pays avec 50 parlementaires ou avec 60 ou avec 100 parlementaires dans une Assemblée de 577 parlementaires ? Assurément, non. Et donc, il faut trouver des majorités, des compromis. C'est ce que nous faisons à l'Assemblée nationale. Vous savez, depuis 2024, nous avons adopté 150 textes à l'Assemblée nationale. Nous les avons votés. Nous avons trouvé des majorités. Nous avons trouvé des majorités pour lutter contre le narcotrafic. Nous avons trouvé des majorités pour remonter Mayotte après le cyclone Chido. Nous avons trouvé des majorités pour réformer la définition du viol après le procès de Mazan.

Nous avons trouvé des majorités pour voter un registre national contre le cancer. Nous savons à quel point ce fléau touche nos compatriotes. Donc, nous réussissons à trouver des compromis. Sur le budget, c'est extrêmement compliqué. Ce n'est pas parce que c'est compliqué qu'il ne faut pas y parvenir en négociant et donc en faisant des compromis. Mais en tout cas, nous n'avons pas le choix puisqu'il s'agit de faire travailler cette Assemblée nationale qui a été élu par les Français et qui ne s'était jamais autant mobilisé. C'est important de le rappeler.

24:19
Yaël Braun-Pivet

Il y a une bonne pivée. Éric Lombard, l'ancien ministre de l'économie, a affirmé sur Public Sénat cette semaine que des milliers de riches ne payaient pas l'impôt sur le revenu. D'abord, est-ce que c'est vrai à votre connaissance ?

24:29
Présentateur

Écoutez, je n'en sais rien et le président de la commission des finances dont je salue l'action à cet égard a été abercie de faire un contrôle sur place et sur pièce pour demander des documents ça fait partie des prérogatives du Parlement. Le Parlement a cette mission constitutionnelle de contrôler le gouvernement et donc nous allons suivre attentivement le résultat de ce contrôle.

24:51
Yaël Braun-Pivet

D'accord, mais cette affirmation d'un ancien ministre de l'économie ça ne vous a pas surpris ?

24:56
Présentateur

Je trouve que c'est très choquant si c'est avéré. Vous savez, le pacte social repose sur une participation égale devant les charges publiques. Ça date de la Révolution française. Et donc, cette participation égale devant les charges publiques elle doit être le fait de tout le monde qu'on soit riche ou pauvre. Et donc, s'il y a effectivement des contribuables très aisés qui échappent à tout impôt par le biais d'optimisation fiscale et tout ça, écoutez, je crois que c'est important de le mettre dans le débat public et donc on verra bien ce que donnera le résultat du contrôle sur place et sur pièce de M. le Président de la Commission des Finances Éric Coquerel.

En tout cas, moi j'attends, mais comme à chaque fois, que le gouvernement se soumette à ce contrôle. Ça fait partie aussi des missions constitutionnelles du Parlement que je dois faire respecter. Le Grand Jury. Question Express.

25:55
Yaël Braun-Pivet

Avec des réponses par oui ou par non juste avant la pause, après l'assassinat en Corse d'Alain Orsoni lors des funérailles de sa mère, dites-vous que la Corse est aujourd'hui sous la coupe de mafia.

26:05
Présentateur

C'est difficile de répondre par oui ou par non mais ce qui est sûr c'est que ça signe le retour d'une certaine violence sur le territoire Corse là où depuis des années on pouvait penser que c'était apaisé et donc il faut être assez préoccupé par cette situation et en tout cas condamner évidemment ce qui s'est passé et c'est absolument dramatique.

26:26
Yaël Braun-Pivet

Érine Tarnot.

26:27
Présentateur

Faut-il interdire dans l'espace public le port du voile aux mineurs de moins de 15 ans ? C'est l'amendement qui sera apporté par le groupe Renaissance cette semaine lors de la niche parlementaire des Républicains car moi je suis effectivement pour le fait que nos enfants quelles que soient leurs confessions puissent grandir librement dans notre pays avec leur liberté de conscience.

26:45
Intervenant

Et ce qui veut dire ?

26:46
Présentateur

Ce qui veut dire que je suis favorable à cela.

26:50
Intervenant

Tout autre sujet êtes-vous pour ou contre le soutien de votre parti Renaissance à la candidature de Louis Sarkozy aux élections municipales de Menton ?

26:57
Présentateur

Écoutez elle m'a un petit peu étonnée vous savez que moi je suis assez j'ai pas suivi ces dossiers en tant que membre de Renaissance mais j'ai été étonnée et j'ai été aussi concernée par les propos qui pourraient laisser penser qu'on pourrait avoir une quelconque alliance avec des personnes appartenant à l'extrême droite moi je suis très claire ça fonde mon engagement politique jamais jamais d'alliance avec l'extrême droite quelles que soient les circonstances

27:22
Yaël Braun-Pivet

donc contre contre Yael Bonne-Pivet la présidente de l'Assemblée nationale est notre invitée ce dimanche dans le Grand Jury on se retrouve dans un instant et on va notamment évoquer la situation internationale notamment avec les nouvelles initiatives de Donald Trump contre l'Europe à tout de suite

27:36
Présentateur

Du Grand Jury présenté par Olivier Bost

27:50
Yaël Braun-Pivet

Yael Bonne-Pivet la présidente de l'Assemblée nationale et notre invitée Perrine Tarnot de Public Sénat et Karl Meus du Figaro sont à mes côtés pour vous interroger

28:00
Présentateur

Le Grand Jury l'actualité de la semaine

28:04
Yaël Braun-Pivet

Alors Donald Trump a très mal pris l'arrivée de quelques militaires européens sur le sol du Groenland le président américain veut imposer 10% supplémentaire de droits de douane à la France et à 7 autres pays européens Emmanuel Macron a promis de réagir il demande même l'activation de l'instrument anti-coercition de l'Europe il faut répliquer par des droits de douane ?

28:29
Présentateur

En tout cas ce qui est sûr c'est qu'on ne peut pas laisser faire que cette vision de l'ordre mondial des Etats-Unis est plus que dérangeante il est en train malheureusement de déstabiliser et de revenir et de réinterroger l'ensemble des règles qui forgent le droit international depuis la seconde guerre mondiale et donc on ne peut pas regarder cela sans rien faire il faut d'une part réaffirmer notre attachement justement nous à cet ordre international au multilatéralisme et au droit international c'est important il ne faut pas renoncer à cela parce que ça a apporté les preuves de leur efficacité tous ces dispositifs

29:12
Yaël Braun-Pivet

ce n'était pas suffisamment clair au moment du Venezuela notamment

29:14
Présentateur

mais en revanche en tout cas moi je l'ai réaffirmé très clairement et je crois que le gouvernement l'a fait également mais en tout cas il faut le dire et le marteler nous sommes la patrie des droits de l'homme attachée au droit international et nous ferons en sorte que le droit international puisse survivre et une fois qu'on a dit ça et bien le droit international ça marche dans les deux sens et donc nous avons nous ne pouvons pas laisser faire nous ne pouvons pas subir de telles menaces et de telles tentatives de coercition et donc vous l'avez évoqué nous avons un règlement anti-coercition que nous avons adopté au sein de l'Union Européenne justement pour faire face à ce type d'événements où par le biais de menaces sur les droits de douane on essaierait de demander à tel ou tel pays européen d'adopter telle ou telle position et donc c'est un outil qui est parfaitement adapté à la situation actuelle et il faut évidemment ne pas hésiter à le brandir voire à l'utiliser si cela s'avérait nécessaire on ne peut pas tolérer que les échanges internationaux qu'il s'agisse de notre commerce mais aussi de la paix et de l'intégrité des territoires soient régis par la volonté d'un seul homme fut-il président des Etats-Unis

30:29
Yaël Braun-Pivet

alors un seul homme Emmanuel Macron a décidé quand même d'envoyer des militaires français au Groenland est-ce qu'il faut que l'Assemblée nationale vote sur ce sujet

30:37
Présentateur

alors sur ce sujet non parce que notre droit est ainsi fait que le contrôle parlementaire ne s'effectue pas lorsqu'il s'agit d'opérations extérieures ainsi réalisées en revanche nous aurons demain un débat à l'Assemblée nationale que j'ai voulu rénover sur la situation internationale Venezuela Groenland Iran etc je pense que ça c'est important et puis moi vous savez que je vais accueillir en septembre le G7 parlementaire à l'Assemblée nationale avec donc mon homologue notamment américain Mike Johnson mon homologue canadien britannique etc et j'ai choisi justement de mettre à l'ordre du jour de ce G7 parlementaire les questions de contrôle parlementaire et d'autorisation parlementaire de ce type d'opération parce que justement on ne peut pas laisser simplement nos dirigeants décider d'engagement de nos forces et d'engagement donc de pays sans qu'il y ait des regards parlementaires ça m'apparaît extrêmement important et on voit bien aujourd'hui regardez aux Etats-Unis ce qui se passe vous avez plusieurs résolutions qui ont été déposées par des parlementaires démocrates et républicains vous avez des parlementaires démocrates et républicains qui se sont rendus au Danemark vous avez dans tous les pays des parlementaires qui se dressent et ça m'apparaît extrêmement important sur le plan démocratique et donc moi je souscris au fait que les parlements aient de plus en plus leur mot à dire s'agissant de cet ordre mondial que l'on voit bouger sous nos yeux mais pour l'instant ça n'a pas l'air de beaucoup freiner Donald Trump est-ce qu'au-delà de droits de douane réciproques est-ce qu'il faut prendre plus de mesures notamment empêcher l'accès au marché public européen de certaines entreprises américaines également taper les géants du numérique ça fait partie des possibilités dans cet instrument anti-coercition moi je crois qu'aujourd'hui il faut évidemment dialoguer c'est ce que font le Danemark ils ont eu une réunion récente à Washington justement pour essayer d'aborder cette chose de façon un peu plus modérée sans brandir ces instruments coercitifs pour autant il ne faut pas hésiter je pense que nous avons une relation partenariale extrêmement importante l'Europe est aussi importante pour les Etats-Unis que les Etats-Unis sont importants pour l'Europe et donc il faut le rappeler ne pas avoir peur d'affirmer qui on est ce que l'on veut ce que l'on dit et l'intégrité des territoires européens et des territoires autonomes qui sont rattachés doit être assurée et garantie

33:13
Yaël Braun-Pivet

et si Donald Trump engage la force contre le Groenland ça veut dire quoi ? ça veut dire la fin de l'OTAN ? ça veut dire que nous sommes en guerre avec les Etats-Unis ? ça veut dire quoi concrètement ?

33:23
Présentateur

moi je n'ose l'imaginer et c'est justement l'objet en ce moment de ces discussions entre le Danemark et les Etats-Unis de ces initiatives parlementaires parce que moi ce que je vois aussi aux Etats-Unis c'est que Donald Trump n'a pas le soutien de sa population en tout cas lorsque l'on regarde les études les américains sont très largement opposés à une intervention militaire au Groenland et ce que j'ai noté c'est que mon homologue Mike Johnson est également très opposé à une intervention militaire au Groenland donc vous voyez que tout cela est de nature je le crois à faire en sorte de trouver une solution pacifique qui permette aux Etats-Unis d'être protégé et on voit bien à quel point depuis la seconde guerre mondiale le Groenland est une terre stratégique il y a déjà une base américaine au Groenland il peut y avoir des discussions des échanges pour voir comment les Etats-Unis augmentent leur présence au Groenland sur cette base mais justement c'est pas le même sujet du tout et là c'est très important mais c'est comme pour le Venezuela les ressources naturelles des pays leur appartiennent et il ne s'agirait pas qu'il y ait des appropriations par la force de ces ressources cela se ferait en violation totale du droit international et il faudrait évidemment le dénoncer

34:41
Intervenant

sur un autre sujet il y a la situation en Iran est-ce qu'il aurait fallu que les Etats-Unis interviennent pour sauver le peuple iranien on sait peut-être il y a eu des hésitations qu'au dernier moment ça n'a pas été fait est-ce que vous trouvez que la France et l'Union Européenne sont à la hauteur de la situation

34:58
Présentateur

vous savez les interventions militaires elles ont un cadre on ne peut pas moi je ne souhaite pas que les Etats-Unis fussent-ils cette intervention fussent-elles dirigées contre le régime des MOLA dont on sait à quel point il opprime la population ces interventions ne peuvent pas se faire en dehors des cadres internationaux ça n'est pas possible je viens de vous dire qu'il fallait que la France porte toujours cette voie du droit international donc pas d'intervention en dehors du cadre international il faut continuer et accentuer les sanctions à l'égard de l'Iran et à l'égard de ses dirigeants continuer la pression mais ce n'est pas à nous d'intervenir militairement en dehors d'un cadre international et est-ce qu'il faut inscrire les gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes ?

ça peut être effectivement une option en tout cas moi je pense qu'il faut regarder toutes les options qui permettent de faire plier le régime de faire en sorte et ça c'est fondamental nous sommes le pays de l'abolition de la peine de mort qu'ils arrêtent ces exécutions arbitraires sommaires ça doit révulser le monde entier et ça il faut le condamner et ne jamais cesser de le rappeler et je rappelle que l'Iran est aussi un pays qui pratique la politique d'otages d'Etat que nous avons encore deux Français qui sont en Iran et qui aujourd'hui ne peuvent pas quitter le sol iranien et là aussi il faut continuer à peser sur l'Iran pour qu'il libère définitivement Cécile Collère et Jacques Paris Le grand jury ça se passe au parlement

36:38
Yaël Braun-Pivet

Alors on va revenir sur l'actualité parlementaire mais avant de parler de la prochaine loi agricole le Mercosur a été signé au Paraguay par la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen hier est-ce que tout d'abord c'est normal que cet accord de libre échange avec les pays d'Amérique du Sud s'applique avant même le vote du parlement européen

36:57
Présentateur

Écoutez on voit que les procédures qui sont suivies permettent au parlement d'avoir une action et il y aura mercredi et c'est très important un vote avec une saisine de nombreux parlementaires pour demander justement la saisine de la cour de justice de l'Union européenne pour justement pouvoir suspendre l'application de cet accord et vous voyez bien que les parlements ont un rôle immense à jouer et je suis convaincue que ce sera de plus en plus le cas

37:29
Yaël Braun-Pivet

c'est votre dernier espoir dans l'épisode du Mercosur

37:31
Présentateur

alors c'est pas il n'y a jamais de derniers espoirs il faut toujours négocier discuter on voit que notre bataille le fait que là aussi le parlement national ait pu se prononcer à de nombreuses reprises contre cet accord ont permis de négocier alors il y a des résultats quand même on ne peut pas dire ça ne servait à rien les clauses de sauvegarde ça sert à quelque chose les clauses miroirs ça sert à quelque chose les contrôles accrus ça permet d'assurer que tout cela est effectif donc non on ne peut pas dire que toute la mobilisation de nos agriculteurs de nos parlementaires n'est servie à rien il faut continuer à se battre et moi je soutiens évidemment cette demande de saisine de l'accord dans le contexte international avec les tensions très fortes avec la Chine avec les Etats-Unis est-ce qu'ouvrir un marché de libre-échange avec 700 millions de Sud-Américains ce n'est pas positif pour la France et l'Union Européenne c'est d'ailleurs ce que dit Ursula von der Leyen elle dit que le Mercosur rend plus fort politiquement et plus indépendante l'Europe vous n'êtes pas d'accord avec elle ?

alors si je suis d'accord avec elle sur le fait de dire que les accords de libre-échange permettent justement d'assurer un cadre à nos échanges internationaux et peuvent être favorables quand on regarde quand on regarde l'accord sur le CETA avec nos amis canadiens il a été favorable à la France et à l'Union Européenne il y a une augmentation des changes il s'était mobilisé et on voit que notre agriculteur finalement bénéficie du CETA et donc tout n'est pas binaire et c'est pour ça qu'il fallait se battre sur les clauses de sauvegarde et les clauses miroirs ce qui est important est-ce que nos agriculteurs nous disent est-ce que j'entends ce que j'écoute tout le temps quand je discute avec eux c'est quoi ils veulent avoir des conditions de concurrence qui soient loyales là où c'est interdit chez nous ça doit être interdit ailleurs c'est pour nos agriculteurs mais c'est pour nous c'est pour notre santé lorsqu'en France nous interdisons tel ou tel produit c'est pour protéger les français pour protéger les consommateurs aussi et donc il ne s'agirait pas d'accepter que ces produits arrivent de l'étranger parce que cette protection serait vaine et donc ça il faut être très ferme là-dessus parce que c'est notre agriculture donc il faut de l'équité dans les échanges c'est fondamental mais évidemment qu'il ne faut pas renoncer à nouer des accords avec de nouveaux partenaires lorsque l'on voit ce que font nos partenaires historiques les Etats-Unis et l'imprévisibilité de Donald Trump et donc la question des échanges fragilisés entre les Etats-Unis et l'Europe et bien évidemment qu'il faut s'ouvrir vers d'autres marchés nous avons signé des accords aussi avec le Vietnam avec d'autres pays avec le Japon et c'est important de continuer de la sorte parce qu'il faut diversifier et étendre notre regard c'est le discours qui est tenu vis-à-vis des agriculteurs et qu'on les soutient contre vents et marées et même contre l'ouverture de ces nouveaux marchés pourquoi finalement ne pas les amener vers ces solutions-là en fait il faut protéger les protéger et en même temps effectivement leur montrer à quel point ces nouveaux marchés peuvent être bénéficiaires on voit sur le Mercosur par exemple on a des filières les filières IGP les filières laitières etc.

sont favorisées dans cet accord donc tout n'est pas binaire il faut être nuancé mais il faut absolument qu'on protège notre agriculture et qu'on trouve les voies et moyens de le faire on sait à quel point nous y sommes tous extrêmement attachés elle fait partie de notre histoire elle fait partie de nos paysages et ça c'est l'identité française l'agriculture de France

41:06
Yaël Braun-Pivet

justement Yael Brunpivet pour répondre à la dernière crise le gouvernement a annoncé encore je dirais encore une nouvelle loi sur l'agriculture une loi d'urgence alors qu'il y a deux lois qui ont été adoptées récemment il y a l'orientation agricole en mars 2025 et la loi Duplon entre les deux ça veut dire quoi ? ça veut dire que finalement dès qu'il y a une contestation il y a une loi c'est à peu près le principe là

41:29
Présentateur

je ne crois pas et je n'espère pas en tout cas mais effectivement on a fait beaucoup de lois pour nos agriculteurs et vous venez d'en citer d'eux mais on en a fait d'autres également pour leur assurer une juste rémunération avec les lois EGALIM on leur a assuré une juste retraite avec des lois qui venaient de bancs très différents sur la retraite agricole donc on a agi pour les agriculteurs mais là on annonce une nouvelle loi alors que les décrets des deux précédents ne sont même pas alors moi c'est exactement ce à quoi j'allais venir en fait en tant que président de l'Assemblée nationale moi je suis attentive vous l'aurez compris au vote des français et au respect du vote des français mais je suis également attentive au respect du vote des députés et nous avons voté un certain nombre de lois qui ne sont pas appliquées et effectivement vous citez en exemple les deux lois agricoles mais on pourrait dire ça finalement de très nombreuses lois dans de très nombreux secteurs

42:20
Yaël Braun-Pivet

est-ce que ça veut dire que vous êtes en train de dire que la loi d'urgence sur l'agriculture n'est pas nécessaire et qu'il faut déjà commencer par appliquer les deux précédents

42:27
Présentateur

je ne dis pas qu'elle n'est pas nécessaire ce que je dis c'est qu'il faut appliquer les deux précédentes parce qu'il faut respecter la volonté du législateur

42:34
Yaël Braun-Pivet

est-ce que c'est la première urgence cette loi agricole la première urgence

42:39
Présentateur

c'est d'appliquer les lois que nous avons votées et donc le 10 février il y aura une séance à l'Assemblée nationale consacrée à l'application des lois j'invite tous vos auditeurs tous vos téléspectateurs à la regarder parce que c'est important on dit toujours et moi je l'ai beaucoup entendu dans le grand débat les décrets ne sont pas appliqués

43:00
Yaël Braun-Pivet

c'est une journée de contrôle c'est ça ?

43:01
Présentateur

c'est une journée de contrôle dans l'hémicycle que je présiderai personnellement et tous les présidents de commissions ont pris des textes qui méritait d'avoir des réponses du gouvernement et donc on aura des ministres au banc

43:15
Yaël Braun-Pivet

donc les ministres devront dire pourquoi j'ai pas fait ça pourquoi j'ai pas fait ça

43:18
Présentateur

pourquoi ils n'ont pas pris les décrets d'application de telle ou telle loi et il y aura un focus sur la loi du plan oui justement un focus sur la loi du plan parce que suite à la pétition qui avait été signée par plus de 2 millions de français contre cette loi vous deviez organiser un débat à l'Assemblée nationale est-ce que ce débat va se tenir dans ce cadre-là ou est-ce qu'il y aura un débat spécifique sur la loi du plan alors il y aura un débat spécifique sur la loi du plan le lendemain le 11 février donc 10 et 11 février deux séances importantes dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale avec contrôle de l'application des lois et prise des décrets et justification du gouvernement sur le fait qu'ils ne sont pas pris et un débat sur la loi du plan avec le président de la commission des affaires économiques les rapporteurs et les parlementaires et les groupes politiques pourront s'exprimer sur le sujet

44:02
Yaël Braun-Pivet

il peut donner quoi il peut donner quoi ce second débat ce débat que vous évoquez sur la loi du plan

44:07
Présentateur

je pense qu'il est important surtout dans l'hypothèse d'une nouvelle loi agricole je pense que les groupes vont pouvoir poser clairement leur vision politique sur la loi du plan rappelez-vous il y avait eu beaucoup d'obstructions et le débat parlementaire n'avait pas pu se tenir sur la loi du plan on a deux courants

44:23
Yaël Braun-Pivet

totalement contraires c'est à dire que on parle d'une nouvelle loi d'urgence agricole pour libéraliser par exemple les pesticides et la pétition sur la loi du plan disait exactement l'inverse

44:33
Présentateur

à nous de réussir et au gouvernement de réussir à concilier l'ensemble je ne dis pas que ce soit une tâche facile vous savez moi j'ai rencontré l'ensemble des organisations syndicales à l'Assemblée nationale et on voit bien qu'on a besoin de se mettre d'accord sur une vision globale à long terme pour notre agriculture on voit qu'aujourd'hui on n'y est pas

44:55
Yaël Braun-Pivet

est-ce qu'il est normal d'autoriser des manifestations devant l'Assemblée nationale on va revoir pour ceux qui nous regardent l'image de ces tracteurs devant l'Assemblée est-ce que c'est normal ?

45:06
Présentateur

oui c'est normal et vous savez j'ai moi-même c'est pas mettre une pression j'ai moi-même organisé une manifestation devant l'Assemblée nationale lorsqu'avec le président du Sénat nous avons organisé une grande marche pour la République et contre l'antisémitisme qui reliait l'Assemblée nationale au Sénat moi qui ai organisé une manifestation devant l'Assemblée nationale vous autorisez régulièrement des corporations à venir manifester devant l'Assemblée nationale moi j'en ai pas tellement le souvenir j'ai eu un dialogue avec les différentes organisations syndicales pour moi ce que je souhaitais c'est qu'ils puissent effectivement être devant l'Assemblée nationale plutôt que de l'autre côté c'est très concret mais de l'autre côté les parlementaires arrivent et je ne voulais pas que les parlementaires quand ils se rendent à l'Assemblée nationale soient soumis à une quelconque pression en revanche devant l'Assemblée nationale vous savez l'Assemblée nationale c'est la maison du peuple elle appartient au peuple français ce n'est pas la propriété de quelques élus ou des représentants du peuple elle est aux français et donc que les français et certains d'entre eux viennent manifester devant l'Assemblée nationale moi je trouve que c'est très bien cela ne me choque pas et à chaque fois et vous l'aurez constaté je suis allée à la rencontre des manifestants je pense que ça aussi c'est important toujours toujours avoir de la considération pour les manifestants et avoir une volonté de dialogue

46:23
Yaël Braun-Pivet

on va parler du Sénat maintenant le projet de loi sur la fin de vie revient la semaine prochaine en commission les sénateurs ont réservé une assistance et non plus un droit à mourir aux patients dont le pronostic vital est engagé à court terme les députés eux incluaient les patients atteints d'une infection grave et incurable est-ce que vous craignez que le Sénat dénature l'objectif que vous vous défendez ?

46:47
Présentateur

alors effectivement la vision aujourd'hui du Sénat telle qu'elle s'est exprimée en commission est très restrictive comme vous le savez moi je défends l'ouverture de ce droit depuis des années je me suis battue j'ai l'impression d'être scisive je monte mon rocher et redescends toujours mais je me suis battue pour que ce texte soit à nouveau inscrit et on a déjà nos dates d'inscription à l'Assemblée nationale donc j'espère qu'on aura qu'on va avancer qu'on réussira à voter ce nouveau droit pour nos compatriotes à l'été 2026 donc maintenant ces navettes parlementaires donc le Sénat va délibérer le texte reviendra à l'Assemblée nationale il repartira au Sénat c'est normal il faut prendre le temps de la délibération mais au bout du bout mais vous espérez vraiment qu'avant l'été le texte aboutisse ?

en tout cas il y a un calendrier crédible je me bats pour que ce calendrier puisse être maintenu c'est moi qui l'ai fixé en collaboration avec le gouvernement je suis très exigeante au Sénateur d'entendre les Français qui sont plutôt majoritairement pour une aide à mourir mais c'est pour ça il faut être en connexion avec la société lorsqu'on représente les Français et il y a eu un vote très large à l'Assemblée nationale pour ouvrir ce nouveau droit donc il faut que nous réussissions à converger c'est le principe de la navette parlementaire mais je ne doute pas qu'au bout du compte ce droit sera ouvert avant la fin du quinquennat

48:04
Intervenant

La commission d'enquête sur l'audiovisuel public reprend ses auditions demain vous aviez eu un échange un petit peu tendu avec son rapporteur le député ciotiste Charles Aloncle vous aviez un peu dénoncé son attitude pendant cette commission qu'est-ce que vous attendez de cette deuxième phase est-ce que vous redoutez qu'est de nouveau

48:25
Présentateur

l'attitude du rapporteur ?

J'étais intervenue mais comme je suis intervenue à très nombreuses reprises dans le cadre de commissions d'enquête de missions d'information quand je vois que les règles de notre Assemblée nationale ne sont pas respectées ou que la commission ou la mission est instrumentalisée c'est mon rôle et donc je le fais quel que soit le sujet là vous pensiez que c'était de l'instrumentalisation quel que soit le sujet quelle que soit la couleur politique de la personne qui anime cette commission ce que j'observe c'est que après mon rappel à l'ordre le bureau de la commission sous l'autorité de son président s'est réuni et à l'unanimité ils ont été dans le sens que j'exprimais ils ont remis à plat un certain nombre de règles et ils ont obtenu l'accord du rapporteur de s'y soumettre en tout cas son engagement et donc les auditions vont reprendre on va tous être extrêmement attentifs au fait que les règles qui sont nos règles communes et qui engagent la crédibilité de l'Assemblée nationale vous savez quand on agit au nom de l'Assemblée nationale on n'agit pas en son nom personnel ou en son nom propre il faut tenir compte de l'image de l'institution de sa crédibilité c'est très puissant une commission d'enquête et donc là je ne doute pas que chacun va reprendre les travaux de façon raisonnable et responsable en tout cas c'est ce que j'attends On va parler un peu

49:48
Yaël Braun-Pivet

de l'échéance présidentielle l'avenir politique de Marine Le Pen se rejoue depuis cette semaine au tribunal d'appel de Paris si Marine Le Pen ne peut pas se présenter est-ce que c'est un problème démocratique il y a le bon pivet ?

50:02
Présentateur

C'est l'application de la loi donc ce n'est pas un problème démocratique d'appliquer la loi les députés ont voté pour qu'il y ait un certain nombre d'inéligibilités qui soient prononcées par les magistrats les magistrats ont toujours la faculté de ne pas prononcer ces peines aucune n'est obligatoire strictement dans le sens où on peut toujours y déroger après c'est la volonté des français d'avoir des élus irréprochables moi je me souviens en 2017 nous avions inscrit dans notre programme présidentiel celui que nous portions en tant que parlementaires le fait d'avoir un casier judiciaire vierge nous n'avions pas pu aller jusqu'au bout stricto sensus et nous avions dû faire des listes d'infractions et donc toutes les infractions qui...

50:49
Yaël Braun-Pivet

il y a plusieurs ministres mis en examen ce qui n'a pas été le cas jusqu'à la vie

50:52
Présentateur

la mise en examen ne vaut pas condamnation et donc respectons un petit peu la présomption d'innocence vous voyez quand je suis attachée au droit international je suis aussi attachée au droit national je suis avocate n'oubliez pas donc je pense qu'il faut faire attention en revanche la probité des élus ne se discute pas elle ne se négocie pas il faut avoir des élus qui sont qui ne sont pas condamnés qui n'ont pas été condamnés à des infractions qui mettent en cause leur probité et donc les magistrats sont parfaitement libres parce que quand on parle aussi de respect du droit il faut parler d'indépendance de la justice et donc il faut laisser les magistrats faire leur travail et d'ailleurs c'est pour ça parce que parfois il y a des suspicions sur cette indépendance de la justice que j'ai appelé et que j'appelle toujours le président de la république à réunir le congrès pour que nous puissions enfin adopter cette réforme importante d'indépendance des procureurs de la république

51:46
Yaël Braun-Pivet

alors pour revenir sur 2027 cette séquence judiciaire a permis d'installer Jordan Bardella comme un candidat probable du rassemblement national très haut dans les sondages actuellement quelles sont les faiblesses de Jordan Bardella à vos yeux certains disent son jeune âge son incompétence son inexperience

52:03
Présentateur

écoutez moi je le connais pas donc je vais pas commencer à faire les plus et les moins pour le coup ça m'est complètement égal en fait moi aujourd'hui je me place pas du tout dans la perspective je sais que tout le monde et tous les commentateurs parlent de 2027 on est en janvier 2026 on a consacré la moitié de votre émission à parler du budget on vient de consacrer une partie de l'émission à parler de la situation internationale 2027 viendra bien assez tôt je pense qu'il faut pas commencer à regarder les candidats qui, comment, etc c'est pas le sujet

52:36
Yaël Braun-Pivet

ça viendra quand la période de l'élection présidentielle ?

52:38
Présentateur

le plus tard possible je l'espère parce qu'on a encore beaucoup à faire on a évoqué un certain nombre de sujets et je pense que c'est à ça qu'il faut nous consacrer là aussi hier j'étais avec nos concitoyens dans une cérémonie de vœux je les ai écoutés personne ne m'a parlé de 2027

52:54
Yaël Braun-Pivet

bon bah on en reparlera quand même merci pour ce grand jury bon dimanche à tous et on se retrouve la semaine prochaine et on se retrouve

53:02
Locuteur

pour ce grand jury qui est en train de vivre pour ce grand jury qui est en train de vivre

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