Sandra Regol et la crise du coronavirus : "il y a eu un retard à l'allumage que l'on paye encore"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Est-ce que vous encouragez cela à Europe Écologie Les Verts, alors que les chiffres de la propagation n'ont jamais été aussi élevés ?
- 1:06OuverteRéponse directe
Ça veut dire que vous estimez que le gouvernement est un peu hors sol, hors des réalités du terrain ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il n'y a pas un risque chez les écologistes de devenir un parti de râleur systématique ?
- 3:01OuverteRéponse directe
Un procès en illégitimité, selon vous ?
- 3:28OuverteRéponse directe
Ce que vous voudriez, c'est un moratoire, finalement, sur la 5G ?
- 4:32OuverteRéponse directe
Est-ce que vous ne trouvez pas que ça affaiblit tout de même la parole politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:07Invité politiqueFait
« Secrétaire nationale adjointe Europe Écologie Les Verts, Lyon, Grenoble, deux villes tenues par des écologistes, en alerte sanitaire depuis quelques heures en raison de la Covid. »
- 0:12Invité politiqueFait
« Mais le maire écologiste de Lyon n'a pris si guère ses consignes gouvernementales. »
- 0:22Invité politiqueFait
« Est-ce que vous encouragez cela à Europe Écologie Les Verts, alors que les chiffres de la propagation n'ont jamais été aussi élevés ? »
- 1:10Invité politiqueFait
« Ça veut dire que vous estimez que le gouvernement est un peu hors sol, hors des réalités du terrain ? »
- 1:22PrésentateurFait
« il y a eu un retard à l'allumage, que l'on paye encore, sur les masques notamment, sur les tests »
- 1:38PrésentateurFait
« On aurait dû imposer les masques, disons, tout de suite après les vacances ? »
- 2:17Invité politiqueFait
« Depuis plusieurs semaines, Sandra Regol, on a entendu les écologistes très critiques, que ce soit sur le Tour de France, sur l'arbre de Noël, sur la 5G. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Est-ce qu'il n'y a pas un risque chez les écologistes de devenir un parti de râleur systématique ? »
- 3:28PrésentateurFait
« Ce que vous voudriez, c'est un moratoire, finalement, sur la 5G ? »
- 4:32Invité politiqueFait
« Quand un élu écologiste évoque un tour de France, juste bon afin de passer le temps des chômeurs, ou quand le maire de Grenoble évoque la 5G, tout juste bonne à regarder des vidéos porno en HD, est-ce que vous ne trouvez pas que ça affaiblit tout de même la parole politique ? »
- 5:19Invité politiqueFait
« Vous n'êtes pas d'accord avec Yannick Jadot quand il parle, quand il commande ses propos en évoquant un mépris pour les classes populaires, un mépris indigne ? »
- 6:04PrésentateurFait
« Est-ce que parfois la ligne du parti n'est pas trop radicale ? »
- 7:29Invité politiqueFait
« Est-ce que vous n'avez pas payé cher lorsque vous avez préféré Eva Joly à Nicolas Hulot ? »
- 11:17Invité politiqueFait
« Un mot sur Alice Coffin, cette élue écologiste de Paris qui publie Le génie lesbien. C'est un livre dans lequel elle suggère aux femmes d'éliminer les hommes de leurs esprits, de leur représentation. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Sandra Regol23 %
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Bonjour Sandra Regol, bonjour à vous. Bonjour. Secrétaire nationale adjointe Europe Écologie Les Verts, Lyon, Grenoble, deux villes tenues par des écologistes, en alerte sanitaire depuis quelques heures en raison de la Covid. Mais le maire écologiste de Lyon n'a pris si guère ses consignes gouvernementales. Pas la peine de fermer les barres, dit-il. Est-ce que vous encouragez cela à Europe Écologie Les Verts, alors que les chiffres de la propagation n'ont jamais été aussi élevés ?
Ce que cherchent les maires, c'est d'adapter les propositions qui sont faites au niveau de l'État à la réalité de chacune de leurs villes. Ce qui est quand même quelque chose d'assez logique. Et si on prend l'exemple de l'Allemagne par exemple, chaque lander, chaque grande ville, adapte les propositions qui sont faites nationalement pour répondre au mieux aux conditions qui sont celles de sa ville. C'est-à-dire quels sont les clusters, c'est-à-dire les lieux de propagation du virus, et essayer de les endiguer au mieux. Peut-être que s'intéresser à ce qui vient du terrain, c'est la meilleure solution pour répondre au mieux.
Jusqu'ici, on ne peut pas dire que l'on a bien réussi à endiguer la maladie, hormis pendant le confinement, et personne n'a envie d'y retourner.
Ça veut dire que vous estimez que le gouvernement est un peu hors sol, hors des réalités du terrain ?
Je n'irai pas jusque-là. Je pense qu'il est extrêmement difficile de répondre à une pandémie de cette ampleur. En revanche, il y a une réalité qui est qu'il y a eu un retard à l'allumage, que l'on paye encore, sur les masques notamment, sur les tests, et que l'urgence, c'est d'arriver à avoir des résultats de tests très rapides pour pouvoir isoler très rapidement les gens qui sont contaminés et contaminants, qu'ils soient symptomatiques ou non. On aurait dû imposer les masques, disons, tout de suite après les vacances ?
Alors, l'OMS était très claire dès le début de la pandémie, en disant qu'il y avait une rupture de stock de masques, et que donc il fallait les réserver en priorité aux soignants pour les protéger. Mais jamais l'OMS n'a dit que les masques étaient inutiles. Et cette lecture-là, de considérer que le masque n'était pas quelque chose d'utile, parce qu'il n'y en avait pas, nous a fait prendre un certain retard dans l'habitude. Vous savez comme moi que porter ce masque comme nous le faisons actuellement n'est pas quelque chose de fort habituel en France.
Oui, il faut dire que nous sommes masqués animateurs et invités autour des studios en direct de France Inter désormais. Depuis plusieurs semaines, Sandra Regol, on a entendu les écologistes très critiques, que ce soit sur le Tour de France, sur l'arbre de Noël, sur la 5G. Est-ce qu'il n'y a pas un risque chez les écologistes de devenir un parti de râleur systématique ? Est-ce que vous vous inquiétez de ça ?
Alors moi, j'ai surtout noté un continuum des violences verbales à l'encontre des élus écologistes, et même avant même qu'ils soient élus. Je vous rappelle que pendant toute la campagne municipale, toute la fin de la campagne municipale, quand aujourd'hui les maires écologistes ont eu l'outrecuidance de se mettre en capacité de gagner des villes, eh bien on a eu toute une série de vocabulaires que je ne peux pas citer à cette heure en antenne, puisqu'il s'agit d'insultes, pour qualifier leur politique.
Un procès en illégitimité, selon vous ?
Un procès en illégitimité qui essaye de se faire surtout contre une idéologie qui est nouvelle, qui propose un nouveau paradigme, et que certains ne sont pas en capacité d'accepter. Et vous savez, ce qui m'amuse, c'est qu'il y a quelque temps, Emmanuel Macron nous traitait d'amiche pour critiquer notre débat sur la 5G, et qu'hier ou avant-hier, la République En Marche soumettait à ses adhérents un espèce de référendum pour avoir leur avis sur la 5G. Ce que vous voudriez, c'est un moratoire, finalement, sur la 5G ? Ce qu'on veut, c'est savoir. Ce qu'on veut, c'est s'appuyer sur la science. Ce qu'on veut, c'est des choses pragmatiques.
Savoir quelles sont les dépenses énergétiques, l'impact écologique. Tout à fait. C'est-à-dire qu'avant d'installer une nouvelle technologie, on veut faire passer la santé, à vendre les revenus des lobbies qui veulent les imposer. Ça ne semble pas complètement fou, puisque ça concerne tout le monde, et que déjà, depuis un certain temps, il y a des problèmes autour de l'installation d'antennes. Mais pire que ça, il y a beaucoup de gens, dans les campagnes, dont on nous parle beaucoup autour de la 5G, qui n'ont pas la fibre, qui n'ont pas le haut débit.
Et peut-être qu'on devrait se soucier, d'abord, de connecter tout le monde, avant de mettre de la 5G, là où il y a déjà beaucoup de moyens de connexion. Et le simple fait de dire ça, revenons à la base, posons les bonnes questions, semble remettre en question l'ensemble du système politique. Et je les comprends, en fait. C'est vrai qu'on remet en question l'ensemble du système politique. que ce qu'on porte n'a pas été porté, ni par la gauche productiviste, ni par les droites traditionnelles, extrêmes ou libérales. Et donc, oui, ça pose problème. Et oui, on nous caricature. On vous caricature,
mais il y a aussi des propos d'élus de grandes villes, à Lyon ou à Grenoble, ou quelques conseillers également à Paris, qui n'ont pas l'habitude, qui n'ont peut-être pas pris conscience que leurs paroles portaient. Quand un élu écologiste évoque un tour de France, juste bon, afin de passer le temps des chômeurs, ou quand le maire de Grenoble évoque la 5G, tout juste bonne à regarder des vidéos porno en HD, est-ce que vous ne trouvez pas que ça affaiblit tout de même la parole politique ?
Peut-être que la parole politique a été normée, et que l'apparition de gens qui viennent du monde du travail, qui ont l'habitude de partager la même vie que vous, moi, ou vos auditeurs, eh bien, ça bouscule un peu le champ politique, et on sort de cette espèce de norme élitiste, élitaire, qui faisait la politique jusqu'à aujourd'hui.
Vous n'êtes pas d'accord avec Yannick Jadot quand il parle, quand il commande ses propos en évoquant un mépris pour les classes populaires, un mépris indigne ?
Il y a parfois des propos qui sont maladroits, c'est une réalité, mais ce qui est une réalité surtout, c'est que nos adversaires politiques, elles sont à la recherche du simple petit mot, de la petite phrase qu'on va pouvoir sortir de son contexte, pour pouvoir nous taper le mieux possible dessus. Oui, mais est-ce que parfois la ligne du parti n'est pas trop radicale, c'est-à-dire qu'on vous demande peut-être d'être plus pragmatique parfois ?
Alors, je pense que nous sommes extrêmement pragmatiques, mais que dans ce monde politique, où ce qui compte, c'est plus la communication que l'action, c'est problématique de dire les choses tout simplement, comme on les voit, comme on les vit, et comme la science nous les renvoie.
J'évoquais Yannick Jadot un instant, quels sont vos rapports en ce moment, entre lui et votre parti, Europe Écologie Les Verts ?
Aussi bon qu'hier, et j'espère aussi bon que demain, il n'y a pas vraiment de soucis.
Il y a eu quelques soucis, votre parti Europe Écologie Les Verts a désavoué Yannick Jadot, sur le calendrier de la désignation de la ou du candidat écologiste à la présidentielle, est-ce que ça a tendu un peu vos relations entre le parti et lui ?
Oui, on n'a pas désavoué grand chose, en fait Yannick Jadot a fait une proposition, c'était d'accélérer le calendrier, le parti a plutôt suivi sa proposition en se penchant sur le calendrier, jusqu'ici il n'était pas posé, c'est-à-dire qu'il faut un candidat avant la fin de l'année ? Alors on se penchera, on travaillera sur les modalités collectivement avant la fin de l'année, oui, ça ne veut pas dire qu'il sera désigné avant la fin de l'année.
Ce sera après les régionales, la désignation sera après les régionales.
En fait, chez les écologistes, on a toujours remis en question les logiques de la Ve République. Les logiques de la Ve République, c'est de penser qu'un homme providentiel pouvait représenter tout et faire tout. Nous, on considère qu'il y a une urgence, c'est assumer une ligne, un projet pour la France. Avant l'homme ou la femme ? Avant l'homme ou la femme. Malheureusement, je n'ai pas genré, puisque la présence des femmes au plus haut sommet de l'État est quelque chose d'infiniment rare et qui pose un petit peu de problème en termes de représentativité.
Est-ce que vous n'avez pas payé cher lorsque vous avez préféré Eva Joly à Nicolas Hulot ?
Je pense qu'assumer qui on est et ce qu'on veut, même si ça coûte cher parfois, sur du court terme, c'est quelque chose qui montre la cohérence à long terme. Vous parliez de radicalité tout à l'heure. Si la radicalité, c'est faire ce qu'on dit et être en cohérence avec ce qu'on prône, on assume totalement d'être un radicaux. Et si c'est ce qu'il faut pour changer un peu la donne, on l'assume encore plus.
Si on regarde là où les politiques libérales, sociales libérales ou de droite nous ont mené aujourd'hui, je me dis que vu l'absence de fonctionnalité du système, augmentation des inégalités, on a encore les chiffres de la très grande richesse qui s'est augmentée, de la très grande pauvreté qui a augmenté, des chiffres qu'on n'a pas connus depuis les dernières très très très grandes crises, et bien je me dis que ce système... C'est la comique qui a provoqué ça, qui a fait exploser la richesse d'un côté et la pauvreté de l'autre. Ça a juste été un effet amplificateur sur une réalité qui était déjà dramatique.
Et en fait, quand on voit comment fonctionne ce système, comment la crise sanitaire a augmenté jusqu'à faire mourir les gens qui avaient déjà des maladies chroniques liées à nos modes de consommation, liées souvent à l'état de pauvreté, et bien on constate qu'en fait, il faut changer tout ça et qu'il faut le changer rapidement.
Donc si être radicaux, c'est dire qu'un système qui ne fonctionne pas doit changer, on ne va pas arrêter d'être radicaux et même on va démontrer, comme le montre Grenoble en demandant la capitale européenne, la ville européenne écologiste cette année, c'est-à-dire qu'elle vient d'être nommée hier ou avant-hier, et bien on démontre dans les politiques publiques, dans la réalité, dans l'amélioration des modes de vie que ce qu'on fait a une véritable efficience.
À Lyon, vous parliez des femmes à l'instant, de la place des femmes, à Lyon, au conseil municipal, des femmes ont été nommées à des postes clés, auxquels on n'était pas habitués à voir des femmes, le poste des finances, des postes importants confiés aux femmes, Éric Piolle aussi à Grenoble veut dégenrer les cours de récréation, l'écologie, c'est donc aussi, et j'allais dire peut-être d'abord, un combat féministe ?
Alors l'écoféminisme fait partie de ce qui définit les bases de l'écologie politique aujourd'hui. Donc oui, évidemment, nous sommes un parti féministe, écoféministe, et en fait, c'est même un problème d'avoir besoin de définir aujourd'hui que des femmes sont en capacité de gérer les finances d'une grande, voire d'une très grande ville, parce que 52% de l'humanité a, je pense, autant de compétences que les 48% restants. Et alors là, ce ne sont pas des femmes, mais entre Yannick Jadot et Éric Piolle, ça se passe comment ? Ça se passe plutôt bien. Vous avez connu, il y a quelques années, les débats très très violents qu'il y avait en interne sur les désignations.
Vous parliez tout à l'heure d'Eva Jolie et Nicolas Hulot. Vous vous souvenez de ce qu'il y avait dans la presse, des sorties, etc. On n'est pas du tout là-dedans aujourd'hui. On a un parti qui a envie de continuer en responsabilité, à répondre aux problématiques des Françaises et des Français, qui se mettra en ordre de travail derrière la personne qui portera notre projet, qu'elle soit issue ou non de nos rangs, mais préférablement de nos rangs, puisqu'on a constaté que sans écologie, pas d'écologistes. Oui, mais il y en aura partout des projets écologiques. Ah bon ? Où ça ? Dans tous les partis. Non, il y aura des projets...
Ils veulent s'approprier l'écologie en tout cas.
Ce n'est pas tout à fait la même chose. Il y aura des projets environnementaux dans tous les partis politiques. Mais un projet écologiste, c'est un projet qui considère que l'urgence, c'est de lutter pour la justice sociale et environnementale. Et que ce n'est qu'un seul et même combat. Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de partis, de représentants politiques, qui mènent ce combat depuis des années, qui aient des propositions pour y répondre, et qui soient capables de dire nous sommes en capacité de créer un million d'emplois à moyen terme, tout de suite.
Vous parliez à l'instant d'éco-féminisme, la place des femmes. Un mot sur Alice Coffin, cette élue écologiste de Paris qui publie Le génie lesbien. C'est un livre dans lequel elle suggère aux femmes d'éliminer les hommes de leurs esprits, de leur représentation. Elle-même, dit-elle, ne veut plus lire les livres d'hommes ni écouter leur musique. On parlait de radicalité aussi. Est-ce que cette forme de radicalité du féminisme est bien compatible avec vos valeurs à Europe Écologie Les Verts ?
Alors, à vous écouter, je constate que vous n'avez pas lu le livre d'Alice Coffin.
Le livre va sortir. Il n'est pas encore sorti. Il va sortir, j'en ai lu quelques bonnes feuilles.
Vous recevez quand même les livres un petit peu en avance généralement. Je ne dis pas que c'est
tout le contenu du livre. Il y a ce passage qui fait polémique.
Oui, qui fait polémique, mais encore une fois, on est sur des phrases sorties de leur contexte. Ce qu'explique Alice Coffin, c'est que tous les référentiels, c'est-à-dire quand vous êtes une femme, que vous voulez vous définir en politique, que vous voulez vous définir en littérature, que vous voulez vous définir dans l'art, vous avez une immense majorité de figure masculine qui truste absolument tout le paysage. Et qu'à un moment donné, quand on veut se définir en tant que femme dans l'une de ces catégories, eh bien, on doit chercher.
C'est-à-dire qu'il n'est pas naturel, évident, accessible d'avoir des femmes qui sont ce que les Américains, enfin, ce que la sociologie américaine appelle des rôles modèles pour l'ensemble des autres femmes. Donc, elle fait un choix, c'est de dire, à partir de maintenant, je ne lirai plus que des femmes, je n'écouterai plus que des femmes, etc., etc. Ce n'est pas fou, c'est dire, face à 4000 ans de domination masculine, je décide sur mon temps de vie de me réserver du temps intellectuel pour d'autres femmes parce que je veux leur rendre hommage. Et vous voyez comment ces mots-là sont traduits. Ils sont traduits par elle veut éliminer les hommes. Parce qu'elle l'écrit, je l'ai lu,
pour le coup, j'ai lu le passage, elle parle bien d'éliminer la représentation, l'image et l'esprit des hommes. Dans son esprit. Dans son esprit. Est-ce que ce n'est pas tout de même une forme d'apartheid pour reprendre les propos de Marlène Schiappa, Alice Coffin fait aux hommes finalement ce qu'on leur reproche de faire aux femmes ? C'est donc contraire à l'égalité, femmes-hommes ?
Je préférerais que Marlène Schiappa s'intéresse aux propos d'Éric Zemmour qui chaque jour bafoue la loi française plutôt que s'acharner contre Alice Coffin qui propose une autre façon de voir les choses, certes très provocatrice, certes qui fait beaucoup jaser, mais qui ne dit qu'une chose très simple, les femmes ont aussi le droit d'être représentées, là où Éric Zemmour fait de l'acharnement contre des catégories de personnes, ce qui est condamné par la loi. Et que la référence peut être féminine plutôt que masculine, en tout cas, parfois. C'est ça ?
C'est tout simplement de dire, il y a autant d'autrices intéressantes que d'auteurs et pourquoi est-ce que dans les programmes scolaires il y a une surreprésentation des hommes ? Pourquoi est-ce qu'au cinéma il y a une surreprésentation des hommes ? C'est une bonne question à se poser. Ça ne veut pas dire qu'il faut éliminer les hommes du paysage, je vous rassure tout de suite. Ça veut dire qu'il faut se poser la question de pourquoi, aujourd'hui, en 2020, dans la France qui est le pays des droits humains, on en est encore à devoir lutter pour trouver, je ne sais pas, dans un rayon polar des auteurs qui ne soient pas qu'aux masculins.
Une femme, ce matin, à la une du Parisien aujourd'hui en France. L'hypothèse, Anne Hidalgo à la une du journal. Un rassemblement socialiste vert à la présidentielle. Y êtes-vous personnellement favorable, Sandra Régol ?
Nous, on est favorables à sortir du duel qui nous est imposé, Macron-Le Pen pour la présidentielle. Parce qu'on estime que ni un projet libéral ni un projet d'extrême droite ne sont ce qu'il faut pour la France de demain. Donc oui, on a déjà lancé, Julien Bayot a lancé, il y a quelques mois, semaines maintenant, une invitation à discuter avec l'ensemble des syndicats, associations, partis politiques de gauche et qui s'écologisent pour essayer de travailler ensemble à des solutions de sortie de crise. C'est aujourd'hui encore plus d'actualité avec la crise sanitaire, avec la crise économique qui s'annonce.
Donc oui, on est tout à fait disposé à discuter avec tout le monde mais à une condition, c'est qu'on sorte des logiques productivistes qui nous mènent dans l'impasse et qu'on discute vraiment d'un projet de transformation sociale et environnementale
Et Anne Hidalgo serait la bonne chef de troupe ?
Je ne sais pas si Anne Hidalgo serait la bonne chef de troupe puisqu'elle fait partie d'un paysage politique et d'une culture politique qui ne sont pas la mienne. Vous parliez tout à l'heure d'Alice Coffin. Je pense que l'acharnement qu'il y a eu contre elle et Raphaël Rémi-Leleu n'est pas celui que je partage mais on peut discuter de tout.
Moi je pense qu'aujourd'hui il y a deux candidats qui sont très intéressants qui s'appellent Yannick Jadot et Éric Piolle qui ne sont pas intéressants parce qu'ils sont sympas ce qu'ils sont par ailleurs mais qui sont intéressants parce qu'ils ont un véritable projet de transition écologique de la société qu'ils assument qui repose sur des études qui repose sur des projections financières, économiques et qu'on a besoin de ça aujourd'hui en urgence. Qu'est-ce que vous pensez de ce qui se passe en Autriche où il y a une alliance finalement entre les Verts et la droite dure ?
Alors ce n'est pas tout à fait une alliance c'est que pour que le pire Un rapprochement tout de même pour éviter que le pire n'advienne certains écologistes enfin les écologistes autrichiens ont choisi de jouer les garde-fous dans un gouvernement qui lui penche du côté de l'extrême droite c'est un choix compliqué douloureux souvent mais ils sont le dernier en part contre la dérive donc je ne vais pas vous dire que ce serait notre choix mais c'est leur choix.
La parole de Sandra régole ce matin qui était l'invité de cette matinale numéro 2 du parti Europe Ecologie Les Verts merci d'être venu parler ce matin à l'antenne de France Inter et bonne journée merci d'être venu parler ce matin
merci d'être venu parler ce matin à l'antenne de France Inter
Sandra Regol