L'invité politique du 27/12/2023 : Antoine Armand
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Justement, il va comment le parti aujourd'hui ?
- 1:17RelanceRéponse partielle
Alors ça, c'est ce que vous dites, mais il y a quand même aussi 20% du groupe qui n'avait pas voté la loi, il y a eu des volontés de démission, ou des démissions dans le gouvernement, c'est quand même pas réglé encore cette histoire.
- 2:00OuverteRéponse directe
Justement, qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous disent que pour avoir des mesures à 70% plébiscité, il vous faut aller piocher du côté du RN ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Alors, les relations avec LR, elles sont comment ? Parce qu'on voit bien qu'avec le RN, forcément, ça a été plus que compliqué. À la fois, il y a une espèce de porosité, on peut le comprendre, qui n'a pas été bien perçue de la part de certains élus. Mais avec les LR, comment ça se passe ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il est préférable aujourd'hui de pencher plutôt du côté de LR ou de pencher carrément du côté du RN ? Parce qu'on voit bien que quand même, encore une fois, cette porosité, elle est là, les Français le sentent bien.
- 5:07OuverteÉludée
Est-ce qu'Elisabeth Borne sera toujours là à la rentrée ? Elle y tient ? Elle est fatiguée, ça on l'a dit. Elle l'a dit elle-même. Est-ce qu'elle y sera ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:25Invité politiqueChiffre
« 4000 étrangers de plus qu'on peut expulser, qui étaient des délinquants dangereux pour le territoire »
- 0:29Invité politiqueFait
« des régularisations pour ceux qui bossent, pour ceux qui triment, qui contribuent à l'effort national »
- 1:49Invité politiqueChiffre
« 70% des Français qui soutiennent ce texte, qui soutiennent ces mesures »
- 2:14Invité politiqueFait
« les idées du RN, c'est de faire payer aux élèves étrangers l'école. C'est de les priver de l'emploi et de faire de la priorité de la préférence nationale »
- 3:21Invité politiqueFait
« la plus grande loi de relance du nucléaire via des procédures simplifiées »
- 4:52Invité politiqueFait
« nous avons trouvé un accord sur le pacte asile et migration qui vise une chose, sécuriser nos frontières européennes »
- 6:02Invité politiqueFait
« nous sommes en train de construire une Europe qui protège »
- 6:18Invité politiqueFait
« le dumping environnemental anti-chinois, on s'en protège grâce à la taxe carbone aux frontières »
- 6:25Invité politiqueFait
« l'Inflation Reduction Act, on s'en protège grâce au plan de relance européen »
- 7:22Invité politiqueFait
« un Jordan Bardella qui certes a l'air prêt depuis très longtemps mais qui a fait du Parlement européen une sorte de rente alimentaire, de pension où il se rend de temps en temps, j'imagine, pour faire semblant d'y travailler et puis s'opposer à tous les textes qui pourraient protéger davantage les Français »
- 8:10Invité politiqueChiffre
« en faisant un plan de relance européen, on a financé la moitié du plan de relance français »
- 8:16Invité politiqueFait
« la taxe carbone aux frontières, c'est de la protection de nos industries, de nos consommateurs, de nos entreprises »
- 10:40Invité politiqueFait
« on a dessiné cette année ce que l'on veut faire. C'est une France du plein emploi »
- 10:55Invité politiqueFait
« la réforme des retraites pour garantir notre modèle social »
Temps de parole
- Antoine Armand80 %
- Présentateur20 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Antoine Armand, vous êtes député de Haute-Savoie et porte-parole de Renaissance. Justement, il va comment le parti aujourd'hui ?
Écoutez, il va bien. Il va bien, la majorité, je crois qu'elle sort après un épisode difficile, celui des lois immigration, elle sort renforcée. Pourquoi elle sort renforcée ? D'abord parce que nous, députés de la majorité, parlementaires de la majorité, nous avons fait ce pour quoi nous avons été élus. Nous avons voté un compromis utile aux Français. 4000 étrangers de plus qu'on peut expulser, qui étaient des délinquants dangereux pour le territoire, des régularisations pour ceux qui bossent, pour ceux qui triment, qui contribuent à l'effort national.
Et puis, elle sort renforcée pour une autre raison qui me paraît absolument fondamentale, qui n'est pas le cas, je crois, malheureusement, dans toutes les formations politiques, c'est que nous avons en notre sein de la démocratie interne. Oui, nous avons discuté sous la houlette du président de groupe Sylvain Maillard, il y a eu des discussions, il y a eu des doutes, il y a eu des réticences, et puis nous avons fait bloc et nous avons voté ce compromis. Et puis, elle sort renforcée pour une dernière raison qui me paraît également indispensable, c'est que nous n'avons pas cédé. Nous n'avons pas cédé aux intimidations de l'extrême-gauche, ni aux canulars de l'extrême-droite.
À celles et ceux qui prétendaient que c'était une pseudo-victoire idéologique du RN, ou à celles et ceux qui étaient aux abonnés absents pendant cette loi, alors qu'ils parlent d'immigration matin, midi et soir, nous n'avons pas cédé, et donc notre majorité, elle est bien renforcée.
Alors ça, c'est ce que vous dites, mais il y a quand même aussi, alors 20% du groupe qui n'avait pas voté la loi, il y a eu des volontés de démission, ou des démissions dans le gouvernement, c'est quand même pas réglé encore cette histoire.
Alors je ne commente pas les volontés de démission et les réticences, je pense que c'est justement le propre d'un groupe politique mature, un groupe qui n'est pas caporalisé, un groupe qui est capable d'exprimer en son sein des différences, des divergences sur un sujet, vous le savez, qui est de par nos parcours, nos origines, nos convictions, peu crispé, peu heurté, et quel est le résultat au fond ? Nous votons largement un texte qui est largement soutenu par les Français, vous l'avez rappelé ces derniers jours, 70% des Français qui soutiennent ce texte, qui soutiennent ces mesures. Voilà le résultat pour une majorité qui, recomposée, unie, peut aller de l'avant en 2024.
Justement, qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous disent que pour avoir des mesures à 70% plébiscité, il vous faut aller piocher du côté du RN ?
Mais ce n'est pas le cas. Ce texte, il a été largement adopté. Si le RN n'avait pas pris part au vote, il aurait aussi été adopté.
Mais avec des idées du RN ?
Du tout, les idées du RN, c'est de faire payer aux élèves étrangers l'école. C'est de les priver de l'emploi et de faire de la priorité de la préférence nationale. Ici, ce n'est pas ce que nous avons fait. Et que s'est-il passé au fond ? Ce qui s'est passé, c'est que le lundi à 16h, après des semaines d'inconstance, le Rassemblement National, voyant que la loi serait populaire, a tenté de se raccrocher au dernier wagon.
Et puis, de l'autre côté, la gauche, aux abonnés absents, l'extrême-gauche, aux abonnés absents depuis des semaines, sur un sujet qui devrait être sa priorité, l'intégration, la sécurité, l'immigration, eh bien, s'est dit, « Oula, on va m'accuser de n'avoir rien fait, donc je vais dire que c'était volontaire. » La vérité, c'est que ces gens ont été totalement irresponsables et que ce n'est pas l'attente des Français.
Alors, les relations avec LR, elles sont comment ? Parce qu'on voit bien qu'avec le RN, forcément, ça a été plus que compliqué. À la fois, il y a une espèce de porosité, on peut le comprendre, qui n'a pas été bien perçue de la part de certains élus. Mais avec les LR, comment ça se passe ? Parce qu'à une époque, c'était quand même un allié, notamment pour certaines lois, on pense notamment au budget. Maintenant, on sait que ça a été plus compliqué depuis la fameuse motion de rejet. Comment ça se passe avec eux ?
Nous ne dévions pas du cap qui a été fixé par la Première ministre, par la chef de la majorité, qui est de construire une majorité texte par texte. Je vous donne plusieurs exemples. Lorsque nous faisons adopter la plus grande loi de relance du nucléaire via des procédures simplifiées, nous l'adoptons avec une partie de la droite. Lorsque nous conditionnons l'obtention du RSA, le bénéfice du RSA à un certain nombre d'heures d'accompagnement, nous le faisons avec une partie de la droite. Ici, sur l'immigration, nous trouvons un compromis avec une partie de la droite. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que nous, nous sommes toujours prêts à travailler avec ceux qui veulent avancer.
Ceux qui veulent bloquer, ceux qui veulent faire de l'obstruction, ils ne sont pas responsables. Pourquoi ? Quand nous avons été élus, moi j'ai été élu en juin 2022. Vous pensez à la gauche en disant ça ? En partie, mais nous avons aussi voté certains textes avec l'appui de la gauche. Mais quand nous avons été élus en juin 2022 avec cette nouvelle Assemblée nationale assez inédite, finalement dans le paysage politique français, les Français nous ont dit une chose, bosser ensemble, travailler ensemble, trouver des compromis, c'est ça que nous faisons.
Est-ce qu'il est préférable aujourd'hui de pencher plutôt du côté de LR ou de pencher carrément du côté du RN ? Parce qu'on voit bien que quand même, encore une fois, cette porosité, elle est là, les Français le sentent bien. Il y a eu une espèce de montée, évidemment, du RN depuis longtemps et ça, visiblement, on l'a bien compris à Renaissance, on a essayé de surfer un peu dessus, non ? Pas du tout.
C'est de résoudre les problèmes que le Rassemblement national souligne sans aucunement vouloir les régler.
Mais ça veut dire que
le RN peut avoir raison d'une certaine partie. Mais attendez, personne ne dit que le RN ne pointe pas des problèmes qui existent. Au contraire, c'est parce que pendant des décennies, on a fait comme si, parce que le RN en parlait, ce n'était pas des vrais problèmes qu'on a mis la poussière sous le tapis. Nous, nous sortons la poussière du tapis et nous réglons les problèmes. Je vous donne un seul exemple au niveau européen. Nous avons trouvé un accord sur le pacte asile et migration qui vise une chose, sécuriser nos frontières européennes. Le RN s'y oppose. Pourquoi ?
Probablement parce que ce serait réglé une partie des problèmes et que ça ferait baisser la boutique électoraliste de Jordan Bardella et Marine Le Pen.
Est-ce qu'Elisabeth Borne sera toujours là à la rentrée ? Elle y tient ? Elle est fatiguée, ça on l'a dit. Elle l'a dit elle-même. Est-ce qu'elle y sera ?
Écoutez, c'est le choix du président de la République. Il a dit la semaine dernière qu'il fixerait dans les prochains jours un nouveau cap pour le 24 avec des lois extrêmement importantes sur l'énergie, sur le logement, sur l'agriculture. Est-ce que ce nouveau cap s'accompagnera d'une nouvelle équipe ? Je vous le demande. C'est constitutionnellement et institutionnellement le choix du président de la République. Pas d'indice à ce sujet ? C'est le choix du président de la République. Ce que je peux vous dire, c'est que derrière le gouvernement, il y aura une majorité soudée et efficace.
En 2024, il y a aussi les européennes. Ça approche à grands pas. Je ne vais pas vous l'apprendre. Il est prêt, Stéphane, sa journée à être tête de liste ?
Je vais vous dire. Le parti Renaissance, pour parler et pour agir en européen, il est toujours prêt. Parce que c'est notre ADN. Les militants, les adhérents Renaissance de Haute-Savoie, je suis député de Haute-Savoie à l'ensemble du pays, pensent en européen. Pourquoi ? Parce que depuis le discours de la Sorbonne du président de la République, Emmanuel Macron, nous sommes en train de construire une Europe qui protège. Pas une Europe administrative, pas une Europe supranationale qui n'aurait que pour but de gommer les souverainetés nationales. Au contraire, une Europe qui nous protège. Le dumping environnemental anti-chinois, on s'en protège grâce à la taxe carbone aux frontières.
L'Inflation Reduction Act, on s'en protège grâce au plan de relance européen. L'Europe de la santé, elle se construit avec l'Europe à la faveur des crises. C'est ça qu'il faut expliquer à nos concitoyens. C'est ça qui compte aujourd'hui.
Et qui va l'expliquer du coup Stéphane Séjourné ?
Alors, Stéphane Séjourné serait, mon sens, un excellent candidat. Il a évidemment toute la confiance du président de la République et du parti. Ce choix, il sera pris dans les prochaines semaines. Vous savez que le parti est prêt. nous avons une commission nationale d'investiture qui a été instaurée. Nous sommes aujourd'hui dans un dispositif de pré-campagne. On n'est pas un petit peu en retard ?
Il y a beaucoup d'autres partis. Le RN, Place Publique, Europe Écologie et L'Hiver, Reconquête, le PCF, le Parti Radical de Gauche, Lutte Ouvrière, le Parti Animaliste, les Patriotes, tout le monde est prêt.
Je prends le rassemblement pour vous parler de la tête de liste. Oui, tout le monde est prêt parce que je peux vous assurer pour être membre du bureau exécutif que le parti est prêt, décidé, il est en pré-campagne. Maintenant, pour la tête de liste, moi je préfère qu'on prenne un petit peu plus de temps et qu'on ait un dispositif parfaitement en place plutôt que d'avoir un Jordan Bardella qui certes a l'air prêt depuis très longtemps mais qui a fait du Parlement européen une sorte de rente alimentaire, de pension où il se rend de temps en temps, j'imagine, pour faire semblant d'y travailler et puis s'opposer à tous les textes qui pourraient protéger davantage les Français.
Justement, le Rassemblement national pour les européennes il est devant vous, devant Renaissance, même si encore une fois la tête de liste de Renaissance n'est pas encore sûre et confirmée. Et l'écart soucreuse, ça vous inquiète ?
Je vais vous dire quelque chose. Je crois profondément et malheureusement qu'en politique et dans le débat public en général, les idées fausses et simples circulent beaucoup plus vite que les idées justes et complexes. Et donc, c'est notre boulot là. Notre boulot entre maintenant et les élections européennes qui, je le rappelle, se tiendront en juin 2024, c'est d'expliquer. Expliquer l'Europe de la santé, expliquer l'Europe de la défense, expliquer pourquoi en faisant un plan de relance européen, on a financé la moitié du plan de relance français. Expliquer que la taxe carbone aux frontières, c'est de la protection de nos industries, de nos consommateurs, de nos entreprises.
C'est ça le travail. Est-ce que vous avez assez de temps pour le faire ? C'est ça justement que je dis, c'est que en juin, ça va venir vite et que comme on n'a toujours pas de tête de liste, il faut commencer à y penser un peu plus. Si la tâche est dure, il faut s'y mettre maintenant.
Mais on a commencé à s'y mettre. On a commencé à s'y mettre à Annecy, à Paris, à Strasbourg, à Lyon, partout. Si vous vous promenez sur les marchés, vous verrez des adhérents Renaissance qui viendront expliquer le projet. Et nous le ferons avec beaucoup d'humilité, bien sûr, mais avec beaucoup d'honnêteté pour parler d'Europe. Parce qu'au fond, et vous l'avez très bien dit, que se passe-t-il ? Certaines de nos oppositions les plus systématiques, les plus caricaturales, comme le Rassemblement National, veulent tout sauf parler d'Europe. Elles veulent parler d'Emmanuel Macron, elles veulent parler de Jordan Bardella, elles veulent parler de la situation nationale.
Notre travail chez Renaissance, d'ici juin, c'est de ne pas se laisser voler le débat européen.
Justement, on compare beaucoup ce débat européen au mid-term, c'est-à-dire qu'en fait, ça pourra définir ensuite la politique qu'il faudra adopter du point de vue de l'exécutif. C'est-à-dire qu'en fait, si le RN passe, il va falloir s'attendre à davantage de lois comme celle de l'immigration, c'est-à-dire orientée vers le RN ?
Non, il ne faut pas confondre l'impact politique que peut avoir telle ou telle échéance avec le rôle de cette élection. Le rôle de cette élection, il est fondamental. Et les Français, je vais vous le dire, ils le savent de plus en plus. Quel est son rôle ? Son rôle, c'est de donner au Parlement européen une majorité pour pouvoir avancer sur des sujets extrêmement importants. Je parlais de la sécurité aux frontières de l'immigration, mais c'est le cas pour l'industrie de défense, c'est le cas pour la protection aux frontières de nos données face aux géants américains.
C'est des choses très concrètes qui vont se retrouver ensuite au quotidien dans nos vies, pour nos entreprises, pour nos consommateurs. Et donc, c'est ce débat-là qui est important d'avoir. Comment faut-il réguler de la santé ? Quelles sont les grandes technologies à développer au niveau européen ? Ce sont des questions indispensables pour notre souveraineté, pour notre avenir.
Alors, avant, évidemment, ces élections européennes, il y a aussi la nouvelle année. Évidemment, c'est toujours l'occasion, vous le savez, de faire un bilan, de prendre des résolutions. C'est quoi le bilan que vous faites, vous, de votre année, de vos résolutions à prendre ? Et je parle en tant que député, mais aussi en tant que parti.
D'abord, nous avons porté cette année des réformes extrêmement importantes.
N'est-ce pas plutôt les choses qui ne vont pas plutôt que celles qui ont fonctionné, selon vous ?
Les choses qui ne vont pas, on peut en trouver des listes. Est-ce qu'on peut davantage expliquer aux Français ce qu'on fait ? Est-ce qu'on peut davantage remettre dans le contexte ? Moi, je crois que oui. Je crois que, par exemple, on a dessiné cette année ce que l'on veut faire. C'est une France du plein emploi. Lorsqu'on développe les énergies, qu'elles soient renouvelables ou nucléaires, lorsqu'on réduit la durée des allocations chômage dans une France où on se rapproche du plein emploi, lorsqu'on fait la réforme des retraites pour garantir notre modèle social, qu'est-ce qu'on construit ? Et de même, avec les régularisations dans la loi immigration, qu'est-ce qu'on construit ?
On construit une France où on peut mieux vivre de son travail et où on produit. Parce que c'est en produisant dans l'agriculture, dans l'industrie, dans les services qu'on financera notre modèle social. Et ça, c'est un de nos objectifs majeurs. Protéger, produire, financer notre modèle social. Et pour ça,
il faut plus de pédagogie ? On a mal expliqué jusque-là ?
Il faut sûrement plus de pédagogie. Il faut aussi qu'on soit capable de mieux construire, je crois, des compromis en amont. On l'a vu ces dernières semaines avec la loi immigration. Nous pouvons sans doute mieux construire des compromis au Parlement et même avant le Parlement en amont pour trouver les mesures les plus efficaces, les plus utiles
à nos compatriotes. Pour ça, ça revient forcément à devoir s'associer à certains groupes. Et le RN aujourd'hui est plus que central puisque c'est censé être l'opposition numéro 1 au parti majoritaire. Donc comment on fait ?
Mais moi, je n'appelle pas l'opposition numéro 1 un parti qui a été aux abonnés absents sur tous les grands débats de 2023.
En tout cas, dans la position politique.
Les retraites, silence. La loi immigration aux abonnés absents. La loi sur les énergies renouvelables, c'était des grands cris. La loi sur l'assurance chômage, on ne les a pas entendues. Ce n'est pas une opposition. C'est une sorte de groupe qui démissionne à chaque fois qu'il y a un sujet sérieux et concret qui se pose aux Français.
Dernière question, si vous le permettez. Si on se projette à 2027, ça ressemble à quoi Renaissance sans Emmanuel Macron, par exemple ?
Écoutez, chez Renaissance, ce n'est pas à LCI que je vais l'apprendre. On a énormément de talent. On a des personnalités politiques, des ministres, des parlementaires qui sont extrêmement talentueux. Vous connaissez les ministres qui ont le poids politique que l'on connaît dans le gouvernement, les parlementaires qui tiennent notre groupe. Je pense que la question qui va se poser et qui se pose aujourd'hui, c'est comment continuer à avoir des résultats. Pourquoi ? Parce que ce sont les résultats qui seront l'antidote aux élections. Parce que c'est une réponse typiquement politique. Mais, pardon, mais c'est ce qu'attendent les Français. C'est ce qu'attendent les Français.
Ce n'est pas qu'on leur dise demain qui sera le candidat à l'élection présidentielle. Mais ils l'ont, l'incarnation. Je vous rassure. Vous pensez à qui ? Écoutez, il y a du monde qui est à la fois prêt et qui pourrait être candidat. Mais la question qui se pose, c'est comment on relève le défi de l'éducation ? Comment on retrouve de la sécurité à nos frontières nationales et européennes ? Et je vais vous dire, quand on pose cette question-là, les Français, ils ne vous disent pas ce serait plutôt un tel ou un tel. Ils ne vous disent pas ça c'est trop à droite ou ça c'est trop à gauche. Ils vous demandent d'agir, d'obtenir des résultats.
Merci beaucoup Antoine Armand d'avoir été notre invité politique aujourd'hui dans un autre.
Antoine Armand