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interviewLCI· 9 mars 2026 9 min

Iran : "Lorsque Chypre est attaquée, c’est l’Europe qui est attaquée", déclare Emmanuel Macron|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci de nous accueillir et je suis heureux d'être aujourd'hui à Chypre et alors que la situation de crise en Iran, de guerre en Iran affecte l'ensemble de la région, venir ici à vos côtés avec le Premier ministre de la Grèce et vous dire que lorsque Chypre est attaqué, c'est l'Europe qui est attaquée et que la défense de Chypre est évidemment une question essentielle pour votre pays, pour votre voix voisins, partenaires et amis la Grèce, mais aussi pour la France et avec elle l'Union européenne. Nous sommes liés les uns et les autres par des partenariats stratégiques et les déploiements qui se sont faits ces derniers jours. Notre présence tous les trois côte à côte aujourd'hui dit la force de ces partenariats, leur robustesse et que vos compatriotes peuvent véritablement y croire et savoir que derrière ces textes signés, il y a la solidarité de nation et leur engagement armé.

Et donc le premier objectif de ce déplacement à vos côtés est de marquer la pleine solidarité avec chiffre qui a été la cible la semaine dernière de plusieurs drones et tirs de missile. C'est ce qui nous a conduit à déployer une section de défense antiaérienne ministrale et à déployer immédiatement la frégate Langdoc qui ont pu être déployé et l'un et l'autre dans le courant de la semaine dernière. Et je saluer la mobilisation également de nos amis Grecs.

Vous avez cité les frégates grecs qui signent aussi la force du partenariat entre nos deux pays. Le partenariat industriel. Il y a un peu de l'Orient qui est ici présent au large de vos côtes au fond.

Et je saluer également les les collègues européens qui se sont mobilisés et qui ont pu joindre cet effort. Au-delà de cette présence, comme vous le savez, le groupe aéronaval avec le porte-avion Charles de Gaulle est désormais à proximité de chip pour contribuer à la posture de défense d'ensemble et assurer celle-ci dans la durée. Le deuxième objectif que nous poursuivons est aussi de coordonner nos efforts et nous l'avons évoqué tous les trois à l'instant pour assurer la sécurité de nos ressortissants et de des ressortissants européens dans la région et accompagner les opérations de rapatriement et prévoir consolider aussi toute opération d'urgence qui s'imposerait. 3è objectif est aussi de réassurer tous nos partenaires et nous avons les uns et les autres pu échanger avec plusieurs pays qui ont été attaqués ces derniers jours.

Et je voudrais dire ici notre soutien aux Émirats arabes unis, au Qatar, à Kouwait avec lesquels nous sommes liés par des accords de défense, mais également la Jordanie, l'Arabie Saoudite ou l'Irak qui ont été déstabilisés, frappés auquels nous avons apporté des éléments de soutien au-delà de pays qui heureusement sont préservés de ces attaques mais avec lesquelles j'ai pu également m'entretenir comme vous-même, je pense à l'Égypte. Et en vous rejoignant ce matin, j'ai à nouveau, comme vous l'avez fait ces derniers jours, pu échanger avec aussi le premier ministre d'Israël. Notre objectif est de nous tenir de manière strictement défensive au côté de tous les pays qui sont attaqués par l'Iran dans Saripost, d'assurer aussi notre crédibilité et de contribuer à la désescalade régionale.

Enfin, ce que nous voulons faire, c'est d'assurer la liberté de navigation et la sûreté maritime. En Méditerranée orientale, nous nous trouvons en mer rouge de Suède à Babel Mandem. dans le cadre en particulier de l'opération dite Aspides qui est une coalition qui existe déjà dont le quartier général est en Grèce qui est coordonné en ce moment par la Grèce et la France y apportera sa contribution avec dans la durée deux frégates qui seront dédiées à cet effort.

Et nous sommes en train de mettre en place, et nous l'avons évoqué à l'instant aussi, une mission purement défensive, purement d'accompagnement qui doit se préparer avec des États européens et non européens et qui a vocation à permettre dès que cela sera possible après la sortie de la phase la plus chaude du conflit qui permettra l'escorte de porte contenair et de tanqueur pour réouvrir progressivement le D3 d'Ormous, ce qui est essentiel au commerce international. mais également à la circulation du gaz et du pétrole qui doivent pouvoir sortir à nouveau de cette région. Nous préparons cette mission avec nos partenaires.

Elle se fera en bon ordre et nous avons commencé à l'évoquer aujourd'hui. Elle a pour but d'être strictement pacifique, défensive, d'accompagner mais elle est essentielle justement là aussi à nos économies et notre économie mondiale. Enfin, nous sommes vigilants et je le dis depuis cette pointe avancée orientale de l'Union européenne dans la région à la situation du Liban.

Le Liban, en effet, depuis que le Esbola a pris la responsabilité et a commis la faute majeure d'attaquer Israël et de viser Chypre, le Esbola a déclenché une réaction israélienne. Israël aujourd'hui, par ses opérations terrestres et ses frappes a répondu évidemment à l'attaque du Esbola. Cette situation est évidemment très préoccupante et au fond notre objectif est simple.

Le Bola doit cesser toute frappe depuis le sol libanais car il met en danger toutes les libanaises et tous les Libanais. Israël doit ensuite cesser au plus vite son opération militaire et ses frappes sur le Liban pour permettre à la souveraineté, l'intégrité intégrité territoriale du Liban d'être recouvré et aux forces armées libanaises seules légitimes d'assurer la sécurité de leur sol. C'est ce que nous avons veillé les uns et les autres à redire ces derniers jours.

J'ai pu chaque jour l'évoquer avec le président Raoun et je veux redire ici à nos amé Libanais notre soutien. et nous œuvrons pour que le calme puisse revenir, cette désescalade puisse se faire et pour que les forces armées libanaises soient en situation justement de pouvoir ainsi opérer. afin de porter cet effort, au-delà des positions qui sont déjà les nôtres dans la région, au-delà de ce qui a été livré en système de défense dans les différents pays avec lesquels nous sommes liés par des accords et de ce qui a été fait pour Chypre, la présence française qui se déploera de la Méditerranée orientale en mer rouge et justement au large d'Ormous mobilisera h frégates, deux portes hélicoptères amphibie et notre porteavion.

Elle permet aussi de mobiliser et d'attirer avec elle la contribution de plusieurs autres pays européens. Et je veux saluer ceux qui d'ailleurs ont suivi notre porte-avion Charles de Gaulle depuis l'Atlantique jusqu'à la Méditerranée. Plusieurs collègues européens ont fait le choix de continuer à nous accompagner.

Cette mobilisation de notre marine est inédite. Elle se fait évidemment avec la mobilisation aussi de nos forces aériennes et terrestres dans la région et elle manifeste la volonté de la France de contribuer à la désescalade, à la sécurité de nos ressortissants, à la sécurité de nos partenaires et à cette libre navigation et cette sûreté maritime à laquelle nous voulons par ce biais œuvrer. Voilà mesdames et messieurs ce que je voulais ici rappeler.

Nous aurons d'autres initiatives à prendre dans la semaine. Nous allons continuer de travailler aussi sur les questions énergétiques qui sont extrêmement importantes et les questions de économique. Un G7 finance s'est tenu aujourd'hui.

Il y aura une réunion demain en marge du sommet à Paris sur le nucléaire qui se tiendra entre ministre de l'énergie. et j'ai souhaité qu'on puisse mobiliser au niveau du G7 une coordination étroite pour piloter au mieux les sujets énergétiques et par les initiatives que nous prenons, nous allons, je l'espère aussi contribuer à la des escalades indispensables. En tout cas, je remercie à nouveau le président et le Premier ministre m'accueillir aujourd'hui, redire ici notre soutien à Chypre, à tous les pays de la région, redire combien c'est important pour notre Europe et alors même que Chypre assure la présidence de l'Union européenne, dire que l'autonomie stratégique des Européens et l'unité d'une Europe qui sait se défendre.

En fait, Europe de la défense que nous appelons nos vœux ne sont pas simplement des mots, des concepts maintenant que nous avons élaboré, des instruments et des financements que nous avons mis en place. Ce sont aussi des femmes et des hommes engagés. Ce sont aussi des capacités militaires déployées et c'est au fond la solidarité en acte de nos nations.

Pour toutes ces raisons, je suis très heureux et très fier d'être à vos côtés aujourd'hui et de pouvoir dire aux chpriotes notre soutien réel.