Un "Tour de terrain" avec Jean-Michel Ummels, l'inimitable Verviétois de Weywertz - l'Avenir Verviers Sport
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse directe
Donc l'idée c'est quoi ?
- 0:44FerméeRéponse directe
C'est ok pour toi ?
- 0:48OuverteRéponse directe
On va démarrer avec une petite anecdote qui te concerne...
- 1:25OuverteRéponse directe
Il y a un personnage dans Batman qui s'appelle Double Face... Tu es d'accord avec ça ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Aujourd'hui, tu as 52 ans.
- 2:36OuverteRéponse directe
Toi qui as été longtemps attaquant... Ça ne te démange pas des fois ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:55Invité politiqueFait
« j'ai été formé au CS Verviers et en junior UEFA, je suis parti au standard junior UEFA et Réserve Espoir, deux ans »
- 1:14Invité politiqueFait
« J'ai été blessé au niveau des genoux déjà à cette époque-là, mais c'est surtout un petit peu caractère »
- 1:46Invité politiqueFait
« On m'a des fois un peu collé une image qui ne me correspondait pas parce que j'ai toujours été quelqu'un qui disait tout, ce que tout le monde pensait tout bas. »
- 1:57Invité politiqueFait
« J'ai toujours envie de gagner, toujours envie de faire quelque chose de bien »
- 2:16Invité politiqueFait
« Maintenant, je me suis fort à s'agir par rapport aux autres années où j'étais un petit peu la proie et la cible des arbitres. »
- 2:29Invité politiqueChiffre
« Ça fait quand même 15 ans que je fais ça, donc on arrive à relativiser un peu plus vite. »
- 3:33Invité politiqueFait
« Moi, j'estime qu'au niveau provincial, même au niveau national, c'est positif avec ce qu'on demande aux joueurs sur le terrain où il y a de plus en plus d'intensité »
- 4:11Invité politiqueFait
« Quand il avait dit au coach qu'il avait sa grand-mère qui était décédée trois fois sur la même saison. »
- 5:03Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, c'est la kermesse, ils vont tous venir au club parce que c'est la réunion quand il n'a rien à faire d'autre le dimanche. »
- 5:20Invité politiqueChiffre
« Je crois qu'on a ça avec 6 jeunes dans le noyau A qui ont 18 ans. »
- 5:45Invité politiqueFait
« Le club de Wayvertz, pour moi, je vais le dire tout, mais il est fait pour jouer en P2C. »
- 6:01Invité politiqueFait
« Et c'est moins facile pour l'épanouissement des jeunes du club. »
- 7:34Invité politiqueFait
« Quand Zidane est arrivé comme coach, encore un peu plus. »
- 7:54Invité politiqueChiffre
« Mais maintenant, avec le nouveau Bernabeu, j'ai été 3-4 fois. »
- 8:25Invité politiqueFait
« Jean-Michel m'appelait Jean Marqué parce que je jouais devant. »
Temps de parole
- Invité politique57 %
- Présentateur40 %
- ?3 %
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Même avec mes bottes en caoutchouc, je le dis de temps en temps, je joueur en boutade, mais bon voilà, c'est comme ça.
Voilà Jean-Michel Humels, bienvenue à ce premier numéro de Tour de Terra et merci d'avoir accepté d'être
le
numéro A de ce nouveau rendez-vous de la réaction sportive de l'Avenir vers la vie. Donc l'idée c'est quoi ?
C
'est de faire un petit tour de Terra et donc comme tu sais, quand on fait un tour de Terra avec les équipiers, c'est le genre de moment où on discute un peu de tout et de rien. C'est ce qu'on va faire ici avec deux longueurs, une où on va parler de toi, une où
on
va parler de ton club et deux largeurs où
on
va parler un peu de tout et de rien, tu verras. C'est ok pour toi ? Parfait. Ok, c'est parti et on va déjà démarrer avec une petite anecdote qui te concerne et que peu de gens savent, c'est que tu es passé par le standard, mais ce n'était pas ton premier club.
Non,
j'ai été formé au CS Verviers et en junior UEFA, je suis parti au standard junior UEFA et Réserve Espoir, deux ans, mais malheureusement, je n
'ai
pas su percer comme d'autres, c'était l'époque de Léonard, Genoux et compagnie. Voilà, je n
'ai
pas moi réussi à jouer en équipe première.
On
va dire quoi, l'excuse des croisés ou c'est
vraiment
une excuse ? Oui, j'ai été blessé au niveau des genoux déjà à cette époque-là, mais c'est surtout un petit peu caractère et
j
'étais pas mal à un moment donné, mais pas assez que pour monter.
Ok, justement, tu parles de ton caractère, ça me fait une belle transition pour la suite. Il y
a
un personnage dans Batman qui s'appelle Double Face. Moi, quand je parle de toi autour de moi, mais à mes confrères ou même à d'autres entraîneurs, tout le monde dit la même chose, que ce soit joueur ou entraîneur, une crème en dehors du terrain, mais sur le terrain ou en bord du terrain, ce n
'est
pas trop la même chose. Tu es d'accord avec ça ?
Je suis tout à fait d'accord avec ça. On m'a des fois un peu collé une image qui ne me correspondait pas parce que j'ai toujours été quelqu'un qui disait tout, ce que tout le monde pensait tout bas. J'ai un sale caractère sur le terrain et comme coach aussi. Pourquoi ? Parce que je suis un gagneur. J'ai toujours envie de gagner, toujours envie de faire
quelque
chose de bien et que ce soit même un jeu de société avec mes filles, ce sera aussi pour gagner. Donc voilà, je suis tout le temps dans cette optique-là et c'est pour ça que des fois, ça coince un peu au niveau de mon caractère,
mais
rien de bien grave. Aujourd'hui,
tu
as 52 ans.
Exactement. Tu t'es un
peu calmé ? Oui, maintenant, je me suis fort à s'agir par rapport aux autres années où j'étais un petit peu la proie et la cible des arbitres. Maintenant, je pense qu'il n
'y a
plus de problème avec ça et je pense que c'est un petit peu aussi à force de coacher et de dos.
Ça fait
quand même 15 ans que je fais ça, donc on arrive à relativiser un peu plus vite.
On
voit là l'échauffement avant le match. Toi qui as été longtemps attaquant, je prends l'exemple de Guillaume Legro qui a joué longtemps aussi. Ça ne
te
démange pas des fois quand tu vois les joueurs comme ça de dire, tiens, tu as prévu la balle même en P2,
P3 ?
Les premières années quand j'étais coach à Spa avec Étienne Deloncle,
là,
oui, parce que j'étais toujours dans le feu de l'action.
J
'avais 35 ans, oui, mais ici, avec les problèmes de chenoux que j'ai eus, c'est impossible. Tu
ne te dis
jamais, tu es à la, moi, je l'aurais mis dedans. Oui, c'est ça, oui,
même avec mes bottes en caoutchouche, je le dis de temps en temps, je leur emboutade. Mais bon, voilà, c'est comme ça.
Ok, ok, écoute, on arrive à la fin de cette première longueur où on a parlé un peu de toi. On est sur une première largeur où, comme je t'ai dit, on va vraiment parler de choses qui n'ont pas de lien direct avec toi. Et la première, c
'est
quelque chose qui nous vient de l'époque du Covid, c'est le passage de ça qui a trois changements. Je voulais avoir un peu ton avis d'entraîneur là-dessus, toi qui as connu surtout l'époque des trois changements en tant que joueur.
Moi, j'estime qu'au niveau provincial, même au niveau national, c'est positif avec ce qu'on demande aux joueurs sur le terrain où il y
a
de plus en plus d'intensité et de ça. Au moins,
tu
as plusieurs possibilités et plusieurs choix sur le bord.
Et
puis, dans le football provincial, comme je dis, on ne sait jamais ce que les joueurs ont fait la veille. Et quand on a un qui n'est pas bien à cause d'une sortie ou l'autre, tu as plus de solutions pour le bouger directement.
Ok, on va vite passer derrière le goal. Et puisque tu parles de ça, de ce que les joueurs font la veille de match ou d'entraînement, je voulais voir un petit peu avec toi quelle était la pire excuse ou la meilleure, je ne sais pas, que tu as déjà entendu par rapport à un joueur ou un entraîneur qui n'était pas dispo ?
Je pense directement à mon ami Fred Collard qui jouait avec moi à Moire
en
promotion, en PE.
Et
quand il avait dit au coach qu'il avait sa grand-mère qui était décédée trois fois sur la même saison. Donc deux fois, à la limite, tout le monde a peut-être deux grand-mères, mais trois, ça devient un peu compliqué. Donc voilà, je le salue, Fred, mais bon, ça, c'était une belle quand même.
Oui,
et donc sa grand-mère par le coup qui est vraiment décédée. Qui est vraiment
décédée, oui, payée son âme.
Et donc ça, toi, tu n
'es
pas trop excuse bidon quand
tu joues ? Non,
moi, je ne sais pas venir, je ne sais pas venir, j'explique pourquoi. Et de toute façon, même pour les joueurs,
je
trouve qu'il n
'y
a rien de tel que la franchise que d'un venteur bobard qui n'a pas lieu.
On
arrive sur la dernière longueur, la deuxième, où on va parler de ton club, le KFC Wayvertz. D'ailleurs, tu dis Wayvertz ou Wayvertz ? Moi, je dis Wayvertz. OK. Qu'est-ce qui fait que ce club a cette aura particulière ? C'est un club germanophone, mais même au niveau francophone,
c
'est un club qui est parfois plus suivi que les autres. On a l'impression qu'il y a vraiment une âme dans ce club. Comment est-ce que toi, tu l'expliques ?
C'est un
village qui vit pour le KFC Wayvertz. Aujourd'hui, c'est la kermesse, ils vont tous venir au club parce que c'est la réunion quand il n'a rien à faire d'autre le dimanche. Tout le monde vient au club et tout le monde vit avec ce club, avec les ambitions du club. Il y a beaucoup de jeunes qui sont ici carrément pur produit de Wayvertz. Je crois qu'on a ça avec 6 jeunes dans le noyau A qui ont 18 ans. C'est très rare pour une équipe de PA ou de P2 de pouvoir compter des jeunes comme ça dans le noyau.
Justement, vous avez été champion l'année dernière. Vous montez en PA une année où, entre montée et descente, il y
a
une P2C très germanophone avec de très beaux derbies et des clubs du coin. Est-ce que pour vous,
ce
n
'est
pas un peu dommage de vous priver, même si c'est très chouette d'être en PA ? Est-ce que ce n
'est
pas dommage de vous priver de tous ces beaux derbies ?
Le club de Wayvertz, pour moi, je vais le dire tout, mais il est fait pour jouer en P2C. Pourquoi ? Parce qu'il y a beaucoup de derbies, beaucoup de monde autour du terrain. La PE, évidemment, c'est beaucoup plus exigeant sportivement, mais aussi ça amène moins de monde. Et c'est moins facile pour l'épanouissement des jeunes du club. Donc voilà, je pense que les jeunes doivent encore faire un pas vers le haut pour pouvoir prester vraiment en PA. Et il est un
petit
peu là la difficulté pour le club de Wayvertz, pour le moment, par rapport au début de saison et par rapport à tout ce qu'on en attend,
de
faire le pas vers la PA.
Justement, intégrer des jeunes dans un club, pas à l'air de village, mais dans un club où le village est si appliqué dans le club de football, c'est hyper important ça aussi pour toi
? C'est super
important et ça devrait être comme ça. Ils devraient en avoir quatre secs directement dans le noyau parce que les gens s'identifient aussi, ils viennent voir des gens du club. Mais il faut que ces jeunes-là aient le niveau. Et je ne dis pas qu'ils n
'ont
pas le niveau, ils ont beaucoup de qualités, mais individuellement, de temps en temps, je peux en intégrer un. Mais je ne saurais jamais intégrer tous les jeunes d'un coup, alors que je pense que c'est ce que le club, au fond, aimerait bien. Et ça devient compliqué, il
n
'a pas un 3 en plein, il faudrait une P3 derrière pour pouvoir, qu'ils puissent jouer vraiment contre des adultes. Parce qu'entre les U21 et la PA, il y a un monde de différence.
Et il n
'y a
pas de projet ça, tu parles ?
Il
y
avait eu avant, en 2018, il y avait une P4. Ça a été supprimé parce qu
'il
n
'y
avait pas assez de jeunes. Donc maintenant, je pense qu'il y
a
un peu le problème, c'est là que ça blesse.
Ok, donc là, on a fait la dernière longueur avec le petit poids sur le club. On va faire la largeur ici, en évoquant d'autres choses, comme je l
'ai
dit tout à l'heure. Et notamment, ta passion pour un autre club, le Real Madrid, ça te vient d'où
? J
'ai un de mes meilleurs amis, Ramon Rodriguez, qui est président du fan club du Real Madrid de Liège. On s
'est
rencontré une dizaine d'années à un match à Rome. Et puis de là, est venue la passion pour le Real. Moi, Cristiano Ronaldo, c'était déjà. Quand Zidane est arrivé comme coach, encore un peu plus. Alors Eden Hazard et Courtois, c'était l'apothéose. Même si Eden n'a rien fait pour
le Real. Tu peux t'arrêter là. Oui, il n'a rien fait.
Mais bon, voilà, je pense qu'avec ça, on a vécu des beaux city trips et des beaux matchs dans les plus beaux stades du monde maintenant à l'époque. Enfin, à l'époque, c'était déjà bien. Mais maintenant, avec le nouveau Bernabeu, j'ai été 3-4 fois. Voilà, je pense que c'est des moments extraordinaires pour refuteux, quoi.
Alors, j'ai une dernière petite chose à te demander. Donc moi, quand je t'appelle, j'ai parfois un doute. Est-ce que c'est le bon numéro ? Ou si tu sais te mettre en mode avion ? Voilà. Voilà, donc je vais appeler. J'espère qu'on entendra, qu'on verra. Donc, à là que j'appelle. Est-ce qu'on entendra ?
Bonjour, c'est Jean Marqué. Laissez-moi tout. Je vous mettrai.
Voilà, donc bonjour, c'est Jean Marqué. Ça vient d'où, ça ? C'est pas
vraiment une
messagerie à laquelle on s'attend ?
Jean Marqué-là, au départ,
au
foot, Jean-Michel m'appelait Jean Marqué parce que je jouais devant. Donc, Jean Marqué dégoule, quoi.
Et là, tu as en
marqué
? Et Jean Marqué. Et maintenant, comme je ne joue plus, je n
'en
marque plus. Donc, c
'est
resté Jean Marqué. Même quand on est allé en vacances et tout ça, il y
a
déjà « Hey, Jean Marqué ! » Et ça, donc voilà. On m'appelait comme ça, c'était un surnom, c'est resté. Et ça me va bien parce que c'est un
peu
humoristique et je suis quelqu'un qui aime quand même bien l'humour.
Ça n'a jamais posé problème avec le boulot ou avec un joueur qui pensait t'appeler pour signer
? Non, franchement, je n'ai jamais rien
entendu.
Et
puis, ça fait longtemps que je suis dans le même boulot, donc je
n
'ai jamais eu de soucis avec ça.
Écoute, on arrive ici à la fin de notre petit tour de terrain. On n'a pas trottiné, mais on a bien discuté. Merci beaucoup pour cette première. Merci d'avoir joué le jeu. Et bien, écoute, je te souhaite une bonne suite de saison et au plaisir de retaper la discussion.
Merci à toi. Merci. Salut. Au
revoir.
Au revoir.