Le gouvernement "travaille" à un nouveau service militaire, avec pour "mot-clé" le volontariat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonjour Alice Rufo. Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur France info, ministre délégué aux armées. Depuis donc assez peu de temps, on va évoquer avec vous un certain nombre de sujets.
Ils sont nombreux. Il y a la menace russe, les conséquences en France de ce qui se passe en ce moment, l'enlisement aussi du du budget au Parlement. Le contexte international évidemment, c'est notre premier sujet avec cet ultimatum pour l'Ukraine, accepter ou non le plan de paix de Donald Trump d'ici jeudi prochain, d'ici Thanksgiving.
On va parler aussi du rôle des Européens qui semblent se préciser aujourd'hui. D'abord, à vos yeux, ce plan de paix, c'est une capitulation comme le disent certains ou il y a des choses à garder ? Alors premièrement, la situation, vous l'avez décrite, elle est quand même assez assez grave.
C'est une situation qui est qui est lourde dans la période actuelle sur le plan international pour nous, pour l'Europe, pour l'Ukraine et cetera. Deuxièmement, il y a ce plan qui a été posé sur la table par les Américains dont le président des États-Unis d'Amérique dit lui-même que il est amendable, qu'on peut travailler et cetera. Et troisièmement, il y a la position des des Européens.
Et la position des Européens, c'est assez simple. C'est-à-dire qu'il y a il y a pas de scénario dans lequel la dignité et la liberté de l'Ukraine sont négociables. Le président Zelenski s'est exprimé dans un dans un discours le le 21 novembre dans lequel il a martelé la question de la dignité et de la liberté.
Le jour de la dignité et de la liberté. La dignité et de la liberté de l'Ukraine, c'est sa souveraineté. Elle n'est pas négociable.
Concrètement, ça veut dire quoi ? parce qu'on a l'impression que les Européens encore une fois ont été mis devant le fait accompli avec ce plan complètement rédigé par les Américains avec un doute d'ailleurs sur l'influence du Kremelin sur la rédaction même de ce texte. Qu'est-ce qu'on peut nous obtenir ?
Quelles sont les lignes rouges des Européens ? Vous parlez de liberté, dignité. Ça veut dire quoi sur le terrain en terme de forces armées, en terme de aussi de concession territoriale ?
En fait, il peut pas vraiment y avoir de de paix durable sans les Européens euh par définition. Et donc je je vois la logique de ligne rouge et c'est très clair que la souveraineté de l'Ukraine n'est pas négociable. Je viens de le dire.
Mais surtout pour pour vous dire très concrètement ce ce dont il s'agit, c'est que au fond euh dans ce plan, dans les éléments de ce plan, il y a des choses qui stipulent pour les autres, c'est-à-dire pour l'Ukraine, pour l'OTAN et pour l'OTAN et pour l'Europe. Et ça ça il y a pas de configuration dans laquelle on ne on ne discute pas avec les acteurs concernés de ce qu'ils doivent faire ou pas faire. Donc c'est c'est ça le principal enjeu.
Alors justement, il y a des délégations européennes qui se rendent à Genève aujourd'hui en Suisse. Euh une délégation allemande, britannique, une délégation aussi française euh qui va aller négocier euh au nom de la France et quelles vont être nos demandes concrètes ? Alors euh là, il y a déjà une délégation française qui est arrivée à Genève euh qui est menée par le conseiller diplomatique du président de la République.
Euh moi, j'y vais euh après là en sortant de de ce plateau. Concrètement, d'abord ce qu'on voulait et on l'a déjà obtenu, c'est qu'on négocie avec les Américains, avec les Làdus, Donald Trump vous a donné le point cette nuit en disant on peut on peut on peut négocier. Mais en fait, enfin pour être très enfin pour être très précise, euh les Américains disent qu'ils veulent la paix et ça c'est une bonne chose.
Je nous aussi depuis le début, ça fait on n'est pas la situation est grave mais elle est pas complètement nouvelle. Ça fait euh depuis des mois que les Américains disent quoi ? Ils disent qu'ils veulent la paix par la force.
Euh les Européens veulent la paix, les Ukrainiens veulent la paix. C'est la Russie qui veut la guerre. Personne d'autre autour de de enfin autour de d'une table éventuelle.
Donc au fond, si on veut la paix par la force, et ben il faut négocier aussi cet élément de force. C'est là où j'imagine qu'on veut y revenir. L'Europe a pris ses responsabilités.
On n'est pas exactement dans la situation d'il y a plusieurs mois. On a mis sur la table la coalition des volontaires qui se réunira d'ailleurs mardi et qui permet d'avoir cet élément de force. C'est ça pour vous le point essentiel, le point au fond pour les Européens qui manquent dans cette dans ce dans cette dans dans ce plan, c'est la question du déploiement d'une forme de force en Ukraine qui là ne serait pas prévue par ce plan.
Ce serait en Pologne. Un des points essentiels euh il y a des éléments qui doivent être précisés. Honnêtement, on va voilà, je vais aller à Genève, la négociation est en cours.
Il faut il faut dans ces cas-là, encore une fois, on a déjà vécu des situations comme cet été où il y avait eu la rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Ça se répète un peu d'ailleurs. C'est-à-dire qu'en fait, on travaille beaucoup et qu'on met de plus en plus d'éléments sur la table qui nous qui nous permettent aussi d'avancer.
Euh concrètement, il y a une histoire, on a déjà vécu des situations. Alors, c'était Budapest, le mémorandum de Budapest puis Minsk, voilà où au fond, on a cru la Russie sur parole en disant elle a dit, je promets, j'envahirai plus jamais d'un mot mémorandum de Budapest où on estime que en gros la la l'Ukraine doit abandonner une partie de ses armes parce que elle sera protégée en cas d'attaque et ça ça n'est pas arrivé. Oui.
Voilà. Donc en fait là, les éléments de limitation de l'armée ukrainienne qui sont un élément de limitation de souveraineté, c'est pas acceptable. Parce qu'en fait l'Ukraine doit pouvoir se défendre.
On va quand même pas croire la Russie sur parole. Il y a la Russie veut la guerre et la fête à de très nombreuses reprises au fond au cours des dernières. C'est le deuxième point que vous nous dites qui est bloquant, c'est c'est pas bloquant.
J'ai pas dit que c'était bloquant, j'ai dit que c'était sur la table en discussion. Je rappelle que dans la coalition des volontaires qui a été lancé justement pour travailler sur cet aspect des garanties de sécurité. Pourquoi ?
Parce que sinon il y aura pas de paix robuste, durable et cetera. Les Américains sont là, discutent avec nous. Steve Wikof, vous savez l'envoyé euh de des États-Unis était à la dernière réunion de la coalition des volontaires.
Donc je dis pas que c'est un point de blocage, c'est un point de discussion. Est-ce qu'il y a un risque si jamais l'Ukraine venait à refuser ce plan qui euh pour bien des points, vous l'avez évoqué, lui est extrêmement défavorable, est-ce qu'il y a un risque que les Américains se désengagent complètement et et cessent tout soutien militaire envers Kief ? Écoutez, je pense que c'est pas dans l'intérêt en fait de la sécurité de l'espace euro-atlantique comme on dit.
C'est-à-dire pas dans l'intérêt euh des Européens ni des Américains de donner une victoire stratégique à la Russie. Fondamentalement, c'est pas dans notre intérêt. Pourquoi aussi ? parce que si cette paix n'est pas durable, si elle est pas robuste, mais pour le coup, il y a un risque, il y a un risque que la Russie continue et et qu'on aille vers une logique de de confrontation ou de ou de test, il y a un risque.
Donc c'est encore une fois, on est des puissances de paix, on est des alliés, il y a une alliance atlantique qui est qui est faite pour la paix et d'ailleurs les Américains veulent la paix. Il faut il faut dissuader, il faut être fort. On on sait que Donald Trump et Emmanuel Macron ont échangé ces dernières heures.
Vous étiez, on le rappelle, euh conseillère de très proches d'Emmanuel Macron à la cellule diplomatique. Vous avez assisté de nombreuses fois à des échanges entre le président français et le président américain. Qu'est-ce qu'ils se sont dit ?
Alors là, j'étais pas au dernier échange, [rires] mais ce que je sais, c'est pour l'avoir vécu le premier mandat de Donald Trump et en direct enfin c'est que il y a vraiment une relation de travail et de confiance entre eux. Euh voilà, il se le président est capable d'être extrêmement direct tout en étant très respectueux et encore une fois c'est des relations interpersonnel qui appui les relations d'état à état. Et je pense que là euh moi j'ai j'ai vu le président de la République commencer à travailler.
Je l'ai accompagné dans une partie de son déplacement dans l'océan Indien. Il y a beaucoup de enfin face à beaucoup d'agitation et on voit il y a beaucoup de calme, beaucoup de travail, beaucoup de sérieux, beaucoup de coordination parce que ce dont on est en train de parler c'est quand même de la sécurité de l'Europe. Donc il y a de la gravité et de la concentration.
Il y a aussi le sentiment que quand les Européens parlent à Donald Trump, ils arrivent à le convaincre, donc dont Emmanuel Macron, que quelques temps après, il parle à Vladimir Poutine et que la conviction se fait dans l'autre sens et qu'il faut tout recommencer depuis le début à chaque fois. Je je vois ce que vous enfin, je comprends ce que vous dites. Simplement, on recommence pas tout depuis le début.
Si on remet Ouais. si on remet en perspective quand même euh pardon mais sur la paix, l'Ukraine a accepté hein. Cesser le feu.
Je veux dire le président de la République était en Ukraine avec ses homologues européens il y a quelques mois et vous vous souvenez, on était là pour parler de la coalition des volontaires qui était précisément une coalition pour la paix. J'ai pas encore entendu la Russie expliquer comment elle allait faire la paix. Par contre, un mot encore sur les négociations du jour à à Genève.
Je rappelle qu'il y a cette deadline, cet ultimatum de Donald Trump, donc le 27 au 27 novembre, donc jour de Thanksgiving. Est-ce que c'est envisageable d'avoir un plan sous 5 jours ou est-ce que vous dites là, on commence des négociations qui font partie en fait d'un cycle qu'on a entamé il y a déjà des mois et qui vont se poursuivre encore. Alors là, on entre dans une logique de négociation diplomatique où il y a des entrées en négociation qui sont parfois très importantes, très élevées et puis ensuite on on se retrouve et on discute.
Je peux pas préjuger du résultat des négociations avant qu'elle commence à vous dire en 5 jours. C'est pas simple quand on fait des négociations Non, c'est pas simple. C'est pas simple.
En même temps, pour être honnête, le plus vite on obtiendra la paix par la force que veulent les Américains d'ailleurs. Le mieux ce sera mais mais il faut que c mais mais si on obtient pas cet élément de robustesse et de durabilité de la paix qui passe par le respect de l'Ukraine, et ben ça tiendra pas. L'Europe, on le sait, est engagée dans un processus de réarmement. concernant la France et l'Allemagne, il y a ce projet d'avion du futur, le scaf pour système de combat aérien futur.
Alors, ça fait longtemps qu'il y a des discussions, c'est très compliqué puisque on parle de de voilà de mastodonte he d'assaut Airbus extrêmement concurrent avec des positions pas forcément compatibles. Alors Emmanuel Macron, lui, il y croit encore, il pense que c'est toujours possible mais est-ce que c'est pas un aveu d'échec ? On a l'impression que ça n'avance pas ?
Alors, ça avance. Euh moi j'ai enfin j'ai fait Non mais il a ça avance. Non mais on travaille ça avance.
Moi j'ai fait plusieurs déplacements d'Otin à Berlin pour essayer d'en parler. La ministre a rencontré la ministre des armées Catherine Vrin a rencontré son homologue. Le président de la République était allé à Berlin.
Bon c'est au niveau des industriels que ça bloque. Ah bah de toute façon il y a eu des débats publics qui ont été qui ont été qui ont été pas vous dire là maintenant. Oui oui, c'est facile.
C'est pas vrai. Par contre, ce que je peux vous dire, c'est la nécessité. Le scaf, c'est pas simplement un avion, c'est un système.
C'estàd vous avez aujourd'hui une compétition internationale qui est très forte avec des des acteurs qui sont à la fois parfois nos rivaux et nos alliés qui vont très vite. Et oui, on a besoin d'un avion du futur européen. C'est-à-dire qu'on est dans une situation qui est, vous voyez ce qui se passe aux frontières de l'Europe, on réarme tous.
Il faut absolument qu'on arrive à avoir des des des moyens qui sont extrêmement compétitifs à l'échelle internationale. Et de ce point de vue-là, la coopération franco-allemande comme la coopération européenne, c'est un atout formidable. Il faut absolument qu'on le joue pour avoir ce fameux avion de 6e génération qu'on qu'on veut.
Nous après, on a une position particulière en Europe qui est que on est on est une puissance nucléaire, on est une puissance et on a on a des on a des nécessités qui font que il faut que le programme se passe bien à respecte les délais parce que il faut défendre l'Europe et la France joue un rôle majeur là-dessus et c'est là que les discussions se doivent se prolonger. Il y a une décision qui sera prise en décembre mais ce que je peux vous dire c'est que les négociations sont une décision sur rapide sur sur l'avenir du scaf. Comment comment on continue à travailler ensemble ?
Juste un tout petit mot quand même parce qu'on parle du scaf mais il y a l'avion qu'on a actuellement c'est le rafal et on parlait de l'Ukraine. Sans rafale, c'est la promesse d'ici 2035 pour l'Ukraine. Alors c'est ce sont des intentions.
On n'est pas encore dans une commande ferme. Comment l'Ukraine paye ? C'est nous qui leur payons ou comment ça se passe ?
Parce que certains peuvent s'inquiéter, on a vu ces jours-ci de qui va payer. Alors vous avez raison, c'est la question des financements qui est qui est absolument prioritaire, mais il y a des financements européens qui sont possibles. La question c'est comment on les emploie ?
Ce qui s'est passé avec l'Ukraine la semaine dernière, c'est que c'est très important. C'est quoi ? C'est on va construire ensemble votre armée future avec notre base industrielle et technologique européenne à laquelle l'Ukraine aspire.
Elle a une aspiration européenne. Vous pensez que tous les alliés de la France laisseront utiliser des fonds européens pour financer des avions français pour l'Ukraine ? Mais je pense qu'il faut absolument qu'à un moment donné, on se mette autour d'une table, on mobilise des financements européens et quand on dit qu'on veut intégrer l'Ukraine au fond, que l'Ukraine est la première de nos garanties de sécurité, ce qui est vrai, c'est une armée qui se bat tous les jours, qui nous protège dans la période actuelle, et ben il faut quand même que elle puisse s'appuyer sur les moyens d'une industrie européenne qui est forte, qui est solide. l'industrie française de défense est extrêmement forte et donc il faut permettre de lui donner ses moyens ce qui sont pas simplement les rafales, il y a aussi les moyens de protection aérienne.
Vous avez vu tout ce qui se passe dans le ciel ukrainien. Donc c'est très important qu'on commence ce chemin irréversible vers nous. Alice Rufo, vous restez avec nous.
On se retrouve juste après l'essentiel de l'actualité. 8h46 Dianne Ferchit. [musique] La convention citoyenne sur les temps de l'enfant à l'école présente ses propositions 20 points au total pour mieux adapter le rythme scolaire aux besoins des élèves avec par exemple [musique] un début des cours repoussés à 9h pour les collégiens et les lycéens ou encore une semaine [musique] de 5 jours pleins dès le primaire et ce afin d'alléger les journées. 50000 manifestants à Paris, plus de 17000 en région contre la persistance [musique] des violences faites aux femmes.
Hier, les cortèges ont réclamé un plus grand effort public, notamment budgétaire contre ce fléo. Et dans ce contexte, [musique] le compagnon d'une femme tuée jeudi à son domicile de sedent dans les Ardenés, mise en examen pour meurtre [musique] sur conjoint, il a été placé en détention provisoire. Les négociateurs [musique] ukrainiens, américains et européens se réunissent en Suisse ce dimanche au sujet du plan de paix en [musique] Ukraine.
Plan présenté par les États-Unis. C'est une base de travail qui doit se reprendre, [musique] estimé Emmanuel Macron. Mais toute initiative qui va vers la paix est bonne, soulligne le chef de l'État.
Il n'y a plus [musique] ce matin que deux départements du centre de la France toujours en vigilance orange, neige et vertgla, le Cantal et le puit d'ô. Vigilance qui va se maintenir [musique] jusqu'à 10h selon météo France. [musique] France info le 830 France info Adrien Bec Matilde Sir de retour dans le 830 de France info avec notre invité ce matin Alice Ruf ministre délégué aux armées.
Alors évidemment, on voulait revenir avec vous sur cette déclaration qui a tant fait parler cette semaine, celle du chef d'état-major des armées Fabien Mendon, qui a donc parlé d'accepter de perdre nos enfants par rapport à à cette menace russe et aux conséquences très concrètes sur le sol européen, le sol français. D'un, le président lui a l'a soutenu, il s'en est expliqué hier soir lui-même à la télévision. Est-ce que quand même il n'est pas allé trop loin sur la forme ?
Alors moi, j'ai relu son discours à avant de venir pour euh pour relire à tête reposé. Honnêtement, il y a rien qui m'a surpris dans son discours, je vous le dis très sincèrement. Y compris ce passage, voilà, très précis sur nos enfants.
Bah, en fait, c'est sûr que si vous sortez le passage, je crois qu'il a reconnu d'ailleurs lui-même hier, euh si vous sortez, il a reconnu que ça avait inquiété aussi. Ah, de toute évidence et simplement, c'est sûr que si vous sortez ce passage et que vous le vous ne parlez que de ça et que vous lisez pas la totalité de son propos, oui, je peux comprendre. Mais maintenant, moi ce qui m'interpelle quand même un peu, je je vais être très sincère.
Euh vous savez, j'ai lu les déclarations par exemple de Jean-Marie Bequel qui lui a a perdu son enfant au Mali. Et moi, je le monde combattant avec la ministre dans mon portefeuille, donc je suis au contact des des familles, des jeunes qui qui qui vont qui vont au combat pour nous. Et je me suis demandé ce que est-ce que ce que ce que ces familles-là qui parfois perdent dès le l'heure.
Là c'est récemment le cas, on a rendu hommage à à une jeune femme qui est qui est tombée au Liban, un jeune homme qui est tombé en Guyane. Je me suis demandé ce qu'elles pensaient quand elles entendaient ces polémiques. Je ce sont des gens qui il y a pas de paix sans défenseur et ces gens-là c'est ces ces jeunes s'engagent militairement et ils nous défendent.
Donc je voudrais juste rappeler ça parce que dans toute la polémique qu'il y a eu, j'ai l'impression qu'on les a un peu laissé de côté et c'est pas bien. Et à ce propos, vous vous parlez justement de ce monde combattant, on voulait voir avec vous ce que prépare très concrètement le président de la République. Il y a bien sûr ce service national volontaire qui est donc un des projets du gouvernement.
Et ce matin, la tribune dimanche annonce que le président Emmanuel Macron s'exprimera cette semaine, peut-être jeudi, euh pour détailler cette nouvelle formule euh et ce nouveau cadre euh pour servir au sein de nos armées. Et le journal précise les modalités. Alors, service militaire basé sur le volontariat dès 2026, accessible à partir de 18 ans, payé entre 900 et 1000 € par mois pour une durée de 10 mois.
Est-ce que vous confirmez ce matin à Lice Ruff ce ce toutes ces pistes euh qui ont été dévoilées dans la presse ? Alors, je confirme que depuis le 13 juillet dernier, quand le président s' s'est exprimé à l'hôtel de Brienne pour son euh pour son discours habituel traditionnel, euh il a demandé au ministère des Armées de travailler sur un cadre d'engagement euh renouvelé. Et donc oui, je confirme qu'il y a des travaux en ce sens.
Vous avez dit, vous avez parlé de volontariat, je pense que c'est effectivement un mot clé et je veux peut-être juste un peu donner des éléments d'explication et de contexte. Vous avez, vous le savez, dans plusieurs pays européens en ce moment des réflexions là-dessus. La semaine dernière, j'ai reçu mon homologue suédois qui qui a un modèle qui est qui est en train d'être développé dans pas mal de pays européens.
Bon, tout le monde y travaille, donc nous aussi on y travaille. C'est cette semaine que ça va être annoncé. Je sais pas, je je 50000 travaille 50000 personnes, 50000 volontaires d'ici 2035.
C'est un horizon qui est qui est réaliste. Alors, vous savez, on a déjà dans la loi de programmation militaire, tel qu'elle a été votée, parler de l'augmentation de la réserve opérationnelle. Euh donc ça c'est très important.
Qu'est-ce qu'on constate quand même ? On constate un que il y a quand même une vraie volonté d'engagement. Voilà, elle existe.
On peut avoir des débats, des polémiques et cetera, mais il y a une volonté d'engagement. Deux, il y a différentes formes d'engagement. Il y a l'engagement militaire qui implique quand même des risques et des sacrifices très importants.
Il y a il y a il y a d'autres formes d'engagement aussi qui peuvent être utiles et d'autres formes de compétences qui peuvent être utiles. Et la deuxième chose qu'on observe, c'est que face à la conflictualité qui est la nôtre, il y a beaucoup de compétences qui sont requises dans beaucoup de cadres. c'est et qu'on doit absolument les utiliser.
Une de nos très grandes forces en Europe et en France en particulier, c'est qu'on a des une jeunesse qui a des compétences technologiques, qui a des compétences euh qui qui doivent absolument pouvoir trouver un cadre pour notre défense, mais très concrètement pour ceux qui nous écoutent et qui se disent tiens, j'ai un enfant de 18 ans ou même des jeunes qui nous écoutent, ça consiste en quoi ? 10-moi où on va servir concrètement dans l'armée dans le but de l'intégrer ou dis-moi dans le but de faire partir faire partie de la réserve ou dis-moi juste une expérience comme ça pour voir à quoi ça ressemble. Vous venez très bien de résumer les choses.
Il y a différents cadres. Après il est clair et moi je travaille au ministère des armées que le métier des armes est un métier particulier et que il est il est possible de s'y engager mais sur la sur une base évidemment volontaire. Après, il y a d'autres formes d'engagement qui sont utiles à la défense du pays qui peuvent qui peuvent être sollicité.
Il faut que ce soit rémunéré un peu quand même. On disait 900 1000 € par mois. Ah bah écoutez, je peux pas je peux pas je vous dis juste qu'on y travaille mais c'est ça sera vraiment au président de le faire.
Non, ce qui compte c'est de faire confiance à la jeunesse et de lui donner les moyens d'avancer. Donc oui, y compris de cette manière-là. Un tout dernier mot pour finir.
Est-ce que vous êtes inquiète Alice Ruffo sur le fait que les crédits militaires soient bien portés à la hausse ? On sait qu'il y a 6,7 milliards d'euros qui sont prévus dans ce budget. Budget qui s'en lisent au Parlement.
Est-ce que même si on passe par un par une loi spéciale, c'est ce que le gouvernement ce qui sait cette semaine, ces crédits supplémentaires pour l'armée sont garantis. Non, il faut qu'on ait il faut qu'on ait un budget et il faut que le parlement puisse l'adopter parce que on peut pas juste se contenter de reconduire les crédits de l'année dernière. C'est d'un problème.
Je suis pas inquiète, je suis déterminé. Il faut qu'on ait cette surmarche ces 6 milliards 7 parce qu'il s'agit de notre sécurité et là je crois que tout le monde est d'accord sur le fait qu'il faut augmenter les moyens de la défense et on entend votre appel effectivement à ce qu'il y a un budget. Merci beaucoup Alice Rufo, ministre délégué aux armées d'avoir été l'invité du 830 France info.
Merci Mathilde Sirot et à tout à l'heure pour les informer. Restez sur France info.
Alice Rufo