Laurence Tubiana et Emmanuel Guérin sont les invités de "Tout est politique"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que le nucléaire civil vous fait peur avec la possible prolifération militaire ?
- 2:00OuverteRéponse directe
L'accord de Paris a-t-il servi à quelque chose ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Les investissements dans le nucléaire ne se font-ils pas au détriment des énergies renouvelables ?
- 9:00FerméeRéponse directe
Le chiffre de 500 000 morts par an à cause de la chaleur est-il exact ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Les partis écologistes en France sont-ils à la hauteur ?
- 16:00OuverteRéponse directe
La Chine est-elle un modèle pour la transition écologique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Laurence TubianaFait
« On dépense trop pour le nucléaire et pas assez pour le reste. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Laurence Tubiana. Bonsoir. Bonsoir Emmanuel Guérin.
Vous êtes tous les deux les auteurs de Dans les Le climat est un sport de combat dans les coulisses des négociations qui peuvent encore entre parenthèses sauver le monde. C'est édité chez Albin Michel. Je vous présente Nathalie Saintcric avec qui nous allons vous interviewer.
Je vous ai vu un peu en rentrant sur le plateau un peu inquiète de ce que vous avez entendu sur la reprise des essais nucléaires. Alors étant des spécialistes du climat vous vous intéressez au nucléaire civil. Le nucléaire, ça vous fait peur cette éventuelle prolif ?
C'est vrai qu'il y a un retour de du nucléaire dans la rhtorique euh militaire. Est-ce que ça vous effrait ? Ben oui, parce que alors si l'idée de la protection c'est que chacun en est, bon c'est une façon de ne s'en ser pas, hein.
Mais ne s'en sert pas. Euh et c'est vrai que le traité de non prolifération a quand même nous a assuré quand même une grande période. Puis après euh je sais pas comment ils veulent faire les essais nucléaires, mais euh je me souviens de ce qui s'est passé euh euh dans le Pacifique euh ça a été dramatique.
Et donc bah l'amiral avait l'air de dire que c'était pays urgent de recommencer. Enfin, il l'a dit en terme pudique. Oui.
Oui. Oui. On dirait nous ça allait très bien mais enfin il convenait que les pour les populations locales ça avait pas été terrible.
Mais il y a des îles entières. on plus habiter. C'est d'ailleurs intéressant parce que Tony de Brome qui a été vraiment un héros de la négociation climat a commencé sa sa son engagement politique contre les essais nucléaires et parce qu'il y avait eu tous ses dégâts dans ces îles.
Donc vraiment enfin je trouve que voilà c'est c'est c'est très effrayant. Bah en tout cas, plus largement que la question du nucléaire, ce qu'on voit sur les questions qui nous intéressent sur le climat et et la transformation écologique, on voit beaucoup d'investissements se pos se porter sur les questions nucléaires et c'est un coût très net sur les investissements qu'on est en train de faire ou de ne pas faire sur le climat ou la on dépense trop pour le nucléaire et pas assez pour le reste. C'est ce que vous voulez dire.
Ah bah c'est manifeste en ce moment. Oui. Là vous parlez de nucléaire civil.
Euh non, là je parlais deeffort de réarmement d'une manière générale. Le nucléaire civil c'est vraiment une autre question. Oui.
OK. Le climat est un sport de combat chez Albin Michel. On va en parler.
Les COP et les accords climatiques se succèdent depuis une dizaine d'années. Alors nous évidemment on connaît bien l'accord de Paris et le célèbre marteau de Laurent Fabius. Est-ce que pour quel résultat ?
Est-ce que ça a servi à quelque chose ? Alors euh quand on on entend beaucoup des gens doutés à quoi ça sert un texte, à quoi ça sert toutes ces copes, depuis l'accord de Paris, il s'est passé une énorme évolution dans l'économie mondiale. Euh il y a eu un boom grâce à cet accord de Paris, ce qui est reconnu aujourd'hui par tout le monde en tout tous les gens qui s'intéressent à la transition écologique, euh il y a eu un boom incroyable des énergies renouvelables euh maintenant grâce à l'accord de Paris.
Grâce à l'accord de Paris. Absolument. Et et d'ailleurs en 2015 quand on a fait la finalisation Emmanuel Moi puisqu'on était dans l'équipe évidemment de de Laurent Fabus pour ça, on aurait pas imaginer vous étiez plus que dans l'équipe, vous vous minorez votre rôle honeste euh en on aurait pas imaginé qu'il y aurait les véhicules électriques dans maintenant tous les pays du monde quasiment grâce à les forts chinois en particulier qu'on aurait eu baisse de du coût des batteries de 90 % en 10 ans alors que c'était euh ça semblait inatteignable.
Donc il y a eu euh et puis on voit dans tous les domaines hein euh les l'idée de comment on décarbone l'économie et je dirais en en de façon accrue la façon dont le climat a pénétré tout le domaine politique, le commerce, la finance, euh l'industrie et aujourd'hui la conscience des citoyens. Il y a pas de pays du monde où le climat n'arrive à pas assez haut. Donc vous êtes plutôt optimiste parce que on a tous l'impression quand même et on en dit on en parlait l'autre jour sur ce plateau avec Pascal qu'enfin que on est dans à une espèce de point de retournement peut-être qui est peut-être qu'un une petite inflexion pas un véritable point de retournement mais que de même que Nicolas Sarkozi avait dit ça va là ça commence à bien faire que les préoccupations industrielles de désindustrialisation que on peut pas lutter sur tous les frans en même temps et qu'on peut lever un peu le pied sur les préoccupations écologique.
C'est toujours le débat sur le pouvoir d'achat versus fin du monde, fin du mois. Voilà. Ouais.
Ouais. Bon, on est optimiste, on est surtout très déterminé et très combatif. On est clairement dans un point bas dans un point bas un point bas du cycle politique sur le climat.
Bien sûr, c'est redescendu. Vous êtes plus combatif qu'optimiste. Euh plus combatif qu'optimiste.
Il y a des motifs d'espoir, on peut en parler, mais on a écrit ce livre pour montrer qu'on était capable de se sortir de ces points bas. Il y en a eu un en 2010 et on est aussi très lucide sur le fait qu'aujourd'hui la situation est bien bien pire. Vous les comprenez point bas.
Vous les expliquez, vous les comprenez. Ouais. Et vous les combattez.
On les combat et on les comprend aussi parce que c'est en train de marcher cette transformation écologique. Donc on par le demande bah on parle d'un changement de modèle économique extrêmement profond. ça commence à marcher et il y a l'opposition qui se réveille en face très fort.
Mais sur le baclash par ailleurs, il faut vraiment relativiser. C'est pas forcément le bon terme parce que on voit une déconnexion entre le personnel politique et la mobilisation citoyenne et le soutien populaire. Donc c'est ça qui doit nous interroger.
Oui, mais on a aussi le sentiment que en dépit de toutes les mobilisations citoyennes et des jeunes, c'est quand même le politique qui continue à décider et que comme vous dites, ils sont déconnectés agriculteurs, par exemple qui considèrent qu'ils vont crever si on les utilise, on leur donne pas la possibilité de sortir quand ils pourront des pesticides, quand ils auront les moyens, quand il y aura des substituts. Ce qu'il y a c'est que bon d'abord c'est vrai que il y a c'est aussi une manipulation, c'est aussi une présentation de l'information de dire que les gens les les ruxaux, les agriculteurs sont contre l'action environnementale et l'action climatique. Quand on regarde un peu plus précisément, soit les gens considèrent que les politiques qui sont menées ne sont pas justes, qu'elles sont elles elles sont au fond très régressives au sens où elles pèsent plus sur les ménages plus modestes ou les la classe moyenne que sur les plus riches.
Et c'est vrai et par ailleurs pour les agriculteurs qui sont vraiment très endettés aujourd'hui en France par exemple, mais c'est vrai dans d'autres pays aussi, il y a pas de proposition d'alternative à la situation économique qui n'est pas le problème des pesticides qui est le problème de leur endettement. Donc tout ça fait partie de de d'une évolution de aussi d'une manipulation de l'information si je puis dire. le mot est un petit peu fort mais pas toujours puisque aujourd'hui 10 % de la désinformation aujourd'hui se consacre au climat.
Donc c'est un sujet qui est très politisé et ce sujet très politisé il il est parce que comme le disait Emmanuel et ben on est dans un point de bascule de l'économie pas de la politique. Et pourquoi ? et et tout revient le choc que qu'on décrit d'ailleurs dans ce livre, il vient avec l'invasion de l'Ukraine.
C'est au moment où les pays se sont trouvés confrontés à cette cette sortie hein de la dépendance au gaz et au pétrole russe que le secteur pétrolier qui avait et gazier qui avait commencé à faire des efforts à vouloir dire qu'ils investissaient davantage je le renouvent puissant hein voir à dire qu'ils allaient être à zé net zéro carbone en en 2050 ont commencé à dire ah bah nous c'est le roi du monde d'ailleurs profil multipli ça a profité au nucléaire aussi parce que beaucoup de gens ont dit bah pour éviter le gaz de Poutine et Bien, on a une énergie nucléaire, c'est très long à faire, hein. Par contre, le pétrole et le gaz, c'est beaucoup plus facile de trouver un contrat et de faire venir les bateaux. Et du coup, la sécurité énergétique, c'est devenu c'est nous qui allons le former.
Et on a vu absolument la bascule, ce qu'on décrit dans le livre, comment ils ont repris une influence considérable sur les gouvernements et ça s'enchaîne après parce que bien sûr que il y a des industriels de l'automobile qui ont pas envie d'aller aussi vite. Les industries de la chimie ont pas envie non plus d'aller aussi vite. Et ben du coup, ils se mettent derrière ce moment d'inquiétude sur la sécurité énergétique des gouvernements qu'ils en profitent.
C'est un vrai effet. Donc dans les coulisses des négociations donc des COPES par exemple, il y a une COPE qui s'ouvre très bientôt du 10 au 20 novembre, la COP 30 à BM. Quels en sont les enjeux principaux ?
Bon la première chose et ça nous concerne en France et en Europe tout particulièrement c'est que c'est la COP où on attend des plans de réduction d'émission et d'adaptation pour 2035. Ça c'est vraiment la brique de base de l'accord de Paris. Ça fait 10 ans qu'on le sait, l'Europe est très en retard pour présenter sa contribution.
Un conseil des ministres de l'environnement le 4 novembre. Et là, c'est vraiment très important que l'Europe sorte avec son chiffre de réduction d'émission pour pour 2035. Euh après ce qu'on peut en attendre, c'est plusieurs choses.
Bon, la première parce que c'est une COPE qui se passe au Brésil et en Amazonnie en particulier, c'est une COPEP qui va porter notamment sur les questions de la forêt et il y a un gros fond qui va être annoncé pour la réduction de la déforestation dans les zones de forêt primaires, donc en Amazonnie, mais aussi dans le bassin du Congo et en Indonésie. Donc des gros montants qui vont être annoncés. 1 milliard mis sur la table par le Brésil, 1 milliard aussi mis sur la table par l'Indonésie, les Norvégiens, les Allemands, les Britanniques qui en seront peut-être les Chinois aussi qui financeraient cet effort.
Donc ça c'est un gros coup. Les Chinois ont jamais contribué comme ça au financement climat internationaux. Et puis sur un autre sujet qui est particulièrement important puisquon est en train de dépasser cet objectif de l'accord de Paris les 1.5 degrés. un gros effort qui va être fait sur les questions de méthane.
Donc le méthane, c'est un super polluant au pouvoir de réchauffement bien supérieur plus de 80 fois au dioxyde de carbone. Et là aussi, on peut attendre des annonces importantes sur les réductions d'émission de méthane aussi bien dans l'énergie, donc le pétrole, le gaz, le charbon dans l'agriculture et sur la gestion des déchets. Donc au moins ces deux choses-là très importantes.
Nathalie, est-ce que vous connaissez madame Barbu ? C'est notre nouvelle ministre de l'écologie. Nous, on la connaissait pas vraiment.
On a entendu des choses me voir pas du tout, on peut le dire. Et euh on a entendu peu de choses finalement parce que de toute façon tout le le gouvernement est absorbé en ce moment dans la préparation du budget. Est-ce que on sera bien représenté ?
Est-ce que est-ce que vous nous préciser sa position sur le nucléaire et la et la position ? Ah alors je n'ai aucune idée de sa position sur nucléaire. Je suis désolée, je sais puisque je l'ai vu euh hier matin euh qu'elle m'a rassuré sur la position française qui était jusque-là pas positive sur la enfin sur ce que doit présenter l'Europe notamment non seulement sur 2035 mais sur 2040.
Elle m'a rassuré là-dessus et franchement sur le nucléaire, j'en ai aucune idée. D'accord. Alors vous votre vous vous parlez tout à l'heure, vous parliez d'un d'un finalement de du fait que vous avez l'impression que les choses s'étaient un peu quand même accélérées dans la prise de conscience.
Est-ce que vous constitez le renouvelable notamment ? Est-ce que vous considérez que c'est intelligent d'opposer le nucléaire et le renouvelable ? Complètement stupide.
Alors développer. Vous pensez qu'on doit marcher sur deux jambes. Mais oui.
Mais en plus, regardez, on doit diminuer nos émissions en moyenne pour le monde de 40 % d'ici 2030. La France doit faire ça aussi hein. On doit diminuer nos émissions de façon rapide puisqu'on a ralenti ces dernières années.
Je fais partie du haut conseil pour le climat et à chaque fois le rapport montre que en tout cas l'année dernière on a ralenti les efforts. Mais on est mieux que les autres. Oui, on est mieux que les autres.
Ça ça dépend lesquels. Ça dépend lesquels. On commence à pas être forcément mieux que les autres parce que on consomme 60 % de notre énergie.
Aujourd'hui en France, elle est d'énergie fossile. C'est pas le nucléaire hein. Nucléire, ça fait de l'électricité et pendant ce tempslà 60 % de l'énergie qu'on consomme, c'est du pétrole et du gaz.
Bon donc on a beaucoup d'efforts à faire. Si on veut électrifier hein, parce que c'est la seule solution pour décarboner notre énergie. Le fer à temps pour 2030 et 2035.
Bon c'est très bien les centrales nucléaires. Vous savez le temps que ça prend en France et ailleurs aussi. Il y a des réacteurs plus petits qui peuvent être faits pour Oui.
Alors, on sait pas encore les faire, hein. Euh donc et d'ailleurs le programme français, c'est plutôt les gros réacteur pour l'instant qui vont prendre beaucoup. Le président de la République veut les SM, je sais plus comment ça s'appelle là.
Vous avez pas l'air d'y croire beaucoup pour Non, mais c'est pas ça. On sait pas encore, on les a jamais fait, on sait pas les faire. Le nucléaire, c'est quand même bon, pourquoi pas ?
Oui, pourquoi pas ? Je n'ai pas du tout pardon mais c'est important ce que vous dites. Ça veut dire que le président de la République a beaucoup communiqué sur la construction de ces petits on n'est pas des spécialistes de ces petits réacteurs nucléaires.
Vous nous dites c'est de la com parce qu'on sait pas les faire. Non, c'est pas de la com, c'est EDF le fait mais on peut pas espérer que ça vient dans les 5 ans. C'est ça que je veux dire. 2030, c'est pas la solution.
C'est pour ça que c'est une vue de l'esprit et d'ailleurs le les les gens qui s'occupent de régulation du marché de l'électricité en France disent que il faut qu'on combine les deux. Il faut qu'on mette du renouvelable. Aujourd'hui, on en est on en a beaucoup moins qu'en Allemagne par exemple alors qu'on a quand même un peu plus de Mais eux s'étaient lancé plutôt parce que justement leur la fuite du la fuite façon nucléaire de d'angela Merkel et elle avait fait qu' le paquet a été mis si je ne m'abuse sur les énergies renouvelables.
Donc il a un petit métro d'avance. Euh oui mais on l'Espagne qui avait pas enfin c'est pas une grosse ils ont du nucléaire mais ils ont fait beaucoup de renouvelable. Le Portugal est pourquoi on s'est pourquoi on a été mauvais ?
On n pas vu le sens. Alors, on était très bon. Le DF et EDF, notre grande entreprise d'électricité, elle était la première du monde en matière de concentration solaire il y a 30 ans.
Euh, c'est le choix une technologie contre l'autre. Bon, c'est peut-être un choix France un choix qu'on comprend mais c'est vraiment l'idée queon a un seul un seul vecteur mais on en a besoin de plusieurs surtout en ce moment parce qu'il faut qu'on aille plus vite. Encore une fois pour diminuer ces 60 % d'énergie fossile, il faut électrifier le parc automobile très vite.
Il faut électrifier le chauffage et le et le refroidissement des maisons. Il faut électrifier l'industrie. Euh donc il faut faire tout ça et il faut beaucoup plus d'électricité dans les années qui viennent.
Je voudrais vous interroger sur un chiffre qui a été publié par la revue de Land 7 et qui nous a alerté qui nous apprend plus que que plus d'un mi demi million de personnes, 500000 1 demi million meurent chaque année depuis 2012 à cause de la chaleur. Une moyenne de 546000 personnes très exactement entre 2012 et 2021. Est-ce que ce sont des chiffres que vous prenez à votre compte ?
Est-ce que c'est possible ? Et qu'est-ce que ça vous inspire ? Ça nous a quand même paru absolument considérable.
Bah, c'est absolument considérable. C'est tout à fait euh des chiffres qu'on reprend à notre compte. Euh et là, ce sont des gens qui pardon de du côté ce on meurt de quoi quand on dit 500000 personnes meurent, ça veut dire quoi concrètement ?
Elles meurent de vague de chaleur. Vague de chaleur. V de chaleur.
Ouais. Oui. Comme on l'a fait, on l'a vu en France en 2000.
C'était en 2003 ça. Oui, mais la conclusion en tirée et donc c'est effrayant ces chiffres et la conclusion très simple à en tirer, c'est que chaque fraction de degré euh euh après le 1.5°gr qu'on est en train de dépasser compte.
Donc la question c'est pas de se dire compte en nombre de victimes. Compte en nombre de victimes. Absolument.
On voit ça très clairement. De degré fait Oui. Oui.
Absolument. vraiment c'est vraiment le GC nous le répète, nous le dit le chiffre et c'est alors c'est pour ça d'ailleurs que le président américain veut ne pas regarder les chiffres, ferme les labos de recherche euh et puis dit qu'il a enfin voilà donc c'est si malheureusement là les lois physiques, les lois physiques elles ignorent les lois politiques. On peut toujours dire qu'il y a un baclage, qu'on ne qu'on devrait pas aller assez vite.
Le climat, il continue et malheureusement à chaque fois les diagnostic des scientifiques ont été plus pessimistes. Euh depuis 2010, tous les l'évolution des modèles climatiques montre que ça va plus vite et que c'est plus dangereux que ce qu'on pensait. Euh est-ce que vous disiez tout à l'heure que ça que votre espoir était dans le fait que ça progresse dans la psychologie de l'opinion, c'est-à-dire qu'il y a une prise de conscience massive et que peut-être les entrepreneurs seront plus sages ou les gouverneurs de certains États des États-Unis et et par ceux qui sont poussés par des salariés, par de l'opinion.
Est-ce que vous trouvez qu'on a des partis écolos notamment en France qui sont à la hauteur ? Je m'explique, on les a souvent, on a souvent considéré qu'il y avait un côté du côté de certains écologistes un peu un côté punitif, c'est-à-dire arrêtez de manger de la viande, arrêtez de prendre votre voiture, arrêtez euh comme vous souvenez de la phrase d'Emmanuel Macron en disant qu'on va pas vivre comme des amiches, c'est-à-dire avec une lampe à une lampe à pétrole, est-ce que vous pensez qu'il y a encore un effort à faire du côté des écologistes ? Ah ben il y a il y a un effort à faire après.
Bon, c'est un il faut plus de politique que d'écologie. plaire, il faut clairement euh bon après c'est la caricature de penser que les écologistes politiques sont que dans l'écologie punitive. Enfin, ça c'est un peu une facilité de Non mais est-ce qu'il faudrait pas se présenter différemment, c'est faire des choses constructives comme sur le font les verts par exemple en Allemagne pour essayer de négocier des choses pour essayer et de et nous en France de écologistes, on sait que Marine Teli est candidate.
Oui. Oui. Puis par ailleurs, il faut qu'il y ait des écologistes dans bien d'autres parties que écologie.
Ça c'est vraiment très important. Donc donc bien sûr qu'il y a du travail à faire sur l'écologie politique et on la voit se comporter un peu différemment dans d'autres pays, compris dans des pays européens où on est dans une approche effectivement plus pragmatique. Ce qui ce qui est troublant pour nous dans les sondages par exemple qu'on fait à la fondation européenne pour le climat, quand on teste les gens sur qui sont les meilleurs représentants de l'écologie, les écologistes politiques arrivent plutôt en bas de la liste que en qu'est-ce qui arrive en tête ?
Bah alors, il se trouve qu'il y a des organisations plutôt radicales qui arrivent franchement haut comme extension rébellion ce genre de ch Green Peace. Ouais. Ouais.
Plutôt Green Peace. Donc des acteurs y compris dans les groupes qui sont plutôt qui penchent plutôt à l'extrême droite. Ah oui.
Donc Green Peace c'est plus reconnu que les messagers politiques eux-mêmes. Et donc les écologistes c'est pas tout à fait ça. Et Emmanuel Macron, c'est un écologiste.
Comment ? Alors, il y a eu des périodes différentes, hein, je me souviens de choses, [rires] plusieurs visages. Euh, il y a eu la période Make the Planet Greet Again, euh qui a vraiment été positif.
On a accueilli des chercheurs, plein de gens en France qui fuyaient donc ce régime de Trump qui à l'époque était quand même beaucoup moins agressif que celui-là. Je pense que tout le monde compte sur lui, hein, quand même parce que il a eu cette prise de position très forte. Après euh euh il vous a déçu sur le il vous a déçu sur le plan écologique.
Ben j'espère toujours mieux hein, ça c'est vrai. Et puis d'ailleurs, je suis pas rentré au gouvernement donc je pense que je pense qu'on il faut être plus cohérent aujourd'hui et pas penser surtout qu'il y a vraiment une opposition entre la l'industrialisation, la réindustrialisation, la compétitivité et euh et la transition écologique. Quand je regarde et parce que c'est ça va de toute façon ça va se passer la Chine la transition se passe l'économie réelle ça se transforme c'est inévitable d'ailleurs hein ça va pas s' la Chine prend de l'avance là vous alliez dire la Chine on se fait on se fait dépasser par la Chine compris làdessus c'est bah c'est un des trucs qu'on raconte dans le dans le bouquin c'estàd objectivement pour le dire très rapidement la Chine fait l'équivalent du grand deal européen et de l'inf Reduction Act américain 10 ans plus tôt. 10 ans plus tôt et ça explique sa domination totale sur à peu près toutes les technologie décarboné.
C'est plus facile quand je vais poser une question provocatrice, c'est plus facile quand on n pas de d'électeurs à gérer. Alors alors vraiment j'ai aucune aucune naïveté sur la nature du régime politique chinois. Donc j'en fais pas du tout un modèle de ce point de vue-là.
En revanche les Chinois dès 2010, c'est très impressionnant hein. 2009 Copenhague COP 15 tout le monde pense que c'est un échec. Euh quelques mois après, le polureau du Parti communiste chinois euh se réunit et décide de mettre un énorme euh euh il a pas d'opinion publique à gérer et bah en tout cas d'une certaine manière ce que je vous en tout cas il y a un pilotage de l'économie c'est trois choses la politique chinoise c'est une politique climatique mais dès le début une politique industrielle ils identifient leur secteur stratégique ils investissent massivement dedans et on a parfois la mauvaise image depuis depuis l'Europe ou la France, c'est que c'est pas juste de la subvention publique, c'est aussi une compétition absolument acharnée qui n'a rien envié à la à la compétition américaine.
On a vu ça sur le solaire, on voit ça sur les véhicules électriques, donc c'est de la subvention et de la compétition et puis c'est une politique de sécurisation des chaînes d'approvisionnement dans les minerais critiques. Là aussi, il y a a y il y a 15 et c'est pas un problème d'opinion publique de pas faire de la stratégie à moyen long terme. Moi je vois pas où l'opinion publique empêcherait de le faire.
Contraire. Euh non mais franchement l'opinion publique ne s'est pas n'est pas descend un certain nombre de choix nécessaires à l'écologie ne sont pas forcément très populaires auprès des gens et quand on doit se faire élire et bien euh et ben ça dépend comment on fait ses choix. Ah voilà.
Euh et la question de la justice et de la de l'effort équitable c'est central. On a toujours par exemple euh démontré ou montrer euh ou interpréter les gilets jaunes comme un mouvement anti-écologiste. Quand on relit la enfin la pétition ah c'était quand même contre la taxe scarbe.
Oui. Quand on relit la pétition qui a lancé les manifestations, ça dit il faut pas qu'on paye pour les erreurs du gouvernement. Et Précil Laludowski qui écrit ce texte demande un accès au véhicule électrique dans sa pétition.
Euh donc c'est pas euh on veut pas de tasque carbone, c'est donnez-nous les moyens nous qui n'avons pas d'argent. Oui. Et donc repose la question de pourquoi les on n' pas mis sur un certain nombre de choses, on a misé sur des grosses cylindrées.
Les grosses cylindra ne peuvent passer à l'électrique, donc rester au thermique. Et pour pendant ce temps-là, il y avait des batteries qui étaient fabriquées en Chine et qui visaient sur des modèles de voiture plus petit et on est en retard. Erreur de planification stratégique.
Oui, tout à fait. Et ça ça remonte à il y a 30 ans d'erreur politique. Non.
Oui oui, c'est pas c'est pas les deux mandats de du président Macron. Pas du tout ça remonte avant. Ja non plus on n pas vu ça venir alors que luiême la prise de conscience manifestement sur la planète qui brûle avait été faite.
C'est très c'est très perturbant de voir que les industriels européens étaient en Chine donc voyait tout les industriels de l'automobile enfin tous les secteurs. Il voyait ces ce ce lancement par exemple des 10000 voitures à Shangï en 2013 et se disait pas nos Mercedes, nos Renault ça va être la fin. Je ne sais pas, je crois qu'il y a eu un espèce d'arrogance en se disant ils vont jamais nous dépasser, on va être meilleur.
Les les le public international, le public chinois voudront toujours nos voitures comme elles sont. Vous savez le transformer des secteurs qui ont beaucoup d'années est toujours difficile. Et c'est pour ça qu'on a vu des entrepreneurs disrupteurs comme Musk arrivé.
Euh la révolution électrique des voitures n'est pas venue par les constructeurs automobiles. C'est vrai, elle est venue en Chine d'ailleurs par des gens qui faisaient c'est un producteur de batterie au départ crée sa boîte en 1990 aujourd'hui numéro 1 mondial de de la voiture électrique. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui dans les pays du sud disent "Vous êtes bien gentil mais vous les pays du nord vous vous êtes développé grâce au carbone en puisant massivement sur la planète et aujourd'hui vous voulez nous entraver dans notre développement.
On narrivera jamais à sortir de la misère si on ne peut pas, comme vous l'avez eu fait vous avoir accès en avoir aux ressources fossiles. Bah, ils ont raison, ils ont parfaitement raison. Euh et ils disent pas que ça.
C'estàd que ça fait bien longtemps qu'ils ont arrêté de se poser en victime et de réclamer uniquement des compensations financières. Ils contestent très fortement le leadership climatique européen. Ils ont l'impression de faire autant si ce n'est mieux.
Je passe la moitié de ma vie au Brésil en ce moment et je peux vous dire que bon, notamment sous l'effet de cette COP qui a lieu chez eux, mais ils sont en train de mettre un énorme coup d'accélérateur sur la transformation au Brésil. Bon, ministère des finances brésiliens, on se pose pas la question de l'argent qu'il va recevoir des pays riches, il est en train d'investir chez lui. Euh, c'est même la position des pays africains.
Là, on était récemment au sommet climat africain à Adisabba. Tous les chefs d'état à la fois râent, enfin plus que râ s'énervent sur le fait que les pays riches ne tiennent pas leurs engagements et encore une fois, ils ont arrêté de se poser en victime. Ils sont moteurs très clairement.
Et c'est Merci. C'est terminé. Désolé, on me demande de rendre l'antenne.
Laurence Tubiana, Emmanuel Guérin, le climat est un sport de combat chez Albin. Michel, merci beaucoup d'être venu nous en parler. Merci Nathalie de m'avoir accompagné toute cette semaine.
Demain, Myiam demain et tout le weekend, Myiamwa présentera toutes tes politiques dans un instant, les informés et avant la météo. Merci à tous. Merci.
Merci à vous. Merci.