Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
ChroniqueRMC — Face à Face (sur Podcast)· 30 juin 2020 52 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieJusticeÉconomie & entreprisesSanté

Bourdin Direct du 30 juin - 7h/8h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 22 %Attaque 29 %Défensif 49 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 35:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi faites-vous appel ?

  • 40:06RelanceRéponse directe

    Est-ce que la justice s'est trompée ?

  • 41:26OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les affaires qui concernent les politiques sont traitées sous la subordination au pouvoir en place ?

  • 42:46OuverteRéponse directe

    Pourquoi relativiser la poussée verte aux municipales ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les difficultés économiques des salles de sport ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:26InvitéFait
    « Du verre et des vélos, le futur maire de Lyon, Grégory Doucet, veut faire de sa ville un modèle de gestion écologique »
  • 2:26InvitéFait
    « La limitation de vitesse à 110 km heure sur autoroute »
  • 2:28InvitéChiffre
    « La taxation de 4% des dividendes pour financer la transition écologique »
  • 2:46InvitéChiffre
    « Grégory Doucet, futur maire Europe Écologie Les Verts, qui a recueilli 52,6% des voix dimanche »
  • 4:17InvitéFait
    « François Fillon déclarait coupable et lourdement condamné hier pour détournement de fonds publics à but de biens sociaux »
  • 4:35PrésentateurFait
    « La décision était bien sûr sévère. Elle suit en totalité les réquisitions du ministère public. »
  • 5:31PrésentateurChiffre
    « Bercy met sur la table 900 millions d'euros d'aides supplémentaires en annulant certaines cotisations sociales »
  • 5:41PrésentateurChiffre
    « L'État va aussi acheter et rénover 6000 boutiques pour les proposer à un loyer modeste »
  • 6:01PrésentateurChiffre
    « Bercy va donc dégager une enveloppe de 750 millions d'euros de prêts pour que les allergiques à l'ordinateur se forment »
  • 8:37InvitéFait
    « si l'on compare à 2014. C'est le résultat d'une étude de Santé publique France qui est publiée ce matin. »
  • 8:57PrésentateurChiffre
    « Ils sont 1,340,000 Français avant une pratique dite problématique. »
  • 9:01PrésentateurChiffre
    « Ils représentent à peine 6% des joueurs mais ils génèrent à eux seuls plus de 38% du chiffre d'affaires du secteur. »
  • 17:20PrésentateurChiffre
    « Atteindre 50% d'exploitation en agroécologie en 2040, dans 20 ans, c'est possible ou pas ? »
  • 17:30InvitéFait
    « La définition de l'agroécologie telle qu'elle existe dans la loi d'avenir, elle dit que c'est une agriculture qui est à la fois respectueuse de la planète »
  • 35:30InvitéFait
    « le jugement n'est pas juste »
  • 37:40InvitéFait
    « François Fillon est accusé d'avoir organisé et mis en place un système pour rémunérer son épouse et sa famille »
  • 37:57InvitéChiffre
    « en 1981, lorsque François Fillon embauche son épouse, ils sont plus de 60% des députés à embaucher un membre de leur famille »
  • 40:44InvitéFait
    « la justice s'est trompée »
  • 41:00InvitéFait
    « Trois magistrats qui disent que François Fillon organise l'emploi familial en ne voyant pas qu'à l'époque à l'Assemblée nationale, c'est la règle »
  • 43:11PrésentateurFait
    « La République En Marche, c'est une Bérezina, c'est une débâcle »
  • 43:15PrésentateurFait
    « la France Insoumise qui a totalement disparu »
  • 43:18PrésentateurFait
    « le Rassemblement National qui a perdu la moitié de ses élus »

Temps de parole

  • Présentateur61 %
  • Invité12 %
  • Invité 211 %
  • Invité 36 %
  • Invité 44 %
  • Invité 53 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, mardi 30 juin, l'info sur RMC, il est 7h, merci d'être là, sur RMC, RMC découverte, Céline Kalman, vous donne les dernières informations, Céline, bonjour.

0:14
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, une victoire pour les antinucléaires, un déchirement pour les salariés après 43 ans de service, Fessenheim ne fonctionne plus depuis hier soir, place maintenant au démantèlement qui va durer près de 20 ans. Du verre et des vélos, le futur maire de Lyon, Grégory Doucet, veut faire de sa ville un modèle de gestion écologique, les cyclistes l'attendent au tournant. La contre-attaque du couple Fillon qui va faire appel de sa condamnation, deux ans ferme à l'encontre de l'ancien Premier ministre. Il est 7h, bienvenue sur RMC.

C'était la doyenne des centrales nucléaires françaises, depuis hier soir, 23h30, le second réacteur de Fessenheim a été débranché du réseau électrique national, les machines ronronneront plus, les salariés voient leur vie chamboulée, 160 des 650 agents vont partir cet été, rejoindre d'autres unités de production. La page, pour ceux qui restent, ne sera pas facile à tourner. Le reportage de l'envoyé spécial de RMC à Fessenheim, dans le Haut-Rhin, Nicolas Trédeau.

1:10
Présentateur

Le portail de la centrale se referme lourdement derrière Frédéric, opérateur EDF, les lèvres pincées par l'émotion en sortant de l'opération de débranchement du dernier réacteur. On aurait entendu les mouches volées en fait. Rester concentré sur ce qu'on fait, c'est ce qui permet de supporter l'insupportable, c'est un gros gâchis. Derrière, il y aura pas mal de mutations aussi à faire, je fais partie de ceux-là, ça fait quand même 25 ans que je travaille là-dedans. C'est aussi un déchirement de devoir quitter l'Alsace et de devoir repartir sur d'autres sites. Plus d'une centaine de salariés feront leur carton cet été, regrette Alain Besserer.

1:43
Invité

Ce délégué syndical doit rester avec d'autres agents à Fessenheim pour évacuer le combustible, abattu par le silence du réacteur mis à l'arrêt. Ils nous ont tués. C'est lors du deuil. Quand on va revenir de vacances, le bureau du collègue à côté, il n'y a plus personne, il n'est plus là. Ça va être terrible. Et après, on pourra véritablement tourner la page d'une manière complète. Mais ça va encore durer trois ans.

2:05
Présentateur

En 2023, il devra trouver une formation et un poste en Alsace ou plus loin, car seulement 60 agents EDF resteront à l'heure sur le site pour déconstruire toutes les installations.

2:14
Invité

Et pendant que la centrale de Fessenheim vivait ces dernières heures, Emmanuel Macron rassemblait les 150 citoyens de la Convention climat. Dans le jardin de l'Elysée, exit d'emblée trois des 149 mesures. La limitation de vitesse à 110 km heure sur autoroute. La taxation de 4% des dividendes pour financer la transition écologique et enfin la modification de la Constitution. Les grandes ONG environnementales sont partagées sur les réponses du chef de l'État et attendent toujours un virage vert. Virage qui a été pris dans de nombreuses villes lors du second tour des municipales dimanche.

Et notamment à Lyon, Grégory Doucet, futur maire Europe Écologie Les Verts, qui a recueilli 52,6% des voix dimanche. Grégory Doucet qui ne veut pas perdre de temps et il veut des mesures concrètes très rapidement. Le vélo est l'une de ses priorités. Les cyclistes lyonnais attendent beaucoup des futurs aménagements. Romain Cluzel. Pendant son trajet quotidien entre Villeurbanne et Lyon, Charlotte a parfois des difficultés à circuler à vélo. C'est compliqué. Parfois, c'est vrai qu'il y a des pistes cyclables, elles s'arrêtent d'un coup et on se retrouve en plein milieu de la circulation. Donc c'est vrai qu'il y a des moments où ça peut être dangereux.

Alors l'élection d'un maire écologiste, c'est une excellente nouvelle pour cette chargée de communication. Très contente. Je trouve que c'est très encourageant. J'espère qu'il va y avoir de plus en plus de voies cyclables qui vont se développer. Des nouvelles pistes cyclables, Grégory Doucet en a promis 450 kilomètres dans toute la métropole. Un engagement qu'attend de pied ferme Leslie Agabriel de l'association La Ville à Vélo. On a de l'espoir, oui. Après, effectivement, on attend de voir la confrontation, la réalité, ce que ça va donner. Il faudra faire preuve de courage politique. Car ce plan pourrait fortement réduire la place de la voiture à Lyon.

Une inquiétude pour Yves Cara, porte-parole de l'Automobile Club.

3:45
Présentateur

Quand on entend une ville avec 100% marchable et 100% cyclable, il y a une exclusion de la voiture. Au bout d'un moment, les personnes qui habitent un petit peu plus loin vont se dire, oh non, non, on ne va pas à Lyon, ça coûte cher pour se garer, on ne peut pas circuler. Attention de ne pas fermer la ville à l'extérieur.

4:01
Invité

Il demande aux nouveaux élus de Lyon une période d'essai des prochaines pistes cyclables pour mesurer l'impact sur la circulation automobile. RMC, 7h04, il a fait appel de son jugement dans la foule. Et François Fillon déclarait coupable et lourdement condamné hier pour détournement de fonds publics à but de biens sociaux. L'ancien Premier ministre a écopé de 5 ans de prison, dont 2 fermes, sa femme et son ancien suppléant condamné à du sursis. Pour maître Antonin Lévy, avocat de François Fillon, il dénonce le traitement d'exception de son client.

4:29
Présentateur

La décision était bien sûr sévère. Elle suit en totalité les réquisitions du ministère public. Et c'est peut-être avec une forme de préavis que la décision a été accueillie par François Fillon. Il n'a eu qu'un seul mot, il m'a dit « faites appel ». Je dénonce le traitement d'exception. La justice doit être la même pour toutes. C'est quelque chose auquel je tiens beaucoup. Les hommes politiques ne sont certainement pas au-dessus des lois. Ils doivent être assujettis de la même manière à la loi que tous. Mais ils n'ont pas moins de droits que les autres.

4:59
Invité

Maître Antonin Lévy qui sera dans ce studio.

5:01
Présentateur

Oui, qui sera mon invité tout à l'heure à 7h40.

5:03
Invité

Pour répondre à vos questions. 8h30, c'est Bruno Le Maire qui sera votre invité sur RMC BFM TV. Le ministre de l'économie qui a présenté hier les contours d'un vaste plan pour aider les indépendants, artisans, commerçants de centre-ville. Des petits commerces qui ont particulièrement souffert pendant la crise du Covid-19. Et c'est toujours le cas puisque la reprise est loin d'être évidente. Ces aides devraient leur permettre de tenir encore. Victor Joannin.

5:27
Présentateur

Premier enjeu, la trésorerie de ces petites entreprises sorties affaiblies du confinement. Bercy met sur la table 900 millions d'euros d'aides supplémentaires en annulant certaines cotisations sociales et en prolongeant le fonds de solidarité pour le mois de juin. L'État va aussi acheter et rénover 6000 boutiques pour les proposer à un loyer modeste, aux commerçants et ainsi redynamiser les centres-villes. Mais le gouvernement veut aussi aider les artisans et les commerçants à s'adapter au monde d'après. Pendant le confinement, ceux qui ont réussi à sauver les meubles sont ceux qui proposaient de la vente en ligne ou du click and collect.

Bercy va donc dégager une enveloppe de 750 millions d'euros de prêts pour que les allergiques à l'ordinateur se forment et bénéficient d'un petit coup de pouce financier afin de développer des outils numériques et ainsi attirer de nouveaux clients.

6:12
Invité

En Grande-Bretagne, décision radicale à Leicester en raison d'une flambée de nouveaux cas de Covid. Tous les commerces qui ne sont pas essentiels sont fermés à partir d'aujourd'hui. Ils avaient rouvert il y a deux semaines seulement. Les écoles fermeront aussi après-demain. La pandémie de Covid-19 qui est loin d'être finie et qui s'accélère, prévient ce matin l'Organisation mondiale de la santé. Deux seuils ont été franchis. Le cap des 500 000 morts dans le monde et les 10 millions de cas positifs, écoutez le directeur de l'OMS.

6:39
Présentateur

Nous voulons tous que cela se termine. Nous voulons tous reprendre nos vies. Mais la dure réalité est que c'est loin d'être fini.

6:49
Invité

Nous pouvons mieux combattre le virus si nous savons tout sur le virus, y compris comment il a commencé. Nous enverrons une équipe en Chine la semaine prochaine et nous espérons que cela nous permettra de comprendre comment le virus a commencé et ce que nous pouvons faire à l'avenir pour nous préparer. Et puis aux Etats-Unis, le comté de Los Angeles a annoncé notamment la fermeture temporaire de ses plages le week-end prochain, férié dans le pays. L'image de la nuit justement aux Etats-Unis, c'est la première comparution des quatre policiers impliqués dans le meurtre de George Floyd.

Le suspect principal, Derek Chauvin, inculpé de meurtre pour avoir asphyxié la foi américaine de 46 ans, a comparé par vidéo depuis sa prison de haute sécurité tenue orange et visage masqué. Un juge espère pouvoir entamer le procès le 8 mars prochain. En Allemagne, c'est une affaire de pédophilie hors normes qui secoue le pays. 30 000 personnes sont visées dans l'ouest de l'Allemagne. Donc un réseau de pédocriminalités a été démenté la semaine dernière et l'enquête est en train de prendre une autre ampleur. Marie Monnier.

Dans le viseur de la justice allemande, les destinataires de ces vidéos pédopornographiques et plus largement tous ceux qui participaient à ces groupes de discussion en ligne. Une enquête tentaculaire qui a débuté à l'automne de l'année dernière quand des policiers canadiens alertent leurs homologues allemands. Des contenus pédopornographiques en provenance d'une petite ville proche de Cologne circulent sur Internet. Un homme de 42 ans est interpellé mais les enquêteurs ne s'arrêtent pas là et remontent la piste de plusieurs milliers de participants qui partageaient leurs méfaits sur Internet.

Pour l'heure, au moins 40 victimes ont été identifiées par les autorités dans ce qui pourrait être l'un des plus gros scandales de pédophilie sur le sol allemand. RMC, 7h09, Loterie, Paris, poker, moins de Français ont joué aux jeux d'argent et de hasard en 2019 si l'on compare à 2014. C'est le résultat d'une étude de Santé publique France qui est publiée ce matin. Il y a 5 ans, plus de la moitié des Français jouaient au moins une fois dans l'année. Ils ne sont plus que 47% aujourd'hui. Maxime Brands-Satter, en revanche, ceux qui le font de manière frénétique et ils sont plus nombreux ceux-là.

8:57
Présentateur

Ils sont 1,340,000 Français avant une pratique dite problématique. Ils représentent à peine 6% des joueurs mais ils génèrent à eux seuls plus de 38% du chiffre d'affaires du secteur. Il y a deux catégories. La première, un million d'entre eux, sont à risque modéré. Ils dépensent au-dessus de leurs moyens mais ne sont plus dans une démarche ludique. La deuxième catégorie englobe 340,000 joueurs. Eux ont totalement perdu le contrôle. Ils sont addicts dans le déni et ont besoin d'être soignés. Dans ces pratiques, les paris sportifs sont surreprésentés. Un quart des joueurs problématiques misent sur des sports comme le football ou les courses hippiques.

L'association SOS Joueurs explique que les parieurs sportifs misent sans s'inquiéter de leur perte, persuadés de leur prétendue expertise, leur permettra de se refaire.

9:39
Invité

L'association demande de réglementer les publicités sur les paris sportifs au même titre que l'alcool et le tabac, voire de les interdire. Les paris sportifs ont pas beaucoup joué ces derniers mois.

9:49
Présentateur

Oui, c'est vrai. Oui, ces derniers temps. Mais c'est vrai que quand on pratique le paris sportif, on se croit expert, on pense qu'on va toujours trouver le bon résultat et on ne le trouve jamais. Enfin, pas jamais. Pas souvent, dans tous les cas. Et on perd beaucoup d'argent parce que là, il y a vraiment une addiction. Il est quelle heure ? Il est 7h10. Merci d'être avec nous. Merci. On vous retrouve tout à l'heure, Céline. Allez, vos vacances d'été. À quoi ressembleront vos vacances d'été ? Quentin Vinet va tout nous dire dans un instant. Christian Lambert est avec nous. Bonjour, Christian Lambert. Merci. Vous êtes présidente de la FNSE.

Nous avons parlé de cette convention citoyenne et de l'agriculture puisqu'il y a des mesures demandées par les citoyens de cette convention citoyenne. Emmanuel Macron a dit qu'il allait reprendre toutes les mesures. Enfin, 146 sur 149. Nous avons détaillé pour l'agriculture. Quentin Vinet va venir nous rejoindre. André, lui, est dans le Jura. Saint-Claude. Bonjour, André. Bonjour, Jean-Jacques. Le tourisme, alors, André. D'abord, bonjour. Ça me fait plaisir de vous retrouver. Alors, Jean-Jacques, je vais te dire quelque chose. Je me permets de te tutoyer, Jean-Jacques. Oui, tu peux. Parce que je suis 100% solidaire avec vous. Et ce qui vous arrive, c'est complètement nul et anormal.

Et je suis aussi président du comité de défense et de soutien de l'hôpital de Saint-Claude. Je défends la maternité et la chirurgie qui ont été fermées. Donc, je suis 100% avec vous, les gars. Merci, André. Dis-moi, André, tu me tutoies, tu regardes la télé ou tu écoutes la radio le matin ? Alors, le matin, tu sais, je suis hôtelier-restaurateur. Je sais. Dès que je me lève, avant d'aller au petit-déjeuner, j'écoute, je regarde la télévision et après, c'est sur la radio. Et après, c'est sur la radio. C'est compliqué, c'est compliqué, capter RMC à Saint-Claude. C'est un exploit, André. C'est d'ailleurs le gros problème d'RMC depuis tant d'années, le manque de fréquence.

Mais enfin, je ne vais pas revenir là-dessus. On a un cathédral qui entoure un toit en cuivre. Donc, je pense que ça jette pas mal les ondes. Bon, André, tu es hôtelier à Saint-Claude. Est-ce que tu as vu revenir les clients ou pas ? J'en jure, si tu m'en trouves, envoie-les. Non, non, franchement, non. Et nous, si tu veux, on a une grosse zone touristique d'été. Je suis copain aussi avec le gérant du camping et c'est très, très, très, très compliqué. Alors, l'autre jour, j'avais un couple de moteur allemand parce qu'on est relais-motor, tu vois. On est relais-motor, je fais de la moto aussi. Et franchement, j'ai discuté avec les Allemands.

Et ils nous disent qu'on leur raconte la même chose chez eux. Rester en Allemagne pour faire travailler l'Allemagne, quoi.

12:18
Locuteur

Voilà.

12:19
Présentateur

Donc, je pense rester en Italie, faire travailler l'Italie, et ainsi de suite. Oui, ainsi de suite. Mais les Français vont faire travailler les Français, quand même. Moi, je crois, moi, je vois, dans tous les cas, dans mes Cévennes, il y a un afflux. Il y avait un monde fou ce week-end, j'étais dans les Cévennes. Un monde fou. Et les réservations, quand on a, malheureusement, il y a une offre touristique insuffisante dans mes Cévennes, mais tout est plein, déjà. Alors, est-ce que l'hôtellerie est bien visée, quoi ? L'hôtellerie, oui, évidemment, l'hôtellerie. Pourtant, André, toi, tu peux accueillir les clients en toute sécurité. Il n'y a pas de souci.

Ah ben, nous, donc, à l'entrée de l'hôtel, on a porté du masque obligatoire. Nous, nous sommes équipés de masques et de visières agréées Covid-19. Les chambres, les femmes de chambre sont équipées et ont le processus de nettoyage de la chambre. Au service, au restaurant, on est équipé de masques. Donc, tu vois, mais c'est vachement compliqué, quoi. Mais moi, je pense que les gens ont peur. Les gens ont peur. Merci, André. Tu nous tiens au courant, hein ? Moi, je parle le 10, mais avant le 10, tu nous tiens au courant. Tu parles le 10 en vacances ? Oui, je parle le 10 en vacances. Tu ne me retrouveras pas à la rentrée, hein ? Le matin, ben non.

Non, non, non, mais on en parlera plus dans la journée. Tu verras, il y a un communiqué qui va être publié. Voilà, André, passe une bonne journée. Bon, salut à toi, salut à toute l'équipe. Salut André, salut. Il est 7h14. Alors, à quoi ressembleront vos vacances cet été ? Venez nous le dire ce matin. Visiblement, les Français ont envie de nature. On va en parler avec Christian Lambert. Alors, je me suis amusé, entre guillemets, ce matin, à chercher des destinations, des vacances écologiques durables sur des sites spécialisés. J'ai trouvé un moulin garanti sans pesticides, un camping qui respecte la nature, une cabane pour observer les étoiles, encore une bergerie avec toilettes sèches.

14:12
Invité

Si je vous dis tout ça, c'est parce que 67% des Français disent qu'ils ressentent le besoin d'être en pleine nature cet été, selon l'Institut YouGov. Surtout les jeunes, surtout les parents, ça leur a manqué pendant le confinement.

14:23
Présentateur

Ils assurent que la nature, c'est le critère numéro 1 cet été. C'est la mer devant la montagne, la campagne, et bien sûr, loin des villes. Christian Lambert, bonjour. Vous l'avez constaté, les agriculteurs vont voir arriver les touristes, les vacanciers, les touristes français.

14:39
Invité

En tout cas, les touristes sont attendus à la campagne. Il y a beaucoup, beaucoup de réseaux de réservation qui se sont réactivés après le déconfinement. Le réseau Bienvenue à la Ferme, il y a toutes sortes de plateformes qui existent, il ne faut pas hésiter. Et ce besoin de campagne, tant mieux. Mais, j'ai envie de dire un mais, je ne suis parisienne que trois jours et demi par semaine, mais quand je passe aux Invalides et que je vois le matin, à 6h30 du matin, tous les détritus sur la pelouse, avec des emballages de bière, de sandwich, etc. Je n'ai pas envie qu'ils aient les mêmes pratiques quand ils vont venir chez nous à la campagne.

Il y a des poubelles partout, il y a des règles à respecter, et il n'y a surtout pas des éboueurs pour ramasser le lendemain matin à 6h du matin. Donc, je pense que le respect aussi, c'est quelque chose d'important. Les agriculteurs ne vont... Mais ça commence aussi par les comportements du quotidien.

15:27
Présentateur

Vous avez raison, l'environnement commence là, et les agriculteurs ne vont pas se transformer en éboueurs. Que les choses soient claires. Pour nettoyer les déchets des gens des villes. On est d'accord.

15:37
Invité

Vous savez qu'il y a mes amis de Saint-Némarne qui ont lancé un hashtag. Je ne sais plus comment il s'appelle, tdcharge.com, parce que souvent, le matin, ils trouvent dans leur champ des détritus, de placo-plâtre, de saut de peinture, de congélateur. Chacun s'imagine qu'on peut balancer n'importe quoi dans la campagne. Je crois que ce qui est intéressant avec la Convention citoyenne, on y vient, c'est qu'il y a une prise de conscience. C'est bien. Mais c'est aussi, et d'abord, dans les gestes du quotidien. J'entendais ce matin, sûrement sur votre ronde, que 9 Français sur 10 veulent acheter français. C'est bien.

Pour acheter français, il faut accepter aussi que ce soit un petit peu plus cher. C'est-à-dire que ce n'est pas le t-shirt chinois ou Bangladesh qui vaut 1,50€, parce que s'il a été fait en France, c'est qu'il sera forcément un petit peu plus cher.

16:21
Présentateur

À moins qu'on baisse les impôts sur la production. Alors là, je vais en parler à Bruno Le Maire tout à l'heure. Il faut baisser les impôts sur la production si on veut relocaliser en France.

16:31
Invité

C'est une demande que nous avons beaucoup portée avec les coopératives agricoles et l'ANIA, l'Association nationale des industries agroalimentaires. Nous avons en France les impôts de production parmi les plus élevés. Et c'est pour ça que nous sommes contraints d'avoir des prix plus élevés, parce que nous sommes beaucoup taxés. Règle premium, taxe plus élevée, on ne peut pas produire aux tarifs de l'Inde, de l'Asie ou même des pays d'Afrique du Nord. C'est un tout cohérent. Donc lorsqu'on parle de relocalisation de la production, qu'il s'agisse de médicaments, qu'il s'agisse de voitures, qu'il s'agisse de quoi que ce soit, il faut aussi qu'il y ait une citoyenneté de l'achat.

Et ça, je pense que c'est très important.

17:06
Présentateur

Bien. Christiane Lambert, regardons un peu les propositions de la Convention citoyenne concernant l'agriculture. Emmanuel Macron ayant dit qu'il reprendrait toutes ses propositions. Enfin, 146 sur 149, mais toutes les propositions concernant l'agriculture. Alors, atteindre 50% d'exploitation en agroécologie en 2040, dans 20 ans, c'est possible ou pas ?

17:26
Invité

La définition de l'agroécologie telle qu'elle existe dans la loi d'avenir, elle dit que c'est une agriculture qui est à la fois respectueuse de la planète, qui adapte ses modes de production et qui est compétitive. Nous sommes tous capables d'aller vers ce modèle-là, tout comme on va vers la voiture propre avec un grand plan d'investissement et d'adaptation, puis des aides à l'achat de voitures propres. Si on a aussi un accompagnement pour que toutes les exploitations aillent vers l'agroécologie, pas de problème.

17:51
Présentateur

Donc un grand plan d'accompagnement pour aller vers l'agroécologie et pour aller vers l'agriculture biologique.

17:57
Invité

Alors l'agriculture biologique bénéficie déjà de soutien, d'aide à la conversion, d'aide au maintien.

18:03
Présentateur

Difficile à toucher, pas toujours, ça prend du temps.

18:06
Invité

Mais l'État est souvent en retard pour payer, ça vous avez raison de le souligner. Les aides existent et elles sont maintenues, elles existent au plan national, au plan européen. Pour développer l'agroécologie, c'est-à-dire que 50% des agriculteurs puissent y accéder très vite, et je crois que ça permettra aussi plus de résultats, parce que si plus d'agriculteurs verront verser pratiques, il y aura de meilleurs résultats pour la planète. Parce que si c'est seulement 10% qui font bien, il n'y aura pas de résultats. Et ça, nous le savons tous. Donc pouvoir s'équiper de matériel, se former, être conseiller. Vous savez, il y a aussi beaucoup de transitions professionnelles.

On a parlé hier, la semaine dernière, pardon, chez le Président de la République, les syndicats de salariés demandent aussi des transitions professionnelles. Pour aller vers des voies plus propres, des avions plus propres, de l'électronique embarquée partout, il faut des transitions professionnelles. Nous en avons besoin aussi en agriculture. Le digital permet de faire des vrais progrès en surveillant mieux, observant nos plantes et intervenant avec précision pour réduire les produits phytosanitaires. Nous avons besoin de davantage de capacité d'observer et d'être conseillés. Alors par contre, il y a des mesures positives.

C'est-à-dire, lorsqu'on dit qu'il faut bétonner moins, c'est-à-dire garder les espaces agricoles, oui bien sûr. Garder des ceintures vertes autour des villes, oui bien sûr. Avoir une négociation plus équilibrée pour les prix des produits agricoles, oui bien sûr. Par contre, 50% de produits bio, là je pense que comme on est aujourd'hui à 7,5%, le gouvernement a fixé un objectif à 15%, qui est déjà un objectif ambitieux, parce qu'il faudra que les Français suivent en termes d'achat, 50%, ça me paraît difficilement accessible.

19:34
Présentateur

Bien, CETA, Mercosur, le CETA, le Président de la République pourrait... Il dit, ce n'est pas tabou. Oui. Ça, c'est une petite avancée. Mercosur, pour l'instant, c'est bloqué.

19:46
Invité

Appelez-vous le 23 juillet l'année dernière, vous m'aviez invité pour parler justement du CETA, dont la ratification arrivait à l'Assemblée nationale. Et nous avions dit, n'importons pas l'alimentation que nous ne voulons pas chez nous, puisque les conditions de production sont totalement différentes.

19:58
Présentateur

Le CETA, c'est traité commercial avec le Canada. Avec le Canada, voilà.

20:01
Invité

Et le Mercosur, c'est avec l'Amérique du Sud. Et lorsqu'il dit ce qu'il faut, mettre des critères pour respecter l'accord de Paris dans les accords commerciaux, nous disons oui. Une empreinte carbone des produits à l'entrée des frontières, nous disons oui. On ne peut pas avoir des règles plus, plus, plus en France, en Europe, et que notre territoire soit une passoire avec des produits qui ne respectent rien.

20:21
Présentateur

Alors, Christian Lambert, j'ai vu une autre mesure, transformer l'attribution des aides à l'hectare de la PAC vers des aides à l'actif agricole. Alors, c'est quoi ça ?

20:29
Invité

Alors, ça, c'est un sujet qui est très technique. Je vois que vous francez le sourcil pour le propos.

20:33
Présentateur

Oui, oui, parce que je me mets à la place de l'auditeur. Je ne comprends rien.

20:37
Invité

Les aides sont aujourd'hui versées en fonction des hectares. Alors, il y a eu un correctif depuis Stéphane Le Foll qui fait que les premiers hectares sont davantage dotés pour justement tenir compte des petites exploitations et des actifs. Mais là où il y a un risque, c'est que dans les pays d'Europe de l'Est, la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, où il y a beaucoup, beaucoup plus d'actifs, jusqu'à 20% d'actifs, ça sera un déménagement des soutiens de la France vers les pays de l'Est. Donc oui, il faut soutenir l'emploi, les actifs, mais il faut faire attention à une mesure qui pourrait être en trompe-l'œil et qui priverait la France.

Nous avons fait des estimations de près de 3 milliards d'euros d'aides de la PAC. Donc, oui, le soutien de l'emploi, mais faisons attention aux mesures emblématiques et à leur application.

21:18
Présentateur

Et j'ai une dernière question, c'est une volonté aussi des citoyens de cette convention, c'est que les animaux français que vous élevez mangent des produits français, mangent des protéines végétales produites en France.

21:35
Invité

Ça, c'est bien, et ça fait des années que nous y travaillons.

21:37
Présentateur

C'est-à-dire qu'on ne va pas importer du soja moins, importons moins de soja venu de chez l'Amérique du Sud ou d'ailleurs.

21:42
Invité

Alors, en France, on est maillot jaune des protéines nationales. Pourquoi ? Parce qu'on a développé les biocarburants. Avec le colza, on fait du carburant, mais on fait aussi du tourteau de colza. Donc, on a moins besoin, nous, de tourteau de soja que les autres pays. Nous sommes autonomes à 55% en protéines, quand l'Europe est autonome seulement à 30%. Un plan protéine est sur la table depuis 20 ans, il n'est jamais sorti. Donc, maintenant, passons aux travaux pratiques. Le dire, c'est bien. Le faire, c'est mieux. Ce plan protéines, il doit sortir et nous, nous sommes vraiment demandeurs de ce plan protéines.

22:13
Présentateur

Bien. Merci, Christian Lambert. Merci vraiment. Vous êtes positif, ça fait du bien. Il faut avancer. C'est 1h22. Vous êtes sur RMC, RMC Découverte. Qu'allons-nous faire ?

22:24
Invité

On va aller faire un retour du côté des salles de sport avec Marie Dupin. Vous savez qu'elles ont pu rouvrir au début du mois. Mais comment ça se passe et comment faire si je veux le remboursement de la période de confinement vous serez tout avec Marie Dupin dans un instant.

22:37
Présentateur

RMC Dupin Quotidien. Dupin Quotidien avec Marie Dupin qui prépare ses vacances. Marie, ça y est, les vacances,

22:47
Invité

ça commence à se réserver doucement.

22:52
Présentateur

Marie Dupin, il est à nouveau possible de faire du sport. Enfin, on pouvait toujours faire du sport dehors.

22:57
Locuteur non identifié

Oui.

22:58
Présentateur

Vous parlez des salles, si j'ai bien compris. Des gymnases, des salles de sport. Exactement. Oui, alors allez-y. Mais est-ce que... Oui, mais attendez, elles ont été fermées quoi ? Trois, quatre mois ? Pas mal, pas mal. Alors, est-ce qu'on peut se faire rembourser ?

23:12
Invité

Premier cas de figure. D'abord, vous aviez payé une licence sportive pour toute l'année scolaire. Par exemple, pour des cours de judo ou de danse ou de tennis ou d'équitation pour vos enfants. Et les cours ne reprennent pas avant septembre. Alors, les cours ont repris juste une semaine ou deux. Pour autant, vous ne pouvez pas obtenir de remboursement puisqu'une licence n'est pas un abonnement mais une adhésion à une fédération sportive. Ce n'est donc pas considéré comme une prestation commerciale.

Idem, si vous avez versé une cotisation à une association sportive, une association de foot par exemple, là encore, ce n'est pas un abonnement mais une adhésion et donc l'adhésion ne s'est pas arrêtée pendant le confinement et donc pas de remboursement.

23:47
Présentateur

Pas de remboursement et les clubs de sport ?

23:50
Invité

Là, c'est différent. Évidemment, vous n'allez pas payer si votre club était fermé. Normalement, les clubs ont dû automatiquement suspendre les prélèvements pendant le confinement mais ils n'ont pas tous été exemplaires. Donc, essayez un peu de vérifier si vous n'avez pas été prélevé.

24:04
Présentateur

Ou prolonger son abonnement.

24:06
Invité

Voilà, certains clubs proposent de prolonger l'abonnement mais vous n'êtes pas obligés d'accepter. Vous pouvez tout à fait dire non, moi je souhaite être remboursé pour la période de fermeture et ils sont obligés de vous rembourser.

24:15
Présentateur

Et si on n'a pas envie de retourner au club de sport ?

24:18
Invité

C'est vrai que les clubs de sport ont mis en place des mesures qui peuvent être un peu contraignantes, accès seulement sur rendez-vous, des créneaux de 1h maxi, des cours collectifs restreints, plus de vestiaires. Donc, si ces contraintes sont trop lourdes pour vous que vous estimez qu'elles vous empêchent de profiter de la salle correctement, vous pouvez demander une suspension du contrat. Par ailleurs, si vous payez des options qui ne sont plus accessibles, par exemple une option pour les vestiaires, vous ne pouvez plus être facturé pour ça. Donc, demandez à être remboursé si ce n'est pas fait automatiquement.

24:44
Présentateur

Merci Marie. L'actu des réseaux sociaux maintenant. le verdict dans l'affaire Fillon très commenté. Oui, sur les réseaux sociaux, le jugement, 5 ans de prison dont 2 fermes dans l'affaire des emplois fictifs de son épouse Pénélope. Un jugement dont le couple a fait appel et hier sur Twitter, les soutiens politiques de François Fillon se sont mobilisés. Sur Twitter, il dénonce une décision injuste, une instruction uniquement à charge. Mais beaucoup d'internautes ont également ironisé autour de cette décision de justice. François Fillon a fini par l'avoir. Son mandat de 5 ans pour la France dit par exemple un internaute.

Beaucoup ressortent les tweets du candidat François Fillon qui dénonçait pêle-mêle le laxisme de la justice, les peines de prison non exécutées ou encore ces Français qui profitent de l'argent public. Autant de déclarations qui prennent un tout autre sens après cette condamnation. Et puis beaucoup font le parallèle avec Patrick Balkany. Selon un internaute, on connaît déjà le prochain épisode à la fête de la musique l'année prochaine. On devrait voir François Fillon se déhancher sur le tube de l'été. Oser ! L'avocat de François Fillon est avec nous tout à l'heure. Je ne sais pas si je vais lui poser la question.

Aux Etats-Unis, un serveur refuse de servir une cliente qui ne porte pas de masque. Les internautes lui apportent massivement leur soutien. L'histoire débute dans un café Starbucks de San Diego, Californie, lundi dernier. Lénine, jeune serveur de 22 ans, refuse de servir une cliente qui se présente sans masque à la caisse. La cliente, très en colère, le prend en photo et publie le cliché sur Facebook avec ce commentaire « Voici Lénine qui a refusé de me servir. La prochaine fois, j'appelle les flics » écrit-elle. Mais sa colère va vite se retourner contre elle. En commentaire, les internautes prennent la défense du serveur et vont jusqu'à lancer une cagnotte en ligne.

Une cagnotte qui affiche ce matin plus de 96 000 dollars de dons pour le serveur. Une histoire qui va plus loin qu'une simple anecdote. Si les internautes se sont mobilisés, c'est parce que la question du port du masque est désormais une question politique aux Etats-Unis. Donald Trump refuse de le porter en public et se moque de son concurrent démocrate Joe Biden qui le porte systématiquement. Aux Etats-Unis, en ce moment, c'est un peu « Dis-moi si tu portes le masque, je te dirais pour qui tu votes. » Merci Charles. Il est 7h30. Vous avez voté dimanche en France. Vous avez voté écolo, peut-être.

Est-ce que c'est un vote bobo, ce vote écologiste qui s'est exprimé notamment, particulièrement dans les grandes villes ? Nicolas Poincaré, bonjour. Bonjour Jean-Luc. Vous allez nous expliquer, nous allons revenir sur ces grandes villes qui vont être dirigées par des hommes et des femmes qui étaient de parfaits inconnus jusqu'à présent. Oui, c'est vrai qu'on ne les connaît pas. Même dans leurs villes, parfois, personne ne les connaît. Ce sont des militants. Ils ont gagné dans des villes conservatrices et bourgeoises comme à Lyon ou à Bordeaux. Ils ont créé la surprise. Trasbourg, à Tours, à Poitiers, à Annecy, des villes riches.

Voilà, mais vous l'avez dit, ce sont des villes, c'est la victoire des écolos des villes et des grandes villes là où on peut se déplacer en vélo, ou pas la victoire des écolos des champs. Bien, il est 7h31. Merci. Anaïs, qu'allons nous faire ?

27:43
Invité

On en parlait avec Charles. François Fillon, condamné à de la prison ferme pour les emplois fictifs de son épouse. Il fait appel. Son avocat, Antonin Lévy, dénonce un jugement extrêmement sévère et il sera avec nous à 7h40.

27:57
Présentateur

Il est 7h30 de Anne-Sophie Balbière. Et là, pour les infos, Anne-Sophie, bonjour.

28:01
Invité

Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Des dizaines de rassemblements prévus aujourd'hui en France. Nouvelle mobilisation à des personnels hospitaliers. Il réclame plus que les 6 milliards 300 millions annoncés par le gouvernement. Le Ségur de la santé est dans sa dernière ligne droite. Bruno Le Maire, invité d'RMC et de BFM TV. Dans une heure, on revient dans ce journal sur son plan d'aide pour les commerces de proximité. Le ministre veut préparer les petites entreprises au monde d'après grâce à Internet. Et puis, l'après nucléaire à Fessenheim, la plus vieille centrale de France ne produira plus d'électricité. Le second réacteur a été débranché hier soir. RMC 7h32.

Leur mobilisation du 16 juin avait été un succès. Les personnels hospitaliers de retour dans la rue de Lorient à Nancy, de Toulon à Mont-de-Marsan. À trois jours de la clôture du Ségur de la santé, les syndicats vont tenter d'obtenir plus que les 6 milliards 300 millions d'euros mis sur la table par le gouvernement. Florian Chevalet.

29:03
Présentateur

300 millions d'euros pour revaloriser les salaires, une somme décevante pour Nawal Adwiri. Elle est vice-présidente de l'intersyndicale des internes.

29:10
Invité

C'est au final une centaine d'euros mensuels en brut. C'est ridicule, c'est pas du tout à la hauteur de ce qu'on a demandé. Par rapport aux efforts et aux heures passées à l'hôpital, même avec cette revalorisation-là, on sera pas payé au SMIC horaire.

29:24
Présentateur

Déçus, les syndicats restent tout de même à la table des négociations. Ils espèrent une augmentation générale de 300 euros net par mois. Seule manière, selon Magali, interne en médecine de garder un hôpital attractif.

29:34
Invité

Il y a une fuite massive, notamment des personnels paramédicaux qui s'en vont de l'hôpital. On a bien vu que pour soigner correctement les patients, il fallait du personnel à leur chevet. Chose que pendant la crise du Covid, on a pu faire parce que tous les autres services tournaient au ralenti. Mais que là, après cette crise, l'hôpital public reste dans un état déplorable et à la dérive.

29:56
Présentateur

Les annonces définitives du gouvernement sont attendues la semaine prochaine.

29:59
Invité

Et Bruno Le Maire, lui, a présenté hier un vaste plan d'aide à destination des indépendants, des artisans, des commerces de proximité, particulièrement en souffrance à cause du confinement. Le gouvernement veut leur permettre de s'adapter au monde d'après. 750 millions d'euros pour que les petits commerces puissent faire leur entrée sur Internet et attirer plus de clients. Certains ont réussi à amortir le choc de la crise grâce au numérique. À Alfortville, dans le Val-de-Marne, Thomas Chupin. Depuis que son magasin de jeux d'éveil pour enfants a rouvert ses portes, Karine revit, mais le jour de confinement reste un traumatisme. Là, on vous dit vous fermez tout. C'est fini, quoi.

Enfin, voilà, je vais avoir 50 ans et je viens de perdre 15 ans de ma vie. Je me suis mise à pleurer, enfin, mais vraiment, ça a été très, très choquant. Quatre jours de larmes et puis Karine s'est donc décidée à se mettre au numérique, à exister sur Internet. L'idée, c'est de faire du click and collect. Je prends les photos et mes enfants m'apprennent à poster sur Facebook et sur Instagram. Et là, premier message, deuxième message et ainsi de suite. Et on n'a pas arrêté. On ne partait de rien et on a quand même réalisé un tiers de notre chiffre d'affaires. Exemple vertueux, donc, mais il y a un autre genre de petit commerce qui a beaucoup souffert, c'est l'habillement.

31:09
Présentateur

On a un taux de digitalisation qui est de l'ordre de 22%.

31:12
Invité

Eric Merz, c'est le président de la Fédération Nationale de l'habillement. Il a bien conscience que cette période de crise va faire bouger des choses.

31:18
Présentateur

Là, le commerçant indépendant a compris que c'était maintenant qu'il fallait et qu'il le fasse. C'est tout simplement un enjeu vital parce qu'ils vont être capables de porter leur savoir-faire

31:28
Invité

au-delà du point de vente. Mais Eric Merz demande une aide conséquente, bien plus que les 750 millions d'euros promis hier par le ministère de l'Économie. Et Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, sera votre invité à 8h30. Jean-Jacques, sur RMC et BFM TV, vous reviendrez évidemment avec lui sur le plan environnement annoncé par Emmanuel Macron. Une enveloppe de 15 milliards d'euros supplémentaires sur deux ans sera débloquée pour l'écologie. Le président va reprendre 146 des 149 propositions de la Convention pour le climat. 43 ans de service, un démantèlement intégral et inédit qui devrait durer au moins jusqu'à 2040.

La plus ancienne centrale nucléaire française a définitivement cessé de fonctionner hier soir. Le second réacteur de Fessenheim dans le Haut-Rhin a été débranché du réseau électrique. Pour les salariés du site, les nerfs sont à fleur de peau. Les émotions sont mélangées comme pour Patrick. contrôleur de risque pendant près de 40 ans.

32:23
Présentateur

Un peu de colère. Il n'y a pas de mots pour expliquer ça. Depuis le temps que ça traîne en longueur, c'est fait. Ce n'est pas facile d'arrêter une machine que tu sais pertinemment qu'elle peut continuer à fonctionner. Tout ça parce que le politique a décidé d'arrêter la centrale. Je pense aux collègues qui sont obligés de partir, de quitter la région pour continuer leur vie. Mais ça fait un crève-cœur quand même de les voir partir. et fierté d'avoir accompli une page d'histoire on va dire.

32:54
Invité

Le couple Fillon fait appel. L'ancien Premier ministre a été condamné à 5 ans de prison dont 2 fermes, 10 ans d'inéligibilité, 3 ans de prison avec sursis pour sa femme dans l'affaire des emplois fictifs. Les principaux arguments de la justice, des manquements au devoir de probité, la volonté de faire primer l'intérêt personnel. Jean-Jacques ?

33:12
Présentateur

Oui, Maître Antonin Lévy nous a rejoint, avocat de François Fillon. Il est avec nous dans 2 minutes jusqu'à... Enfin, 2 minutes, il est quelle heure ? 37, oui, 2-3 minutes juste après la fin de votre journal. Anne-Sophie.

33:22
Invité

6 policiers placés en garde à vue par des enquêteurs de l'IGPN, ils font partie de la compagnie de sécurisation et d'intervention de Seine-Saint-Denis. Qu'est-ce qu'on leur reproche, Jean-Baptiste Bourgeon ? Les 6 policiers sont soupçonnés d'avoir raquetté des délinquants, notamment des trafiquants de drogue, soupçonnés également de détention et de transport de stupéfiants et de faux en écriture publique. Plusieurs plaintes avaient déjà été déposées contre des agents de cette compagnie de Seine-Saint-Denis, notamment l'été dernier où, lors d'un contrôle d'identité musclée, plusieurs fonctionnaires avaient été placés en garde à vue par l'IGPN pour des violences sur un jeune de 20 ans.

Une enquête avait alors été ouverte par la police des polices pour surveiller leurs agissements. Le préfet de police a d'ores et déjà promis des sanctions si les faits étaient avérés. Didier Lallement a également décidé d'engager une réflexion sur la réorganisation du service auquel appartiennent les 6 fonctionnaires actuellement en garde à vue. Une dernière information à propos du coronavirus. Notez que l'OMS met en garde aujourd'hui. C'est loin d'être fini. Ça s'accélère même. Une équipe sera envoyée en Chine la semaine prochaine pour déterminer l'origine de l'épidémie. Au Royaume-Uni, le gouvernement a annoncé le durcissement du confinement dans la ville de Leicester.

Les courses Anaïs c'est à Vincennes. A 18h30 Anne-Sophie le pronostic de la Dream Team des courses RMC. La favorite c'est le numéro 16

34:49
Présentateur

Galiléa Monet Outsider Outsider numéro 15 Jemme Debusset. Bien, il est quelle heure ? Il est 7h39. Maître Antonin Lili est donc avec nous. Bonjour. Bonjour. Vous êtes l'un des avocats, avocat principal de François Fillon. François Fillon condamné à 5 ans de prison dont 2 fermes, 375 000 euros d'amende 10 ans d'inéligibilité. Son épouse Pénélope Fillon a été condamnée également ainsi que son suppléant Marc Jouleau. Bien, vous contestez ce jugement. Les époux Fillon font appel, Marc Jouleau aussi. Oui. Vous faites appel. Pourquoi faites-vous appel ? C'est un appel général. Tout le monde a fait appel immédiatement sans même une seconde d'hésitation parce que le jugement n'est pas juste.

Le terme est fort et je sais qu'il peut choquer. Quand on fait appel, on estime que le jugement n'est pas juste. Non, on peut estimer parfois qu'il est trop sévère, on peut estimer qu'il n'est pas correct, on peut estimer qu'il est un petit peu dur. Là, on estime qu'il n'est pas juste. On estime qu'il n'est pas juste en fait et en droit et c'est les deux raisons qui poussent les époux Fillon à faire appel. Alors, il n'est pas juste pourquoi ? Il n'est pas juste pour la première raison principale et ça c'est, pardonnez-moi, on ne peut pas se refaire, c'est le juriste qui parle. Le tribunal indique pour justifier cette peine que Mme Fillon n'a pas su justifier la réalité de son travail.

Alors, la manière dont ça fonctionne en droit, en fait, c'est exactement l'inverse. C'est-à-dire que le tribunal aurait dû relever les éléments présentés par l'accusation qui l'ont convaincu de la fictivité du travail et non pas le fait que Mme Fillon n'a pas réussi à prouver son innocence. Ça revient à inverser la charge de la preuve, ce qui est d'autant plus difficile quand vous devez juger des faits de 1998, de 2000, de 2001, de 2002 où, en fait, concrètement, ça devient absolument impossible de juger les choses. On en vient, dans le jugement, à avoir une sorte de... un moment de travail qui relève quasiment du cloche-merle où la juge prend les éléments pour la fille de M.

Fillon, Marie, elle les prend jour par jour en disant bon, ben là, on a regardé dans les e-mails, on a trouvé des éléments pour certains mois, il y en a un autre qu'on n'a pas trouvé donc on va dire que c'est fictif. On parle de faits, M. Bordin, qui datent de 2005. De 2005. Alors, je regarde ce que dit les contrats d'assistante parlementaire de Pénélope Fillon auprès de son mari puis de Marc Jouleau entre 1998 et 2013 n'avaient aucune consistance et ne répondaient à aucun besoin. C'est ce que dit le tribunal. Le tribunal considère que la rémunération de Pénélope Fillon absorbait le maximum possible et était sans proportion avec ses activités.

Rien n'aurait pu justifier la rémunération perçue, insiste la présidente du tribunal. Exactement. Et juste au-dessus, pour être tout à fait complet, ce qu'indique le tribunal et c'est là qu'on voit en réalité, je pense, le raisonnement et la manière dont le tribunal a raisonné, c'est que François Fillon est accusé d'avoir organisé et mis en place un système pour rémunérer son épouse et sa famille. Ce que ne dit pas le tribunal alors que pourtant, on l'avait incité à le faire et la question qu'il ne s'est pas posée parce qu'il n'a pas voulu se la poser, c'est qu'en 1981, lorsque François Fillon embauche son épouse, ils sont plus de 60% des députés à embaucher un membre de leur famille.

Lorsqu'en 2013, il met fin au contrat, ils sont 25%, un quart, il y a encore quelques années, à embaucher un membre de leur famille et le tribunal n'a pas voulu regarder la manière dont un parlementaire travaille avec un membre de sa famille. Le tribunal s'étonne que quand vous travaillez avec un proche, on ne puisse pas trouver d'abord toujours de traces écrites alors qu'on en a produites. Le tribunal considère que c'est insuffisant, c'est une chose, mais ces traces, elles existent. Et pardonnez-moi, mais quand vous travaillez avec quelqu'un que vous voyez tous les jours, en effet, les traces écrites ne sont pas les mêmes.

Et deuxième point, le tribunal n'a pas voulu comprendre, et là-dessus a refusé de se poser la question, la substance du travail d'un collaborateur parlementaire. Quand le tribunal dit juste en dessous « Madame Fillon recevait les doléances des administrés, Madame Fillon faisait le lien avec la circonscription, Madame Fillon pouvait s'occuper du courrier, mais dans une manière qui n'a pas convaincu le tribunal, il s'étonne concrètement qu'elle ne travaille pas à ce qui pour elle est le travail du député, c'est l'élaboration de la loi. Et ça, c'est inexact. Le travail d'un député, ce n'est pas seulement, et heureusement, l'élaboration de la loi.

Ça fait depuis le début qu'on demande, qu'on regarde et qu'on analyse ce qu'est un collaborateur parlementaire pour pouvoir juger le travail de Madame Fillon. et c'est ce qu'a refusé une fois encore de faire le tribunal. Bien, Maître Lévy, restez avec nous, il est 7h43, nous allons continuer à parler de ce jugement, 7h43, vous êtes sur RMC, RMC Découverte, à tout de suite.

39:30
Invité

RMC, 6h-9h, bon indirect. Bien,

39:33
Présentateur

Maître Lévy, avocat de Antonin Lévy, avocat de François Fillon est avec nous. Maître Antonin Lévy, 1 156 000 euros détournés de l'Assemblée nationale, c'est ce que rappelle le tribunal. détournés par François Fillon. Oui, c'est la conséquence du jugement qui a été rendu. À nouveau, comme la question de la peine, en réalité, fait qu'on aura un nouveau procès, moi je suis... Dans un an, pas avant un an. Vous savez, maintenant, je ne fais plus aucun pronostic sur les délais dans ce dossier, j'ai été suffisamment surpris et suffisamment déçu. De la vitesse ? Non, pas de la vitesse, du traitement de défaveur. La vitesse, c'est autre chose.

Et moi, ce que je souhaite, c'est que la vitesse, en ces cas-là, soit le même pour tous. Jérôme Cahuzac, c'est allé vite aussi. La justice devrait toujours être rapide. J'ai d'autres dossiers où vous avez des personnes qui sont dans des accidents industriels, qui vivent depuis 12 ans avec des procédures au-dessus de la tête, sans que les juges ne daignent ouvrir leurs dossiers. Moi, j'aimerais que tout le monde ait droit à la même rapidité, à la même célérité, aux mêmes moyens et que pour tous ces dossiers qui sont les dossiers de l'ombre qui font les 99,9% de notre justice, on puisse avoir les mêmes moyens et la même envie d'y aller. Est-ce que la justice s'est trompée ?

La justice s'est trompée, oui. Vraiment, vous le dites ce matin, la justice s'est trompée. On a un droit d'appel parce qu'on a le droit de ne pas être d'accord. Il ne s'agit pas de critiquer ou de remettre en cause la décision de justice. Le droit d'appel, c'est qu'on a le droit de considérer que trois magistrats se sont trompés. Trois magistrats qui disent que François Fillon organise l'emploi familial en ne voyant pas qu'à l'époque à l'Assemblée nationale, c'est la règle, c'est faux.

La République Financier qui a ouvert cette enquête dénonce les pressions dont elle a fait l'objet, ne le mentionne même pas, ça n'existe pas dans leur décision et décide d'enfermer, de mettre une chape de plomb sur cet élément fondamental. Oui, la justice s'est trompée et c'est pour ça qu'on a un droit d'appel. Est-ce que les affaires, je vais vous poser une question plus large, est-ce que les affaires qui concernent les politiques sont traitées sous la subordination au pouvoir en place ? La question que vous posez, je vais vous dire, je ne suis pas celui qui va y répondre parce qu'on a une commission d'enquête parlementaire qui a été lancée. Donc la question se pose, elle est posée.

Elle est posée parce qu'on constate dans ces dossiers politiques un traitement qui est anormal, un traitement qui est surprenant. On parle du dossier Fillon, parlons également du dossier de Nicolas Sarkozy, on voit qu'on n'hésite pas dans ces dossiers à placer les avocats sur écoute, à les géolocaliser, à analyser leurs factures téléphoniques pour voir quels sont les contacts. Est-ce qu'on imagine seulement la même chose avec des magistrats ? Est-ce que l'institution judiciaire a la même défiance en interne dans son propre corps qu'elle ne l'a à l'égard de la défense ?

On a, oui, dans ces dossiers, un traitement d'exception et quand la justice devient une justice exception, je crois souvent qu'elle perd le sens commun. Merci Maître Antonin Lévy. Il est 7h49, 8h moins 10. Nous sommes avec Nicolas Poincaré. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Alors, il y a plusieurs analyses, j'entends beaucoup d'analystes politiques depuis dimanche soir, depuis ce second tour des municipales, qui nous disent forte poussée verte et tout. Je relativise tout cela. Pourquoi ? Parce qu'il faut regarder la réalité des chiffres. Quelle est-elle ? D'abord, une abstention extrêmement forte. Extrêmement forte. Donc ça relativise déjà les victoires.

Ensuite, victoire écologiste, oui, mais dans des grandes villes, dans des très grandes villes même. Parce que si l'on regarde bien dans les campagnes ou dans les villes moyennes, il n'y a pas de poussée verte ou très peu de poussée verte. En fait, il y a trois perdants, trois grands perdants. D'abord, La République En Marche, c'est une Bérezina, c'est une débâcle. Ensuite, la France Insoumise qui a totalement disparu. Et puis, le Rassemblement National qui a perdu la moitié de ses élus. Il faut aussi le dire. Il y a Perpignan, mais il y a tout le reste. Bon. Une fois que cela est dit, parlons des grandes villes. Justement.

Et dans les grandes villes, les Verts ont gagné dans des villes riches. Dans des villes riches. Je vais vous donner les villes. Strasbourg, Bordeaux, Tours, Poitiers, Annecy et d'autres. Nicolas. Exactement. Avec des inconnus. Voilà. Et alors, c'est pour ça que ça valait le coup d'y revenir ce matin. Bien sûr. Parce qu'on ne les connaît pas, ces nouveaux maires des très très grandes villes de France. Vous l'avez dit, Strasbourg, Lyon, Bordeaux. Alors, commençons par le maire de Lyon, le nouveau maire de Lyon. Je vous fais les présentations. Il s'appelle Grégory Doucet. Il n'a jamais eu aucun mandat.

Les membres de son équipe et déjà une partie des Lyonnais parlent de lui en l'appelant Greg alors que personne n'avait jamais pensé à appeler Gérard Collomb Gégé. Tout ça pour dire qu'il prend à faute et qu'il a toujours été occupé par des notables, des hommes de réseau, des animaux politiques d'Edouard Meriot à Gérard Collomb en passant par Raymond Barr et Michel Noir. Il y a du changement avec Greg dans la capitale des Gaules comme un petit air de révolution. D'abord, le nouveau maire de Lyon n'est pas lyonnais. Il a grandi en Ile-de-France aux Ulysse. Jusqu'à présent, c'était un travailleur humanitaire. Il a été expatrié quatre ans aux Philippines, deux ans au Népal.

C'est pour dire qu'il connaît l'extrême pauvreté et l'enfer sur Terre que sont les bidonvilles de Manille. Il est venu à Lyon parce que, justement, c'est le siège d'Handicap International où il a travaillé. Il a été tant directeur des opérations en Afrique pour cette organisation. C'est à Lyon qu'il a adhéré à Europe Écologie Les Verts en pensant très vite que son parti pouvait conquérir la mairie. Il était le seul à y croire à ce moment-là. Eh bien, à 46 ans, il vient de gagner son pari. Et le nouveau maire de Bordeaux, Pierre Urmic, lui, lui, il n'est pas un néophyte en politique. Non, au contraire.

C'est un persévérant puisqu'il s'est présenté pour la première fois à la mairie de Bordeaux en 1995 et à toutes les municipales suivantes. Quatre échecs avant ce succès inattendu. Alain Juppé, l'ancien maire, l'appelait le verre de service. Il le prenait d'ailleurs un peu de haut mais il est vrai qu'Alain Juppé prend tout le monde un peu de haut. À 65 ans, c'est un avocat qui a défendu Noël Mamère, José Bové et les faucheurs de Culture EGM. Il a aussi défendu le chanteur Bertrand Cantat. Il veut réduire la place de la voiture à Bordeaux. Il veut aussi obtenir un moratoire sur l'implantation des antennes relais pour les téléphones 5G.

Son adversaire, Philippe Poutou, vous savez, l'ancien candidat à la présidence de la République, NPA, l'appelle le cato basque et le traite de bourgeois. Et il répond calmement qu'effectivement, il est basque, il est catholique et il est bourgeois. C'est en fait un homme très convenable mais en même temps un véritable militant écolo qui va donc diriger une des villes les plus conservatrices de France puisque Bordeaux était à droite depuis l'après-guerre. Lyon, ville riche et conservatrice. Bordeaux, ville riche et conservatrice. Strasbourg, ville riche et conservatrice. C'est Besançon et Poitiers. Trois femmes là ont créé la surprise. Alors à Strasbourg, elle s'appelle Jeanne Berséguian.

Elle n'était pas favorite du tout. Elle a 39 ans. C'est une spécialiste du droit de l'environnement. Elle est conseillère en écologie à la région et à la métropole. Elle connaît bien les dossiers écolos. Elle parle l'allemand et l'arménien et le soir de la victoire, elle a présenté aux militants son compagnon qui justement est un allemand. La ville de Strasbourg est une des capitales européennes et va donc être dirigée par une, j'allais dire par un couple franco-allemand. Non, on parle de français mais mariée à un allemand. Et à Besançon, oui. Alors elle s'appelle Anne Vigneault. Elle a 60 ans. Elle sera la première femme à diriger la ville. C'est une fille d'ouvrier.

Elle a grandi dans une cité à Daule. Elle a fait toute sa carrière au CNRS en empruntant l'ascenseur social puisqu'elle a commencé comme technicienne avant de devenir ingénieure puis présidente d'un grand parc régional. C'est donc une scientifique écolo. Dans la vie, elle a un vélo mais elle n'a pas de voiture. À Poitiers. Léonore Monconduit ce sera elle aussi la première femme maire de cette ville. Elle vient tout juste d'avoir 30 ans. Elle a forcément un parcours un peu court vu son âge mais un parcours marqué par l'engagement. C'est une ancienne scout unioniste protestante. Elle a fait son service civique.

Elle a fait Erasmus en Italie Sciences Po à Paris et en apprenant son élection elle a réagi comme les gens de son âge. Elle a dit c'est un truc de ouf. Bien. Et dans cette série de victoires écologistes Marseille est un cas un peu à part. Alors là... Parce qu'on ne sait pas qui sera élu samedi prochain maire de Marseille. Michel Rubirola est arrivé largement en tête mais elle n'a pas de majorité absolue. Sa victoire n'est pas acquise. Un cas à part aussi parce qu'elle a été exclue d'Europe Ecologie Les Verts parce qu'elle a préféré se présenter sur une liste d'union de la gauche. Les écolos peuvent donc difficilement revendiquer cette victoire.

Mais si elle devait l'emporter et bien c'est une femme qui a un très fort caractère qui prendrait le bureau de Jean-Claude Godin sur le Vieux-Port. C'est une médecin petite fille d'émigré italien et espagnol. Une fille de communiste. Elle est issue des quartiers nord et elle a travaillé toute sa vie comme médecin spécialiste de la prévention dans ses quartiers populaires. C'est une féministe militante associative aussi préoccupée par le social que par le climat. Voilà. En gros le portrait de ces sept ou huit nouveaux venus en place. Voilà. Et on ne peut pas donc, je reviens à ce que je disais en préliminaire, on ne peut pas vraiment parler d'une vague verte.

Moi je veux bien, il y a une forte poussée de la conscience écologiste. Mais attention, attention parce que ces grandes villes masquent tout le reste. Et il y a aussi d'autres villes qui ont été gagnées. Annecy, Tours, Colombe. Annecy, grosse surprise, avec 27 voix d'avance. C'est une énorme surprise Annecy. Tours, où une jeune femme bat le maire sortant, Colombe en région parisienne. Non, à Tours, ce n'est pas une jeune femme, c'est un homme qui gagne à Tours. Pardonnez-moi, je confondais avec Poitiers. Oui, c'est un homme qui gagne mais qui bat le maire sortant. Exactement. Le maire sortant, Christophe Boucher, l'ancien président de l'OM d'ailleurs.

N'oublions pas Grenoble que les écologistes étaient déjà. Et alors, vous avez raison, ce sont des grandes villes mais si on prend les Alpes, là où on croit clair et pur et il n'est pas toujours pur, eh bien, on a effectivement Grenoble, Annecy, Lyon plus Genève en Suisse qui vient de passer aux écolos. Il y a quand même toutes les grandes villes de la région Rhône-Alpes et au-delà de la frontière qui sont maintenant des écolos. Bien, merci beaucoup. Merci les 7h56. Nous sommes avec Pierre qui est en Côte d'Or. Bonjour Pierre. Oui, bonjour Jean-Jacques. Merci d'être avec nous. Vous êtes, vous dirigez...

Merci à vous de me donner la parole surtout parce que ça fait plaisir un petit peu de pouvoir parler au nom des salles de sport qui ne sont pas beaucoup représentées dans ce début des difficultés économiques pour nous et ce matin quand j'ai entendu qu'il y avait une petite chronique sur le sujet mais j'étais très intéressé parce qu'elles sont rares et j'étais très déçu ensuite par ce qui a été dit parce qu'il faut savoir d'abord que le fitness d'une manière générale ce n'est pas une activité très rémunérative. Il y a une blague qui circule dans notre métier. Savez-vous comment on devient millionnaire dans le fitness en commençant milliardaire.

Donc on ne rentre pas là-dedans pour faire de l'argent. Moi j'étais dans la grande distribution avant si il avait de salut j'aurais mieux fait de rester pour gagner de l'argent. Ce n'est pas le sujet. Ce qui m'a embêté un petit peu c'est que systématiquement on dit aux gens de toute façon vous pouvez faire du sport dehors c'est un petit peu gênant pour nous effectivement.

Les gens sont très frileux à reprendre ils ont peur et le gouvernement a pris un décret spécifique par rapport à ce Covid qui nous autorise non pas à rembourser nos adhérents que malheureusement on ne voit plus depuis trois mois mais à leur proposer un avoir parce que le gouvernement est bien conscient de toutes ces difficultés qu'on peut avoir.

Donc je voulais rétablir quand même cette petite vérité parce qu'il a dit tout à l'heure par Marie Dutin que certains pas très bien intentionnés avaient prélevé leurs adhérents effectivement on a été obligé parce qu'on a des difficultés économiques vraiment très importantes et ce n'est pas par plaisir on leur a proposé effectivement un remboursement dans le temps pour pouvoir nous permettre de faire ça. Un remboursement dans le temps et puis l'avoir un avoir c'est le mieux.

Un avoir donc le décret du 6 mai nous permet de le faire donc c'était un petit peu dommage de dire que c'était obligatoire de nous rembourser j'ai par ailleurs moi dans mon activité j'ai un restaurant à côté on parle beaucoup des restaurants et tant mieux parce que c'est une profession qui est bien organisée et Dieu sait qu'ils ont souffert et nous aussi on a souffert je peux vous dire que depuis le début juin où on a pu ouvrir les problèmes de restaurants c'est une blague à côté du fitness c'est à dire que en ce qui nous concerne dans tous les cas le chiffre d'affaires est revenu assez rapidement on n'a pas vraiment de grosses difficultés en revanche le fitness dans les mois à venir ça va être vraiment très très dur on y reviendra merci Pierre merci beaucoup au revoir Pierre 7h59 vous êtes sur RMC au revoir Pierre

52:09
Invité

on va revenir juste après le journal sur le débranchement de Fessenheim hier soir Jean-Marc Jankovici ingénieur consultant en énergie en climat sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin à 8h10 sur RMC

52:22
Présentateur

RMC