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interviewLCI (sur YouTube)· 24 mars 2026 89 min

Brunet sans filtre du mardi 24 mars 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Ouais. Ben moi le trè mesdames messieurs Mesdames messieurs bonjour. On est très très afféré parce que encore une fois on est l'entonoir final vous savez l'information elle est là et nous nous sommes le réceptacle ceux qui vous la restitue cette information et ça bouge sans arrêt.

Vous savez j'ai pris l'habitude moi maintenant tous les jours de déchirer les notes [rires] que j'ai préparé pour présenter l'émission parce que ça bouge sans arrêt. Autour de la table il y a le glorieux chef du service international delci Grégory Philips. Bonjour à tous. avec [rires] nous à côté Maya [musique] Cadra, journaliste spécialiste du Moyen-Orient.

Vous êtes franco-libanaise et je me suis battu pour que vous veniez. On a dit on veut on veut que Maya Cadra soit là aujourd'hui voyez. Alors que Renault Pila par exemple et Isabelle Saporta, [rires] on nous les impose et vous on se bat soyez là et on arrive à ce que vous vous débarrassiez pas de nous, on se réjouit. [rires] Le général Benoît Durie est avec nous.

Merci général d'être avec nous. ancien directeur de l'Institut des [musique] Hautes études de défense nationale, le fameux IED DN. Et nous sommes également avec Sarah Sapari, une des voix qui compte, une des franco-iraniennes que qu'on entend beaucoup et qui a comment dire un certain tempérament.

C'est la raison de votre présence Sarah Safari. Bon, l'actualité pour commencer, c'est ce qui s'est passé euh aujourd'hui à Teliv en Israël avec des images extrêmement impressionnantes d'une nouvelle salve de missile tiré depuis l'Iran sur Israël. Vous allez le voir, les dégâts sont extrêmement importants avec euh ces frappes sur cet immeuble, des débris partout sur le sol.

C'est un quartier à UP de Telélav Aviv. Il y a également plusieurs blessés et donc on va rejoindre tout de suite notre journaliste Betsabé Salem sur place. Betsabé, racontez-nous que s'est-il passé et quels sont les dégâts effectivement que vous avez pu vous constater.

Regardez les dégâts effectivement considérables. C'est juste [musique] derrière moi, vous pouvez peut-être voir ce cratère de plusieurs mètres de de diamètre. les peltos à faire depuis plusieurs heures déjà à combler euh ce trou et juste devant et bien cet immeuble qui a été vraiment réduit en miettes quasiment par l'explosion par l'onde de choc.

Les habitants parlent d'une explosion extrêmement forte et je peux vous dire que Liat et moi on se trouvait à plus d'un km d'ici ce matin quand euh l'explosion a retenti. On a entendu un énorme boou l'abri antimissile enquel on se trouvait a tremblé. Les gens ont sursauté, certains ont crié et pourtant on sait hein, les Israéliens sont rodés à ces explosions et à ces tirs de domicile.

Merci Betab Salem Grégory Philippe. Ces images ressemblent plan pour plan d'hier. Si Gazi au centre de Teran il est il fait son plateau en situation direct avec nous. [raclement de gorge] Il est devant un immeuble qui a été touché à peu près le même et il y a des débris.

Sauf que la différence entre Tel Aviv et Teran, c'est qu'à Ter, il va y avoir un bombardement et qu'il y a pas d'abri et qu'il y a pas d'abri. Il y a pas d'abris pour protéger les population civile. Non, mais vous avez raison, je trouve, de comparer ces deux séquences parce que évidemment en Israël, vous avez de très nombreux médias qui couvrent ce qui se passe à Telle AV ailleurs et donc on a beaucoup d'images qui arrivent d'Israël.

On en a moins de Téran, c'est vrai, il faut le redire. Siach Gazi est le seul journaliste français francophone qui travaille pour nous et donc forcément parfois la couverture peut paraître un peu déséquilibré entre une frappe à Tel Aviv et une frappe à Teron. Mais ça s'explique aussi parce que en Israël vous avez de très nombreux médias qui qui travaillent librement et qui peuvent documenter quand il se passe quelque chose à Arade, à Dimona ou ou à Tel Aviv.

C'est moins le casérant et c'est pour ça qu'on a beaucoup de chance d'avoir Si qui dans parfois avec d'importantes difficultés techniques pour émettre arrivent à nous raconter il y a une frappe sur un immeuble civil et cetera. Il faut il faut pas oublier alors vous allez me dire euh c'est pas éque de le dire, il faut pas oublier le millier de morts au Liban, faut pas oublier la quinzaine de morts en en Israël. Enfin, les populations civiles payent un lourd tribut à cette guerre depuis le 28 février.

Qu'elle soit, qu'elle soit à Telive, qu'elle soit au Liban avec le million de déplacés. Et je trouve que c'est important parfois de redire les choses et expliquer pourquoi cette couverture se fait comme ça. Je juste on va partir tout de suite.

On avait prévu, on a quand même préparé l'émission avec Magalie mesdames messieurs hein. Il y a un côté un peu anarchique comme ça. Ne vous laissez pas duper.

Cette émission est dument préparée. Voilà. Liberté mais ordre. ordre et liberté.

Juste une chose, puisque vous vous avez un peu lancé le débat sur le sujet parlant des morts civiles à Beyrout, parlant donnant une espèce de de coup d'elle pour prendre un peu de hauteur sur le nombre de morts civiles. Est-ce que c'est une question que je vous pose May Cadra, est-ce que la donne va changer au au Proche-Orient ? Est-ce que la donne va changer ?

Est-ce que il y aura un avant et un après ? Est-ce que c'est un épiphénomène cette guerre douloureux, difficile avec des morts ? Certes, mais au regard de l'histoire finalement ça ne changera pas grand-chose ou au contraire est-ce que vous estimez qu'il y aura vraiment un avant et un après ?

Je pense que cette fois-ci, il y aura un avant et un après et je met je dis ça, je l'avance avec beaucoup de précautions, mais il y a beaucoup d'éléments qui nous permettent de dire qu'aujourd'hui on est à un moment un véritable moment de bascule et je dirais même que ça n'a pas commencé avec cette guerre. Malheureusement, ça a commencé avec le 7 octobre, cette date fatidique. Et dans la décision stratégique des Israéliens, il y a quelque chose qui a changé.

Dans l'attitude militaire même avant le 7 octobre, il y a il y avait une certaine forme de politique, ce qu'on appelait le containment, contenir le Hamas dans la bande de Gaza. Containment du Esbola avec la résolution 1701. Ça va, il y a pas C'est comme si c'était un un traité de non agression mutuelle.

Or, ça a montré ses limites, cette politique-là qui parfois offre l'ainisme côté israélien de contenir le euh le Hamas parce que ce sont des organisations qui euh sont foncièrement tournées vers le terrorisme et qui ont des idéologies très bien enracinées aussi. Et donc là, il y a une prise de conscience non seulement israélienne mais aussi américaine qu'il faudrait en finir peut-être. Et dans la série, dans la série il y a un avant et un après, vous n'avez pas évoqué le fait que en ce moment à 7 minutes l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis songent à frapper l'Iran.

Quelque chose de totalement inconcevable. il y a un an, il y a 2 ans, il y a 3 ans, il y a 4 ans. Là, ils sont en train de se réunir, en tout cas de d'évoquer ce scénario.

Vous parliez du Liban, pardonnez-moi. On va partir sur place parce que Israël de son côté poursuit ses frappes. Donc dans le sud du pays Xavier de Jacomony, vous êtes à Beyouth avec Morgan Pope et visiblement Tsal l'a revendiqué.

Un Tsal compte s'emparer de tout un territoire dans le sud du pays. Oui, de tout le sud du Liban en fait, jusque à la rivière jusqu'au fleuve l'Italie puisqu'il se jette dans la mer voie mer. Un peu plus au nord, encore une bande de 20 km où l'armée israélienne demande à la population civile d'évacuer pour se mettre à l'abri.

Vous savez qu'il y a déjà au moins 1 million de déplacés de réfugiés dans leur propre pays au Liban, ce qui en fait un chiffre considérable. Et ça se renouvelle à chaque fois. Ça s'est renouvelé dans les années 2000, ça s'est renouvelé en 2006, ça s'est renouvelé récemment à l'automne 2024 suite justement vous en parliez au massacre du 7 octobre.

Donc pour les Israéliens, il est impératif d'avoir cette zone tampon de 30 à 50 km au nord de leur frontière. C'est un impératif militaire mais ça peut devenir aussi un impératif politique voire messianique puisqu'on a des hommes politiques en Israël notamment Benazel Smoltrich le ministre des finances qui disent que ce territoire appartient au grand Israël et qu'il faut l'occuper définitivement. Donc vous voyez pour les Libanais, c'est un énorme traumatisme.

D'abord, beaucoup des gens qui habitaient là-bas ont dû fuir la guerre pour ne pas euh mourir sous les bombardement. Il y a plus de 1000 morts déjà au Liban ici en depuis le 2 mars dernier. La guerre a démarré un petit peu plus tard que contre l'Iran et puis cette perte de territoire évidemment serait extrêmement mal vécu.

Ce qui donne une certaine légitimité au Esbola qui se bat là-bas contre les Israéliens. La milichite annonce par exemple avoir déjà détruit deux chars Mercava. Vous savez, c'est le char emblématique de l'armée israélienne, réputé invincible et puis à chaque guerre évidemment il y a un missile antichar qui arrive à en détruire quelques-uns.

On se bat pour le la ville de Nakura où il y a la finale, la finule et puis un village aussi très emblématique, le village de Rami. Xavier, vous m'entendez ? Parce que j'essayais de vous interrompre et vous étiez partis dans un mais je vous écoute, c'est passionnant.

Euh, j'ai croisé des Libanais dans Paris qui regardent LCI, qui m'ont arrêté dans la rue et euh qui m'ont dit "Vous savez, monsieur, nous sommes des Libanais cheat. Ne pensez pas que tous les Libanais, nombreux Libanais qui rêvent que le Esbola soit désarmé par l'armée libanaise." Ils m'ont dit "Les beaucoup de sunnites pensent comme nous, beaucoup de chrétiens pensent comme nous, beaucoup de Drus pensent comme nous." Et le Liban en a marre du Esboll.

Alors, je leur ai dit "Oui, mais sous les bombes israéliennes, ça doit quand même resserrer euh euh les Libanais en ils m'ont dit euh pas tant que ça euh le esbola vraiment nous en avons tous assez." M'ont dit "C'est pas 100 que j'ai croisé dans la rue." Est-ce que c'est quelque chose que vous ressentez vous, Xavier euh au Liban ?

Oui, Éric. Et on le ressent plus fortement qu'à l'automne 2024. J'étais déjà là avant aussi.

D'ailleurs, à l'automne 2024, c'était assez assez réparti en fait. Il y avait une partie des Libanais qui soutenaient le Elbona le Esbola Bola dans une forme de résistance du Liban, pas une résistance islamique mais la résistance face à l'occupation, face à l'oppression et puis une autre partie qui disait "C'est de la faute du Esbola." Cette fois-ci, j'ai la sensation, il y a pas de sondage, c'est très difficile à définir mais que il y a effectivement beaucoup de Libanais qui reprochent au Esbola de les entraîner à nouveau dans la guerre.

Mais ce que on dit aussi d'un autre côté, c'est que finalement euh pendant plus d'un an et demi, le Esbola est resté à peu près tranquille. Très peu de tir de requête, pas de provocation avec des guillemets vis-à-vis d'Israël. Pendant qu'Israël continuait à faire des frappes au sud de Liban pour se mettre à l'abri du Esbola.

Donc vous voyez, tout ça est très très compliqué. Ça peut dépendre des périodes là, vous avez raison. On a la sensation aujourd'hui à Beouh qui a une majorité peut-être un peu plus importante de Libanais qui se désolidarise du Esbola.

Et puis il y a autre chose, c'est que les cadres du Esbola qui ont fuit euh la banlieue sud, vous savez, 700000 personnes de la banlieue sud ont dû ont dû fuir dans tous les cadres du Esbola pour ne pas être frappés par Israël comme ça s'est passé hier soir à cette reprise des immeubles entiers qui sont effondrés sous les bombardements et bien se réfugie dans des zones ruses, dans des zones plutôt chrétiennes, dans des zones mixtes, dans des zones il y a beaucoup de zones mixtes aussi à Beyrout. Tout n'est pas très tranché avenue par avenue, quartier par quartier. Et quand il se réfugie dans ces zones et bien ça peut entraîner des bombardements, des assassinats ciblés de la part d'Israël.

Ça peut mettre en danger des familles libanaises et ça évidemment les Libanais n'en veulent pas. Merci beaucoup Xavier Jacomoni, c'est passionnant, c'est passionnant. Je je je veux pas vous raconter toutes les rencontres que je fais dans la rue, mais à Paris il y a beaucoup de Libanais.

J'ai également rencontré une une jeune femme qui était qui était moitié sunnite, moitié chrétienne. Elle me dit "Ma famille est au Liban plus et la majorité chrétienne." Et bien, ils étaient tranquillement à la maison et puis euh l'immeuble qui touche mon immeuble me disait cette dame a été tout le premier étage a été littéralement soufflé par une frappe ciblée israélienne.

C'était un hôtel. Au premier étage, il y avait un apparat chic du Hzbolla. à Beyouth.

Oui, Beout. Et donc elle ça a beaucoup tremblé l'appartement, il y a même des trous un peu partout mais euh voilà et et donc ça étit extrêmement ciblé et donc et elle fait partie des gens cette femme moitié sunite moitié chrétienne qui me disait on n peut plus dubola. On n pas envie qu'il vienne se réfugier à côté de chez nous parce qu'on sait très bien que les les Israéliens vont les frapper.

Voilà pour l'anecdote, pardonnez-moi de vous avoir raconté ma vie. Allez, on va partir en Iran parce qu'on vient de l'apprendre. Les gardiens de la révolution en tout cas le font savoir.

Vous le savez, Ali Laridjani a été tué il y a pile une semaine à Teran. C'était le l'homme fort du régime iranien. Et bien il est remplacé Grégory.

Son nom, le nom du successeur vient d'être dévoilé. Oui, il s'appelle Mohammad Bager Zolgader. J'espère que je je prononce bien.

Attendez, recommencer. Mohammad Bager Zolgadre. Zolgader, je sais pas.

Donc c'est pas du tout celui que on parlera un peu plus tard. Parlement et et là là typiquement c'est un ancien gardien de la révolution. Je regardais euh rapidement le curriculum vité de euh de cet homme, ancien commandant des gardiens avec le grade de général de brigade.

Il a notamment participé à la guerre Iran Irak, vous savez, dans les années dans les années 80. Puis ensuite, il a euh progressé au sein des passes d'ar des gardiens euh jusqu'à devenir vice-ministre de l'intérieur chargé de la sécurité pendant les années Armadinjad. C'est important parce qu'on se souvient notamment de la forte répression qu'il y a eu pendant pendant ces années-là et récemment il était secrétaire du conseil de du régime qui prend un peu toutes les décisions politiques.

Donc c'est un personnage important qui va remplacer la Ridjan. Je pense que le message euh des autorités de Teran, c'est de c'est de dire "Regardez, le système euh continue, fonctionne, on arrive à trouver des remplaçants, on les nom." J'aimerais bien que j'aimerais bien que la régie puisse trouver un une photo, je sais pas s'il y en a, euh de du visage de de Zolgader qui est donc euh l'homme fort désormais du régime.

Nous venons de l'apprendre il y a quelques secondes. Vous voulez commenter Sarah Safari ? Vous je voulais dire, vous avez déjà entendu parler de cette de ce personnage ?

Bien sûr, c'est un profil connu des gardiens de la révolution qui est qui doit avoir une soixantaine d'années voire 70, qui a été biberonné à la révolution de 79, donc qui était vraiment biberonné au sein des gardiens de la révolution. Et c'est lui aussi qu'il y avait dit il y a quelques semaines en réponse à l'Union européenne de les avoir classés comme entité terroristes. C'est lui qui avait classé aussi les armées européennes comme entité terroristes.

Donc c'est pour vous dire que encore une fois ils sont en train de montrer à quel point il y a encore des visages qui peuvent émerger de leur de leur mosaïque comme il l'appelle et que surtout c'est encore une fois de plus quelqu'un de très très conservateur. C'est pas un centriste, de toute façon, on en a pas. [rires] On a on n pas de modéré, on n pas de centriste.

Ils sont tous des bourreaux, sont tous des terroristes aux yeux du papier. Donc voilà, vous cherchez sa photo, c'est ça ? Mais pour l'instant, ça circule sur les réseaux sociaux.

Mais la régie pouvit nous amener sa photo là, franchement, il était très proche des passage aussi. Il paraît qu'il a été très souhaite rebondir sur Oui, non, c'est intéressant parce que c'est un profil très dur. C'est-à-dire tout ce qu'on craignait, tout ce qui nous préoccupait effectivement avec les frappes, les cibl et cetera. c'est qu'effectivement on a là un profil très dur proche des passiges, sécuritaire fort qui a participé à toutes les répressions les plus abjecte.

Donc c'est vrai que c'est on est quand même dans une dans la part de de l'Iran à vous voyez en fait vous vous tuez les uns après les autres mais on va remplacer par pire encore. Donc c'est vrai que c'est un moment de rapport de force assez violent. Ouais.

Moi moi moi le le job euh je le prends pas hein. Si euh le le conseil des le conseil des gardiens de la révolution vient me dire "Bon Éric Brunet, écoutez [rires] euh ça serait pas mal que vous deveniez l'homme fort du régime de la République islamique d'Iran." Je dis "Écoutez, je passe mon tour, j'ai piscine pardon de d'envisager les choses avec un peu de sourire comme ça mais compte tenu de la rapidité avec lesquelles les différents hommes forts du régime tombé sont élimités.

C'est un métier à risque. C'est un métier à risque. Mais pas ce que tu peux refuser.

Je pense pas. L'information que vous avez l'information qu'on a la à la mi-journée est intéressante parce que ça montre déjà que le régime iranien n'est absolument pas décapité et qu'ils ont encore la capacité de faire monter ils ont encore la capacité de faire monter des personnalités. Deuxièmement, Trump a [raclement de gorge] intérêt à avoir des interlocuteurs puisque il y a encore 15 jours, il disait "On sait pas à qui téléphoner si on veut si on veut faire la trêve." Et là, Trump est en train sur le modèle du Venéuela, Toto, je sais pas si ça peut marcher, de dire "Je suis en train de choisir mon leader pour pouvoir négocier".

Justement, justement l'homme que choisit Donald Trump, c'est intéressant que vous donniez parce que c'est évidemment donc scruté de très près par le monde entier et visiblement, vous avez raison, Donald Trump aurait choisi avec donc cette trêve annoncée pour 5 ans pour 5 jours pardon. Et il dit "En attendant, pardonnez-moi pour 5 jours." Et en attendant, donc on est en train de discuter, mais avec qui discute-t-il ?

Et bien visiblement ce serait ce serait cet homme-là. C'est le président du parlement iranien. Il s'appelle Mohamed Bager Galif, extrêmement [grognement] connu évidemment des Iraniens.

D'abord son portrait avec Nancy Rice. Un partenaire viable, une option, l'homme sur qui les États-Unis pourraient investir. Mohamed Ghalifa.

Son nom n'a pas encore été donné officiellement, mais Donald Trump a livré quelques éléments sur son profil. Avec qui Steve Witkov parle-t-il ? Avec un haut responsable.

N'oubliez pas que nous avons éliminé les dirigeants à trois reprises. Nous avons affaire à l'homme qui, je crois, est le plus respecté et qui est le vrai leader. Vous savez, c'est un peu compliqué.

Nous avons éliminé tout le monde. Mohamed Galifab, 64 ans, président du Parlement iranien. Un homme qui se montre peu publiquement pour des raisons de sécurité mais qui compte dans le paysage politique iranien et davantage depuis l'élimination d'Aliramenei.

Conservateur ancien militaire engagé dans la guerre Iran-Irak intégré au sein des gardiens de la révolution, chef de la police pendant des années, maire de Téran, il a tenté d'accéder à plusieurs reprises à la présidence. Mohamed Ghalifab est donc un incontournable et fréquente les plus hauts dignitaires du régime. Le guide suprême Ali Rameney, Kassem Souleimani, Ibrahim Rais, Ali Lariji.

Depuis le déclenchement de la guerre, il est décrit comme l'homme le plus puissant d'Iran. Pas sûr que Donald Trump puisse miser sur lui comme il l'a fait au Venezuela avec Delcy Rodriguez. Car dans un discours très offensif il y a 3 semaines Mohammed Gifad a été très clair.

Je dis très clairement et très franchement à ces deux criminels Netania et Trump à leurs acolytes et à leurs agents. Vous avez franchi nos lignes rouges et vous devez en payer le prix. Gouillam des contacts, des négociations.

Il dit qu'il n'en a pas, que les États-Unis manipulent les marchés financiers pour sortir du bourbier dans lequel ils sont piégés. Donald Trump cherche en tout cas quelqu'un avec qui discuter. L'opposant en exil Ra pas la vie n'est pas une option.

Bon, beaucoup de choses, beaucoup de choses passionnantes. D'ailleurs, Sarah Safari, est-ce que vous connaissez cet homme dont on vient de faire le portrait ? Alors, il y a deux.

Mohamed Bager, ça c'est des prénoms mais c'est un prénom courant. Mohamed Bager. C'est des prénoms composés si vous voulez.

C'est comme Jean-Pierre. Comme Jean-Pierre, Jean-C. D'accord.

Donc, il y a Mohamed Bager Zolgadre dont on vous a parlé il y a euh 3 minutes qui est ce monsieur au visage un peu rond qui est le nouvel homme fort choisi par les gardiens de la révolution de l'Iran. C'est lui. C'est lui aujourd'hui le patron de l'Iran.

Familiarv familiarisez-vous pardon avec son nom. Mohamed Bager. Zol avec un Z.

Olgadre. Voilà donc ça c'est le nouvel homme. Maintenant on a changé de Mohamed Bager.

On parle de cet homme dont on a parlé dans le reportage de Nancy Ris. Mohamed Baguer. Galibal.

Lui c'est l'homme fort de l'Iran dans euh les rêves dans les rêves de Donald Trump. D'abord qui est cet homme ? Alors c'est un très très proche feu Raménéi.

C'était un très proche de Haméi père qui a été tué. Il a été biberonné lui aussi au gardien de la révolution. Il a été commandant euh quand il avait une vingtaine d'années.

Il [grognement] a été élu maire de Terran aussi. Enfin, quand je dis élu, vous savez très bien, c'est les élections en Iran ne valent rien. Il a été maire de Terran pendant 2 ans.

Euh la corruption n'a jamais autant faire rage dans cette ville pendant pendant ces quelques années. Et il faut savoir aussi qu'il a été à l'origine de plusieurs exactions quand il y a eu des mouvements étudiants en 1999 et en 2003 contre le régime. Il faisait partie des donneurs d'ordre d'exécution qui ont dit aux forces Bassig et au gardiens de la révolution à l'époque ligoter les mains et les pieds de ses étudiants et jetez-les par les toits des universités.

Donc vous voyez à qui on a affaire encore aujourd'hui. Vous remplacez Pierre par Paul. Ce sont exactement les mêmes torsionnaires et les mêmes bouché bouché et ceux qui ont du sang des iraniens sur les mains.

Est-ce que vous vous sentez trahi lorsque Donald Trump qui est vécu par beaucoup d'Iraniens comme le Libérateur dit ce sera avec pas encore évoqué son nom. Ce sont des sources d'information qui sont confidentielles. Mais ce que je trouve très intéressant, ce qui se passe depuis ces dernières 24 heures, c'est que si vous voulez faire l'état de ce qui s'est passé, c'estàd qu'en automatiquement ça a été instantané parce que les gardiens de la révolution depuis quelques jours frappent tellement fort que la pression économique sur les États se fait de plus en plus ressentir. 1 2 il annonce parler avec quelqu'un fort du régime.

A priori peut-être ce Mohammad Ralibof, le régime iranien lui dément depuis le début. Toute négociation, toute négociation comme quoi aucune négociation n'est possible de toute façon. Et je vous rappelle aussi ce qui est très intéressant, c'est que la dernière fois qu'il a nommé aussi quelqu'un à la tête des négociations avec qui Donald Trump aurait pu parler, c'était Laridjan et quelques jours après, sa tête a sauté aussi.

Donc je ne sais pas quoi penser vraiment de ces négociations. Si c'est du bluff parce qu'il nous a démontré plein de fois qu'il savait très bien bluffer aussi Donald Trump. Donc dans la tête de beaucoup de gens aujourd'hui, c'est un bluff.

Et de deux, dans la tête des Iraniens aussi, il faut savoir parce que on a réussi aussi à avoir quelques quelques infos. à l'intérieur du régime, il a créé Donald Trump avec cette annonce une paranoïa parce que à l'intérieur personne ne sait vraiment si ces négociations ont lieu et de deux avec qui. Ce qui fait que ça crée la paranoïa au sien des gardiens de la révolution et des têtes qui restent en se disant mais avec qui parle-t-il ?

Est-ce que c'est vrai ou pas ? Est-ce qu'il est en train, pardonnez-moi l'expression, de tout [ __ ] en l'air avec ses négociations et nous du coup on on est en retrait et est-ce que si c'est à lui qui parle, est-ce que c'est lui qui va être le prochain qui va sauter ? Donc tout ça fait que il se passe Oui, forcément c'est instrumentalisé, c'est instrumentalisé.

Vous voulez tous réagir, je donne la parole mais sachez qu'effectivement Galif au moment où Donald Trump hier annonce cette rêve de 5 jours et bien il s'est exprimé officiellement sur son réseau social sur un compte. Voilà. Et voilà ce qu'il dit.

Aucune négociation n'a eu lieu avec les États-Unis et il va très très loin dans les menaces. Il dit "Le peuple iranien exige une punition complète et empreinte de remord pour les agresseurs. Ça sert tout ça là les ce que fait Donald Trump, ça sert à manipuler les marchés financiers et pétroliers et à échapper au bourbier dans lequel les États-Unis et Israël sont embourbés.

Donc effectivement si c'est lui qui a donc la voix des Iraniens pour négocier, ça démarre mal avec ce genre de propos. Moi je ce que je trouve c'est que tous nos débats là montrent à mon sens l'unanimité de ces stratégies de décapitation. C'est pas parce queon a éliminé Ramé que à l'évidence on a ni une fissure au sein du du pouvoir, ni des gens avec qui il est plus facile de parler.

Et au contraire mécaniquement, et ça c'est pas vrai seulement en Iran. C'est vrai à chaque fois qu'on a pu faire ça dans les 30 dernières années, quand vous remplacez quand vous éliminez le chef, vous avez le sous-chef qui prend la place. Mais comme lui il est moins sûr de lui, il a il a moins de marge de manœuvre politique, donc il doit être beaucoup plus radical.

C'est à mon avis ce qu'on est en train de voir. Et le deuxème point général, je vous rends le micro, ce que vous dites est vrai. Jusqu'à preuve du contraire.

Alors si la semaine prochaine il y a des fissures dans la gouvernance de la République islamique d'Iran, on dira ben finalement elle a été ébranlée par justement dans ce conflit à trois acteurs. Israël pour l'instant il y en a deux qui ont une stratégie qui me paraît assez claire et en réalité assez cohérente aujourd'hui c'est Israël et l'Iran. Et il y en a un qui a pas de stratégie c'est les États-Unis.

Et hier le la réaction iranienne aux offres ou au comment dirais-je au bluf au bluff de de Trump, c'est dire non mais nous on n pas du tout envie de discuter avec vous ou alors voilà nos conditions et donc si vous voulez en réalité euh tout à l'heure vous demandiez s'il y aurait un avant et un après. Moi j'ai peur qu'à ce moment ce qu'on voit se dessiner je souhaite que ce soit pas le cas bien sûr mais ce qu'on voit se dessiner c'est un Iran, un régime iranien peut-être en réalité plus fort que ce qu'il n'était. Ah ouis, tu sais moi c'est ma thèse et je je sais que ça blesse beaucoup de franco-iraniens qui nous regardent et qui m'ont envoyé des courriers euh me disant vous trahissez pas du tout. mon cœur, moi il est enfin vous savez tout ce Mais moi, j'ai peur que si les choses s'arrêtent cette semaine euh imaginons que les choses s'arrêtent cette semaine, euh on n'y est pas hein.

Mais euh si les choses s'arrêtent cette semaine, c'est une victoire considérable pour l'Iran. L'Iran a tout son temps, le régime bah perdure. Les durs arrivent au pouvoir plus dur que ceux d'avant peut-être.

Et puis euh sur la sur le nucléaire militaire et bien ils vont encore accélérer les choses. Euh les vecteurs alors ils vont être très motivés pour trouver des des vecteurs longues portées plus précis et cetera. Et mais regardez [raclement de gorge] le ce qui se passait là tout à l'heure au début, je crois que c'était au début de l'émission, on on voyait les euh des images hein, c'était de frappe à à Telvivive.

Ouais. Ce qui je sais pas, j'ai pas de chiffre mais il me semble que on a eu une décroissance massive des nombres de missiles tirés sur Israël par les Iraniens et on a plutôt une augmentation des coûts au but en réalité. Donc ça prouve soit euh une diminution de l'efficacité de la défense antiaérienne en Israël et peut-être dans les pays du golf, soit une augmentation de la de la performance entre guillemets ou en tout cas de la pratique des des iraniens.

Mais en tout cas tout ça tout ça va pas dans le bon sens peut-être. Après après donc les les missiles frappent plus précisément les missiles iraniens après 20 jours qu'au début. La première semaine, vous aviez pas autant de de frappes au but.

Euh mais après sur pardon juste sur Tiv sur Té Aviv ce matin, il y a une enquête de la police scientifique israélienne parce qu'effectivement euh combien de sous-munition pour avoir fait un cratère pareil et des dégâts pareils ? Mais en même temps, l'armée israienne a toujours dit que le dôme de fer n'est absolument pas fait pour intercepter les missiles balistiques. Ça n'a absolument rien à voir.

Le dôme de fer est fait pour protéger des drones notamment dubola mais absolument pas des missiles et des roquettes. Deuxièmement, je c'est extrêmement intéressant ce que vous dites sur la situation intérieure iranienne, mais je nuancerai quand même le fait d'avoir que du bluff parce que depuis quelques heures et notamment ce matin, on a des informations de la presse israélienne précise, on a des informations de la presse américaine précise qui indiquent que quand même il y a quelque chose qui se prépare en terme de discussion, des informations également de la Turquie. Euh pareil, la dernière fois c'était pareil, il a frappé il a raison.

Il a raison. Il y a même des photos rien rien de certain rien de certain. On va voir dans les heures et les jours qui viennent mais dire que c'est un grand bluff à mon avis c'est vraiment prématuré.

Là là vous avez raison c'est que si au téléphone sioche gaz notre correspondant àan relatait que Araki passe beaucoup de coups de téléphone en ce moment le ministre iranien des affaires étrangères. Juste sur le casting pour revenir là-dessus deux choses. Vous avez noté que plus personne ne parle de de MTAba toujours aucune preuve de vie, on sait pas où est-ce qu'il est. et puis sur la nomination ou enfin le fait que c'est Ribaf qui a peut-être été choisi comme interlocuteur par les Américains.

Vous savez dans la République islamique dans ce système il y a il y a ceux que les occidentaux et peut-être à tort on a considéré comme des réformateurs. Enfin Ratami Moussavi qui faisait partie du système mais qui nous paraissait plus respectable, pragmatique Occident compatible. On a vu ça pendant le mouvement vert et puis finalement ils ont été écartés.

Le régime chancelon de Teréron aurait pu adresser signal en disant on va chercher un réformateur quelqu'un alors Ratami et Moussavi sont assez âgés mais peut-être que dans ce mouvement euh des réformateurs, ils auraient pu trouver quelqu'un de plus souple. Non, ils vont choisir les durs du régime pour succéder à à la Ran. Ce que je trouve intéressant dans le profil, excusez-moi, Sarah, de de Rally Baf, c'est pardon, mais c'est ce que vous disiez tout à l'heure très justement, c'est que c'est un corrompu et donc pardon mais il venait d'avoir en 2022, je lisais ça dans grand continent, il venait d'avoir le layed gate donc toute la famille revenait de Turquie avec plein de de nourriture de de d'achat de tout c'est tout ce Ah ou non, pour se défendre.

Ils ont dit "Non, non, mais vous avez l'impression que c'est tout ce dont le peuple iranien n'a pas, qu'on l'a rapporté nous de Turquie que pour notre famille." Non, mais c'est juste parce qu'il y avait une naissance et c'est les Yed Gate. Et donc tout le monde s'est foutu de sa figure en Iran parce qu'ils ont bien compris que c'était pas les gate gate, mais il a fait quand même passer son fils devant les caméras en disant "Non, mais c'était pour des layettes et cetera." Donc, tout le monde se moque de Ralibaf parce qu'ils savent que c'est incorrompu.

Et je trouve que c'est intéressant quand même qu'ils appuyent là-dessus parce que on se dit que leur seule levier au fond, c'est de se dire qui acheté quoi. Exactement. Qui acheter ?

Messieurs, si vous nous rejoignez, regardez ces images. Cet homme s'appelle Mohamed Bager Gibal et il est celui selon des infos. Galiba pardon Galibaf, il est comme très bien, il est celui qui aurait été choisi par l'administration américaine pour ben pour être l'homme fort qui incarne le pouvoir de la République islamique d'Iran pour diriger un nouvel Iran un peu plus conforme aux exigences américaines.

Premier point et je vous rappelle également si vous prenez notre émission en cours qu'il y a un autre homme qui a le même prénom que lui Mohamed Bager mais lui il s'appelle Zolgadre et Mohamed Bager Zolgadre dont vous allez voir maintenant les le visage c'est lui cet homme au visage rond lui c'est le vrai nouvel homme fort du régime islamique qui vient il y a quelques minutes d'être nommé par la les gardiens de la révolution la République islamique d'Iran c'est lui le patron désormais on parle plus tellement de mtaaba c'est vrai c'est lui le patron de l'Iran et c'est un laïque hein, c'est pas un religieux, c'est c'est un militaire, un gardien de la révolution carrière. Donc voyez, il y a eu deux il y a deux choses importantes. Cet homme, le nouvel homme fort et celui qu'on vous montrait juste avant mais qu'on va vous remontrer maintenant qui est celui que Donald Trump aimerait voir au pouvoir parce qu'il estime que ce serait plus facile avec lui de parler, de négocier.

D'ailleurs, il n'est pas impossible qu'il soit en ce moment même Trump et l'administration américaine en train de parler avec lui, avec cet homme qui s'appelle Galif. Et alors par de parler avec une autre personne, c'est le ministre des affaires étrangères Araji. Aujourd'hui, dans la presse israélienne Idotonut plus précisément, il y a eu des révélations comme quoi le ministre des affaires étrangères iranien Abbas Aragji aurait envoyé un message à l'administration américaine à Steve Witkof principalement en lui disant que le guide suprême MTA accepte les négociations.

Donc il faut vraiment faire attention à tout ce qu'on dit. C'est c'est Archi qui dit oui aux négociations, Galibav qui rejette les négociations. Eux aussi, ils sont dans le bluff perpétuel et ils ont un double discours.

Évidemment qu'ils aimeraient bien arrêter cette guerre parce qu'il y aura que des bénéfices pour eux. Ils auraient prouvé qu'ils se sont maintenus dans le pouvoir, qu'ils ont tenu tête aux États-Unis, aux Israéliens, aux pays du Voilà, beaucoup des États-Unis ce que Donald Trump bluffent quand il dit "Oh là là, pendant 4 ou 5 jours, j'arrête les frappes sur l'Iran." Voyez 4 ou 5 jours, c'est le temps qu'il faudra à ces nouveaux bâtiments pour arriver sur site des bâtiments remplis de commando de marines.

Voilà, Bertrand Galichet est là, le général Benoît Durieux, Sarah Safari franco-iranne, Renault Pila, Isabelle Saport, nos éditorialistes et Grégory Philips du service international. Il faut qu'on parle Magalie Lunel, il faut qu'on parle de ce qui se passe en Israël. Oui, parce qu'en attendant l'Iran, elle nearrête pas ses frappes.

Elle continue d'envoyer des salves de missiles sur l'état hébreu. Vous le voyez sur ces images extrêmement impressionnante. On est dans un quartier de Telé Aviv et regardez cette cet immeuble.

Euh, les dégâts sont extrêmement importants. Il y a plusieurs blessés et donc Betsabé Salem en tout cas vu de France que les frappes finalement ces frappes iraniennes passent de plus en plus. Elles arrivent au sol de plus en plus facilement.

Oui, je vous avoue que c'est l'impression qu'on a aussi ici à Telvivive où le cœur de Telvivive à nouveau a été touché par un missileanien. Alors le trou, le cratère qui était formé par l'impact a été presque entièrement rempli. Mais regardez l'immeuble qui a été percuté par l'explosion.

On voit plusieurs facettes de l'immeuble qui ont été gravement endommagé voire complètement détruites avec des dégâts sur de dizaines de match. Je peux vous dire que l'explosion ce matin est extrêmement forte. Et regardez par exemple de l'autre côté de la rue, on est déjà à une centaine de mètres liord de l'onde de choc.

Alors ça c'est le genre de dégâts qu'il y a dans la plupart des appartements. On est rentré dans plusieurs appartements des immeubles adjacents. Voilà les gens qui ont du verre partout par terre.

L va vous montrer le plafond de ce rez-de-chaussée. Donc qui en fait a été percé. Tout ça c'est à cause de l'onde de choc. qui a eu une explosion très forte sur place des voitures qui ont pris feu.

Mais donc tous ces dégâts, ça a été créé par la force de l'impact. On parle d'une charge explosive d'au moins une centaine de kilos. Alors c'est pas clair si ce missile a été à moitié intercepté.

L'ogive va a été partiellement neutralisé. Peut-être qu'il s'agit d'un missile à fragmentation avec deux ou trois oges de ce type, sachant qu'il y a à la fois d'autres impacts mais pas les mêmes dégâts. Donc pas mal de mystères autour de ce missile en question mais comme vous l'avez dit l'impression que ces derniers jours et bien de plus en plus ces missiles persent la défense israélienne.

Alors ça Betsabé ça c'est la question centrale. Je sais que vous parlez tous les jours à des officiels. Je sais que vous parlez tous les jours à des Israéliens de la rue.

Quelle est votre perception ? Est-ce que sur ces missiles qui arrivent à destination plus fréquemment aujourd'hui qu'il y a 20 jours, est-ce que c'est parce que les protection, les interceptions de missiles côté israélien sont moins performantes ? Est-ce que c'est parce que les Iraniens sont devenus meilleurs et sont un peu plus tactiques, stratège, roublard dans la façon de cibler tel aviv ou Israël ?

Quelle est votre perception ? Pourquoi est-ce que ça tape plus aujourd'hui qu'avant ? Alors, malheureusement, j'ai une réponse qui me frustre moi-même énormément, c'est que je ne comprends pas vu que le nombre de missiles qui sont tirés quotidiennement par l'Iran ne sont pas en augmentation, que les missiles qui sont tirés par l'Iran ne sont pas nouveaux et que la défense israélienne ne manque pas de missile de défense. qui semble peut-être la solution la plus probable, c'est une de celles que vous avez évoqué, c'est que peut-être l'Iran a une nouvelle stratégie qui m'échappe, hein, parce que là, on rentre vraiment dans la complexité de de la défense.

Mais peut-être qu'ils arrivent d'une façon ou d'une autre en coordonnant avec le Esbola qui d'ailleurs en même temps tire sur le terrain et peut-être ils ont trouvé effectivement un moyen de de passer à travers les mâles de cette défense. C'est difficile. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que le nombre de missiles en question comme vous l' comme je vous l'ai dit n'a pas augmenté.

Euh la défense est sur le kil et on n'assiste pas à des salves de plusieurs dizaines de missiles. Peut-être que c'est une question de probabilité mais en tout cas c'est vrai que ces derniers jours, on a l'impression que de plus en plus des ogives, des débris font des dégâts. Cela dit, en terme de victimes, peu de victimes et ce matin ne serait-ce que quatre blessés à cause de l'inhalation de fumée.

Donc on reste même s'il y a des dégâts considérables et on l'a dit impressionnant en terme de victime, la défense israélienne, on peut dire fait son travail. Merci Salem. Ça c'est intéressant Renault Pilar parce que tout doucettement est en train de s'installer l'idée auprès des opinions publiques que Israël n'est plus un sanctuaire.

Israël est frappé. Les images que nous montre Betsabé là à l'instant en direct, ce sont les mêmes que celles que nous a montré Sios Gazi le correspondant de Radio France internationale à à Terup. Non, moins importante.

Non, mais ce que je veux dire c'est que il y a des débris, il y a de la casse, il y a moins de morts on l'a compris mais ça n'est plus un sanctuaire. de dont on parlait qui était très efficace pour les petites bombes ou les roquettes qui venaient duboll là. La réalité face à ça, ben c'est c'est c'est moins c'est moins imperméable.

Raison, vous avez raison. Rappelons quand même 1300 morts pour l'instant en 3 semaines en Iran. Le bilan est catastrophique.

Attention, attention. La différence c'est c'est c'est pas les frappes. La différence c'est les bunkers.

C'est les les banqueurs que dont disposent les Israéliens avec les sirènes pour aller tous aux abris pendant les bombardements alors qu'à Teran il y a rien de il y a rien de comparable. Strictement rien de comparable. Je lisais avant de venir sur le plateau les premières indications de ce qui s'est passé ce matin.

En toute laïcité, c'est un miracle bien sûr qu'il ait pas eu des morts. Si jamais le système de de d'alerte n'avait pas été n'avait pas été respecté, l'immeuble, on pourrait avoir des dizaines de morts. Et là, effectivement, ça aurait été catastrophique que des blessés.

Mais ce qu'il y a de ce qu'il y a de dingue, c'est que effectivement il y a beaucoup moins de missiles iraniens mais ceux qui passent sont extrêmement durs apparemment à intercepter. Et le débat et on on en saa plus cet après-midi plus tard, les munitions, est-ce qu'il y en avait trois de 100 kg beaucoup plus fortes plutôt que 80 sous munition dans un missile ? En tout cas, ça arrive à à passer. la défense isra la défense israélienne l'objectif épuiser la population israélienne.

Ils sont habitués à la résilience mais je peux vous dire que l'état d'urgence a été prolongé jusqu'à mi-avril après école fermé pas de rassemblement les visos pour les étudiants et les enfants, ils sont épuisés. C'est la stratégie de l'Iran, de d'épuiser la population israélienne. Et le régime qui envoie un autre message.

Nous ne sommes pas morts. On est capable de remplacer [musique] les responsables les uns après les autres malgré le fait qu'il soit tué. Ali Laridani tué il y a tout juste [musique] une semaine vous le savez bah c'est a été remplacé par cet homme on l'a appris il y a quelques minutes.

Qui est-il [musique] ? Qu'est-ce que ça renvoie effectivement ? Est-ce que le régime est en train de se durcir de se direcir ?

C'est des questions qu'on se pose dans un instant à tout de suite. Il s'appelle monsieur Zolgadre mesdames messieurs. On vous [musique] racontera son pédigré.

Comment vous dire les choses ? pas un démocrate social à tout de suite. Mesdames, messieurs, vous avez le droit de savoir vous avez le droit de savoir qui est autour de la table en direct sur LCI.

Il y a Bertrand Galichet, grand reporter, spécialiste des relations internationales, Sarah Safari, condondatrice de femmes azadi et et francoiranne, Renault Pila, Isabelle Saporta, nos éditorialistes, Magalie Bartès qui est [musique] avec nous du service international del LCI, Magalie Lunel, la coprésentatrice de cette grande émission que vous regardez tous les jours de midi à [musique] 14h30. Et nous sommes également avec Rapha Jérusalem, ancien officier de renseignement qui est avec nous et que je je salue. Nous serons rejoints dans un instant d'ailleurs par le général François Chauvancy, consultant géopolitique d'CI que j'ai vu que j'ai écouté ce matin dans ma voiture sur Sud Radio.

Il nous fait des infidélités. On va on va le lui reprocher tout à l'heure. J'embrasse d'ailleurs au passage nos confrères de Sud Radio.

Bon il faut qu'on parle. Voilà, on préparait tranquillement notre émission avec Magalie. Faut faut vous dire que la routine depuis le début de cette guerre a totalement dispou.

Il y a plus de routine. On est prêt à déchirer toutes nos notes et à repartir à zéro à tout instant. Et lorsque nous avons appris juste avant qu'on prenne l'antenne que ça y est, les Iraniens venaient de nommer un successeur Ali Larij et ce successeur, on a découvert le nom difficile à prononcer, Mohamed Bager Zol Gadre.

C'est bien ça. Vous allez voilà son visage. C'est un pur et dur. du régime, un gardien de la révolution, quelqu'un qui a participé vraiment à des répressions pour parler gentiment parce qu'on pourrait peut-être utiliser un autre terme que répression.

Bon, on va utiliser celui-là des répressions très dures contre le peuple. Voilà. Oui, on peut dire voilà des massacres.

Voilà, c'est c'est le mot auquel je pensais. Et voilà, il s'appelle Zolgadre et pour certains observateurs, il est même plus dur que ses prédécesseurs et que Ali la Rijan. Voilà.

R Ben justement, on va interroger Raphaël Nessé. D'abord, est-ce que pour vous, c'est un message du régime iranien peut-être envoyé et aux États-Unis et à Israël ? Vous tentez et on peut remplacer même par des plus durs.

Oui. Alors, c'est bien sûr un message, c'est quelqu'un qui est extrémiste encore plus que les autres, ce qui n'est pas peut dire. Euh et en fait, on assiste effectivement à un durcissement euh de la position iranienne au moment euh où Donald Trump euh voudrait euh plutôt se montrer plus coulant.

Euh ce qui est intéressant, c'est que ce personnage est en fait euh un un fond euh il est mis en reemp euh euh ce poste euh et secondo, il est probablement téléguidé, télécommandé euh par d'autres plus puissants que lui au sein euh des gardiens comme une figure importante certes, mais qui n'est pas la plus puissante et la plus importante des gardiens de la révolution. Et ça montre quand même que aujourd'hui en fin de compte l'Iran n'est plus géré par les Molas, par les religieux mais bien par euh les militaires des gardiennes de la révolution. Raphaël Jérusalemine, un petit détail sur cette photographie.

Euh euh cet homme qui vient du monde des gardiens de la révolution a une bague et j'ai observé que ce type de bague était fréquemment sur les les doigts des gardiens de la révolution euh ou ou des durs du régime. Ça vous parle, ça vous dit quelque chose ? Oui, je suis d'accord avec vous.

Je ne saurais pas vous préciser la signification. C'est une sorte de [raclement de gorge] signe de de reconnaissance. J'imagine qu'il y a une signification peut-être du port de la bague et du type de bague, mais je n'ai pas l'information là-dessus.

Nous nous avons je pourrais m'en renseigner pour la prochaine émission. Ouais. Nous nous avons eu un jour quelqu'un qui est venu ici qui était assez proche de la République islamique d'Iran, semble-t-il, il m'a semblé et qui portait cette bague et quand voilà, je lui quelques temps plus tard, il l'a enlevé.

Enfin, il y a il y a quelque chose, vous avez des éléments mais ça me paraît assez important. Ce sont des bacs qui sont généralement portés par les grands dignitaires et les religieux chiites pour une protection divine. Pour une protection divine.

Donc c'est un signe voilà, c'est un signe religieux. Juste un mot sur ce profil parce que Raphaël Jérusalem bien évidemment vous vous restez avec nous, on a d'autres questions mais Sarah Safari vous le connaissez vous ce Oui, c'était c'était un commandant militaire de la des gardiens de la révolution au tout début. Donc c'est un c'est un biberon de des gardiens de la révolution proche aussi de Khamenei.

Il a été à la tête du conseil de discernement de l'intérêt supérieur de la République islamique depuis 2020. Donc protéger les intérêts de la République islamique aussi. Et voilà.

Et c'est ce qu'on voit aujourd'hui. Ils vont aller chercher encore plus dur que dur parce qu'il en existe encore malheureusement quelques-uns. Et on lesion ce ne sont plus des molats mais ce sont des commandants donc avec des timents parce que ce ne sont que des pions généralement ils restent pas très longtemps.

Mais ce que ça veut dire ce régime est en train de changer si c'est plus des molas à la tête et des militaires ? Non, mais parce que ce régime est en train de se durcir, c'est-à-dire qu'au fur et à mesure que les cadres sont éliminés, certains qui ont quand même été des négociateurs avec les occidentaux, mais on voit que c'est pas cette ligne du tout que choisit le régime quand il remplace les cadres éliminés, mais en mais aller justement vers les militaires, vers les gardiens de la révolution, vers les anciens de la guerre Iran Irak. Donc vraiment, on vient à l'origine même de cette République islamique et on met sur le devant de la scène en effet des les radicaux parmi les radicaux et c'est vraiment ce ce qui frappe, c'est en fait le repli de cette République islamique sur elle-même et sur ces éléments les plus radicalisés.

Je viens vers vous dans un instant, Bertrand Galicher, mais je profite de la liaison que nous avons avec Raphaël Jérusalemi, ancien officier de renseignement. Raphaël Jérusalem. Si jamais parler des Iraniens qui selon l'administration américaine sont très soucieux de parler qui parlent beaucoup qui décrochent beaucoup leur téléphone.

Si jamais Raphaël Jérusalem la guerre s'arrêtait dans les prochains jours, mais ce serait un échec terrible. Voilà donc euh un nouvel homme fort atérant qui est plus dur que ses prédécesseurs. Euh il n'y a pas eu de d'objectif atteint en matière de de de d'uranium enrichi euh qui sert à fabriquer la bombe atomique.

Enfin je je je je je je me dis que on est au milieu du gay et que là ce serait tragique pour Israël et pour les États-Unis que la guerre s'arrête tout de suite. Je sais que c'est très impopulaire d'être pour la guerre. pas spécialement va en guerre mais ça n'aurait aucun sens.

Tout ce qui aurait tout ce qui a été fait n'aurait pas de sens. Raphaël Jérusalem. [raclement de gorge] Oui, vous avez tout à fait raison.

Euh sans la chute du régime, tout cela ne sert absolument à rien. Euh le régime qui soit des molats ou des gardiens d'évolution ne désarammera jamais euh de la véléité de produire de l'uranium enrichi pour nucléaire militaire, de produire des missiles balistiques et des drones envutus. En voilà.

La seule façon de se prémunir de cette menace qui est une menace euh aujourd'hui, on le sait de d'ordre global international, c'est la chute du régime. Autrement, s'il y a pas un nouveau régime plus conciliant, euh plus modéré, plus démocratiquement choisi, euh une la menace durera. C'est-à-dire que tous les acquis militaires ne vaudront rien.

On aura juste retardé, abîmer la puissance militaire iranienne pour un an, pour 2 ans, mais c'est tout. Et donc c'est vous avez tout à fait raison, il faut aller jusqu'au bout. Aujourd'hui, s'arrêter maintenant, c'est un échec.

Bon, je ne crois pas qu'on va s'arrêter maintenant. Je ne crois pas non plus que même si Donald Trump se dégonfle, les Israéliens eux euh continueront avec d'ailleurs ou sans sa permission, même si nous dépendons d'eux pour les munitions à savoir si on va arriver à quelque chose. Car en fin de compte euh vous savez les conditions qui vont être exigées par la Maison Blanche pour incesser le feu ne seront pas acceptés par les Iraniens.

Et donc je on est loin loin encore de l'arrêt des combats à mon avis. Bertrand Galicher, grand reporter et spécialiste des relations internationales. Même question, même question.

Ça n'aurait aucun sens aujourd'hui de négocier. Puis de toute façon, on voit très bien que les les Iraniens ne vont pas dire "OK, on arrête de fabriquer des missiles, OK, on arrête de fabriquer la bombe atomique, cette course, non, on arrête tout." On arrête tout.

C'est pour ça que l'opération militaire américaine semble très ératique au point où nous en sommes après 3 semaines de guerre. Et ce que l'on vient de dire et d'analyser, je crois que tout le monde peut se retrouver là-dessus, c'est-à-dire à la fois la place croissante prise par les gardiens de la révolution à supposer qu'il n'ait jamais euh occupé une autre place. et en même temps la radicalisation extrêmement forte avec ces nominations parce que il y a ce nouveau patron du Conseil de sécurité nationale qui a un passé quand même assez lourd effectivement en terme de répression est proche de Raménéi et proche vraiment des plus durs du régime.

Donc c'est un signal naturellement envoyé aux Américains et aux Israéliens. Et puis l'autre question c'est de qui est-il l'homme en réalité ? parce que il peut y avoir des figures qui sont mises en avant et qui sont seulement des peut-être pas des des pions ou des marionnettes mais en tout cas des figures emblématiques derrière lesquelles se cachent d'autres personnes.

Et puis il y a un personnage montant dont on parle beaucoup ces derniers temps, c'est le président du parlement Mohamed Ralif qui lui aussi a un profil extrêmement inquiétant mais qui a un profil un peu différent parce que il a été maire de Teran pendant 8 ans vo on le voit pendant que vous parlez hein. Et il est l'homme qui intéresse les Américains et auquels les Américains pourraient parler. Si c'est le cas, ça serait quand même assez catastrophique pour la population iranienne et pour l'avenir de l'Iran.

Parce que il a une particularité, ce Mohamed Khalibaf, c'est non seulement d'avoir été proche de toutes les exactions commises par le régime, mais aussi d'être un businessman. Il a beaucoup transformé Tran, il a fait construire des tours partout, il a fait construire des autoroutes. Et donc ça ça parle ou ça peut parler à Trump le fait d'être dans l'immobilier.

C'est l'homme de Donald Trump. C'est la question qu'on se pose effectivement depuis ce matin parce que Donald Trump en a parlé hier. Évidemment, ça reste un homme mystérieux, un homme mystère pardon, il a pas donné son nom.

Mais tout de même, le président américain a bien confirmé qu'il y avait un interlocuteur. Écoutez-le. Avec qui Steve Witkov parle-t-il ?

Avec un haut responsable. N'oubliez pas que nous avons éliminé les dirigeants à trois reprises. Nous avons affaire à l'homme qui, je crois, est le plus respecté. et qui est le vrai leader.

Vous savez, c'est un peu compliqué. Nous avons éliminé tout le monde. S'agit-il du guide suprême ?

Non, ce n'est pas lui. Voilà, ce n'est pas, il le dit hein, ce n'est pas Moabba Ramenai. On voit qu'il est totalement hors jeu maintenant le nouveau guide suprême parce que ben il y a toujours pas de preuve de vie.

Donc on sait pas en Russie en train d'être soigné. Donc personne le sait, donc c'est pas lui. Est-ce que ça peut être effectivement le président du parlement iranien à l'instant ?

Galichet dit si c'est le cas, ce serait une catastrophe pour le peuple iranien. Ça peut être lui, ça peut être aussi Abasarchi qui est le ministre des affaires étrangères parce que c'est le seul négociateur et c'est la seule personne qu'ils avaient jusqu'à maintenant au bout du fil aussi, faut pas l'oublier. Alors oui, effectivement Rali Baf et à ses mains tachées de sang du peuple iranien aussi.

C'est lui qui avait ordonné euh à ligoter les étudiants en 99 et 2003 et de les jeter euh au-dessus par-dessus les toits des université lorsqu'ils se sont révoltés contre le régime. Déjà à l'époque, on on avait jeté les étudiants depuis les les balcons des étages élevés de des universités iraniennes. Oui.

Oui. Oui. Et il faisait partie des donneurs d'ordre à l'époque.

Donc il est très très conservateur. Il a été très très proche de Hamenéi. Vraiment c'est un peu comment on dirait ?

Ce sont un peu ces bébés, tous ces gens qui prennent le pouvoir aujourd'hui. Et vous les termes, les termes revêtent un sens, c'est en Iran. En Iran, tu es conservateur, c'est toi qui jette les étudiants par-dessus les les rambardes des balcons.

Effectivement très corrompu comme vous disiez déjà, il a construit énormément de tours et d'autoroutes et d'hôpitaux mais tout ça s'est avéré qu'effectivement il y a énormément de corruption derrière. La moitié des tours qu'il a construit se sont effondrés aussi. On lui doit euh une tour qui s'est effondrée il y a pas très longtemps dans les années 2000. justement c'était un centre commercial où ça s'est effondré parce qu'en fait il n'y avait aucune norme. très corrompu businessman peut-être mais encore quelqu'un qui a du sang du peuple iranien sur les mains et et donc bien évidemment parce que c'est la question de Magali quand quand vous quand vous voyez tous les dimanches dans ces manifestations en en Europe, aux États-Unis, au Canada de la diaspora iranienne à Paris quand vous voyez tous ces gens qui qui pleurent et qui disent "Cette fois c'est peut-être la bonne, il faut aller jusqu'au bout pour libérer l'Iran." Vous vous dites en voyant ça euh tout ça pour ça c'estd qui dit c'est peut-être avec lui qu'il faut ou alors ou alors peut-être que c'est du pragmatisme peut-être que Trump se dit je n'arriverai pas à installer Rap à la vie en Iran àan par conséquent il vaut mieux un type du régime qui c'est très bien qu'ils veulent pas pouvoir négocier avec eux parce que de toute façon ils vont jamais dire oui au point de négociation.

On a bien vu que toutes les négociations qui a eu lieu ces dizaines dernières années n'ont rien donné. Les missiles balistiques sont passés de 2000 km à 4000 km. Le l'enrichissement du nucléaire, c'est encore euh c'est encore accenté par le régime iranien.

On va voir ils ont morflé on voir. On voir. Est-ce que c'est une manière encore plus forte de dire "On sait très bien que vous allez pas dire oui donc vous tapez plus fort et ça va aller plus vite cette fois-ci parce que Donald Trump n'a pas dit qu'ils allaient arrêter les les frappes pendant 5 jours.

Il a dit qu'il allait arrêter les frappes sur les sites énergétiques. Parce que pendant ce temps-là, pendant que nous sommes en train de parler, les frappes israéliennes continuent à taper encore sur les forces des bassides et des gardiens de la révolution. Ils ont quasiment plus de commissariat aujourd'hui pour se pour s'y retrouver que ce soit les gardiens de la révolution ou les basides.

Ils dorment dans les métros. Donc la peur commence à changer de compte de ce côté aussi. Même si d'extérieur vous voyez que les conservateurs prennent du pouvoir, les forces répressives, elles à l'intérieur sont en train de petit à petit s'assécher parce que les gens ont peur.

Les gardiens de la révolution commencent à avoir peur. Sans sans parler de la paranoïa, c'est très important ça, Raphaël Jérusalemie, la paranoï au sein du régime, c'est-à-dire on doit se dire du côté des gardiens de la révolution, tiens, avec qui parlent les Américains ? Est-ce que cette nomination d'indure du régime a du sens ? ou est-ce que c'est simplement un artifice ?

Parce que pendant qu'on on nomme un dur, il y a des gens de chez nous qui sont en train de parler avec les Américains, il doit y avoir une espèce d'énorme paranoïa au sommet de la hiérarchie de de Tan et de de l'Iran qui doit rendre les choses très difficiles parce que ça on le sait pas nous on n'en parle pas, on n pas des des diplomats irraniens qui viennent nous raconter les dessous des des cartes, mais il doit y avoir cette trouille, cette paranoïa énorme à Teran. Oui, et nous nous amusons beaucoup avec ces chasses aux sorcières que nous provoquons en faisant circuler des rumeurs. On est arrivé à un point où la Tol n'avait un peu pratiquement plus confiance en personne de son entourage parce queon laissait entendre par des moyens différents que celui-ci ou celui-là négociait effectivement derrière son dos avec l'opposition ou avec les Américains, ne serait-ce que pour sauver sa peau.

Aujourd'hui, je l'ai là, on va pas la la dévoiler de nécessairement, mais une liste de personnalités iraniennes qui sont pour l'instant à la demande de la Maison Blanche épargnée des éliminations ciblées qu'on avait prévu pour elle à court terme. Et donc effectivement, le président du Parlement entre autres est pour l'instant épargné. Le ministre des affaires étrangèresiens, vous le voyez, euh va se déplacer librement au Pakistan ailleurs.

Il ne sera pas inquiété ni éliminé. Il est c'est une façon aujourd'hui en fin de compte si vous êtes dans l'équipe de négociation avec Donald Trump de sauver votre peau. Pour ma part, Donald Trump a entamé ses négociations pour une seule raison : calmer les marchés financiers mondiaux. dans la mesure où il va déclarer qu'il y a une possibilité euh de désescalade, c'est juste pour calmer euh les flambées euh du prix du pétrole et euh les spéculations à tir la rigo qu'il y a maintenant sur les marchés financiers.

Et entre-temps, du côté iranien, on l'a dit sur le plateau avec beaucoup de justesse, euh ces personnages-là ne accepteront jamais les conditions qu'on va leur imposer pour incesser le feu. Et même s'il les acceptaient, on pourrait pas les croire. Ils sont zéro fiables.

Ils ont montré euh durant toute leur carrière qu'ils étaient des personnages véritablement les derniers avec lesquels vous voulez négocier même le bail de votre location d'un studio. Voilà. Je rappelle Jérusalem mais juste pour revenir sur cette liste en fait de de dignitaires iraniens qui ne seront pas tuer parce que Trump en fait retient votre main.

Est-ce que il vous leur faites savoir, vous leur dites attention, soit vous êtes avec nous et vous ne serez pas tué et nous avons la liste, soit vous êtes contre nous et c'est parti. Est-ce qu'ils le savent ? Oui, ils le savent.

Nous nous sommes aimables avec la Maison Blanche bien sûr, mais il y a une liste et les personnages que vous venez de citer sont bien sûr sur la liste et même en priorité à partir du moment donné où on aura le feu vert. Pour l'instant, comme je l'ai dit, Donald Trump l'a dit d'une façon amusante. Oui, vous m'éliminez à chaque fois les gars avec qui je veux négocier.

Laissez-moi en quelques-uns. Je prends un exemple. Said Jalili qui est beaucoup plus discret que tout cela.

C'est quelqu'un qu'on aurait pu éliminer et qu'on a pour l'instant donc laissé vivre entre guillemets. Mais bon, c'est une demande de la Maison Blanche. Ces personnes sont sur une liste don ils savent très bien que tôt ou tard on arrivera à les atteindre si nécessaire. entre guillemets pour répondre à la question du tout début et de la bague que porte donc le nouveau dirigeant iranien, une chose est certaine, il porte en fait une turquoise et donc la couleur bleue de cette turquoise, c'est contre le mauvais œil.

C'est pour se prémenevenir donc de la malchance. Euh on va voir si ça va l'aider euh dans les jours qui viennent. Mais Rapha, [rires] Rapha et Jérusalem peine voilé quand même.

Raphaël et Jérusalemie, c'est toujours extrêmement précieux de vous avoir parce que vous parlez très librement. Euh est-ce que vos propos et on le voit dans la presse depuis quelques heures, on voit bien que désormais les intérêts entre Israël et Trump, les États-Unis divergent complètement puisque Trump a effectivement besoin de terminer très vite sa guerre, trouver une porte de sortie parce que pour l'instant les points n'étaient pas atteints. Pression des pays du golf, pression de tous les marchés économiques mondiaux et pression du pétrole.

Donc les intérêts divergent. Est-ce que vous vous pourriez si dans quelques jours il y a et on sait pas peut-être que les Iraniens vont dire oui à la fin du nucléaire pour l'instant, oui au au missile euh balistique un petit peu en pause. On ne sait pas ce que ça va donner.

On sait jamais l'avenir. Est-ce que vous pourriez Israël continuer cette guerre sans les armes américaines ? Ça serait pour vous un coup très dur.

Vous avez tout à fait raison. sans les munitions américaine, on aura du mal à continuer et on en a besoin non seulement pour l'Iran, mais pour les autres fronts malheureusement auquel nous avons à faire face. Et nous avons besoin de ces munitions, que ça soit même de des munitions de défense inclus le dô de fer ou des munitions d'attaque.

Nous avons absolument besoin. Nous avons en ce moment besoin de la présence massive américaine en Méditerranée et de la 5e flotte dans le golfe Persic pour nous protéger des menaces balistiques. Et donc nous avons absolument besoin des Américains.

Il y a cette dépendance. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs il y a un immense programme de développement de l'industrie militaire en ce moment en Israël, encore plus qu'avant pour être le le plus autonome possible. Car imaginez-vous aussi à la fin du mandat de Donald Trump, il se peut qu'un nouveau gouvernement américain démocrate très à gauche prenne le pouvoir et nous coupe le robinet.

Donc nous sommes conscients de ce risque. Je terminerai juste si vous permettez. Pourquoi ?

Pourquoi Trump vous lâche ? Non, je pense pas qu'il nous lâche. Il a des intérêts et un agenda qui est différent d'une autre.

Je peux vous garantir qu'il y a des différences entre la Maison Blanche et Jérusalem, mais qu'elles sont discutées et coordonnées. Il y aura donc on va harmoniser les façons d'agir de l'un et de l'autre en fonction des intérêts de l'un et de l'autre. Nous n'avons pas le même objectif final.

Nous n'avons pas le même agenda, c'est vrai, mais nous avons quand même travaillé main dans la main jusqu'à présent. Je pense que c'est on est on est quand même encore très très loin très très loin d'un cesser le feu et beaucoup plus proche d'une escalade encore plus grande. De deux petites questions très courtes.

Un est-ce que Israël s'associerait en fin de semaine ou plus tard à une opération au sol en mettant aussi avec les Américains des troupes au sol des commandaos ? C'est possible ça ? Oui non ?

Oui, c'est possible. Les forces spéciales, je on parle pas de de forces massives, hein, euh mais des forces spéciales pour une opération spécial euh/ash uranium rich par exemple. Oui, bien sûr. 2è question, avez-vous des nouvelles de Mabar Aménéi ?

Où est-il ? Non, euh moi non plus. Je pense que maintenant on peut vraiment dire que il est assez neutralisé.

Donc même s'il est le guide suprême, il est le guide suprême dans son bunker. Euh et pas plus loin. Merci Raphaël Jérusalemmi.

Merci à vous. Bertrand Galichet, vous souhaitiez réagir. Oui.

D'abord pour euh compléter peut-être dire il y a deux sujets. Il y a le sujet est-ce que les États-Unis vont arrêter la guerre et quand et le fait que les États-Unis continuent ou pas à soutenir Israël dans sa lutte contre l'Iran et dans sa lutte contre le Esbola. Sur le premier sujet, c'est vrai que c'est un une question euh légitime qu'on peut se poser en tant qu'observateur.

Après, c'est pas parce que les États-Unis se retireraient de la guerre en Iran qu'il couperait le robinet de l'alimentation en munition et en armes d'Israël. Ce sont deux sujets parallèles. Après, sur la question aussi des négociations, on a vu cette déclaration de Trump qui a été aussitôt démenti par les Iraniens et ça c'est très intéressant, mais qui a eu un effet immédiat marchés pétroliers et sur les marchés financiers et ça a été quasiment mécanique.

Donc ça c'est très intéressant. Mais jusqu'au jour d'aujourd'hui, rien ne prouve qu'il ait le moindre début de commencement d'une négociation et on ne sait pas d'ailleurs qui pourraient être les [raclement de gorge] interlocuteurs. Donc je pense que là, il faut être très prudent aussi.

L'interlocuteur effectivement qui a été cité, c'est Arakchi, le ministre des affaires étrangères qui lui serait un interlocuteur présentable pour la communauté occidentale. Il a notamment beaucoup travaillé au moment des négociations précédentes sous l'égide de Doman. Mais ça ne veut pas dire que il serait accepté par le cœur du régime.

Et au fond, c'est ça finalement le sujet principal. Alors juste, vous parliez de l'annonce de Donald Trump, on va le réécouter le président américain parce que c'est à la surprise générale hier via son réseau social, il annonce une trêve de 5 jours parce qu'il y a des négociations en cours et dit-il elles sont fructueuses. Il l'a confirmé un peu plus tard lors d'une conférence de presse.

Comme je l'ai dit, il y a des discussions entre l'Iran et les États-Unis depuis 2 jours. J'ai demandé au ministère de la guerre de suspendre pour le moment les frappes car si un de nos puissants missiles arrive sur leur sol, il ne reste plus que de la poussière. Mais nous pouvons arriver à un accord qui peut découler de ces discussions.

De très bonnes discussions. Il faut que vous compreniez que ma vie entière n'a été que négociation. Et avec l'Iran, cela fait longtemps que nous négocions.

Cette fois-ci, c'est du sérieux. Il faut avouer que hier lorsque nous avons vu ça, beaucoup de commentateurs y compris ici ont dit il est peut-être comme disent mes enfants, il mitonne hein. C'est peut-être une exagération ou une invention de Donald Trump, il est capable de le faire sur ses négociations.

Bon, on sait aujourd'hui de façon quasiment certaine que ça parle beaucoup entre l'Iran et des intermédiaires et donc les Américains. Et donc ça n'était pas une invention ou des fades ou des farioles de Donald Trump. Il y a vraiment des gens qui parlent.

On va voir Nivin tout suite. Nivine. Oui.

Parce que apparemment c'est une photo. Rien qu'une seule photo explique tout. Nivine.

Ah la photo qui explique tout. La photo qui explique tout. Bien cette photo la voici.

Alors on y voit quoi ? Et bien quatre hommes installés confortablement dans des fauteuils. Rien d'exceptionnel.

Sauf qu'évidemment ces hommes, ce ne sont pas n'importe qui, ce sont des ministres. les ministres des affaires étrangères de quatre pays de l'Égypte d'abord que vous le voyez juste là, de la Turquie bien évidemment, de l'Arabie Saoudite et enfin du Pakistan. Cette photo, elle a été prise à Riad jeudi dernier, le 19 mars, lors de pour parler au sujet de la guerre en Iran.

Et pendant cette entrevue et bien l'Égypte a annoncé avoir trouvé un interlocuteur, un interlocuteur solide parmi les gardiens de la révolution. L'Égypte aurait également proposé et bien un accord pour un cesser le feu, ce qui évidemment change la donne parce que ça signifierait et bien que la voie diplomatique, elle est encore possible. Lorsque Donald Trump a eu vent de ses pourparler et bien il aurait fait volte face et opté pour la voie diplomatique plutôt que pour les frappes selon elle pourrait avoir lieu en Turquie ou au Pakistan.

Washington en tout cas a donné son accord et c'est Steve Whtkof et Jarette Kuchner, le gendre du président Trump qui pourrait représenter les États-Unis, voire même Jilly Vens, le vice-président américain. Si un accord en tout cas est imminent, et bien ce serait directement le vice-président américain qui ferait le déplacement soit en Turquie, soit au Pakistan. Parmi les sujets qui pourraient être abordés évidemment un cesser le feu mais pas que parce qu'il aurait été également question du D3 d'Ormouse.

Les quatre ministres des affaires étrangères auraient proposé par exemple de mettre en place un comité neutre pour sécuriser le passage maritime des bateaux commerciaux. Les tractations seraient toujours en cours entre ces pays et le représentant iranien. Même si officiellement refuse tout compromis.

Merci Nivine Potros et on salue le général Chavan qui est avec nous. Bonjour mon général, vous êtes là. Bonjour, j'étais pas mal radio ce matin hein.

Ouais. Alors attendez, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Je suis dans ma voiture ce matin [rires] et je vois que vous nous je vous écoute à la radio.

Je vois que vous nous avez fait une infidélité hein et que vous êtes sur Sud Radio en train de de deê d'être bon parce que vous avez été très bon. [rires] Le problème de Chevan, c'est qu'il est bon. Même quand il joue à l'extérieur, il est bon.

On vous en veut pas et on salue nos confrères de Sud Radio. Vous êtes beaucoup pl vous êtes beaucoup sans filtre ici he beaucoup plus quand même. Ouais. [raclement de gorge] Dites mon général Robert Pape, professeur à l'université de Chicago qui a vraiment réfléchi à toutes les stratégies américaines de guerre de guerri depuis la guerre du Vietnam jusqu'aujourd'hui.

Il dit une chose très intéressante sur la guerre. Voilà sur les il dit le moment le plus dangereux d'une guerre n'est presque jamais son déclenchement mais c'est entre deux où les pertes s'accumulent où reculer devient politiquement coûteux et signe un aveu de faiblesse et où l'escalade apparaît comme la seule option pour arracher ce que l'offensive initiale n'a pas permis ou c'est entre deux donc où l'escalade est la seule option pour arracher ce que l'offensive initiale n'a pas permis. Donc c'est la question que je vous pose là qu'on vous pose tous.

Est-ce qu'aujourd'hui les Israéliens et surtout les Américain n'ont pas d'autre option que de continuer la guerre ? Est-ce que finalement ces négociations sont vaines ? Je suis pas tout à fait d'accord avec vous.

Les négociations de toute façon elles elles ont lieu secrètement sans aucun doute parce que il y a bien un moment il faudra sortir de la guerre. De toute façon, il y a forcément négociation d'une manière ou d'une autre par intermédiaire ou pas comme l'a souligné Ludivine. Maintenant, euh oui, il y a un moment donné où ça devient coûteux pour une raison très simple.

Vous avez un affrontement des volontés, on revient au vieux principe Klaus Vitien. Euh de part et d'autre, on veut gagner et ne pas perdre la face. Et là, c'est pour ça que l'engrenage et sinon monté aux extrêmes, ça se produit.

Et euh comme on veut pas céder et qu'on veut pas perdre, qu'on veut pas perdre la face, oui, euh on on ça devient de plus en plus coûteux. Mais il y a un moment où le coût sera tel, quel qu'il soit, qui soit politique, militaire ou économique, que l'un ou l'autre sera obligé de mettre un peu les pouces parce que ça peut aller trop loin mais avec une différence majeure. La différence majeure pour moi dans ce conflit là, c'est que d'un côté vous avez une démocratie et que de l'autre côté vous avez une théocratie avec des combattants prêt à mourir sans aucun état d'âme parce que ils croient que leur cause est juste sans aucun doute mais aussi qu'il y a un au-delà et ça leur donne une force que peut-être les Américains n'auront pas si le conflit dure trop longtemps.

Intéressant l'intensité, l'intention hein. Bah un au-delà et de l'argent surtout hein. Oui.

Et juste alors général là aussi on a encore pas mal de questions mais Sarah Safari pour rebondir ce que ce qu' disait Nivine est-ce que [raclement de gorge] la voie diplomatique peut marcher d'après vous là c'est la stratégie semble-t-il pour le moment des États-Unis ? Absolument pas. On a tout on vous l'a démontré ces dernières années, la voie diplomatique ne marche pas avec un état un narco-état terroriste.

Hm. Point. C'est c'est pas possible.

Ce sont des très bons menteurs en plus. Donc ils vont vous faire croire que et pendant ce temps-là qu'on les a laissé faire et qu'on a négocié avec eux, leur missile balistique peut atteindre aujourd'hui l'Europe. Le l'enrichissement de l'uranium n'a jamais été aussi puissant.

Ils étaient proches de la bombe nucléaire. Donc, jusqu'à quand va-t-on encore négocier avec ces gens qui ont le le la main tachée de sang du peuple iranien et même des Européens parce qu'ils ont ils ont c'est un état terroriste. Vous l'accueillez pas de bonne enfin c'est c'est une mauvaise nouvelle pour vous.

Je sais pas quoi penser de cette trève, c'est ce que je vous ai dit. Est-ce que c'est un jeu de poker menteur pour pouvoir avancer ? Est-ce que c'est pour faire baisser les coûts du du pétrole et c'est ce qui a marché aussi ?

Est-ce que c'est pour faire arriver les troupes ? Personne le sait pour l'instant. et c'est la stratégie de Donald Trump depuis le début, il était en train de négocier avec eux il a tué Alam en pleine négociation et la guerre a démarré donc il faut s'attendre à tout avec un Trump qui a pas les mêmes buts de guerre qu'Israël.

Il faut le rappeler aussi Israël veut la fin de la République islamique et lui cherche encore peut-être à négocier parce qu'il les appelle les bons dealers, les bons commerçants parce qu'il veut essayer de récupérer sa main mise aussi quelque part sur le sur le pétrole iranien. Mais les buts de guerre sont différents. Donc j'attends de voir quelques jours encore.

Méfions-nous. Ce qui est intéressant, c'est quand même le l'arrivée dans le jeu des Saoudiens euh dans ces affaires de premier contact parce que ce sont eux qui ont quand même énormément à perdre quand Trump met son ultimatum et que Galif, celui dont parlait dont on parlait le président du Parlement euh dit "Si vous commencez à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes, ce qui était la menace de Donald Trump, nous nous irons frapper dans le golf notamment toutes les usines de des allemands, ce qui est absolument capital pour ces ces pays pour avoir de de l'eau potable. Là, on on sent quand même une véritable inquiétude du côté des pays du Golfe.

Arabie Saoudite, on voit bien que c'est plus le Qatar, c'est plus Oman. Non, là on a sorti l'Arabie Saoudite évidemment pour faire face et pour essayer de peser sur ces négociations. Vous avez le Pakistan, vous avez l'Égypte, vous avez la Turquie.

Il y a pas de négociation aujourd'hui véritablement directe, mais on sent que tous ces pays dans la région commencent véritablement à s'activer. Tellement la déstabilisation régionale est importante, tellement cette menace sur le D3 d'Ormous est en train de Saudien. Saudiens, les Saoudiens qui ont laissé entendre qu'ils étaient OK pour rentrer dans la guerre, qu'ils allaient entrer dans la guerre. l'Arabie Saoudite, 30 millions d'habitants qui reçoit des bombes qui est très déstabilisé qui voulait construire une espèce d'Eden euh nouveau, apaisé, favorable aux entreprises qui souhaitaent même des boîtes des entreprises internationales qui sont installées dans les Émirats Dubaï et cetera, qui souhaitait les intéresser, qui met tout en place pour les les attirer.

Là se trouve totalement déstabilisé dans la grande stratégie de Mohamed Ben Salman totalement déstabilisé par cette guerre. Elle n'exclut pas alors je sais pas si elle fera hein la grande puissance sunnite. Les entreprises partent à Monaco.

Les entreprises partent à Monaco parce que c'est beaucoup plus elles choisissent plus Monaco que Rian. Je suis d'accord avec vous. En même temps, ce sont les Saoudiens qui en effet mettent quand même les ces ces interlocuteurs potentiels autour de la table.

Ce que ce qui intéresse Donald Trump aujourd'hui et la Maison Blanche, c'est trouver un interlocuteur dans le régime iranien. Et c'est vrai que ils ont eu beaucoup le ministre des affaires étrangères au téléphone Wof et Kner Araki était leur leur interlocuteur. Manifestement l'évaluation qui est faite à la Maison Blanche c'est que Araki justement n'est pas celui véritablement qui pèse.

Donc ils sont en train de chercher une autre personne. Et c'est pour ça que le nom du patron du président du Parlement ressort avec en plus, c'est vrai, tous ces scandales de corruption, d'enrichissement personnel qui qui colle à la figure de Galif et qui peut-être aussi donne un point d'entrée aux Américains. Alors, y a-t-il y a-t-il des négociations entre les Iraniens et les Américains ?

Qu'en pense la télévision officielle iranienne ? Et bien, voici un petit extrait. écouter cette journaliste, cette présentatrice iranienne.

J'ai tenté d'obtenir des renseignements à ce sujet auprès de sources bien informé au sein des plus hautes autorités et nous les avons diffusés sur les réseaux sociaux. Ces sources ont déclaré qu'aucune discussion n'avait eu lieu entre l'Iran et les États-Unis. Voilà, le régime qui continue de nier toute négociation en cours donc avec les Américains.

Les Américains justement toute une nouvelle Armada est en route vers le proche et le Moyen-Orient avec ces navires de guerre qui sont attendus. Vendredi tiens vendredi ça fait quoi ? Ça fait 5 jours pile.

Le le la trêve décrétée par Donald Trump. Est-ce qu'effectivement le président américain est en train de préparer quelque chose ? On part en Washington retrouver notre correspondante Sonia Dridi.

Sonia Dri correspondante même à la Maison Blanche. Vous avez peut-être davantage d'informations sur l'arrivée de de cette nouvelle armadas de ces nouveaux navires de guerre. Oui.

Alors comme toujours, Donald Trump fonctionne à l'instinct. il étudie ses options. Donc cette administration cherche à voir s'il serait possible de négocier.

On parle notamment de JV, le vice-président qui serait impliqué dans les négociations en plus de Jarette Kouchner et Steve Witkov. Il cherche notamment à voir s'il serait possible d'établir un partenariat avec le président iranien du Parlement. Mais en parallèle, les préparatifs militaires continuent.

On a donc appris hier soir via le New York Times et bien que de haut responsables euh militaires étudiaient un éventuel euh déploiement d'environ 3000 soldats de lae division aéroportée dont on parle déjà depuis un certain temps. Euh ces responsables américains ont confié au New York Times euh qu'il qu'ils ont qu'un qu'une opération sur l'île de Carg était envisagée potentiellement. Mais tout ça euh ça reste de de des préparatifs par prudence comme disent ces responsables militaires.

Aucun ordre n'a été donné. Et puis en effet, ce vendredi, ça sera également le jour et bien où quelques 2200 marines américaines arriveront dans la zone du centrecom au Moyen-Orient. Et c'est également la date butoire donnée par Donald Trump pour que l'Iran rouvre le D3 d'Ormous.

Donc en parallèle euh des euh possibles négociations, et bien les États-Unis continuent euh les préparatifs militaires. Merci beaucoup Sonia. Effectivement, on parlait de cette préparation, si vous lisez 18h pour déployer ces hommes en Iran, c'est ces nouvell nouveaux navires de guerre qui arrivent donc au Moyen-Orient et effectivement à son bord et c'est là c'est Nivine qui vous qui va nous l'expliquer, des hommes des marines extrêmement expérimentées qui a priori pourraient mettre quelques heures seulement à être déployé n'importe où dans le Ah, je comprenais pas le mystérieux 18h.

Donc il leur faudrait maximum 18h pour sortir des bateaux, être déployés, positionnés sur sur un théâtre d'opération en Iran. Exactement. Ces hommes, ce sont les 3000 soldats de la 82e division aéroportée de l'armée terre.

C'est une unité d'élite capable, vous l'avez compris, d'être déployé partout dans le monde en à peine 18h avec une très forte expérience des zones sensibles. Ces hommes, ils ont été déployés à Bagdad après l'attaque contre l'ambassade américaine en 2020. Ils ont également opéré en Afghanistan.

Cette fois ces 3000 soldats d'élite et bien ils auraient pour mission Sonia le disait de s'emparer de cette île, l'île de Carg qui est située à 500 km du D3 d'Ormous et qui est le principal terminal pétrolier d'Iran. Problème problème majeur d'ailleurs et bien les l'aérodrome de cette île de Carg a été fortement endommagé par des frappes américaines. Difficile d'y déployer des milliers de soldats mais surtout d'y déployer du matériel lourd.

Si bien que Washington réfléchirait en fait à une autre option, envoyer d'abord des unités amphibies. Cette fois, on parle des soldats du 31e unité expéditionnaire des marines. C'est environ 2500 hommes.

Leur mission en fait, ce serait tout simplement de préparer le terrain, de réparer la piste d'atterrissage, les infrastructures aéroportuaires pour qu'ensuite et bien les hommes de la 82e division puissent arriver y être soit directement porté, soit atterrir avec un avion, avec du matériel. Évidemment, cette attaque, elle aurait donc lue en deux temps. D'abord des troupes amphibies puis des troupes aéroportées.

Le tout sous la supervision, envisage le Pentagone de la 82e division qui est très important de lire, très habitué à ces zones extrêmement complexes comme ce serait le cas en Iran. Merci Nivine Potros Bertrand Galichet, vous le grand reporte, vous vous y croyez à à ce scénario ? Enfin, en même temps, tout nous y conduit à commencer par l'acheminement de de ces bateaux qui ont à leur bord des milliers de de marines.

Je pense qu'il est possible, il est même éventuellement probable parce que en tout cas militairement rien ne s'y oppose. Je dis pas que c'est facile mais je dis que c'est faisable et que le bombardement de la piste de l'aéroport n'est pas un obstacle. on peut y poser des hélicoptères et d'ailleurs les trous de bombes qui ont été faits peuvent être réparés relativement vite.

Donc ça n'est pas techniquement insurmontable mais c'est préparatif et ce qui vient de nous être très bien expliqué montre aussi qu'il faut pas surinterpréter la trêve décidée ou en tout cas le report de l'ultimatum décidé par Trump. Parce que finalement, si on regarde assez finement la décision qui a été prise par Trump, elle a abouti à ce qu'il souhaitait, c'est-à-dire le ralentissement de la hausse du pétrole, même une chute tout d'un coup qui a un peu regrimpé depuis mais finalement qui s'est stabilisé et puis une stabilisation des marchés financiers. Je rappelle quand même que les États-Unis sont confrontés à une dette de 39000 milliards de dollars.

Donc cette guerre, elle coûte très cher et il faut que Trump arrive aussi à justifier tout ça vis-à-vis de son opinion publique et vis-à-vis de ses financiers. Mais sur la question spécifiquement de la trail, il faut quand même se rappeler que au moment où Trump un peu sur un coup de sang semble-t-il dit "Vous avez 48 heures pour libérer le D3 d'Ormouse sinon je plonge l'Iran dans le noir" vous avez vu la réponse de l'Iran qui a été immédiate qui a été de dire très bien mais nous on va en faire autant non seulement sur les états du golf mais aussi on va taper les usines de dessement et là Trump il se retrouve au bord du précipice il se dit "Ah ben oui mais j'avais pas forcément prévu cette réponse là. Donc si je franchile pas, bah je tombe dans le gouffre.

Qu'est-ce que je fais si l'Arabie Saoudite n'a plus d'eau ? Si les Émirats arabes unis n'ont plus d'électricité, quel est ensuite le scénario ? Et bien, je pense que ça explique une grande partie finalement du temps qu'il s'est donné.

Donc il gagne du temps avec toujours cette possibilité qui est pas du tout à écarter hein. Renault Pénéral Chavan Rena Bertrand. Il me semble qu'il faut rester extrêmement prudent sur la suite de la semaine et d'éventuelles négociations.

Tout le monde dit non, les les Iraniens pardon n'accepteront jamais. Mais on ne sait pas, ils ont peut-être intérêt à faire une pause si jamais ils arrivent à accepter et certains brûl disaient hier soir euh que pour l'instant le nucléaire, les 400 les 400 kg soient mis de côté, euh que euh les missiles balistiques soit freiné, euh que et tenez-vous bien, un coôle du trit d'Ormous par les Américains et les Iraniens. H c'est ce que propose Trump.

On lui demande et leurous il dit "Écoutez franchement on va arriver à un accord raisonnable. Nous on sera d'un côté de la côte, vous vous serez de l'autre côté et on contrôlera les trois d'ormouse. Si jamais il y a un accord et ben vous arrivez là effectivement à un Trump qui se sauve pour le mois de novembre.

La politique toujours et comme dirait l'autre économie stupide quand on comprend pas un truc économie stupide. Regarde l'économie, c'est ça qui compte. Dernière chose, les taux d'intérêt, les taux d'intérêt et la menace d'inflation.

Les taux d'intérêt sont désormais à 4 % aux États-Unis à long terme. 4 %. Les États-Unis sont surendettés. 4 % pour rembourser la dette américaine, c'est avoir une année 2027 absolument catastrophique.

Et les menaces d'inflation avec une croissance qui baisse, c'est quoi ? C'est ce qu'on a eu pendant 25 ans. C'est l'horreur économique.

C'est la stackflation. avec des taux à 4% c'est pareil en Europe vous détruisez l'économie mondiale Trump le sait bien et c'est même pas la peine qu'il a qu'il a au élection au mois de novembre alors général Chavan j'ai une question à vous poser on sait que s'il y a des commandos israéliens américains qui interviennent à la fin de la semaine en Iran, on sait à peu près qu'il y a quelques scénarios. ce serait sur l'île de Carg, ce serait le long des côtes du D3 d'Ormous pour protéger le D3 d'Ormous, il y a plusieurs scénarios et puis ce serait autour des sites d'enrichissement nucléaire où pourrai être ces 400 kg d'uranium enrichi qui permettrait de faire la bombe atomique iranienne.

Bon mais c'est donc très simple, les Iraniens sont pas des idiots. les trois quatre sites stratégiques qui peuvent voir arriver une intervention américaine, il suffit de les protéger. J'imagine que les les Iraniens qui ont toujours un coup d'avance dans cette affaire, qui préparent la guerre depuis 47 ans contre les États-Unis, ben ont mis en place des troupes, des dispositifs de réponse pour protéger ces qu c lieux de 2 ou 3000 euh marines américain.

C'est pas j'arrive pas à comprendre que euh les Américains puissent penser réussir une opération sachant qu'elle est extrêmement téléphonée. Oui, mais euh je dirais que c'est une notre interprétation euh et avec tous les cibles que vous avez cité, on voit bien qu'un certain nombre d'entre elles ne sont pas atteignable et présente trop de risques. Maintenant, il faut voir quelles sont les cibles qui sont potentiellement réalisables.

On a parlé à l'instant de l'île de Carg qui, quand on voit la carte, elle est quand même certes assez éloignée de la péninsule arabique, mais elle a surtout un avantage énorme pour ceux qui s'en saisiraient, c'est que ça contrôle l'exportation du pétrole iranien à 9295 %. Donc ensuite, c'est une île qui est qui est qui est pas d'une grande superficie, 24 km², elle a été bombardée largement. Effectivement, ça n'empêchera pas que des hélicoptères se posent.

Donc c'est un je dirais c'est un objectif atteignable et qui peut servir de monnaie d'échange dans une négociation. Celui qui tiendra carg mettra sans doute l'économie iranienne pour ce qu'il en reste encore dans une situation beaucoup plus difficile. Et je vois pas d'autres endroits où finalement ces forces dont on pas pourraient intervenir.

Et quelles sont ces forces ? Vous avez des marins ? Bon, les marines sont sur des bateaux actuellement.

Les bateaux ne franchiront pas le des trit d'Ormouse. Alors déjà, ils sont pas encore arrivés. Ensuite, qu'est-ce qui reste ?

Les parachutistes, ils vont pas sauter d'un avion. Par contre, ils vont peut-être être éliiportés. Ce sont des forces relativement mesurées, parfaitement entraînées, moins de 5000 hommes en tout et pour tout, suffisant largement pour tenir l'île de carg.

Ça c'est l'aspect, je dirais américain. Mais de l'autre côté, que vont faire les Iraniens effectivement ? certes assurer une meilleure protection de de cette de cette île, mais aussi mettre sous le feu finalement les Américains sur place.

Et moi, je conclurerais par cela, il y a un moment où le coût humain de l'opération se se verra. Et c'est là qu'on revient sur ce que vient de dire Renault Pilata, d'ailleurs, sur les implications sur la politique intérieure américaine. Euh je vois mal comment euh dans une telle opération les pertes ne soient pas importantes, quel qu'en soit le succès.

Et là, le président Trump sera en contradiction avec tout ce qu'il a dit avec son électorat et devra justifier de ses pertes. Et donc, il devra aussi dans la foulée obtenir une vraie négociation avec les Iraniens qui eux diront "Ah non, on veut pas, on continue, on va tuer des Américains." Donc effectivement, hormis l'aspect militaire qui est jouable, l'aspect politique à mon avis est extrêmement risqué.

Vous parliez tout à l'heure Éric des des pays arabes, des pays du golf effectivement qui sont visiblement de moins en moins neutres dans ce conflit parce que on comprend bien, ils sont parmi les les pays extrêmement touchés par les frappes iraniennes et peut-être peut-être qu'ils sont en train de changer de stratégie. Donc on a été on a été demandé leur avis à nos reporters sur place, Elisa Cléch et Arthur Grolet. Donc vous êtes à DOA pour pour LCI.

Expliquez-nous, est-ce que les pays du golf seraient prêts à entrer en guerre ? Oui, jusqu'ici ces pays du golf conservaient une position de retenu et depuis quelques jours, c'est plutôt l'option de la rposte qui est sur la table. Le tournant s'est opéré il y a quelques jours lorsque l'Iran a frappé leurs installations gazières et pétrolières.

Visiblement, c'était une ligne rouge à ne pas franchir pour ces pays du golf qui envisage désormais d'intervenir militairement. C'est particulièrement le cas de l'Arabie Saoudite qui désormais autorise les États-Unis à opérer sur leur base aérienne à l'ouest du pays. Il multiplient également les vidéos de propagande de leur propre armée de plus de 200000 soldats sur leurs réseaux sociaux.

Des vidéos de propagande également propagées par les Émirats Arabes unis qui eux ont décidé de fermer l'hôpital iranien à Dubaï. Donc on le voit bien ces pays du golf Sévis, ils font bloc. D'ailleurs, ils s'entretiennent très régulièrement tous ensemble pour maintenir une position commune.

Ils s'entretiennent également très souvent avec le président américain Donald Trump pour lui demander de mettre fin à cette guerre et surtout de mettre fin à la menace iranienne. En attendant de possiblement riposter militairement, il riposte diplomatiquement vis-à-vis de leurs voisins iraniens, particulièrement le Qatar et l'Arabie Saoudite qui ont déclaré personat les attachés militaires et sécuritaires iraniens qui ont donc dû quitter ces pays immédiatement. Ah oui donc il y a effectivement Merci Elisa.

Il y a des moyens de pression. En attendant de voir s'il y a une intervention militaire, il y a des moyens de pression parce que les pays du golf sont frappés depuis le début de cette guerre. Ce sont les pays les plus touchés. 87 % des frappes de la République islamique sont vers les pays arabes.

Il n'y a que 13 % de ces frappes qui sont dirigées vers Israël. C'est comme ça que la République islamique montre au monde entier qu'ils tiennent les pays arabes économiquement et que c'est comme ça qu'ils tiennent cette guerre par leur pouvoir économique. Hm.

Et c'est c'est ni plus ni moins. C'est pour ça qu'ils ont commencé à attaquer en face parce que c'est comme ils veulent montrer la pression qu'il mettent économiquement sur les pays arabes de facto font la pression sur le monde d' c'est délirant hein. 87 % des bombardements iraniens vers les pays arabes et 13 % seulement vers Israël.

C'est vraiment c'est vraiment le jeu qu'ils ont joué depuis le début en effet hein, de jouer vraiment la politique de la terre brûlée, du chaos régional euh en se disant que c'était la seule solution pour eux d'arriver à stopper l'offensive israéloaméricaine. Voilà le régime donc qui les pays du golf n'ont plus confiance dans les Américains. Nom Oui, d'accord.

Qui nomme un nouveau responsable de la sécurité avec Alila Laridjan, vous le savez donc qui a été tué il y a tout juste une semaine. Ça y est, son remplacement [musique] son remplaçant a été nommé par le régime iranien. Tout à fait officiellement c'était il y a 1 heure. [musique]