Corinne Imbert : « C’est l’Union européenne qui pourra faire reculer Trump »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Corine, vous êtes sénatrice apparentée à l'air de la Charante Maritime. Avant de passer au à l'actualité, on va regarder ensemble trois de la presse régionale. D'abord, c'est la une du Dauphiné libéré protection de l'enfance, un rapport accablant.
La commission d'enquête parlementaire a délivré hier un rapport choc sur l'échec des politiques publiques de protection de l'enfance, manque d'encadrant, décision placement d'enfants en danger non exécuté. Et puis de unes sur les municipales, d'abord la une de Ouest France, quatre mères sur 10 prêts à se représenter en 2026. C'est une enquête qui dévoile les intentions des élus sortants pour les municipales. 41,7 % se disprait à rempiler pour un nouveau mandat.
Il confis ce qui les motive et ce qui leur pèse dans la démocratie locale avec toujours l'idée de servir. Et puis l'autre une sur les municipales, c'est celle de l'Union. Réforme du scrutin quand la parité sème la zizanie. députés, sénateurs, maires de commune rurale sont vent debout face à l'obligation de constituer des listes paritaires au municipal dès 2026.
Ça a été voté au Sénat puis à l'Assemblée. Quelle lune choisissez-vous ? Les trois sont passionnantes peut-être.
Ah je je sais pas mais peut-être sur les les mè on va les revoir. Oui. Non mais enfin bon je je crois que j'aurais quelque chose à dire sur les trois unes mais peut-être sur les les maires qui souhaitent se représenter parce que auparavant c'était plutôt 40 % des maires qui souhaitaaient pas se représenter.
Là on voit c'est 40 % qui souhaitent. Ça veut dire qu'il y a 60 % des maires euh évidemment à contrario qui ne souhaitent pas se représenter. Ça interroge sur le malaise que que ressentent les élus notamment les maires qui sont en première ligne qui sont comme le dit aim le dire Gérard Lâché qui sont apporté d'ulade de nos concitoyens.
Euh donc voilà c'est assez révélateur mais ce qui est quand même rassurant parce que on sentait he qu'il y aurait moins de ma qui souhaiterait se représenter à nouveau devant devant Ouais. et et et avec un gros bémol quand même parce qu'il y a seulement 37 % des maires des communes de moins de 500 habitants qui eux souhaite se représenter. Est-ce qu'il faut s'inquiéter d'une démocratie municipale en danger dans les petites communes ?
En tout cas, ça prouve un sentiment d'épuisement de la part de ces pères. Je sais pas si la démocratie est plus en danger dans nos communes rurales, nos communes rurales parce que j'habite une commune de d'un peu plus de 650 habitants mais qui a une forme d'épuisement. Oui, ça c'est sûr.
Et on va revenir puisque vous vouliez commenter plusieurs unes, on va revenir sur l'autre une. C'est c'est celle de cette loi qui a été votée pour imposer la parité sur les lignes municipales à l'ensemble des communes, c'est-à-dire prix aux communes de moins de 1000 habitants. On va le vote a été compliqué au Sénat, ça a divisé y compris la majorité sénatoriale.
On va écouter le député Renaissance Jean-René Casneu. défend la mesure mais elle reconnaît quand même que ça va être un peu compliqué sur le terrain. Chaque fois qu'on que ce type de décisions sont prises, il faut un temps d'adaptation.
On va un peu se forcer, on va réfléchir. Moi, je suis élu d'une d'une circonscription extrêmement rurale avec des communes de 100, 150 habitants où la question va être difficile et d'ailleurs les élus sur le terrain sont partagés. Les associations d'élus sont favorables et c'est tant mieux mais sur le terrain les élus sont encore partagés.
Moi je crois qu'il fallait le faire. Ça va être un peu difficile mais évidemment dans 5 ans plus personne ne remettra en cause cette cette par c'est une loi qu'il fallait faire selon vous corber dans un moment on l'a dit où c'est compliqué pour les maères je pense que ça pouvait attendre ou alors ne pas l'imposer aux prochaines élections municipales. Euh mon groupe politique pense et je je partage cette idée c'est qu'on change pas les règles à moins d'un an des élections municipales.
Je pense que ça c'est un premier principe qu'on aurait dû conserver pour laisser le temps de la réflexion. Voilà. Je pense qu'effectivement dans quelques années on en parlera plus. les communes de plus de 1000 qui sont passées au scrutin de liste avec parité obligatoire.
Peut-être qu' il n'y reviendrait pas sur l'ancien scrutin aujourd'hui, mais faut faut laisser le temps justement de l'appropriation d'un d'un changement de mode de scrutin. Après, on a vu aussi euh des avis différents entre l'avis de l'Association nationale des maires ou des maires ruraux de France et puis la l'avis des associations locales départementales. Donc on voit bien que c'est un sujet qui a peut-être pas été assez débattu au sein des associations locales des maires que ce soit les maires de France ou les maires ruraux de France et on aurait pu se donner un petit peu plus de temps.
Est-ce que là vous craignez qu'il y ait des petites communes qui réussissent pas à former leur liste ? Oui. Ou alors enfin, j'ai l'exemple d'une commune où il y a plus de femmes que d'hommes.
À un moment donné, vous avez des élus qui se sont engagés et puis vous allez leur expliquer parce que vous êtes une femme, parce que vous êtes un homme, ben non, tu peux pas refaire partie de de le de de de la prochaine liste. Donc c'est toujours un peu dommage. Euh voilà, c'est bon, ça va mettre en difficulté les élus.
Je pense qu'on aurait pu, s'il fallait que ce texte soit voté parce que ça va quand même dans dans le bon sens, se donner une autre échéance. On va passer au reste de l'actualité. On l'a vu dans le journal cette proposition de Laurent Voquet qui a provoqué un tolet Laurent Voquet qui veut enfermer les EQTF les plus dangereux à Saint-Pierre et Micelon.
Quand dites-vous ? C'est choquant. Enfin voilà, on a pas besoin de ce genre de déclaration.
Euh d'abord, c'est pas très sympathique pour les habitants de Saint-Pierre et McLon parce que ça ça veut dire quoi derrière ? Qu'est-ce qu'il y a ? Et puis alors on a bien entendu l'aspect Spash Shan et et et et que Saint-Pierre Micelon n'en fait pas partie.
On voit bien que ça s'inscrit dans la campagne pour la présidence des Républicains. Euh non, je suis pas je suis contre ces déclarations, voilà qui vont trop loin, qui sont choquantes et et qui n'en n'apportent rien en fait. Ils se droitisent trop les républicains selon vous.
Écoutez, je suis partie des républicains, j'ai pas l'impression de me droitiser. De toute façon, je ne partage pas ce qu'a dit Laurenvoqué hier soir, donc les choses sont claires pour moi. Euh mais de toute façon, il y a un problème évidemment avec les OQTF.
On voit que le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot, il travaille depuis depuis plusieurs semaines. On voit bien que le sujet n'est pas simple mais de là faire une déclaration choc comme celle d'hier soir, non merci. Vous préférez la ligne Raillo du coup ?
Oui, on va à l'autre actualité. On l'a vu là aussi dans le journal, c'est aujourd'hui qu'entre en vigueur les droits de douanes de 20 % imposés par Donald Trump à l'Union européenne, Emmanuel Macron, il appelle Donald Trump à revenir sur sa décision. Vous croyez qu'il peut être entendu ?
Je sais pas. Je pense pas que ça se que s'il y a un accord, ça sera au niveau européen. Je pense que c'est la force de l'Union européenne qui pourra faire reculer Donald Trump si tenter qu'il a envie de de reculer et c'est pas gagné d'avance.
Je pense pas qu'un seul pays comme la France, même si la la parole du président de la République peut peut porter, je n'en suis pas sûre. Et on voit bien que le le comportement de Donald Trump, y compris dans la façon dont il s'est exprimé hier soir est choquante. En tout cas, ça va m ça va mettre à mal énormément d'entreprises et notamment en Charante Maritime pas faire de publicité pour un alcool spiritueux de grande qualité.
Il y a une vraie inquiétude dans la tête, il y a une vraie inquiétude depuis des semaines et des semaines euh et donc tout le monde est est est tendu à cran et ça va être très compliqué. Donc je pense que c'est l'Union européenne, c'estàd c'est c'est la force du groupe qui pourra faire reculer le président. Mais comment ils réagissent les les producteurs de Cognac ? producteurs de Cognac sont sont très très inquiets, ce soit les producteurs, les négociants.
Euh j'ai rencontré à l'occasion de la visite de la ministre de la culture Annie Jeanevar à Jnac Champagne en Charmime, un producteur qui a fait beaucoup d'investissement, qui a un produit de qualité, il avait une commande hein, un importateur lui avait passé une commande et les caisses sont prêtes et elles sont la veille que ça parte, il a plein en disant vous gardez tout et l'importateur avait déjà versé une partie de du coup la la commande. Donc non seulement faut rembourser bien évidemment mais les caisses sont là emballées prêtes à partir et attendent. Donc non, il y a une grosse grosse inquiétude parce que ça va c'est tout un écosystème et c'est toute une région qui va être très très impactée par par les taxes voulues par Donald Trump.
Autre sujet quoi que peut-être lire François Beou doit présenter mardi prochain un premier cadrage budgétaire. Est-ce que selon vous le budget 2026 sera un cauchemar comme le dit Sophie Prima ? Je crois je crois le budget, la loi et et et le budget de la sécurité sociale.
Je rappelle qu'on a deux textes financiers et je crois que les deux vont vont être un cauchemar. Alors je n'en connais pas la tenur évidemment mais nous sommes très inquiets. Et face aux difficultés budgétaires, il y a une question qui se pose.
Le gouvernement touchera-t-il à la réforme de l'assurance chômage ? On va écouter hier la réponse de la ministre de travail à Sit Panosion. C'était lors des questions d'actualité au gouvernement.
Les partenaires sociaux ont trouvé en novembre dernier un accord sur le régime de l'assurance chômage et la priorité est la mise en œuvre de cet accord. Certains éléments sont déjà mis en œuvre, mais il y a également une transposition qui doit être présentée au Parlement ici même au mois de juin. Et je compte sur votre participation, monsieur le député, et sur c'est sur cette transposition que nous devons concentrer nos efforts, mais de plus, nous ne ralons pas nos efforts pour améliorer la situation financière de l'assurance chômage.
Bon, voilà, c'est une réponse un peu en même temps. La priorité, c'est transposer l'accord existant, mais quand même on maintient les efforts parce qu'il faut veiller à la situation financière de l'assurance chômage. Est-ce que pour vous, il faut une nouvelle réforme de l'assurance chômage ?
Je pense qu'on pourra pas y échapper. Je pense qu'on pourra pas y échapper. Je suis pas une spécialiste du sujet, mais je pense qu'on pourra pas y échapper.
Il y a une réalité. Voilà. Donc maintenant, faire cette réforme là dans le contexte économique dont on ne mesure pas bien encore les conséquences en terme d'emploi, ça risque d'être sportif.
Voilà, donc ça ça va mettre tout le monde à mal euh et c'est très inquiétant pour cette la situation économique internationale parce que ça va avoir évidemment des effets de mort en terme d'emploi, ça peut pas être autrement. Euh et bien on va on va le mesurer. Vous savez quand on a discuté au moment de la loi de financement de la sécurité sociale euh de revenir sur des allègement de charge, on avait essayé de trouver un équilibre ici au Sénat pour que ces allègements de charge, en tout cas le la la réduction des allègements de charge soit le moins impactant en terme de suppression d'emploi.
Euh quelques mois après tout ce j'allais dire ce chambardement et l'impact économique des mesures des taxes, on est on est parti dans une guerre économique qui aura forcément des conséquences. Donc une réforme des indibilisations chômage dans tout ce et et sur les retraites, est-ce que selon vous le conclave sur les retraites, il va aboutir ? Non, j'y crois pas.
J'y crois pas. Enfin, je je suis pas sûr qu'on voit la fumée blanche sortir très rapidement. Je sais pas si le conclav est sous l'eau, s'il est en sommeil.
On a bien vu la position du premier ministre qui est au moins alors il aurait peut-être pu le dire avant mais bon s'il l'avait dit avant, le conclass se serait pas réuni. Sur les 62 ans, pas revenir à 62. rappelle qu'aujourd'hui c'est 62 ans et et 6 mois.
Mois d'octobre, on sera 62 ans et 9 mois pour la génération. On né en 1963. Donc non, par contref et ma famille politique et et le le rapporteur de à l'époque qui avait été rapporteur René Paul Savarie de la loi retraite au Sénat avait introduit des mesures en matière de carrière longue, de pénibilité.
Elles ont été retoquées par le Conseil constitutionnel. C'est des mesures à laquelles auxquelles nous étions favorables mais pas sur pas de revenir sur l'âge de la retraite. Alors on va passer à l'actualité du Sénat.
Comment lutter contre les déserts médicaux ? La question de l'accès aux soins est l'une des préoccupations majeures des Français. Alors comment l'améliorer ?
C'est la question à laquelle vous avez cherché à répondre dans une proposition de loi. On va voir les détails avec Steve Jourdin. [Musique] Bonjour Steve.
Bonjour Rod. Bonjour madame la sénatrice. Est cette proposition de loi vise donc à améliorer l'accès aux soins dans les territoires.
De quoi s'agit-il ? Proposer des mesures opérante à court terme à Montréal. L'ampleur du problème est connu he mais rappelons quand même les chiffres.
Au 30 septembre 2022, 6,7 millions de Français ne disposaient pas de médecins traitants. C'est environ 12 % de la population totale. Autre donnée inquiétante, 45 % des médecins généralistes seront en seraient en situation de burnout épuisé par la charge de travail.
Ce qui préoccupe les sénateurs, ce sont aussi les inégalités territoriales. Elles s'accentuent. Plus de la moitié des médecins du monde rural ont plus de 55 ans.
Ils arrivent bientôt à la retraite. Il va falloir les remplacer. Autre chiffre, plus de 10 millions de français, 10 millions de français se trouvent aujourd'hui dans un territoire où l'accès aux soins est inférieur à la moyenne nationale.
Les écarts en matière d'espérance de vie s'en recente. Entre le secteur rural et le secteur urbain, la différence est de 2,2 années d'espérance de vis pour les hommes et de 0,9 années pour les femmes. On vit en gros plus longtemps quand on habite en ville et ça pour les élus, pour les sénateurs, c'est tout simplement inacceptable.
Alors, pour résoudre de la crise, quelles sont les propositions contenues dans le texte présenté aujourd'hui ? La semaine dernière, on le rappelle, les députés ont adopté euh un texte pour réguler l'installation des médecins sur le territoire. Vous proposez également, madame la sénatrice, un conditionnement à cette installation dans la version du Sénat.
Celle-ci ne serait possible dans les zones danses qu'en contrepartie d'un engagement d'exercice à temps parti periel en zone sousse dans les déserts médicaux quoi. Ça ça ce serait pour les médecins généralistes. En ce qui concerne les spécialistes, leur installation serait serait conditionné à la cessation cocomitante d'activité d'un médecin de la même spécialité exerçant dans la même zone.
Parmi la vingtaine de mesures proposées également, j'ai retenu l'autorisation accordée aux médecins de pratiquer les dépassements d'honoraires en zone soudance ou encore l'obligation imposée au gouvernement de présenter chaque année devant le parlement le résultat de l'action menée en faveur de l'accès aux soins. Madame la sénatrice, j'aimerais qu'on revienne sur ce qu'on peut considérer quand même la mesure phare sur l'installation des médecins. Expliquez-moi, je suis médecin, ça se voit pas mais je suis médecin.
Faut imaginer faire confiance. Si je m'installe quelque part, si je décide de m'installer quelque part, va falloir que je passe par les un feu vert des autorités, par un feu vert de l'ARS. C'est ça ce que vous proposez vous dans dans le texte qui sera examiné.
Oui, tout à fait. Une autorisation de l'Agence régionale de santé des ARS qui est enfin juste une mesure de administrative mais qui ne revient pas sur la liberté d'installation des médecins généralistes parce que ça c'est la grosse critique, c'est effectivement aujourd'hui on peut s'installer comme on veut famille. Voilà, ma fimie politique est attachée à la liberté d'installation des médecins.
Donc ça c'est un point important pour nous. C'est pour ça qu'on ne revient pas sur la possibilité de s'installer dans les territoires, dans les autres ce qu'on appelle sur. Je sais pas s'il y a des zones de surdance mais en tout cas des zones non prioritaires où on ne manque pas de médecin.
Mais on leur demande de venir donner un petit coup de main et de de venir travailler dans un cabinet secondaire là où l'offre médicale est moins importante. Donc voilà, c'est pas très contraignant. Euh je pense que c'est une mesure équilibrée qui permettrait de répondre à la au manque de réponse médicales dans certains territoires et dans c certains quartiers parfois parce que il y a des fois des quartiers dans des grandes villes qui euh sont aussi des déserts médicaux selon certains spécialistes.
Mais voilà, je pense que mais pourquoi ne pas aller jusqu'à la contrainte ? C'est le cas dans d'autres métiers. Pourquoi pour les médecins, il faut pas le faire ?
Alors dans mon métier effectivement la régulation elle est elle est ancienne, elle a plus de 60. Pharmacien du coup ? Voilà, je suis pharmacien en officine euh et il y a une loi de répartition.
La seule différence d'abord, il y a une grande différence, c'est que vous pour les médecins, il y a une possibilité d'être, désolé d'être un peu technique, d'être en sectance 3, d'être non conventionné avec l'assurance maladie. C'est-à-dire, je m'installe où je veux, je ne rends pas compte. Euh mes honoraires ne sont pas remboursés par l'assurance maladie et cette possibilité là, je ne voudrais pas que parce qu'il y a une mesure trop contraignante, une grande partie des médecins généralistes aillent en secteur 3 parce que d'abord on aurait des consultations qui seraient plus chères et on risque de perdre du temps médical.
Donc je pense que ça serait contre-productif. En plus, avoir une répartition des médecins quand on manque de médecin, je crois que ça n'a pas beaucoup de sens. Donc et puis euh de ne pas donner envie par une mesure trop coercitive à des jeunes médecins de ne pas euh devenir médecin généraliste, je pense que tout le monde serait perdant.
Donc je pense que c'est il y a bien des contraintes d'installation pour les profs alors qu'on manque deux profs. Oui oui bien sûr mais voilà les profs t'ont jamais eu cette liberté de choisir leur poste. Il y a cette histoire de la médecine en France qui est avec une liberté d'installation encore une fois à laquelle je je je souscris et à laquelle je tiens également et à laquelle tient mon groupe.
Donc on est dans une situation à vouloir trouver un équilibre qui soit acceptable pour tout le monde. À la fois cette liberté d'installation pour les médecins généralistes et à la fois dire bah venez nous donner un coup de main. venez donner un coup de main dans les territoires où il y en a besoin.
Euh à eux de négocier. J'espère qu'ils se saisiront de cette possibilitélà parce qu'on voit bien sinon qu'on arrivera à des mesures coercitives qui seront contre-productives. Je pense que l'exercice en cabinet secondaire, il a un intérêt, il est utile.
Certains ordres départementaux trouvaient que c'était pas acceptable parce qu'il y avait pas de continuité des soins. Je pense que ce ce frein là, on est en train de lever. l'ordre des médecins, l'ordre national trouve comme nous que c'est pas parce qu'il y a pas tous les jours dans un cabinet secondaire un médecin qu'il ne que le médecin n'est pas utile.
Je pense qu'il faut avoir cette souplesse et c'est cette souplesse là que nous pourrions obtenir. Vous parliez de la SC à quelques instants. L'autre mesure qui est contenue dans le texte prévoit une des autres mesures contenues de dans le texte prévoit notamment d'autoriser les médecins à pratiquer des dépassements d'honoraires en zone soudance dans les déserts médicaux.
Euh est-ce que ça va pas être un peu contre-productif et accentueux les inégalités que vous essayez de combattre justement ? Alors en fait euh on serait pas sur des dépassements d'honoraires parce que qui dit dépassement d'honorair dit une partie des honoraires non pris en charge par la sécurité sociale. Mais peut-être des tarifs euh préféren enfin des tarifs qui seraient décidés en lors de la convention assurance paladie et syndicat de médecin qui seraient des tarifs plus avantageux pour le médecin mais il serait pris en charge par l'assurance paladine.
Donc moins avantageux pour les patients. Si si. un tarif un tarif voilà un tarif plus élevé mais qui serait remboursé par l'assurance maladie alors clairement c'est un coût pour l'assurance maladie évidemment mais c'est une possibilité qu'on écarte pas et je pense qu'il y aurait du sens c'est-à-dire que voilà et on serait pas sur la notion de dépassement d'honoraire qui pour le coup représenterait un un surcoup pour le patient et j'allais dire ça serait la double peine.
Non seulement vous avez pas beaucoup de médecins mais en plus vous allez payer plus cher. Quelle différence juste plus simplement moi donc je je parlais du texte qui a été une des mesures qui a été une mesure phare qui a été adoptée par les députés à l'Assemblée nationale. Quelle est différence entre ce que vous proposez vous et ce qui a été adopté par les députés en matière d'installation des médecins ?
Bah la différence c'est que nous nous sommes c'est vous êtes moins contraignant vous contrez nous sommes et nous sommes nous restons sur la liberté d'installation. C'est ça vraiment la différence. Donc c'est peut-être un compromis que vous pouvez obtenir trouver avec les cet équilibre que nous avons trouvé c'est liberté d'installation mais venez venez une matinée ou deux dans un cabinet secondaire là où on a besoin de de médecins.
Si vous restez avec nous, on va continuer sur ce sujet. On le disait hein, ça préoccupe évidemment beaucoup dans nos territoires et dans votre région. On va à Jonzac, on retrouve Jonathan Roger.
Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, journaliste à l'heomadaire Haute Sainton. Jonathan, vous vouliez interroger Corinebert sur la problématique des médecins mercenaires ? Euh c'est ça.
Oui, c'est un très bon résumé de la question. Bonjour madame Hbert. Bonjour.
Euh vous en avez parlé il y a quelques instants hein jusqu'ici. Le modèle sur l'installation des médecins euh en tout cas en zone rurale, c'est énormément sur l'incitation avec des aides à l'installation, des exonérations d'impôts sur le revenu pendant plusieurs années. Euh en Charante Maritime et notamment en Haonge, il y a pas mal de mairies qui ont construit des maisons médicales en pratiquant des loyers le plus bas possible et malgré ça, la situation évolue pas ou peu.
Est-ce qu'on peut dire quand même à un moment que le modèle incitatif n'est pas un choix pertinent et qu'il faut une petite dose de contrainte ? Et est-ce qu'il y a des gardes fou qui sont envisagés pour éviter donc justement le cas de ces médecins mercenaires qui une fois leur dispositif de défiscalisation arrivé à échéance qui une fois qu' ont fait jouer un petit peu la concurrence entre différentes communes pour s'installer finissent par s'installer dans une autre petite commune et du coup ne n'offre pas une solution pérenne sur les territoires. Alors les mesures incitatives elles sont elles sont utiles.
Elles ne permettent pas de régler tout, ça serait mais elles ont leur leur utilité. Je rappellerai juste que dans le cadre du plan santé, pardon parler un petit peu de la Charante Mariti, mais le conseil départemental porte un un plan santé. Depuis 4 ans et demi, nous avons facilité l'installation de 60 médecins généralistes, soit des étudiants qui avaient conventionné avec le département qui avait bénéficié d'une bourse.
En contrepartie, on leur demande de s'installer un certain nombre d'années dans les territoires les plus fragiles, soit des médecins qui sont venus s'installer. Donc c'est pas rien parce que le solde est positif par rapport aux médecins qui ont arrêté leur exercice. Euh excusez-moi euh de je rappellerai juste que les avantages fiscaux ne concernent pas que les médecins générals.
C'est tout professionnel qui s'installe, qui reprend une entreprise, qui reprend un commerce ou qui crée un commerce. Évidemment que c'est une euh que c'est une solution attractive et une et quelque chose qui intéresse les professionnels. Euh je l'ai vu sur notamment sur des deuxièmes installations parce que les un médecin qui était installé dans un autre territoire qui vient en territoire euh fiscalement avantageux et puis qui travaille un petit peu moins et qui a des revenus confortables.
Euh la question des des mais ils partent pas si loin que ça et la patientelle est pas desservie non plus. La question des communes qui investissent beaucoup, qui créent des maisons de santé, qui créent des qui rachètent des cabinets médicaux en offrant effectivement un loyer bas, effectivement parfois se font flouer parce que les médecins repartent. Il y a pas eu autant tant de cas que ça en en Charante Maritime.
J'en connais peu. Je veux pas dire qu'il y en a pas mais j'en connais peu. Et c'est pour ça que j'ai toujours alerté les élus de construire leur projet avec les professionnels de santé parce que l'équilibre est trop fragile.
Faire croire qu'on parce qu'on va construire des des murs, on va avoir un médecin. L'offre étant tellement importante que ça ne marche pas et je rappelle toujours que c'est pas les murs qui soignent. Donc il faut faire ça avec les professionnels de santé.
Et Jonathan, vous avez une autre question ? Non, parce qu'il y a même des juste juste je rajoute une petite chose, désolé. Il y a même des communes qui ont été obligées de recourir à des chasseurs de tête sans forcément d'ailleurs que ça soit euh ça soit porteur, mais c'est de l'argent en plus dépensé pour éventuellement ne pas attirer le médecin parce que les élus parce que les élus ont la pression des habitants.
Euh s'il y a un médecin qui part, la première chose quand un un habitant rencontre le maire, c'est monsieur le maire ou madame le maire, quand est-ce que vous nous trouvez un médecin ? Et donc, il y a une pression qui s'exerce sur les élus qui conduit à effectivement trouver des solutions. Jonathan, une autre question ?
Oui, très rapidement. Qu'est-ce qui est envisagé ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui est envisagé pour l'arrivée sur le territoire des spécialistes ?
J'ai le cas de figure d'une d'une conœur en Haange qui a essayé de trouver par exemple un dentiste pour se faire arracher les dents sagesses qui a dû se résoudre à n'avoir aucune solution en fait dans le département de la charante maritime et sa seule échéance c'est un rendez-vous dans 2 mois dans le département voisin. En l'occurrence c'est les dentistes. Est-ce qu'il y a des choses qui sont prévues pour faciliter ou contraindre l'installation de certaines spécialités médicales dans les zones qui sont sous-dotées ?
Pour les spécialistes, on est sur une une installation s'il y a le départ d'un spécialiste d'une même spécialité en territoire euh l'offre médicale est satisfaisante. Pour autant, il pourrait y avoir une dérogation parce que ce qu'on constate aussi, c'est qu'il y a une surspécialisation des spécialistes. Vous parlez des chirurgiens dentistes.
On a une surspécialisation des chirurgiens dentistes qui les conduit à avoir des équipements lourds et souvent qui fait qu'on a une concentration des spécialistes dans les mêmes villes. Donc ça c'est un vrai souci pour le coup. Il faudra former plus, former plus de médecins, former plus de spécialistes.
Tout ça prend du temps. Ces propositions, elles ont l'avantage d'être assez concrète, d'être rapidement pouvant être rapidement mis en place. Donc c'est pour ça qu'on et et et cette proposition de loi, elle est assez dense parce qu'elle contient 18 articles avec la première chose, c'est l'évaluation euh des besoins au plus près des territoires avec une implication, j'espère des conseils départementaux, avec les ARS, avec les caisses primaires d'assurance maladie, avec les ordres départementaux des médecins parce que c'est avec un pilotage au plus près des territoires que j'espère on arrivera à faire mieux en offre de soin.
Merci beaucoup Jonathan Roger d'avoir été avec nous, la une de Haute Saintonge du Fiule à la rescousse des Antes. C'est à la une de votre hebdo. Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
Merci Steve. On se retrouve dans 20 minutes. On parlera du scandale de l'aide sociale à l'enfance.
Ce sera S. C'est le débat du club et merci beaucoup Corine d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. On va accueillir notre prochaine invité, le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet nous rejoint.
Yeah.
Corinne Imbert