Canicule : la ministre de la santé répond aux auditeurs
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D'habitude on compte les jours, en ce moment on compte les heures. Combien de temps me reste-t-il ce matin avant qu'il fasse à nouveau 38 ? A quelle heure pourrais-je rouvrir ma fenêtre ? Et puis de même que les enfants comptent les dodos, les adultes comptent les nuits. Car c'est ça qui est souvent le plus insupportable en canicule, ne pas avoir ce sursis de quelques heures de fraîcheur nocturne. Alors encore combien de nuits tropicales avant de souffler un peu ? Sophie Bria nous l'a dit, deux ou trois selon les régions de France, mais on restera sur nos gardes. Après tout, on n'est pas encore en juillet.
Il y a six ans, Emmanuel Macron scandait « Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes, mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable et qui progresse, et cela requiert notre mobilisation générale. » Vous avez remarqué comme la crise Covid rime étrangement avec cette crise de la canicule aujourd'hui. Petit comparatif, les enfants sont en grande partie privés d'école, les parents doivent jongler, le télétravail revient à la mode, l'espace public nous semble tout d'un coup d'un milieu hostile où on veut passer surtout le moins de temps possible. Les hôpitaux frôlent la saturation, l'économie ralentit. Alors en 2026, est-ce que nous sommes en guerre ?
Aujourd'hui, on ne s'attend pas à entendre le président prononcer ces mêmes mots car il y a d'autres guerres, mais il y a aussi cet ennemi invisible qu'est la chaleur et ce parfum de mobilisation générale. Comme au moment du Covid, on a peur de la deuxième ou de la troisième vague et tout comme en mars 2020, on n'a pas encore de vaccin contre la canicule.
Le téléphone sonne, 01-45-24-7000.
Et Olivier nous appelle de Saint-Ouen. Bonsoir Olivier.
Oui, bonsoir François Géffrier. Et puis, comme d'habitude, espérons que la maison ronde va continuer de tourner éternellement. Voilà, donc bon, à part ça, je voulais simplement poser une question à la ministre. Comment se fait-il que depuis la canicule, c'est déjà la deuxième vague de chaleur qu'on a, aucun chiffre n'ait été diffusé sur le nombre de morts ? Parce que souvenez-vous, quand il y a eu le Covid, je veux dire, chaque jour, on était abreuvés par le nombre de morts. J'aurais presque envie de dire inquiétés.
Et là, je m'étonne beaucoup du peu de courage qu'a ce gouvernement, comme peut-être un autre, de ne pas dire aux gens, voilà, département par département, on déplore tant de nombres de morts. Et puis en disant, voilà, des gens éventuellement par tranche d'âge et ainsi de suite. Enfin, je ne comprends pas ça. Je trouve ça hallucinant.
Merci Olivier pour cette question. Et bonsoir à vous Stéphanie Riste.
Bonsoir François.
Vous êtes ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes Handicapées. Vous êtes en première ligne dans cette crise sanitaire. Peut-être peut-on l'appeler comme ça. Et cette question d'Olivier, elle rentre dans le vif du sujet. C'est vrai que pour l'instant, vous souhaitez ne pas donner de chiffres consolidés. Pourquoi ?
Oui, je comprends cette question. En fait, la comparaison avec le Covid, à mon avis, est un bon exemple de pourquoi on ne peut pas donner des chiffres alors qu'on pouvait dans le Covid. Pendant le Covid, on avait un diagnostic avec, tout le monde se rappelle, des tests PCR qui nous donnaient le diagnostic. Avec la chaleur, on doit avoir des chiffres qui sont consolidés parce qu'on peut avoir des décès qui ne sont pas liés à cette chaleur. Et on n'a pas un test pour dire, c'est la canicule, donc le décès est en rapport avec cette chaleur. Donc je comprends qu'on a envie d'avoir des chiffres.
Moi, ce qui m'intéresse en tant que ministre de la Santé, c'est évidemment, un, de dire en toute transparence, la vérité, c'est fini, le temps, je crois, que les gouvernements ne disaient pas ce qui se passait. C'est-à-dire que j'ai pu le dire depuis maintenant quelques jours, on a d'ailleurs déclenché mardi avec le Premier ministre le niveau 2 du plan Orsan et le niveau 3 parce qu'on s'attendait effectivement à ce qu'il y ait une augmentation des problèmes de santé avec la canicule.
Et j'ai pu le dire aujourd'hui,
dès qu'on a eu des signaux de surmortalité, c'est-à-dire de décès probablement liés à la canicule qui n'auraient pas eu lieu sans ces chaleurs extrêmes. Voilà, donc il y a la transparence sur le fait qu'il y aura des décès supplémentaires par rapport à ce qui est attendu par rapport à une année où il n'y a pas autant de température. Malgré tout, je ne peux pas donner des chiffres parce que les chiffres que je donnerais seraient faux.
Mais que vous ne donniez pas de chiffres consolidés, c'est-à-dire vraiment à l'unité près. Ça, on peut le concevoir. Mais vous avez forcément au ministère et à la Sécurité sociale des gens qui estiment, qui se disent on doit être autour de tant de dizaines ou peut-être tant de centaines de morts parce qu'il faut prévoir toute la chaîne aussi en aval, j'allais dire. Il faut que les chambres mortuaires dans les hôpitaux aient les capacités nécessaires. Il faut que le service funéraire soit en capacité de répondre à un éventuel afflux de personnes décédées.
Non, c'est deux questions différentes. Oui, il faut anticiper, si jamais il y a une surmortalité très importante et donc préparer les places dans les morgues et dans les chambres funéraires. Maintenant, ça serait plus facile pour moi d'avoir des chiffres directement liés à la canicule, ce que je n'ai pas...
Vous avez donné un chiffre pour la journée de mercredi, vous avez parlé de 25 arrêts cardiaques en 24 heures à Paris.
Oui, les arrêts cardiaques ne sont pas forcément des décès. Alors, c'était quoi ces 25 arrêts cardiaques ?
On est en train d'enquêter dessus.
Non, maintenant, il y a des enquêtes pour savoir les arrêts cardiaques. Peut-être que les gens, et je l'espère, ne sont pas décédés. C'est des chiffres donnés par le SAMU. On a des chiffres d'arrêt cardiaque. Oui, les SAMU ont ces chiffres-là. Évidemment, nous les avons au ministère. Mais au-delà, ce que je peux dire aujourd'hui, c'est que oui, c'est température extrême. Et j'ai pu le dire d'ailleurs dès le début et dès le mois de mai, en disant que quand il y a des canicules, les mesures de prévention permettent d'éviter des décès. Je dis aujourd'hui qu'il y a effectivement une très probable surmortalité. Je n'ai pas de chiffres à donner pour les raisons que je vous ai expliquées.
Et il n'y a même pas une estimation ? Moi, j'imagine qu'à nouveau, au ministère, il y a forcément des gens qui sont missionnés pour surveiller, pour éviter que la marmite ne déborde. On parle d'ailleurs des services d'urgence, on va y aller dans quelques instants. On voit aussi qu'en Espagne, il y a des chiffres qui sont donnés, même si ce sont des estimations. Au moins 212 décès pouvant être attribués à la vague de chaleur, recensés de dimanche à mercredi. C'est ce que dit l'Institut Santé Carlos III à Madrid. Pourquoi est-ce que ce qui est possible en Espagne ne l'est pas en France ? Est-ce qu'on s'abrite derrière une question de procédure ?
Non, ce n'est pas vraiment des procédures, c'est plutôt des sujets techniques. Par exemple, c'est les certificats de décès. Ils sont réalisés de plus en plus par voie électronique, notamment dans les établissements. Mais pour 40% d'entre eux, ils sont réalisés en papier. Et donc, ces certificats papiers mettent du temps avant de revenir. Donc, je pourrais avoir des chiffres dans une semaine, des estimations qui ne seront pas consolidées, comme vous dites. Les chiffres consolidés, c'est à la fin de l'année. Dans une semaine, on aura une forme de première... Mais aujourd'hui, je n'ai pas au moins 40% des certificats de décès. Donc, les chiffres que je vais donner sont complètement faux.
Donc, une estimation d'ici une semaine, c'est ça ? Une première estimation qui peut évoluer ?
Je dis qu'il faut attendre la remontée de ces données qui viennent soit par papier, soit en format électronique. C'est plus facile quand c'est en électronique. Et ces dernières années, on a augmenté les formats électroniques. Mais encore une fois, les chiffres sont donnés chaque année sur les décès, et notamment celles liées aux canicules. Donc, ce n'est pas une histoire de cacher... Moi, ce que je dis aujourd'hui, et je crois que c'est le message...
C'est une histoire de prévoir aussi, encore une fois. C'est dimensionner tous les moyens pour faire face à un éventuel... On dimensionne... On parle de 5700 décès sur mortalité l'été dernier, 15 000 personnes en 2003. Est-ce que là, on est prêt, si ça devait être de cet ordre-là ?
Le dimensionnement, il est d'abord et avant tout pour protéger le système de santé, parce que si on protège le système de santé, on protège les Français. Il n'est pas en rapport avec un nombre de décès. Ce n'est pas le nombre de décès qui va nous faire prendre les mesures d'anticipation ou les mesures pour notre système hospitalier.
Non, mais ça prendra d'autres mesures, comme quand en 2003, il avait fallu ouvrir une halle réfrigérée à Rungis, parce que les chambres mortuaires réfrigérées étaient dépassées.
Vous avez raison, et ça, c'est des mesures d'anticipation que nous avons prises sans attendre d'avoir des chiffres de décès, de nombre de décès. Nous avons pris des mesures, évidemment aussi pour les chambres mortuels, depuis le mois de mai, on travaille à ces sujets en termes de préparation à l'été. Alors, c'est vrai qu'elle est arrivée un peu tôt au mois de juin par rapport à ce qui pouvait être attendu, mais ces anticipations-là ne dépendent pas du nombre de décès.
Petite question, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, voulait que les facteurs puissent jouer un rôle, puisqu'on s'inquiète aussi qu'il y a les personnes qui viennent aux urgences qui éventuellement décèdent, il y a ceux qui éventuellement décèdent dans la rue ou au travail ou avec leurs proches, mais aussi des personnes qui sont seules. Le Premier ministre voulait que les facteurs, lors de leur tournée, puissent jouer un rôle. Est-ce que ça a été mis en place et comment ?
Oui, alors c'est très important ce message-là parce qu'on a des signaux qui nous montrent que les personnes isolées arrivent aux urgences ou sont retrouvées décédées. Donc on a des signaux qui nous disent qu'il y a un grand nombre de personnes isolées à qui on doit prendre en compte. C'est pour ça que depuis plusieurs jours, depuis plusieurs semaines maintenant, je le redis, il faut absolument prendre en compte les personnes de notre entourage, qu'elles soient géographiques ou familiales, pour s'occuper des personnes isolées. Et évidemment, le postier qui passe dans toutes les habitations de notre pays est quelqu'un qui passe aussi chez les personnes isolées.
Donc c'était très intéressant de pouvoir travailler.
Sur le papier, on voit bien comment ça peut fonctionner. Maintenant, les tournées, elles sont, j'allais dire, millimétrées, minutées.
Vous savez, il y a beaucoup de programmes pour les postiers qui sont travaillés ces dernières années concernant les personnes âgées en perte d'autonomie.
Il y a des services de la poste qui existent déjà. De là à le généraliser aujourd'hui.
Et de personnels formés. Et donc les collectivités pourront aussi voir avec les agents de la poste localement pour qu'ils puissent être en lien avec les registres communaux. Et vous savez d'ailleurs, ça me fait vraiment préciser que si vous êtes une personne isolée et que vous nous écoutez, vous pouvez appeler votre mairie. Elle a un registre communal et qui fait que vous serez embarqué dans cette boucle de protection des personnes isolées. C'est-à-dire que la mairie vous passera un coup de fil ou viendra vous voir pour voir si vous allez bien.
Donc si vous nous écoutez, si vous avez de la famille ou si vous êtes vous-même isolé, appelez la mairie où vous habitez et quelqu'un pourra prendre soin de vous en s'occupant de vous, en vous demandant si vous allez bien.
Alors madame la ministre de la Santé, Stéphanie Riste, on va aller aux urgences dans un instant où la docteure Hélène Goulet nous attend. Mais d'abord, il y a ce plan blanc qui a été activé dans tous les hôpitaux d'Île-de-France. Et André nous appelle à ce sujet. Bonsoir André. Bonsoir. On vous écoute. Vous êtes à Toulon, je crois.
Oui, je suis à Toulon. Heureusement qu'il y a les cigales qui sont autour de moi. Parce que quand j'entends, je crois que c'est madame la ministre, je ne sais rien. J'ai vraiment, je suis outré, vraiment outré. Vouloir faire prendre maintenant pas assez qu'il n'y a pas assez d'infirmiers. On veut que des malades soient pris par les facteurs. Franchement, déjà les facteurs, on leur a tout cassé. Et maintenant, on va leur dire, ah maintenant, il faut s'occuper des malades. Mais vous, pendant, ça fait depuis que vous êtes élu, rien n'a été fait contre les malades. J'en fais quelque chose. Je suis graissé du rein. Je fais trois ans de dialyse. J'ai le cancer. J'ai un quart de poumon en moins.
Et j'ai eu une fracture du col de fémur.
Là, vous êtes dans quelles conditions, André ? Vous êtes chez vous ?
Ne vous inquiétez pas.
Vous êtes dans quelles conditions pour nous appeler, nous écouter ce soir ?
Je suis très bien entouré par mon épouse, mes enfants et mes collègues, parce que je fais de la marche nordique. Et eux, ils sont énormes. Voilà, j'étais avec eux mardi passé. Mais bon, moi je vois, j'ai vu des gens, quand je me suis cassé le col de fémur, une dame de 95 ans qui réapprenait à marcher. Bon, moi ça, ça me met le... Parce qu'il n'y a plus personne qui est arrivé dans les hôpitaux. On vous dit, ah, je suis tout seul pour l'étage. C'est quoi ce monde que vous nous mettez dans les mains ? À la fin de l'année, vous vous en foutez, parce que vous ne serez plus là.
Excusez-moi, j'ai le terme, j'ai travaillé à l'arsenal, soit inexcusable maladie professionnelle, soit inexcusable employeur. Je précise. Merci.
Allez-y André, on vous écoute.
Voilà, parce que je suis... Mes reins ont été tués par le mercure, qui a été reconnu apparemment d'après ce qu'on a dit. Oui. Nous, si, en 1933. Et qu'on fait des politiques depuis 1933, rien. Strictement rien. Alors, moi, vous voyez, quand je me suis cassé le col du fémur, on m'a demandé si je voulais mettre sur la liste. Je dis, moi, je respecte les Français.
Merci beaucoup, André, de nous avoir appelé au 01 45 24 7000. On voit qu'il y a cette mise en cause, madame la ministre Stéphanie Riste, du, j'allais dire, du plan blanc, parce que c'était le message initialement au standard par André, qui nous dit, voilà, dans les hôpitaux, une seule personne, parfois par étage, quand lui va se faire soigner pour ses différents problèmes de santé. Et comment est-ce qu'on trouve des moyens pour ce fameux plan blanc, quand il s'agit de l'Île-de-France, ou pour le plan Orsan, pour le reste du pays ?
Oui, merci. Je voudrais déjà dire à André que je ne propose pas que, et le Premier ministre non plus, que les facteurs remplacent les infirmières. Les facteurs vont juste se renseigner, discuter avec les personnes pour être sûres, prendre des nouvelles, pour être sûres qu'elles vont bien. Et d'ailleurs, en parlant des infirmières, c'est important de pouvoir le dire, j'ai passé des mesures qui permettent, dans cette situation, aux infirmières de pouvoir faire de l'hydratation à domicile, des gouttes à gouttes, pour que les personnes se sentent mieux, juste en étant en lien avec le SAMU, ce qui va permettre de soulager et d'éviter que ces personnes aillent aux urgences.
Je voulais vraiment rassurer André, je ne veux pas qu'il ait cette inquiétude. Ensuite, sur les plans blancs et votre question, ou les plans Orsan, le plan blanc fait partie d'un des outils du plan Orsan. Il permet, hôpital par hôpital, et la décision d'ailleurs se fait hôpital par hôpital, parce que tous les hôpitaux ne sont pas dans la même situation de tension. Et quand le plan blanc est déclenché, il permet plusieurs choses. Il permet en fait une réorganisation de l'hôpital.
C'est-à-dire que vous allez fermer certains services, par exemple des services de chirurgie, de pneumologie, pour pouvoir avoir une concentration, une mobilisation de tous les personnels autour de la quantité de malades qui arrivent.
On réorganise temporairement les forces.
On réorganise l'hôpital autour de l'activité aiguë qui arrive aux urgences. Vous savez, il y a des plans blancs tout au long de l'année. Quand il existe des problèmes, c'est une décision qui est locale.
On va en parler tout de suite avec le docteur Hélène Goulet. Bonsoir. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Ça fait quelques minutes que vous nous attendez. Médecin urgentiste, chef de service d'accueil des urgences de l'hôpital Tenon à Paris. Vous êtes présidente de la collégiale des services d'urgence de l'assistance publique hôpitaux de Paris. Vous avez donc un regard collectif, je vais dire, sur ces établissements, les urgences et les hôpitaux. Ce plan blanc, comment vous le voyez s'activer chez vous ? Ça va avoir quelles conséquences ?
Alors, le plan blanc, ça va nous aider sur plusieurs niveaux, notamment sur les ressources humaines. On n'a pas attendu l'activation du plan blanc pour renforcer tous les secteurs qu'on avait besoin et notamment les urgences, que ce soit en personnel paramédicaux, donc en infirmière et en aide-soignant lorsqu'on en a besoin, et en personnel médicaux. Mais ce plan blanc, il permet quand même de mobiliser de façon plus facile les personnels d'activer la mobilisation des étudiants des écoles d'infirmiers et donc, à l'extrême, de rappeler des personnels en congé.
Donc, c'est vrai que l'activation du plan blanc va nous permettre de mobiliser plus facilement les personnels pour permettre soit de renforcer les équipes aux urgences, là où il y a beaucoup d'augmentation d'activité, soit d'ouvrir des secteurs supplémentaires pour hospitaliser les patients qui en auraient besoin.
Un outil utile et efficace, si je vous entends.
Oui, ça permet aussi de réorganiser l'hôpital, de faire des déprogrammations ciblées pour récupérer des lits et des personnels pour ouvrir des lits supplémentaires pour les patients qu'ils nécessiteraient. Et donc, ça permet de fluidifier l'organisation de la réponse à la crise.
Parce que pour l'instant, vous parlez de crise, les hôpitaux, les urgences, sont dans quelle situation ? Dans quel degré de tension ? Est-ce que ça craque par endroits, comme on l'entend ?
Ce qui est sûr, c'est qu'on voit une augmentation de l'activité dans les services d'urgence de l'assistance publique des hôpitaux de Paris depuis lundi, de façon croissante. Donc, on est dans une situation où la saturation de nos urgences augmente. Et puis, évidemment, les hôpitaux sont de plus en plus saturés. Donc, il faut qu'on se réorganise pour justement ouvrir des secteurs supplémentaires et prendre en charge ces patients qui nous arrivent en lien avec cette vague de chaleur.
Quel âge ont ces patients ? On a dit qu'il y avait évidemment des patients âgés, plus de 75 ans, mais aussi parfois, et c'est plus étonnant, des jeunes ou relativement jeunes.
Alors, oui, on a des jeunes qui font des malaises et qui vont être pris en charge aux urgences, réhydratés et qui ne vont pas forcément rester hospitalisés. Et puis, à côté de ça, on a des patients polypathologiques qui, eux, sont fragilisés par plusieurs jours de canicule et qui vont décompenser des pathologies chroniques qui vont devoir être admis à l'hôpital. Donc, on a effectivement cette catégorie de patients potentiellement plus jeunes mais comorbides qu'on doit garder à l'hôpital. Et puis, les patients âgés plus fragiles qui, eux aussi, ont du mal à s'hydrater ou avoir accès à l'eau parce qu'une autonomie qui était un peu limite à la maison et puis la canicule aggrave les choses.
Vous avez de quoi les prendre en charge, les soigner ? Et puis, question évidemment du moment, est-ce que vous avez la clim ?
Alors, ça dépend des endroits. La plupart des services d'urgence sont rafraîchis ou climatisés. Donc, ça permet aux patients qu'on prend en charge de pouvoir être au moins dans un endroit où ils ne sont plus exposés aux fortes chaleurs. Mais effectivement, l'hôpital, dans sa globalité, n'est pas climatisé. Donc, effectivement, ça pose des problématiques de chambres où la chaleur est quand même très présente. Donc, on essaye de faire au mieux avec les moyens du bord, des ventilateurs, mouiller les draps, bien hydrater les patients, occulter les fenêtres et puis des climatiseurs portables là où on peut quand on en a.
Docteur Hélène Goulet, merci beaucoup. Je me tourne vers vous, Stéphanie Ries, ministre de la Santé. Juste avant que vous arriviez dans ce studio, on a eu cette information, le Premier ministre, qui valide sur votre proposition une commande de 30 000 climatiseurs pour les hôpitaux. On a du mal à se représenter ce que ça signifie, 30 000 climatiseurs. Ça veut dire la clim partout dans les hôpitaux. C'est quoi exactement ?
En fait, ce que j'ai pu annoncer il y a quelques jours, c'est une enveloppe financière qui a été débloquée de 100 millions d'euros qui va nous permettre de, en urgence, améliorer la situation des chambres d'hôpitaux quand il n'y a pas de rafraîchissement ou de climatisation. Et évidemment, vous le savez et tout le monde le sait, il y a des tensions sur ces matériels. Donc, j'ai pu dire il y a quelques jours que nous mobilisons les acheteurs publics pour essayer de trouver des climatiseurs en grand nombre. Et on continue ce travail. On a un bon espoir d'avoir ces 30 000 climatiseurs, j'espère plus, mais déjà, dans un premier temps, assez vite.
Assez vite, c'est quoi ?
On est en train de finaliser... Vous savez, ça ne s'achète pas comme ça pour les hôpitaux publics. Oui, il n'y a pas une palette de 30 000 qui attend sur un marché. Exactement. Mais concrètement, est-ce que tous les hôpitaux vont avoir
un, deux, dix climatiseurs d'ici la fin de l'été ? Est-ce que, voilà, on peut avoir...
Je ne ferai pas... Enfin, ce n'est pas mon genre, pardon, de faire des promesses que je ne sais pas si je tiendrai.
Non, mais j'imagine qu'il y a un bon commande et qu'il y a un espoir de livraison.
Notre travail au gouvernement, et particulièrement là, le mien, il est de mettre tout ce que j'ai en possibilité, en action, pour améliorer la situation. Là, ce que je dis, c'est que le travail fourni ces derniers jours par les équipes, les acheteurs publics, vont probablement nous permettre d'avoir très vite un grand nombre de climatiseurs, mais le travail ne va pas s'arrêter là. L'enveloppe budgétaire est disponible pour qu'on puisse, au maximum, je dirais, si jamais, dans l'été, de nouvelles vagues de chaleur aussi extrêmes arrivaient. Ça, c'est une mesure, évidemment, de très court terme.
Et est-ce que vous avez chiffré ce qu'il faudrait pour que tous les hôpitaux, et puis, dans un deuxième temps, les EHPAD aussi, par ailleurs, soient climatisés de façon satisfaisante, c'est-à-dire dans les chambres et dans toutes les parties qu'ils nécessitent ?
Oui, alors, déjà, il n'y a pas que la climatisation partout. J'ai eu l'occasion d'aller à l'hôpital de Saclay hier, mais j'en connais d'autres.
Et on l'entendait avec le docteur Hélène Goulet qui parlait d'autres bonnes pratiques.
Voilà, on peut avoir des hôpitaux qui sont rafraîchis et dans les hôpitaux qui ont des chambres d'hospitalisation qui sont rafraîchies, la température est tout à fait confortable. Donc, c'est difficile de dire combien d'hôpitaux, puisque pareil, vous avez des hôpitaux qui sont de plusieurs bâtiments. Certains bâtiments ont été reconstruits, ils sont déjà, eux, climatisés, mais pas l'ensemble des bâtiments de l'hôpital. Donc, c'est pareil. Vous allez dire que je n'aime vraiment pas les chiffres, mais que...
Non, mais j'entends que ce ne soit pas clim partout, mais j'imagine que vous avez un diagnostic qui vous permet de dire « Il nous faudrait X climatiseurs et X milliards ».
C'est que depuis la dernière canicule, mais particulièrement depuis le Ségur de l'investissement, 19 milliards d'euros qui ont été mis en 2021 pour reconstruire des établissements, 40% des établissements ont été reconstruits ou rénovés. Donc, ceux-là, ils sont soit rafraîchis, soit avec de la clim, ils sont confortables. Pour les autres, dans les 60% d'autres, il y en a qui avaient fait les travaux avant, et puis il y en a qui ont des difficultés. Et pour cela, nous sommes en train de regarder, et c'est pour cela que j'ai fait doubler l'enveloppe d'adaptation à plus long terme, parce que ça met du temps d'installer une climatisation.
Dans un vieil hôpital, si on veut réinstaller une climatisation, c'est des sujets techniques qui sont compliqués. Mais donc, on a aussi débloqué des enveloppes financières pour pouvoir dire que dans le plus vite possible, mais ça ne se fait pas non plus en deux jours, tous les hôpitaux puissent être soit rafraîchis, soit climatisés, en tout cas avoir des mesures qui permettent le confort des patients.
Et on a un auditeur qui va peut-être aller dans votre sens, c'est Patrice qui nous appelle de la Meuse. Bonsoir Patrice. Oui, bonsoir. On vous écoute. On vous écoute si vous êtes toujours connectés, puisqu'on a entendu un petit bip qui était assez peu encourageant. Mais je vais reprendre le message que vous avez laissé aux standards de France Inter, au-delà des discours stériles, dites-vous à Patrice, vu l'urgence pour protéger les écoliers de la chaleur, on parle cette fois-ci des écoles. Pouvez-vous vous engager en collaboration avec le ministre de l'Éducation à doter toutes les classes à la rentrée prochaine, pas de clim, mais de ventilateurs efficaces ?
Qu'en dites-vous Stéphanie Riste, ministre de la Santé ?
Alors, je ne vais pas répondre pour le ministre de l'Éducation, mais en tout cas, le gouvernement, dans toutes ses politiques publiques, donc dans tous ses ministères, doit travailler à des mesures qui nous permettent d'accélérer cette adaptation. Et donc, le ministre de l'Éducation, comme l'ensemble des ministres, travaillent dans leur domaine pour ce sujet.
Alors, est-ce qu'on est connecté avec soit Patrice, soit Michel qui est à Rouen ? Michel est là. Bonsoir Michel.
Bonjour. Voilà la question que j'aimerais poser à madame la ministre, c'est pourquoi les solidaires ont été annulées ? Les solidaires qui sont vraiment une source de financement pour les malades du sida, et alors que le meeting d'athlétisme, lui, professionnel, est maintenu, comment dire, au stade de Charletti, ma question, est-ce que c'est vraiment une décision sanitaire ou une décision finalement politique ?
Très bonne question, merci beaucoup Michel. Effectivement, on a ce meeting d'athlétisme à Paris qui est maintenu avec certaines conditions qui ont évolué, mais j'ai regardé le calendrier, on va courir un 100 m à 15h, un 400 m à 18h, un 5000 m à 19h, et les 19 000 spectateurs vont passer 5 ou 6 heures en tribune en plein soleil. C'est difficile de comprendre cette décision, et on se demande s'il n'y a pas un deux poids deux mesures par rapport à Solid Eyes.
Je voudrais déjà répondre par rapport à Solid Eyes, il y a aussi la grande marge des fiertés qui a été annulée, c'est évidemment pas une action contre ces associations ou les thèmes qui peuvent être abordés, mais quand un événement, et là c'est important, je réponds pour l'ensemble des événements, quand un événement est annulé, il est regardé les conséquences sur la personne qui pratique l'événement, le musicien, le sportif, ou ici les associations, mais aussi sur les gens qui viennent voir, et aussi les tensions locales sur le système hospitalier, parce que c'est partout en France que ce genre de décisions sont prises. Voilà les éléments...
Le Chambord Live Festival par exemple aussi. Pardon ? Le Chambord Live Festival, il y avait un concert d'Orelsan entre autres qui ont été annulés.
Oui, oui. En fait, ce n'est pas seulement, je dirais, le sportif en lui-même, c'est est-ce qu'il y a beaucoup de monde qui viennent regarder ? Quel âge ont les gens ? Est-ce que c'est à côté d'hôpitaux qui sont en tension ou pas ? Vous voyez, c'est un ensemble de...
Charletti, 19 000 spectateurs, le Stade de France avec samedi soir la finale du top 14, 80 000 spectateurs ?
Oui, je comprends votre question. C'est aussi des mesures d'ordre public, et c'est ces ensembles de discussions. Moi, je donne un avis en tant que ministre de la Santé par rapport à la tension sanitaire et puis ensuite, il y a l'ensemble de tous ces autres indicateurs. Mais encore une fois, à chaque fois qu'un événement est annulé, ce n'est pas de gaieté de cœur, évidemment, et c'est pour ces ensembles de raisons.
Alors, si je zoome encore une dernière fois sur Solidays, il y a aussi un enjeu de financer une perte sèche de 3 millions d'euros, on l'a entendu, pour des programmes de lutte contre le sida dans une vingtaine de pays. Il s'agit de santé publique. Est-ce que le ministère de la Santé va lui aussi être peut-être solidaire de Solidays, en l'occurrence ?
En tout cas, j'ai demandé à ce qu'on regarde à accélérer le versement de la subvention et de regarder aussi ce qu'il était dans nos capacités financières de faire, mais nous aurons l'occasion d'en rediscuter. Mais en tout cas, oui, on va regarder, évidemment.
Et je le redis pour tous ceux qui seraient intéressés par cette cause et aussi par le festival, le directeur de Solidays, Luc Baruet, qui juge que le festival est en danger, qui en appelle à la générosité des festivaliers pour faire des dons, pour maintenir les places qu'ils avaient prises pour des concerts qui n'auront pas lieu. France Inter, le Téléphone Sun. D'un Michel à une Michel. Bonsoir, Michel. Vous êtes en Savoie. Merci d'avoir appelé le Téléphone Sun.
Oui, je voulais exprimer ma colère. J'étais militante dans les années 70 et les écologistes à cette époque-là étaient vraiment ridiculisés par les politiques, par les journalistes. Voilà, on passait vraiment pour des crétins. Et maintenant, je suis très en colère parce que les écologistes, les gens qui ont travaillé sur ces sujets, ils ont prévu tout ça. Alors, qu'est-ce que font nos politiques ? Ils ne s'occupent pas de nous. Ce n'est pas de nous dont ils s'occupent. Parce que si vraiment ils s'occupaient de nous, on n'aurait pas tous ces problèmes-là.
Michel, pour compléter peut-être votre question, Michel, merci de nous avoir appelés. Il y a cette question de Corinne par WhatsApp au 01 45 24 7000 qui nous dit, à mon grand désespoir, je vois que nous n'avons pas tiré de leçon de la canicule de 2003, hôpitaux pas climatisés et pas d'installer dans des pièces inappropriées. On a aussi cette question de Rama. Comment est-il possible de dépenser de l'argent pour expliquer au peuple comment boire un verre d'eau ? C'est peut-être un peu caricatural.
Alors que les hôpitaux manquent autant de finances, comment vous jugez, Stéphanie Ries, ministre de la Santé, ces interpellations des auditeurs sur le fait que, politiquement, là, tout d'un coup, on réagit quelque part en pleine vague de chaleur. On annonce qu'on a validé un bon de commande pour 30 000 climatiseurs, entre autres politiques, alors que ça fait des années, là, en l'occurrence, années 70, donc ça fait un demi-siècle, que certains alertent sur le réchauffement et le changement climatique ?
Si on avait fait suffisamment, il n'y aurait pas 36 dans des chambres où des malades sont hospitalisés. Est-ce que, pour autant, ça veut dire que rien n'a été fait ? Moi, j'appartiens... J'étais députée en 2017, je ne faisais pas de politique avant, et j'appartiens à un gouvernement qui a une majorité, qui a un bilan. Je n'ai pas de... Je peux regarder dans la glace, quand je regarde, un, le financement qui a été mis dans le système hospitalier. Je l'ai dit, 19 milliards d'euros pour reconstruire des hôpitaux et les adapter à la modernisation du système de santé, mais aussi à la transition écologique, c'est des sommes qui n'avaient pas été faites avant.
40% des hôpitaux qui ont été reconstruits ou rénovés. C'est une mission de la transition énergétique, écologique, qui a été doublée depuis 2017. Donc, oui, je comprends cette colère, disait la dame. Je la comprends, et c'est difficile la température actuellement dans les chambres quand il n'y a pas de climatisation, de rafraîchissement. Pour autant, rien n'a pas été fait. Il y a eu des sommes importantes. Le Ségur de la santé, au-delà de la revalorisation des professionnels,
qui était très attendue au moment du Covid.
Bien sûr, la revalorisation des professionnels, c'est 13 milliards par an. Je ne dis pas qu'il ne faut pas plus. Je dis quand même que c'est des efforts sur le système de santé qui n'ont jamais été faits avec aucun autre gouvernement. Donc, il faut poursuivre, il faut accélérer. On le voit tous. On le voit tous aujourd'hui. mais je dois dire que quand on compare avec ce qui a été fait avant, voilà, je pense vraiment que nous devons plutôt accepter tous ensemble, collectivement, qu'il va falloir s'adapter au réchauffement climatique et nous allons avancer. Mais nous n'avons pas rien fait.
Une suggestion de Catherine. Bonsoir Catherine.
Oui, bonsoir. Je vous appelle parce qu'il m'est venu quelque chose qui m'a semblé assez basique en fait. C'était, je vois, par rapport à ce changement climatique qui est quand même nous annoncé depuis des décennies, qu'on n'a pas du tout pris en compte ni du côté agroalimentaire ni du côté industriel. Je vois qu'il y a des choses qui pourraient être faites dans un esprit coopératif et non plus trop vertical. C'est-à-dire travailler en commission avec un architecte puisque là maintenant la grande mode c'est métal et vitrage très étendu pour les maisons et en fait ça n'a rien à voir avec les prévisions climates.
Donc des architectes, des médecins, je dirais des climatologues, je dirais des scientifiques et des politiques engagées. Moi je verrais bien quand même entendre cette intelligence-là de coopération pour aller chercher les infos là où elles sont et pour ensemble se mobiliser et dire ça on arrête, ça on transforme et je crois que ça embarquerait assez les citoyens français s'il y avait cette intelligence-là de coopération.
Merci Catherine pour cette question Stéphanie Ries ministre de la Santé. La difficulté c'est que oui il faut faire travailler toutes les disciplines ensemble mais on a l'impression que ça existe déjà. Les rapports, les suggestions à commencer par celui du GIEC qui est précisément ça au niveau mondial un groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat mais aussi qui regroupe tout un tas de disciplines avec dedans des climatologues mais pas que. La question c'est qu'est-ce qu'on fait de ces rapports ?
Non mais à partir du moment où c'est de la science vous me trouverez toujours de ce côté-là et évidemment mais c'est ce qui est fait ensuite il y a une réalité et je crois aussi qu'il faut confronter ces évolutions qui sont indispensables enfin je le crois à aussi une réalité une réalité de population une réalité financière des réalités et c'est l'ensemble de cette confrontation qui doit faire des politiques publiques volontaristes et je voulais répondre à la dame parce qu'elle a tout à fait raison d'ailleurs il y a des fédérations d'architectes hospitaliers qui ont beaucoup travaillé sur ces sujets et dont les derniers projets je pense à l'hôpital de Guadeloupe par exemple qui a été conçu avec de l'innovation d'adaptation au réchauffement climatique très très intéressant dont j'ai pu échanger récemment et qui nous permettra je pense aussi d'accélérer dans l'adaptation climatique de nos hôpitaux
Question suggestion de Géraldine qui nous a écrit avec cette canicule je me suis senti mal j'ai réalisé une téléconsultation avec une société de téléconsultation agréée le médecin m'a bien aidé pourquoi ne pourrait-on pas inciter les patients à contacter leur médecin par ce biais là ou une des sociétés en question pour savoir quoi faire et si quand aller aux urgences c'est une piste ?
Alors ce qui est recommandé c'est que quand on se sent en difficulté vis-à-vis de la chaleur une sensation de malaise une fatigue extrême des maux de tête inhabituels il faut appeler le 15 qui va lui vous orienter et vous dira peut-être de prendre un rendez-vous chez le médecin ou la téléconsultation tout à fait de façon tout à fait positive mais il est recommandé de passer par le 15 nous avons pris des mesures puisqu'il y a une énorme augmentation d'appel au SAMU nous avons pris des mesures pour renforcer les équipes des assistants de régulation qui commencent avec le nombre d'augmentation il fallait absolument prendre ces mesures donc on adapte pour que le 15 puisse répondre mais je conseillerais plutôt d'appeler le 15 quand on se sent pas bien dans un premier temps qui lui conseillera ce qu'il faut faire
Merci beaucoup Stéphanie Riste ministre de la santé d'avoir répondu aux auditeurs et auditrices de France Inter un nouveau téléphone Sona réécouté en podcast à la technique aujourd'hui il y avait Arnaud Cahier Achille Lacnin Mélissa Etroit réalisation Juliette Gou rédaction en chef Charline Neugri et Lionel Thompson émission préparée par Benjamin Dussi Merci à tous
Stéphanie Rist