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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 30 janvier 2014 15 minAutoproduitFond programmatiqueImmigration & asileÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploi

Marine Le Pen en déplacement à La Rochelle

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:51PrésentateurChiffre
    « Nicolas Sarkozy avait promis de laisser la France à 5% de chômage en 2012. »
  • 8:03PrésentateurFait
    « François Hollande a placé toute sa communication l'an dernier sur la fameuse inversion de la courbe. »
  • 8:26PrésentateurChiffre
    « L'année dernière, 80% des embauches qui ont été signées l'étaient en CDD. »
  • 8:47PrésentateurChiffre
    « En l'espace de trois ans, c'est 900 000 personnes supplémentaires qui sont passées sous le seuil de pauvreté. »
  • 9:02PrésentateurFait
    « Voici donc nos socialistes lancés à corps perdu dans un traitement d'un nouveau genre, le ralliement inconditionnel aux exigences des grandes entreprises mondialisées et financiarisées. »
  • 10:15PrésentateurFait
    « J'en veux d'ailleurs pour preuve le dernier conseiller de François Hollande, M. Hartz, qui est très connu en Allemagne, pas toujours très apprécié. »
  • 10:26PrésentateurChiffre
    « C'est l'homme qui a créé les euro-jobs, c'est-à-dire les jobs à 1 euro de l'heure. »
  • 11:30PrésentateurFait
    « L'euro d'abord, qui est notre principal boulet en matière de compétitivité, celui qui nous coûte si cher. »
  • 12:52PrésentateurPromesse
    « Je propose enfin que la France puisse à nouveau décider qui elle accueille, qu'elle cesse cette immigration massive, légale et illégale. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

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Présentateur

Je crois vraiment que nous allons avoir des résultats qui vont en étonner plus d'un dans cet Ouest français dont on dit souvent que c'est une terre de mission pour le Front National. Moi je crois que ça va être demain une terre d'avenir. C'était autrefois pour le Front National ce que l'on appelait une terre de mission. Longtemps on a cru dans cet Ouest traditionnellement aventurier que la politique proposée par le Front National était en contradiction avec les intérêts de territoires trop confiants dans les vertus de l'Europe. Longtemps donc, nous avons fait ici des scores trop faibles pour exister véritablement politiquement et peser dans la vie politique locale.

Dans l'Ouest, même si nous ne sommes pas encore au niveau où nous sommes dans d'autres régions, nous progressons plus vite qu'ailleurs. Nous gagnons chaque jour de nouveaux esprits et de nouveaux cœurs dans l'Ouest de la France. Vous le constatez de toute façon autour de vous aussi. Il y a dans les terres de l'Ouest une prise de conscience. On l'a vu en Bretagne avec le mouvement des bonnets rouges. Et à bien des égards, il s'agissait d'une critique en règle des parties du système, de l'UMPS, de tous ces satellites et des dogmes de l'Union Européenne.

Et on le voit aussi dans toutes ces contrées où la désindustrialisation fait des ravages, où des secteurs autrefois protégés sont en train de prendre l'eau. Je pense à l'agroalimentaire. Partout, la prise de conscience se fait de l'urgence d'une politique nationale de redressement de l'économie. Partout dans l'Ouest, on ressent aujourd'hui fortement la nécessité de reprendre la main sur l'économie. Partout dans l'Ouest, on comprend peu à peu que sans protection, face à la mondialisation débridée, il n'y a plus d'avenir. Je sais qu'à travers cela, à travers ces prises de conscience salutaires, c'est un message d'espoir qui s'élève.

De plus en plus nombreux, nos compatriotes de l'Ouest font le choix du Front National ou du Rassemblement Bleu Marine. De plus en plus nombreux, ils valident nos diagnostics, adhèrent à nos solutions. Plus peut-être qu'ailleurs, les consciences bougent dans l'Ouest de la France. Et nous devons être au rendez-vous de ce réveil patriote. Il n'y a pas que dans l'Ouest de la France, ni plus qu'ailleurs, de fatalité. Il y a simplement un grand besoin de courage politique. Et d'une politique audacieuse, sûre de ses valeurs et fière de ses combats. C'est cela que tous les patriotes de l'Ouest doivent entendre comme message. Il est temps de se relever les manches.

Et il est temps aussi de relever la tête. Et je sais que les élections municipales, où plus que jamais nous serons présents, dans ces régions de l'Ouest, puis aux Européennes, nous relèverons le défi du changement. Car ce changement de fond, l'Ouest de la France l'attend, comme le reste du pays. Ici, la crise que nous traversons depuis 2008 a pris une multitude de visages. Crise prolongée de l'élevage, puis de l'agroalimentaire. L'agroalimentaire, plans sociaux en rafale dans les fleurons de son industrie. Et bien sûr, mise en danger du remarquable tissu de PME locale. Cette succession de séismes menace aujourd'hui de saper les fondements même d'une réussite économique qui impressionne.

Une réussite qui est le fruit du travail acharné de plusieurs générations d'agriculteurs, d'artisans, de pêcheurs, de marins, d'ouvriers et d'entrepreneurs, souvent novateurs et jamais résignés. Une réussite fondée sur la confiance et le respect du travail. Qu'il s'agisse de celui de l'ouvrier ou de celui de son patron, et non de la cupidité, qui semble être devenu le seul dénominateur commun des acteurs politiques, technocratiques et économiques de la mondialisation ultralibérale. Alors que cette succession de crises provoque une hausse fulgurante du chômage et de la pauvreté, les habitants de l'Ouest vivent en même temps la dégradation brutale de leur cadre de vie.

Avec l'explosion généralisée de l'insécurité, et plus particulièrement des cambriolages à des niveaux tout simplement sidérants. Les cambriolages qui ont simplement doublé dans certaines zones en l'espace d'un an. A la hausse de l'insécurité, ils répondent par une baisse des effectifs de gendarmerie, particulièrement efficace. A l'effondrement de la production et de l'emploi, par une hausse de la fiscalité. N'oubliez pas quand même que l'éco-taxe n'est que partie remise. Tout en persistant dans l'impasse de l'ultralibéralisme dérégulateur. Le dumping social entre pays de l'Union Européenne est désormais sur notre sol, avec l'arrivée massive de manœuvres détachées des pays d'Europe centrale.

Conséquence de la directive détachement des travailleurs de 1996. Jamais réformée, contrairement aux mensonges éhontés du gouvernement socialiste, qui n'a obtenu qu'une dérisoire lutte contre la fraude. On est content, on croyait que la lutte contre la fraude c'était déjà fait quand même. Ben non, manifestement, on découvre qu'en matière de droit du travail, il y a de la fraude. Et on nous dit, ah, ça va tout changer, on va lutter contre la fraude. Mais le fait de lutter contre la fraude ne changera pas le problème de fond de la directive. A savoir que des entreprises peuvent embaucher des salariés à 30% moins cher que les salariés français.

La liquidation de la politique agricole commune, régulatrice des prix, progressivement orchestrée depuis les accords du GATT de 1994, elle touche à sa fin avec la PAC 2014-2020. La liquidation de la pêche artisanale côtière, le résultat logique des politiques communes de la pêche, qui semblent n'avoir pour objectif que d'envoyer un maximum de bateaux à la casse et de vider les ports. Les contacts au poids lourds, un dérivé toxique de la directive Eurovignette adoptée en 2011. La libéralisation coûteuse des services publics les plus indispensables au quotidien des Français, Bruxelles.

L'interdiction de privilégier les entreprises françaises dans les appels d'offres des marchés publics, Bruxelles toujours, et ses soutiens UMPS bien sûr. L'explosion de la délinquance nomade et de l'immigration anarchique, Schengen, inaugurée en 1995, est sans cesse élargie. Le traité de libre-échange avec les Etats-Unis est une menace plus grave que tout ce qui a précédé durant ces vingt dernières années. C'est probablement pourquoi il est unanimement souhaité par le PS, par l'UMP et par leurs alliés. Voilà la réalité que cachaient les promesses de progrès et de prospérité pour tous ceux qui vendaient l'Union européenne comme seul avenir rationnel des citoyens éclairés.

Maintenant que les masques sont tombés, les électeurs de l'Ouest ne se tromperont pas d'étendard et rallieront plus nombreux que jamais le camp des patriotes. Mes chers amis, en ce lendemain de publication des chiffres du chômage pour décembre 2013, je me dois, oui, de vous parler de l'emploi. Nicolas Sarkozy avait promis de laisser la France à 5% de chômage en 2012. Ce dernier dépassait les 10% quand il a quitté l'Elysée. François Hollande a placé toute sa communication l'an dernier sur la fameuse inversion de la courbe. Il paraîtrait que c'était la promesse de sa vie. Elle non plus, pas tenu. L'année dernière, 80% des embauches qui ont été signées l'étaient en CDD.

Bon sang, mais quelle régression, quelle régression sociale quant à la pauvreté. Alors que nous étions entre 8 et 8 millions et demi déjà de Français qui vivaient en dessous du seuil de pauvreté en l'espace de trois ans, c'est 900 000 personnes supplémentaires qui sont passées sous le seuil de pauvreté. Alors revenons sur ce qui fait l'émerveillement du MEDEF et de l'UMP depuis quelques semaines, c'est-à-dire l'annonce par François Hollande du pacte de responsabilité. Voici donc nos socialistes lancés à corps perdu dans un traitement d'un nouveau genre, le ralliement inconditionnel aux exigences des grandes entreprises mondialisées et financiarisées.

Ces exigences vont toujours dans le même sens. Démanteler la protection sociale, transférer vers les salariés et les retraités le prix à payer, bref, dissoudre la cohésion nationale. Car c'est bien cela le pacte de responsabilité. Et qu'on ne vienne pas nous enrober cette proposition proposée par le MEDEF en nous disant « Ah, les PME, les TPE, ils vont en profiter ». C'est faux !

Quand on connaît un petit peu le fonctionnement des PME et des TPE, quand on connaît les difficultés inouïes qu'elles ont à se financer, quand on connaît les problèmes considérables qui sont leurs problèmes de trésorerie, ça n'est pas en baissant 500 euros de charges qu'elles vont engager quelqu'un qui va leur en coûter 2000. Il faut être absurde pour croire à une chose pareille. Nos dirigeants sont aveuglés par l'idéologie euro-libérale et rien ne semble pouvoir les faire revenir sur terre. J'en veux d'ailleurs pour preuve le dernier conseiller de François Hollande, M. Hartz, qui est très connu en Allemagne, pas toujours très apprécié.

C'est l'homme qui a créé les euro-jobs, c'est-à-dire les jobs à 1 euro de l'heure. Un grand progrès, il faut le dire. En lui confiant de nombreuses municipalités, puis en plaçant le Front National en tête des élections européennes, les Français enclencheront une dynamique de reprise en main de notre destin et de réorientation de la politique de la France vers le redressement national. Bon, mes chers amis, le libre choix du médecin par le patient existe encore et c'est l'élection démocratique, justement. Et le remède que nous proposons, c'est celui qui va au fond des choses, qui s'appuie sur le bon diagnostic.

Oui, s'attaquer véritablement au chômage, c'est tourner le dos aux vieilles potions de l'UMPS. La statistique par les emplois aidés et l'ultralibéralisme par le pacte de responsabilité, c'est aller au cœur du mal français et européen. L'euro d'abord, qui est notre principal boulet en matière de compétitivité, celui qui nous coûte si cher, celui qui nous empêche d'utiliser l'arme dont disposent 95% des pays du monde. Une monnaie nationale adaptée à notre économie. Parce que, ne vous y trompez pas, dans l'ensemble des domaines, sur l'ensemble des diagnostics, mais aussi sur l'ensemble des solutions, le Front National a toujours eu un temps d'avance. C'est nous qui voyons plus loin.

Et c'est eux qui ne voient que le bout de leur nez et surtout le dossier du siège d'élus qu'ils ne veulent surtout pas perdre. Parlons des frontières intelligentes ensuite, contre la concurrence internationale déloyale. Le refus dogmatique de ces frontières est un autre poids mort qu'on nous accroche au bras. La France a besoin, comme les autres nations du monde, d'un protectionnisme intelligent.

Elle n'a pas de raison d'accepter de se laisser agresser par une concurrence sauvage venue des pays émergents et d'Europe de l'Est qui tue à grand feu notre industrie et notre agriculture sans respecter aucune des normes, aucune des contraintes que l'on impose à nos entreprises, à nos agriculteurs, à nos éleveurs.

Je propose enfin que la France puisse à nouveau décider qui elle accueille, qu'elle cesse cette immigration massive, légale et illégale qui consiste au moment où le chômage atteint des records, qu'elle se rappelle qu'elle se doit d'abord aux Français, dont elle a l'intense obligation de leur faire bénéficier de la solidarité nationale, qu'elle se souvienne enfin qu'elle est la France, c'est-à-dire une nation, une culture, mais aussi une civilisation que nous ne voulons pas voir disparaître. Alors, mes amis, je ne vous promets aucun artifice statistique, ni aucun pacte ou autre choc de quelque nature. Je ne goûte pas à ces exercices de communication qui masquent une politique du renoncement.

Non, mes chers amis, je vous invite au bon sens. Je vous propose que la France lutte armes égales avec ses concurrents en protégeant les siens d'abord. Qu'elle donne toute son énergie dans cette bataille pour l'emploi. Et que pour cela, elle se libère des idioties que lui impose une classe politique UMPS à genoux devant l'Union européenne. Oui, mes chers amis, ensemble, ensemble, nous allons préparer les victoires de demain. Nous allons préparer ensemble, dès aujourd'hui, notre arrivée au pouvoir. Vive la République ! Vive la France ! Sous-titrage Société Radio-Canada