URGENCES : "ON VA AVOIR DES MORTS, ET ON LE SAIT"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation actuelle des urgences en France ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les causes principales de cette crise ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Le Ségur de la santé a-t-il amélioré la situation ?
- 6:00FerméeRéponse directe
La réintégration des soignants non vaccinés est-elle une solution ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Le forfait urgence a-t-il changé les pratiques ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quels espoirs de changement avec Brigitte Bourguignon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« c'est un danger pour la population si vous n'avez plus accès aux soins de relancer effectivement ça peut mettre en danger votre survie et on va avoir des morts et on le sait il ya déjà des morts actuellement dans les urgences »
- 0:50Fait
« la situation réelle des hôpitaux elle est pire que ce que les gens imaginent »
- 2:30Fait
« l'année dernière il manquait déjà du personnel ça a été camouflés à la fois par la présence d'un terry nerfs à la fois par la mise en place des heures supplémentaires qui ont été majorés d'abord à 50 pour s'enfuir en portant donc c'est à dire pour un an ferme et comme moi qui travaille de nuit une nuit en 12 heures ça rapportait 600 euros »
- 3:20Chiffre
« on avait des arrêts maladies qui étaient autour de 10% on atteint les 15% 15 à 20% des fois d'arrêt maladie sur d autres structures »
- 4:40Chiffre
« avant elle travaille à l'assemblée nationale qu'elle a voté toutes les lois de financement de l'hôpital public notamment des restrictions financières notamment en 2019 où il demandait 5 milliards d'économies sur la sécurité sociale dont un milliard sur le fonctionnement hospitalier »
- 8:20Chiffre
« l'espérance de vie d'un fermier il ya dix ans elle était autour de 7 ans à l'hôpital aujourd'hui inférieur à 4 ans »
- 10:50Fait
« il faut juste accéléré c'est ça le problème »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
c'est un danger pour la population si vous n'avez plus accès aux soins de relancer effectivement ça peut mettre en danger votre survie et on va avoir des morts et on le sait il ya déjà des morts actuellement dans les urgences y en a déjà eu à strasbourg orléans et ça va continuer en réalité c'est que la situation réelle des hôpitaux elle est pire que ce que les gens imaginent avec conditions de travail qui sont largement dégradées avec un management qui a retourné un management destructeurs ont très clairement qui est qui et à l'image un petit peu de ce qui s'était passé à france télécom la situation dans laquelle on est aujourd'hui c'est une situation qui était totalement prévisible là aujourd'hui on est vraiment dans un système où c'est devenu une souffrance de travail à l'hôpital et les professionnels refusent de rester dans cette sous 5 jours pierre bonjour voilà donc du coup je disais jacques ailleurs je vous accueille ce matin je rappelle que vous êtes infirmier aux urgences de l'hôpital beaujon à clichy hôpital donc où vous travaillez devenu depuis dix ans c'est bien ça envolées parisienne et vous représenter aujourd'hui le collectif intelligence alors comme j'ai dans mon introduction tout à l'heure dans l'émission que vous avez sujet du puits avec wiz la situation l'hôpital décrite comme catastrophique dans la presse pour un praticien exerçant j'ai vu ça et quelques jours dans l'un des deux ment concernés la situation actuelle ferais je le cite presque regretter la pandémie tco vide qu'est ce qui se passe alors de la merci de laisser la parole au collectif interroge ans dans votre média alors la situation actuelle est assez unique par l'ampleur de ce qui est en train de se passer on parle d'à peu près 120 services d'urgence privé public d'après la société française de médecine d'urgence qui risque d'avoir des difficultés soient de fonctionnement soit de fermeture durant la période estivale c'est assez unique on n'a jamais eu autant de services d'urgence dans cette tension en revanche les causes de ces tensions qui sont le manque de personnel autant paramédical que médical ça elles sont connues elles sont elles sont dénoncées depuis maintenant trois ans par le collectif interagences la situation dans laquelle on est aujourd'hui c'est une situation qui était totalement prévisible et compte et non celles déjà suite au ségur en disant que ça ne rentre que ça n'arrangeait absolument pas la situation et qu'on allait droit dans la catastrophe l'année dernière il manquait déjà du personnel ça a été camouflés à la fois par la présence d'un terry nerfs à la fois par la mise en place des heures supplémentaires qui ont été majorés d'abord à 50 pour s'enfuir en portant donc c'est à dire pour un an ferme et comme moi qui travaille de nuit une nuit en 12 heures ça rapportait 600 euros dites vous qu'aujourd'hui même ça ça ne marche plus pour attirer les gens on est vraiment face à l'épuisement généraliser les professionnels avec une augmentation des arrêts maladie on avait des arrêts maladies qui étaient autour de 10% on atteint les 15% 15 à 20% des fois d'arrêt maladie sur d autres structures donc effectivement la tension est extrême et le problème c'est que on ne voit rien venir de la part du gouvernement qui pour lui n'a pas de problème enfin je rappelle le propos de olivier derand juste avant qu'il l'ait ça passe au ministère tout le monde avec soin enfin il ya pas de problème dans la santé il a suffi sept jours pour que les urgences de pellegrin ferme pour que la situation se dégrade à peu près et qu'on ait des fermetures d'urgence annoncées tous les deux jours il ya aussi une question à vous parler de deux manques d'effectifs art effectivement il ya beaucoup de personnes qui sont formés mais qui n'ont chauffe en faire un autre choix parce que les salaires sont pas assez élevées parce que les coûts de son travail sont dégradées ça on l'entend on le voit il ya cette question de la réintégration des soignantes et soignants non vaccinés un qui fait débat depuis quelques temps depuis des mois en fait et qui devrait se faire avec quelques jours c'était ça a été dit par le gouvernement mais qui traîne en raison d'obstacles de droit est-ce que ça c'est un sujet où c'est un non sujet pour vous alors ça à la fois un sujet un non sujet puisque on parle on parle est à l'origine de 16000 entre 10000 et seize mille professionnels qui ont été qui ont été mis qui ont été exclus très clairement du système hospitalier les raisons pourra toujours en discuter j'ai toujours un petit peu de mal quand on dit qu'un professionnel non vaccinés qui n'est pas attendu que vite et plus en plus de risques de transmettre la pathologie qu'un professionnel vaccinés qui atteint du côté des cons force à rester travailler donc j'ai un petit peu du mal avec cette notion là mais voilà ça va être une question effectivement qui va se poser mais ça ne règle absolument pas la situation je rappelle que l'espérance de vie d'un fermier il ya dix ans elle était autour de 7 ans à l'hôpital aujourd'hui inférieur à 4 ans car j'ai 10 ans d'expérience je suis un ancien ça le drame c'est à dire c'est que j'ai 10 ans d'ancienneté je fais partie des plus anciens des infirmiers du service là on a bein l'hôpital sous pression en france c'est quand même pas nouveau on suit ça nous on médias mais pas que chez nous vous relatons ce récit chaque année en quoi la situation concrètement actuel là elle est différente il faut bien comprendre que jusqu'à présent il y avait des tensions on avait des fermetures de lits de service et ça se faisait dans un silence relatif puisque un service qui ferment personne n'en parle quand on en arrive à fermer les urgences est à dire la porte d'entrée l'accès le plus direct aux soins c'est très clairement qu'on n'a plus rien à faire mais qu'on est dans une situation où on n'a pas le choix puisque c'est la dernière chose qu'on peut faire mais quand on est directeurs d'hôpitaux c'est l'accès aux soins c'est une des missions des directeurs d'hôpitaux c'est d'assurer l'accès aux soins donc s'ils en viennent à fermer les urgences qui sont dans une situation où ils ne peuvent plus faire autrement mais c'est un danger pour la population si vous n'avez plus accès aux soins d'urgence effectivement ça peut mettre en danger votre survie et on va avoir des morts et on le sait il ya déjà des morts actuellement dans les urgences y en a déjà eu à strasbourg il ya déjà eu à orléans et ça va continuer l'accès aux gens ce que rappelons le qui avait déjà été par des mesures gouvernementales rendues plus compliqué en faisant payer l'entrée une dizaine ou une quinzaine d'euros pour dissuader les gens de pas venir enfin ça va changer quelque chose déjà dans votre pratique ou pas ça là ce qu'on appelle le forfait urgence pour les patients qui ne nécessite pas d'hospitalisation après un passage aux urgences très clairement on était content parce que c'est pas vraiment l'objectif des urgences n'est pas vraiment d'hospitaliser les gens qui se présentent à vous arrêter avec une crise d'asthme on va pas attendre vous hospitalisé à rabat pour régler on va voir régler le problème de la dette mais si vous rentrez avant moi tant mieux pour vous mais c'est pour ça qu'on était un petit peu contre 7 ce forfait est il n'a absolument pas changé puisque vous voit en ile-de-france qui est devenu l'un des premiers déserts médicaux partir du moment où les soins de ville n'assure pas le rendu auprès de la population forcément des gens vont aller vers le seul endroit qui est ouvert 7 jours sur 7 24 heures sur 24 jusqu'à présent les urgences bon ben yahia on peut pas ne pas parler de tout ça là on a quand même cinq années de macronix pas derrière nous et à moins que la gauche ne remporte une majorité l'assaut nationale en juin prochain cinq années supplémentaires mais cette fois ci avec la promesse d'un quinquennat qui oblige comme disais tout à l'heure le président un nouveau président pour reprendre ses mots à faire mieux et différemment et c'est l'ancien socialiste brigitte bourguignon qui a été choisie est nommée tiana est nommé à la tête du ministère de la santé elle prend donc la place de lévis vers ans qui était son ministre de tutelle juste avant dans le précédent gouvernement le figaro titrait ce 20 mai je cite la fibre sociale promu au ministère de la santé quels sont vos espoirs de changement enfin on va dire que brigitte bourguignon certes elle elle commence en tant que ministre je ne la connais pas donc on ne peut pas juger en tout cas en tant que ministre de la santé en tout cas ce qu'on peut dire c'est qu'avant elle travaille à l'assemblée nationale qu'elle a voté toutes les lois de financement de l'hôpital public notamment des restrictions financières notamment en 2019 où il demandait 5 milliards d'économies sur la sécurité sociale dont un milliard sur le fonctionnement hospitalier donc celle là voté donc on voit à peu près dans quelle optique politiques allaient les grandes phrases on les a eus les grandes phrases de d'emmanuel macron la santé doit sortir dehors il y ait des biens et des services qui doit sortir de toute logique économique bon malgré deux ans de pandémie malgré le temps dans leur pays on n'est pas prêt à lâcher le privé lucratif si oui et ça autour de vous ce que ça c'est quelque chose vous avez vous entendu parler d'ailleurs avec vos collègues oui bien sûr alors il ya une enquête qui est passé jusqu'à il ya deux jours je crois sur bfm on voyait quand s'appelle ont demandé la question comment est ce que vous voyez le futur du système de soins 50% des français du zéro bac s allait empirer beaucoup à 50 % 95 % des professionnels pensais que ça allait empirer donc voilà on est dedans et en fait la réalité c'est que la situation réelle des hôpitaux elle est pire que ce que les gens peuvent imaginer c'est à dire c'est que vraiment de l'hôpital ne tient que par les professionnels qui sont qui sont enfin qu'ils sont en train de faire des heures sans compter qu'ils sont en train très clairement de dépasser tous les codes du travail il ya plus de code du travail chez nous très clairement hélas ce qui ce qui est assez intéressant je passais le mois utilisée mais ça c'est que ça touche le public et le privé alors qu'on a cette image qu'on nous donne cette image que le privé s'en sort mieux que ça va mieux chez eux là non alors ça touche le privé pas forcément le privé lucratif le privé lucratif lui est un petit peu de côté mais par contre le privé participant au service public hospitalier ou ce qu'on appelle les espy qu'effectivement ils sont ils sont dans la même contrainte que le service public quand c'était le service public public est effectivement l'attractivité des professionnels n'a pas suffi le ségur n'a pas suffi pour redonner de l'attractivité mais au delà de ça c'est les conditions de travail qui sont largement dégradées avec un management qui est retourné en management destructeurs un trek l'a manquée qui est à l'image d'un petit peu de ce qui s'était passé à france télécom on est à peu près sur le même sur les mêmes paroles les mêmes confrontation face à ce qu'on est en train de travailler actuellement quand on écoute les professionnels de france télécom on peut changer juste le mot france télécom par hôpital ça ne change absolument rien c'est exactement la même chose qui est appliquée finalement basket français comme c'est comme une période assez très très très noir et des suicides et c'était une transformation d'un sas 18 dans la santé y en a un c'est juste n'importe quoi ce qu'il faut pas en parler oui mais pourquoi faudrait pas en parler qu'est ce qu'ils voudraient il faut bien comprendre que la souffrance dans les professionnels de santé on parle beaucoup de souffrances des professionnels de santé avant 2019 elle était pas l était pas du tout reconnu elle n'existait pas certains médecins disaient même qu' il n'existe pas de souffrance dans mais le milieu de la santé c'est salir des des professions donc vraiment il ya vu ce côté un petit peu on est des super héros on a parlé de souffrir en appellera de se plaindre et compagnie donc tout ça nous a fait en 2019 explosé puisque voilà mais ne serait-ce que les deux mammouths ont regardé dans des routes qui sont reconnus comme dans out maintenant reconnaître mais chez nous c'est extrêmement compliqué effectivement mais les internes avaient déjà interdit était déjà intervenu en disant qu'il est dans l'intérêt qu'il suscite et tous les quatre jours en france à l'heure actuelle et ça ne change rien le système ne change pas pour pour finir notre entretien là il ya quand même quelque chose qui en plus vous freine quand même dans votre métier encore plus de tout ça c'est le rapport des forces est à dire que nous savons que pour vous faire grève lorsqu'on les soignants est une mission quasi-impossible moi que vous faites c'est indiqué ça votre blouse et c'est tout le rapport de forces est donc bien réduit comme je disais quels sont les leviers disponibles en fait pour vous pour vous faire entendre des dirigeants ont malheureusement c'est la situation dans laquelle on est actuellement et c'est pour ça que je dis que les profs et ce qu'elles sont complètement désabusé c'est à dire c'est que aujourd'hui après la scission de prendre par exemple l'exemple de bordeaux ça fait un an que les personnels sont en lutte un an qui mobilise un an qui font la grève un an qu'il revendique en tout cas et il ya eu aucune réponse qui leur a été apportée donc la situation c'est qu'aujourd'hui les professionnels très clairement abandonne ses égaliser et il abandonne et ça provoque pas clairement les fermetures du coup là parce que bones à bangalore ya pas de ce fait très peu de porte de sortie qu'est ce qu'on peut faire en fait ne serait-ce que la personne qui nous regarde là pour essayer de s que sensibiliser une c'est une bonne chose et ce que comment on vous soutient pas ce qu'on sait faire on soutient en manif on y va on a déjà des syndicats ont fait des choses mais pour soutenir l'état public applaudir ça va cinq minutes la mobilisation en fait la manga club de la mobilisation alors c'est notre seul espoir c'est que dans toutes ces fermetures il ya eu les urgences d'oloron qui devait fermer et juste avec la mobilisation de la population s'était 2500 personnes qui sont venues défendre cet hôpital donc les audiences n'ont pas fermé c'est pas dit qu'elles ne ferment pas dans le futur mais en tout cas là ne sont pas fermées il ya que ça qui confectionnait la mobilisation les pouvoirs publics à l'heure actuelle sont en incapacité de toute façon on doit répondre non pas de solution on voit bien que de toute façon depuis le début même avec le ségur ils continueront la transformation de l'hôpital public quoi qu'il en coûte le secteur de la santé quand il a commencé de voir philippe l'a dit clairement là le le lac c'est bon il faut juste accéléré c'est ça le problème c'est que c'est là qu'il n'est pas bon du tout c'est à dire c'est que nous on revendique le fait que la destruction de l'hôpital public il faut l'arrêter on ne peut plus travailler si on ne supprime des livres on peut plus travailler sinon je supprime des personnels faut comprendre que pendant 10 ans on a travaillé avec un service minimum quand on dit service minimum on a l'impression qu'on a la sncf etc un service maximum y a pas de service maximum le service minimum c'est ce qu'on essaye de se battre pour avoir les directions leur seule mission c qui a un personnel en plus que le service minimum décidé s'il y en a en moins ça leur fait gagner de l'argent et on a vécu comme ça pendant dix ans a travaillé avec un sous-effectif chronique parce que s'améliorer avec l'économie de l'hôpital donc là aujourd'hui on est vraiment dans un système où c'est devenu une souffrance de travailler à l'hôpital et les professionnels refusent de rester dans sa souffrance savamment un vrai problème qu'on concours suit avec attention ici en tout cas merci pierre schott tellier d'avoir été avec avec moi avec nous ce matin merci pour un sujet vital avec de nos services hospitaliers je rappelle que vous affirmez aux urgences de l'hôpital beaujon deux nuits j'insiste bien quand même pas pareil que le jour à clichy on suivra du coup avec attention l'évolution de la situation à manquera pas si vous l'acceptez de vous convier sur ce plateau