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interviewC à vous· 20 février 2025 59 min

Patricia Kaas se confie sur son retour - C à Vous l’intégrale - 20/02/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec Pierre, Mohamed et Emilie qui est avec notre chef de la semaine. - E.Tran Nguyen: Il me fait confiance puisqu'on va faire des raviolis.

On fait de la pâte à raviolis ensemble. - A.Ferrand: On va laminer dans le laminoir. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas une moulinette. - E.Tran Nguyen: Et après, je suis censée...

C'est un ruban. On va avoir de la raviole à manger. Je vous le dis! - A.-E.Lemoine: On la découpe, un jour? - E.Tran Nguyen: Je ne sais pas. - A.Ferrand: Il faut la sortir. - A.-E.Lemoine: On va jusqu'où? - A.Ferrand: Jusqu'à ce qu'on fasse un peu des lanières. - E.Tran Nguyen: C'est magnifique, non? - A.-E.Lemoine: On dirait de la GRS. - E.Tran Nguyen: C'est vrai. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 2 et à tout à l'heure pour le dîner.

Ce scénariste et producteur a décidé d'agir dès l'invasion russe en Ukraine en récoltant des fonds. 250 000 euros issus d'une vente aux enchères d'objets de cinéma. Il a été reçu à Kiev par le président Zelensky, qui le nomme ambassadeur de l'association United24 qui oeuvre à la défense et à la reconstruction de l'Ukraine. ... - A.-E.Lemoine: Les regards, les visages des Ukrainiens, ceux qui se battent sur le front depuis bientôt 3 ans et qui nous ressemblent, M.Hazanavicius les a rencontrés et leur rend hommage dans ses "Carnets d'Ukraine".

Il est notre invité. ... - P.Lescure: Bonsoir. - M.Hazanavicius: Bonsoir.

Ca va. Merci. - A.-E.Lemoine: Condensé de témoignages et de croquis tirés de votre 5e voyage en Ukraine en novembre 2023 sur le front aux côtés des personnes qui combattent.

Dans votre avant-propos, vous dites qu'à l'heure où est publié ce journal, vous ne savez pas si, parmi eux, certains sont encore en vie, mais vous savez ce que vous vous leur devez. On leur doit respect, admiration et faire en sorte que leur histoire leur survive? - M.Hazanavicius: On leur doit plus que ça.

C'est l'avant-garde de l'Europe. Ils se battent pour les valeurs européennes et notre territoire, en vérité. Personne ne sait où se serait arrêté Poutine s'ils n'avaient pas été là.

Respect et admiration, c'est la moindre des choses, mais on leur doit plus que ça, concrètement. - A.-E.Lemoine: Beaucoup ne sont pas militaires de carrière.

Aucun n'avait imaginé se retrouver dans une tranchée sous les obus? - M.Hazanavicius: Ils m'ont dit qu'ils étaient surpris.

J'ai été frappé par leur manière de raconter l'avant-guerre. C'est exactement nous, aujourd'hui, avec une espèce, non pas d'insouciance, mais une foi dans la paix et l'incrédulité face à la possibilité d'une guerre. Ils pensaient que ça n'arriverait jamais.

Beaucoup se sont engagés dès les premiers jours. Certains ont mis leur famille à l'abri au Monténégro, en Pologne, en Allemagne, etc. Puis ils sont revenus, parfois en mentant à leur famille.

Ils sont revenus pour s'engager, chacun en fonction de ses aptitudes. C'est d'un extrême courage. J'ai été très impressionné par les gens que j'ai rencontrés. - A.-E.Lemoine: Un agent municipal vous dit que c'est "un truc de devoir tirer des gens".

Cette phrase est folle. Vous vous dites que vous auriez pu la prononcer. - M.Hazanavicius: C'est la phrase de quelqu'un qui est complètement en place et qui, soudain, dans une pensée, presque pour lui...

Il me dit: "C'est dingue d'avoir à tirer sur des gens et à avoir à faire la guerre." Ils sont tous à leur place. Lui, c'était assez fou.

Je me suis vu. - A.-E.Lemoine: Les soldats alternent entre 3 jours dans les tranchées et 3 jours de repos.

Vlad vous explique qu'il ne dort que 2 à 3 heures par jour, uniquement quand l'armée russe bombarde, car il n'y a rien d'autre à faire que d'attendre que ça passe. Le moral, c'est dur. Il y a beaucoup de suicides sur le front? - M.Hazanavicius: Beaucoup, je ne sais pas, mais il y en a.

Via une unité sur les forces culturelles, qui organise des événements culturels sur le front...

J'ai suivi un concert pour une unité où il y avait eu un suicide dans la journée. C'est une réalité. Beaucoup, je ne sais pas.

C'est un endroit vertigineux. C'est un endroit d'une violence hallucinante. Certains s'y adaptent.

Certains s'y adaptent même bien, je dirais. D'autres n'y arrivent pas du tout. J'ai vu un type qui était dans un état de fébrilité hallucinant.

Il pleurait. Il me disait qu'il n'en pouvait plus, que c'était invivable. "Je suis tout le temps accroché à ma mitraillette.

C'est tuer ou mourir. Il n'y a que ça." Il me disait que c'était invivable.

On s'adapte ou pas. En fait, ils réagissent tous d'une manière digne. - E.Tran Nguyen: Il y a aussi des femmes, comme Olga.

Elle a ce lance-roquette dans les bras. Elle est championne de karaté. Son meilleur ami est décédé dans les tranchées à côté d'elle.

Elle a été blessée à 5 reprises. Elle a perdu un oeil mais rien ne semble entraver son engagement patriotique. Elle dit à sa maman qu'il ne faut pas s'inquiéter. - M.Hazanavicius: Elle dit qu'elle n'a plus de batterie, mais que tout va bien. - E.Tran Nguyen: C'est une super héroïne.

C'est le titre du chapitre. - M.Hazanavicius: Elle, oui.

Elle a 24 ans mais a vécu plus de choses extraordinaires que...

Pierre a vécu des choses extraordinaires, mais...

C'est des destins incroyables. Elle est incroyable. C'est une virtuose du violon.

Elle est en passe de devenir cheffe d'orchestre. Elle est championne d'Europe de karaté. Elle est d'une grande lucidité et d'une grande pertinence.

Ce qui se dégage d'elle, c'est une force inarrêtable. J'ai 58 ans et j'ai été abasourdi devant cette "gamine", j'allais dire. Ce n'est pas une gamine.

C'est une femme extraordinaire. - P.Lescure: Vous avez évoqué...

Ce séjour est venu d'une discussion avec un de vos amis. Il s'agit de M.Sierga, qui dirige l'unité culturelle de l'armée.

Il donne des concerts sur le front. ... ...

Ce n'est pas chanter pour oublier. Ils chantent leurs peines et leurs craintes. Ca apaise aussi? - M.Hazanavicius: Oui.

Ils chantent pour amener de l'humanité, de la distance, pour sortir de la violence, ramener les soldats à une forme de communion, que chacun ne s'enferme pas dans son univers, qu'ils soient ensemble pour autre chose que l'ultraviolence. Il est très utile. Au départ, c'était une organisation qu'il a initiée un peu tout seul, comme ça, d'abord en lisant des poèmes.

Il a trouvé une guitare et il a commencé à chanter. Un violoniste l'a accompagné et...

Cette unité a été incorporée dans l'armée. L'armée s'est rendu compte à quel point ils étaient utiles. C'est un type assez extraordinaire. - M.Bouhafsi: Parmi ces forces culturelles, il y a Roman, dit "le comique".

Il était scénariste avant la guerre. Il avait travaillé sur le show de V.Zelensky avant la guerre, quand il était présentateur.

Vous le croquez. Il ironise sur le quotidien. Il explique que se laver, une chose simple, peut devenir chaotique sur le front.

Vous lui avez proposé de réaliser une comédie sur la guerre? - M.Hazanavicius: Il est très drôle.

On était dans le souterrain d'un immeuble abandonné par les habitants, investi par l'armée, dans les sous-sols, pour les raisons qu'on imagine. Ils sont arrivés...

Tout le monde était très tendu. Ils ont commencé à chanter. Lui a fait des vannes.

J'ai vu des gens très tendus plus que s'ouvrir. Quelqu'un à côté de moi m'a dit que c'était un magicien, qu'il faisait ça tous les soirs. Effectivement, il est très drôle.

Je raconte dans le livre les vannes qu'il fait. Je lui dis que s'il écrit et qu'il a besoin de quoi que ce soit, il peut m'appeler. Il pourrait écrire un peu un truc à la "M.A.S.H.", le film d'Altman.

Tout ce qu'il raconte est vrai de façon très drôle. C'est des témoignages...

Il y a beaucoup d'humour. On parle sérieusement, mais au quotidien, ils ont besoin de distance, de vivre. Il y a beaucoup d'humour, donc. - A.-E.Lemoine: "Personne ne veut de compassion, en Ukraine.

Des armes, oui, mais pas de compassion." C'est les paroles de votre traductrice. Vous êtes en contact avec certaines de ces personnes, qui doivent être inquiètes de la tournure que prennent les choses? - M.Hazanavicius: Je suis en contact avec certaines de ces personnes et certains de United24.

Je suis en contact avec eux. J'évite de trop...

Comment dire? J'essaie de parler de choses concrètes. En ce moment, je parle du livre.

Je leur dis que je viens en avril. Je n'ai pas envie de les plomber. J'essaie donc de rester très concret.

Ce qui se passe, évidemment que c'est...

Je n'ai pas de mots. - A.-E.Lemoine: Pour le moins inquiétant si ce n'est désespérant? - M.Hazanavicius: Oui. - A.-E.Lemoine: Merci.

Vous restez avec nous? - M.Hazanavicius: Avec plaisir. - A.-E.Lemoine: Vous êtes parti avec des carnets, un crayon et votre appareil photo pour "Carnets d'Ukraine". - M.Hazanavicius: Avec un téléphone. - A.-E.Lemoine: Vous avez croqué les visages de ces Ukrainiens et Ukrainiennes qu'on retrouve avec émotion dans ces "Carnets d'Ukraine".

C'est L'OEil de Pierre. - P.Lescure: C'est un objet éditorial et esthétique à la fois douloureux et émouvant que propose "Le 1".

C'est un reportage et une réflexion graphique, 3 pages de BD signées A.Spiegelman et Joe Sacco. C'est un dialogue entre A.Spiegelman qui, dans les années 80, a raconté la Shoah avec "Maus", sa célèbre souris, et son confrère américain, J.Sacco, qui dessine la Palestine et les Palestiniens.

Le cahier spécial s'intitule "Never Again and Again". - Ce n'est qu'avec la lecture qu'on peut penser une nouvelle fois les choses au lieu de les subir comme un feu d'artifice avec des phénomènes nouveaux toutes les 3 secondes. Si vous n'apprenez pas à réfléchir, vous pouvez faire des choses stupides.

Les nazis ont brûlé des livres. Ils savaient ce qu'ils faisaient. - P.Lescure: J.Sacco a commencé par faire du journalisme. - Je considérais ça comme un reportage mais sous forme de bande dessinée.

C'est du journalisme de BD. Je crois qu'il y a des tas de choses qu'on peut faire avec la BD et sous cette forme. - P.Lescure: Ils ont confié leurs planches qu'ils voulaient intituler comme ça...

C'était pour 3 journaux européens libres et indépendants, à leurs yeux. C'est "The Guardian", notamment. - E.Fottorino: A travers ces 3 plans, on a une sensibilité à fleur de peau.

Ils sont dans les rues de Gaza...

Il y a le savoir, pour l'un, ce qu'a été la Shoah, et "Maus" qui a amené la BD, genre comique, dans un genre plus grave. J.Sacco va au-devant de la cause palestinienne et voit la souffrance des Palestiniens.

Réunir ces 2 hommes dans "Le 1", c'était formidable. - P.Lescure: Il faut lire le dialogue illustré de ces 2 hommes qui voudraient que leurs aspirations de double paix se rejoignent.

C'est assez beau. Ca vous parle? - M.Hazanavicius: On n'a jamais dit le mot "holocauste"... - P.Lescure: E.Fottorino a cité G.Meir. - J.Sacco dit qu'il n'aurait pas fallu créer Israël.

L'autre répond qu'Israël existe. Il y a cette scène de l'appartement. On amène des Juifs en Israël.

L'appartement est vide, mais il y a tous les fantômes de ceux qui ont vécu là avant, métaphoriques. "Le drame d'Israël, c'est qu'il y a trop d'histoire et pas assez de géographie." C'est G.Meir qui a dit ça. - P.Lescure: Ils sont trop intelligents et responsables, comme vous, pour croire au projet récent qui nie l'histoire des hommes.

Une case encore. "Aucune des 2 parties n'a d'autre endroit où aller." "On ne peut pas remettre le dentifrice dans le tube", dit A.Spiegelman, plus soucieux que souriant.

Il y a des contributions et des textes qui valent le détour dans "Le 1". - A.-E.Lemoine: Merci d'être venu. "Jibé et Lucien en coulisses". - Bonjour.

Je suis assistant rédaction. Je suis là pour que vous ne manquiez de rien. Elle parle anglais. - De rien.

Moi, c'est JB. C'est super. C'est clair...

On ne parle pas du tout la même langue mais on arrive quand même à se capter. ... - Vous voyez!

Vous aussi... ... - Un café?

Bien sûr. Vous avez une tasse? ...

Ca va couler...

Une tasse... ... - Non, je cherche une tasse.

Merde. ... - Ca arrive.

Donnez-moi une seconde. Fait chier! Cri de douleur. ... - Qu'est-ce qui s'est passé? - A.-E.Lemoine: C'est une voix unique devenue célèbre partout en France en 1987 "en chantant du blues". - P.Kaas: Mademoiselle chante le blues.

Soyez pas trop jaloux. Mademoiselle boit du rouge. Mademoiselle chante le blues. - A.-E.Lemoine: A l'époque, P.Kaas a juste 20 ans, le début d'une carrière folle. 20 millions d'exemplaires vendus.

Six Victoires de la musique. Près de 1800 concerts à travers le monde. Quand l'équipe de "The Voice" lui propose de devenir coach, elle s'est demandé si on la connaissait encore.

La réponse est venue sans tarder. - C'est dans le regard qu'on se perd... - Très beau. - Et si tu veux m'apprendre, si tu veux vraiment bien me connaître... - Allez!

Applaudissements. - A chacun de mes gestes...

Une fille de l'Est. - Quand j'étais petite, je chantais une chanson...

Mademoiselle chante le blues. - P.Kaas: Moi? - Oui. - P.Kaas: Viens! - A.-E.Lemoine: C'est une P.Kaas rassurée qu'on accueille ce soir.

Bonsoir, chère Patricia. - P.Kaas: Bonsoir. - A.-E.Lemoine: Vous allez bien? - P.Kaas: Très bien. - A.-E.Lemoine: Ravie de vous accueillir.

Vous avez arrêté de chanter et de vous produire il y a 8 ans, mais vous n'avez été ni oubliée ni remplacée. - P.Kaas: J'avais peur qu'on ne me reconnaisse pas, que les talents ne viennent pas chez moi.

C'était surtout ça. - A.-E.Lemoine: C'est bon.

Vous vous êtes trompée. - P.Kaas: En plus, Teona, c'était la 1re.

C'est pour ça que j'étais super excitée. En plus, j'aimais beaucoup. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas la première fois que "The Voice" vous proposait de devenir coach.

On vous l'a proposé déjà 2 fois? - P.Kaas: Pas tout à fait.

On m'a proposé pour la même saison. On m'a demandé plusieurs fois. Au début, je n'étais pas sûre.

Je me suis dit que l'exercice ne serait pas facile pour moi. - A.-E.Lemoine: La 3e fois était la bonne? - P.Kaas: Je me suis dit qu'il fallait le faire.

C'était important pour moi d'être là et d'apporter mon expérience à travers ces années, de leur amener ces choses qui m'ont peut-être freinée à cause du manque de confiance, ne pas savoir refuser, toutes ces petites choses...

Je n'avais pas vraiment d'album ou de tournée à présenter. Je venais comme ça, en me disant que ce serait... - A.-E.Lemoine: Drôle et détendu, vous qui êtes plutôt réservée et intimidée...

Ce n'est pas comme ça que vous êtes? - P.Kaas: Mes amis me connaissent comme ça.

Quand tu as un album à défendre et que tu as une chanson qui parle d'une émotion spécifique, tu ne vas pas arriver et faire la folle. Ca me mettait moins à l'aise. Je ne sais pas.

Peut-être que le fait d'avoir arrêté 8 ans, ça m'a donné une sérénité. Je me pose toujours des questions, tant mieux, mais... - A.-E.Lemoine: Cette pause de 8 ans était indispensable? - P.Kaas: J'en avais besoin physiquement et psychiquement, vraiment. - A.-E.Lemoine: Parce que le tourbillon, vivre tout le temps avec une valise... - P.Kaas: Ce n'est pas monter sur scène ou le public, mais tout le reste.

C'est d'être partout, tout le temps, ailleurs, tout le temps. C'est difficile. Peut-être...

J'ai trouvé ça courageux de ma part de me dire: "Tu sais quoi? Je vais prendre le temps qu'il me faut." Je l'ai fait.

Si "The Voice" n'était pas arrivé, je ne serais pas là. - E.Tran Nguyen: Vous avez arrêté, mais pas à cause de la scène.

C'est ce que vous préfériez dans ce métier. Le 29 janvier, vous étiez à La Cigale. - P.Kaas: Ca faisait longtemps qu'on ne m'avait pas vue... - E.Tran Nguyen: C'est un groupe de la guitariste qui vous accompagne lors de vos concerts.

Vous avez aussi chanté à "The Voice". - P.Kaas: Il me dit que je suis belle, qu'il n'attendait que moi.

Il me dit que je suis celle juste faite pour ses bras. Il parle comme on caresse, des mots qui n'existent pas. De toujours et de tendresse, et je n'entends que sa voix.

On arrête là? - A.-E.Lemoine: "On arrête la?" - P.Kaas: J'entends le stress dans la voix. - A.-E.Lemoine: Le stress dans la voix? - P.Kaas: Quand même! - E.Tran Nguyen: 8 ans sans ça, ça vous avait manqué? - P.Kaas: C'est un plateau de télé.

C'est différent d'une scène. Je me suis ennuyée, mais c'était un ennui agréable. Ce que je préfère dans mon métier, c'est le contact avec les gens, ce moment où tu as des expressions très différentes des visages devant toi.

C'est ça qui est beau. Les gens qui se déplacent pour venir te voir, j'adore. Il y a tout le reste autour...

Quand je pense à une tournée, je me dis que ça pourrait être chouette. Après, je me dis non. Encore en voyage, les gares, les aéroports...

C'est ça qui...

Ils n'ont pas encore trouvé la téléportation. - P.Lescure: On est contents de vous retrouver.

Vous serez sur TF1. Grâce à vous, on va faire une rencontre étonnante lors du prochain prime: une femme compositrice pour les autres qui a toujours rêvé jusqu'ici de chanter et qui se lance sur la scène de "The Voice". C'est Colette, 96 ans. - Je t'avais envoyé une chanson.

Tu te souviens? - P.Kaas: Ah bon? - Vous connaissez une chanson de Patricia? - Il y en a une...

Mon mec à moi... - P.Kaas: Il me parle d'aventures. - IL PARLE D'AMOUR COMME IL PARLE DES VOITURES. - Voyou! - P.Kaas: Non, pas "voyou". - Quand on a une belle femme comme P.Kaas... - La punchline! - P.Lescure: Elle a écrit des chansons pour J.Gréco, S.Distel...

Mais elle avait peur de la scène. Grâce à vous, elle y est allée. - P.Kaas: Grâce à "The Voice".

C'était un chouette moment. Elle se sentait heureuse. Elle avait un discours chouette.

Elle a ce mental de dire: "Allez, jeunesse, bougez-vous, arrêtez de vous poser des questions, soyez heureux." - A.-E.Lemoine: J'aime bien l'analyse de votre chanson: "Il parle d'amour comme il parle des voitures." On est heureux de vous avoir jusqu'à 21h. "The Voice", c'est tous les samedis sur TF1.

C'est le PVPP de M.Bouhafsi. Le mot du jour, c'est "Studygram". - M.Bouhafsi: Ca consiste à rendre les révisions ludiques et motivantes.

Sur TikTok, le mot-clé rassemble plus de 20 milliards de vues dans le monde. Ecriture appliquée, mots-clés surlignés en fluo, et même méthodes d'apprentissage...

De plus en plus de jeunes utilisent TikTok pour l'entraide scolaire. - Tu passes le bac de français. Je t'explique ce qu'est le registre polémique.

Je ne te partage pas le son et tu pourras screen ma fiche. - C'est quoi, le cercle trigonométrique? - Tes examens approchent et tu n'as toujours pas révisé?

Je vais te donner mes conseils. - Je vais te donner ma méthode qui m'a permis d'avoir 17/20 au brevet blanc. - C'est grâce à cette technique que j'ai eu 20/20. - M.Bouhafsi: Parmi ces "Studygramers", Mathilde, connue sur les réseaux sociaux sous le nom de "MathildeStudy".

C'est l'une des pionnières de cette tendance. Elle a même été élue créatrice de l'année aux TikTok Awards. Elle cumule presque 700 000 abonnés sur les réseaux sociaux.

Nous avons passé un moment avec elle. - Tout a commencé quand j'étais en 3e, pendant le confinement. Il y avait une période de décrochage scolaire.

J'ai commencé à faire des fiches de révisions pour m'aider, me motiver et motiver les autres. C'est comme ça que je me suis fait connaître. Les fiches mêlaient des révisions avec du dessin, pour que ce soit ludique.

J'essaye de mettre de la couleur, de m'appliquer pour que ça donne envie de réviser, de relire. J'ai posté une vidéo il y a 20 minutes et j'ai déjà 50 commentaires. Il y a une question: "Comment réussir le bac de philo?" On va répondre en vidéo.

Il n'y a pas de secret. Il faut juste ne pas tout apprendre par coeur. Je vais faire un petit montage très simple et je vais la poster. - M.Bouhafsi: Les gens dans la rue la reconnaissent et la remercient.

Certains lui disent que c'est grâce à elle qu'ils ont eu leur bac. Ca génère des revenus sur les réseaux sociaux... - A.-E.Lemoine: Pour financer leurs études.

C'est pas mal. L'image du jour, c'est un bar à masques LED. - M.Bouhafsi: Ils boostent la production de collagène.

Ils réduiraient les marques, les taches, les rides et l'acné. Sur les réseaux sociaux, c'est un bon mix entre Fantômas et Dark Vador. - J'ai testé les masques LED. - Je le fais tous les jours depuis 2 mois. - Tu fais quoi, maman? - Ma séance de LED. - M.Bouhafsi: Je ne suis pas certain que ce soit très pratique de faire du sport avec ce masque sur le visage.

Après les bars à chats, les bars à jeux, les bars à céramique, il existe désormais un bar à masques LED. Nous sommes allés dans un de ces bars. - Bonjour.

Bienvenue dans notre café un peu spécial. On propose des boissons au collagène à nos clients et des formules masques LED. On met les petites lunettes.

J'installe le masque. Ensuite, ça part pour 12 minutes. - Vous vous sentez comment sous le masque? - Bien.

C'est chaud. - Petit bilan de cette 1re séance? - Très relaxant. - C'est comme si on se réveillait d'une bonne sieste. - M.Bouhafsi: Vous n'aurez pas immédiatement une peau de bébé... - P.Kaas: Surtout, ce sont des bébés, derrière le masque...

Ils sont tout jeunes. Ils peuvent avoir de l'acné, c'est vrai...

Ce qui me choque...

Ils prennent tous le même masque? - M.Bouhafsi: Non.

C'est nettoyé, désinfecté. En tout cas, on peut boire un verre en même temps. On nous a préparé la boisson star, avec du collagène, du soja, du riz, du matcha.

Ca permet d'améliorer la propreté de la peau. - A.-E.Lemoine: Patricia, tenez. - P.Kaas: Faut-il vraiment?

Oh, mon Dieu... - A.-E.Lemoine: La paille a été utilisée avant, aussi. - P.Kaas: Ca va, ça passe. - A.-E.Lemoine: Mon Dieu, vous n'êtes plus la même!

C'est formidable. - M.Bouhafsi: Karine Joly, championne du monde de parachutisme artistique, une discipline qui consiste à se jeter dans le vide.

Elle a 7500 sauts à son actif. - K.Joly: Bonjour.

Je suis championne du monde de parachutisme artistique. J'ai découvert le parachutisme à 18 ans. Ma famille m'a offert un saut en tandem.

C'était incroyable. Le 10 octobre 2018, c'est le jour où on a eu la consécration et que je suis devenue championne du monde de parachutisme artistique. J'ai eu l'occasion de rencontrer T.Cruise sur son lieu de tournage du dernier "Mission impossible", qui sort en mai prochain. - M.Bouhafsi: Karine adore "s'envoyer en l'air".

Elle parle de sentiment de liberté. Dans les airs, elle arrive à dompter son corps. - K.Joly: Le moment le plus incroyable dans ma carrière, c'est le saut de nuit qu'on a fait.

On a établi un record de nuit au-dessus du désert d'Arizona. C'était incroyable. Ce que j'aimerais faire passer comme message, c'est qu'il n'est jamais trop tard pour faire quelque chose qui nous passionne, qui nous anime.

Il y a toujours un moyen de trouver comment l'adapter à sa vie. Ne vous mettez pas au placard. On a encore le temps.

On peut faire des choses qui nous plaisent. - M.Bouhafsi: Elle publie son autobiographie, "L'Horizon des possibles". - P.Kaas: On aimerait tous s'envoyer en l'air comme ça.

C'est courageux. - A.-E.Lemoine: Tirez la langue, pour voir?

C'est vert! - P.Kaas: C'est romantique.

Entre le masque et le jus de fruits... - A.-E.Lemoine: Dans un instant, à vos côtés, un homme avec lequel il ne faut jamais jouer à pierre-feuille-ciseaux, parce qu'il gagne toujours.

Il sait avant vous ce que vous allez choisir. C'est un don de mentaliste qu'il décline dans des livres, des spectacles ou des vidéos. Il décrypte entre autres les discours de nos responsables politiques et leur body language.

Exemple avec E.Macron le 5 décembre dernier après la motion de censure contre le gouvernement Barnier. - E.Macron: Françaises, Français, mes chers compatriotes... - F.Olicard: La main droite bloque la main gauche.

Ce qui est étonnant, c'est qu'il ferme le poing. D'habitude, on le pose comme ça. C'est pour s'empêcher d'agir, soit pour être plus dans son personnage, soit parce qu'il ne veut pas déborder, soit parce qu'il en a marre que des gens décryptent le moindre geste qu'il fait avec ses mains. - A.-E.Lemoine: Salut, F.Olicard.

Vous êtes sur le point d'achever votre tournée "Archétypes", un spectacle dans lequel vous démontrez qu'on est tous mentalistes. Les politiques sont quel type de mentaliste? - F.Olicard: 4e: mentalistes embrouilleurs.

Ils embrouillent par de simples mots. Le principe même de la langue de bois, c'est la forme, pas le fond. Si je mets beaucoup de mots d'affilée, des mots qui ont un sens relativement vague, "citoyenneté", "contrat"...

La phrase va être tellement longue que mon cerveau va faire: "Il doit avoir raison." Ca semble construit. - A.-E.Lemoine: Ce n'est que de l'embrouille. - F.Olicard: Beaucoup d'embrouille. - A.-E.Lemoine: Il y a des ministres qui se sont reconnus? - F.Olicard: Ils ont dit que j'avais raison.

Ils se reconnaissent. Un ministre m'a expliqué que parfois, sur des questions pièges que posaient certains journalistes, un "oui" ou un "non" serait un gros problème...

Il faut de la langue de bois. Ca s'apprend. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas rassurant.

Vous dites qu'avec un peu de curiosité et d'observation, on est tous capables de devenir mentaliste. Vous avez tout de même une prédisposition, une mémoire photographique qui vous permet de ne jamais apprendre vos leçons. - F.Olicard: Vous me flattez.

Je ne dis pas ça. Quand j'étais petit, j'avais juste à lire mes leçons le matin et je les savais pour toute la journée. C'est le principe de la mémoire photographique.

Par contre, si je ne révise pas, ça va descendre. Au lycée, quand il a fallu se mettre à bosser, j'étais d'une fainéantise absolue. Je demandais aux autres comment ils faisaient.

Ils me disaient qu'ils révisaient le soir. - A.-E.Lemoine: Si je vous demande de faire un pierre-feuille-ciseaux avec P.Kaas? - F.Olicard: Vous vous souvenez du jeu? - P.Kaas: Oui...

Je ne sais plus...

C'est comme ça? Je dois faire quoi? - F.Olicard: Celui que vous souhaitez.

A 3...

Elle gagne! C'est pas magnifique? - A.-E.Lemoine: Donc elle est meilleure mentaliste que vous.

On peut tous être meilleur que vous, mais vous nous proposez quand même une démonstration pour qu'on comprenne bien ce qui se passe dans votre spectacle. - F.Olicard: Mon grand-père avait un petit don.

Je n'ai pas de don. Tout ce que je fais s'explique. Mon grand-père avait un don.

On mettait une carte à jouer devant lui et il pouvait nous dire laquelle c'était. Et ça, même si nous-mêmes, nous ne savions pas quelle carte c'était. Il jouait des coups comme ça au bistro.

Les gens savaient et rentraient souvent en titubant. Ca veut dire que le don marchait plutôt pas mal. Un jour, il s'est mis à parier de l'argent, jusqu'à ce qu'il tombe sur un grand flambeur.

Mon grand-père a mis les clés de la maison de ma grand-mère, de la fratrie familiale. Il a dit une carte, le flambeur a retourné la carte, et mon grand-père avait tort, à une carte près. A une carte près, il a perdu la maison.

Il pensait que c'était un don qui sautait une génération. Quand il m'a vu faire du mentalisme, quand il a vu que je fréquentais les bars, il s'est dit que j'allais faire la même bêtise. Il m'a offert la carte qui l'a fait perdre à l'époque. "Ca te rappellera qu'il ne faut jamais parier de l'argent avec ce truc." J'ai analysé son astuce.

Je pense qu'il savait quelle carte c'était avec un mélange d'intuition et de hasard. - A.-E.Lemoine: La chance, quoi. - F.Olicard: Plus le hasard que la chance.

Ce mélange d'intuition et de hasard, j'aimerais vous en faire vivre l'expérience, Patricia. Imaginez que vous avez 52 cartes qui flottent en l'air. Ca fait beaucoup, 52.

On fait tomber la moitié des cartes, soit les rouges, soit les noires. Vous voulez faire tomber quelle partie? - P.Kaas: Les rouges. - F.Olicard: Il n'y a plus que les noires qui flottent devant vous. - P.Kaas: Il va dire que je suis dark.

Pas grave... - F.Olicard: Votre intuition attire l'une de ces cartes noires vers vous, n'importe quelle carte de pique ou de trèfle.

Elles sont toutes là. Il y a aussi les 3 figures. Vous avez une carte noire en tête.

Ca, c'était l'intuition. On passe à la partie hasard. A partir de la carte d'intuition, vous allez construire une carte de hasard.

Si dans votre tête, c'était une pique, pensez à une autre carte, mais trèfle. Si c'était une carte à points, pensez à une carte à figure, et inversement. - P.Kaas: La 1re partie, j'ai compris, mais la 2e... - F.Olicard: Si c'était une pique, pensez à une nouvelle carte trèfle.

Si c'était à points, pensez à une figure. - P.Kaas: Il faut quand même me laisser un peu de temps... - F.Olicard: C'est vous qui voyez. - P.Kaas: Il faudrait que ce soit...

Un valet de pique. - F.Olicard: Vous avez un mélange d'intuition et de hasard.

On aboutit à ce valet de pique. Ca me fume aussi. C'est ce qu'a dit mon grand-père à l'époque.

C'est à cause du valet de pique qu'on a tout perdu. Il avait perdu à une carte près. S'il avait dit la dame de pique, il aurait tout gagné.

Vous vous êtes connectée à mon grand-père par l'intuition et le hasard. C'est pour ça que votre valet de pique vient de perdre contre ma dame de pique. Encore une fois, l'histoire s'est répétée.

Autant vous êtes très forte au chifoumi, autant là... - P.Kaas: J'aurais dû dire le roi! - M.Bouhafsi: Si vous aviez dit le roi de pique, il aurait gagné.

A une carte près... - F.Olicard: Si vous aviez le 8 de pique, il n'y aurait plus rien. - P.Kaas: J'étais partie sur le 8 de trèfle, au début, mais comme il fallait changer... - A.-E.Lemoine: A une carte près, vous avez perdu. - P.Kaas: Je n'ai rien parié. - A.-E.Lemoine: "Archétypes" est en tournée dans tous les Zeniths de France.

C'est complet à Nantes. Il y aura le 25 février à Chartres. Il reste encore des places. - P.Kaas: Et des maisons à perdre. - A.-E.Lemoine: Merci, Fabien.

Vous restez avec nous. Patricia, à vos débuts, "The Voice" n'existait pas, mais ça ne vous a pas empêchée d'avoir un coach: Charles Aznavour, dont vous avez repris l'une des chansons. - M.Drucker: Pour vous rendre hommage, Aznavour, il y a la nouvelle génération.

Elle connaît vos chansons. Elle, elle est venue et elle a choisi de chanter "Mes emmerdes". - C.Aznavour: Elle va chanter avec l'orchestre. - P.Kaas: J'ai travaillé des années, sans répit, jour et nuit, pour réussir, pour gravir...

En oubliant, cependant... - MES AMIS, MES AMOURS, MES EMMERDES. - P.Kaas: Je vois que vous avez choisi les plus belles coupes de ma carrière.

Entre le premier...

Il y a une histoire triste autour de cette coupe. A cette période, ma maman était malade. Elle perdait des cheveux.

Je me suis dit: "Je me coupe les cheveux avec toi." Je m'étais coupé les cheveux très courts, mais ce n'était pas une grande réussite. - A.-E.Lemoine: C'était aussi pour lui faire plaisir que vous êtes devenue chanteuse.

Elle rêvait de ce succès pour vous. - P.Kaas: Elle rêvait de me voir grande.

Tu as plus de motivation. Tu veux essayer de lui offrir ça, sachant qu'elle ne sera plus là longtemps. Ca m'a donné une certaine volonté qui m'a aidée dans mon métier, même encore aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Je vous propose de déguster ces ravioles de volaille accompagnées d'un bouillon de coq préparées par A.Ferrand, le chef du restaurant Eels, à Paris.

Une autre archive... - P.Kaas: Maintenant, j'ai peur! - A.-E.Lemoine: On est en décembre 1990.

A.Delon parle très joliment de vous. - A.Delon: On apprend à te connaître.

Ce que je regrette le plus, c'est que les gens te connaissent très mal. Je parle de toi. Sûrement que cette émission leur aura permis de pénétrer un peu plus à l'intérieur de toi et de voir le personnage sensible que tu es, souvent pudique, timide, brut comme un diamant.

Je t'ai appelée "le petit diamant". Il faut aussi garder une part de secret, de mystère. C'est comme ça que tu seras une star.

On ne doit pas tout savoir d'une star. Il faut garder une partie de l'iceberg en dessous. - A.-E.Lemoine: C'est avec le surnom "diamant" que vous avez signé votre post Instagram le jour de sa disparition. - P.Kaas: A la fin, je le voyais beaucoup moins.

Il était beaucoup plus isolé. Mais je suis restée jusqu'à la fin son diamant. C'est comme ça qu'il m'appelait.

Sa fille m'avait appelée après son enterrement. Elle avait entendu que je faisais "The Voice". Elle m'a dit: "Je t'appelle pour te dire que mon papa, de là-haut, va être très fier.

C'est une émission qu'il adorait regarder." C'était mignon. J'ai eu de la chance.

J'ai rencontré des personnages très beaux. - P.Lescure: Il y a eu des proches dont le regard a été important.

A.Delon, D.Barbelivien, et puis J.-J.Goldman, qui a écrit plusieurs de vos plus beaux succès. - P.Kaas: François Bernheim... - P.Lescure: "Je voudrais la connaître", en 1997. - P.Kaas: Je voudrais la connaître, savoir comment elle est.

Est-elle ou non bien faite? Est-elle jolie? Je voudrais.

Je voudrais la voir... - P.Lescure: J'ai entendu dire récemment que vous aviez retravaillé cette chanson avec une nouvelle version.

C'est vrai? - P.Kaas: Tout à fait.

Je l'ai fait pour une émission. Je suis très contente. C'est très difficile de changer les arrangements d'une chanson qui a autant marqué.

C'est super. J'ai hâte de la présenter. C'est déjà un bon pas vers la scène.

J'arrive! "Mon mec à moi", c'est déjà plus adulte. Quand Jean-Jacques m'avait proposé ce texte, il m'avait dit: "Les femmes vont comprendre ce que tu racontes." On a été très surpris, ça a marqué les hommes. "On était des salauds.

On a fait ça..." - M.Bouhafsi: Vous avez eu la chance de connaître du succès partout à l'international, adulée dans les pays de l'Est ou en Chine.

Il y a 20 ans, vous avez été la première à donner un concert devant plus de 6000 personnes à Pékin. - Rendez-vous au Palais du peuple, l'Assemblée nationale chinoise, transformée pour la 1re fois en salle de concert. Une débauche d'énergie devant un public d'étudiants.

Au début, ça coince un peu, jusqu'à ce qu'elle prenne la salle entre quatre yeux... - P.Kaas: Ma liberté contre la tienne... - Et là, tout s'emballe, devant 6000 à 7000 personnes.

La glace brisée, le public chinois finit par se lâcher. Il ne demandait qu'à s'enflammer. - P.Kaas: Je crois que je n'ai jamais vu ces images. - M.Bouhafsi: Des Chinois ont appris le français grâce à vous. - P.Kaas: Ca m'a toujours surprise.

Au début de ma carrière, j'avais un peu peur, parce que j'avais un accent allemand et mon français était très simple. Quand j'arrivais dans des pays de l'Est ou des pays d'Asie, c'était flatteur d'entendre: "J'ai appris le français grâce à toi." Après, ce sont des pays...

Ils aiment la France, la culture française, le romantisme. Ce n'est pas gagné d'avance, mais il n'y a pas eu beaucoup de Français qui se sont déplacés...

Depuis 58, au Vietnam, il n'y avait eu personne. Il faut y aller. - A.-E.Lemoine: Il faut y retourner.

Une chanson réarrangée, peut-être un album et une tournée à venir. - P.Kaas: Il faut ressortir les valises. - A.-E.Lemoine: Merci, Patricia.

Merci, Fabien. On conclut cette émission avec les Actualités de Bertrand. ... - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 20 février. A la une, si le mot "déconne" était une image, ce ne serait pas celle qui va suivre. - F.Bayrou: La démarche que nous avons entreprise, c'est qu'on puisse enfin... - B.Chameroy: F.Bayrou s'est vu remettre les conclusions du rapport mission flash retraite par la Cour des comptes.

Bonne nouvelle: si vous voulez le consulter, il est dispo. On sent que le sommet de l'IA est passé par là... - F.Bayrou: Le rapport va être mis en ligne à destination des Français par la Cour des comptes à 11h.

C'est courdescomptes.fr...

Alors...

Il épelle le nom du site. - B.Chameroy: L'actu, c'est aussi l'état de santé du pape.

Les journalistes nous informent de son évolution. Plus les jours passent, plus on a l'impression qu'on nous parle d'une nouvelle figurine, "le pape à l'hosto". ... - Le pape s'est levé. - Il a passé une nuit sereine. - Le pape François s'est levé pour prendre son petit-déjeuner dans un fauteuil. - Il était alerte et a même plaisanté. - B.Chameroy: Il fait des blagues, il est actif, il s'assoit dans un fauteuil et il a même une maison. - Autour de sa chambre, un salon, une chapelle, une cuisine, une salle de réunion et des agents de sécurité. - B.Chameroy: En revanche, le pape à l'hosto a un quotidien pourri. - Pour seule visite, pour le moment, G.Meloni. - B.Chameroy: Les témoignages intéressants sont vendus séparément.

Les journalistes s'entêtent à demander des diagnostics médicaux aux passants. - Je ne suis pas médecin. Je ne peux rien dire, mais je lui souhaite le meilleur. - B.Chameroy: Voilà.

Si vous êtes politique, méfiance. Un curieux gang sévit depuis plusieurs jours. Son nom: "les paparazzis les moins discrets du monde".

Première victime: V.Pécresse. "J'adore sa nuque." Le gang a sévi sur RTL pendant l'interview de G.Attal.

Rebelote aujourd'hui... "E.Ciotti, je l'adore." Le cliché était effectivement magnifique.

Direction Public Sénat. "Venez comme vous êtes." Ce matin, F.Rebsamen est venu. - Merci.

Bonne journée. Bonjour. Vous allez bien? - Oui.

Merci. - Je suis où, moi? - B.Chameroy: Il avait tout prévu, mais il avait oublié quelque chose.

Zip. La braguette...

Il nous a fait un smoothie de noms de ministre. - Je salue le travail d'Astrid...

Il écorche son nom. J'ai du mal à dire son nom. - B.Chameroy: Point Optic 2000, avec cette bonne nouvelle.

J.-P.Raffarin a 10 à chaque oeil. - J.-P.Raffarin: J'ai vu des Chirac-Balladur, des batailles, des Mitterrand-Rocard...

J'ai vu le président allemand. J'ai vu peut-être le futur chancelier...

J'ai vu, dans certains quartiers, une saturation. - B.Chameroy: Il voit tout, ou presque... - Je n'ai jamais vu, en 50 ans de vie politique, un couple...

Il bafouille. - B.Chameroy: Au même moment, sur TF1, on prépare la succession de N.Canteloup.

Selon nos informations, ce serait F.Ruffin. - F.Ruffin: Je... ce que je vois...

Oui... de... de...

Des ministres... - B.Chameroy: Il le tient.

Les matinales ont souvent eu des faux airs de "Juste Prix". - Combien coûte un pain au chocolat, J.-F.Copé?

J.-F.Copé rit. - Combien coûte un ticket de métro? - B.Chameroy: La tradition se perpétue avec J.-J.Bourdin. - J.-J.Bourdin: Combien coûte le gramme de cocaïne? - B.Chameroy: Heureusement, le ministre de la Santé est un homme droit qui ne tombe pas dans les pièges de J.-J.Bourdin. - J.-J.Bourdin: B.Retailleau, 30.

L.Wauquiez, 9. Vous choisissez qui? - Il n'y a pas à choisir.

Je suis fidèle à L.Wauquiez...

Je soutiens L.Wauquiez...

Il n'y a pas à choisir. - B.Chameroy: Jean-Jacques tient absolument à noircir son agenda.

Il n'avait qu'une question à la bouche. - Comment les puffs seront-elles interdites? A quand les ordonnances infalsifiables?

Quand est-ce que ce sera généralisé? Ce sera actif quand? - Il faut que tout ça se mette en place... - Quand? - B.Chameroy: Ca parlait de santé, jusqu'à découvrir des noms de docteurs qu'on ne connaissait pas. - J'ai vu le témoignage du docteur...

J.-J.Bourdin bégaie. - B.Chameroy: Très grosse plaque!

On file au Sénat, où on s'amuse comme des petits fous en ce moment. Est-ce que vous êtes capables de citer 3 grosses villes françaises? - Monsieur le Premier ministre, Paris, Lyon, Marseille. - B.Chameroy: C'est gagné!

La journée jeux télé s'est poursuivie. Ils ont joué à "Pyramide" en 12 000 briques. - France, nation verte, agir, mobiliser, accélérer, agir. - B.Chameroy: Je ne l'ai pas.

Je pense que F.Patriat non plus. Il n'a employé que des mots qui n'existaient pas.

F.Patriat bafouille. Je vous invite à goûter le sorbet de Paris, c'est délicieux quand il fait chaud.

A.Pannier-Runacher n'a pas bu que de l'eau à la cantine. - Ils sont répartis...

A.Pannier-Runacher bafouille. - B.Chameroy: Je veux bien que vous vous détendiez, mais les séances sont filmées.

Bizarrement, c'est Bayrou qui a réagi. - F.Bayrou: Alors...

F.Bayrou rit. - B.Chameroy: Du fond!

Il y a eu un reportage consacré au goûter de G.Larcher ce midi, sur TF1. - Du porc, du poulet, du veau, du lapin, de la couenne et une nouvelle couche de viande.

Le gras du pied de porc fond pendant la cuisson. Des frites, de la salade... - B.Chameroy: Si vous pensiez avoir une vie de merde, c'est peut-être le cas.

Certains veulent que la France entière le sache. - On prend le grand air. Il y a moins de pollution. - Le calme, la sérénité, l'apaisement, la joie d'être là... - Les oiseaux chantent. - L'air est pur.

Tout est pur. - C'est calme, reposant. Ca fait du bien.

C'est ce dont on a besoin, une pause. - B.Chameroy: On referme ces Actualités avec un grand absent ce soir, P.Cohen, qui s'est claqué les zygomatiques.

Il avait un mot d'ordre: sourire. - P.Cohen: Bonsoir!

Bienvenue. - B.Chameroy: Il y a très vite pris goût.

Regardez-moi ce bel hidalgo, toutes ratiches dehors pendant toute l'émission, le regard ailleurs...

Ca n'a pas laissé C.Célarié de marbre. - C.Célarié: J'ai chaud... - P.Cohen: On parlait de strip-tease, tout à l'heure... - B.Chameroy: L'info continue demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci, Fabien et Patricia.

Vous pouvez réécouter cette émission en podcast sur toutes les plateformes. Tout de suite, la soirée science. On se tourne pour saluer nos téléspectateurs.

Excellente soirée. A demain.