La Mariée Repoussante ? Une Beauté en Secret FR
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Eliana, retiens bien mes paroles. Jusqu'à tes vingt ans, cache ta beauté et tes talents. Pendant quinze ans, j'ai suivi les dernières volontés de ma mère. Je me suis enlédie et j'ai joué les idiotes, pour ne pas attirer l'attention. Mais aujourd'hui, c'est mon vingtième anniversaire et je suis prête à laisser l'ancienne Eliana derrière moi et à révéler qui je suis vraiment. « Eliana, qu'est-ce que tu fiches ici ? C'est le jour du mariage de Madame Jones. Si tu ne te montres pas, ça va jaser et salir la réputation des Jones. Tu ferais mieux de comprendre la situation. File au salon, tout de suite. » « Melody, la bonne, elle n'avait jamais été polie avec moi.
Depuis la mort de ma mère, je suis restée recluse dans cette aile pendant quinze ans. Ma belle-mère, Kira Jones, ainsi que mon père et Paige, la fille légitime de Kira, ont aussitôt pris le contrôle de la famille Jones et ont tout raflé. Je vais me changer. » « Vu ta tête, à quoi bon aucune robe ne pourra te sauver ? Allez, bouge ! Les Evans sont déjà là. » « Pas encore le moment de montrer mon vrai visage. » La famille Evans était la plus puissante du Blento. Cole Evans, leur héritier, était un génie des affaires. Paige était la chouchoute de la ville. Bien sûr, leurs fiançailles faisaient grand bruit. On les qualifiait de couple parfait, un mariage idéal. Tout le monde les encensait.
Les réseaux sociaux s'enflammaient. Tout le monde attendait le grand jour. « Eliana, ma chérie, je t'ai pris une magnifique robe neuve. Pourquoi tu l'as pas mise ? » « Bonjour, monsieur Evans. » « Eh bien, Eliana, décidément, tu as un style bien à toi. » « J'ai su que ce devait être Cole, le mystérieux héritier qu'on voit rarement en public. Le voir de si près, c'était vraiment autre chose. Grand, racé et d'un charisme fou. » « Regarde-moi ça, elle est affreuse. » « Et Elmat, le fiancé de Paige. » « Quelle honte ! Dégage ! » « Très bien. » « Vérifions qu'il ne manque les papiers pour le mariage. » « Bien sûr. Monsieur Evans, vous êtes déjà marié d'après le système.
» « Votre femme s'appelle Eliana Marche. » « Comment est-ce possible ? » « Ce n'est pas possible. Il doit y avoir une erreur. » « C'est n'importe quoi. Il y a une erreur. » « Mais le système est formel, sur le statut de monsieur Evans. » « L'écran nous affichait mari et femme. » « La date remontait à deux ans. » « Tu expliques, Cole ? » « Je suis aussi largué que toi. » « Largué ? » « Tu as signé un acte de mariage. » « Tu ne sais pas comment c'est arrivé ? » « Aucune idée. Moi non plus. » « Personne n'a de raison de me soupçonner. » « On me délaissait depuis toute petite. » « Recluse dans le coin le plus paumé de la maison.
» « J'avais à peine fini l'école primaire et je vivais dans une chambre pas plus grande qu'un placard. » « On s'est aussi moqué de mon apparence pendant des années. » « Dire que je me serais enfui en secret en bohème pour épouser Cole en privé, c'est juste impossible. » « Comment est-ce possible ? » « Qu'il divorce Fissa et qu'il épouse Paige aujourd'hui ? » « C'est ça, c'est ça. Marier Cole et Paige est la priorité. » « Je crains que Cole ne puisse épouser Paige. » « La famille Evans a des traditions très strictes. » « Un homme ne peut se remarier que si son épouse est décédée. » « Celle qui passera devant l'hôtel aujourd'hui, c'est Eliana. » « C'est une blague ?
» « Tout ublento sait que c'est moi qui dois l'épouser. » « Et vous me remplacez par Eliana ? » « La femme légitime de Cole, c'est Paige. » « C'est moins que rien n'a rien à faire avec lui. » « Chérie, désolé pour ce cirque. » « C'est à moi. Comment t'oses l'appeler comme ça ? » « Calme-toi, Paige. Elles sont où tes manières dont tu te vantes tant ? » « Cole, tu ne peux pas me laisser. Personne ne t'aime plus que moi. » « En tant qu'Evince, je me dois de respecter les traditions de ma famille. » « Je ne serai pas celui qui les brisera. » « Ruben, sûrement. » « Le contrat de fiançailles ne disait pas laquelle de vos filles devait épouser un membre de ma famille.
» « Le contrat est déjà sa femme. Le contrat tient toujours. J'espère que vous comprendrez. » « Ne m'obligez pas à bafouer les traditions. » « Que ma famille respecte depuis des générations. » « Le mariage de Cole est loin d'être réglé. » « Cette robe à 100 millions, ornée de plus de 400 000 diamants et perles, devait être la star de la soirée. » « Paige avait rêvé de descendre l'allée en la portant depuis que je la connaissais. » « Kira et Darren savaient que les Jones ne pourraient jamais rivaliser avec les Evans. » « Alors ils avaient dû réunir péniblement 500 millions juste pour sauver les apparences. » « Pour un mariage dont toute la ville se souviendrait.
» « Mais au final, tout est revenu à moi. » « Vous pouvez maintenant embrasser la mariée. » « La réputation de Cole le précédait. » « Dangereux, tranchant et imprévisible. » « Je savais qu'il ne fallait pas faire d'erreur. » « Je ne le prenais pas à la légère. » « Aujourd'hui encore, je ne sais toujours pas pourquoi je suis devenue sa femme. » « Et je dois découvrir la vérité au plus vite. » « Kira, Darren et Paige n'avaient que leurs yeux pour pleurer. » « Tandis que tout ce pour quoi ils s'étaient sacrifiés brillait sur la mauvaise fille. » « La rage les terrassait presque. » « Une nuée de reporters s'agitait devant la demeure des Jones. » « À l'affût de la moindre faille dans l'histoire.
» « Cole a ignoré l'agitation et m'a emmenée à bord de son jet privé. » « Maman, mon rêve de devenir la femme du plus riche est vraiment fini ? » « Absolument pas. Cole ne se laissera pas piéger comme ça. » « On lui a imposé Eliana. » « Tu veux dire qu'elle risque de ne pas passer la nuit ? » « Une fois qu'Eliana sera hors jeu, Cole reviendra vers toi. Attends un peu. » « Je venais à peine de rencontrer Cole aujourd'hui, mais j'avais entendu toutes les rumeurs à son sujet. » « On disait qu'il n'avait pas de cœur, voire impitoyable. » « Un homme qui détruisait quiconque osait le défier. » « Ses opposants disparaissaient ou finissaient par le regretter.
» « T'avais la langue bien pendue tout à l'heure. Pourquoi tu te tais ? » « Ce n'est pas comme si j'avais prévu de faire un beau mariage. » « C'est juste que je n'arrive pas à me défaire d'un certain malaise. » « Un malaise ? Tu m'as appelé mon chéri devant Paige comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. » « T'avais pas l'air gênée alors. T'es pas aussi gourde que tu veux te faire croire. » « Quand Paige s'est jetée sur toi, t'as réagi comme une pro, pas comme une camine flippée. » « C'était juste de l'instinct. » « On verra. J'attends juste de voir combien de temps tu pourras tenir ce petit jeu. » « Monsieur Evans, vous ? Vous faites quoi ? » « Dis-moi.
D'après toi, ils font quoi les jeunes mariés pendant leur nuit de noces ? » « Non. Attends. Je vais prendre une douche. » « Tu faisais quoi là ? » « Je... Je voulais pas que tu sois déçue. » « T'en fais pas. T'as peut-être une sale tête. Mais t'as sous corps de rêve. Je n'ai qu'à éteindre la lumière. Et je vais bien en profiter. » « Quel enfoiré. Il a aucun respect. T'as craqué Cole ? » « Faut qu'on fasse un peu de boucan. » « Pardon ? » « Grand-père Slipkjohn te laisse seul pour notre nuit de noces. » « Il a posté quelqu'un dehors pour écouter aux portes. » « Si on fait pas semblant, ils vont squatter devant la porte. » « Qu'est-ce qu'à ce que tu sois enceinte ? » « C'est pas possible.
Connard. » « Si faire du bruit est si important, fais-le tout seul. »
« Ah ! »
« Ma puce, tu sais très bien comment. Mettre l'ambiance au pieu. » « Bon, tu vas rester planté là. » « Ça me fait me demander. » « Si tu jouais pas un peu la comédie. » « S'il tente un truc maintenant, il va le payer cher. » « Après ma douche, Cole était allongé sur le lit. » « Son eau de pyjama était ouvert. » « Exprès. » « Ah chérie, viens au lit. » « Et si on parlait un peu plus tôt ? » « Et de quoi ? » « Comment t'as entubé tous les Jones ? » « Comment t'as pu te résoudre à épouser un mec que tu peux pas blairer avant de débarquer chez eux ? » « On fait un deal. » « Je gère tes prétendantes. » « Et tu me fous la paix. » « Quand c'est fini, je m'arrache. » « Marché conclu.
» « Qu'est-ce qui s'est passé ? » « Pourquoi je suis là ? » « Je me suis endormie sur le canapé. » « Chérie, t'es monté au lit d'un coup. » « Jamais de la vie. » « En fait, oh, t'as fait bien pire. » « Tu m'as foutu à poil. » « Tu t'es blottie contre moi. » « Et tu avais la main sur mon torse. » « Ferme-la. » « Tu me sortais même des trucs mignons. » « En m'appelant, mon chéri. » « Gros menteur. » « Vraiment. » « J'ai des vidéos. » « Si tu me crois pas, regarde par toi-même. » « Tout va bien. » « Chut. » « Dors bien, ma chérie. » « Je me voyais en plein somnambulisme, en train de squatter son lit. » « Tu as filmé ça ? » « Pourquoi tu m'as pas juste repoussé ?
» « Parce que t'avais pas fini ton numéro. » « Lance la suivante. » « Mon estomac se nouait. » « J'ai cliqué sur le clip suivant. » « Chérie, c'est pas un peu trop, là. » « Encore un mot et je tape plus fort. » « Cette fois, mes bras et mes jambes étaient enroulés autour de lui. » « T'es mignonne quand tu t'énerves. » « Comment j'étais censé résister ? » « J'en pouvais plus de honte. » « J'ai arraché la couette et j'ai filé m'enfermer dans la salle de bain. » « Chérie, le temps presse. Les aînés attendent de nous rencontrer. Faut y aller. » « Qu'est-ce que je mets ? » « J'ai tout prévu. » « Où sont mes lunettes ?
» « Évite juste de filer une crise cardiaque à mon grand-père avec ta tête de poupée flippante. » « Il m'a pris la main et m'a entraîné en bas. » « Où toute la famille attendait. » « Les yeux pleins de mépris. » « Eliana ? » « On va passer aux présentations. » « Il s'est barré d'un air méprisant. » « Toute la famille est à table pour le petit-déjeuner. Asseyez-vous. » L'atmosphère était lourde, comme un procès avant la sentence. Je savais qu'Irene mijotait un truc. Elle a toujours été du genre à cacher son jeu derrière un sourire. « Eliana, tu sais bien que toute la ville a tant impatiemment que Cole se retrouve veuf. » « J'ai pas trop regardé les actus ces temps-ci.
» « Je voyais bien la frustration dans ses yeux. » « Elle pensait me déstabiliser, mais elle avait tort. » « J'en viens au fait, Eliana. » Cole devait épouser Pej. « T'es qu'une roue de secours, et ça a fait un boucan monstre sur le net. » « Elle essayait de me faire culpabiliser, à me faire croire que tout était de ma faute. » « Mais je ne suis pas tombée dans le panneau. » « Les rumeurs sont devenues incontrôlables, et l'action du groupe Evans dégringole. » « Puisque tu es maintenant officiellement la femme de Cole, c'est à toi de protéger l'image de la famille. » « T'as quoi pour prétendre être la matriarche ? » « Cette famille compte des érudits et des élites.
» « Tu vas diriger quoi, toi ? » Jeff, le fils d'Irene, était tout comme sa mère, pourri gâté, arrogant et méprisant. « Jeff, on ne parle pas comme ça. » « Eliana est la femme de Cole, et elle mérite notre respect. » Trinity était pire qu'Irene. Elle maniait la manipulation avec douceur. « Si ma femme ne mérite pas votre respect, alors je ne le mérite pas non plus. » « C'est ce que vous vouliez dire ? » « Je ne pensais pas que Cole me soutiendrait. » « Mais quand il l'a fait, ça m'a fait un bien fou. » « Irène a raison. » « En tant que matriarche de la famille, je vais m'en occuper. » « Je vais m'occuper moi-même de ce bazar en ligne. » « Eliana, je te confie une mission capitale.
» « T'as pas le droit à l'erreur. » « C'est compris ? » « Eliana, vous avez été entraînée dans ce mariage contre votre gré. » « Le scandale public qui entoure la famille Evans n'est pas de votre fait, » « et il n'est pas raisonnable de vous imposer la charge de le réparer. » « J'ai été surprise par les paroles de Ruben. » « Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit si compréhensif. » Pourtant, Irène marquait un point. « La matriarche de cette famille doit faire preuve d'intégrité et de compétence. » « Ça ne peut pas être quelqu'un qui n'a même pas terminé l'école primaire. » « À cause de cette lacune dans votre éducation, je vous donne un an pour rattraper ce retard.
» « Je ferai en sorte que vous soyez inscrite dans la meilleure école. » « Et d'ici l'été prochain, vous devrez passer les SAT et intégrer une université. » « D'accord. » « Je voyais la surprise dans les yeux de tout le monde. » « Ils ne pensaient pas que j'en serais capable. » « Mais j'étais déterminée à leur prouver qu'ils avaient tort. » « Père, ce n'est pas un peu trop lui demander. » « Si, c'est difficile. » « Mais la femme à la tête de cette famille doit savoir encaisser la pression. » « Si elle ne peut pas gérer ça, comment guidera-t-elle un foyer aussi grand et compliqué que le nôtre ? » « Je savais que Ruben ne céderait pas. » « Il était déterminé à me pousser à faire mes preuves.
» « Eliana, Ruben a clairement confiance en vous. » « Si jamais vous rencontrez des difficultés dans vos études, je serais ravie de vous aider à tout moment. » « Merci, mais je n'en aurais pas besoin. » « Ruben, je ne suis peut-être pas allée à l'école récemment, mais j'ai étudié par moi-même. » « Je veux passer les SAT de cette année. » « Je voyais la surprise dans les yeux de tout le monde. » « Ils ne pensaient pas que j'en serais capable. » « Mais j'étais déterminée à leur prouver qu'ils avaient tort. » « Vous avez bien entendu ? » « Cole, inscrit là pour les SAT au lycée Kant. » « D'accord. » « Je savais que Cole suivrait les ordres de Ruben. » « C'était un homme de parole.
» « Avez-vous un plan de révision ? » « Je peux vous trouver un tuteur si vous préférez. » « Je m'occuperai de mes révisions moi-même. » « Mais aujourd'hui, je veux rendre visite à ma famille. » « Compte tenu de tout ce qui s'est passé hier, il est probablement préférable que vous y retourniez pour » « Arranger les choses avec votre famille. » « Emmenez Cole avec vous. » « Cole, prépare quelque chose pour la famille Jones. » « Fais ça bien. » « Allez, allons-y. » « Je n'arrivais pas à croire ce qui s'était passé hier soir. » « J'avais déshabillé Cole. » « Je m'étais blotti contre lui. » « Et j'y étais restée toute la nuit. » « C'était plus que gênant. » « À quoi tu penses ?
Tu es toute rouge. » « Ma chérie, tu ne viens pas de me supplier pour des câlins, des bisous et que je te porte comme une princesse. » « Tu veux que je le fasse ici maintenant ? » « On vient juste de fixer les règles. » « Pourquoi tu me refais le coup ? » « C'est pas toi qui l'a demandé. » « Je me suis dit que tu avais de bonnes raisons. » « Alors j'ai joué le jeu. » « Pourquoi est-ce que j'aurais demandé un truc pareil ? » « Encore une vidéo ? » « Viens là, ma chérie. » « Fais-moi un bisou et un câlin. » « Un bisou et un câlin. » « Merci de m'avoir portée. » « À plus tard. » « Appelle-moi si tu as besoin de moi. » « Je passerai te chercher plus tard. » « Eliana, espèce d'hypocrite !
» « À quel jeu pervers as-tu piégé Cole ? » « Pej, tu as dû oublier que je n'ai pas eu à lever le petit doigt et que Cole est devenu mon mari. » « Crois-moi, j'adore manigancer. » « Mais je n'en ai tout simplement pas eu l'occasion. » « Oh, et juste pour que tu saches, » « Cole et moi avons couché ensemble hier soir. » « Que veux-tu que je te dise ? » « Ce corps, cette force, cette technique. » « Paige, c'est dommage que tu ne connaisses jamais ça. » Rita, ma mère, une prodige de la médecine, était toujours sensée. Elle n'était pas du genre à faire des histoires.
Même quand elle a découvert que Darren la trompait et qu'il avait une fille illégitime, elle avait choisi d'éviter la confrontation, préférant se consacrer entièrement à ses recherches médicales. Puis, un soir, un incendie a ravagé la maison des Jones. Sans hésiter, Rita m'a mise en sécurité, m'a murmuré quelques derniers mots et est retournée dans les flammes pour ne plus jamais en revenir. J'étais déterminée à retrouver ma mère. Je savais qu'elle était toujours là, quelque part, et j'étais bien décidée à la retrouver, quoi qu'il en coûte. « Maman, qu'est-ce que je fais maintenant ? » « Patience !
Une fois qu'on aura des photos compromettantes d'Eliana et qu'on les diffusera en ligne, on verra combien de temps la famille Evans s'accrochera à ces traditions absurdes. » « Qu'est-ce que tu comptes faire ? » « On va faire comme ça ! » « Maman, prévois plus de mecs. Je veux qu'Eliana soit anéantie, qu'elle soit complètement ruinée. » « Ah ma chérie, j'ai réservé un salon privé au Club Royal. Dis-nous en famille pour fêter ton récent mariage. » « C'est une excellente idée. » « Cole, tu restes là sans rien manger, sans rien boire. Et tu ne t'allumes même pas une cigarette. Tu ne vas pas me dire que c'est Eliana, cette soi-disant fille banale, qui t'a foutu le cafard. T'es trop coincé, mec.
Toutes ces règles familiales et ces traditions, ça te plombe. Si c'était moi, jamais de la vie, j'accepterais ça. S'ils essayaient de me refiler une fille aussi fade, je préférerais qu'on me coupe la tête et la donner à mon grand-père pour jouer au foot. » « Cole, si ça ne va vraiment pas, on picolera avec toi jusqu'à ce que tu ne saches plus comment tu t'appelles. » « Qu'est-ce qui vous fait croire que je déprime ? » « On dirait qu'on s'est inquiété pour rien. » « Eliana est vraiment si naïve que ça. Hier, Kira et Pej voulaient sa peau. Et maintenant, elle les a suivis jusqu'ici. Elle n'a pas peur qu'ils lui fassent un sale coup. Quelle nouille !
» « Cole, que ça te plaise ou non, c'est ta femme maintenant. Si elle s'attire des ennuis, c'est ta réputation qui est en jeu. » « Assieds-toi et occupe-toi de tes affaires. » « Quoi ? Tu veux que Kira et Pej éliminent Eliana et fassent de toi un veuf ? » « Cole n'est pas ce genre de personne. S'il ne s'en mêle pas, c'est qu'il a un plan. On n'a qu'à se poser et regarder le show. » « Bon, je vais vérifier les caméras. » « Je savais que Darren préparait un truc. » « Eliana, prends tout ce que tu veux ce soir. Je régale. » Il n'avait jamais été gentil avec moi. Et je ne m'attendais pas à ce qu'il commence maintenant. « Eliana, prends un café. » Kira la voulait six pieds sous terre.
Et pourtant, la voilà qui jouait à la gentille belle-mère. Il pensait vraiment qu'elle allait tomber dans le panneau et boire. « Merci. » « Tu devrais en prendre aussi. » « Bien sûr. » « C'est plutôt bon. » « Vas-y, bois le tien. » « Tu as vu ça ? » « Eliana a inversé les tasses. » « Bien joué. » « Cole, ta sainte-nitouche a peut-être un peu de cerveau, finalement. » « Je me sens. » « Vaseuse. » « Qu'est-ce que tu lui as donné ? » « J'ai drogué son café. » « On va la faire monter avec quelques mecs pour prendre des photos. » « Ça va la griller définitivement. » « Darren, tu ne peux pas croire qu'elle nous soit utile. » « Elle nous attirera la haine des Evans et nous traînera dans la boue.
» « Notre avenir repose sur Paige. » « Seul Paige peut mettre le grappin sur Cole. » « Très bien. Fais ça proprement. Pas de bavure. » « Elle reste Madame Evans. » « Après tout. » « Ne t'inquiète pas. Je m'en occupe. » « J'ai gâché des années à attendre un amour paternel qui n'avait jamais existé. » « À chaque fois qu'on se voyait, c'était comme rouvrir une vieille plaie. » « Ce boulot, c'est une blague. » « On est censé coucher avec elle et prendre des photos. » « On ne me paie pas assez pour un trauma pareil. » « La ferme. » « La famille Jones paie le triple du tarif habituel. » « Alors fais avec et pense au fric. » « Cole, on va vraiment rester là à regarder ?
» « Tu ne comptes pas les arrêter. » « Un mot de plus et ce sera le dernier que tu prononceras. » « Des clowns comme toi ? » « Vous ne valez même pas mon temps que le spectacle commence. » « Quoi ? Impossible. » « Tout le système a été effacé. » « Qui a eu le culot de pirater le réseau de mon entreprise familiale comme ça ? » « Mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? » « Le bruit de la fête s'est estompé en un bourdonnement sourd. » « Je ne voyais plus qu'eux. » « Mes yeux me jouent des tours. » « Cole est vraiment en train d'embrasser cette fille quelconque ? » « Ses amis n'en revenaient pas. Moi non plus. » « Ouais, je ne l'ai pas vu venir non plus. » « Le baiser n'était pas tendre.
» Avant que j'ai pu réagir, il l'a intensifié, me laissant à bout de souffle et étourdi. « Alors dis-moi ma belle, ai-je le droit de m'immiscer dans tes affaires ? » « Tu dépasses les bornes. » « Qui t'a dit que tu pouvais m'embrasser ? » Son arrogance était exaspérante, mais ses mots ont touché un point sensible. Il savait. Il avait vu de quoi j'étais capable. « Tu as regardé la vidéosurveillance. » « Si tu veux vérifier par toi-même, je me ferai un plaisir de te faire une démonstration. » « Je suis passée à l'action, prête à voir de quoi il était vraiment capable. » « Bon, tant mort ! Vous êtes des jeunes mariés, pas des combattants en cage. Allez, on va se détendre avec un verre.
» « Tiens, Eliana, de quoi te détendre un peu ? » « Je ne bois pas. » « Sans un mot, Cole a pris du jus de fruits, en a versé dans un verre et me l'a glissé. » « Alors, Eliana, il paraît que tu es restée enfermée dans une arrière-salle pendant des années. Où est-ce que tu as appris à te battre comme ça ? » « J'ai appris toute seule. L'instant d'après, un verre de vin a été lancé dans les airs, droit sur mon visage. » « Mais c'était quoi, ça ? » « Du calme. Je voulais en avoir le cœur net. Elle se bat comme quelqu'un qui a déjà combattu. » « Tu t'attends vraiment à ce que je gobe ces salades ? » « Laisse-les parler. Laisse-les douter. Qu'ils me sous-estiment, c'est ma meilleure arabe.
» « Ce mariage était suspect depuis le premier jour. Et n'oublions pas ce qui est arrivé à ton père. » « À peine étions-nous sortis de cette pièce, je lui ai arraché la main. » « Ça suffit. Il faut qu'on parle. C'était quoi, ce baiser ? » « Tu peux te glisser dans mon lit. Et moi, j'ai pas le droit de t'embrasser. C'était juste pour me rendre l'appareil. » « C'est ça, ton excuse ? Tu es bizarre. Ton ami avait raison. Tu ferais mieux de rester loin de moi. C'est plus sûr. » « Dans mon monde, tu pourrais être la femme la plus dangereuse du monde. Et faire tout ce qui te chante. » « Avant que je puisse réagir, il m'a de nouveau attrapé la main. » « On va où maintenant ? » « À la maison.
» « Allô ? J'ai une info que tu vas vouloir entendre. » « Maman, qu'est-ce qui prend autant de temps ? Où sont les photos d'Eliana ? » « Je monte voir ce qui prend autant de temps. » « Il fait drôlement chaud ici. J'ai la tête qui tourne. » « Wow, regarde cette femme sur la piste. » « Viens danser avec moi. Ne sois pas timide. Une ne le regrettera pas. » « Elle est bourrée ? Elle s'agriffe à tous les mecs qu'elle voit. » « Tu veux pas y goûter ? Je mors pas. Enfin, pas trop. » « Maman, tu es où ? Toute la boîte est en folie à cause d'une femme. Attends. Maman, c'est toi ? » « L'air du bar était lourd de parfums bon marché et de désespoir. Mais cet homme était un prédateur à part.
» « Vous devez être en manque d'attention, madame. Pas d'homme à la maison pour vous tenir chaud ? » « J'ai un mari. Un pauvre type impuissant que je supporte depuis trop longtemps. » « On va en faire une expérience inoubliable. » « Depuis un recoin du premier étage, j'observais le chaos que j'avais orchestré. » « Le scandale de Kira explosait sur tous les écrans de la ville. » « Tu as retourné leur propre campagne de dénigrement contre eux. » « Page a utilisé ses 80 millions d'abonnés pour me traiter de traîner moche qui t'a piégé. » « Ils ont créé une illusion. » « Et maintenant, je vais la faire voler en éclats.
» « Le scandale de sa mère est l'arme parfaite pour exposer la pourriture au sein de sa famille parfaite. » « Messieurs, un plaisir. Ma fille Paige et moi discussionons justement de nouvelles opportunités d'investissement. » « Monsieur Jones, nous parlions justement de votre brillante épouse. Où se cache-t-elle ? » « Elle a eu une urgence de dernière minute. Elle n'a pas pu venir. » « Quel dommage. Tout le monde sait que votre femme est splendide et si audacieuse. » « Vous êtes un homme chanceux. Nous autres ne pouvons que vous envier. » « Vous me flattez. On prend un verre, c'est pour moi. » « Papa, arrête. On a un sérieux problème. » « Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu ne vois pas que je suis occupé ? » « Il a jeté un œil à l'écran. Le sourire fier sur son visage s'est figé. » « On dirait que vous avez un problème à régler, Monsieur Jones. On se rattrapera une autre fois. » Alors que les dirigeants s'éloignaient, les épaules secouaient de rire, l'humiliation le frappa de plein fouet. « Ils... Ils se moquaient de moi. Ils se moquaient tous de moi. » Les réseaux sociaux s'embrassent de commentaires assassins. « Comment osent-elles ? Comment osent-ils ? » « Papa, je t'en prie, ça doit être une erreur. Maman ne ferait pas ça.
» Sur le pas de la porte, Paige se recroque via de peur et de honte, se réfugiant dans un coin sombre, incapable de faire face au chaos. « T'es qui, putain ? Tu me gênes. » « Ah ! Chérie, qu'est-ce qui se passe ? » « Tu oses me demander ça ? » « Chérie, je... Je ne sais pas ce qui se passe. » « Des flashs de la soirée à saillir Kira. » « Attends. C'est le père de Paige, non ? On ne devinerait jamais qu'il est impuissant. » « Faut pas se fier aux apparences. Tu peux pas juger la bite d'un mec à sa gueule. » « Écoute-moi. Ce n'est pas ce que tu crois. On en parle à la maison. » « On n'a rien à se dire. » « Darren, je taquillera dans la voiture. » « Chérie, je t'en supplie.
Je crois qu'Eliana m'a droguée. Elle a dû droguer mon café. » « Arrête d'accuser Eliana pour tout. C'est elle qui t'a dit de crier sur tous les toits que je suis impuissant. » « Ce n'était pas moi. C'était la drogue. Je ne le voulais pas. » « Ferme ta putain de gueule. Tu crois que cette courde a le cerveau pour monter un coup pareil ? » « Je sais très bien ce que tu es. Tais-toi. Ne nous fais pas haut. » Au moment où Kira a rafraîchi son fil d'actualité, elle a halté. Elle a halté. Un nouveau titre explosif a éclipsé son scandale. « Tu as utilisé un scandale pour détourner l'attention du public d'un autre. » « Je devrais peut-être te confier le service comme de la boîte, mon chéri.
» « Il pensait m'avoir cerné. Une autre pièce sur son échiquier. » « Je n'ai pas le temps pour tes blagues. J'ai du vrai travail, moi. » J'ai tourné les talons. Mais une voix tremblante m'a arrêtée nette. « Cole ! Je comprends qu'on t'ait forcé à l'épouser. Je ne t'en veux pas. Tu me manques tellement ! » L'attention était palpable. Un numéro parfaitement calculé allait commencer. « Tout ça, c'est la faute d'Eliana. Elle a mis quelque chose dans le verre de ma mère pour humilier notre famille. » « Ma réputation est ruinée. » « Mensonge. » « Elle a toujours été jalouse de moi. Elle n'arrête pas de me prendre ce qui m'appartient.
» « Chaque mot était un mensonge soigneusement construit, conçu pour me faire passer pour la méchante. » « Reste loin d'elle. Elle est dangereuse. Si elle se retourne contre sa propre mère, elle se retournera aussi contre toi. » « Une erreur de calcul fatale. » « J'attendrai ton appel. Éternellement s'il le faut. » « Je l'ai arrachée de ses bras. Un message clair. » « Eliana ! Qu'est-ce que tu fais ici ? » « Toi ! Tu as bu le café ! Tu devrais être inconsciente ! » « Au moment où elle a réalisé que son plan n'avait pas seulement échoué, mais s'était retourné contre elle de façon spectaculaire. » « Piégée avec ses hommes ! » « On suit les traces de sa mère, à ce que je vois ?
» « Cette obsession pour les maris des autres doit être héréditaire. » « Comment oses-tu ? » « Sa colère était un feu d'artifice. » « Brillant et bruyant, mais vite éteint. » « C'est toi qui m'as volé, Cole ! Il était censé être à moi ! » « Je n'ai rien volé du tout. » « Le destin m'a donné un mari. Je compte le garder. » « Pour la première fois, je crois qu'il m'a vue non pas comme un pion, mais comme une joueuse. » « La famille Evans a des principes. » « Ecole ne troque pas la loyauté contre tes drames. » « N'est-ce pas, mon chéri ? » « Le jeu avait changé. » « Et j'étais enfin prête à jouer. » « Ça fait un moment que ce chaton est tout seul. » « On devrait l'emmener chez le véto.
» « Toi ? Le grand PDG ? T'as le temps pour le véto ? » « Allez, monte ! » « Le chat dans les bras, je me suis glissée à ses côtés, surprise par sa soudaine gentillesse. » « Merci. Tu veux que je te remercie comment ? » « Pour remercier un homme, rien ne vaut à baiser, chérie. » « Ces mots, prononcés dans un murmure, m'ont parcouru d'un frisson. » « Et j'ai senti le rouge me monter au jour. » « Bande de minables. Si je vous revois traîner dans le coin, je ferai en sorte que vous ne puissiez plus marcher. » « On ne reviendra plus, on le jure. » « Alors, cassez-vous. » « Pendant ce temps, dans un autre quartier de la ville, une affaire d'un tout autre genre se réglait. » « Vas-y.
Moi, j'attends ici. » « Yo, Cole. J'ai défoncé ces connards. » « Quand on est arrivé chez le véto, Cole a décidé d'attendre dans la voiture. » « Je n'avais aucune idée de ce qu'il fabriquait. » « Alors, le verdict ? » « Il est juste un peu maigre. Un peu de nourriture, beaucoup de câlins, et ça ira. » « J'ai piqué le mec de Bage. » « T'en dis quoi ? On dit que Cole est un vrai canon. » « C'est vrai ? » « Avec un regard malicieux. » « Elle a pris une photo de son profil en douce et la lui a envoyé. » « Ouais. Apparemment, il kiffe les moches. » « Il n'arrête pas de me piquer des baisers. » « Franchement, je suis persuadée qu'il a une case en moi.
» « Chérie, je te vois me prendre en photo en douce. » « Tu parles à qui, là ? » « Donne-moi ce téléphone. » « Pas possible. Cole, t'as volé ton premier baiser ? » « La journée a commencé par un message vocal. » « Le fantôme d'une nuit que je voulais oublier. » « Oups. Si c'est injuste, vas-y récupère-le. Embrasse-moi. » « Je ne le laisserai jamais gagner. » « Je préfère te verser un café brûlant dessus. » « Je suis entrée dans le manoir des Evans. » « Le chat dans les bras. » « En plein milieu d'un guet d'apens familial. » « Dieu merci, on n'a pas laissé Paige entrer dans cette famille. » « Le mariage de Cole et Eliana est un mal pour un bien. » « Sérieux ? Encore des histoires ?
» « Qui t'a permis de ramener ce chat ? » « Je l'ai reconnu. » « C'est lui qui m'a forcé à boire ce vin trafiqué à mon mariage. » « Hé ! Tu m'ignores ? Les animaux à poil sont interdits. » « Sors-moi ce chat d'ici. » « Et tout de suite. » « Alors, les animaux à poil sont interdits ? » « Attends ! Tu es en train de m'insulter ? » « C'est malpoli. » « Voyons, Jeff. » « Eliana n'avait aucune mauvaise intention. » « Elle ne savait tout simplement pas que les animaux étaient interdits. » « À ce moment-là, Cole a passé la porte. » « Génial ! Cette femme a ramené un chat. » « Je lui ai dit de s'en débarrasser. » « Mais elle a refusé et m'a insultée. » « Je ne savais pas.
» « On n'a vraiment pas le droit d'avoir un chat. » « Si, c'est autorisé. » « Le majordome lui a déjà préparé une pièce spéciale. » « C'est gentil. » « Mais sa santé d'abord. » « Pas vrai, Ruben ? » « Et ses allergies graves ? » « Grand-père ! » « Elle m'écoule en danger avec ce chat. » « Non ? » Un silence se fit dans la pièce. » « Puis un claquement sec a résonné quand Ruben a fracassé sa tasse sur la table en marbre. » « À genoux. » « Quoi t'es encore debout, la plaie ? » « Grand-père a dit à genoux. » « Comme je ne brochais pas, Jeff a bondi. » « Dans un bruit sourd, Jeff a percuté le sol. » « Grand-père, pourquoi tu m'as frappé ? » « C'est à toi que je parlais.
» « Eliana est la femme de Cole. » « C'est la maîtresse de maison. » « Lui manquer de respect n'est pas seulement impoli. » « C'est une honte. » « Sans discipline. » « Cette famille sera un cirque. »
« Ruben, je vous en prie. » « Jeff essayait juste de vous obéir. »
« À genoux. » « Bertram. » « Papa a dit à genoux. » « Irène, fais-le. » « Jeff est insolent parce que tu le gâtes trop. » « Vous êtes tous les deux punis pour trois jours. » « Réfléchissez à ce que vous avez fait. » » « Compris. » « Soit, j'accepte d'avoir manqué de respect à Eliana. » « Mais elle a enfreint la règle, interdisant les animaux de compagnie. » « Ça compte aussi, non ? » « Si les animaux de compagnie posent un problème, on va déménager. » « Pas besoin d'en faire un plat. » « Petit con. » « Cole est le chef de famille. » « S'il veut autoriser Eliana à avoir un animal de compagnie. » « Il en a parfaitement le droit. » « Pour qui te prends-tu pour remettre ça en question ?
» « Mais Cole est allergique aux animaux. » « C'est un adulte. » « Pas besoin qu'un gamin s'occupe de sa santé. » « Alors, je peux avoir un animal ? » « Moi aussi ? » « Un animal ici, c'est bien assez. » « Non. » Elle savourait l'instant, retenant son rire. « Merci. » « Tu comptes me remercier comment ? » « Pas de bisous. » « Mais j'ai un cadeau pour toi. » « C'est quoi ce cadeau ? » « J'ai sorti un petit truc de mon sac. » « Puis j'ai tendu la paume vers Cole. » « C'était un petit sachet d'encens. » « C'est toi qui l'as fait ? » « Oui. » « J'en fais quoi du coup ? » « Tu veux que je pense à toi, dès que je le sens ? » « C'est pour t'aider avec tes allergies.
» « Si tu le gardes sur toi, les poils du chat ne te gêneront plus. » « Tu m'as laissé garder mon chat. » « C'est la moindre des choses pour que tu ne sois pas malade. » » « J'ai pris le chat et je me suis installée. » « Sous le regard de Cole qui ne me quittait pas des yeux. » « Je pars en déplacement ce soir. » « Je ne sais pas quand je reviendrai. » « Alors s'il y a le moindre souci, appelle-moi. » « Tu vas où ? » « À Valande. » « Je dois voir la docteure Melina Atkinson. » « C'est pour un proche ? » « Il y a deux ans, Jeff a causé un accident qui a laissé la troisième fille de Henderson paralysée, suite à une blessure à la colonne vertébrale.
» « Aujourd'hui, son état empire et sa vie est en danger. » « Nous avons consulté tous les spécialistes, mais aucun n'a pu l'aider. » « Nos familles étaient proches, mais c'est la guerre maintenant. » « Si elle meurt, ce fossé ne se refermera jamais. » « Pour l'instant, tout notre espoir repose sur la Drea Atkinson. » « Ça fait longtemps que je cherche la Drea Atkinson, mais cette guérisseuse est un mystère. » « Personne ne sait où elle est ni à quoi elle ressemble. » « J'ai finalement appris qu'elle venait de terminer une grosse opération à Valande. » « Elle y est encore. J'y vais pour la trouver moi-même. » « Bon voyage alors.
» « Après avoir écouté les paroles de Cole, j'ai hésité à dire que j'étais Melina Atkinson. » « Au final, j'ai rien dit. » « Après avoir fini de dîner, je suis retournée dans ma chambre et je me suis plongée dans le confort d'un bain apaisant. » « À cet instant, une grande silhouette se tenait derrière moi. » « Je n'avais pas encore eu le temps de réagir que j'ai poussé un cri. » « Cole n'arrivait pas à détacher son regard. » « Son cœur s'est mis à cogner fort. » « Dès que Cole a avancé, j'ai senti le danger. » « Je voulais fuir, mais ma serviette gênait. » « Un seul faux mouvement et je me retrouverai nue. » « Chérie, t'as l'air impatiente. » « Je peux pas te laisser tomber, si.
» « Ne bouge plus, ce n'est pas ce que tu crois. » « Je n'essaie pas de te séduire, je te le jure. » « La nuit dernière, tu t'es glissée dans mon lit. » « Ce soir, tu es en serviette au moment où j'entre. » « Et tu me dis que c'est pas fait exprès. » « On dirait que tu te fais désirer, ma belle. » « Tu peux te relever d'abord, et on parlera après. » « Cole n'a pas bougé. » « Ses lèvres ont effleuré mon front, puis le bout de mon nez. » « Sa main a glissé vers ma serviette. » « Non ! » « Tu te caches encore ? » « Je suis pas maquillée, je vais t'effrayer. » « Attends un peu, d'accord ? » « J'étais à bout. » « Mon corps frêle tremblait légèrement.
» « Et mes grands yeux larmoyants le suppliaient en silence de me laisser partir. » « Dès qu'il a tourné le dos, j'ai fui. » « J'ai mis une nuisette et un peu de maquillage. » « Hum, je croyais que tu prenais l'avion. » « Pourquoi es-tu revenu tout d'un coup ? » « J'ai senti que tu brûlais d'envie de me voir. » « Alors me voilà. » « Arrête tes conneries et parle. » « J'avais oublié ça. Je file. » « J'y vais. » « J'ai fait la moue, priant en silence pour qu'il se dépêche de disparaître. » « Dès que Cole est sorti, il a jeté le dossier à son assistant et s'est dirigé droit vers une autre pièce pour une douche froide.
» « Dès que Cole est sorti, mon téléphone a vibré soudainement, brisant le silence. » « Allô ? » « Eliana, qui t'a permis de prendre ça ? » « Et pourquoi aurais-je besoin de ton autorisation pour toucher aux affaires de ma propre mère ? » « Ces objets sont chargés de souvenirs. » « Pour toi, ils ne représentent rien. » « Rapporte-les, maintenant ! » « Monsieur Jones, vous avez trompé ma mère sans gêne. » « Jouez pas les amoureux transis. » « Elle serait dégoûtée. » « C'est tout ? Ou y a-t-il autre chose, Monsieur Jones ? » « Si vous refusez de rendre ses affaires, alors il y a autre chose que vous devrez accepter. » « C'est-à-dire ? » « Eliana, rends-moi les 500 millions que je t'ai filés.
» « Monsieur Jones, vous n'avez pas honte de dire ça tout haut ? » « Eliana, les problèmes financiers de la famille Jones ont commencé à cause de toi. » « Tu ne peux pas rester les bras croisés à regarder le groupe Jones couler. » « Eliana, espèce de vipère jalouse ! Comment oses-tu comploter contre Paige ? » « Espèce d'idiote bon à rien ! Maintenant que tu l'as poussé à bout, comment veux-tu qu'on gère la crise financière ? » « Eliana n'a pas tort. Ne vous en faites pas. Je m'occupe de la situation du groupe Jones. » « Elle sauverait le groupe Jones et écraserait Eliana sous son talon le moment venu. » « Les jours suivants se passèrent dans le silence.
J'ai joué la fille sérieuse, le nez dans mes examens. » « Les jours suivants furent calmes. La famille Jones s'est faite discrète. Les Evans m'ont laissée tranquille. » « Je bossais mes sades comme Ruben l'avait dit. Pour faire bonne figure. » « Eliana, t'es bien réveillée ? » « La voix de Paige est mielleuse. Elle manigance un truc. Je le sens. » « Les fans de Paige sont comme une meute de loup. Elle les manipule à la perfection. » Après que le scandale a éclaté, tout Internet attendait fébrilement la réponse de Paige. Ses 80 millions de fans ont déferlé sur ses réseaux sociaux. Réclamant des explications, Paige a un talent inné pour jouer les victimes.
Si seulement il connaissait son vrai visage... « Désolée d'avoir créé un tel buzz. Je ne voulais blesser personne. » « Ma mère est quelqu'un de bien, honnête et innocente. On lui a tendu un piège. » « Je sais qui est derrière tout ça. Mais je ne peux pas me résoudre à les dénoncer. » « J'ai peut-être le cœur trop tendre pour riposter. » Après cette série de manœuvres stratégiques, les critiques virulentes à son égard ont nettement diminué. Pourtant, elles n'étaient pas toutes puissantes et ne pouvaient pas façonner l'opinion de tous. Quelques fans commençaient à voir plus loin que les apparences. « Alors, Paige ? Qu'est-ce que tu me veux ?
» « C'était pour te dire que ma fête de fiançailles avec Rylan a lieu demain. » « Une fête de fiançailles avec Rylan ? Quel culot ! Elle veut juste me chauffer. » « Rylan ? Celui qui m'a traité de moche. Et maintenant, il est avec Paige. La blague. » « Paige ? Comment as-tu pu ? » « Rylan est à moi. On va lui offrir un beau spectacle. Elle veut jouer ? Je serai meilleure qu'elle. » « Ça te rend malade que Rylan m'épouse. Si tu penses qu'il est à toi, viens demain et essaie de le récupérer. Je t'attendrai. Tu viens ? » « Bien sûr que j'y serai. Rylan est tout pour moi. Personne ne me le piquera. » « J'attendrai. Demain, Eliana sera la risée de toute la ville.
» « La soirée était prévue à l'hôtel Ublento. Comme elle était en réalité la mystérieuse propriétaire de l'hôtel Ublento, devrait-elle réserver à Paige une surprise inoubliable ? » « Ses robes sont trop voyantes pour mon plan. Je ne veux pas attirer l'attention. J'ai choisi une robe élégante à manches longues. Pas voyante du tout. » « Madame Evan, Monsieur Evan a appris que vous vous rendiez à une soirée de fiançailles aujourd'hui. Il a sélectionné des bijoux pour vous. » « Je n'aurais jamais pensé que Cole, si loin à Valant, se soucierait de tels détails. J'ai eu un pincement au cœur. Merci. » « Madame Evan, quelque chose ne va pas. » « Elle s'appelait Amour Éternel.
Ses bijoux sont beaucoup trop chers. Je ne les porterai pas. » « Monsieur Evan avait deviné que vous réagiriez ainsi. Alors il m'a chargé de vous dire quelque chose. » « Il a dit quoi ? » « Monsieur Evan s'adique en tant que sa femme. Vous ne faites pas qu'assister à une soirée. Vous le représentez. Alors vous devez vous comporter comme l'épouse de l'homme le plus riche. » « Madame Evan, voulez-vous que je vous aide à le mettre ? » « Bien sûr. Une fois de plus, je me suis retrouvée déstabilisée par la prévenance de Cole. » « Madame Evan, le petit déchaîné est prêt. You vous déposera à la réception. » « Après m'être préparée, j'ai quitté le domaine des Evans en voiture.
» « Eliana, qu'est-ce que tu fais ici ? T'es encore accro à Raylan ? Il n'a Dieu que pour Paige. Et tu le dégoûtes. Alors, dégage. » « Tu m'ignores, Eliana ? » « Par où la sécurité te jette. » « Elle n'est pas avec Cole, le milliardaire. Qu'est-ce qu'elle fait à la fête de fiançailles de Paige ? On dirait qu'elle est venue pour tout gâcher. » « Tu as raté un épisode. Eliana était folle amoureuse de Raylan, à tel point qu'elle a failli se jeter dans une rivière pour lui. » « Et pourtant, elle a épousé Cole. Pourquoi j'étterais-t-elle ne serait-ce qu'un regard en direction de Raylan ? » « Réfléchis un peu à sa situation. Elle ne sert à rien et n'a aucun charme.
Comment pourrait-elle garder sa place chez les Evans ? » « Elle sait qu'elle se fera renvoyer un jour ou l'autre. Alors, elle essaie de se raccrocher à Raylan. » « Leonard l'apprécie et pourrait la soutenir. » « J'ai entendu dire que Leonard force Raylan à respecter ses fiançailles. Sinon, Eliana serait partie depuis longtemps. » « Ça promet. Gâcher une fête de fiançailles en public, je ne raterai ça pour rien au monde. » « J'ai été invitée à cette réception. C'est quoi ce roquet qui m'aboie dessus ? C'est ça votre sécurité ? Eliana, espèce de misérable ! » « Madame Hudson, du calme. C'est la fête de fiançailles de Monsieur Hudson et Madame Jones. Pas de scène, s'il vous plaît.
» C'est alors que Paige a fait son entrée dans la salle, au bras de Raylan, et tous les regards se sont tournés vers le couple qui venait d'arriver.
« Regardez-les. On dirait un couple royal sorti d'un conte de fées. »
« On dirait un couple princier. C'est la star du Blento. Et lui, c'est l'héritier des Hudson. » « Un vrai conte de fées. » « T'as vu sa robe ? Une création Émilie sur mesure, un demi-million. » « C'est Raylan qui l'a offerte, avec les accessoires pour cheveux, les boucles d'oreilles et le collier des Émilie aussi. » « 30 millions au total. » « Raylan est dingue d'elle. » « Eliana, tu as épousé l'homme le plus riche de la ville. Pourquoi t'es si banale ? » « T'as même caché la marque. La vie est si dure que ça chez les Evans, au point de ne pas pouvoir t'offrir une tenue correcte. » « On dirait que les rumeurs sont vraies. Alana n'a pas vraiment sa place dans la famille Evans.
» « Ils ne font même pas d'efforts pour la mettre en valeur. De toute évidence, elle n'est pas traitée comme la maîtresse de maison. » « Exactement. Elle a peut-être réussi à décrocher le mariage. » « Mais à quoi bon ? Elle vit toujours comme une étrangère dans cette maison. » « C'est Paige, la vraie gagnante. Elle n'a pas épousé un Evans. Mais regarde où elle en est maintenant. » « Adulée par Raylan. Couverte de cadeaux. Elle mène une vie de reine. » « Merci Alana. Tu as évité à Raylan d'être coincée avec toi. » « Et maintenant, te voilà dans un mariage sans amour. » « Pendant que Paige vit la vie de rêve. Ça fait mal, hein ? » « Peut-être.
Mais même dans un mariage sans amour, je reste Madame Evans. » « Et ce titre à lui seul vaut bien plus que celui d'une personne qui a couru après le nom des Blakely pendant des années, sans jamais y parvenir. » « Qui a laissé entrer cette disgrâce ? » « Raylan, ne t'énerve pas. C'est moi qui l'ai invitée. C'est ma sœur, après tout. » « Je ne pouvais pas la laisser de côté un soir comme celui-ci. Ça aurait été trop cruel. » « T'es bien trop gentille. » « Tu viens avec moi lui dire bonjour ? Juste un instant. » « Pour quoi faire ? » « Mon père nous regarde. Évitons de paraître désunis aujourd'hui. » « D'accord. » « Eliana, merci d'être venue. » « Raylan me pourrit de cadeaux. Il a tout choisi.
De la salle à ma robe, en passant par les bijoux. » « Tout est parfait. Je ne pourrais pas être plus heureuse. » « C'est pas un peu tôt pour Haylan ? Il m'est encore promis, non ? » « Paige, t'as invité par gentillesse. Je te supporte que pour elle. Réfléchis bien avant de foutre le bordel ou tu le regretteras. » « C'est la fameuse bague signature d'Emily. Je l'ai vue sur Internet. Elle vaut 2 millions. » « 2 millions de dollars ? C'est de la folie. » « Ryan gâte tellement Paige. Elle doit être sur un petit nuage avec une bague aussi chère. Le mariage sera certainement grandiose. » « T'as piqué un mariage pas pour toi. Et tu es visiblement malheureuse. Mais c'était ton choix.
T'en prends qu'à toi-même. Franchement, à ta place, je l'aurais mauvaise aussi. » « Il a juste eu la chance de tomber sur quelqu'un qui, elle, s'est vraiment aimée. » « Madame Jones, ne perdez pas votre temps avec une personne comme elle. Il est temps que la cérémonie commence. » Raylan a pris la main de Paige et la guidée alors qu'ils avançaient ensemble. Puis il a accompagné Paige jusqu'au centre de la scène. « Nous sommes très heureux que vous soyez tous venus fêter nos fiançailles. » « Voir l'homme que tu aimes gâter une autre femme. Ça fait mal, hein ? Tu ne comptais pas gâcher la fête ? Alors c'est le moment où jamais. Tu as peur ? Je savais bien que tu n'en avais pas le cran.
Contente-toi de rester là et de regarder Paige tout te prendre. » « Accroche-toi bien. Je m'apprête à tout chambouler. » « Sans un mot de plus, j'ai à commencer à se diriger vers la scène. Chacun de mes pas, délibéré. » « Qu'est-ce que tu fabriques encore ? » « Juste un petit rappel pour tout le monde. Sachez que Raylan et moi sommes fiancées depuis un bon moment déjà. » « C'est pas vrai. » « Elle est venue tout gâcher. Ça va devenir marrant. On va profiter du spectacle. » « Deux meufs pour un seul mec sur scène. C'est du pur drama. » « C'est croustillant, c'est sûr. Mais soyons réalistes. Eliana va finir humiliée. » « Eliana, tu veux toujours me piquer mes trucs, même pour mes fiançailles.
Je t'essaie d'école. » « Maintenant que j'ai tourné la page avec Raylan, tu reviens le réclamer, avec la bague d'un autre au doigt. » « Dis-moi, que faudrait-il pour que tu me libères de cette compétition incessante ? » « Eliana, je t'ai aimée comme ma propre fille toutes ces années, mais tu n'as fait que l'abrimer. » « On a tous aidé, mais tu n'en veux plus. Maintenant, tu essaies de lui prendre tout ce que Paige a de plus cher, au mépris de toute morale. » « Tu es Madame Evans. Et pourtant, tu viens gâcher la fête de fiançailles de Paige pour réclamer Raylan. » « Qu'est-ce que ça dit de ta loyauté envers Cole ? Et qu'en est-il de ton respect pour Raylan ?
» « Quelle méchanceté de la part d'Eliana. C'est de l'égoïsme pur et elle se donne en spectacle. » « Elle est aussi stupide que minable. Que quelqu'un filme ce scandale où elle gâche les fiançailles et le poste sur Internet. Que les internautes la couvrent de la honte qu'elle mérite. » « Eliana, espèce défrontée, descend de là tout de suite et dégage d'ici. » « Je t'en prie, supplie Eliana d'épargner ce supplice à notre pauvre Paige. » « Eliana gâche la fête de fiançailles de Paige juste pour blesser Paige et Kira. Quel genre de personne peut être aussi cruelle ? » « Paige et Kira sont bien trop indulgentes.
Si j'étais à leur place, je demanderais à la sécurité de briser les jambes d'Eliana et de la jeter dehors. » « Elles sont trop gentilles. Moi, je lui briserais les jambes et je la mettrais à la porte. » « Quelqu'un peut appeler Cole et lui dire ce que sa femme est en train de faire ? Je parie qu'il viendrait lui-même remettre Eliana à sa place. » « Eliana, arrête ce cirque immédiatement. » « Je n'ai jamais prétendu être venue pour gâcher cette fête. Pourquoi m'accusez-vous tous de cela ? » « Tu es montée sur l'estrade à ma fête de fiançailles pour annoncer ta relation avec Raylan. Si ça, ce n'est pas gâcher la fête, alors qu'est-ce que c'est ?
» « Je ne suis vraiment pas venue pour gâcher votre fête, mais plutôt pour profiter de cette occasion pour annoncer quelque chose d'important. » « Je comprends que tu sois jalouse et amère. Pourquoi faire semblant ? » « Tout le monde en veut déjà d'avoir gâché les fiançailles. Et maintenant, tu inventes une autre excuse. Ta cruauté est sans limite. » « Sécurité. Sortez-moi cette femme méprisable sur le champ. » « Sous les ordres de Raylan, les gardes ont foncé pour me choper. » « Leonard, qui dirigeait la dynastie de la famille Hudson depuis des décennies, a suffi à calmer tout le monde. » « Au silence, la salle de banque est bondée.
» « Raylan n'a jamais pigé pourquoi son grand-père l'aimait tant. » « Dis ce que tu as à dire, ma petite. Je te soutiens. » « Grand-père, ça suffit. » « Comme tout le monde ici le sait, Raylan et moi sommes fiancés. » « Ses fiançailles ont été personnellement arrangées par ma mère et Leonard. » « Au départ, je pensais que Raylan mettrait Eliana à la porte sans la moindre hésitation. » « Mais maintenant que Leonard a pris sa défense, tout est soudainement remis en question. » « Elle pourrait vraiment faire capoter nos fiançailles. » « Son audace me dépasse vraiment. Si elle réussit, imaginez le chaos que cela entraînerait. » « Je suis surtout curieuse de voir la réaction de Cole à tout ça.
» « Mesdames et messieurs, un peu d'attention s'il vous plaît. » « Je suis devant vous aujourd'hui pour annoncer mon intention de rompre tout lien passé avec Raylan Hudson. » « On s'est planté sur toute la ligne avec elle. Elle ne voulait pas casser la soirée. On lui a fait du tort. » « N'était-elle pas censée être obsédée par Raylan ? Comment elle peut le lâcher comme ça ? » « Ses rumeurs venaient de la famille Jones. Leur fiabilité a toujours été discutable. » « La panique évidente sur les visages de Paige et Kira, il y a quelques instants, est vraiment risible maintenant. » « Qui vous a donné l'audace de faire un coup pareil ? » « Monsieur Hudson, gardez un peu de dignité.
Je suis une femme mariée. Mon mari, Cole Evans, est l'homme le plus riche du Blento. Il vous dépasse sur tous les plans. J'ai aucune envie de changer de mari. » « Vous. » « Désolée pour cette scène. Leonard tourna les talons sans un mot de plus. » « Eliana, ta vie est tellement nulle que tu supportes pas mon bonheur. Tu as délibérément orchestré cette humiliation, n'est-ce pas ? » « Comment pourrais-je être malheureuse ? Mon mariage me rend super heureuse. Je suis juste venue fêter tes fiançailles. » « Ah oui ? Alors, montre-nous à quel point tu es heureuse, qu'on puisse tous en profiter.
» « Eliana, puisque t'es si heureuse, pourquoi ne pas révéler à tout le monde de quel créateur est cette robe que tu portes ? » « Est-ce possible ? Eliana porterait une création sur mesure de chez Rosa ? » « C'est du Rosa. Le sur mesure commence à un million, paraît-il. Le tomber sur Eliana est d'un luxe fou. Quelqu'un arrive à imaginer le prix ? » « Ça me revient. Ce tissu est tissé avec de véritables fils d'or et d'argent. Des fils connus dans tout le milieu de la mode, pour leur attrait et leur rareté inégalées. » « Pas étonnant que sa silhouette soit si captivante, elle est clairement hors du commun.
» « Confectionnée dans les matières les plus sublimes et signée Rosa, cette robe doit coûter une fortune. » « Je suis dans le milieu de la mode depuis des années, et d'après mon estimation, la robe d'Eliana vaudrait dans les 8 millions, figure en 38. » « 8 millions ? » « La famille Evans qui permet à Eliana une telle extravagance, qui oserait encore dire qu'elle n'était pas appréciée. » « Personne, évidemment. » « À côté de ça, la robe Emily à 500 000 de Paige fait presque pas le figure. » « L'ironie, c'est qu'Emily copie Rosa. » « Alors Paige en Emily, à côté d'Eliana en authentique Rosa, était complètement éclipsée. » « Eliana, si ta robe vaut une telle fortune, pourquoi cacher le logo ?
» « Sa voix tremble de rage. » « C'est une contrefaçon et tu as peur qu'on se moque de toi ? » « Paige, pourquoi tant de haine ? » « C'est une vraie. » « J'ai caché le logo pour ne pas te faire de l'ombre. » « Rien dans ma garde-robe n'est aussi simple que ta tenue. » « Alors j'ai choisi cette couleur discrète, et j'ai masqué la griffe. » « C'est comme ça que tu me remercies de mon attention ? » « Par des soupçons et des moqueries ? » « Je refuse de croire que Cole dépenserait une telle fortune pour toi. » « Cette robe est forcément volée. » « Si Cole tenait vraiment à toi au point de dépenser une telle somme, tu aurais déjà une bague de fiançailles au doigt. » « Tes bijoux, c'est du toque.
» « Ces bijoux m'ont été offerts par mon mari. » « Pourquoi ce serait du toque ? » « Rosa est une marque récente. » « Mais l'amour éternel est unique au monde. » « Celui qui rit au coup est le vrai, ça ne fait aucun doute. » « Mon Dieu, il est éblouissant. » « Est-ce vraiment le légendaire amour éternel, créé par le maître artisan de Rosa ? » « Sans aucun doute, j'ai vu des photos sur Internet. » « C'est bien l'amour éternel. » « Il paraît qu'un mystérieux magnat l'a remporté aux enchères pour 10 milliards. » « Ce magnat, c'est Cole. » « Qui oserait dire que Cole ne tient pas à Eliana ? » « Il lui confie un chef-d'oeuvre de 10 milliards.
» « Je comprends enfin pourquoi Eliana ne porte aucun autre bijou. » « À côté de l'amour éternel, tous les autres bijoux ne sont que de la pacotille. » « Une distraction superflue. » « Quand l'amour éternel entre en scène, quel autre bijou pourrait bien rivaliser ? » « La parade de bijoux de Paige tout à l'heure semble soudainement d'un ridicule risible. » « Ces bijoux valent 30 millions. » « Une misère, une misère. » « Comparé à l'amour éternel, on voit maintenant qu'il manque vraiment de classe. » « La sincérité d'Eliana est indiscutable. » « Elle ne voulait vraiment pas faire de l'ombre à la future fiancée. » « Elle a délibérément dissimulé l'amour éternel.
» « N'importe qui d'autre aurait fièrement exhibé un tel trésor jusqu'au ciel. »
« Quelle tragédie. » « Malgré les intentions pures d'Eliana, les familles Jones et Hudson l'ont complètement mal jugée. » « Maintenant, ils doivent faire face aux conséquences de leurs propres soupçons. »
« Face à ma victoire involontaire, Paige a craqué. » « Tremblante, elle fixait le amour éternel avec elle. » « Ce cauchemar ne pouvait être réel. » « Ce bijou aurait dû être à son coup. » « Ça aurait dû être son moment. » « La jalousie déformait son visage. » « Eliana, tu as aussi volé l'amour éternel, n'est-ce pas ? » « Pour m'humilier à ma propre soirée de fiançailles, » « Tu es prête à risquer la colère de Cole et de lourdes conséquences. » « Ton audace n'a aucune limite. » « Paige, n'est-ce pas toi qui as provoqué ta propre humiliation ? » « Tu aurais pu choisir de ne pas porter l'amour éternel. » « Marie a insisté pour que je le porte. » « Comment aurais-je pu refuser ?
» « Eliana, arrête ton cirque. » « Si Cole tient vraiment tant que ça à toi, » « Pourquoi n'est-il pas à tes côtés aujourd'hui ? » « Sa présence à tes côtés, en tant que Marie, » « Ne t'apporterait-elle pas bien plus de prestige que n'importe quel collier ? » « Chérie, je suis là. » La grande salle de banquet plongea dans le silence. Tous les regards rivaient sur Cole. « Monsieur Evans, je dois admettre, c'est un honneur de vous avoir à mes fiançailles. » « Monsieur Hudson, épargnez-moi vos amabilités. » « Je ne suis pas venu pour les fiançailles. » « Je suis là pour ma femme. » « Cole en veut à Eliana ? » « Eliana a volé cette robe par amour pour Raylan.
» « Elle ne supportait pas de le voir se fiancer avec une autre. » « Alors, sois pas trop dur avec elle. » « Madame Jones, votre accusation est absurde. » « Ma femme porte sa propre robe et ses propres bijoux. » « En quoi cela constituerait-il un vol ? » « Et Madame Jones, permettez-moi de vous assurer qu'avec moi à ses côtés, » « ma femme ne s'abaisserait pas à convoiter votre petite amie. » « Elle a d'excellents goûts. » Alors la parure d'Eliana est vraiment un cadeau de Cole en personne. » « Elle doit être très estimée au sein de la famille Evans. » « Pour une femme que beaucoup jugent si banale, recevoir un tel traitement de faveur. » « Elle doit avoir des qualités hors du commun.
» « Et comment elle a fait son trou chez les Evans ? » « Je tiens à mettre les choses au clair aujourd'hui. » « Mon grand-père avait une dette envers Monsieur Jones. » « Il a donc promis une union par le mariage. » « L'accord ne disait pas qu'elle fit Jones. » « Nous avons choisi Eliana. » « C'était notre droit. » « L'affirmation selon laquelle elle aurait volé, le mariage de Paige est donc complètement fausse. » « Si quiconque propage des rumeurs portant atteintes au nom des Evans ou à la réputation d'Eliana, » « j'engagerai des poursuites judiciaires sur le champ. » « Ma chérie, tu vas rester là indéfiniment ? » « Paige, bravo pour tes fiançailles.
» « Quand je suis partie avec Cole, Paige était dévorée par l'humiliation. » « Sa robe et ses bijoux de luxe ont soudain eu l'air bas de gamme. » « Elle a hurlé et balancé ses bijoux par terre. » « Chiara s'est jetée en avant, saisissant le poignet de Paige dans une poigne de fer. » « Paige, reprends-toi. » « Je comprends ta rage, mais la réputation de Raylan est en jeu. » Elle a complètement craqué. Le contrat de mariage n'a jamais spécifié de mariée, mais elle a crié partout qu'elle épousait Cole. Elle a bien cherché cette humiliation.
« Vous avez vu comment elle a poussé Eliana ? De la pure jalousie ? Toutes ces histoires d'amour fraternel, c'est un mensonge. Imaginez seulement ce qu'Eliana a subi derrière les portes closes. »
Telle mère, telle fille. Paige est le portrait craché de Kira. Leur soi-disant amour pour Eliana ne fait que cacher leur méchanceté. Ces deux femmes sont faites de la même étoffe trompeuse. Les remarques cinglantes transpercèrent Paige et Kira. Raylan, la fête doit continuer. Pour vous et pour le reste. Raylan, Eliana m'a fait perdre la tête. J'étais pas moi-même. S'il vous plaît, ne m'en veuillez pas. Raylan, vous connaissez Paige depuis des années. C'est une fille bien. Eliana a fait ça pour foutre la merde. Ne la laissez pas gagner. Le directeur de l'hôtel Oublento est arrivé. Escorté par des gardes en noir. Madame Paige Jones, vous êtes banni à vie de tous les hôtels Oublento.
Partez maintenant. Quoi ? Pour quel motif ? L'ordre vient directement de Lexi. Sortez, où on vous fait sortir de force. Raylan, je t'en prie, interviens. Ma fiancée est toujours élégante. Elle n'a pas pu offenser Lexi. C'est une erreur. J'exige une explication. Aucun commentaire. Vous êtes une entreprise. De quel droit vous jouez au tyran ? Le nom d'Hudson ne vous dit donc rien ? Monsieur Hudson, vous êtes toujours le bienvenu ici. Mais Madame Jones doit partir. Immédiatement. C'est du grand n'importe quoi. Madame Jones, on fait court. Vous partez de votre plein gré où la sécurité vous sort de force. Je m'en vais. Paige, attends. Je n'ai même jamais rencontré Lexi.
Comment aurais-je pu la contrarier ? C'est incroyable. La fiancée de Cole virait comme ça ? Elle ne doit pas en rester là. Maman, c'est Eliana qui tire les ficelles. Elle utilise le nom de Cole pour que l'hôtel me traite comme une merde. Cole ne tomberait jamais amoureux de quelqu'un d'aussi banal qu'Alana. Mais tant qu'Alana restera sa femme, il a un soutien en public. Tout est une question d'image pour la famille Evans. Si elle croit nous avoir avec son titre en bois, elle se met le doigt dans l'œil. Ne t'inquiète pas, Paige. Les jours où Alana pourra se vanter sont comptés. On a encore une carte à jouer. Quelle carte, maman ? Où est-ce qu'on va ? J'ai une surprise pour toi. Une surprise ?
Tu vas voir. Asseyez-vous. C'est magnifique. Rien que le meilleur pour toi. La personne que tu ne supportes pas vient de se faire jeter de l'hôtel Ublento. Prends tout ce qui te donne envie. Elle se sent comme chez elle ici. Qui est-elle vraiment ? Je vais prendre la bisque de homard. Le filet mignon et le fondant au chocolat. Très bonsoir. Ce collier coûte une fortune. Je devrais te le rendre. Continue de gigoter. Et on va finir ce qu'on a commencé le soir de mon départ. Cette nuit-là, il m'a surprise à la sortie du bain. On était trop proche. On dirait que tu te fais désirer, ma belle. Je t'ai manqué ? Tu t'es jamais demandé si t'étais vraiment normale ? Ah bon ? Pourquoi ça ?
Je ne devrais pas le dire, mais il faut que tu l'entends. Tu es milliardaire. Tu pourrais avoir n'importe quel canon, des mannequins ou des actrices. Mais tu préfères me draguer, moi. C'est normal, ça ? Le physique, je m'en fiche. Je vais là où il y a de l'alchimie. Quel que soit ton genre, pourrais-tu au moins te tenir un peu correctement ? Nous ne sommes mari et femme que sur le papier. Une fois qu'on aura découvert comment on nous a réunis, chacun reprendra sa route. Quel ingrate. Je ne me suis pas dépêché de rentrer juste pour entendre parler de séparation. Tu m'avais pincé fort. Quel crétin. Mange vite, on rencontre quelqu'un après. Qui ?
Tu connais sûrement Lexi, la patronne de l'hôtel Hublanto. En réalité, cet hôtel est le deuxième de Verdi et il fait partie de l'empire de Matthew. Lexi dirige les commandants de la Star Society. Pourquoi tu veux voir Matthew ? Le voyage avalant, l'impasse. On m'a aidé à trouver la guérisseuse légendaire, Molina. J'ai rien dit, j'ai juste lâché ma fourchette. Enchanté, Monsieur Evans, installez-vous. Je jetais un coup d'œil à Matthew, il n'en fallut pas plus. Matthew compris aussitôt, je voulais qu'il l'ignore, pour cacher ses identités de Lexi et de Molina. Monsieur Evans, que peut faire la Star Society pour vous ? Je cherche Molina. Voici 500 millions d'acomptes.
Si vous acceptez, vous fixez votre prix. Sans limite. Il fixa le chèque, tenté. Cole était loin de se douter que la personne qu'il cherchait se trouvait juste à côté de lui. Trop facile. C'en était vraiment hilarant qu'il y avait besoin d'une telle somme d'argent pour transmettre un message entre mari et femme. Monsieur Santos, allez-y. Matthew riait intérieurement, mais garda un air impassible. Monsieur Evans, je dois d'abord voir avec Lexi. Monsieur Evans, vous devez comprendre, on ignore tout de la cachette de Molina. Des gens puissants des quatre coins du monde sont à la recherche de Molina. Si la Star Society accepte, Lexi devra s'en charger elle-même.
Donc, je ne peux pas encore vous répondre. Alors, pouvez-vous m'arranger une rencontre avec Lexi ? Je me tenais silencieusement à côté de Cole, écoutant Matthew expliquer. Cole se doutait de rien, mais c'est de moi qu'il parlait. Ça va être coton. Lexi ne voit personne. Alors, veuillez lui transmettre un message de ma part. Si elle est d'accord, je serai ravi de la voir. Entendu, je lui dirai. Matthew avait envie de se marrer. Cole lui demandant de me transmettre un message. À moi, sa propre femme, c'était profondément ironique. Je vous remercie, Monsieur Santos. Je vais vous laisser. Sa main était chaude dans la mienne. Je l'ai regardée, me demandant ce qui lui passait par la tête.
Tu veux vraiment devenir ami avec Lexi ? Oui. Pourquoi ? Tu ne me donnes pas l'impression d'être quelqu'un qui aime se faire des amis. Je ne sais pas. J'ai juste le sentiment que Lexi est une bonne personne. Encore son intuition. Il a toujours fait confiance à ses sentiments. Parfois un peu trop pour son propre bien. Tu ressens une sorte de lien instinctif ? Peut-être. Et j'aime comment bosse la Star Society. La prochaine fois, sors sans tes yeux. Ton instinct suffit apparemment. Tu manques pas de cran. Je comprends, grand-père. J'ai déjà offert une grosse récompense à la Star Society pour retrouver Molina. J'attends la réponse de Lexi. J'espère avoir des nouvelles vite.
Son message m'a fait sourire. Évidemment qu'il allait me le demander. Dis-lui que c'est non. On dit que Lexi de la Star Society est hyper influente. Lexi n'a jamais raté de mission. Si Lexi s'en occupe, on trouvera Molina à coup sûr. Lexi a refusé. L'expression sur leur visage était presque satisfaisante. Après ce qu'Irene a dit, il méritait bien sa déception. Alors nous devons faire tout notre possible pour sauver Madame Anderson. Sinon, nous devons offrir une compensation suffisante pour apaiser leur hostilité. Je passe les sates demain. J'ai besoin de bien dormir. Le lit est pour moi. Tu prends le canapé. Je lui ai adressé mon regard le plus innocent.
Il n'y avait pas que les exams, mais ça, c'est mon secret. Trois jours ont passé. Il n'était plus enfermé, mais l'atmosphère était lourde. Son regard me foudroyait. Pour elle, tout était encore de ma faute. Cole, te voilà enfin ! Tu as trouvé Molina ? Non. Je suis fichu. C'est la fin. Madame Anderson est tombée dans le coma aujourd'hui. Il a fallu un temps fou pour la réanimer. Sa mère a débarqué, folle de rage. Elle a dit que si sa fille venait à mourir, Jeff la suivrait dans la tombe. C'en était trop. Jeff n'a pas fait exprès de blesser Madame Anderson. On a dédommagé la famille Anderson et engagé les meilleurs médecins. Qu'est-ce qu'ils veulent de plus ? C'est juste un coup de malchance.
Ça fait deux ans et ils nous font encore des histoires. De toute évidence, ils essaient de nous soutirer plus d'argent. Pèse tes mots. Peu importe leur motivation, si Madame Anderson meurt, les conséquences retomberont sur Jeff. Même s'il évite la prison, il sera marqué à vie. Alors on fait quoi maintenant ? En fin de compte, notre famille est en tort. Si Madame Anderson meurt, je m'en remettrai jamais. On doit trouver Molina, peu importe le prix. Enfin, quelqu'un a su mettre enfin. Ruben a toujours eu du cœur. Son silence suffisait. Sa rudesse le soir des noces, je m'en rappelle. Ce soir, il trouvera le canapé tout seul. Avant, je baissais les yeux par timidité.
Ce soir, caché dans le noir, mon regard était audacieux, parcourant chaque parcelle de son corps. Cole, il me semble que ta place est sur le canapé. Hé ! Pourquoi se contenter de mater ? Qui ? Qui te matait ? Ça change quand je suis réveillé, non ? Aucune différence. Aucune différence ? Oui, on dirait un mannequin. Rien de plus. Arrête de faire l'idiote. Tu me veux, et c'est pas un crime. Normal qu'une femme kiffe son mari. Pourquoi le nier ? Ce n'est pas comme si j'allais te repousser. J'avoue que tu as attiré mon regard. Mais ça s'arrête là, une simple pensée passagère. Comme une jeune fille qui rêve du prince charmant, et au réveil, le rêve a disparu. Ne joue pas avec moi comme ça.
Si je te plais, c'est déjà ça. J'aime la tournure que ça prend. Chérie, t'as pas envie qu'on se rapproche ? Je savais pas si Cole voulait se confier, ou simplement me charmer. Mais peu importe ce que c'était, ça marchait un peu trop. J'ai juste besoin de temps pour y voir plus clair. Alors réfléchis ma belle, j'ai toute la nuit. Je vais avoir besoin de plus que quelques heures pour décider. Et ça représente combien de temps ? Pour après-demain. J'aurai une réponse après les SAT. C'était la première fois qu'il était. Banni de son propre lit, et par sa femme, rien que ça. Aucun de nous n'arrivait à trouver le sommeil. L'une s'agitant dans le lit, et l'autre se retournant sur le canapé.
Envie de discuter ? Bien sûr. C'est quoi ton avis sur notre mariage ? J'ai entendu dire que tu avais envoyé quelqu'un à Potgen, pour fouiller les registres d'état civil. Ils ont trouvé quelque chose ? Rien. La personne qui a fait ça a tout effacé. Pas de nom, pas de paperasse. Tout a disparu. Cole étant rentré bredouille, il semblait bien que j'allais devoir compter sur mes propres relations pour obtenir ce dont j'avais besoin. Je suis restée éveillée. Jusque tard, et je n'ai presque pas dormi. Nerveuse. Vraiment très nerveuse. J'ai à peine révisé. Mes bases sont fragiles. Je risque de me planter complètement, et de te faire honte au passage. Ça va aller. Pas une chance pour aujourd'hui.
L'éducation était sacrée chez les Evon. Comme Trinity et moi passions les SAT, Ruben et plusieurs membres de la famille étaient déjà levés. Nous sommes tous très fiers de toi. Merci beaucoup, Ruben. Et merci à tous. Je vous promets de ne décevoir personne. Bonne chance, Eliana. On va faire honneur aux Evon. La fierté de la famille Evon ? Quelle blague ! Elle qui est autodidacte et n'a jamais eu de professeur pour la guider, a passé la semaine dernière, a traîné pendant que Trinity était plongée dans ses révisions. Tu crois vraiment qu'elle a une chance ? Intouchable ! Juste parce que grand-père te soutient, c'est qu'une moins que rien.
Avant qu'il ait pu finir, je lui ai envoyé un biscuit dans la bouche, le faisant basculer de sa chaise. Reparles de moi encore une fois, et tu le regretteras. Tu mérites une petite leçon de la part de ta belle cousine. T'as déjà oublié la leçon ? Il veut quoi ? C'est pour les examens ? N'oublie pas notre marché. Une fois les examens terminés, réfléchis bien à la réponse que tu vas me donner. Très bien. Madame Evans, Monsieur Evans a été retenu en réunion d'urgence, il m'a donc envoyé vous chercher. D'accord. Vous avez un problème avec moi ? Oui. Parce que je ne suis pas jolie ? Ce n'est pas votre faute si vous êtes banal.
Mais être banal et ne pas savoir rester à sa place, ça, c'est de votre faute. Monsieur Evans, avec son talent, son physique et son milieu, mérite quelqu'un de son niveau. Q, ne parle pas comme ça à Madame Evans. Ne vous en faites pas, je ne vais pas m'accrocher à Monsieur Evans. Vous n'avez plus à vous inquiéter. Eliana, tu crois effacer Paige ? Avec retour en forme. Et maintenant, plus rien ne l'arrête. Prépare-toi à ramasser. Faites-moi tes filles. Paige a posté une photo d'elle avec Mary de Carmen sur les réseaux, avec pour légende, à partir de maintenant, j'ai un parrain qui m'adore. Tellement heureuse. C'est qui ce Mary, au fait ?
C'est une légende, connue pour ses liens profonds avec les basse-fonds. Le retour de Paige n'a rien du hasard. S'allier avec Mary lui donnait un avantage imparable. A peine deux jours plus tôt, elle avait été humiliée. Le désastre de sa fête de fiançailles avait fait le buzz, provoquant moqueries, mèmes et humiliations publiques. Les quelques fidèles de Paige, qui ne s'étaient pas désabonnées, se sont soudainement retrouvées portées par une vague de justification et d'excitation. Paige a répondu à l'un des commentaires les plus virulents. Elle avait écrit depuis un de ses faux comptes, Eliana, tu veux savoir la vérité sur l'incendie ? A l'époque, je peux tout te dire.
A ce moment précis, Paige m'a envoyé un message. L'incendie qui a tué ma mère était prémédité. Paige s'en sert pour me faire chanter, mais il y a un prix à payer. Je peux tout te dire sur l'incendie, mais seulement si tu acceptes d'abord mes conditions. Et quelles sont tes conditions ? Tu vas participer à ma télé, réalité, le voyage de graduation de l'héritière. Une émission de télé-réalité ? Elle veut m'afficher devant tout le monde. Ne te prends pas la tête, Eliana, je veux juste qu'on mette les choses au clair. Cette émission est notre chance de redorer notre image. Sa mère a juré de me traîner en enfer et maintenant Paige me fait des sermons sur la famille.
J'ai hâte de t'avoir sur le plateau. J'entre dans le salon des Evans et le spectacle a déjà commencé. Ma cousine Trinity fait son show. Trinity, tu vas être majeure de promo à Ublendo, c'est une certitude. Oh Jeff, ne dis pas ça. Elle, elle aura du bol si elle finit pas dernière. Alors, Trinity, qu'est-ce que tu comptes faire maintenant que les examens sont terminés ? Je me suis tellement inquiétée pour Mademoiselle Henderson. Je vais postuler à l'université de médecine de Yabloneuf. Peut-être que je pourrais aider Jeff à trouver un remède. Trinity, tu es génial ! Et mon mentor, le professeur Samson, me recommandera à Molina après les résultats. Trinity, tu peux vraiment contacter Molina ?
Tout le monde. Trinacor vient de signer un partenariat stratégique avec l'université de médecine du Blanto. Incroyable ! Le secteur médical est un vrai marché bleu. Trina, tu es un vrai génie des affaires. Leur tête de lèche-botte me faisait marrer. Je suis Molina. Leur partenariat, c'est que du vent. Ça ne vaut pas plus qu'un petit mélodrame. Eliana, tes révisions pour l'entrée à la fac ? Je... J'y réfléchis encore. Le show business ? Devenir une star ? Garde les pieds sur terre, ma chérie. Le milieu du spectacle s'est parose tous les jours. Leurs sarcasmes sont comme des aiguilles qui me piquent au vif. Je te soutiens. Tout le monde a le droit de poursuivre ses rêves.
Enfin, quelqu'un de mon côté. Je te l'assure, on va remettre ces vipères à leur place. Eliana, parlons en privé. Je suis allée au bureau de Ruben, le cœur battant, très anxieuse. Vous avez couché ensemble, Cole et toi ? Mon cœur s'est arrêté un instant, j'arrivais plus à respirer. Je savais que ce vaurien de Cole jouait la comédie pour me faire plaisir. Ne t'inquiète pas, Eliana. Je ferai en sorte que tout se passe comme prévu. Qu'il le veuille ou non, ça va se faire. J'ai compris, Ruben. Tu peux y aller maintenant. Je m'occuperai de tout ce soir. Il a pris mon silence stupéfait pour une confirmation. Il était loin de se douter.
Il était loin de se douter que le problème n'avait jamais été Cole. C'était mon propre refus. Ma propre père. Grand-père, Eliana a fait quelque chose qui t'a contrarié. Eliana, cette adorable fille, comment pourrait-elle me contrarier ? C'est toi qui me mets en rage ? Moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Explique-moi un peu, pourquoi t'as pas encore honoré ton mariage avec elle ? Je te parle et tu regardes dans le vide, tu m'ignores, c'est ça ? T'ignorais ? Je n'oserais pas. Tu vas me promettre tout de suite que tu vas consommer ce mariage avec Eliana ce soir. Très bien, on va le faire. Une tension indescriptible flottait dans l'air. Tout le monde s'attendait à ce que je descende.
L'ambiance était électrique après le savon de Ruben. Le majordome est arrivé avec un bol de soupe fumant qu'il a posé à côté de Cole avec une précision soignée. Les membres plus âgés de la famille ont échangé des regards entendus. Cette soupe sent trop bon Cole, j'en veux aussi. Et je peux même pas en avoir une cuillerée. La ferme ! Mange ce que tu as dans ton assiette. Cole se démène pour cette famille. Il a besoin de reprendre des forces. Toi par contre, tu ne fais que manger et glander. Pourquoi diable aurais-tu besoin de fortifiants ? Regarde-toi, tu es déjà assez grassouillé. Si tu en prends plus, tu vas encore saigner du nez.
Irène a baissé la tête, les joues rouges de honte, et Cole l'a fait. Une fois son assiette terminée, il a pris le bol et l'a vidé d'un trait jusqu'à la dernière goutte sans broncher. La stupeur se lisait sur tous les visages. Cole a ignoré les messes basses. Il s'est retourné et est monté à l'étage sans un mot. Au début, j'avais pas compris pour la soupe. Ruben croyait que Cole avait une dette de sang envers ma mère. J'ai eu un déclic. C'était donc ça que Ruben voulait dire quand il avait annoncé que tout serait réglé ce soir. Attends une seconde. Qu'est-ce qui allait arriver à Cole maintenant qu'il avait bu la soupe ? J'avais prévu d'avoir une explication avec lui ce soir.
Sans détour, sans mâcher mes mots. Mais maintenant... Cole a eu une visioconférence urgente. Et à la fin, il s'est senti envahi par une étrange chaleur. Il a retiré sa veste et a desserré son col. Mais la chaleur n'a fait que grimper, le rendant nerveux et fébrile. Quand il est revenu dans la chambre, j'avais déjà pris ma douche et enfilé mon pyjama. J'étais assise en tailleur sur le lit, parcourant mon téléphone distraitement. Monsieur Evans, une douche froide vous ferait du bien. C'est déjà fait et ça n'a eu aucun effet. Chérie, alors, cette réponse que tu m'as promise ? S'il te plaît, assieds-toi correctement. Chérie, ça me tue. S'il te plaît, ne me mets pas la pression comme ça.
Si je refusais ? Qu'est-ce que tu viens de dire ? J'ai pris une inspiration saccadée et j'ai forcé les mots à sortir de ma gorge serrée. Je refuse votre proposition. Je n'ai pas de sentiments pour vous et je ne veux pas être votre femme. Une fois les exams passés, je partirai. Je ne gâcherai pas votre avenir. Tu en es sûre ? Je le suis. Même maintenant ? Tu vois, je supplie ce que j'endure et ça ne te fait pas changer d'avis. Si c'est vraiment si insupportable, vous avez deux options. Premièrement, je connais certains traitements qui pourraient soulager les symptômes discrètement. Personne d'autre n'a besoin de le savoir et on pourra continuer de jouer la comédie demain.
Ou alors, vous pouvez passer cette porte et trouver quelqu'un pour vous soulager. A toi de voir. Une vague de chaleur parcourut les veines de Cole mais une pression glaciale lui serra la poitrine. Une lueur de rage assombrit son regard. Sans un mot, il se leva, il a tourné les talons et a claqué la porte. La colère émanait de lui par vagues. C'est pas résonné comme le tonnerre. Va chercher Cole et ramène-le de force s'il le faut. Papa, crier n'arrangera rien. Cole n'est pas un pion à nos ordres. Il prend ses propres décisions. Si tu continues à lui forcer la main et s'il tournait vraiment le dos à la famille Evans et qu'il bâtit sa propre vie... Alors, tu proposes quoi ?
Il a une femme et pourtant, il refuse de partager son lit. Qu'est-ce que ça signifie à ton avis ? Essaye de te mettre à sa place. Quand tu étais plus jeune, t'aurais eu envie de passer la nuit avec une fille qui ne t'attire pas du tout ? Et alors, si elle n'est pas séduisante, une fois dans le noir, qui s'en rend compte ? Où est Jacob ? Il est encore à la villa. Dis-lui de le faire, mon fils. Donc, tu ne veux pas contrarier ton petit-fils et maintenant, tu veux que Jared joue les méchants ? Tu t'en fous de la santé de Jared ? Tu es l'oncle de Cole. Comment peux-tu rester là sans rien dire ? Comme si ça n'avait aucune importance. Papa, soyons honnêtes, même mes frères n'y peuvent rien.
Qu'est-ce que je peux y faire ? Ruben savait qu'Emmanuel n'avait pas de solution. Il avait juste besoin de quelqu'un qui vidait son sac. Attends ! Cole ? C'est bien la preuve. Comment Eliana va oser se montrer demain ? Seule dans sa chambre, Trinity faisait défiler les messages, l'expression indéchiffrable. Un instant après, elle se leva, se changea et s'éclipsa dans la nuit. Un coup de fil de Cole a suffi pour faire venir Manly. Au club royal. Maintenant. Attends. Quoi ? Cole ? Qui demande une femme ? Cole était quasiment un moine avec les femmes. Et puis, il n'était pas marié de toute façon ? Il faut qu'elle soit clean. Majeur. Superbe. Attends. On a mis un truc dans ton verre.
Cole tira sur son col. Une réponse suffisante. Bordel. Qui a touché à ton verre ? Montre-les-moi. Manly était totalement largué. Mec, Eliana t'a jeté ? Cole s'était fait jeter. Son éclat confirmait tout. Il avait bien rembarré Manly. You se foutait de leur gueule, mais maintenant, c'était au tour de Cole de se faire rejeter. Allez, vous deux, sortez. Je dois parler à notre ami Transi. Regarde ça. Une te plaît ? Sois et toi, je m'en fiche. Tes préférences ? C'est un grand mystère. Qui a dit que j'avais besoin d'une femme pour ça ? Si ce n'est pas pour ça, c'était quoi l'urgence ? Ageno. Tout de suite. Qu'est-ce que j'ai encore fait ? Toi aussi, Ageno. Mais j'ai fait quoi, moi ?
Attends, j'ai fait quoi, moi ? Paulina n'a pas épargné Youg. C'est toi qui passes le plus de temps avec Youg. Pareil pour M. Yvan. Alors, dis-moi, comment t'as pu laisser ton frère devenir comme ça ? Ces deux garçons l'avaient mauvaise parce que quand Eva était petite, Paulina la défendait toujours. Après la réprimande, Paulina est sortie de la pièce sans dire un mot. Désormais privée de son bouclier, Mme Yvan est déjà partie pour le tournage du voyage de graduation de l'héritière. Les plus jeunes de la famille qui espéraient secrètement me voir me planter sont restés bouche bée. Tu te rends compte qu'Eliana ose faire la même émission que Paige ? Eliana n'est vraiment pas de taille.
Paul la calcula à peine. Kent joue les fils de famille charmants, ce qui lui ramène des fans et il était aussi au lycée avec Paige. Il a craqué sur elle à l'époque. En allant sur le plateau pour l'épisode 1, j'ai fait défiler les commentaires et j'ai parcouru la liste des participants et je suis tombée sur quelque chose de si ridicule que j'ai failli en rire aux éclats. Paige avait rassemblé tous ses alliés mais elle n'avait aucune idée de là où elle mettait les pieds. L'émission n'était pas non plus enregistrée à l'avance. Elle était diffusée en direct et le direct a le don de révéler la vérité que le spectacle commence.
Je suis arrivée sur le tournage du voyage de graduation de l'héritière qui aurait dû s'appeler le Paige Show. On m'a donné le rôle de l'idiote de service juste pour la faire briller. Et nous sommes en direct. Bienvenue à tous à Ublento. A la fin de notre émission, vous, les téléspectateurs, vous élirez nos ambassadeurs du tourisme culturel. Raylan et moi, on se lance avec tout notre amour et notre courage. Nous sommes si heureux de partager ce moment avec vous tous. Ma devise est un peu différente. Ma déesse est sous ma protection. Toujours. Raylan, je dis juste. Ne me laisse pas la moindre ouverture. Ma fiancée sera toujours dans mes bras. Tu n'auras aucune chance. Oh, vous deux !
Ça suffit ! Son petit numéro terminé, Kent a tourné son attention vers moi. Eliana, je connais tes embrouilles avec Paige. Et c'est même pas. Pas sous mes yeux. Je ne laisserai personne lui faire de mal. Ses paroles étaient un avertissement direct. Et d'un coup, tous les objectifs se sont braqués sur moi, attendant ma réaction. Mon cœur battait la chamade quand j'ai pris mon téléphone, cherchant les infos partout. Mais quand la page a chargé, mon souffle s'est coupé. Écran partagé, mettez-les côte à côte. Maintenant ! Les insultes défilaient sur l'écran géant près de la caméra. Paige jubilait, mais c'était précisément pour ça que j'étais venue. Le public est à fond ce soir !
Eliana, tout le monde attend. Veuillez partager votre devise avec le public. Ma devise ? J'ai ignoré l'orectus et j'ai fixé l'objectif. Je suis là pour la vérité sur l'incendie. C'est le coupable qui devrait flipper, là ? La rage a percé son faux sourire. Elle a craqué. Touchez pas ! Touchez pas à ma mère ! T'oses parler de ça ! Espèce de... Comment t'oses ? Sale petite ! Eliana, faut assumer ses actes. Les gens pardonnent. Vis juste honnêtement maintenant ! La police n'a jamais rien confirmé. C'est pour ton bien que je dis ça. Je déteste te voir avancer dans la vie en répétant erreur sur erreur. Ma recherche de la vérité te menace ?
Pourquoi refuser de découvrir ce qui s'est vraiment passé ? La culpabilité te hante ? Arrête ces bêtises ! Quoi me sentirais-je coupable ? Je n'avais que 8 ans quand l'incendie a eu lieu. La panique l'a saisie, un déni désespéré s'échappant de ses lèvres. En effet, mes parents étaient encore mariés quand cet incendie a dévasté nos vies. Pourtant, tu as 3 ans de plus que moi. Intriguant, n'est-ce pas ? Bonjour à tous ! Je suis la sœur de Relan, Vivian. Une nouvelle arrivait sur le plateau sans savoir le chaos qu'elle stoppait. Je suis là pour protéger mon frère et son couple parfait de toute intruse. Tais-toi ! Quel abruti ! Au suivant, maintenant ! La suite fut un flou total.
Un défilé de visages anonymes remplissant l'air de banalités creuses. Puis... Je m'appelle Hailey. Mon but est simple, voir du monde, d'autres points de vue et apprendre. Une fille normale au milieu des héritières. Comment avez-vous fait pour entrer ? J'ai été invitée. Je vous remercie de votre compréhension. Il l'écartère aussitôt, échangeant des chuchotements et des sourires en coin comme... Mais en observant cette femme, prétendument ordinaire, un frisson m'a parcouru les Chines. Quelque chose clochait terriblement, terriblement. Je l'ai tout de suite compris. Tout ce spectacle n'était qu'une scène montée pour une seule personne. Notre invitée spécial est le peintre légendaire.
Monsieur Luciano Scott. Luciano Scott, le président de l'association des peintres. C'est le rêve de ma vie de le voir. Il est incroyablement exigeant, mais la chance est de votre côté. Et la fille ordinaire, il est, n'était qu'un pion dans ce jeu. Raylan, je peins depuis que je suis gamine. Je dois devenir son élève et apporter ma pierre au monde de l'art. Poursuis ton rêve, ma chérie. Je suis à fond derrière toi. Tu vas gagner. Paige, j'en suis sûre. Quelle farce écœurante. Luciano Scott n'est pas un puriste. C'est un imposteur dont la loyauté s'achète. Mary a payé une fortune pour ça. Luciano va vanter le talent de Paige.
Elle va gagner le concours et les contrats publicitaires vont pleuvoir. Pendant que les caméras étaient braquées sur la prestation de Paige, j'ai vite envoyé un message à Matthew. Enquête sur les rendez-vous de Luciano de ces dernières 48 heures. Bon, tout le monde, on y va. Le bus nous attend. Pendant qu'on rassemblait nos affaires, j'ai vu Viviane coincer Hayley à l'écart des caméras. Viens ici. C'est toi qui portes mes bagages. Mais c'est trop lourd. Je t'ai demandé ton avis. Prends-le maintenant. Viviane, pourquoi quelqu'un d'autre fait ton boulot ? Qu'est-ce que tu viens de me dire ? Et juste comme ça, nous voilà impliqués. C'est une moins que rien. Elle a du bol qu'on l'ait acceptée.
Elle fait quoi ? Apporter de l'eau ? Dans ce monde de faux-semblants, la cruauté était une monnaie d'échange. Et Viviane avait les moyens. Une mocheté et une figurante inutiles. Vous faites la paire toutes les deux. Je suis désolée, Madame Evon. Je vous ai embarquée là-dedans. Pourquoi t'as pas cherché un vrai taf après la fac ? Parce que cette émission paie mieux. Mon copain, il est très malade. Il doit se faire opérer et on n'a pas le temps. Je m'attendais aux brimades, mais si ça me permet d'aider la personne que j'aime, j'encaisserai toutes les insultes qu'on me lancera. Cette fille me faisait penser à moi, plus jeune, quand j'endurais la cruauté sans rien dire.
Autrefois, j'aurais eu besoin que quelqu'un prenne ma défense. Aujourd'hui, je pouvais être cette personne pour quelqu'un d'autre. Alors que Viviane se dirigeait vers le bus, un sourire narquois se dessina sur mes lèvres. D'une simple pichenette, une aiguille d'argent fusa dans les airs. Mon Dieu, ça va ? Un médecin, vite ! J'ai mal. Trop mal. Contusion sévère des tissus mous. Elle a besoin de repos et d'être sous observation. Je recommande une hospitalisation. Non, je ne veux pas y aller. C'est ma première émission. Mon rêve n'a même pas commencé. Mais ses cris n'ont servi à rien. Quelques instants plus tard, on l'emmenait tout en se lamentant sur son temps d'antenne perdu.
Bon, la brute est horcheux. Tu peux souffler un peu maintenant. Madame Evon, j'ai tout vu. Le geste de vos doigts, l'aiguille. Je... J'ai un secret à vous dire. Je savais qu'ils enverraient quelqu'un, mais je ne m'attendais pas à ce que ce soit elle. Madame Evon, je dois vous prévenir. J'ai surpris une conversation entre Vivian et Pej. Elle prévoit de vous saboter. Du sabotage, c'était couru d'avance. Merci pour l'avertissement. Je m'y attendais. Dans le bus, l'ambiance du direct retombait. L'ennui était palpable. Kent, pourquoi ne pas divertir tout le monde ? Chante-nous ton tube. Charme irrésistible. Je ne sais pas chanter. Ce n'est pas ma chanson. L'équipe, balancez le son pour Kent.
Tandis que l'intro démarrait, il devait réfléchir vite. Désolé tout le monde. Je crains de ne pas pouvoir chanter aujourd'hui. Pendant qu'il faisait son numéro, mon téléphone a vibré. C'était un message de Matthew. Lexi, j'ai l'emploi du temps de Luciano. Mais le club de Mary est ultra sécurisé. Je m'en charge. J'ai hacké leur réseau, j'ai tout. Des images de la rencontre entre Luciano et Merit. Et on y voit aussi Paige. Toute ma gratitude, Monsieur Scott, de m'avoir livré ce tableau. C'est un honneur de vous servir. Avec le nom de Madame Jones, c'est gagné d'avance. J'apprécie votre travail, Monsieur Scott. Hâte de retravailler avec vous. C'est bon, je l'ai.
Preuve téléchargée, pile au moment où le bus s'arrête. Une fois les caméras coupées, elle est passée à l'action. Qu'est-ce que tu me veux ? Eliana, faut qu'on parle. Ne confonds pas tes petits succès avec une victoire, Eliana. Je vais connaître la gloire pendant que tu te débattras pour rester la risée d'Internet. On verra bien qui Cole choisira. Tous ces efforts, juste pour regagner l'attention de Cole. C'est pathétique. Qu'est-ce qui te donne le droit ? Rappelle-toi pourquoi tu as rejoint cette émission. Pour la vérité sur cet incendie. Provoque-moi et tu n'auras jamais tes réponses. Ne me fais pas rire. Pourquoi ferais-je confiance à un seul mot qui s'échappe de tes lèvres ?
Tu ne cherches pas la vérité. Alors, pourquoi es-tu là ? Ta chute. Avec quelle arme ? Ton titre bidon ? J'ai su que Cole avait fui de chez toi hier soir. Excédé de vivre sous le même toit. Tu vas tenir ton rôle encore longtemps ? Interprétant mon silence comme une confirmation, elle a poussé un dernier grenuement suffisant avant de partir charmer Luciano devant les caméras. Reléguée au fond de la foule, j'ai sorti mon téléphone pour regarder le direct et voir mon chouchou se terrer dans un coin. Mon amusement discret a vite été interrompu quand la foule s'est arrêtée devant une grande peinture à l'huile.
Ce chef-d'œuvre, intitulé La déesse du printemps, est l'œuvre de mon idole, l'artiste connu uniquement sous le nom de Rosa. Il parlait de mon tableau. Il faisait l'éloge de mon œuvre, il disait que j'étais son idole. Mais j'étais tellement sous le choc sur mon tableau que je n'ai pas vu Paige arriver. Eliana, viens ici. La foule s'est écartée et la caméra s'est braquée sur moi. Pardonnez-moi de vous interrompre, monsieur Scott, mais je voulais qu'Eliana ait votre avis en direct, qu'elle voie ce qu'est le vrai art. Bonjour, monsieur Scott. J'aimerais que vous la conseilliez aussi. Je n'ai pas eu le choix que de m'avancer vers ma sœur. Il m'a dévisagée.
Cet accoutrement s'est censé prouver votre culture artistique ? La salle a éclaté de rire. Je n'ai pas bronché. Je me suis contentée de pointer la photographie encadrée d'un artiste de renommée mondiale accroché juste derrière lui. Alors dites-moi, monsieur Scott, vous dites que lui non plus n'y connaît rien ? Quand un génie le porte, c'est une forme d'expression. Mais quand une personne comme moi fait la même chose, c'est de l'ignorance ? Dites-moi, vous jugez l'œuvre ou l'artiste ? Il est devenu blême. Les commentaires en ligne commençaient à basculer. Page a vite coupé court. Monsieur Scott, pourriez-vous nous présenter la déesse du printemps de Rosa ?
Bien sûr, Rosa est une artiste célébrée dans le monde entier. Ce tableau, la déesse du printemps, est l'une de ses premières œuvres. Face à la virtuosité de Rosa, bien d'autres tableaux peinent à soutenir la comparaison. Lui et Page ont dû suivre le même cours de théâtre. Tous deux sont excellents pour mémoriser leur texte. Page, voudriez-vous nous faire part de votre interprétation de la déesse du printemps, si vous me le permettez ? Je ferai de mon mieux, monsieur Scott. J'espère seulement que mes réflexions rendront justice au génie de Rosa. Je suis une grande fan de Rosa, moi aussi. Devant sa déesse du printemps, c'est une claque à chaque fois.
Rosa distille tout le printemps du monde en une seule toile. Elle contient toute la palette des émotions. Deux larmes parfaites ont coulé sur ses joues et tout le monde a applaudi. Tout cela faisait partie de leur plan. Superbe. Ton analyse était brillante, Page. Monsieur Scott, vous êtes bien trop généreux. J'espère que mon analyse n'a pas été insuffisante. Seule une personne qui saisit réellement le génie de Rosa peut être touchée à ce point. Vous avez une perspicacité artistique remarquable. Le monde de l'art s'apprête à accueillir un nouvel esprit brillant. Tu as entendu ? Monsieur Scott vient de traiter Page de génie. J'ai hâte de voir son tableau pour le concours de ce soir.
Leur numéro était écœurant. Puis, le regard glacial de Luciano s'est planté dans le mien. Vous semblez particulièrement éloquente puisque Page m'a demandé de vous servir de mentor. Je vais vous accorder une chance. Pourquoi ne nous feriez-vous pas part de votre interprétation de ce chef-d'oeuvre reconnu dans le monde entier ? Toutes les caméras, tous les regards dans la salle se sont tournées vers moi pour immortaliser mon humiliation en direct devant des millions de téléspectateurs. Cadre serré sur Eliana. Loupez pas ça. Allez Eliana, épate-nous. On attend. Il croyait qu'une fille sans diplôme allait se décomposer. Il m'offrait ma propre chute sur un plateau. J'ai juste une question avant.
Laquelle ? Vous y entravez vraiment quelque chose à la peinture à l'huile ? Elle a dit quoi là ? Comment osez-vous ? Monsieur Scott est le président de l'association des peintres. Et l'analyse de Paige vient d'éblouir tout le monde. Vous êtes folle ? Tout le monde me foudroyait du regard. C'était les pions de Luciano et je venais de couper leur ficelle. Eliana, puisque vous prétendez que je manque de discernement, vous devez être un génie. Éclairez-nous. Critiquez la déesse du printemps devant tout le monde. Vous ? Vous n'avez aucun droit de me juger. Monsieur Scott, arrêtez. Je vous en prie, calmez-vous. Elle a toujours été trop gâtée. Je l'ai trop gâtée.
Je vous présente mes plus plates excuses en son nom. Qu'elle dégage de ma vue. Tu es en train de tout gâcher. Caméra, sur Scott et Paige. Maintenant. Ils m'ont jetée comme une malpropre, mais j'ai simplement sorti mon téléphone pour regarder les commentaires défiler. Eliana est une pauvre débile. Elle est d'une ignorance crasse. Heureusement que Paige a assuré. Parfait. Plus ils portent Paige au nu maintenant, plus sa chute sera spectaculaire ce soir. Après un long déjeuner où ils ont quasiment couronné Paige DS, c'était l'heure de la dernière partie. Une démonstration de peinture en direct. Vous allez tous essayer de peindre une toile sous ma direction.
Le gagnant pourra même devenir mon élève. Un final écrit d'avance. Paige va épater la galerie. Et moi, je dois jouer les potiches. Eliana, tu n'es pas excitée. l'occasion d'apprendre d'un vrai maître. J'en peux plus d'impatience. Je me suis approchée de mon chevalet et j'ai pris mon matériel en leur lançant à toutes les deux un regard lourd de sens. Aujourd'hui, je vais démanteler l'empire financier qui soutient cette mascarade. Il est temps de peindre.