Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 24 mars 2021 25 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSanté

Prime Macron, réouverture des hôtels, situation d'Accor, vaccination dans les hôtels... Le "8h30 franceinfo" de Sébastien Bazin

Au micro : Marc Fauvel, Salia BrakiaSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:19OuverteRéponse directe

    Comment qualifiez-vous l'état de votre secteur, l'hôtellerie et le tourisme, aujourd'hui ?

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Combien de vos hôtels aujourd'hui sont ouverts sur la planète ?

  • 1:32OuverteRéponse directe

    L'année dernière, vous avez perdu 2 milliards d'euros de pertes. Combien de temps vous pouvez tenir comme ça ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    Sans les aides publiques en France, est-ce que le groupe serait à terre ?

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Combien de salariés au chômage partiel ?

  • 3:04OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a des systèmes aussi généreux que le système français en termes d'indemnisation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:09InvitéChiffre
    « 85% de nos hôtels sont réouverts, c'est-à-dire à peu près 4500 hôtels, mais vous en avez la très grande majorité qui sont réouverts avec 10% de taux d'occupation »
  • 1:40InvitéChiffre
    « Accor a 4 milliards de trésorerie, donc on peut tenir 4 ans comme ça. »
  • 2:36InvitéChiffre
    « 40 millions sur 2 milliards de pertes. Donc c'était extrêmement utile, plus pour les petits que pour les gros comme nous. »
  • 2:55InvitéChiffre
    « 280 000 sur 300 000 dans le monde. Ça, c'était au mois d'avril dernier, donc 80%. Aujourd'hui, il en reste à peu près la moitié, 140 000. »
  • 3:23InvitéFait
    « Tous les systèmes européens sont à peu près du même acabit, y compris en Angleterre. Ça a été très bien fait au Canada, très bien fait en Australie. »
  • 3:44InvitéChiffre
    « on a mis un fonds de côté, c'est-à-dire 70 millions d'euros, que le groupe Accor a dédié pour tous ces collaborateurs qui n'auraient plus de salaire au bout d'une semaine »
  • 4:17InvitéChiffre
    « 300 en France »
  • 4:18InvitéChiffre
    « 700 en Europe et c'est 2000 dans le monde. »
  • 5:13InvitéFait
    « On a fait un groupe qui s'appelle le Collectif des 35, dans lequel il y avait 35 entreprises françaises qui vont de ADECO à Corian, à Sodexo, à Accor, à Danone »
  • 6:32InvitéFait
    « Si, c'est moins cher, mais en fait, Airbnb a une caractéristique très exacte, enfin très vraie, c'est que vous allez dans un Airbnb, si vous restez en moyenne plus de trois nuits, avec un groupe de quatre personnes. »
  • 10:00InvitéFait
    « Depuis 15 jours, 3 semaines, on sent un rebond. »
  • 10:29InvitéChiffre
    « il y a 140 milliards d'épargne chez les Français aujourd'hui. »
  • 12:54InvitéFait
    « Ça s'appelle Zoom, ça s'appelle WebEx Institute. Ça fait un de plus. »
  • 15:01InvitéChiffre
    « Nous avons en France plus de 150 000 lits d'hôtels qui sont vides. »
  • 20:07InvitéChiffre
    « 619 jours de grève. »
  • 21:51InvitéFait
    « Nous avons ce qu'on appelle un KYC, qui s'appelle en anglais Know Your Customer, qui est de toujours vérifier que toutes les personnes avec lesquelles nous signons dans le monde ne soient pas sur des listes de sanctions internationales »

Temps de parole

  • Invité71 %
  • Présentateur10 %
  • Invité 210 %
  • Présentateur 28 %

6,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour Sébastien Bazin, vous êtes donc à la tête du premier groupe hôtelier en France, le sixième au niveau mondial, ça va du très haut de gamme aux hôtels Bon Marché, Sofitel, Mercure Ibis, Formule 1, c'est vous, 300 000 salariés dans le groupe, vous êtes présent dans une centaine de pays à travers le monde. On va parler avec vous justement de ce qui redémarre aujourd'hui, de ce qui ne redémarre pas, mais d'abord en quelques mots, comment vous qualifiez l'état de votre secteur, l'hôtellerie et le tourisme, aujourd'hui ?

0:30
Invité

Détresse, détresse parce que ça a été hyper dur, parce qu'on ne contrôle pas grand chose, parce qu'on subit les événements, parce qu'on ne travaille pas, parce qu'on aime faire notre métier. Alors ça dépend des pays, parce qu'au Moyen-Orient ça va plutôt pas mal, en Chine c'est reparti, mais tout ce qui est le nord de l'Europe, en ce qui est compris la France, c'est hyper dur. C'est hyper dur parce qu'on attend que la campagne de vaccination soit efficace, et puis on attend une date de réouverture, en fait on a envie de reprendre le contrôle de notre vie perso et professionnelle. Donc, oui, détresse.

1:02
Présentateur

Vous êtes dans le brouillard comme beaucoup de professions. Combien de vos hôtels aujourd'hui sont ouverts sur la planète ?

1:09
Invité

Alors en fait, beaucoup plus que ce qu'on croit. 85% de nos hôtels sont réouverts, c'est-à-dire à peu près 4500 hôtels, mais vous en avez la très grande majorité qui sont réouverts avec 10% de taux d'occupation, c'est-à-dire sur 500 chambres, ils ont 50 chambres. Et donc le propriétaire et nous, on accepte de réouvrir pour accueillir la personne qui vient du bâtiment ou le SAMU social, et donc qui ont besoin d'être hébergés, alors que nous savons qu'en restant ouverts, on perd encore plus d'argent. L'année dernière, justement, vous avez perdu 2 milliards d'euros de pertes. Combien de temps vous pouvez tenir comme ça ?

Alors en fait, je ne devrais pas le dire, mais assez longtemps, parce qu'Accor a 4 milliards de trésorerie, donc on peut tenir 4 ans comme ça. Donc 4 ans, je ne serai plus là, je ne serai plus en détresse, je serai en dépression, ça dure encore 2 ans. Je ne suis pas du tout en dépression, mais ce n'est pas du tout la bonne question. Accor peut tenir, mais ça ne sert à rien qu'Accor tienne tout seul, parce qu'il y a une chose que j'ai appris depuis 9 mois, c'est l'extraordinaire interdépendance entre le groupe que nous sommes et les petits bars, les petits restaurants, les petits musées, les petits cinémas. Les gens viennent chez nous pour visiter un territoire.

Quand on reste 5 jours à l'hôtel, c'est qu'on a besoin d'aller dîner et de découvrir. Et donc si tous ces gens-là autour de moi meurent, je n'existerai plus. Donc on est tous solidaires les uns les autres, donc oublier Accor 2 minutes, c'est l'autorisme en général qui est dans une situation de fragilité extrême.

2:25
Présentateur

Et on va faire un état des lieux avec vous dans un instant. Sans les aides publiques en France, est-ce que le groupe serait à terre ?

2:31
Invité

Alors, Accor non, parce qu'on n'a pas demandé d'aide publique, sauf les mesures de chômage partiel. Oui, quand même, mais ça représente 40 millions sur 2 milliards de pertes. Donc c'était extrêmement utile, plus pour les petits que pour les gros comme nous. Donc à votre réponse, est-ce qu'on serait toujours vivant et solide ? La réponse est oui. Est-ce que ça nous a considérablement aidés ? Bien sûr que oui. Combien de salariés au chômage partiel ? 280 000 sur 300 000 dans le monde. Ça, c'était au mois d'avril dernier, donc 80%. Aujourd'hui, il en reste à peu près la moitié, 140 000.

3:04
Présentateur

Est-ce qu'il y a des systèmes, c'était peut-être votre question, pardon, Salia, aussi généreux que le système français en termes d'indemnisation ?

3:10
Invité

Alors, tous les systèmes européens sont à peu près du même acabit, y compris en Angleterre. Ça a été très bien fait au Canada, très bien fait en Australie. Par contre, ça n'existe pas en Amérique latine, ça n'existe pas au Sri Lanka, au Laos, au Vietnam, ça n'existe pas en Afrique. Où les gens retournent donc chez eux sans rien ?

Oui, alors là, on a fait, c'est précisément d'ailleurs la décision la plus dure que j'ai prise au mois de mars l'année dernière, exactement il y a un an d'ailleurs, dans lequel quand on a demandé à 280 000 personnes de ne pas revenir travailler, parce que malheureusement, au 1er avril, nos hôtels étaient vraiment fermés, parce que toutes les frontières étaient fermées, tous ceux qui étaient en détresse financière, qui n'avaient pas accès à l'hôpital et donc pas accès aux soins, on a mis un fonds de côté, c'est-à-dire 70 millions d'euros, que le groupe Accor a dédié pour tous ces collaborateurs qui n'auraient plus de salaire au bout d'une semaine, pour être certains qu'ils puissent nourrir leur famille et avoir accès à l'hôpital.

Sébastien Mazin, vous dites que le groupe, malgré la crise, se porte bien, peut... Je n'ai pas dit qu'il se portait bien, je dis qu'on pouvait encore attendre. Vous avez encore 4 milliards, vous pouvez encore attendre. Est-ce que vous envisagez quand même des licenciements, des suppressions de postes ? Il y a... Alors, j'ai dit quelque chose... Notamment en France ? Oui, on a un plan aujourd'hui qui est en discussion avec les partenaires sociaux. Il y a 700 suppressions de postes, un peu plus ? C'est 300 en France. 300 en France ? 300 en France, c'est 700 en Europe et c'est 2000 dans le monde.

Et on accompagne ce plan, mais j'ai dit quelque chose qui n'était pas du tout un gros mot, mais qui est la réalité. Ce plan aurait existé avec ou sans Covid. Ce n'est pas un plan Covid. Ce groupe aujourd'hui est attaqué de toutes parts par les agences en ligne, par Booking, par Expedia, par Google, par Airbnb. Et donc, il faut chaque fois accepter d'annuler un certain nombre de missions qui ne servent plus à rien parce que d'autres l'ont fait moins cher. Lesquelles, par exemple ? Parce qu'on ne comprend pas pourquoi vous licenciez si vous gagnez de l'argent. Non, mais parce que je licencie pour pouvoir réembaucher d'autres personnes, parce que je vais embaucher plus de gens que je...

J'embauche plus de personnes que de gens que je fais partir. C'est juste des expertises différentes, des formations différentes. Et pour ceux qui sont licenciés dans les mois qui viennent en France, ceux qui sont ce qu'on appelle vulnérables, en fait, je vais les garder pendant deux ans. C'est-à-dire qu'ils resteront collaborateurs du groupe, mais ils seront formés soit à un autre métier au sein du groupe Accor, soit un autre métier dans une autre industrie.

On a fait un groupe qui s'appelle le Collectif des 35, dans lequel il y avait 35 entreprises françaises qui vont de ADECO à Corian, à Sodexo, à Accor, à Danone, dans lequel on a mutualisé toutes les personnes vulnérables chez nous pour leur offrir une formation, peut-être dans le groupe de quelqu'un d'autre. Les personnes vulnérables, c'est quel type de poste ? Les personnes vulnérables, ce sont les gens qui ont dépassé un critère d'âge au-delà de 55 ans, soit qui ont un salaire extrêmement médic, soit qui n'ont jamais eu de formation, sauf le métier qu'ils ont exercé pendant 30 ans.

Et on aurait dû, nous chefs d'entreprise, se réveiller plus tôt pour offrir à ces gens-là beaucoup plus d'optionalité de retrouver un métier. Donc aujourd'hui, on ne va certainement pas leur demander de partir, puisqu'on sait qu'ils ne retrouvent pas un boulot dans les deux ans. Donc on va les garder, mais ils vont sortir de la mission qu'ils effectuent jusqu'à maintenant. Vous dites qu'on est combattu de toutes parts, et notamment par Airbnb. Est-ce que c'est un combat à armes égales ? Non, parce qu'ils ne sont pas plus malins que nous, ils ont plus de munitions que nous.

Ils ont un accès à une trésorerie qui est extrêmement pléthorique aux Etats-Unis, ils ont une technologie qui est très forte, ils ont une fiscalité qui n'est pas la même. Mais à la limite, ce n'est pas grave, ça. Parce que c'est la vie, ça. La vie, elle est dure, elle est de temps en temps injuste. Le plus important, c'est que les groupes... Est-ce que c'est forcément la même clientèle ? Alors oui, c'est ça qui est très intéressant, c'est qu'Airbnb, j'ai toujours, moi, eu beaucoup de respect pour Airbnb. 50% des gens, vous trois, autour de cette table, nous sommes capables d'aller chez Airbnb, on l'a probablement fait, et aussi d'aller à l'hôtel. En fait, c'est la même clientèle.

Ce n'est pas moins cher, Airbnb ? Si, c'est moins cher, mais en fait, Airbnb a une caractéristique très exacte, enfin très vraie, c'est que vous allez dans un Airbnb, si vous restez en moyenne plus de trois nuits, avec un groupe de quatre personnes. C'est-à-dire, soit avec des copains, soit avec des petits-enfants, et ainsi de suite, en famille. Dans un hôtel, notre clientèle, c'est moins de deux nuits et 1,5 personnes. Donc, en fait, quand vous allez avec des copains, cinq jours quelque part, vous allez probablement chez Airbnb, parce que c'est moins cher et plus grand. Quand vous allez aller uniquement pour deux nuits, eh bien, vous allez dans un hôtel.

Donc, en fait, on se marie tous les deux. J'aimerais bien rentrer sur leur territoire. On y arrive petit à petit, à garder les gens pendant cinq, six jours. Et puis, ça a favorisé le tourisme. 50% des gens qui vont chez Airbnb ne seraient pas venus si Airbnb n'avait pas existé. Donc, voilà, on cohabite. Je dois juste vous dire que quand on est à la tête d'une entreprise comme la mienne, on doit accepter tout ce qui vous attaque de toutes parts pour pouvoir s'adapter et assurer la pérennité du groupe. Et en faisant ça, on doit dire la vérité à un certain nombre de salariés.

7:25
Présentateur

Sébastien Bazin, PDG du groupe Accor, invité de France Info jusqu'à 9h. On s'interrompt une minute pour le Fil Info à 8h40 avec Mélanie Delaunay. La situation sanitaire qui se dégrade dans plusieurs départements, surtout dans l'Est, au menu du Conseil de défense sanitaire qui commence à 9h à l'Elysée. Pas d'assouplissement le temps du week-end de Pâques, prévient Jean Castex dans le Parisien. Ce matin, il recommande d'éviter les grands repas de famille. Mais contrairement à l'Allemagne, les offices religieux pourront se tenir. En Martinique, avec le variant anglais et le relâchement de certains comportements, le nombre de cas a quasiment doublé en une semaine.

Le préfet décrète un couvre-feu pour trois semaines de 22h à 5h du matin. Le Likoud en tête des élections législatives en Israël. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou revendique une immense victoire. Mais il lui manque des voix. Pour avoir la majorité, il va falloir une alliance pour pouvoir gouverner. Trois matchs de qualification pour le Mondial 2022 en huit jours. Et le premier, c'est ce soir pour les footballeurs de l'équipe de France. Les Bleus reçoivent l'Ukraine au Stade de France. C'est à 20h45. France Info.

8:28
Invité

Le 8.30 France Info. Salia Brakia. Marc Fauvel. Toujours avec Sébastien Bazin, le PDG du groupe Accor. Alors le gouvernement a présenté aux professionnels du tourisme un plan de réouverture progressif. Mais sans donner de date. Est-ce que vous êtes prêt à l'appliquer dès maintenant ? Moi, je suis prêt à appliquer tout plan de réouverture. Mais qu'on me donne une date. Parce qu'un plan sans date, ce n'est pas un plan. Ce sont des espoirs. Moi, j'ai besoin de... Vous savez quelle est la plus grande crainte dans notre profession ? Ce n'est pas tellement de survivre. Il y a eu beaucoup de détresse. Mais on ne nous a pas piqué ni notre souffle, ni notre énergie. On en a plein.

Mais on a besoin de savoir si on va pouvoir récupérer et séduire tous nos salariés qui étaient là il y a un an, qui ont aussi appris aussi à se remettre en cause. Il y a probablement 15, 20, 30% des gens qui travaillaient dans notre secteur il y a un an qui n'ont pas envie de revenir. Et donc, pour savoir la réponse à cette question, il faut qu'on ait au moins trois semaines à un mois de notice d'un gouvernement avec une date certaine, de manière à pouvoir recontacter tous ces gens-là. Et puis, le cas des chiens, on les convainc de revenir. C'est-à-dire qu'à partir du moment où le gouvernement donnera son feu vert,

9:35
Présentateur

il vous faudra encore un mois pour vous préparer ?

9:37
Invité

Il faut bien sûr trois semaines à un mois, y compris pour s'approvisionner, y compris pour ouvrir les canons de réservation qui sont ouverts aujourd'hui. Et on a une assurance totale annulation. Si les gens, s'ils m'entendent, venez réserver dans le groupe Accor et n'importe quel hôtel dans le monde, y compris si vous n'allez pas chez Accor, parce que vous êtes remboursé à 100%. Faites cet effort-là. On a besoin de sentir un peu de souffle aussi chez nos consommateurs. Mais la plus grande crainte, c'est le service. Il y a déjà des réservations pour cet été, par exemple ? Depuis 15 jours, 3 semaines, on sent un rebond. Et je le dis ici, nous allons avoir un été formidable.

Nous allons avoir un fin de printemps extraordinaire. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Mais vous deux, moi, si je vous pose la question... Mais on a envie d'un verre de rosé, vous avez envie d'un coca, vous avez envie de vous retrouver des copains.

10:22
Présentateur

Vous n'imaginez pas tout ce dont on a envie en ce moment, mais il y a des choses qui ne dépendent pas de nous.

10:26
Invité

Et en plus, vous avez l'argent sur votre compte en banque, il y a 140 milliards d'épargne, il n'y a peut-être pas, il y a 140 milliards d'épargne chez les Français aujourd'hui.

10:32
Présentateur

Vous pensez que l'été prochain va être un été où les gens auront envie de voyager, de tourner la page ?

10:38
Invité

C'est tout l'intérêt, c'est qu'ils ne sont pas obligés de voyager. À 4 heures de chez eux, ils ont un hôtel de notre groupe, il y a des restaurants, ils ne sont pas obligés de prendre l'avion. On va effectivement avoir cet été une clientèle qui va être plus domestique, plus locale, c'est-à-dire interrégionale. Mais Amsterdam pourra venir à Paris, Paris pourra aller en Grèce. Il nous manqueront peut-être les Américains et les Chinois, et bien on aura peut-être plus de place pour découvrir une ville.

10:58
Présentateur

Vous êtes prêts, vous par exemple, à proposer à tous les gens qui fréquentent vos hôtels des tests à l'entrée, des tests PCR ?

11:04
Invité

Nous on est prêts, on a appliqué des protocoles sanitaires extrêmement contraignants, avec toute la profession d'ailleurs, qui ont très bien marché. Il n'y a eu aucun cluster dans les hôtels ou dans les restaurants, contrairement à ce qu'ont pu dire certains. Et donc oui, on va... Par contre, dès lors qu'on va nous obliger à avoir 4 mètres ou 8 mètres par personne, qu'on n'y pense surtout pas. C'est impossible de rentablir un établissement avec une jauge qui sera à 30% de ce qui pourrait être une salle normale.

11:26
Présentateur

C'est-à-dire par exemple le protocole qui est en place depuis ce matin dans toutes les entreprises de France, 8 mètres carrés pour manger ?

11:32
Invité

Aucun d'entre nous, nous n'allons réouvrir un restaurant ou un hôtel avec 8 mètres carrés. C'est juste impossible. Pourtant dans le plan qui a été proposé par le gouvernement, c'est une réouverture progressive avec ouverture des terrasses en deuxième phase. Mais la première phase, c'est ouverture des restaurants pour le petit déjeuner uniquement et une jauge à l'intérieur à 50%. C'est tenable ça ou pas ? Si on est à 2 mètres carrés, 3 mètres carrés par personne, on est capable effectivement d'ouvrir avec 50 ou 60% de taux d'occupation. Mais moi j'en ai marre de traiter mes clients d'hôtel, ils ne sont déjà pas nombreux, comme des pestiférés ou comme des poules dans une cage.

Franchement, on est capable aussi de les accueillir dans une salle de petit déjeuner et ne pas laisser un room service devant leur porte en craignant de rentrer dans cette chambre. C'est insupportable. Donc il est grand temps qu'on prenne un côté audacieux, une prise de risque, essayons que toutes les populations fragilisées soient vaccinées le plus tôt possible. Ça devrait être le cas, j'espère, le plus vite possible. Et après ça, n'attendons pas de vacciner tout le monde parce que nous n'avons pas ce temps-là. Il va falloir qu'on accepte de vivre avec ce virus. Vous êtes plutôt confiant sur la reprise ? Je ne sais pas que je suis très confiant.

Vous êtes très confiant sur la reprise des réservations cet été. Est-ce que vous constatez un manque sur une clientèle en particulier ? La clientèle d'affaires. Est-ce que vous avez constaté que les habitudes avaient changé puisque maintenant vous avez un adversaire qui s'appelle la visioconférence ? Absolument. Ça s'appelle Zoom, ça s'appelle WebEx Institute. Ça fait un de plus. Ce n'est pas grave, je commence à m'habituer. On a 40% du groupe, c'est une clientèle de loisirs. 40% du groupe, c'est une clientèle business intra-régionale. Ceux qui viennent d'Amsterdam à Paris. Et 20% du groupe, c'est ceux qui viennent de très loin, c'est-à-dire qui sont intercontinents, cross-continents.

Donc qui viennent des Etats-Unis pour aller en Europe ou qui viennent d'Asie pour aller en Europe. Première catégorie, elle va augmenter. Le loisir va augmenter parce que les gens ont envie de reprendre le contrôle de leur vie et de vivre. Et vivre et de s'amuser et de souffler et de rencontrer et de s'aimer. Cela va passer 40-45%. La deuxième clientèle, domestique, business, ils prennent le train, ils prennent une voiture, ils viennent une journée et demie, ils seront toujours là. Ce n'est pas un voyage très cher et eux aussi ont envie d'aller à la reconquête de clients.

Ceux qui viennent des Etats-Unis pour venir en Europe ou ceux qui viennent de l'Europe pour aller en Serginpour, on va probablement perdre un tiers de celle-là. Parce qu'effectivement, le voyage étant tellement onéreux qu'un certain nombre de patrons d'entreprises vont leur dire, d'abord tu fais ça en Webex ou par Zoom. Et si tu sens qu'il y a quelque chose, tu prends l'avion. Eh bien oui, on va perdre probablement ce tiers-là.

Eh bien, on va le récupérer par autre chose qui m'amuse tout autant, voire plus, c'est que grâce à ce Webex et à ce Zoom qui m'en kikine, puisque je perds, eh bien, les gens vont travailler de plus en plus en dehors de leur bureau, vont prendre probablement 4 jours pour aller à Biarritz et donc vont pouvoir travailler le vendredi et le lundi de Biarritz. Et vous savez quoi ? Dans nos hôtels, on travaille hyper bien. Je suis un des rares endroits. Il n'y en a que 3 dans le monde. Police, hôpitaux, hôtellerie. Nous sommes ouverts 24h sur 24, 7 jours sur 7.

On a donc une capacité gigantesque d'accueillir le travailleur nomade qui veut travailler non pas de son bureau, non plus de chez lui, mais dans un autre lieu.

14:36
Présentateur

En attendant d'accueillir les réunions de travail ou les touristes qui, vous le dites, espérez-vous, seront là dès cet été, est-ce que vous êtes prêt, par exemple, à transformer certains de vos hôtels en centres de vaccination, puisque le gouvernement s'est converti en vaccino-droits ?

14:48
Invité

On le propose depuis le mois de juillet dernier. Vous le proposez depuis juillet ? Qu'est-ce qu'on vous répond ? Parce que pour l'instant, nous n'en avons pas besoin. On a proposé des lits. Nous avons en France plus de 150 000 lits d'hôtels qui sont vides. Franchement, on était capable aussi d'accueillir, de protéger un certain nombre de gens qui étaient porteurs du virus, de pouvoir les isoler dans un hôtel. Nous avons l'électricité, nous avons l'air conditionné, on peut laisser les portes ouvertes, on peut avoir deux infirmières. Si vous saviez le nombre de choses qu'on a proposées, pour l'instant, on nous dit que c'est très gentil d'avoir proposé, mais ils n'en ont pas besoin.

On est aussi capable de faire des vaccinodromes dans nos 1600 hôtels, dans 700 villes en France, dans lesquelles on a la capacité d'accueillir et de protéger ces gens-là, et de le faire à 24h sur 24. Vous le ferez gratuitement ? Non. Bon, écoutez, d'accueillir des gens pour se faire vacciner, ça ne coûte rien du tout à un hôtelier, puisque de toute façon, le lobby, il est là. C'est notre métier, de toute façon, de protéger les uns et les autres qui nous entourent. Et donc, je ne sais pas si ça sera... Je ne suis même pas sûr que ce soit une discussion de prix.

Je veux juste qu'ils saisissent l'opportunité d'avoir 700 villes en France, dans lesquelles nous avons des hôtels, qui peuvent recevoir du public, et qu'ils le feront avec plaisir. Mais ça, par exemple, vous l'avez soumis récemment à Olivier Véran, ou au gouvernement ? On l'a soumis à tous les organismes de l'État, pour l'instant, on n'en a pas besoin. Un mot sur les étudiants ?

Parce que je vois que ça se refait la nuit aussi, parce qu'une des choses qui est très importante, le président de la République l'a dit hier, en parlant des jours fériés, quand on regarde ce qui se fait ailleurs, nous, nous avons vacciné 100% de nos salariés à Singapour, 100% de nos salariés à Dubaï, dans nos hôtels. Donc nous savons le faire. Et donc on vaccine des gens à 1h du matin, à 2h du matin, à 4h du matin. C'est 24h sur 24. C'est marrant, on gagne une journée, chaque fois qu'on fait une nuit. Un mot sur les étudiants qui sont en détresse.

Le conseil régional d'Île-de-France, par exemple, a annoncé le mois dernier la mise à disposition de 100 chambres d'hôtels pour ces étudiants précaires. Et ces chambres, elles se trouvent dans vos hôtels ? Oui, j'y suis allé la semaine dernière avec Valérie Pécresse et avec la Croix-Rouge. Et c'est la région qui règle la note ? C'est la région qui règle la note, au prix coûtant, c'est-à-dire à 30 euros la nuit, c'est-à-dire ce que ça coûte à l'hôtelier. Je suis allé la semaine dernière, non pas les accueillir, parce qu'ils étaient là depuis 3 semaines.

C'était extrêmement émouvant de voir ces 12 étudiants, dont la moitié dormait dans la rue, de voir leur sourire, la propreté qu'ils avaient les uns avec les autres, une espèce de sentiment de confort, d'être accueilli, d'avoir le wifi, de pouvoir travailler. Il y avait une espèce de sérénité et beaucoup de remerciements dans le visage de ces étudiants. C'est pour combien de temps ? Le temps que ça prendra. Et est-ce que ça peut être développé dans d'autres villes de France ? Mais bien sûr que oui. Bien sûr que oui.

17:21
Présentateur

Le fil info à 8h50 et on vous retrouve dans un instant Sébastien Bazin, PDG du groupe Accor. Mélanie Delonnet. Dans 10 minutes, début d'un conseil de défense sanitaire à l'Elysée pour se pencher sur le cas des départements où les nombres de contaminations augmentent. Ils sont principalement situés dans l'Est de la France. Dès aujourd'hui, un nouveau protocole s'applique pour limiter les contaminations par le Covid au sein des entreprises dans toute la France, pas seulement dans les 16 départements reconfinés.

Manger seul à la cantine, garder ses distances dans les open space en évitant de s'installer face à un collègue, la règle c'est désormais 8 mètres carrés par salarié, sauf lorsqu'il y a des parois de séparation. Près de deux mois après le coup d'état militaire en Birmanie, la junte relâche 600 personnes arrêtées lors de manifestations. La comparution de l'ex-dirigeante Aung San Suu Kyi prévue aujourd'hui est annulée. Faute de connexion internet, le réseau est coupé depuis plusieurs jours pour isoler le pays. Le canal de Suez en Égypte débloqué, la circulation peut reprendre après de longues heures d'attente.

Quand un porte-conteneur de 400 mètres de long s'était échoué, créant un immense bouchon maritime, ce canal est la voie la plus rapide entre l'Europe et l'Asie. France Info

18:30
Invité

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

18:36
Présentateur

Toujours avec le PDG du groupe hôtelier Accor, le gouvernement invite les entreprises à verser une prime de 1000 euros, prime défiscalisée pour récompenser tout ce qu'on a appelé les salariés de la deuxième ligne. Est-ce que vous allez le faire ?

18:47
Invité

Je suis incapable de le faire. Je n'ai pas d'activité. On est en train d'avoir des pertes gigantesques. Je remercierai mes collaborateurs à ma manière. Mais non, alors s'il vous plaît, qu'on ne me parle pas de prime Macron aujourd'hui. Ce que les gens veulent chez moi, travailler, reprendre leur métier qu'ils aiment. Franchement, dans notre industrie, ce n'est vraiment pas le moment d'en parler. Quand vous dites que je vais les remercier à ma façon ? On le fait. On va leur offrir des séjours, des voyages. Franchement, cette relation sociale chez Accor est juste extraordinaire. Elle marche bien. Mais j'en ai marre qu'on revienne avec cette prime qui devait être extraordinaire. C'est marrant.

Elle va devenir récurrente. Et tous les ans, on va nous la servir. Ah non, ça, ça m'insupporte, ça. Vous parlez de relations sociales qui marchent bien. Il y a des femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignol à Paris qui sont en grève depuis 20 mois. Sébastien Bazin, elles sont salariées par l'un de vos sous-traitants. Mais ils demandent est-ce que vous les embauchiez car aujourd'hui, elles sont payées à la chambre nettoyée et non pas en fonction des heures effectuées. Est-ce que vous trouvez ça normal ? Alors, je trouve ça normal. C'est une relation contractuelle. J'ai dit plusieurs fois à l'antenne, il y a deux métiers qui sont extrêmement pénibles dans l'hôtellerie.

Il y a la femme de chambre ou un homme de chambre d'ailleurs. Et il y a le métier de plongeur. Ces deux métiers sont les métiers dans lesquels on est debout, dans lesquels c'est fatigant, dans lesquels il y a une charge de travail qui est colossale. Il y a une médiation en cours avec ses salariés de l'Ibis Batignol. Ça fait un an et demi qu'on a été force de proposition. Vous savez ce que je veux dire ? 619 jours de grève. Mais on a fait toutes les propositions. Mais c'est marrant, pour pouvoir arriver à une solution, il faut être deux pour négocier. Alors, qui bloque ? Eh bien, l'organisation patronale qui les représente. Je pense qu'ils n'ont aucune envie d'aboutir à une solution.

Laquelle ? Eh bien, je ne sais pas. Pour l'instant, il y a une médiation. Donc, laissons les médiateurs essayer de faire mieux ce que nous n'avons pas réussi à faire. Et encore, c'est le sous-traitant. Quelle solution, vous, vous proposez ? Nous, on a proposé de pouvoir alléger leur charge de travail, de pouvoir leur donner un certain nombre de conditions et d'avantages, notamment sur les repas, plein d'autres choses. Mais encore une fois, c'est difficile pour moi parce que je ne suis pas le contractant. C'est un sous-traitant qui a cette relation. Mais vous mettez la pression sur votre sous-traitant pour qu'il le trappe mieux ?

Je mets la pression pour qu'on puisse sortir de cet impasse, parce que beaucoup de demandes sont parfaitement légitimes, auxquelles on a répondu. Je voudrais juste qu'on signe cet accord. Mais il faut être deux.

20:52
Présentateur

Vous êtes présent, on l'a dit tout à l'heure, dans 110 pays à travers le monde, Sébastien Bazin, notamment en Birmanie. Vous avez conclu un partenariat avec un groupe local, un conglomérat qui est proche de l'armée birmane, la même armée qui a pris le pouvoir lors d'un putsch, il y a quelques semaines. Est-ce que vous allez dénoncer ce contrat ou est-ce que vous restez coûte que coûte dans ce pays ?

21:11
Invité

Alors, deux choses dans votre question. Accor n'a jamais quitté un pays quand le pays souffre. Jamais, jamais. Et jamais on ne le fera. Parce que c'est exactement dans ce moment-là que les gens ont besoin de compter sur un certain nombre d'amis. Et le tourisme est vital pour l'industrie birmane, en tout cas pour le pays birmane, pour leur apporter des recettes. Là, on parle d'un coup d'état militaire. Non mais, bien sûr. Mais on fait attention, on protège nos salariés, puisqu'on est sur nombre là-bas. C'est la première chose qu'on doit faire.

Et la deuxième chose, c'est que nous avons ce qu'on appelle un KYC, qui s'appelle en anglais Know Your Customer, qui est de toujours vérifier que toutes les personnes avec lesquelles nous signons dans le monde ne soient pas sur des listes de sanctions internationales et ne soient pas interdits bancaires, et ainsi de suite. La personne dont vous parlez, c'est drôle, parce que cette personne est très proche de Hanzanzuki. Elle était contre l'armée birmane. Maintenant, les gens disent qu'elle est avec l'armée birmane. Elle n'est pas sur une liste de sanctions internationales. Je ne peux pas enquêter à la place de Thiers. Donc, pour l'instant, cette personne peut continuer à contracter avec moi.

Si jamais il devait y avoir une sanction, nous arrêterons en une seule seconde les relations avec cette personne. Mais ce n'est pas nous de faire une enquête, puisque les gens répondent tout et n'importe quoi. Certaines personnes me disent qu'elle est trop proche d'Hanzanzuki, et d'autres me disent qu'elle est trop proche d'un gène militaire. Elle a été interrogée trois fois par l'ingène militaire. Ils ne sont pas si proches que ça. Sébastien Bazin, ce qui vous distingue, un de vos concurrents, c'est qu'un ancien président de la République siège au Conseil d'administration d'accord. Il s'agit de Nicolas Sarkozy. Oui. Est-ce que vous l'avez revu ?

Est-ce que vous l'avez reparlé depuis qu'il a été condamné à la prise en ferme ? Je l'ai revu plein de fois. Je lui ai parlé de multiples reprises, oui, bien sûr. Et dans quel état d'esprit il est, notamment au sein du Conseil d'administration d'accord ? Est-ce qu'il vous aide à traverser cette crise ? Il est formidable. Je l'ai dit aussi, il a une capacité de lecture de l'incertitude, donc ce qui peut arriver demain, d'une compréhension géopolitique de ce qui peut se passer en Birmanie, ce qui peut se passer en Arabie Saoudite, ce qui peut se passer au Brésil, Dieu sait s'il y a des pays qui sont difficiles.

Et donc cette expérience qu'il a lui-même vécue, il nous l'apporte, il est capable de condenser en cinq minutes ce qui pourrait prendre à quelqu'un d'autre une heure. Et en plus avec véracité, à propos et avec conviction. Donc oui, heureusement qu'il est là. C'est un ami ? C'est quelqu'un pour lequel j'ai beaucoup d'estime, mais mon amitié avec lui n'a rien à voir avec sa présence au Conseil d'administration.

23:25
Présentateur

On vous avait vu il y a quelques années de ça, à de nombreuses reprises, dans les tribunes du Partez Prince, puisque vous avez dirigé le PSG pendant un peu plus de cinq ans. Qu'est-ce qui est le plus difficile aujourd'hui avec le recul ? Gérer les égaux des stars, les colères des supporters, les mauvais résultats parfois,

23:41
Invité

ou tenir la barre d'un groupe comme le vôtre ? Sans hésiter, tenir la barre du groupe accord, même dans la période actuelle, c'est beaucoup plus facile. Que tenir la barre du PSG pendant cinq ans, ça a été très compliqué. Vous ne dites pas que vous avez raté la plus belle période du club ?

23:56
Présentateur

Vous auriez eu à gérer des Neymar ?

23:58
Invité

C'est vrai, on avait des gens qui étaient... Il y avait en tant qu'on boirait, il y avait... C'était une belle période. Avec le recul, maintenant, pendant ces cinq années, c'était dur. C'est toujours après que c'est bien, en fait. Après, c'est bien, c'est pas bien du tout. Comme j'ai une mémoire qui n'est pas sélective, j'y reviendrai pas non plus. Vous nous rappelez le palmarès du PSG pendant ces années-là ? C'est pas mal, l'actualité du foot quotidien. Coupe de France, Coupe de la Ligue, franchement, c'est pas si mal que ça. On a frôlé, c'est vrai, on a frôlé la Ligue 2. J'étais pas loin de la catastrophe.

24:27
Présentateur

Merci beaucoup, Sébastien Bazin, PDG du groupe Accoravité ce matin de France Info. Merci, merci beaucoup.