Conflit à ldelis à Pau : "Il fallait rétablir le dialogue", dit l'élu chargé des mobilités à l'Agglomération paloise
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:14OuverteRéponse directe
Bonjour Arnaud Jacotin. Vous êtes président du syndicat de transports Pau-Béarn-Pyrénées-Mobilités, c'est à ce titre que vous êtes avec nous ce matin.
- 0:50OuverteRéponse directe
Vous avez décidé de renoncer à ça. Ça veut dire quoi pour qu'on comprenne bien en fait ?
- 1:05RelanceRéponse directe
Alors pourquoi ? Ça veut dire quoi ? On revient en arrière ? Qu'est-ce qui se passe ?
- 1:19OuverteRéponse directe
Ceux qui étaient embauchés à partir de 2019 de chauffeurs routiers, de chauffeurs de bus.
- 1:37OuverteRéponse directe
Alors il y avait eu d'ailleurs pas mal de mouvements sociaux, des grèves, des journées de grève justement pour protester contre cela.
- 1:43OuverteRéponse directe
Ça veut dire que ça va revenir au calme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:54Invité politiqueFait
« Ça veut dire qu'on était en cassation et donc c'était la dernière instance et donc il y avait encore une possibilité du jugement. »
- 1:01Invité politiqueFait
« Et là il était décidé, et je m'en réjouis, d'arrêter les procédures. »
- 1:24Invité politiquePromesse
« Et donc l'idée c'était d'arrêter. C'est un engagement électoral porté par la municipalité actuelle. »
- 2:38Invité politiqueChiffre
« Alors déjà des économies, il faut savoir que la procédure a quand même coûté aux syndicats et à la STAP 53 000 euros. »
- 4:42Invité politiqueChiffre
« une partie et pratiquement 80% du transport est déjà subventionné. »
- 5:26Invité politiqueFait
« Moi je souscris à ça, c'est l'idée. »
- 6:12Invité politiqueFait
« ce choix technologique n'était pas le bon. »
Temps de parole
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Ici Béarn Bigorre, premier sur l'actu locale.
Et notre invitée Sophie Péridieu, c'est Arnaud Jacotin, maire de Bières, premier vice-président en charge des mobilités à l'agglomération. Bonjour Arnaud Jacotin. Bonjour. Vous êtes président du syndicat de transports Pau-Béarn-Pyrénées-Mobilités, c'est à ce titre que vous êtes avec nous ce matin. Pour parler de quoi ? Eh bien pour parler de cette annonce qui a été faite la semaine dernière par la nouvelle présidente de la STAP. Ça c'est la société publique qui gère les chauffeurs du réseau d'autobus Idélis, de la communauté d'agglomération Pau-Béarn, pour justement le compte du syndicat mixte dont vous êtes le président.
Eh bien elle a annoncé mettre fin au conflit qui opposait la municipalité et le syndicat CGT au sujet du double statut des agents. Il y a eu plusieurs... L'affaire est passée en justice plusieurs fois. Vous avez décidé de renoncer à ça. Ça veut dire quoi pour qu'on comprenne bien en fait ?
Ça veut dire qu'on était en cassation et donc c'était la dernière instance et donc il y avait encore une possibilité du jugement. Et là il était décidé, et je m'en réjouis, d'arrêter les procédures.
Alors pourquoi ? Ça veut dire quoi ? On revient en arrière ? Qu'est-ce qui se passe ?
Oui, enfin on revient en arrière. L'idée c'est qu'il y a deux statuts aujourd'hui qui coexistent au sein de la STAP. Et donc les nouveaux embauchés n'avaient pas les mêmes droits que les anciens.
Ceux qui étaient embauchés à partir de 2019 de chauffeurs routiers, de chauffeurs de bus.
Tout à fait. Et donc l'idée c'était d'arrêter. C'est un engagement électoral porté par la municipalité actuelle. Moi je m'étais associé à ça et donc c'est une bonne décision.
Alors il y avait eu d'ailleurs pas mal de mouvements sociaux, des grèves, des journées de grève justement pour protester contre cela. Ça veut dire que ça va revenir au calme ?
Tout au moins il y a une volonté aujourd'hui qui est affirmée par la présidente et auquel je souscris de rétablir le dialogue et de discuter avec les partenaires sociaux. Donc c'est ce qu'il fallait parce qu'il y avait une atmosphère sociale un peu difficile au sein de la STAP.
On a entendu tout à l'heure le représentant de la CGT dans notre journal de 7 heures. C'était une promesse de campagne, vous l'avez rappelé. Ça veut dire qu'il va y avoir un alignement sur le meilleur statut justement ?
Alors il y a des discussions qui sont en cours, malheureusement je ne peux pas me substituer à la présidente sur ces questions-là. Elle a déclaré qu'elle entamerait des discussions très rapidement avec les syndicats, donc c'est ce qu'elle va faire. Moi j'ai une position à titre personnel, mais je pense que ce qui est important c'est que le dialogue soit rétabli.
Alors si l'ancienne municipalité avait fait ce nouveau statut, c'était aussi pour faire des économies, d'après ce que j'ai compris. Ce qui veut dire que vous, du coup, vous allez dépenser plus dans cette affaire-là.
Alors déjà des économies, il faut savoir que la procédure a quand même coûté aux syndicats et à la STAP 53 000 euros. Donc déjà là on va faire des économies parce que déjà c'est arrêté. Mais oui c'est un coût, avoir des salariés c'est un coût. Et aujourd'hui créer un double statut, ça avait aussi un coût. Donc il faut chiffrer ça, il faut s'assurer que le dialogue est rétabli. Mais il faut faire des choix à un moment donné et je pense que la présidence saura faire les bons choix.
Vous disiez il faut chiffrer ça, ça veut dire que vous aviez donc promis de revenir en arrière sans forcément connaître le coup pour la collectivité ?
Non, ce qui avait été promis c'est d'arrêter les procédures et ensuite d'ouvrir une discussion. Donc c'est ça auquel on va s'astreindre. De toute façon au final c'est le syndicat qui paye. Puisque la STAP ensuite se retourne vers le syndicat pour financer. Mais l'idée c'est vraiment de se mettre autour d'une table et d'être très transparent en disant le double statut ça n'est plus possible et voilà ce que pourrait coûter aujourd'hui l'alignement de tous les agents. Mais encore une fois je ne suis pas la présidente de la STAP.
Est-ce qu'on peut imaginer que du coup s'il y a un coût supplémentaire cela peut jouer sur le reste des propositions que vous aviez notamment sur la mise en place de la gratuité des transports ?
Non, je crois qu'il ne faut pas lier les deux parce que c'est aussi un engagement fort sur la gratuité. La gratuité, aujourd'hui il y a un certain nombre d'hypothèses qui sont mises en place. On travaille sur ces questions-là au syndicat mais je crois qu'il ne faut pas lier les deux dossiers. Ces deux dossiers sont complètement différents mais bien sûr tout à un coup il faut regarder et le regarder précisément.
Parce que là qu'est-ce qui est pour l'instant dans les tuyaux ? C'est la gratuité le samedi c'est ça ?
Alors actuellement l'idée c'est de travailler parce que quand il n'y a pas une gratuité on parle des gratuités. Les syndicats souvent préfèrent pas au terme gratuité le terme libre accès. C'est une différence sémantique mais qui est importante. Moi je pense qu'il faut étudier, voir aujourd'hui déjà ce qui est vrai c'est qu'une partie et pratiquement 80% du transport est déjà subventionné. Donc aujourd'hui les usagers ne payent qu'une cote part c'est de 20%.
Oui c'est pas du tout rentable les transports en commun.
Oui mais comme un investissement public par définition, un gymnase, une patinoire, enfin une patinoire, c'est pas trop d'actualité. Mais c'est pas rentable mais c'est le principe du service public justement et donc on a des sources de financement par ailleurs. Donc pour revenir à la gratuité, oui on travaille sur ces questions-là mais est-ce qu'on va d'abord l'expérimenter ? Alors est-ce que c'est sur les week-ends ? Est-ce que c'est sur une tranche d'âge ? Est-ce que c'est sur une catégorie ? Les aînés ?
Jérôme Marbeau lui avait quand même été clair, il avait dit gratuité le samedi pour tous.
Moi je souscris à ça, c'est l'idée. Mais aujourd'hui il y a plusieurs hypothèses qui sont sur la table, là aussi avec des chiffres et donc on va très rapidement arrêter une position mais l'idée c'est d'arriver sur proposer quelque chose à la rentrée. D'ici combien de temps ? A la rentrée ?
Pas là pour l'été, c'est trop rapide.
Non, c'est trop tôt parce qu'on irait trop rapidement sur quelque chose qui ne serait pas bien calibré.
Et quand on parle de libre accès total, ça c'est envisagé aussi ou pas ?
D'autres agglomérations le font. C'est-à-dire pas que le week-end ? Voilà, d'autres agglomérations le font. Aujourd'hui ça devient quasiment une norme. Donc moi je pense qu'il faut étudier sérieusement ces questions-là. Bon, il y a une problématique aussi de renouvellement du matériel parce que vous me réinviterez pour parler de l'hydrogène et du Fébus et des difficultés et du mauvais choix qui a été fait dès le départ et qu'on avait dénoncé à l'époque en disant ce choix technologique n'était pas le bon. Donc aujourd'hui il faut qu'on change aussi de modèle. Donc là aussi il y a des enjeux, des investissements à faire et on s'y met, on y travaille.
Merci Arnaud Jacotin, premier vice-président en charge des mobilités à l'agglomération président du syndicat de transport Pauberne-Pyrénées Mobilité d'avoir été avec nous ce matin. Merci.