L'édito de Thomas Bonnet : «Clim : il faut souffrir pour être vert»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Oui. À ceux qui pensaient que la canicule allait étouffer tout débat politique, c'était oublié que la clime ou plutôt l'absence de clime était en fait une question idéologique. Écoutez ce que dit Marine Tondelier, la chef de fil des écologistes sur le sujet de la climatisation.
À titre personnel, vous utilisez la clime dans votre bureau, dans votre vo ? Alors, je peux vous dire que non, que [rires] chez moi c'est pas climatisé, qu'en plus je fais partie des gens qui ont isolé leur combles et qui sont dans des combles qui en fait sont pas vivables quand même. Donc qui est descendu, je dors pas dans ma chambre en ce moment et au siège des verres, c'est pas tenable et pourtant on a fait les travaux récemment et et voilà, on voit bien que quand on est sous les toits avec des vélux, ben en fait c'est compliqué.
Donc j'ai vu la technique du blanc de Medon. Voilà. Alors Marine Tondolier se dit désormais favorable au développement de la climatisation dans certains lieux publics, mais elle incarne à merveille cette réticence au progrès.
Qu'on en soit réduit à préconiser d'enduire nos fenêtres de blanc de Medon en long. Blanc de Medon, c'est une peinture qu'on dispose sur les fenêtres pour avoir un peu moins chaud et tenter de réfléchir la la chaleur. C'est une prise de parole dans la lignée du dogmatisme des écologistes.
Le dogmatisme qui a conduit à vouloir écarter le nucléaire et donc l'électricité propre. Il est important de rappeler que la clime en France pourrait être alimentée par notre parc nucléaire et n'avoir donc quasiment aucun impact environnemental. Mais l'essentiel est ailleurs.
Il y a cette idée chez les verrs que la souffrance est une composante essentielle de la bataille écologiste. Comme si il fallait endurer dans sa chair les conséquences du dérèglement climatique. Comme si chaque goutte de sueur était une façon de purger un petit peu de notre responsabilité dans le réchauffement climatique.
Ce dolorisme, on le retrouve d'ailleurs dans le rejet du progrès dans l'agriculture par exemple où nombre d'écol rêvent à un retour des techniques ancestrales et la corvée que cela représente pour les paysans en fait. Pendant des années, les verrs ont refusé tout progrès qui pouvaiit permettre de nous adapter aux nouvelles conditions climatiques. Il fallait à tout prix lutter contre le réchauffement mais s'y adapter, c'était en quelque sorte admettre l'inéluctable hausse des températures.
Alors comme souvent, les écolos sont restés enfermés dans le dogme au détriment du réel. En tout cas, la clim, c'est le sujet politique de la semaine. Tout le monde a un avis, hein.
Alors, il y a le grand plan clim voulu par Marine Le Pen, la réticence de Jean-Luc Mélenchon qui lui préconise un mode de vie à l'Andalouse. Et bien, on voit que le sujet s'invite dans la campagne présidentielle. La logique semble évidente.
Il faut équiper les lieux publics et les transports en climatisation. Je note d'ailleurs que c'est l'opposition à l'époque des écolos franciliens qui avaient empêché la généralisation de l'air conditionné dans les métros et les RER de la région parisienne à l'époque où la gauche dirigeait la région Île-de-France. Comment comprendre également que l'hôpital de Nant Flamban neuf sorte de terre sans aucun système d'air conditionné ?
On mesure aussi la modernité d'un pays à ce genre de critère. pendant que le reste du monde s'équipe, on est encore coincé dans des débats idéologiques avec des voies comme celles de l'ADEM qui tente de nous dissuader de recourir à l'air conditionné. L'ADEM, c'est cette agence qui nous disait déjà combien de jours on pouvait porter son jean avant de le laver et dont l'utilité pourra être questionnée à l'avenir dans cette agence donne l'impression de brasser de l'air et cette saison.