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InterviewEurope1fr· 22 juillet 2026 3 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & élections

Burkini : le maire de Cannes, David Lisnard revient sur les tensions autour de son interdiction

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Quel regard portez-vous sur ce sujet du burkini ? Est-ce que c'est un sujet anecdotique ou ça en dit un peu plus sur l'état de notre société ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Invité politiqueFait
    « Ce n'est pas anecdotique dans le sens où on a vu apparaître les burkini dans l'espace-lui, sur les plages, notamment après l'attentat de Nice. »
  • 0:38Invité politiqueFait
    « J'avais pris un arrêté en juillet 2016 parce qu'on avait vu apparaître les burkini. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « Mais là, c'était organisé avec une prise de possession de l'espace et des phénomènes de violence. »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « C'était des groupes qui venaient de Toulouse et qui étaient organisés, qui étaient liés aux frères musulmans. »
  • 1:21Invité politiqueFait
    « Et j'avais gagné au tribunal administratif. »
  • 1:28Invité politiqueFait
    « Et le Conseil d'État ensuite, en fin août 2016, avait exprimé qu'on ne pouvait pas interdire ce vêtement. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « Et quand j'ai été élu maire, donc les étés 2015, 2016, 2017, au début, on avait une grosse pression, et donc deux femmes qui venaient en burkini et des gamins qui jetaient des pierres, des caillasses sur les femmes qui étaient en bikini. »
  • 2:33Invité politiqueFait
    « mais qui peut aussi se fonder sur la laïcité, parce que cette tenue, elle a évidemment une connotation religieuse assez grotesque »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « d'ailleurs d'après beaucoup de musulmans, mais ce n'est pas la question, et elle traduit aussi une ségrégation homme-femme. »
  • 2:52Invité politiqueFait
    « Donc on a interdit de burkini, on a mis la police municipale dans la piscine, ça a duré deux étés, ça a été très tendu, il y avait des intrusions de 30-40 jeunes, on a tenu bon, et maintenant on n'a plus de problème. »

Temps de parole

  • David Lisnard85 %
  • Présentateur15 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Écoutez, on va demander à l'un des premiers maires qui est porté l'arrêté municipal de France, justement, anti-burkini. Et on va demander à David Lysnard. Bonjour David Lysnard. Bonjour, bonjour M. Duval. Je rappelle que vous êtes président de l'Association des maires de France, que vous êtes candidat à la présidentielle et que vous êtes maire de Cannes. Quel regard portez-vous sur ce sujet du burkini ? Est-ce que c'est un sujet anecdotique ou ça en dit un peu plus sur l'état de notre société ?

0:30
David Lisnard

Ce n'est pas anecdotique dans le sens où on a vu apparaître les burkini dans l'espace-lui, sur les plages, notamment après l'attentat de Nice. J'avais pris un arrêté en juillet 2016 parce qu'on avait vu apparaître les burkini. Il y en avait déjà de temps en temps avant, mais c'était résiduel. Mais là, c'était organisé avec une prise de possession de l'espace et des phénomènes de violence. Mon arrêté, je n'avais pas du tout communiqué dessus. Je n'avais pas fait un acte de communication, mais un acte d'exécution, de rétablissement de la tranquillité publique. Et ça avait très bien marché. J'avais expliqué à la police municipale pourquoi on en prenait cet arrêté.

C'était des groupes qui venaient de Toulouse et qui étaient organisés, qui étaient liés aux frères musulmans. Et on avait rétabli l'ordre. Et un mois après, j'avais été attaqué par une officine des frères musulmans locale. Et j'avais gagné au tribunal administratif. D'autres maires avaient pris des arrêtés anti-burkini. Il y avait eu une polémique même internationale. Et le Conseil d'État ensuite, en fin août 2016, avait exprimé qu'on ne pouvait pas interdire ce vêtement. Mais ce que je voulais vous dire, je suis tombé sur l'émission entre deux réunions, pardon, je suis en voiture, c'est que dans les piscines, on a la possibilité de faire respecter l'ordre.

La principale piscine municipale de Cannes, elle est dans un quartier disensible, donc un quartier de Tours, elle est près de la Frière, etc. Pour ceux qui connaissent ce secteur ouest de Cannes-la-Bocat, elle est de 50 mètres, ouverte, etc. Et quand j'ai été élu maire, donc les étés 2015, 2016, 2017, au début, on avait une grosse pression, et donc deux femmes qui venaient en burkini et des gamins qui jetaient des pierres, des caillasses sur les femmes qui étaient en bikini.

Et comme c'est un établissement recevant du public, mais qui peut être exposé à une réglementation, ça fait partie du domaine privé de la commune, ouverte au public, il y a un règlement intérieur qui se fonde sur l'hygiène, mais qui peut aussi se fonder sur la laïcité, parce que cette tenue, elle a évidemment une connotation religieuse assez grotesque, d'ailleurs d'après beaucoup de musulmans, mais ce n'est pas la question, et elle traduit aussi une ségrégation homme-femme. Vous ne voyez jamais un homme en burkini, et pourtant les problèmes de peau, etc. sont les mêmes.

Donc on a interdit de burkini, on a mis la police municipale dans la piscine, ça a duré deux étés, ça a été très tendu, il y avait des intrusions de 30-40 jeunes, on a tenu bon, et maintenant on n'a plus de problème. Et j'ai même une des deux femmes qui m'a dit « Merci M. le maire d'avoir tenu bon, parce que j'ai dit la piscine est ouverte à tout le monde, parce qu'il y avait un débat, est-ce que ce n'est pas une forme de ségrégation, etc.

» Tout le monde peut venir à la piscine, mais il y a des règles de vie en commun, il y a de la décence commune, ça s'appelle la république, la démocratie, qui fait qu'on n'a pas de tenue religieuse et intégrale pour des raisons d'hygiène et des raisons de laïcité dans un établissement public recevant du public. Et ça marche.