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interviewBFM Business· 20 juillet 2022 9 min

Anne-Catherine Loisier (Sénatrice UDI) : Egalim II, une loi "inflationniste par construction"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bfm business good morning business l'interview les professionnels de l'agroalimentaire n'ont pas profité de l'inflation pour augmenter leurs marges c'est la conclusion d'un rapport d' enquête parlementaire sur l'évolution des prix dans la grande distribution c'est un rapport du sénat pour être précis et son rapporteur sa rapportrice on peut dire anne catherine loisier sénatrice eu d y est avec nous ce matin au plateau bonjour mon genre alors est ce qu'on peut dire sans prendre trop de raccourcis que ce rapport dit exactement l'inversé de ce qu'avait affirmé michel edouard leclerc à savoir qu'il y avait des hausses de prix suspecte du côté des industriels de l'agroalimentaire en tout cas ce rapport établit que nous n'avons pas trouvé retrouvez de documents étayant ses dires et que dans les multiples auditions et recherche que nous avons pu faire et bien en fait rien ne vient témoigner d'une d'une augmentation suspecte est exceptionnel en fait d'aider des demandes des industriels ça veut dire quoi concrètement que les professionnels de l'agroalimentaire ont rogné sur leurs marges ou est-ce qu'ils ont répercuté seulement répercuter la hausse des prix des matières premières ça veut dire que quand on observe la situation en france par rapport à nos voisins on se rend compte déjà que l'inflation à ce jour et est moins importante donc effectivement je pense qu'un certain nombre alors les les producteurs et les premiers transformateurs ont répercuté la hausse des prix aux distributeurs mais soit le distributeur ne l'a pas pris en compte et donc à ce moment là c'est l'industriel qui quelque part tu portes le pl loi de l'augmentation des matières premières industrielles de l'énergie sur ses épaules soit l'industriel a pu le prendre et il a en partie soit rogner sur ses marges soient augmentés lui même les prix une tendance qu'on observe en magasin ce que le rapport en tient compte c'est la shr in flash c'est à dire que les professionnels de l'agroalimentaire réduisent les quantités de produits disponibles dans l'emballage on a par exemple dépôt de fromage blanc qui sont passés d'un kilo à 900 grammes pour un prix lui qui n'a pas changé c'est une façon d'assurer la stabilité des prix mais ont réduit les quantités disponibles donc en pratique c'est quand même une hausse de tarifs oui alors ce qu'il faut savoir c'est que des avantages des lois galim c'est qu'elle a effectivement permis la revalorisation des matières premières agricoles à hauteur de trois et demi pour cent ça c'est le plus je dirais du dispositif donc effectivement ça se traduit dans une certaine hausse de ses produits alimentaires mais cette tendance qui consiste à réduire la quantité de produits disponibles vous trouvez pas ça un petit peu c'est à dire malhonnête le mot est fort mais en tout cas pour le consommateur on s'y retrouve pas forcément on me faut que l'information elles soient transparentes pour le consommateur ouais voilà il faut que le consommateur sache qui effectivement il ya eu une revalorisation du prix de sa matière première après je veux pas refaire le débat des états généraux de l'alimentation l'objectif c'est quand même que la matière première agricole soient rémunérés entre guillemets au juste prix pour que l'activité soit viable pour le producteur c'est bien c'est bien ce à l'origine du dispositif d'une manière générale est ce que vous pensez qu'il ya eu un excès de communication de la part des hypermarchés dans un contexte de forte inflation évidemment ils se battent tous pour affirmer qu'ils sont le moins cher ou les moins chers il ya eu beaucoup de communication et on a vu avec michel edouard leclerc des choses parfois inexactes oui il ya beaucoup alors il ya beaucoup de munitions il ya surtout nous ce qu'on constate beaucoup de tension et dans un contexte quand même économique compliqué pour tout le monde donc c'est pas forcément de bonne augure et on se rend compte que finalement on a on a toujours du mal à faire filière à la différence une fois encore de ce qui se passe ailleurs un sous genre intéressant d'observer comment se déroulent les négociations commerciales au delà de nos frontières et on se rend compte que dans la plupart des pays l'inflation effectivement plus importante mais c'est parce qu'il ya aussi un ajustement plus je dirais plus systématique entre le producteur le transformateur et le distributeur qui permet finalement aux producteurs à l'origine de mieux de mieux tenir face à cette phase est cette crise et à l'évolution des coûts en france malheureusement il ya ces grandes tensions et on se rend compte que année après année et galim après galim elle demeure là on touche le coeur du problème vous le dites dans ce rapport la loi et galim 2 doit être adapté à la période actuelle de négociation commerciale permanente on va d'abord rappeler la loi et galim elle fixait le cadre des négociations qui en théorie devait s'achever à la fin du mois de février tout à fait le cadre a changé alors en fait disent qu'il faut comprendre c'est que les lots et galim kigali main et égale m2 on sont issues des états généraux de l'alimentation donc ce grand débat entre les agriculteurs les transformateurs et les distributeurs pour essayer de retrouver un meilleur équilibre parce qu'on le sait on le voit année après année le nombre de nos agriculteurs diminue y vivent des situations de tension de suicides voilà donc l'idée c'est comment mieux les rémunérer mieux faire en sorte qu'ils puissent assumer et nous et nous nourrir donc égalisé à sanctuariser en fait la part des matières premières agricoles le coût de production liées aux matières agricoles pour que le premier acheteur le transformateur et le distributeur rémunère plus en fait est que ça revienne à l'agriculteur alors tout ça et donc par nature inflationniste puisque sa part du principe qu'il faut prendre en compte les coûts de production du producteur est aujourd'hui dans un contexte en plus inflationniste et bien on voit les limites puisque on atteint les limites sont celles en fait du pouvoir d'achat jusque là on est dans des dents des augmentations à deux chiffres est ce que ce débat il est pas un petit peu démagogique si on interroge les français ils sont majoritairement favorables à la protection du revenu des producteurs et en particulier vous l'avez souligné des agriculteurs pour autant beaucoup de français ne souhaite pas voir les prix augmenter en magasins démarrent souvent le consommateur à des injonctions contradictoires arrivée de la qualité mais pas cher voilà donc je pense que c'est exactement mais voilà et et tout le monde parle d'alimentation saine et durable mais elle doit être de se faire un coup toujours toujours moindres donc je pense que ce qui est important de dire et à mon avis les consommateurs le comprennent aujourd'hui c'est que une alimentation de qualité ça se paie et l'alimentation de qualité ils y tiennent on voit les produits les circuits courts voilà toute la tendance donc je crois qu'il ya une explication à fournir et puis après il ya une transparence à obtenir de manière à ce que ce prix soit effectivement justifiée et que ce prix est effectivement dans les poches de l'agriculteur en tout cas cette loi et galim 1 puis 2 n'a pas réussi à équilibrer de manière satisfaisante le rapport de forces entre producteurs et distributeurs non mais il faut reconnaître qu'elle a quand même permis une augmentation ce que je vous disais de 3 5% des les matières premières agricoles et de l'avis de l'ensemble la profession agricole c'est déjà une première étape franchie après elle se heurte elle pallie aujourd'hui du contexte inflationniste qui qui l'empêchent en fait de pouvoir fonctionner comme chacun aurait souhaité dans un contexte d'inflation évidemment les français s'inquiètent pour leur pouvoir d'achat la loi pouvoir d'achat est en discussion à l'assemblée nationale vous êtes sénatrice donc ce sera dans un dans un deuxième temps un mot peut-être sur cette loi pouvoir d'achat avec des mesures qui selon l'opposition ne sont pas assez ciblées et pas assez importante quel est votre regard sur la loi telle qu'on la connaît aujourd'hui le projet de loi je pense qu'elle est très attendue par nos concitoyens et qu'elle est absolument essentiel pour décrisper le climat qui arrivera certainement être au mois de septembre on sent on parle de l'inflation parle de la rentrée on va voilà on sent que nos concitoyens vont être confrontés à des réelles difficultés économiques dans un contexte où il ya déjà eu derrière nous les gilet jaune détention une paupérisation donc à mon avis c'est un rendez vous très important et le sénat fera un certain nombre de propositions le la critique qu'on entend le plus souvent c'est qu'il faudrait tout simplement relever les salaires qu'est ce que vous en pensez oui alors c'est d'abord le débat des présidentielles des législatives je pense qu'aujourd'hui avec un salaire que nous connaissons sur nombre de nos concitoyens n'arrive pas à vivre après je pense qu'il faut faire attention à la spirale inflationniste parce que le risque d'augmenter de manière peut-être enfin il réfléchit ou pas bien appréhender les salaires aime le risque derrière c'est que les prix encore suivent oui l'autre débat c'est évidemment le ciblage de ces mesures si on cible les français des plus pauvres les revenus les plus faibles et un risque de paupérisation pour toute la tranche qui est au dessus de ce dernier décile oui c'est l'éternel souci et je pense que l'ambroisie nos causses le curseur c'est ça voilà c'est ça et ça nos concitoyens ont très bien montré notamment lors des défilés jaune il ya toute une frange de la classe moyenne qui travaillent qui se lèvent tôt le matin et qui à chaque fois ne pas bénéficier d accompagnement qui sont pourtant qu'il leur serait bien pourtant nécessaire donc vraiment l'enjeu ça va être de pouvoir accompagner ces foyers une question très théorique je vous le concède mais est ce que c'est vraiment le rôle du gouvernement de s'occuper de l'inflation on nous a toujours appris dans les cours d'économie que c'était plutôt le rôle de la banque centrale de s'occuper de la hausse des prix de la stabilité des prix en l'occurrence et que les gouvernements à travers leurs politiques budgétaires s'occupait plus tôt de la croissance ouais mais je pense que face aux difficultés auxquelles sont confrontés il ya un enjeu social un enjeu de cohésion et que c'est absolument nécessaire à mon sens que le gouvernement s'en empare merci beaucoup anne catherine loisier sénatrice udi rapporteur de la commission d' enquête du sénat sur l'inflation et les romains les relations commerciales merci d'avoir été avec nous en plateau ce matin

Anne-Catherine Loisier (Sénatrice UDI) : Egalim II, une loi "inflationniste par construction" — Anne-catherine Loisier · Pourquijevote