La France se smicardise : Alain Madelin explique pourquoi c'est réversible
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les 10 prochaines années seront les 10 années les plus fabuleuses de toute l'histoire de l'humanité. Vous avez façon, vous devriez être fantastiquement optimiste. Ils ne le sont pas.
Ils ne sont pas. C'est un c'est un énorme problème parce qu'on a appris à vos enfants que la catastrophe climatique était là, que la seule réponse c'était pas de croissance et la bonne réponse c'était de pas faire d'enfant. C'est absurde.
Déjà l'état dépensé trop. Alors qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai donné l'exemple qui reste à suivre.
J'ai diminué le budget de mon ministère. Les entreprises, elles reçoivent énormément de subventions. C'est sans doute le secteur, je vais me faire reprendre quand je vais dire ça, mais c'est pas grave.
C'est la réalité, le plus assisté de France. D'un côté, on prend énormément d'argent aux entreprises et de l'autre, on leur en donne beaucoup. Est-ce que c'est pas le moment de faire un peu un clearing entre tout ça ?
Renez compte, 400000 lambes qui vous empoissonnent votre vie. On écope une piscine avec une petite cuillère et dans le même temps, il y a les vannes qui sont grandes ouvertes. La simplification par en haut, ça ne marche pas. aurait dit c'est difficile de demander à ceux qui ont créé le problème de les régler.
On a smicartisé la société française. Et vous avez dit que dans les années 70, on mettait 10 ans doublé son salaire. Aujourd'hui, il faudrait 78 ans.
Et Macron qui a de bonnes idées, mais Macron a commis une erreur. C'est qu'il a dit. Bienvenue à tous et toutes dans ce nouvel épisode d'Apoil et sans filer.
Aujourd'hui, j'ai la chance de recevoir Alain Madelin, le grand pont du libéralisme français que je vais vous présenter juste après. Euh voilà, merci encore d'être de plus en plus nombreux à écouter ce podcast. Si vous aimez mon travail, n'hésitez pas à mettre 5/5 sur les plateformes audio et aussi à vous abonner en vidéo parce que voilà, je suis un podcast indépendant et c'est comme ça que ça récompense mon travail.
Donc sans plus attendre, je vous présente Alain et on va rentrer dans des sujets vifs sur l'économie et comment les entrepreneurs peuvent s'en sortir en 2026. Bonjour Alain. Bonjour.
Alors, je vous présente avec mon petit téléphone. Euh, la dernière fois que je vous ai vu, c'est il y a quelques semaines sur scène avec cette phrase choc que vous avez dit, "Il faut désormais 78 ans pour doubler son salaire versus 10." Ça vous a frappé ?
Oui, ça m'a frappé. J'en ai même fait un post LinkedIn qui qui est cartonné. Euh donc, on en parlera.
Euh Alain Malin, vous avez passé près de 30 ans à l'Assemblée nationale, trois fois ministre entre 1986 et 1995, à l'industrie, aux entreprises puis à l'économie. En 95, vous quittez Bercy après 101 jours trop libéral selon votre camp. En 2002, vous êtes candidat à l'élection présidentielle. 3,91 % des voix mais une ligne claire, moins d'état, plus de liberté.
Après la politique, vous entrez dans le monde des affaires, vous êtes administrateur de société et vous êtes aussi investisseur en ETI comme en start-up. Vous avez vu le pouvoir de l'intérieur, vous avez vu aussi l'entreprise de l'intérieur. Alors aujourd'hui, on va se poser trois questions.
Est-ce qu'on peut vraiment changer les choses quand on est au pouvoir ? Est-ce qu'on doit couper l'État à la tronçonneuse ou est-ce qu'on va continuer à se faire prélever toujours plus ? Et enfin, est-ce que la France aime toujours ses entrepreneurs ?
Et de quoi ont-ils besoin pour réussir en 2026 ? Très bien. Ça va comme programme.
Très bien. Allons-y. Formidable.
Première question que je pose à tous mes invités. C'est quand la dernière fois que vous êtes senti à poil et sans filet ? Je pense que vous voulez dire par là.
Donc démuni, je dirais dans une situation peut-être un peu plus incertaine, un peu écoutez, j'ai un tempérament optimiste. Chaque fois qu'il y a une difficulté, je rebondis dessus. Il y a un problème donc il y a des solutions.
D'accord. Donc vous êtes vous avez vous vous Oui. Non, je suis je suis vraiment optimiste.
Et vous allez parler des difficultés bien évidents du pays, des difficultés des entreemises. Bon, il y a des difficultés, on va les surmonter. Hm.
Quand vous êtes arrivé ministre pour la première fois, qu'est-ce qui vous a le plus choqué dans l'appareil d'État, dans la dans la machine de l'État ? Rien. Le record rien.
Parce que le problème c'est pas ce qui me choque. Le problème c'est ce que vous voulez faire et ce que vous pouvez faire. Alors ce qui me choquait, moi j'étais l'héritier d'un gouvernement socialiste qui avait fait quand même pas mal de bêtises.
Il y avait des entreprises nationalisé bah on les a on les a privatisé et puis on a fait des tas de choses. Moi dans mon domaine qui était à l'époque l'industrie, mais j'avais aussi les télécom, j'avais aussi le tourisme, j'avais pas mal de de responsabilités dans toute cette question. Euh je crois qu'on a pris hardiment les problèmes.
Bon déjà il y avait déjà l'état dépensé trop. Alors qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai donné l'exemple. qui reste à suivre.
J'ai diminué vraiment diminué le budget de mon ministère. J'ai supprimé des organismes inutiles, un peu à la tronçonneuse. Euh, les supprimé et puis ça a plutôt bien marché parce qu'on a privatisé par même d'ailleurs si vous regardez les courbes du progrès industriel, les deux années qui ont suivi mon action au ministère ont été de assez bonnes années pour l'industrie.
Tout le monde disait il supprime des fonctions, il suppriment des directions, il suppriment ça va être un choc pour l'industrie. Non, ça a été un bienfait pour l'industrie. Vous savez, j'avais cette réflexion à l'époque, toutes les subventions que l'on donnait, je voyais des gens, je vais vous raconter une petite anecdote.
J'étais dans un salon de la machine outil et je visite et puis je vois des chefs d'entreprise qui arrivent après avoir déjeuné à 4h de l'après-midi et qui me parlaient de leurs problèmes et j'ai il demandait de l'argent à l'État. Je crois que c'était le 13e plan machine outil que j'aurais dû signer. Ça me surprenait un peu.
Euh en réalité, ils avaient vécu pour pas mal à crédit sur les machines outils qu'ils avaient confisqué à l'Allemagne au lendemain de la guerre. Euh et puis euh bah il vivait de plan et en réalité je me suis aperçu que chaque fois que nous donnions une subvention, on prenait l'argent au bon pour le donner à des moins bons. Et quelques temps après, je visite le le chalon de la magine outil. de gens d'entrepreneurs du textile là, des jeunes qui sont formidables qui avaent pas vraiment de subvention mais qui était extraordinaire et ça m'est resté ça.
Euh on a tendance à prendre de l'argent bon pour le donner au mauvais. Alors les bons, ils sont ralentis et les mauvais bah ils survivent un peu et puis quelques temps après, bah ça se passe mal. Et donc euh bah j'ai pas fait de plan de machine outil mais on a quand même aidé par des règles du jeu horizontales he moins de fiscalité, moins de prélèvement, moins de subvention aussi à l'arrivée.
Et ben ça marche. Aujourd'hui, vous avez un problème. Tenez, je je parce qu'on avait un point presse ce matin sur cette question.
Les entreprises, elles reçoivent énormément de subventions. C'est sans doute le secteur, je me faire reprendre quand je vais dire ça, mais c'est pas grave, c'est la réalité, le plus assisté de France. Alors, il y a des chiffres qui circulent, il y a un rapport parlementaire, il est discutable. 217 milliards de subventions aux entreprises.
Non, c'est pas autant. Mais si vous regardez euh on dépasse la centaine de milliards, hein. C'est énorme.
C'est énorme. Et dans le même temps, vous avez une fiscalité énorme sur les entreprises. On a le record du monde sans doute de la fiscalité sur les entreprises.
Alors, réfléchissons. D'un côté, on prend énormément d'argent aux entreprises et de l'autre, on leur en donne beaucoup. Est-ce que c'est pas le moment de faire un peu un clearing entre tout ça ?
Bah, on va donner moins de subventions aux entreprises. Faut pas le faire du jour au lendemain parce qu'il y a des tas d'entreprises qui dépendent de ces subventions. On va essayer de lisser ça dans le temps et puis on va en revanche faire une fiscalité beaucoup plus compétitive, beaucoup plus avantageuse pour les entreprises.
C'est un grand truck. Bah, on a tous à y gagner. Voilà.
Bon exemple, très bon exemple. Ça fait à peu près 3 ans qu'il y a un record de défaillance d'entreprises en France, en particulier des PME. Euh est-ce que vous diriez que euh justement c'est les mauvais qui ont su qui ont pris l'argent de l'État parce que c'était les PGE du Covid donc les les préatau zé et cetera et qui maintenant sont en train de décéder euh où est-ce que euh c'est un peu injuste tout ça ?
Stop. Un instant dans votre épisode, mes potes me demandent souvent, j'aimerais bien investir dans la crypto mais j'ai peur d'investir au mauvais moment et c'est compréhensible vu le mouvement volatiles du marché surtout récemment. Pourtant, il y a une technique, la seule qui a prouvé son efficacité, c'est le DCA dollar cost aing.
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D'abord faut regarder he les statistiques. Vous avez dedans les auto-entrepreneurs. On a fait les auto-entrepreneurs.
Les auto-entrepreneurs, c'est un truc formidable. Juste une petite anecdote là-dessus qu'on a imaginé les les entrepreneurs. Ensuite, c'est Nvellie qui les a qui les a amené jusqu'au bout. euh mais euh c'était ministre des entreprises en 94, on avait fait une réforme pour les entreprises et cera et dedans il y avait la possibilité de de faire des auto-entrepreneurs.
On l'avait fait, il y avait même pas d'internet, il y avait rien. On a fait le l'ancêtre du statut des auto-entrepreneurs. Euh et euh à ce moment-là, on pensait que c'était parti.
Non, parce que il y a eu une la justice tribunal des conflits et cetera avec Fabius qui quelques temps plus tard quand les socialistes sont venus au pouvoir, ils ont cassé ça. Ils ont dit "Non, on peut pas être auto-entrepreneur. Vous êtes ou salarié ou vous êtes entrepreneur mais entre les deux, il y a pas de place." Bon euh et donc il a fallu attendre Herv Novelli qui a permis la formule juridique qui a donné l'indépendance juridique enfin aux auto-entrepreneurs.
Je vais pas rentrer dans le détail mais c'est ça mais c'est ça l'idée. On a perdu énormément de temps. Les auto-entrepreneurs, c'est une formidable vivier mais il y a beaucoup qui meurent hein.
Il y a beaucoup qui naissent. Il y a plus de berceau qu'il n'y a de décès. Euh tant mieux, mais il faut pas compter ça dans la le décès des entreprises.
Oui, il y a 1,1 million d'entreprises qui sont créés chaque année en France. Le truc important d'ailleurs dans cette histoire, c'est marrant, c'est que la bonne idée c'était déjà le mot auto-entrepreneur. Euh si vous regardez la cartographie internationale, ça existe dans tous les pays, mais on appelle ça les selfemployed.
Je suis auto-employé. Ouais. Moitié entrepreneur, moitié salarié.
Auto-entrepreneur, c'est quand même plus valorisant. Qu'est-ce que tu fais toi ? J'ai mon entreprise.
En réalité, les petites défaillances des auto-entrepreneurs n'ont rien à voir avec les vraies défaillances d'entreprise. Cela étant, il y en a il y en a eu avec la crise de Covid parce que beaucoup d'entrepreneurs ont survécu grâce aux subventions du Covid puis il y a eu un moment de de vérité. Donc la défaillance d'entreprise c'est important mais ce qui m'intéresse c'est c'est la balance.
Ce sont les naissances. Tant que les naissances sont supérieures aux défaillances, le pays se porte bien. Est-ce qu'il faut plus compter ?
La France, c'est un tissu, c'est 80 % de PME, hein. Je pense que les les bois qui font plus de déjà 1000 salariés, c'est 5 % des entreprises en France. 80 % c'est des PME.
Alors après des PME ou des TPE et donc peut-être qu'effectivement là-dedans, je connais pas exactement le chiffre mais probablement une grande majorité de TPE donc d'autoentreprise. Est-ce qu'il faut c'est pas la même chose hein. Comment le TPE c'est pas la même chose ?
Oui, TPE ça peut être jusqu'à 5 salariés mais c'est vrai mais bon dedans il y a énormément de Mais selon vous en France il faut parier sur quoi ? Est-ce qu'il faut parier sur ce tissu de PME ? Est-ce qu'il faut parier sur les grands groupes ?
Est-ce qu'il faut parier sur l'avènement du freelancing donc des auto-entrepreneurs puisque c'est le marché du travail des structur c'est la grande famille des auto-entrepreneurs. C'est la grande famille. On a besoin de tout.
On a besoin de toute la câ. On peut pas dire "Ah bah tiens les petits je les supprime ou les grosses je les punis." Non on a besoin de toute la câble.
Et on a besoin aussi bien évidemment des hyper entrepreneurs, exemple de la silicone vallée. Il y a un truc qui est marrant là, il y avait un autre entrepreneur là euh qui a été euh embauché par Anthopique avec un Golden Hello. Le Golden Hello, vous savez ce que c'est ?
C'est que pour vous attirer chez moi, je vous donne super bonus dès le début. Vous savez le super bonus qu'il a eu ton entrepreneur ? Je sais pas.
Se compli j'imagine. Non, 1 milliard 1 milliard 1 milliard de dollars. Ouis. c'est la démesure américaine.
Ouais. Oui, mais c'est la démesure américaine pas tout à fait. Euh parce que vous avez le moteur du futur qui arrive frappe très fort à notre porte.
Le moteur du futur c'est l'hypercapitalisme. Les hyper entrepreneurs qui font un hyper capitalisme. Et ça, on en parlera peut-être tout à l'heure.
C'est c'est fabuleux ce qui est en train de se passer. Donc on a besoin de ces hyper entrepreneurs qui tirent qui tirent le petit entrepreneur. Le type il a il a sa petite entreprise brutalement un milliard.
Ça fait longtemps qu'on se disait mais on va avoir des auto-entrepreneurs qui vont être merveilleux, qui vont réussir à rentrer directement chez les grands. Bah c'est c'est fait là. fait, ça va très très vite aujourd'hui.
Donc on a vraiment besoin de toute la gamme et particulièrement dans la société qui vient, vous allez avoir des tas de nouveaux métiers qui vont se créer. Les nouveaux métiers, des mini entrepreneurs qui les imaginent. Ces nouveaux métiers, les robots vont en faire beaucoup. va y avoir les RIA et les robots qui vont changer énormément de choses.
Mais vous allez avoir de nouveaux métiers qui vont être plus liés, j'allais dire aujourd'hui les entreprises sont liées à au pouvoir de vivre, hein, c'est-à-dire je vous donne de quoi vivre et vous vivez plus ou moins bien suivant l'argent que que vous gagnez. Je pense qu'il va y avoir toute une gamme de nouveaux métiers qui vont être le savoir-vivre. savoir vivre, c'est-à-dire retrouver un peu l'humain, les métiers de l'humain.
Juste un exemple, je sais pas si vous êtes comme moi, mais vous avez un problème, vous téléphonez, si vous tapez un taper 4, c'est pas possible, on en a marre de ce genre de truc. Et dans des pays qui sont aujourd'hui en avance, vous c'est drôle parce que vous avez un retour de l'humain. Bonjour monsieur Madelin et vous avez des sortes de services qui sont très très bien faits mais vous êtes vous êtes vous-même.
Ça c'est formidable ça. C'est un petit exemple. Donc à votre sens quand on parle c'est Schumpetter l'économiste qui dit la destruction créatrice ce que Lia va détruire par exemple en automatisation en processus et cetera va refaire revenir du de l'humain selon le monde n'est pas bon. la destruction créatrice.
D'ailleurs, en anglais, on dit créative destruction. En réalité, c'est d'abord la création. On crée quelque chose et ce qu'on a créé la voiture, bah la calèche, elle va elle va mourir après.
Mais donc c'est ça qui est important, c'est on détruit pas d'abord, on crée. Et le monde qui va est un monde d'opportunités créatives inimaginable. Inimaginable. les 10 prochaines années.
Vous avez été frappé par ce que je disais sur la croissance. Les 10 prochaines années seront les 10 années les plus fabuleuses de toute l'histoire de l'humanité. Bah vous avez un point de vue bien obtenu parce qu'en effet en France on aime bien crier en disant que l'air va tout détruire, que l'économie est en berne par les Chinois et les amis.
Vous aimez je sais pas je je peux pas le faire, j'ai pas de tableau. Je vais essayer de vous le dire. En réalité, nous vivons pas une crise, nous vivons une mutation de la civilisation.
Il y a eu la civilisation agricole, pas de croissance. Vous avez eu ensuite la civilisation industrielle, disons 1760 1770, la civilisation industrielle qui arrive et puis là de la croissance hein. Euh je mélange du travail, je mélange du capitale, je mélange le génie du créatif et puis bah ça fabrique de la croissance.
Dans la premier cas, la richesse, elle était produit quand même un peu de la violence. L'esclavage, le servage, les guerres, le pillage, c'était quand même ça. Là, c'est tout à fait différent.
Là, la richesse c'est c'est le talent humain qui va fabriquer de la richesse. C'est un bonus la différence de précédemment. Et puis là, on a muté.
Allez, 1970, la vraie mutation, le choc du futur. Un livre formidable qui était à relire d'Alvin Tefler. 1970, c'est aussi l'invention du premier microprocesseur l'intelat, c'estàdire notre entrée dans la civilisation de la connaissance numérisé.
Et là, allez, zéro de croissance petit peu avec la société industrielle et là qu'est-ce qui se passe ? Ce qui se passe, c'est une croissance exponentielle. 1970 la premier première chips.
Vous voyez aujourd'hui on est en 2025, on a dû faire un progrès considérable. D'ailleurs, le progrès il est dans votre poche. C'est le smartphone.
Vous avez plusieurs dizaines de millions de fois l'informatique qui a envoyé un homme sur la Lune. Bon, c'est extraordinaire ce que l'on a fait. Mais imaginez que en 1970, j'ai commencé à tracer la courbe du progrès.
La courbe du progrès, c'est la connaissance numérisé, c'est la loi de Mour. La vitesse, c'est-à-dire qu'on multiplie la vitesse par 2 tous les 2 ans. H tous les 2 ans.
Puiss imaginez que je me donne 2045 tout de suite hein. 2045 dans 20 ans. 2045 comme sommet.
Je donne la date de 2045 parce que dans la littérature de la silicone vallée, ils avaient un peu ça comme sommet. Et là, c'est là où vraiment l'intelligence artificielle aura dépassé l'intelligence humaine. Ça sera un sommet merveilleux.
Donc nous partons en 1970. Nous montons, nous montons, nous montons et j'arrive en 2045 à la vitesse de la loi de Mour. Je double tous les 2 ans.
Nous sommes 20 ans juste avant. Nous avons pas fait déjà 55 ans. Vous savez à quelle altitude nous sommes ?
Non. Vous n'êtes pas les mat c'est la loi, c'est une exponentielle. En réalité doubler la vitesse tous les c'est une exponentielle.
Donc j'ai commencé là je suis en 2025, j'ai fait le sommet de l'Himalaya c'est 8848 m 8848 m. J'ai fait 8 m. 8 m.
Et maintenant, c'est ce qu'on appelle dans une exponentielle, c'est le pied de l'exponentiel, c'est le moment de l'explosion. Nous sommes là et nous allons faire les 8840 m. Les 8, nous allons les faire dans les 20 ans qui viennent.
Et encore maintenant, les gens disent avec le Cantom, avec et cetera, ça va peut-être encore aller plus vite. Donc les 10 prochaines années sont les plus fabuleuses de l'histoire de l'humanité. Mais vous n'avez pas peur quand même ? parce que évidemment tout ça c'est un c'est un pouvoir énorme, une transformation radicale de la société, de l'économie et cetera.
Non mais ça vous explique que je suis optimiste. Ouais, mais j'entends j'entends mais c'estàd que pour vous par exemple quand on dit un c'est c'est dans d'ailleurs c'est dans le le film Batman pour reprendre une référence assez triviale mais qui dit un grand pouvoir doit s'accompagner de grandes responsabilités bien sûr donc on a des des dirigeants qui sont de plus en plus radicaux dans leur façon de fonctionner he soit de droite ou de gauche socialiste ou libéraux on on s'en fiche mais un Trump qui est quand même essaie de faire intervenir l'État en tout cas sur le plan sécuritaire de façon beaucoup plus forte la Chine évidemment c'est c'est une un voilà un totalitaire isme ça arrive aussi en Europe qui ça vous ne craignez pas que ce pouvoir beaucoup plus important de manière générale la technologie beaucoup plus importante ça ça pèse sur la liberté des gens vous qui êtes libéral alors j'avais pas pensé à la à la citation de Batman mais c'est quand même vrai que pour un libéral la liberté c'est pas la liberté sans fr c'est la liberté avec la responsabilité et c'est un énorme problème peut-être qu'on en dira un mot tout à l'heure mais aujourd'hui on a renié rené regé les libertés et du où on a un phénomène, c'est la boessie, la servitude volontaire. On a un phénomène qui est un phénomène un peu de servitude.
On s'habitue à la servitude. Euh c'est c'est dramatique parce que du coup la servitude elle vous enferme et plus un pays a de servitude moins il va pouvoir saisir les opportunités du du progrès. Et c'est le problème de la vieille Europe là en ce moment qui a quand même tourné un peu le dos la responsabilité qui est en cas de normes et cetera.
La preuve d'ailleurs, c'est que vous avez une innovation immédiatement dès le berceau. Vous avez toute une série de normes qui arrivent et cetera pour freiner cette innovation. Le CNRS vient d'interdire l'usage de l'IA dans Oui, j'ai vu ça.
J'ai vu ça. Il y a quelques raisons. Mais bon, mais globalement vous avez raison.
Globalement, vous avez raison. Bon, c'est c'est dingue. C'est absolument dingue ce que nous vivons aujourd'hui.
Les Américains s'en moquent parce qu'ils disent "Bah, nous, on invente quelque chose. Pendant ce temps-là, les Européens, ils inventent la réglementation. Donc ça ça fait sourire, ça fait sourire mais il y a il y a un peu de vrai.
Donc la liberté bien sûr elle s'accompagne de la responsabilité mais le monde qui vient c'est ça. C'est liberté plus responsabilité. C'est pas liberté sans frein.
Alors, vous avez pris un exemple de ce qui est en train de se passer à l'échelle géopolitique et vous avez raison parce que moi je suis un libéral et le libéral que je suis, avant d'être un économiste, hein, on est des philosophes, hein. C'est-à-dire que le libéralisme, il commence à 4 siècles avant Jésus-Christ. Ce fole antigone, le méchant créon, la gentille antigone, c'est plus compliqué que ça, mais admettons, la gentille antigone qui dit au-dessus des lois que les hommes peuvent faire, il y a les lois de la nature qui ne peuvent m'interdire d'enterrer mon frère.
Effectivement, Créon avec quelques raisons de la raison d'État voulait interdire à Anticone d'enterrer son frère. Et ça c'est l'éveil de la conscience. C'estàd que au-dessus des lois des obes, il y a quelque chose là, c'est la conscience.
Et le libéralisme, c'est ça. C'est-à-dire au-dessus de la force, il y a des droits inés en tant qu'être humain, vous et moi, que nous avons en tant qu'être humain. C'est pour ça qu'ils sont universels.
D'ailleurs, la déclaration des droits de l'homme, elle sera universelle. Elle s'appellera aussi déclaration parce que c'est bien idée que ce ne sont pas les hommes qui ont inventé les droits de l'homme. On les déclare parce qu'on pense qu'ils sont déjà dans la nature.
Hm. On ne fait que les les révéler. Et donc ça c'est essentiel parce que dans les droits de l'homme, il y a d'abord ce triomphe du droit sur la force.
Le pouvoir doit être asservi à une idée supérieure. D'ailleurs, c'est ce qui se passe en principe. Prenez les États-Unis, prenez la France et au-dessus, vous avez un gardien de ces droits fondamentaux.
Ça s'appelle un conseil constitutionnel, ça s'appelle la Cour suprême aux États-Unis. Et quand il y a quelqu'un, je dis n'importe quoi, qui abuserait de sa force pour mettre des droits de douanes à tout le monde, bah il y a le cour la Cour suprême qui est là. Et les juges sont libres, ils ont peut-être été trompistes et cetera. en conscience, je pense que ce n'est pas bien et je vous sanctionne pour ça.
Donc c'est cette idée-là. Alors c'est quand même vrai que l'histoire, elle est faite de cette lutte entre la force et le droit, qu'il y a allez la plupart du temps le triomphe de la force mais qu'il y a des périodes de droit. même la monarchie avant d'être absolue, la monarchie c'était l'idée que il y avait les lois fondamentales du royaume et il y avait même à l'époque chez les rois cette formule merveilleuse.
Quand quelqu'un venait leur demander quelque chose, les lois fondamentales du royaume me mettent dans l'heureuse impuissance de de faire ce que vous me demandez. et il y avait conscience qu'il y avait des notamment tout même la féodalité, je veux dire tout ça il y a c'était il y a toujours eu cette idée puis elle va germer dans les siècles, elle va être portée par le souffle du christianisme et puis et cetera et cetera. Donc c'est cette idée qui va s'affermer et on pouvait penser avec la chute de l'empire soviétique avec l'évolution que l'on voyait en Chine et cetera que maintenant le droit il avait quand même triomphé pour quelques temps.
Patatra, les empires totalitires, le retour de Poutine, l'Iran, la Chine, la Corée et cetera et hélas les États-Unis aujourd'hui. Donc c'est un vrai problème, je vous le cache pas. Je pense que c'est un problème éphémère.
Mais peut-être que je me trompe mais je pense quand c'est que Jing Ping a fait voter il y a déjà 10 ans le fait d'être pouvoir être président à vie ou que Poutine n'a pas l'intention de céder le pouvoir et que Trump on se demande aussi euh voilà qu'est-ce qui éè quoi comme vous le voyez euh en Chine il a été obligé d'emprisonner je sais pas très bien comment ça se passe mais le chef d'étatmajor de son de son armée de son chef pour nous qui étons des observateurs on savait qu'il y avait quelque chose qui se préparait là malheureusement que si ping Il l'a su aussi et ça a donné ses arrestations. Mais regardez tous ces dictateurs, ils vivent dans des voitures blindées, ils se déplacent dans des trains blindés. C'est pas par la peur de l'étranger, c'est par peur de leur propre peuple.
Donc voilà, c'est pas la conscience, c'est dans les têtes de chacun. Et à un moment donné, toujours une minorité de gens qui se disent "Non, mais on peut pas continuer comme ça." H et en plus comme ce sont c'est de la violence, la violence, vous regardez ce qui se passe en Iran, c'est sanglant. souvent et est évident que aucun homme n'a tué ni torturé.
Ça prouve bien qu'il y a des droits un peu supérieur qui existe chez tous les hommes et dans tous les empires. Hin voilà donc c'est ce que je suis en train de vous dire. Ceci me rend, j'espère optimiste en disant c'est une mauvaise période de l'histoire et comme de toute façon nous avons là une vague de transformation de la société qui repose malgré tout sur la liberté euh et ben ils vont pas résister.
Alors exemple contraire, vous pourriez me le dire si j'étais à votre place, je vous dirai mais monsieur et la Chine la Chine parce que c'est quand même un pays qui allie les fortes technologies et en même temps un empire totalitaire. problème. C'est vrai qu'il faut le regarder en face.
C'est plus compliqué que ça parce que la Chine en réalité est un régime capitaliste, très très capitaliste. Euh, ils ont 30 % peut-être même moins de prélèvement obligatoire. On a le double.
Le pays communiste, c'est nous, c'est pas la Chine strictement d'un point de vue économique. Et puis aussi, ils sont pour le libre échange dans leur intérêt sans doute, mais pas seulement. C'est une conception fondamentale.
Ils sont aussi quand vous regardez les start-ups en Chine, la compétition est féroce. L'État ne cherche pas à piquer le gagnant. Nous en France ouais mais il y a des gens qui se bousculent un peu.
On va essayer de choisir le gagnant. Non, ils disent non, il y a un gagnant et le gagnant il va gagner et puis ensuite on verra si on l'aide un peu et cetera. France la subvention quoi.
On c'est la grande différence. Il y a une différence entre à un moment donné l'État qui commande et qui dit voilà ce que vous devez faire, je vous norme, je vous et cetera et cetera et puis l'État qui passe commande, c'est tout à fait différent. À un moment donné, bah vous avez une t vous êtes le champion, je vous passe commande et je vous aide.
C'est ça ne me chèque pas ça. Vous voyez ? Donc voilà pourquoi fondamentalement je reste optimiste malgré les obstacles réels que vous venez de soulever.
Et puis il y a aussi d'autres obstacles qui existent bien évidemment, c'est au fond jusqu' est-ce que ceci n'ann pas la liberté ? Et les robots est-ce qu'ils vont pas se révolter et cetera et cetera. Il y a plein de questions qui se posent mais je pense que ces question ça pose ça pose des problèmes.
Les problèmes ont déjà on voit à peu près les solutions et avons un drame c'est que nous en France on a peur de ce futur là où les gens ailleurs c'est extraordinaire. Mais quel formidable rêve pour la jeunesse. Écoutez, je viens de vous dire les 10 prochaines années les plus formidables de toute l'histoire de l'humanité.
Vous êtes jeune, vous avez 20 ans, vous devriez être fantastiquement optimiste. Ils ne sont pas ils ne sont pas. C'est un c'est un énorme problème parce qu'on a appris à vos enfants que la catastrophe climatique était là, que la seule réponse c'était pas de croissance et la bonne réponse c'était de pas faire d'enfant.
C'est absurde. Donc il faut absolument changer cette culture. Euh bah c'est c'est du boulot.
S'il y a des travails, c'est pas gagné. Mais il faut le faire. En tout cas, j'apprécie votre optimiste.
Ça donne envie, je vous dis, j'ai deux enfants, moi, donc je préfère être dans un monde optimiste. Donc, on se l' dit, on a on a troqué de la sécurité, la liberté contre de la sécurité, hein. C'est un pe ce qui s'est passé à la fois sur plein de plans mais aussi notamment.
Et vous qui avez été vous qui avez été ministre, donc qui av été dans l'exercice du pouvoir qui avait côtoyé des grands dirigeants, vous avez côtoyé, vous étiez à l'époque Chirac dans ce ministère et cetera, vous avez démissionné un jour en 95 en vous disant bah la France est trop étatique en fait, elle est trop socialiste. C'est ça qui vous est-ce qu'on peut transformer la France làdessus ? C'est un peu plus compliqué que ça.
C'est parce que j'avais présenté à ce moment-là des réformes, notamment des réformes de la sécurité sociale, des réformes fiscales et cetera et que je sentais que le premier ministre n'était pas d'accord avec moi. Moi, je suis pas là pour faire de la figuration, je suis pas là pour exécuter, je suis là pour faire les réformes auquel je crois. Vous pensez que vous avez pas les mê moyens, bah partez.
Dire, c'est ça me paraît ça me paraît relativement normal. Si j' avais pensé que je pouvais les faire, que je pouvais les poursuivre malgré tout, euh je l'aurais sans doute pas fait. Peut-être que je me suis trompé, j'en sais rien.
Euh mais euh toujours est-il que euh l' question importante, c'est de savoir à un moment donné d'avoir un pack de dirigeants qui partagent la même idée. Et là, j'aimerais bien qu'il y ait dans l'avenir un pack de dirigeants qui partage ce que je suis en train de dire sur le progrès. Le pour c'est formidable.
Qu'est-ce qu'on peut faire pour l'accompagner ? Qu'est-ce qu'on peut faire pour déverrouiller le futur ? Parce que le futur pour l'instant il est verrouillé en France.
Et ça donne cette effectivement c pessimisme que nous avons sur l'action politique elle-même. Quand vous avez une action politique qui se mêle de tout jusque dans votre vie presque intime en permanence en multipliant les normes et les lois. Euh bien évidemment, à partir de ce moment-là, euh vous avez le sentiment que vous êtes verrouillé dans un carc vous ne pourrez pas en sortir.
Je viens de lancer une campagne là, euh ça va, je pense qu'elle va décoiffer un peu. Je dis il y a 400000 normes en France, vous rendez compte 400000 normes qui vous empoissonnent votre vie et compris d'ailleurs les normes récentes écolo et autres. J'ai je suis un défenseur de l'écologie depuis toujours, mais de l'écologie positive, pas de l'écologie de punition qui vous parle de la décroissance qui qui casse les technologies du progrès.
Il faut pas avoir de la 4G, faut pas faut pas avoir d'enfants, faut pas Attendez, c'est c'est c'est dingue. Seul le progrès permettra de réparer les dégâts de la société industrielle et c'est parti d'ailleurs cette DC de progrès, elle est là. Mais en revanche, on vient vous enquiquiner dans votre vie quotidienne pour vous dire bah vous devez faire ceci, vous devez faire cela, vous devez faire ce c'est une c'est un normistan, c'est une talibanisation de notre pays puisque il y a ce qui est halal et il y a ce qui est haram. le bien.
Nous sommes là, nous sommes le nous sommes au fond euh le le dirigeants du bien et on va vous comprendrez plus tard, c'est bien votre Mais non, les gens comprennent aujourd'hui qu'on peut pas continuer comme ça, qu'il faut arrêter ce délire euh des normes. Donc 400000 normes. 400000 normes.
Vous faites un peu le calcul, on en supprime 200 par an et cetera ou quelque chose comme ça. Imaginez que je triple la vitesse de la de la suppression des normes. Enfin, aujourd'hui, c'est pas qu'on en supprime, c'est qu'on en rajoute à chaque fois.
Attendez, attendez. Oui, on en rajoute bien évidemment. On en voilà, on avec on nous on écope une piscine avec une petite cuillère et dans le même temps, il y a les vannes qui sont grandes ouvertes.
Ça c'est une évidence. Mais imaginez, allez, je ferme les vannes. Plus aucune norme dans les années, les décennies qui viennent.
Impossible d'ailleurs, mais imaginez, je fais ça, j'éce le fait aujourd'hui. C'est déjà pas mal. J'aurais traité un/ers des normes existantes en France dans 4 siècles.
Donc, j'ai imaginé de faire autrement et j'ai que parlé d'un droit à la simplification. C'estàd la simplification par en haut, ça ne marche pas. Elstein aurait dit euh c'est difficile de demander à ceux qui ont créé le problème de les régler.
Euh et il aurait sans doute dit aussi euh quand on sait pas trouver la solution à un problème, c'est parce qu'on se pose mal la question. Et si vous réfléchissez au fond, pourquoi demander à ceux qui sont en haut de simplifier les normes ? Et c'est le votre principe de subidarité.
Est-ce qu'on peut pas Est-ce qu'on peut pas demander à ceux qui sont en bas ? ceux qui sont là-bas leur donner un droit de saisir le pouvoir. Voilà, on imaginer une tasque force auprès du premier ministre.
Je pense qu'on va réussir à le faire. Imaginez que on donne à chacun un droit, notamment à des professionnels par exemple. Imaginez les techs ou les techs de l'IA ou les tech de il y a des tas de choses qui les bloquent. et ben ils vont faire un paquet de nommes, des propositions et ils vont aller voir l'administration dire voilà ce que l'on veut changer.
Et à ce moment-là, dans mon projet, je dis voilà toutes les questions qu'on doit se poser. Alors, il y a beaucoup de questions qui sont d'ailleurs des questions de ce que devrait être la loi, même légalement. En principe, la loi article 34 de la Constitution dit la loi doit fixer seulement des principes.
Tu parles comme elle fixe seulement des principes. Ça c'était le code civil mais Matol fixe pas des principes. Elle rentre dans le détail. elle dit voilà ce que vous devez faire et cetera et cetera normalement donc je reviens un petit peu à la conception de véritable de la loi loi fixe des principes puis tout le reste on le réexamine.
Tout le reste on le réexamine en posant des questions. Est-ce que la norme est utile ? Est-ce qu'on aurait pas pu y répondre avec un principe de responsabilité ?
Quelles sont ses conséquences ? Est-elle intelligible et cetera et cetera. Et à ce moment-là, l'administration est obligée de vous répondre.
Je pense qu'il y a allez les 3/4 des normes qui réussiront pas l'examen de passage et à ce moment-là vous arrivez dit voilà ma norme alternative ou éventuellement vous rediscutez avec le gouvernement d'une meilleure norme et là on peut aller très vite. Là on peut aller beaucoup plus vite et puis on peut aller déverrouiller toute une série de secteur secteur après secteur. Donc voilà c'est ce que je je propose.
Je suis convaincu que si on s'unit, c'est bien parti pour dire voilà c'est ce qu'il faut faire et qu'il y a des tas de gens qui disent on va le faire qui commence à préparer les dossiers l'opinion publique elle nous suivra 80 80 85 % oui tout le monde en a marre de et quand vous avez fait ça je réponds à votre question du début quand vous avez fait ça vous avez fait grandir une idée vous l'avez fait partager par l'opinion vous avez engagé une armée de supporters pas les politiques ils suivront c'est des acteurs rationnel et suivront ils cuueillent les frur hein. Hm. Ah oui il y a pas de frur bah il cuueillent une idée dans les médias il y a un truc un fait d'hiver on va faire une loi fait une loi de plus inutile et bavarde.
Hm. C'est ça le tailler à la tronçonneuse dans les dans les dans l'état. Non ça je taille pas la tronçonneuse je suis le jardinier qui désherbe.
D'accord. Donc là, c'est juste le désherbage. On se sépare de d'un énorme qui empoisonne la vie des français des c'est le désert.
Jeig, il est intelligent, il regarde la petite pousse, c'est ça. Ça c'est une mauvaise herbe. Ça c'est une bonne herbe.
Voilà ce que j' il replante. Il la tronçonneuse c'est un peu barbare. Je me fraye un chemin à la tronçonneuse dans la jungle des normes.
C'est ce qui a marché avec Rav M en Argentine. Ouis enfin oui mais c'est une situation c'est une situation tout à fait particulière et la tronçonneuse est une image de toute une série de normes qui l'a supprimé et on peut en supprimer effectivement toute une série un peu de générique d'autorité. Mais à l'arrivée euh la méthode qu'il faut suivre c'est la mienne bien évidemment parce que vous allez pas me dire le contraire.
Mais non mais c'est pas ça parce qu'il y a des normes qui sont utiles. Il y a des normes qui appelé qui a la sécurité. Je veux pas tout supprimer.
Alors donc on garde les normes utiles et on désherbe les normes inutiles puis on fait des normes plus intelligentes. Euh voilà la la tronse de c'est c'est un peu comme couper à l'âche dans les budgets. Pas très intelligent de couper à c'est pour vous.
Il faut pas virer de fonctionnaires, il faut pas couper de ministère, il faut pas réduire l'état obèse, il faut pas réduire le nombre de de ministres tout simplement. Attendez, toute ma vie était le contraire. Donc me faites pas dire ce que j'ai pas envie de dire.
Je vous ai dit tout à l'heure que j'avais commencé par couper dans mon ministère, couper des directions, couper et cetera, subvention et cetera. Donc je ne dis pas le contraire, mais je dis que là aussi, il faut le faire intelligemment. Euh, il faut reprendre toutes les fonctions de l'État une à une.
Vous C'est ce qu'on appelle le budget base zéro, hein. Pratique un peu les entreprises. On imagine qu'on qu'il faut tout reprendre à zéro.
Et puis chaque action, vous vous posez la question euh peut-on l'exécuter autrement d'ailleurs ? Parce qu'il y a des tas de choses qu'il faut rendre à la société civile quand vous avez euh à l'heure actuelle 55 % 56 % de dépenses publiques, c'est énorme. Vous avez un gros moteur public% du PIB en fait du PIB et que vous avez un moteur de 45 % de la société marchande, il faut déplacer la frontière.
C'est pas possible. Si j'étais en Chine, j'aurais 30 et j'aurais 70. Donc il faut déplacer la frontière.
Alors la déplacé comment ? Par cet examenlà. Est-ce que cette fonctionlà elle est-ce que quelqu'un pourrait la faire mieux ?
Hein ? Première question. Euh et ensuite qu'est-ce qu'on peut faire ?
Est-ce qu'on peut la mettre en concurrence ? Question importante. Est-ce qu'on peut l'exécuter autrement ?
Et cetera. On a toute une liste de questions, on en a 50 de questions pour passer une à une toutes les toutes les secteurs publics à à cette grille d'analyse et de façon à partir de zéro de les de recommencer prudemment avec un peu de temps mais de de regarder ça. Ensuite, vous avez une autre question qui se pose.
Est-ce que c'est pas une méthode barbare qui va euh mettre les gens dans la rue ? Bonne question. Euh il faut en tenir compte.
La France, c'est pas l'Argentine. La France c'est pas l'Amérique, c'est pas Qu'est-ce que c'est que la France ? Si vous pensez par rapport à d'autres pays, l'Allemagne, qu'est-ce que c'est ?
C'est un peuple. L'Angleterre, qu'est-ce que c'est ? Oh, c'est une démocratie.
L'Amérique, qu'est-ce que c'est ? Oh, c'est l'idée de la liberté. Enfin, jusqu'à peu.
Et la France, qu'est-ce que c'est ? La France, c'est un état. La France, c'est construire autour de son État et cetera.
Je dis pas que c'est un bien, que c'est un mal et cetera, mais bon, c'est comme ça, c'est dans les c'est dans les c'est dans les neurones. Et donc il faut agir en tenant compte de ce fait. Donc il faut rendre à l'État ce qui appartient à l'État, les fonctions régaliennes.
Mais franchement, il y a toute une série de secteurs où l'État n'a rien à faire et cette ligne de partage qu'il faut faire en tenant compte des obstacles. Je suis un libéral. ambitieux, audacieux et je vais vous dire quelque chose qui va faire bondir tout le monde au premier regard.
Un avantage à qui je ne le supprime jamais. Avant avantage social voulait dire tout avantage à qui mention tout ce que vous voulez je ne le supprime jamais. Je là je comprends pas l'équation, je l'été c'estàd je dis il est encore valable pendant 3 ans où vos les nouveaux arrivés n'auront pas cet avantage.
Je l'échange. Vous étiez fonctionnaire maintenant vous êtes actionnaire d'un nouveau service ou je le rachète. Moi, j'ai pratiqué ça dans ma vie ministérielle.
J'ai fermé les chantiers naval quasiment 10000 licenciements. Énorme 10000 licenciements. Ch m'avait dit faut pas faire ça.
On refilera ça nos successeurs. Bon écoute est-ce qu'il y a de mets pas ça dans ton portefeuille ? C'est pas est-ce qu'il y a quelqu'un qui peut le traiter mieux que le ministre d'industrie ?
Non mais on verra ça plus tard. Moi je vais le traiter mais tu vas te planter et si tu te plantes je te garderai pas au gouvernement. J'ai essayer de réussir.
Et qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai fait deux choses. J'étais la situation était relativement facile à régler pour moi, pas pour vous aviez des gens qui étaient salariés d'entreprises qui étaient totalement en déficit et en réalité si vous faisiez le compte, ils étaient sur de ou 3 ans.
La somme que ça coûtait à l'État par emploi, c'était 20 millions de francs de l'époque ou 25 millions de francs de l'époque. Et bah écoutez, je vais racheter contre emploi. Vous partez mais vous avez un capital de 100 millions la même chose.
Certains se sont mis à son compte, certains et cetera et cetera. C'est vous avez donné de l'argent, vous avez subventionné des salariés qui étaient licenciés par Mais j'y gagnais. Mais j'y gagnais.
H j'avais fait j'avais vu baladure, j'étais arrivé avec un petit schéma pour lui dire voilà monsieur le premier, monsieur le ministre des finances, cher redevoir si tu si on si on continue comme le dit Chirac, ça va nous coûter. Maintenant, je te propose, on partage la moitié une économie pour toi, l'autre moitié pour aider à racheter les situations des gens qu'on va licencier. Vous avez économisé de l'argent et vous avez rendu compariés qui ont pu rebondir.
Et j'ai fait autre chose, toujours un bon libéral, on supprimait des usines aussi des chantiers navals. autre au passage d'ailleurs, il y avait une crise de surproduction en Europe et ça ça a permis de renforcer Saer qui est aujourd'hui un chantier tout à fait exemplaire dans le monde. Donc c'était à l'arrivée une bonne opération industrielle mais dans les zones en question ben il ferma les chantiers navales.
J'étais allé voir le commissaire à la concurrence de l'Europe euh et que un ami en plus libéral donc ami et je lui ai dit moi je vais te régler le problème de la surproduction mais en échange je te demande pour les zones dans lesquelles je provoque ces licenciements la clause de la fiscalité la plus favorisée en Europe. La clause de la fiscalité la plus favorisée en Europe sur l'impô société c'était avec l'Irlande c'était 0 %. On lui dit "Bah, je prends 0 % d'impôt sur les sociétés pendant 10 ans." Et on a merveilleusement réindustrialisé ces zones.
Voilà, vous voyez c'est des trucs comme ça. Donc c'est comment on va dire là ? Ce sont pas des grands principes.
Là, ce sont des habiletés. Il est pas interdit à un homme politique audacieux d'être habile. Hm.
J'entends j'entends. Ensuite, euh vous dites, vous avez déclaré récemment que le le socialistes ont toujours dans la tête l'idée que c'est la dépense publique qui va actionner la croissance. socialistes, pas que les socialistes, mais on a l'impression aujourd'hui que quel que soit le gouvernement qui soit de droite ou en tout cas le parti politique qui soit de droite ou qui soit de gauche, le modèle économique c'est toujours le même.
C'est augmenter les impôts et puis c'est voilà de manière générale augmenter la la dépense publique pour générer de la croissance. Est-ce que ça ça a changé par rapport à votre époque ? C'est toujours la même chose ?
Est-ce qu'il y a vraiment quelque chose à faire ? Est-ce que vous me décrivez des choses qui ont l'air à l'échante ? Je pense que les gens qui nous écoutent se disent "Mais génial Alain Madelin, il est très optimiste, il nous propose plein de solutions, on peut même faire des trocs et racheter des emplois." Formidable.
Réalité c'est que ça ne se passe pas. Donc pourquoi ça ne se passe pas ? Alors parce que nous avons une génération d'une génération politique qui ont bibronné à l'étatisme.
La mal commencé par qui a commencé par Mitteran par Chirac par d'abord vous avez tous les au lendemain de la première guerre de la seconde guerre mondiale vous avez des hommes politiques qui ont contribué à cette reconstruction. C'était des grands communes de l'État tout à fait admirable tout à fait admirable mais euh qui ont donné un rôle important à l'État sur l'économie dans une période de reconstruction. Fin de guerre, c'est un peu une économie de guerre.
Donc je j'ai rien à dire là-dessus, au contraire. Mais dans le même temps, les hommes politiques faisaient d'énormes promesses. Euh et on a distribué, on a distribué, on a distribué.
Euh ces promesses, quand vous regardez avec un peu de recul de l'histoire, c'était des fausses promesses. Elles étaient elles créait de l'inflation. Le système à l'heure actuelle à l'époque créait de l'inflation.
Et donc je vous promets quelque chose mais je vous paye en monnaie de singe puisque l'inflation c'est un impôt caché. Donc on a eu un impôt caché euh pendant toute cette période. Ensuite l'inflation s'est écroulée dans les années 70 de la politique monétaire qui a été menée par les États-Unis.
Elle s'est écroulée. Et comment payer nos promesses ? Ah, on a eu un truc formidable.
On va s'endetter. On s'est endetté. Endetté.
Et on est arrivé à un moment donné où on peut plus s'endetter. Donc tous les gens du toujours plus de cette période. Il faut aujourd'hui il se hortent à un plafond et il faut qu'il fasse du toujours moins.
Là ils sont pas outillés pour demander à un socialiste de faire le toujours moins dans les dépenses sociales et lui demander quelque chose une mission une mission impossible. Je le comprends tout à fait. Donc il y a une autre solution.
La solution c'est non pas le toujours plus, non pas le toujours moins, mais le toujours mieux. C'est-à-dire ça veut dire quoi ? Ça veut dire que dans alors là je suis encore optimiste.
Nous avons deux bonnes nouvelles. Je vous les annonce. La première bonne nouvelle c'est que l'État dépense au-dessus des moyens des Français.
La seconde bonne nouvelle, c'est que aujourd'hui notre système, nos dépenses publiques sont devenues totalement ingérables. L'État est lourdement inefficace. Et bien, ce sont de mauvaises nouvelles.
Alors, je retourne optimiste. L'État dépense au-dessus des moyens des Français, c'est vrai, mais les Français dépensent produisent largement en dessous de leur capacité. C'est vrai aussi.
L'État est inefficace, formidable. C'est une réserve de productivité si on sait faire les bonnes réformes. Et et ce que tu vas te dire est vrai dire d'un côté on a un potentiel de croissance fiscalité norme pour faire simple sur les entreprises entre efficacité de la dépense publique repenser toutes les dépenses publiques.
Je vous ai la méthode BBZ et finalement à l'arrivée quand même ça consiste à décharger d'un certain nombre de choses que les entreprises pourraient mieux faire et pour d'autres introduire de la concurrence. Si vous n'avez pas une si vous avez pas de concurrence, vous pouvez pas gérer. Je prends l'exemple de la santé, de l'hôpital et cetera.
Qu'est-ce qu'on gère ? Vous avez des chiffres hein, vous avez tas de fonctionnaires qui font manier des chiffres et cetera. Mais tous ces chiffres ne sont pas des prix. un prix pour une entreprise, il se détecte quand vous êtes sur le marché et que vous avez de la concurrence.
Pas de concurrence, ce sont des tarifs. Moi, je sais pas gérer un système social avec des tarifs. À ce moment-là, en 95, c'était déjà ce que je disais en voulant réformer la sécurité sociale de l'épreuve.
D'ailleurs, cette réforme introduire de la concurrence, je l'avais négocié avec Blondelle. Je raconte des histoires mais c'est jamais raconté mais des histoires j'avais négocié avec Blondel l'été 95. Elle était plutôt un ami, il aimait bien bouffer, il aimait fumer des cigares, moi aussi.
Donc on avait passé partie de l'été à discuter ensemble de cette question et j'avais négocié le fait un petit peu à l'allemande si vous voulez les caisses de sécurité sociale mais en concurrence régionale comme elles le sont en Allemagne. Et puis aussi la possibilité pour des mutuels d'être assureur au premier. Ça va être un peu compliqué peut-être pour vos spectateurs, mais ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que vous avez un bon exemple en en France, une caisse qui est bien gérée, c'est la caisse d'Alsace Moselle parce qu'ils ont un statut particulier et la caisse d'Alsace Moselle euh fait en même temps l'assurance principale et l'assurance complémentaire. Ça c'est un bon truc parce que vous avez une caisse qui est responsable de la totalité de votre santé. Vous cherchez plus à vous disputer, ça c'est à toi, ça c'est à moi et cetera.
Et vous avez donc si la responsable de la totalité de votre santé, elle est incline à euh la préservation de votre santé, notam pas la prévention. Et donc permettre à une mutuelle ailleurs en France d'être assureur au premier euro, c'estàdire de prendre le service complet ou à une caisse d'assurance sociale de prendre l'assurance complémentaire et aussi de faire le service complet. C'est une réforme économique hein en réalité, mais c'est une réforme fondamentale.
Vous avez euh toute l'expérience internationale le monde. C'est c'est comme ça que vous faites des économies parce que vous avez au lieu de faire des économies sur la santé des Français, vous faites une économie de la santé. Hm.
Et c'est voilà une bonne réforme. On a tous à y gagner ce genre de réforme. Et vous vous allez vous n'arrêtez pas de dire d'ailleurs que concrètement si je résume votre propos que vous dites sur les plateaux télés récemment, c'est la France se smicardise, la France est devenue pauvre. autre chose et vous avez dit euh vous avez dit c'est ce que je je prenais en introduction cette phrase que dans les années 70 on mettait 10 ans doubler son salaire aujourd'hui il faudrait 78 ans.
Alors les gens ont rétorqué d'ailleurs il y avait il y avait de l'inflation vous me dites qu'il y en avait plus en 70 je vous avoue que jeétais pas je pas est-ce que du coup c'était mieux avant est-ce que est-ce que voilà est-ce que aujourd'hui encore une fois vous qui êtes optimiste, c'est c'est quoi l'optimisme làdedans il y a deux observations dans votre question première c'est que effectivement à un moment donné on avait commencé un peu avant les gouvernements adoraient augmenter le SMIC au-delà de la capacité de l'économie française. Alors qu'est-ce que l'on faisait ? On augmentait le SMIC.
Je suis le premier ministre qui a augmenté le SMIC plus que le précédent et cetera. Tout le monde était content d' augmenter le SMIC. L'économie française ne pouvait pas le supporter.
Donc on a fait au moins sur les PME et sur les bas salaires, on a fait des subventions. Les 35 heures, on a rajouté une couche de subvention. Après les 35 heures, on a continué les subventions.
La mondialisation était là. Le patronat a dit quoi ? Je peux pas résister à la mondialisation.
Il faut que vous me donniez des subventions. Voilà. sur les basalais et donc c'est tout con.
Je veux dire en économie si vous subventionnez quelque chose vous multipliez le nombre. C'est évident subventionnez euh vous subventionnez la voiture électrique, bah vous allez c'est pour multiplier le nombre. Vous subventionnez les bas salaires, on a multiplié les bas salaires.
Donc on a multiplié les comme on a mis un petit clic parce qu'il fallait bien être un clic quelque part. Et ben c'est on a mis 1,6 pic on a smicartisé la société française je l'ai dit à l'époque dès le début des décennies maintenant mais c'est évident pour un économiste basique vous dira ça c'est une erreur économique. Erreur économique elle est importante parce que ça signifie que à ce moment-là au lieu d'aller chercher la compétition par le haut on a voulu faire la compétition par le bas et on paye à mon avis ce ce retard aujourd'hui pas pas chercher la compétition euh la compétition par le haut.
Alors, la croissance, un autre point, la croissance c'est fondamental. Fondamental. Euh l'exemple que vous avez pris est le suivant.
C'est-à-dire que à 3 % de croissance, vous multipliez le par rapport au PIB, hein. Vous multipliez par rapport au PIB par 3. Ça n'a rien à voir avec l'inflation, hein.
Là, c'est juste les chiffres normaux. La règle des 72 hein, vieille règle des 72 pour ceux qui ne la connaissent pas. Et ben j'ai 3 % de croissance, je divise 72 par 3, ça fait 24.
Donc je double tous les 24 ans. Euh là, je double tous les 24 ans. Il sort d'où juste chiffre de 72 pour les gens qui nous écoutent ?
Oh, c'est un truc, c'est un truc mathématique. OK. Vous embêtez pas avec ça, mais la règle des 72, je prends euh j'ai 10 % de croissance, je multiplie 72/ 10, je multiplie par 7 euh je multiplie par 7 le euh bah je vais doubler le PIB tous les 7 ans.
Voilà, c'est c'est c'est simple. Avec 0 % de avec 1 % de croissance, vous doublez tous les 72 ans. La richesse double tous les 72 ans.
La richesse he global d'un pays double tous les 72 ans. Et si vous avez un peu moins de 1 comme ça nous arrive, grosso modo, c'est à 100 ans, c'est la ce cas-là bah c'est la lutte de tous contre tous. Pourquoi ?
Parce que ce qui a quelqu'un gagner de l'argent, il l'a forcément pris à moi. En tout cas, c'est ce que les gens pensent. Vous retombez un peu sur ce que j'appelais la la mes 4000 ans de civilisation agricole. zéro croissance hein.
Et à ce moment-là, vous az vous aviez d'ailleurs dans les églises ça la condamnation morale de la richesse. On la retrouve un peu ça. Condamnation morale Zucman et cetera.
C'est condamnation morale, c'est ça nous est pris. Il faut qu'on retrouve notre et c'est un peu et c'est la lutte de tous contre tous et ça tient le le le sentiment de justice sociale, il est un peu lié à ça. Il est indexé sur la croissance.
Quand vous êtes à si vous je suis à 7 % de croissance richesse dou chauffeurs qui les les la locomotive qui tire le train les types gagnent un paquet de pognons. Bah je m'en fous parce que moi je suis dans le train je suis monté dans le déchv je suis pas resté sur le quai de la gare. Voyez que comme c'est important ce genre de choses.
Donc la croissance c'est l'essentiel. Et donc 3 % de croissance. Si on avait 3 % de croissance, le moral, tout serait différent aujourd'hui.
Enf 3 % de croissance, c'est bien sûr à notre portée. J'ajoute autre chose, c'est que euh 3 % de croissance, c'est bien, ça serait formidable. Attendez, mais je vous ai parlé du nouveau monde tout à l'heure.
Il y avait un papier l'autre jour dans le Financial Sams qui disait "On va vers quoi en matière de croissance ?" Alors, il y avait ceux qui disaient au moins 7, il y avait ceux qui disaient 10, il y avait ceux qui disaient plus de 20. C'estàd que le nouveau monde là ce que je suis en train les progrès technologiques et cetera vont apporter une énorme croissance une énorme croissance.
Mais c'était pour qui le le 7 10 20 c'était pour les États-Unis ou c'était pour l'ensemble du monde ? Non mais non ça c'est l'économie ça c'est c'est l'économie du nouveau monde. C'està-dire au fond tous les progrès qui sont en train de se faire.
Peut-être que les États-Unis seront en avance sur d'autres la Chine et cetera, mais c'est une c'est une vague. Le progrès aujourd'hui, il est forcément mondial. Si je fais un progrès sur la santé avec la génomique, il va se répandre dans le monde entier.
Et ce progrès là, c'est intéressant parce qu'il est déflationniste. Les nouvelles technologies, bah on baisse le prix en même temps. Et quand on baisse le prix, ça signifie que et bien vite tout le monde en profite, même celui qui est au chômage hein.
Voyez, c'est une là, il y a un vrai ruissellement avec la baisse des prix. Il y a un vrai ruissellement, le ruissellement des flationnistes, ça ça existe. Hm.
Et comment vous expliquez alors que qu'un président comme Emmanuel Macron qui qui est très procroissance, pro entreprise, qui était peut-être celui qu'on a trouvé de plus intelligent quand on l'a quand elle l'a élu la première fois et qu'on l'a réélu euh en 2017, euh comment on explique que que quelqu'un comme lui se soit laissé embarquer dans le mur de la dette tel qu'on le connaît aujourd'hui et du coup aussi dans un mur de décroissance puisque finalement le le pays ne croit pas. Qu'est-ce que vous pensez d'Emmanuel Macron et son action ? Écoutez, j'avais écrit un petit bouquin juste à la veille de l'élection de Macron.
Il n'était pas candidat, je tiens à le préciser. Il avait fait un petit bouquin euh donc en 2012. Ouais.
Euh et donc à ce moment à ce moment-là euh j'avais écrit qu'il y avait un créneau aujourd'hui pour rassembler euh un espace au centre pour rassembler les gens qui en avaient un peu marre des deux côtés et qui avaient un espace. Et c'est ces espac là. Donc j'avais plutôt raison d'ailleurs.
C'est ces espac là qui a pris Macron. Et je disais il y a il y a un risque c'est que on veuille ramasser les technocrates de gauche et les technocrates de droite. Si tous les technocrates du monde voulait se donner la main une sorte de et c'est un petit peu ce qui s'est fait quand même à l'arrivée.
C'està-dire qu'il y a eu un gouvernement très technocratique très encore étatiste dans sa tête et Macron qui a de bonnes idées. Mais prenez un exemple, tenez euh la réforme des retraites retraite par point. J'ai écrit un bouquin de 300 pages là-dessus. il y a très très longtemps.
Donc je défends la retraite par poids. Euh mais ça a été un gâchi terrible pour deux raisons. Euh la première raison que la retraite par point ça s'appelle une retraite à la carte, ça s'appelle une retraite choisie.
Je vais pas la vendre en tant que retraite par point. Moi, j'ai toujours vendu la retraite à la carte ou la retraite choisie. 75 % des Français sont pour la retraite par point, qu'est-ce que c'est que ce truc ?
Bon, la retraite par point, c'est une méthode de calcul de la retraite choisie. Et cette méthode de calcul, elle n'a rien d'original. Disons qu'elle est on la retrouve à l'ago.
Donc vous dites, je fais une retraite par carte, on la gérera comme à je fais une retraite à la carte, on la gérera comme l'arg carco. Rentrer obligé de rentrer dans le détail qui les gens comprennent rien. Euh et euh Macron a commis une erreur, c'est qu'il a dit "Je vais bon, il a pas su comprendre cette réforme, ni a géré a été mal gérée par le gouvernement." La deuxème deuxème erreur euh il a pas su communiquer sur sur ça, c'est pourtant simple.
La deuxième erreur c'est de dire bah je vais tout rassembler, tous les régimes de retraite, même ceux qui marchent bien, je vais tous les mettre dans un seul pot. Attendez, c'est le contraire. laisser vivre chaque régime de retraite.
En plus, le point c'est formidable parce que c'est une monnaie, c'est un token, on peut parler aujourd'hui, c'est un token qui va circuler entre les différents les différents régimes de retraite. Aucune raison de euh d'aller mettre tout ça dans un même moule technocratique, one side fit soul et tout le monde a la même pointure. C'est absurde.
Et en plus, il y a deuxième absurdité, c'est que Édouard Philippe a dit "Oui, mais retraite par carte d'accord mais à 64 ans pour tous." la carte c'était absurde. Donc est arrivé avec un monstrueuse présentation et qui a mis les gens dans la rue et cetera à tort parce que c'est une bonne idée elle reste à mon avis d'actualité mais il fallait savoir la vendre et il fallait surtout pas imaginer que l'on mettait tout le monde dans le même moule.
Ça c'est réflexe technocratique abominable. Mais vous voyez ce que je veux dire, c'est que les gens les gens se demandent et sera intéressant d'avoir votre point de vue, c'est que on avait pour la première fois un président qui est technofriendly, qui est pour la simplification, qui est pro business, qui est euh moderne, enfin c'était toute l'image qui dégageait et à la fin, il s'est passé exactement l'inverse. Est-ce que c'est lié à la personnalité du président ?
Est-ce que c'est lié à un système qui est en fait difficilement changeable ? Vous C'est quoi votre avez-vous qui avez en plus été dans le au cœur des des ministères du pouvoir et cetera ? parce que il y a la marque technocratique et il n'était pas libéral.
Très souvent, on a un problème, c'est que on confond le fait d'être libéral avec un ensemble de recettes économiques. On font il aime bien les entreprises, il aime bien les patrons, donc on est libéral. Non, non, moi j'aime bien la concurrence.
Les patrons quand ils sont contre la concurrence, je leur dis hein. Voyez, c'est plus compliqué que ça. J'aime bien la Il faut défendre la liberté du commerce et de l'industrie.
Oui, il faut la défendre. Mais euh ça signifie pas forcément être patronal. Vous voyez, c'est le premier point.
Et 2è point, c'est surtout dans le même temps, il faut avoir euh l'idée que euh l'étatisme tel qu'on l'a connu, il était il était déjà moribon. Il était déjà moribon. Il aurait fallu entreprendre les réformes de structure parallèle dont on avait besoin.
Hm. Et selon vous là, en 2027, qui va gagner ? Est-ce que est-ce que le RN comme comme le dit tout le monde est pas va forcément gagner ?
Est-ce que en tout cas un programme économique qui est plus pro entreprise ? Alors du coup vous me faites la distinction maintenant entre le pro entreprise et le pro libéral mais en tout cas à minima pro entreprise parce que c'est moi ça intéresse beaucoup mon audience. Est-ce qu'il y a un programme qui défend les entreprises qui leur permett de la compétitivité de la croissance qui peut gagner en 2027 ou est-ce que c'est foutu ?
Absolument c'est c'est indispensable mais ce programme là je ne sais pas qui sera quand je ne sais pas qui sera élu. Aucune idée. Vous pensez que le scénario Ren c'est pas le truc on tout le monde dit que ça va forcément se passer.
C'est un scénario. Oui, c'est un scénario. Oui.
Sans doute peut-être le plus probable aujourd'hui, mais les Ren a euh quand même beaucoup de progrès à faire hein. Beaucoup. Je pas je je rentre pas dans le détail mais euh aujourd'hui, je crois si j'avais les patrons n regards, je leur dis unissez-vous hein, il y a des patrons qui bougent, qui s'engagent, il faut le faire et il faut le faire. pour porter les quelques réformes, pas tout tout balayé, mais les quelques réformes absolument indispensables euh à la croissance euh qui permettent de déverrouiller le pays, de les porter dans l'opinion, de les faire grandir et le moment venu, bah les hommes politiques quels qu'il soit cuilleront un fremur.
Hm. Il y avait euh quelqu'un qui était un grand académicien historien du des idées littéraires et cetera qui s'appelait Émile Faguet, personne ne connaît mais c'est une grande figure du début du siècle dernier. Et Émile Faget qui était libéral disait "Bah, je suis libéral, je suis bien isolé, je suis bien seul." Et il imaginait dans la conclusion de son livre le libéralisme, il imaginait qu'il allait voir un homme un homme politique.
Il lui disait "Soyez libéral, soyez libéral." L'homme politique lui dit "Non, non, je suis pas libéral mais soyez les plus nombreux et alors là je serai bien libéral. Je serai même obligé d'être libéral." Bah mettons-nous dans cette situation.
Forçons les gens à être libéraux parce que sur un certain nombre d'idées, j'ai parlé de de mon droit à la simplification, on peut parler bien évidemment des fonds de pension. On peut les fonds de pension, tenez, je m'arrête. Il y a de gens qui disent faudit faire des fonds de pension.
Formidable les fond penser au fond souverain norvégien par exemple et qu'on le fasse en France. Oui. Oui.
Enfin à l'heure actuelle les idées fond pension Norvegien c'est un peu autre chose parce que enfit le fond souverain c'est autre chose. C'est vous avez une rente à répartir. C'est pas du tout.
Mais c'est très intéressant comme modèle par ailleurs. Bah oui, il faut avoir la rente. Si on était un pays pétrolier, je vous dirais on fait ça.
Vous avez pas la rente. C'est pas une bonne idée. C'est une proposition du rassemblement. aussi un une multiplication d'investissements dans l'économie mondiale qui aujourd'hui rapporte 10 % par an si on suit le SNP 500 et qui font que ça redistribue de la richesse à tout peuple norvégien quand même.
Ouais ouais. Non mais c'est à l'origine c'est une rente. Oui.
Du pétrole voilà et les pays qui ont les fonds souverains le Marine Le Pen et Bardella rappellent va faire un fond souverain la française. Bah non un fond souvent quelle est la rente hein. Il y a pas de rente.
Donc onappelle pas ça un fond souvent. On appelle ça la BPI. On appelle ça tout ce que vous voulez et cetera, mais c'est pas au sens authentique, c'est pas un fond souverain.
Là, je parle des fonds de pension, ce qui est autre chose, mais les fonds de pension euh c'est une excellente chose à une condition, c'est qu'il soit concurrent, que l'on vous donne la meilleure la chance d'avoir la meilleure performance. Si vous n'avez pas cette concurrence des fonds de pension, vous avez des projets qui traînent chez pas mal de candidats à la présidentielle, on va faire un grand fond de pension d'État. de pension d'État pour investir dans avec des règles pour investir dans investir exclusivement en France investir dans telle et telle catégorie investir vert investir ceci investir cela non c'est pas c'est le rendement d'un fond de pension ce qui est intéressant le rendement d'un fond de pension c'est que il soit géré le mieux possible un seul objectif à la fois fond de pension vous faites un fond de pension vous avez un je suis je place mon argent chez vous avez un seul objectif c'est de me donner à l'arrivée la plus grosse somme possible.
C'est ça la logique. Et quand vous regardez, vous parliez de 10 % les fonds de pension dans le monde c'est effectivement quand ils sont dir en concurrence comme je viens de le dire c'est 9 ou 10 %. Admettons qu'en France on sache pas faire mais l'épargne à l'heure actuelle, l'épargne administré, l'épargne des assurances et cetera, les rendements sont pas à la hauteur bien évidemment.
Euh il faut placer son argent ailleurs, il faut le placer dans des fonds comme ça. Admettons que je le fasse à 7 %. À 7 % ma petite règle des 70 72.
Donc en réalité euh je euh multiplie par 16 euh mon euh je multiplie par 16 mon euh mon je pardon, je multiplie par 16 la mise initiale au bout de 40 ans. C'est bien ça. H bah oui, c'est une très bonne performance.
C'est dire que vous avez le choix à l'heure actuel. Je je vous êtes j'essaie de vous convaincre, je vous dis écoutez, vous avez la possibilité de garder votre retraite par répartition. Si elle fait un petit peu plus que ce que vous gagnez aujourd'hui, ça sera bien.
Elle peut faire un petit peu moins, mais c'est ça mon objectif. Et puis moi, j'arrive, je dis "Non, mais vous pouvez gagner 16 fois plus. Qu'est-ce que vous préférez ?" Bah oui, mais c'est la question est dans le vous pouvez que le français il a l'habitude d'épargner dans le livré pas de prendre des risques quoi.
Ce qu'il faut bien évidemment, on va garder la retraite par répartition mais j'admire ceux qui sont capables de faire des prévisions de ce que sera la croissance, le truc et cetera dans 40 ans. J'en sais rien. Je sais pas qu nombre de robots qu'on aura.
Peut-être qu'on sera aidé par une super croissance et cetera. Vous voyez la difficulté sur la retraite par répartition. En revanche, sur un étage supplémentaire de capitalisation, je sais faire des prostics.
Oui, je sais faire des pronostics. Et là, on va vers des chiffres extrêmement important, ce qui me fait dire d'ailleurs au passage que je ne milite plus aujourd'hui seulement pour les fonds de pension. Je milite pour euh au fond un portefeuille capitaliste pour tout le monde dans tout long de sa vie.
H c'est ça qu'il faut qu'on ait. Euh parce que vous allez avoir un tel écart entre les revenus du capital et les revenus du travail. Ouais.
Non mais non mais reprenez mon exponentiel là. Le capitalisme exponentiel. Non Nvidia reprenez le code de Nvidia.
Nvidia Yang il a son entreprise qui suit réellement une exponentielle. Réellement un exponentiel. Pour ça qu'elle arrive à 5000 milliards.
Tout le monde n'est pas Nvidia mais quand même 5000 milliards. Au passage bien évidemment vous avez dans ces salariés 80 % qui a déjà 1 million de dollars de côté grâce à son salaire et vous en avez 40 % qui ont déjà 40 milliards ou 25 milliards, je sais plus. 25 milliards de 25 millions pardon 25 millions euh déjà euh en portefeuille, vous voyez.
Euh et l'avantage de Nvidia, c'est que monsieur Hang est à sa tête à un peu moins de 3 % et tout le reste est disponible sur le marché. Voyez donc il y a des entreprises de les entreprises de l'hypercapitalisme, des entreprises qui sont dans à la pointe de l'économie, de la connaissance, de la robotique et cetera, de toutes ces technologies qui arrivent qui sont des entreprises qui qui vont tirer le futur. Bah écoutez, il faut au moins tirer une bonne rente de de ce futur.
Faut s'accrocher quand même à tout ce progrès des entreprises qui est qui est à venir. Il faut faut développer faut développer notamment l'action l'actionnariat salarié en France par exemple. Vous pensez ça c'est autre chose aux actionnariats salariés non mais c'est un peu cette idé là aussi c'est que le français confie une partie de son épargne aux entreprises à la sienne en particulier et que oui je suis je une réserve je mets je veux pas mettre tous mes œufs.
Je suis salarié de l'entreprise je ne veux pas mettre tous mes œufs dans le même panier. Mon salaire et ma retraite et mon épargne j'ai envie de la diversifier quand même. H c'est un conseil de banquier.
Oui, ça c'est ça. Diversifié le portefeuille pour dérisquer. Si vous aviez 30 ans aujourd'hui, est-ce que vous cré est-ce que vous cré j'arrive pas à le dire, est-ce que vous créeriez votre entreprise en France ou est-ce que vous partiriez, je sais pas moi, à Dubaï, à Genève, aux États-Unis ?
Alors, c'est c'est une c'est une belle question d'entreprise que je voulais créer. Dit non mais attends, il faut tu la mets à Dubaï bien sûr, tu la mets en Arabie Saoudite à la rigueur ou tu la mets dans la Sicone Vallée, mais la met surtout pas en France hein. C'est c'est un vrai réflexe.
Vous avez tout à fait raison hein. Vous avez tout à fait raison. et même des entreprises qui se créent en France et qui s'internationalisent assez vite, leur ambition, je suis dans une entreprise comme celle-là, mais l'ambition, elle est légitime, c'est d'arriver à un certain stade pour se vendre à un gros, un très gros qui lui est capable d'assurer la mondialisation réelle de l'entreprise.
Il aura fait la pépite puis ensuite il va en faire une grosse boîte. Vous restez un petit peu dans la boîte mais en réalité vous la vendez à un gros. Prenez un paquet d'argent et ensuite vous faites d'autres aventures.
C'est mais c'est un modèle qui est normal hein. Je dirais je ne dis pas rester en France, rester scotché en France parce que non John qui a ambition dans une entreprise il peut faire ça. C'est c'est tout à fait logique.
Et ensuite il réinvestira son il en créera une 2è une 3è une 4è multi sérial entrepreneur. C'est donc votre réponse ce serait de ne pas créer une son entreprise en France. Non, je veux dire dans certains cas, oui, enfin je je sais pas, je n'en sais rien, je suis pour la liberté si vous voulez.
Euh et beaucoup de raisons, on beaucoup de gens ont envie de créer leurs entreprises en France. J'ai une très belle pépite, on l'a créé en France, hein. Mais euh et j'espère qu'elle va devenir une licorne.
Mais mais parce que quand on dit aujourd'hui, par exemple que c'est c'est un peu le fantasme qui se passe aujourd'hui, c'est globalement c'est plus le richissime, c'est plus Bernard Arnaud, c'est plus les les très riches qui s'exilent de la France notamment pour des raisons fiscales. le petit patron de PME qui est un pécule de côté, qui en a marre des normes, qui en a marre de de de le du climat anxiogène, qui en a marre de pas gagner suffisamment sa vie et qui se tire. Vous alors est-ce que c'est un vrai constat déjà d'une vra constat ?
Vrai constat. Voilà. Et et deux, qu'est-ce que vous avez envie de leur dire vous ?
Bah restez, restez et agissez pour que en 2027 on soit tous capable de remettre un peu les compteurs à zéro. Je vous ai parlé du compteur des normes bien évidemment le compteur de la fiscalité. Je vous ai parlé du Grand TR et cetera, mais il y a il y a plein de choses à faire et j'espère que le gouvernement euh si on est suffisamment nombreux pour si si on est suffisamment nombreux pour peser dans le même sens et faire partager ça l'opinion dire écoutez, on a un formidable futur là qui est là, on peut le saisir.
Nos entrepreneurs sont vos meilleurs amis sont vos meilleurs amis dans cette affaire là. Euh bah on a gagné reste quelques mois, c'est bien. Hm Je comprends.
Et euh c'est J'allais vous demander aussi pour terminer le le l'entretien, quels sont les c'est quoi votre meilleur souvenir en politique et c'est quoi le pire ? J'en sais rien. J'en sais rien.
J'ai une Ah si le meilleur souvenir. Si le meilleur souvenir. Ah oui, j'ai été très anticommuniste dans ma jeunesse.
Après euh c'est ça vous étonnera pas, c'était le système totalitaire de mon époque. Bien sûr bien sûr. J'aurais été même l'ennemi du nazisme acharné.
Acharné. Euh donc bon c'est c'est et puis j'ai énormément bourlingué dans l' j'ai soutenu les dissidents, j'ai connu tous les patrons, tous les types qui sont devenus présidents, premier ministre et cetera. Je les ai tous connu parce que je les ai connaissais comme dissident parce que j'allais même clandestinement en Russie et cetera.
J'ai fait j'ai bon j'ai marodé des marudes invraisemblables et j'ai tous connu et notamment j'avais fondé un institut à Moscou au moment de la pérestroica. On avait 12 grands économistes et on a fait un premier ministre, un premier ministre, un vice-premier ministre et sep ministres sur les 12. C'est vous dire que c'était plutôt bonne pioche.
Euh et le premier premier ministre de la Russie, c'était mon ami Gorgidard. Gorgar, type fabuleux et cetera. Et il m'a dit "Je suis je suis premier ministre et je voilà c'est sous Gorbatchev du coup ou c'est c'est sous Elsine ?
Sus Helsine. Soelsine, d'accord ! Et je suis premier ministre et euh j'arrive euh et je prends un avion, un avion privé qui mettait à ma disposition une entreprise qui avait intérêt précise parce qu'elle avait misé tellement sur le système communiste qu'elle avait intérêt à avoir une entrée dans le nouveau dans le nouveau régime.
Donc il y avait pas d'abus de bien social mais quand même c'était pratique. Donc j'arrive et Gidard, j'arrive au Kremelin. Moi qui avais été anticommuniste, si vous m'aviez dit un jour que je rentrerai au Kremelin, je l'aurais jamais cru.
Hm. Et donc je rentre au crébelin accueillir euh et euh on va déjeuner. Il savait même pas où était sa salade de à manger à l'époque.
Dire le soir, c'était le soir guidé. C'était donc vraiment le tout début. On a passé une nuit extraordinaire à refaire la Russie, à refaire des tas de choses et cetera et cetera. refaire la monnaie, à refaire le roue, ça et donc c'est et ça c'était un souvenir le plus exceptionnel de d'ailleurs je me suis dit j'arrête la politique, ça y est, j'ai fini puis je me suis dit bah finalement j'ai quand même j'ai quand même beaucoup appris en dehors de ça et ça peut être utile mais ça c'est le grand souvenir.
Ah oui, c'est c'est c'est mort plus que plus beaucoup plus que le fait d'avoir été ministre ou d'avoir été ou incomparablement super c'est le moment où l'histoire bascule et l'histoire bascule c'était votre rêve. Imaginez un jour la la chute de de de ce régime. Hm.
C'est pas un anticommunisme vis-à-vis des braves militants en France. C'est un anticomuniste par rapport à ce que représentait ce ce régime ou Ouais. Non, mais ça c'est l'événement de ma vie.
Oui, bien sûr. H Et peut-être le pire en tout cas le parce qu'on dit toujours que le la politique est un monde de requin d'ailleurs c'est peut-être pour ça qu'on a du mal à la changer. Euh qu'est-ce que qu'est-ce que vous avez comme peut-être mauvais souvenir comme leçon peut-être de ce monde politique ?
Oh, des leçons politiques sûrement. Des mauvais souvenirs. Euh, des mauvais souvenirs, non.
Des mauvais souvenirs, non. Euh je les oublie d'ailleurs, j'ai une tendance à oublier facilement puis à rebondir. Donc, je j'ai pas deais souvirs.
Non, le le truc le peut-être le truc le plus utile que j'ai eu c'est un conseil de Jacques Chirac. Un jour, il m'a dit "Allain, quand on est comme ça dans des visites officielles et si tu vois des toilettes, rentre dans les toilettes, tu sais pas quand tu les retrouveras." C'est un conseil très pratique.
OK. Vraiment très praticop pratique quoi. Il était comment chaque chirx ?
C'est un type sympa ou c'était parce que il a ce côté rentré très bonhomme maire de Paris fondateur du RPR 20 grands rassembleurs et salon de l'agriculture. Oui oui c'est un type c'est un type très sympathique euh très très cultivé notamment sur l'Afrique hein sur l'Afrique était tout à fait tout à fait remarquable euh mais sur d'autres sujets aussi contrairement à l'image qu'il donnait. Euh très excellent premier ministre.
Excellent premier ministre. Euh de temps en temps faire des bras de fer avec lui mais la situation le permettait. Pourquoi ?
Parce que nous n'étions pas dans un régime c'est le président en haut qui est il sait tout, il fait tout, il est inattaquable. Les gens sont élus en dessous et les gens lui obéissent et cetera. C'était un régime où nous partis politiqu était dans un parti politique par la direction.
Euh nous c'était nous qui avions fait Jacques Chirac parce que nous avions réussi à imposer Jacques Chirac dans une alliance face à Mitteron. Mitteran il voulait pas du tout dans Jacques Chirac. Donc on avait quand même contribué à le faire et le premier ministre il vous est redevable ça change tout.
Donc c'està dire qu'autour de la table vous avez un dialogue les gens discutent. Vous avez arrivé l'arbitrage du premier ministre, vous dites "J'ai peut-être pas été bon dans la façon dont j'ai exprimé les choses. C'est normal ou peut-être qu'après tout j'avais tort, j'en sais rien.
Mais en tout cas, c'est un un gouvernement intelligent. J'ai participé à un deuxième gouvernement intelligent avec Baladur. C'était encore la cohabitation.
Vous voyez, c'est pas le système monarchique, l'absolutisme monarchique du président de la République. C'est une forme de libéralisme au sein de les institutions. Oui.
Enfin, la discussion la discussion intelligente. Donc, Ger qui était un un bon premier ministre, je peux le dire. Oui.
Et puis ensuite, j'ai fait sa campagne en 95 parce que j'estimais que c'était un moment qui aurait pu être un moment libéral. D'ailleurs, il a fait une campagne libérale en en soi. Ça a changé après que après.
Mais euh mais j'ai j'ai un très bon souvenir de Jacques Chirac en dehors de ce petit conseil pratique qu'il m'a donné. Et OK, super. Et qu'est-ce que pour terminer dernière question, qu'est-ce qui vous donne encore envie d'agir et de vous battre pour ce pays pour euh voilà tronçonner l'état obèse pour changer mon optimisme et et le sentiment aussi aujourd'hui parce que je pourrais faire tout à fait autre chose hein euh parce que mon proche ma famille d'ailleurs mais j'ai le sentiment de pouvoir être utile c'estàd avoir emmagasiné j'en ai peut-être montré ça au passage dans cette interview mais beaucoup de de réponses utile à des questions qu'on se pose et avec en plus ce formidable appétit d'avenir.
Qu'est-ce que ça serait beau si on réussait à déverrouiller et qu'est-ce que ça serait beau si aussi on réussissait à faire partager un beau récu du futur à la jeunesse qui doute et qui s'interroge. Merci monsieur Madelin pour cet entretien.
Alain Madelin