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InterviewSud Radio — L'invité politique (sur Site radio)· 8 septembre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleÉducation & rechercheAgriculture & alimentation

L'invité politique Sud Radio - Ségolène Royal, ancienne Ministre et candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle est l'invitée politique

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteÉludée

    Est-ce que la France a perdu de son identité et de sa liberté en acceptant ce genre de compromission ?

  • 2:48OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos propositions en matière de pouvoir d'achat ?

  • 4:19FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous faites cette proposition de blocage des prix à la pompe aujourd'hui ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que le gouvernement aura les moyens de ses ambitions sur la loi contre les violences sexistes ?

  • 7:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes confiante ou inquiète face aux financements de cette loi ?

  • 9:58RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous pensez qu'il faut des milliards pour financer les projets de loi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:35Invité politiqueFait
    « Mais bien sûr, la France produit de l'énergie moins chère que ses voisins. »
  • 5:47Invité politiqueFait
    « Il a fallu attendre 10 ans sur un sujet qui avait été décidé comme étant prioritaire par Emmanuel Macron. »
  • 7:20Invité politiqueFait
    « Il faut que la loi, bien sûr, soit financée. »
  • 9:03Invité politiqueFait
    « On avait créé les aides éducateurs. Un deuxième adulte dans les classes. »
  • 12:16Invité politiqueFait
    « Ceux qui ne peuvent pas payer 15, ils peuvent payer 10 et je leur dis venez. »
  • 14:01Invité politiqueFait
    « Il faut que les consommateurs soient solidaires de la production agricole. »
  • 16:52Invité politiqueFait
    « J'ai proposé d'être même Premier ministre. »
  • 19:35Invité politiqueFait
    « Le centre, c'est la droite. »
  • 20:21Invité politiqueFait
    « Il y a des valeurs qui sont soi-disant attribuées à la droite, mais qui sont des valeurs fondamentales de la société française. »

Temps de parole

  • Locuteur 766 %
  • Ségolène Royal22 %
  • ?6 %

18,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Sud Radio, l'invité politique,

0:04
Locuteur

Jacques

0:06
Présentateur

Cardoze. Il est 8h30 sur Sud Radio, l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Ségolène Royal, ancienne ministre et candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle.

0:17
Ségolène Royal

Bonjour Ségolène Royal.

0:18
Locuteur

Bonjour.

0:19
Ségolène Royal

On va commencer par un thème qui vous est cher. Samedi, un groupe religieux hindou a demandé et obtenu d'invisibiliser des femmes lors d'une visite.

0:25
Locuteur

Est

0:26
Ségolène Royal

-ce que la France a perdu de son identité et de sa liberté en acceptant ce genre de compromission ?

0:31
Locuteur 7

Écoutez, je vais être brève sur ce sujet-là, parce qu'il

0:34
Locuteur

y a

0:34
Locuteur 7

une hiérarchie pour moi des priorités dans ce qui se passe en France aujourd'hui, au moment où les Français n'arrivent pas à boucler leur fin de mois à cause de l'explosion du prix de l'énergie et des carburants. Donc la chose est simple, la réponse est simple. C'est l'ordre juste qu'il faut appliquer. C'est-à-dire que si, en effet, un groupe de visiteurs vient et impose des règles qui ne sont pas conformes aux droits français, ils ne visitent pas la tour Eiffel. Point. C'est tout. Donc voilà, si les choses sont claires...

0:59
Ségolène Royal

L'ordre juste,

1:00
Locuteur

c

1:00
Ségolène Royal

'est cette idée que vous défendez depuis maintenant une vingtaine d'années. En quoi elle aurait fait face à cette problématique-là

1:07
Locuteur

?

1:07
Locuteur 7

Eh bien, je viens de vous le dire. Vous n'avez pas écouté. Je viens de vous le dire. C'est-à-dire des gens qui se présentent au guichet de la tour Eiffel et qui disent « on ne veut pas le personnel féminin lors de notre visite », on leur dit « merci messieurs, mais vous ne rentrerez pas et vous ne visiterez pas la tour Eiffel

1:24
Ségolène Royal

». Mais actuellement, il y a un

1:26
Locuteur

principe... Ça y est, c'est bon, j'ai

1:27
Locuteur 7

répondu, passons

1:27
Locuteur

à autre chose.

1:28
Ségolène Royal

Un principe simple, c'est l'égalité.

1:30
Locuteur

Je viens de vous répondre, monsieur.

1:31
Ségolène Royal

Je

1:32
Locuteur 7

viens de vous répondre, donc n'en faisons pas des tonnes par rapport à ce que vivent aujourd'hui les Français qui sont bien plus inquiets sur d'autres

1:38
Locuteur

sujets.

1:39
Ségolène Royal

Dans la même journée, on a appris la position de Mathilde de Panot à propos de la Bayard. C'est juste l'actualité, en fait.

1:46
Locuteur

Mais non, mais non, ce n'est pas l'actualité. Mais vous allez avoir tout le

1:49
Locuteur 7

temps de vous exprimer sur

1:50
Locuteur

des sujets qui... Ce n'est pas l

1:51
Locuteur 7

'actualité, mais arrêtez de nous saouler avec

1:55
Locuteur

ces sujets

1:55
Locuteur 7

et le foulard. Mais arrêtez, franchement, vous êtes en train de dégrader la politique en faisant cela. Je vais vous répondre, mais faites attention. Vous

2:05
Locuteur

avez vu ce qui se passe en Allemagne ? Vous êtes

2:06
Locuteur 7

en train de dégrader la politique.

2:09
Locuteur

Il

2:09
Locuteur 7

faut écouter les gens pour savoir être le porteur des voix, des sans voix.

2:15
Locuteur

Vous

2:15
Locuteur 7

savez, là, aujourd'hui,

2:17
Locuteur

il

2:17
Locuteur 7

y a des gens, tous les parents, des millions de parents, 12 millions d'élèves qui viennent de rentrer à l'école.

2:22
Locuteur

Il

2:22
Locuteur 7

y en a beaucoup qui sont sans enseigner en phase 2. Et il y a le classement PISA qui, une fois de plus, va faire reculer le classement de la France. Vous ne croyez pas que c'est un sujet, ça ?

2:32
Ségolène Royal

Bien sûr que si.

2:33
Locuteur 7

Le prix de l'essence, vous

2:34
Locuteur

ne

2:34
Locuteur 7

croyez pas que c'est un sujet ? L'angoisse tous les jours des gens qui vont travailler et qui regardent ce qu'ils doivent payer, alors qu'il y

2:40
Locuteur

a

2:40
Locuteur 7

des solutions, alors qu'on devrait baisser les taxes sur l'essence. C

2:43
Locuteur

'est ça qu'ils devraient faire

2:44
Locuteur 7

un sujet, demander au gouvernement de baisser les taxes sur

2:46
Locuteur

l'essence. Ça, c'est un sujet.

2:48
Ségolène Royal

Précisément, Ségolène Royal, quelles sont vos propositions en matière de pouvoir d'achat

2:51
Locuteur

? C

2:52
Locuteur 7

'est de baisser les taxes sur l'essence. Là, il

2:55
Locuteur

y

2:55
Locuteur 7

a un sujet majeur sur l'énergie.

2:58
Locuteur

Ce

2:58
Locuteur 7

sujet essentiel sur l'énergie, c'est celui qui explique aujourd'hui des dizaines et des dizaines de faillites d'artisans, de commerçants. Les centres bourses sont en train d'être dévitalisés. Il y a un mouvement aujourd'hui des buralistes, pour d'autres raisons. Mais les buralistes, ils jouent un rôle essentiel dans les centres-bourgs et dans les petites communes, parce que c'est des lieux de convivialité, des lieux de rassemblement. Et parallèlement, il y a un rapport aujourd'hui qui vient de sortir sur des psychiatres qui montre que l'un des fléaux sociaux en France, c'est la solitude. Effectivement, cette solitude se renforce. Elle a été renforcée par le Covid.

Et aujourd'hui, elle est en train de se dégrader encore. Cette situation se dégrade encore, parce qu'il n'y a aucune attention qui est portée à la fermeture des petits commerces, des artisans, des boulangers même qui ferment parce qu'ils n'arrivent plus à payer l'électricité. Comment se fait-il que ce gouvernement soit aussi inerte ? Mais bien sûr qu'il faut baisser les

3:56
Locuteur

taxes sur l'énergie. Mais

3:57
Locuteur 7

bien sûr, mais tous les jours, le tissu social se dégrade. Vous savez, ils ont encore huit mois pour faire des bêtises,

4:04
Locuteur

ceux

4:04
Locuteur 7

qui nous gouvernent. Huit mois de dégradation encore qu

4:10
Locuteur

'on

4:10
Locuteur 7

va subir. Tous les jours, regardez la liste, il

4:12
Locuteur

y

4:12
Locuteur 7

a des milliers d'entreprises qui aujourd'hui déposent le bilan, y compris des entreprises industrielles de très haut niveau.

4:19
Ségolène Royal

Vous, Jean-Luc Mélenchon propose entre autres le blocage des prix et le blocage des loyers par exemple, mais vous aviez proposé vous-même le blocage des prix il y a un certain nombre d'années, notamment les prix à la pompe. Est-ce qu'à

4:30
Locuteur

nouveau

4:32
Ségolène Royal

vous faites cette proposition aujourd'hui ? Est-ce que vous pensez qu'elle est impérative ?

4:35
Locuteur 7

Mais bien sûr, la France produit de l'énergie moins chère que ses voisins. Et cet avantage comparatif, nous ne pouvons pas l'utiliser. Parce que l'Europe nous a obligés à nous aligner vers les prix les plus élevés. Cet alignement, il s'est fait au moment de la réunification allemande. On a dit qu

4:53
Locuteur

'il

4:53
Locuteur 7

faut que les Allemands aident les Allemands, donc il ne faut pas de conditions compétitives négatives pour eux. On va donc tous s'aligner sur le prix de la production d'énergie allemande. Mais ça suffit. Aujourd'hui, ça y est, les années sont passées. Donc les investissements qu'on fait, les générations qui nous ont précédées dans le nucléaire, dans les barrages hydroélectriques, dans la géothermie même, dans certains endroits. Donc ces investissements-là, ils doivent profiter aujourd'hui aux nouvelles générations. Et par conséquent, nous devons reprendre notre souveraineté énergétique.

5:30
Ségolène Royal

Alors, parlons de la loi également sur les violences sexistes et sexuelles, après les discussions qui ont repris au Parlement, avant un éventuel vote le mois prochain. Est-ce que vous pensez que le gouvernement aura les moyens de ses ambitions sur ce texte ? On sait que vous avez des propositions à faire en la matière.

5:46
Locuteur

Oui,

5:47
Locuteur 7

mais même si c'est court. Vous vous rendez compte, il a fallu attendre 10 ans sur un sujet qui avait été décidé comme étant prioritaire par Emmanuel Macron. Priorité sur la violence faite aux femmes, priorité sur la violence faite aux enfants. Non seulement il ne s'est rien passé, mais on a découvert cet océan de maltraitance, d'abus sexuels, qui n'arrivait pas jusqu'au tribunal, faute d'instructions disant aux tribunaux et aux policiers et que c'était une priorité, que c'était une urgence. Ça n

6:13
Locuteur

'a

6:13
Locuteur 7

jamais été le cas. Et faute de moyens aussi donnés à la justice et aux investigateurs et aux enquêteurs. Gérald

6:20
Ségolène Royal

Darmanin, sur ce point, dit qu'il a donné les

6:22
Locuteur

bonnes instructions.

6:23
Locuteur 7

Il n

6:23
Locuteur

'a

6:23
Locuteur 7

rien donné du tout. Vous avez vu le rapport, il n

6:25
Locuteur

'a

6:25
Locuteur 7

rien donné du

6:26
Locuteur

tout. Pourquoi

6:26
Locuteur 7

il n

6:26
Locuteur

'a

6:26
Locuteur 7

rien donné du tout ? Parce que ce gouvernement a été à l'origine de révolte sociale. Donc la priorité, ça a été la répression des révoltes sociales.

6:34
Locuteur

Donc les violences sexuelles, ce n'était

6:35
Ségolène Royal

pas une priorité pour

6:36
Locuteur

ce gouvernement ? Mais vous le savez

6:37
Locuteur 7

très bien, puisqu'il y

6:37
Locuteur

a

6:37
Locuteur 7

un rapport qui a montré que dans les instructions qui ont été données, jamais cette priorité-là n'a été mise sur la table. Donc au-delà de la loi, bien sûr qu'il faut la loi. Au-delà de la loi, c'est une question de moyens et de rapidité. Moi, je suis pour l'installation des caméras, je veux dire, aux surveillances, partout où il y a de l'accueil de la petite enfance, partout. Et j'aurai l'occasion d'en reparler. À Alfortville, nous sommes en train de monter un projet qui, justement, pourrait être généralisé à l'ensemble du territoire.

7:04
Ségolène Royal

Aurore Berger a affirmé que le budget de la loi, estimé à 3 milliards d'euros par an, ne serait pas un blocage. Mais on sait toutes les difficultés que ce gouvernement a à trouver des financements aujourd'hui. Est-ce que vous êtes confiante ou est-ce que vous êtes très inquiète face aux propositions et à l'aboutissement de cette loi ?

7:20
Locuteur 7

Il faut que la loi, bien sûr, soit financée. Mais il faut arrêter de parler des milliards, là. Des milliards, des milliards, des milliards qui dégoulinent dans tous les sens. Il y

7:28
Locuteur

a

7:28
Locuteur 7

de la volonté politique derrière. Vous aurez beau mettre des milliards et des milliards, s'il n

7:32
Locuteur

'y a

7:32
Locuteur 7

pas la volonté politique, à un moment, de mettre des caméras de vidéosurveillance, d'être vigilant sur le recrutement des animateurs périscolaires, de préférer de recruter à méconnaissance égale, quand on ne sait pas qui c'est. Il y a des hommes qui sont effectivement formés, qui ont des références, qui ont fait leur preuve, etc. Et puis, il y a des recrutements où on ne sait pas qui c'est. Entre un homme et une femme, il faut prendre une femme.

7:55
Locuteur

C

7:55
Locuteur 7

'est assez simple. Il y a aussi du bon sens. Il y

8:00
Locuteur

a

8:00
Locuteur 7

aussi, je pense, rappeler aux parents. Parce qu'il y a beaucoup de maltraitances dans les familles. Il y a beaucoup de familles déstructurées, etc. Et on apprend plus ce que c'est qu'être parent. Quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire, il y avait une éducation à la parentalité. Être parent, c'est déjà considérer que son enfant n'est pas un jouet.

8:18
Locuteur

Ce

8:19
Locuteur 7

n

8:19
Locuteur

'est

8:19
Locuteur 7

pas un jouet. Ce n

8:19
Locuteur

'est

8:19
Locuteur 7

pas quelqu'un qu'on domine. C'est quelqu'un qui est votre égal. Un enfant, c'est quelqu'un qui est même plus supérieur à vous parce qu'il a des droits et des devoirs. Et en particulier, le droit d'être protégé. Et je vais vous dire autre chose. Le droit à l'insouciance. Aujourd'hui, la société dans laquelle nous vivons a volé le droit à l'insouciance des enfants et des adolescents. Et c'est ça qu'il faudra leur rendre.

8:41
Ségolène Royal

Une des solutions, et d'ailleurs, je crois que vous l'aviez déjà avancé cette idée, ce serait d'aider les profs avec une deuxième personne. Et ça fait

8:49
Locuteur

partie

8:49
Ségolène Royal

des propositions qu'on a d'ailleurs eues sur l'antenne de Sud Radio cette semaine. Il faut aussi aller plus loin en la matière. Avoir une aide, pourquoi pas, de parents d'élèves ou de personnes qui sont dans l'entourage et qui puissent aider les profs, les secondés, pour ces alertes précisément.

9:03
Locuteur

Le

9:03
Locuteur 7

problème, c'est que ça existait et qu

9:05
Locuteur

'ils

9:05
Locuteur 7

l'ont supprimé. On avait créé les aides éducateurs. Un deuxième adulte dans les classes. Et c'était extraordinaire parce que c'était des jeunes justement qui allaient ensuite se former pour être enseignants. Donc on n'avait pas non plus cette pénurie de candidatures pour être enseignants. Et ça, ça a été supprimé. Alors que bien sûr, un adulte seul face à une classe de 20 à 25, dans le meilleur des cas, souvent c'est plus, c'est très difficile puisque l'école doit transmettre à la fois les savoirs, ça c'est le rôle de l'enseignant, les savoir-faire, ça c

9:35
Locuteur

'est

9:35
Locuteur 7

le rôle de la méthodologie qui devient de plus en plus importante dans la vie professionnelle, et les savoir-être, les comportements. Donc le deuxième adulte dans la classe, il est essentiellement sur le savoir-être, c'est-à-dire sur le comportement, sur la discipline dans la classe, sur la gestion du collectif, sur le rattrapage des enfants qui sont en rupture de scolarité ou en rupture de comportement.

9:58
Ségolène Royal

Je comprends. Je reviens sur cette phrase, sur votre phrase, Madame Royal, quand vous dites qu

10:01
Locuteur

'il

10:01
Ségolène Royal

faut qu'on arrête de parler des milliards, vous en avez peut-être marre qu'on parle des milliards, mais il faut

10:05
Locuteur

bien des

10:07
Ségolène Royal

milliards pour financer les projets de loi ? Oui, non, pas forcément.

10:10
Locuteur

Pas forcément, mais

10:12
Locuteur 7

vous mettez des caméras dans les structures d'accueil de la petite enfance, déjà, du jour au lendemain,

10:21
Locuteur

vous

10:21
Locuteur 7

dissuasez le passage à l'acte de la maltraitance, du jour au lendemain. Ça coûte quoi ? Ça coûte 100 euros ? C'est fait par les services techniques des communes ? Ça ne coûte pas grand-chose. Donc vous voyez, il y a aussi derrière...

10:32
Ségolène Royal

Une volonté politique.

10:33
Locuteur 7

Il y a la volonté politique. Et puis vous donnez les moyens aux enquêteurs de la police et aux magistrats de régler ces problèmes en priorité, bien évidemment. Et vous refaites de l'éducation parentale et vous surveillez les recrutements qu'il y a dans les structures d'accueil de la petite enfance.

10:48
Ségolène Royal

Si vous le voulez bien, un mot de la primaire. On peut lire dans Le Parisien ce matin que vous pourriez, c'est le terme qui est utilisé, plumer tout le monde selon un vieux routier du PS. Vous allez tous les plumer ? Je ne

11:00
Locuteur

sais

11:00
Ségolène Royal

pas ce que ça veut dire. Sous-entendu, vous êtes en train de gagner cette primaire,

11:05
Locuteur

vous

11:05
Ségolène Royal

êtes en train de gagner la bataille des esprits.

11:07
Locuteur

C'est un peu ce qu'il se dit. C'est un peu tôt.

11:09
Locuteur 7

C'est un peu tôt parce que c'est le 11 octobre, le vote. En tous

11:12
Locuteur

les cas, vous avez déjà vos

11:13
Ségolène Royal

parrainages et comment vous expliquez le fait que vous ayez déjà vos parrainages avant les autres, semble-t-il ?

11:18
Locuteur 7

C'est l'amitié, je pense.

11:20
Ségolène Royal

C'est le signe qu'il y a une adhésion au PS pour vous, toujours, aujourd'hui, et que les autres candidats n'ont pas réussi à vous

11:27
Locuteur

doubler d'une certaine façon ? Je

11:29
Locuteur 7

ne sais pas où ils en sont. Je pense qu'ils n'auront aucun problème.

11:33
Ségolène Royal

En tous les cas, ça...

11:34
Locuteur 7

Moi, comme je n'étais pas dans l'appareil du parti, ce n'était pas évident que j'ai les parrainages.

11:41
Locuteur

Oui, mais peut-être que

11:42
Ségolène Royal

précisément vous n'étiez plus dans l'appareil du parti, on

11:45
Locuteur

pouvait se dire

11:46
Ségolène Royal

que peut-être il y aurait une difficulté et en fait, non.

11:47
Locuteur

En

11:48
Locuteur 7

fait, non. Au contraire, je pense que ça soulage aussi qu'il y ait une candidature qui soit en dehors des conflits de congrès.

11:56
Ségolène Royal

Alors, l'une des polémiques, c'est le prix. Le prix de cette primaire, 15 euros, aujourd'hui, c'est trop. Il faut faire comme dit

12:03
Locuteur

Olivier Faure. C'est fait.

12:04
Locuteur 7

Donc, à la limite, ça

12:05
Locuteur

ne

12:05
Locuteur 7

sert plus à rien de commenter.

12:06
Locuteur

Pourquoi Olivier Faure

12:07
Ségolène Royal

dit qu'on pourrait peut-être revenir à 2 euros ou 3 euros ? Ah bon

12:10
Locuteur

? Non,

12:11
Ségolène Royal

c'est impossible, c'est décidé. Ah bon, je ne

12:13
Locuteur

sais

12:13
Ségolène Royal

pas. D'accord. En tous les

12:14
Locuteur

cas, ceux qui

12:16
Locuteur 7

ne peuvent pas payer 15,

12:17
Locuteur

ils

12:17
Locuteur 7

peuvent payer 10

12:18
Locuteur

et

12:18
Locuteur 7

je leur dis venez.

12:19
Locuteur

Mais en

12:20
Locuteur 7

tous

12:20
Ségolène Royal

les cas, c'est un frein à ce qu'elle soit très

12:21
Locuteur 7

populaire. J'aurais voulu, moi, 2 euros, 4 euros. Mais c'est fait, donc il faut avancer là.

12:26
Ségolène Royal

Bon, en tous les cas, Ségolène Royal, dans cette deuxième partie d'entretien, on va dans un instant aborder trois sujets puisque vous répondrez à une question d'un auditeur. Il y aura également la minute carte blanche où on vous a proposé de défendre un sujet. Et vous allez nous en parler sur les agriculteurs précisément. Et puis également, une réponse à une question liée à l'actualité des réseaux sociaux. A tout de suite, Madame Royal.

12:56
Présentateur

Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoze.

13:01
Ségolène Royal

Ségolène Royal, ancienne ministre et candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle 2027 et l'invité de Sud Radio ce matin dans le grand entretien. Dans cette deuxième partie, Madame Royal, vous répondrez dans un instant à la question réseaux sociaux de Benjamin Gleize et puis à celle d'un auditeur. Mais avant cela, on vous a proposé une carte blanche et vous avez choisi le thème de l'agriculture et de l'élevage.

13:21
Locuteur 7

Oui, parce que c'est une souffrance que l'on n'entend plus et que j'ai rencontrée récemment là à Chalon, en Champagne, où j'étais allée, à la foire, à la grande foire de Chalon.

13:33
Locuteur

Et

13:33
Locuteur 7

je me suis dit, mais quel désespoir, quelle tristesse. Et c'est notre identité, vous savez, l'identité rurale et agricole. Alors bien sûr, il y a plusieurs agricultures, il y a la grande agriculture, il y a l'élevage, il

13:45
Locuteur

y a

13:45
Locuteur 7

l'agriculture moyenne,

13:47
Locuteur

il

13:47
Locuteur 7

y a la question de l'installation des jeunes. Mais ce lent basculement vers la disparition de la ruralité est pour moi une

13:57
Locuteur

priorité.

13:57
Ségolène Royal

Au-delà du constat, quelle serait votre proposition ?

14:01
Locuteur

D

14:01
Locuteur 7

'abord, il faut que les consommateurs soient solidaires de la production agricole. Il y a des choses toutes simples à faire, par exemple, dans les grandes surfaces, c'est de regrouper au même endroit les productions d'origine française ou d'origine régionale. Parce qu'aujourd'hui, quand vous faites vos courses, que vous voulez acheter des fruits et légumes, du fromage ou de la viande, il faut vraiment mettre une loupe pour savoir quelle est l'origine France de ces produits. Et je suis sûre que l'on pourrait déclencher un mouvement de solidarité entre les consommateurs et les productions agricoles françaises.

14:33
Locuteur

Votre idée, c'est une sorte de la vétisation

14:35
Locuteur 7

? Deuxièmement, je pense qu'il y

14:37
Locuteur

a

14:37
Locuteur 7

une question d'égalité devant la qualité alimentaire.

14:41
Locuteur

Il

14:42
Locuteur 7

y a une étude qui vient de sortir de que choisir de 50 millions de consommateurs sur la pollution dans les pâtes. Parce que vous voyez, les gens, ils n'ont pas les moyens d'acheter de la viande. Donc, ils font manger des pâtes à leurs enfants. 80% des pâtes contiennent des métaux lourds, notamment du cadmium. qui sont liés aux engrais phosphatés. Mais c'est pas accessible. Ou dans les pâtes à pizza. Voilà ce que mangent les enfants aujourd'hui où les saucisses, on ne

15:05
Locuteur

sait

15:05
Locuteur 7

pas trop ce qu'il y

15:05
Locuteur

a

15:05
Locuteur 7

dedans. Et on leur dit, ben non, la viande, ce n

15:08
Locuteur

'est

15:08
Locuteur 7

pas pour vous. Mais si, la bonne viande des éleveurs français doit être accessible à toutes les familles. Et moi, je souhaite qu'il y ait une péréquation, justement, entre les produits importés, de mauvaise qualité, parfois, et la production française. Les grandes surfaces devraient faire une péréquation. Au nom de quoi il ferait une péréquation ? Au nom du bilan carbone. Car un produit importé, et heureusement, vous

15:31
Locuteur

avez

15:31
Locuteur 7

vu que le maire trop sourd a été arrêté. si on avait écouté les éleveurs, ils avaient dit que la production animale brésilienne n'était pas aux normes sanitaires européennes et françaises. Pourquoi est-ce qu'on ne les a pas écoutées ? Donc, ça a dû coûter des centaines de milliers d'euros, les fonctionnaires qui ont fait l'accord.

15:50
Locuteur

Donc,

15:51
Ségolène Royal

plus de souveraineté, plus de transparence, c'est ce que vous demandez.

15:53
Locuteur 7

Et l'accès à la qualité grâce à une péréquation des prix au profit des bons produits. Je finis sur l'EHPAD quand même, parce que c'est les gens qui nous écoutent. Je vais leur dire que l'EHPAD bio sont deux fois moins polluées et qu'il y a une ou deux marques aussi qui font des efforts et qui est très peu polluée. On

16:12
Locuteur

va le faire à l'usiter mais

16:13
Locuteur 7

qui retrouve l

16:14
Locuteur

'enquête de que choisir. On

16:16
Ségolène Royal

retrouvera, Madame Royal. Je vous propose une question d'une auditrice pour vous.

16:20
Présentateur

Bonjour, Madame Ségolène Royal. Comment ça se fait que quand il y

16:24
Locuteur

a

16:24
Présentateur

eu la dissolution, vous avez fait votre candidature pour le gouvernement de M. Macron

16:29
Locuteur

qui

16:30
Présentateur

a fait tellement de malheurs aux Gilets jaunes, aux peuples, à la classe moyenne et qui en a fait encore plus dans son sovième matin ? Est-ce que c'est bien une personne de gauche qui fait ça

16:39
Locuteur

?

16:41
Locuteur 7

Madame Royal. Quelle dissolution ? Je n

16:43
Locuteur

'ai

16:43
Locuteur 7

pas fait campagne pour M. Macron.

16:45
Locuteur

On se

16:45
Ségolène Royal

souvient des propositions que vous aviez faites, des signes d'ouverture. J'ai

16:52
Locuteur 7

proposé d'être même Premier ministre.

16:53
Locuteur

Ce

16:54
Locuteur 7

n'est précisément pas pour faire la politique macroniste, Madame. C'est parce que justement la gauche l'a emporté à ses élections

16:59
Locuteur

et normalement il

17:01
Locuteur 7

aurait dû y avoir un Premier ministre de gauche et j'aurais fait un tout autre choix, bien évidemment. Et je vais vous dire une chose, Madame, les Gilets jaunes. Quand j'ai vu au deuxième jour des Gilets jaunes, quand j'ai vu la détresse des femmes qui enfilaient des Gilets jaunes pour aller sur les ronds-points des femmes retraitées, j'ai appelé Emmanuel Macron. Je lui

17:19
Locuteur

ai

17:19
Locuteur 7

dit qu

17:19
Locuteur

'il

17:19
Locuteur 7

faut arrêter avec cette taxe carbone. J'étais d'autant mieux placée que j'avais arrêté l'éco-taxe qui avait le même objectif avec les bonnets rouges qui commençaient à se révolter. Et j'ai trouvé en effet que cette taxe était scandaleuse parce qu'on ne fait pas de l'écologie par la punition et en faisant voter les plus modestes, en faisant payer les plus modestes. Mais il ne

17:37
Locuteur

m'a

17:37
Locuteur 7

pas écoutée. Vous avez vu, on a subi, ils ont subi en plus les Gilets jaunes, la répression, les mutilations. La France a subi une dégradation de son image à l'international. Ça, c'est de la valeur économique qui disparaît. Et par conséquent, merci de votre question, madame, mais justement, c'était pour arrêter les dégâts du macronisme et pour faire une autre politique qui est en empathie avec les gens. Vous savez, la politique, c'est aimer les gens. Mais ces gens-là, ceux qui sont au pouvoir aujourd'hui, n'aiment qu'eux-mêmes. C'est ça le

18:03
Locuteur

problème.

18:04
Ségolène Royal

Ségolène Royal, justement, pour faire une autre politique, certains disent, notamment M. Cazeneuve, que la gauche, c'est environ 30% de l'opinion. Encore faut-il créer une union avec qui vous pourriez vous projeter dans une union au sein de la gauche et du centre. Jusqu'où vous pourriez aller

18:22
Locuteur

?

18:24
Locuteur 7

Je ne pense pas que ce soit le bon raisonnement de savoir avec quel appareil politique. Il faut laisser les gens voter. Vous avez vu ce qui se passe en Allemagne

18:34
Locuteur

?

18:35
Locuteur 7

C'est-à-dire que quand les gens sont en désespoir et se disent mais finalement, tous ces politiques sont des bons à rien et finalement, la seule solution, c'est de voter pour l'extrême droite, moi, je ne leur lance pas la pierre. J'entends des gens qui critiquent les électeurs allemands. Mais s'ils s'étaient occupés d

18:49
Locuteur

'eux

18:49
Locuteur 7

? On a eu Emmanuel Macron qui

18:50
Locuteur

est arrivé en 2017. Il y a une réalité mathématique, Mme Royal.

18:53
Ségolène Royal

On voit bien qu'il y

18:54
Locuteur

a

18:54
Ségolène Royal

LFI qui est environ un tiers, le RN qui est environ un tiers.

18:57
Locuteur

Il

18:57
Ségolène Royal

y a une

18:57
Locuteur

réalité.

18:59
Ségolène Royal

En tous les cas, c'est ce

18:59
Locuteur

que disent les sondages.

19:00
Ségolène Royal

Après, on peut... Voilà. Mais il y a environ un tiers qui reste pour le bloc central, même si ce n

19:04
Locuteur

'est

19:04
Ségolène Royal

pas que le bloc central. Il y

19:06
Locuteur

a

19:06
Ségolène Royal

une partie de la droite. Donc, ça nécessitera forcément de passer par des alliances. Par exemple, est-ce que vous pourriez travailler avec Xavier Bertrand ? Est-ce que vous pourriez nous dire avec qui vous pourriez vous sentir à l'aise ? Puisque vous vous projetez déjà sur la présidentielle. D'abord,

19:22
Locuteur 7

l'essentiel, c'est ce que pensent les électeurs. Donc, il faut attendre de voir ce que disent les

19:28
Locuteur

électeurs.

19:29
Locuteur 7

C'est ça, la démocratie. Ce n'est pas des opérations d'appareil avant. Deuxièmement, le centre, c'est très clair, le centre, c'est la droite.

19:38
Locuteur

Le

19:38
Locuteur 7

centre, c'est la droite. Donc, soit effectivement, on veut une alliance avec la droite, ça, ça sera sans moi, bien évidemment. Et d'autre part, la dynamique de libre choix de l'électeur à second tour, c'est effectivement une union de la gauche.

19:55
Locuteur

C

19:56
Locuteur 7

'est évident. Donc, soit, on va voir à la primaire, puisque la première, il y

19:59
Locuteur

a

19:59
Locuteur 7

deux lignes politiques. Il y a une ligne

20:01
Locuteur

d

20:02
Locuteur 7

'alliance avec la droite, le centre, le macronisme,

20:06
Locuteur

qui n'est pas

20:06
Ségolène Royal

la vôtre,

20:06
Locuteur 7

qui n

20:06
Locuteur

'est

20:06
Locuteur 7

pas la mienne. Et puis, il

20:08
Locuteur

y

20:08
Locuteur 7

a ma ligne. Ma ligne, c'est le respect du vote des électeurs et c'est l'union

20:13
Locuteur

de

20:14
Locuteur 7

la gauche, des écologistes, des communistes.

20:17
Locuteur

Et c'est une

20:17
Ségolène Royal

proposition très sociale, très avec les vraies valeurs de gauche.

20:20
Locuteur

Mais avec

20:21
Locuteur 7

l'ordre juste. J'ai ma spécificité.

20:24
Locuteur

Parce

20:24
Locuteur 7

qu'il y a des valeurs qui sont soi-disant attribuées à la droite, mais qui sont des valeurs fondamentales de la société française.

20:31
Locuteur

Je suis pour

20:32
Locuteur 7

relancer et pour aider

20:33
Locuteur

les

20:33
Locuteur 7

jeunes à avoir des enfants.

20:36
Locuteur

Ça veut dire que vous pourriez

20:37
Ségolène Royal

parler avec M. Mélenchon, Mme Royale

20:39
Locuteur

? Mais

20:40
Locuteur 7

ce n

20:40
Locuteur

'est

20:40
Locuteur 7

pas le sujet. Je ne m'occupe pas des leaders politiques. Je m'occupe de la France et de proposer, d'essayer de voir comment est-ce que l'on peut redonner une espérance, un optimisme aux nouvelles générations.

20:52
Locuteur

Si vous ne faites pas d'alliance avec

20:54
Ségolène Royal

le centre et la

20:54
Locuteur

droite, à un moment donné, il faudra se retourner plutôt vers la gauche. Ça n'est

20:57
Locuteur 7

pas ma façon de raisonner, donc n'insistez pas. Ma façon de raisonner, elle n'est pas comme celle que vous évoquiez. Elle n'est pas dans les accords d'appareil. Elle est dans l'attention portée aux électeurs, aux citoyens, aux citoyennes qui attendent de savoir qu'est-ce que la France va devenir demain et aux jeunes générations à qui on est en train de transmettre la dette climatique, la dette financière, la dette sociale, la dette éducative, la dette économique ou le chômage commence à augmenter et qui se disent mais que devient la France

21:25
Locuteur

? Et

21:26
Locuteur 7

ces retraités qui disaient avant on était heureux. J'entendais un retraité qui disait ça hier, ça me fondait le cœur. Avant on était heureux et maintenant on ne le serait plus dans la France d'aujourd'hui.

21:34
Locuteur

Et si,

21:35
Locuteur 7

on peut encore être heureux, on peut remonter la pente et on peut redonner une espérance, une envie de travailler aux jeunes générations.

21:41
Ségolène Royal

Dans cette deuxième partie,

21:42
Locuteur

on

21:42
Ségolène Royal

regarde également avec vous Benjamin Glez quelle est l

21:46
Locuteur

'actualité

21:46
Ségolène Royal

via les réseaux sociaux à l'approche de la présidentielle. Dites-vous Benjamin, les candidats rivalisent d'idées pour tenter de montrer qu'ils sont proches du peuple précisément.

21:55
Présentateur

Proches du quotidien des Français.

21:56
Locuteur

On

21:56
Présentateur

se souvient il y a quelques jours d'Edouard Philippe distribuant des frites du côté de Roubaix dans une baraque à frites. Cette fois-ci, c'est Gabriel Attal qui s'y colle, l'ancien Premier ministre qui a lancé hier une opération, opération baptisée 1000 bistrots. Pour cela, il a partagé une vidéo dans laquelle il se met en scène dans un café tout y est. La bière à la main, les journaux sur la table avec en prime une ambiance balmusette.

22:15
Locuteur

Je

22:16
Présentateur

vais vous parler de notre rentrée parce qu'à partir du 7 septembre, des rencontres dans des cafés, dans des bistrots comme celui-là, il va y en avoir partout en France. Tout au long du mois de septembre, on organise l'opération 1000 bistrots. C'est 1000 rassemblements dans des cafés, dans des bistrots, dans nos villes, dans nos villages, dans nos quartiers. Une campagne présidentielle, c'est des grands meetings, des grands moments. Mais je veux aussi que ce soit des moments comme celui-là. Une table, un verre, des discussions en toute simplicité. Ségolène Royal, alors je vous vois sourire.

22:43
Locuteur

Est-ce

22:43
Présentateur

que vous pensez comme Gabriel Attal qu'il faut se rendre au bistrot pour comprendre le continent des Français ?

22:49
Locuteur 7

C'est bien qu'il commence. C'est un début.

22:54
Ségolène Royal

C'est un peu tard.

22:55
Locuteur 7

C'est un début. Plus sérieusement, vous savez, il

22:58
Locuteur

y a

22:58
Locuteur 7

une disparition des bistrots. Je parlais tout à l'heure dans les centres-villes, dans les centres-villages. Et moi, je salue les élus, les maires qui se battent pour maintenir les bistrots, les lieux de convivialité, les lieux où les gens peuvent se rencontrer. Certains, j'en avais fait ça d'ailleurs dans la région Potouch-Arande que j'ai présidée, on essaie de trouver d'autres activités au bistrot pour qu'ils puissent se maintenir. Par exemple, les épiceries sociales, la vente directe par les agriculteurs de leurs produits directement dans les bistrots, les réunions aussi avec les anciens. Donc, c'est des lieux de convivialité très importants qui ne doivent pas disparaître.

23:37
Présentateur

Gabriel Attal est donc un allié.

23:39
Locuteur

Je me rends avant je ne veux pas me moquer.

23:41
Locuteur 7

Non, mais je ne

23:42
Locuteur

veux

23:42
Locuteur 7

pas me moquer. Vous savez, les Français voient tout. On

23:45
Locuteur

a le sentiment en tous les cas. Vous

23:47
Locuteur 7

savez,

23:48
Locuteur

la politique, c'est aussi quelque chose

23:49
Locuteur 7

d'authentique. Mais c'est

23:51
Ségolène Royal

bien qu'ils découvrent les bistrots. On a le sentiment au cours de cet entretien en tous les cas que vous ne fermez aucune porte. C'est-à-dire dans l'idée de parler au centre à d'autres personnalités de gauche ou bien Gabriel Attal qui vient d'être cité. On a le sentiment que vous ne voulez pas injurier l'avenir et les mois

24:09
Locuteur

à venir. Alors

24:09
Locuteur 7

là, vous vous trompez complètement. Vous ne

24:11
Locuteur

m

24:11
Locuteur 7

'avez pas bien écouté. Mais ce

24:13
Locuteur

n

24:13
Locuteur 7

'est pas des accords politiques.

24:14
Locuteur

Ce

24:14
Locuteur 7

n'est pas parce que je ne critique pas tel ou tel qui découvre dans un bistrot qu'il y

24:20
Locuteur

a

24:20
Locuteur 7

un accord politique. Gabriel

24:21
Ségolène Royal

Attal a fait

24:21
Locuteur 7

partie

24:21
Locuteur

du gouvernement d'Emmanuel Macron. Non, mais bien sûr, Gabriel Attal a fait partie d'un gouvernement d

24:25
Ségolène Royal

'Emmanuel Macron. Et tout à l'heure, vous disiez, vous n'aviez pas des mots très tendres à propos des violences sexistes et sexuelles pour ce que n'a pas fait justement ce gouvernement.

24:34
Locuteur

Mais

24:35
Locuteur 7

écoutez ce que disent les Français, ce qu'ils vivent et ce n

24:40
Locuteur

'est

24:40
Locuteur 7

pas leur problème de savoir qui parle à qui, etc. La question aujourd'hui, c'est savoir si on sera oui ou non capable de remettre de l'ordre dans la maison France, de lui redonner sa dignité à l'échelle internationale, de redonner une espérance aux jeunes générations, de lutter contre le chômage et contre les dépôts de bilan aujourd'hui. Ça devrait être absolument la priorité. Je vois même des industries, l'industrie papetière,

25:06
Locuteur

vous

25:06
Locuteur 7

vous rendez compte ? Une industrie papetière dans la région de Carole Delga qui est en train de fermer, mais c'est hallucinant. Au moment où avec le e-commerce on a besoin de temps de carton, comment ça se fait ? Une industrie aussi de vélo, là dans le nord de la France, de vélo de très haut niveau qui est en grande difficulté. Donc chaque point d'usine qui est aujourd'hui en grande difficulté dans l'industrie devrait faire l'objet d'une attention particulière et d'un dispositif particulier. On

25:35
Locuteur

a créé la banque publique d

25:36
Ségolène Royal

'investissement. On n'a pas vraiment le temps, mais une attention

25:38
Locuteur

ça ne suffira pas. Il faudra aussi des propositions

25:40
Locuteur 7

concrètes. Déjà, y être attentif et trouver des solutions pour ne pas fermer aujourd'hui en attendant l'alternance de mai prochain. Mais je vous dis, mon inquiétude c'est que pendant huit mois

25:50
Locuteur

ils

25:50
Locuteur 7

vont encore dégrader la France. C'est ça le problème. Donc moi je leur dis arrêtez de bouger là. Occupez-vous déjà de faire marcher ce qui existe et occupez-vous de sauver les entreprises qui sont aujourd'hui en grande difficulté et baisser le prix de l'énergie. Voilà, vous avez ça à faire pendant huit mois. Arrêtez de dégrader la France pour qu'ensuite la nouvelle équipe en place

26:10
Ségolène Royal

puisse

26:10
Locuteur 7

redresser la situation.

26:13
Ségolène Royal

Merci beaucoup Ségolène Royal d'avoir été notre invité ce matin dans un instant et dans la prochaine heure. Les deux débats à nouveau autour de la Tour Eiffel et puis on reviendra également sur le niveau des élèves. Vous en parliez Madame Royal avec effectivement l'annonce tout à l'heure du classement PISA. L'effondrement est-il inéluctable ? On vous pose la question et vous nous appelez au 0826 300 300. Bonne journée Madame Royal. Merci.