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interviewBLAST· 19 juillet 2025 27 min

BUDGET : BAYROU IMPOSE LA MISE À MORT DU MODÈLE SOCIAL FRANÇAIS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Cette semaine, on va vous parler d'argent. En effet, mardi 15 juillet, François Baou a présenté ses propositions pour le budget et sans surprise, il a fait dans le réac mais aussi dans le bon macronisme.

Je ne vois pas la différence. Tu vois la différence ? Non, je ne vois pas la différence.

On va décrypter le contenu des annonces de Bairou pour comprendre ce qui nous attend. Ensuite, on ira voir du côté des universités car en effet, le ministre de l'enseignement supérieur a annoncé que l'islam gauchisme n'existait pas. Dingue.

Non, il a pas eu le même mot et tout ça c'est dans ce nouveau numéro de dissolution. Je diss donc ce soir l'Assemblée nationale. On va donc parler budget.

Encore un. C'est la sauce à laquelle on va être mangé l'an prochain et tout va y passer. impôts, chômage, retraite, cotisation et remboursement. [Applaudissements] Et bien justement, figurez-vous que deux sénateurs ont retrouvé un petit coffre caché à Bercy dans lequel il y aurait près de 211 milliards d'euros par an.

Alors, après avoir parlé du budget de ces orientations austéritaires, on fera un petit tour pour voir d'où sortent ces 211 milliards, ce qu'on peut faire avec et l'énorme problème démocratique qu'il pose. Alors, allons-y. Parlons donc d'argent.

Alors, concrètement, son plan pour économiser 40 milliards, c'est quoi ? Un plan pour dire stop à la dette et un plan pour dire en avant la production. Stop au bon sens et en avant les macronneries.

Oui, le plan de Bairrou est tellement pourri qu'il est obligé de le noyer dans une marée d'annonces qui n'ont pas vraiment de lien avec la choucroûe budgétaire. Dans tous les secteurs de notre activité, l'intelligence artificielle peut et doit devenir un outil concret, utile qui améliore la productivité des entreprises. Elle est culoté celle-là.

Si le budget de la France va mal, c'est parce qu'onutilise pas assez l'IA. Mais en plus, c'est peut-être même pas une solution au problème de la productivité. Une étude a montré que l'utilisation des IAS génératives abrutissait ses utilisateurs.

Gagner quelques euros de plus maintenant pour se retrouver avec des travailleur cognitivement déficient dans 10 ans. Encore un super calcul de Super Byrou. Sur le fond, les annonces de Bairou se répartis en deux grandes catégories : augmentation des recettes et diminution des dépenses.

Bon, côté dépenses, le truc est simple, moins partout. Les collectivités territoriales, commune, région, département, tout ça, ça va réduire. Il a aussi annoncé la réduction du nombre des fonctionnaires et la suppression, fusion, réduction d'agences et opérateurs de l'État.

Bon, rien de nouveau sous le soleil de l'austérité comme on la connaît. Le BNES est distingué par deux innovations bien antisociales. La première, il s'attaque aux dépenses de santé.

Concrètement, il veut que les Français payent plus pour leurs soins et que l'assurance maladie rembourse moins. L'argumentaire est aussi abject que classiquement néolibéral. Nous devons responsabiliser les patients pour que le coût de la santé soit plus concret pour nos concitoyens.

Responsabiliser les patients, c'est important. Les entreprises, comme on le verra, c'est pas pareil. Mais dans son plan, il y a des trucs parfois particuliers. que les dispositifs médicaux et médicalisés, les fauteuils pour les personnes infirmes gravement malades en fin de vie, les cannes anglaises, le nombre si important d'aide euh de matériel mobilisé pour une personne gravement atteinte, il faut pouvoir les réutiliser après que la personne n'en a plus besoin, par exemple, après qu'elle a disparu.

Alors là, encore du jamais vu, boucher le trou du budget en récupérant les fauteuils roulants et les cannes des morts. Il veut littéralement faire les poches au cadavres. Des boomers comme vous dites.

On est quand même dans une époque un peu bizarre mais ce qui a fait couler le plus d'encre, c'est la fameuse Année Blanche. Je vous propose plusieurs de ces autostratégies. La première, c'est que nous devons partager en 2026 une année blanche.

Bon, nous on a rien envie de partager avec lui, hein, mais il a essayé de la défendre. L'ensemble des prestations sociales seront maintenues en 2026 à leur niveau de 2025. Ce qui veut dire que les retraites dans leur montant ne baisseront pas et qu'elles seront l'année prochaine maintenue au même montant que cette année.

Et je le disais, la règle c'est pas plus mais pas moins. Alors, il nous rassure, tout ça ce n'est pas une augmentation de l'impôt. Est-ce que vous assumez avec cette année blanche de dire aux Français que vous allez faire ce que vous aviez dit que vous ne feriez pas, c'est-à-dire augmenter les impôts ?

Non. euh le les barêes d'impôts n'augmenteront pas. Et c'est vrai que d'une certaine manière, ça aussi c'est une c'est une mobilisation des ressources.

Augmenter des impôts, ça veut dire augmenter les taux et et augmenter les bases. Ça n'est pas ce que nous ferons. Bon, c'est faux, hein.

Ne pas indexer les barêes fiscaux sur l'inflation, c'est augmenter les impôts. Ceux qui étaient sous une tranche d'imposition se retrouveront au-dessus et payeront davantage. Ces effets sont particulièrement notables sur les bas revenus qui peuvent ainsi passer de non imposable à imposable du seul fait de l'inflation.

Mais le Béarnet n'allait pas s'arrêter là et a parlé aussi de l'augmentation des recettes censé être dégages d'équité pour compenser. Ces efforts sont exigeants et j'en ai pleinement conscience et ils ne seront acceptables que si nous prenons des initiatives fortes en terme de justice sociale et fiscale. Il a ainsi annoncé s'attaquer à certaines niches fiscales et sociales ainsi qu'aux impôts des retraités en transformant l'abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnel en abattement fixe de 2000 € par an.

Il a aussi reconduit la participation exceptionnelle à la solidarité. Enfin, cet effort de justice doit passer par une contribution des plus fortunés. Une contribution de solidarité sera créée que nous définirons avec les commissions compétentes des deux assemblées et cette contribution devra faire participer à l'effort national les plus hauts revenus.

Mais il a aussi annoncé des réformes structurelles du chômage. Dans les prochains jours, je vais proposer deux négociations s'il l'accepte aux partenaires sociaux, un nouveau chantier sur l'assurance chômage et n'a pas sourcillé à remettre au devant de la scène son conclave lamentablement échoué. Comme je m'y suis engagé à l'issue du conclave entre guillemets avec les partenaires sociaux, les mesures assurant l'équilibre financier du régime figureront dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale à l'automne.

Ce qui a surtout marqué les esprits, c'est ça. Je propose donc que de jours fériers soient supprimés pour tout le pays. Je cite comme exemple, mais je suis prêt à accepter d'autres idées. le lundi de pâqu n'a aucune signification religieuse et le 8 mai dans un mois de mai devenu un véritable gruyère où l'on saute de pont en viaduc de congé et qui est en avance de phase comme on dit un mois qui porte vers les vacances.

Ah ouais, j'aurais pas supprimé ça moi. La suppression de jours fériers a permis au RN de jouer une carte culottée. S'attaquer à l'identité de la France en disant le lundi de pâqu, on s'en fiche ou célébrer la victoire contre le nazisme avec le 8 maé, on s'en fiche.

Mais qui sont ces gens ? Ils auront vraiment tout sac à cagé, l'économie, l'argent des français et même la mémoire collective. Permettre au Eren de jouer la carte mémoriale de la lutte contre le nazisme, bravo champion, hein.

Bon, faisons le point parce que Bairou nous a promis que ce serait équitable. Tout le monde devra l'effort à l'ampleur de l'enjeu, il est illusoire de penser qu'une catégorie ou une autre puisse seule porter le fardeau. Alors sur ces 44 milliards d'euros de fardeaux et bien il y en a plus de 18 qui viennent directement de la poche des Français en hausse d'impôts ou baisse des prestations sociales.

Sur la somme restante, les services publics sont les deuxièmes sacrifiés avec plus de 17 milliards. Les vraies mesures de solidarité, elles sont en dessous des 8 milliards d'euros. Bref, sans surprise, ce sont les plus démunis qui vont passer à la casserole.

Réduire les services publics, c'est réduire la solidarité. Autrement dit, c'est précariser les plus démunis. Geler les pensions, les prestations et le barême de l'impôt, c'est encore faire payer disproportionnellement les plus pauvres.

Sous couvert d'être indiscriminé et égalitaire, donc les mesures de Bairou sont foncièrement antisociales. Prendre 10 € à quelqu'un qui est à la rue, ce n'est pas comme prendre 10 € à quelqu'un qui gagne 4000 € par mois. 4000 € par mois pour moi, c'est classe moyenne.

Pendant ce temps, la dépense militaire elle continue d'augmenter et cela se traduira par quelques 3 milliards et demi d'investissements supplémentaires en 2026 et 3 milliards de plus en 2027. Il n'est pas question de dire qu'il faudrait que la France se désarme complètement. Ça ne mènerait qu'à faire de nous les vassaux des États-Unis.

Mais la conclusion concrète de ces choix, c'est que l'effort militaire qui bénéficie principalement aux riches entreprises du secteur militaro-industriel sera financé par les saigné dans la solidarité nationale. Bon, mais au moins, est-ce que financièrement, c'est convaincant ? Com moins ça serve à quelque chose ?

Et bien en fait, bah non. Regardons de plus près. En effet, plusieurs mesures annoncées ne permettent pas de modifier la courbe budgétaire, mais seulement de réduire une seule fois la dépense, une année.

Mais l'État doit aussi mieux maîtriser son patrimoine. L'État est propriétaire de très nombreux biens immobiliers pour un montant de plusieurs centaines de milliards. Il y a même des chiffres plus importants encore qui sont articulés.

Patrimoine qu'il ne connaît pas toujours en détail. et dont il ne fait pour ainsi dire rien. Patrimoine important et improductif.

Et oui, vendre l'immobilier, ce n'est possible qu'une seule fois et après ben on a plus de patrimoine. Bairrou propose de brader la richesse publique que le privé se fera un plaisir de capitaliser. Surtout que l'État a beaucoup de mal à vendre ses propriétés et s'en sépare bien souvent à un prix inférieur comme l'a pointé un rapport de la Cour des comptes.

Et c'est pareil pour l'année blanche et la suppression des jours fériers. Ça ne marche que pour 1 an. L'an d'après, il faudra trouver d'autres milliards pour continuer à baisser la dépense.

Autrement dit, c'est un pansement sur une jambe en bois. Alors, Baou nous rassure que ce qu'il fait, c'est pour le bien du pays, pour l'intérêt général et surtout pas pour se sauver. Il n'a gouvernement aucune autre préoccupation.

Il ne cherche pas à se préserver. Il ne cherche pas à durer, il veut changer les choses et pardonnez-moi de le dire ainsi, qu'importe le risque. Mais sur les 44 milliards qu'il dit avoir trouvé, il y en a quand même plus de 11 qu'il faudra chercher de nouveau l'an d'après et qui au passage auront paupérisé tout un pan de la population et fait travailler gratuitement de jours les Français pour financer une dette que les macronistes eux-mêmes ont laissé filer.

Alors, il y a plein de responsables politiques qui n'ont pas grand-chose à faire, mais nous nous sommes en responsabilité. Bon, ils sont en manette depuis 8 ans, mais c'est la faute aux autres ce déficit, hein. Alors, pendant ces 2 heures de présentation, une option centrale a été méthodiquement évitée, faire participer le capital.

Et c'est d'autant plus délicat qu'un trésor caché vient d'être mis au jour par deux sénateurs. Depuis quelques mois maintenant, on vous parle des autres options disponibles pour faire travailler le capital plutôt que les petites gens. La semaine dernière, on vous parlait de l'affaire Koukum, chiffrée à plus de 3 milliards d'euros par an en fraude fiscale aux dividendes.

Nous devons être intransigent avec ceux qui cherchent à rompre l'équité à frauder et à ne pas remplir donc leur part du contrat social. Nous accentuons la lutte contre la fraude en améliorant la détection des fraudes et surtout le recouvrement de ces fraudes et des amendes. Ah, c'est bizarre parce que lui toute fraude sociale, fiscale confondue, il met ça à 2,3 milliards de plus cette année.

Les calculs sont pas bons Kevin. Il y a quelques semaines, on avait aussi parlé de la taxe Zucman, comment elle fonctionne et combien elle pourrait rapporter. Attack a fait un travail d'économiste sérieux et a ainsi sorti ses chiffres qui montrent que des alternatives crédibles à l'austérité baousienne sont possibles.

Et il y a quelques mois, on vous avait parlé de cette commission d'enquête au Sénat sur les aides publiques aux entreprises. Alors, ces 211 milliards, ils viennent de là. C'est de l'argent que l'État donne aux entreprises.

Dedans, on y met des choses très variables. Les crédits d'impôts, les allègements de cotisation fiscal et social, les subventions, les prêts et autres dispositifs d'aide aux entreprises. Alors, ce chiffre de 211 milliards, il est un peu particulier.

Alors, on a eu déjà une une alors ce qu'on pourrait rappeler une surprise quand on a commencé les auditions notamment de l'administration centrale et de Beris de voir qu'il y avait aucun tableau de bord et que personne éétait en capacité réelle de nous donner un chiffre sur une année 2023 de ce qui était alloué euh à l'accompagnement, euh à la compétitivité, enfin les sommes qui étaient allouées aux entreprises en France. Vous avez bien entendu jusqu'à ce que cette commission d'enquête s' colle, l'État n'avait à peu près aucune idée précise sur les montants engagé par ces dépenses fiscales. Et quand euh l'administration centrale, l'IGF, laADG FIP, les le Bercy nous a dit "Non, non, il y a pas de tableau, mais quel volume ?

Combien de dispositifs ? Est-ce que vous savez quelle entreprise touche quoi ?" et que là on nous a dit non, il y a eu une évaluation une alors et alors chacun avait il y a pas de définition précise et chacun avait la sienne.

Donc l'INC nous a dit il y a un plancher à 70 milliards. Très bien. Après il y a le président de la République qui a fait une allocution télévisée il y a quelques semaines.

Lui, il a avancé le chiffre de 98 milliards. Éric Lombard vient et nous dit "Moi, je connais le chiffre ou 150. Ces situations sont extrêmement problématiques.

On dégrève pour des centaines de milliards par an et on ne sait pas où ça part. Surtout que parfois ça part dans des entreprises qui licencient et parfois en même temps qu'elle distribuent des dividendes aux actionnaires. Michelin, alors là, on a par exemple des des exonérations de cotisation sociale en 2023, plus de 32 millions d'euros, 40 millions en 2024 pour le crédit impôt recherche et puis il y a un un plan de sauvegarde de l'emploi qui concerne de 1254 salariés.

Si je regarde Arcelor Mital 298 millions d'euros d'aide et un PSE qui concerne 600 salariés au champ 6 alors 636 millions d'aide c'est sur une décennie 2013-2023 et là on a 2000 plus de 2300 salariés concernés par un PSE. D'autres entreprises pratiquent même la sous-traitance alors qu'elles prennent largement du crédit d'impôt recherche. On a appris que il permettait la sous-traitance.

Donc, on n'est pas obligé de euh salarier euh des chercheurs dans le l'entreprise, mais on peut faire appel à la sous-traitance. Alors, vous vous doutez bien que le MEDF n'a pas laissé ces choses-là être dites sans intervenir. La question des abus est particulièrement sensible.

La querelle budgétaire peut donner lieu à une chasse aux sorcières. Voilà, c'est c'est un biais inconscient mais en disant c'est qu'il est coupable de ce qui va mal en France. Et donc c'est c'est là où vous pouvez être très vigilant parce qu'il faut pas confondre la bonne question qui est posée et les premiers éléments de réponse qui dans ce maqui mais comment voulez-vous qu'on vous qu'on s'en sorte de la redevabilité vis-à-vis des Français c'est tellement opaqu il y en a tellement on sait plus qui contrôle quoi et comment c'est fait donc et du coup c'est les bénéficiaires qui seraient les coupables.

La représentante du MDF était très inquiète de la tournure médiatique. C'est tellement un sujet épidermique euh voire polémique que c'est bien d'amener un tout petit peu de transparence et de clarification là-dedans parce qu'il y a tellement de fantasme autour des aides aux entreprises et des grandes entreprises qu'on pourrait croire que c'est des cadeaux aux entreprises et qu'elles font n'importe quoi avec cet argent. Ce qu'on voit c'est que le bourgeois capitaliste, il tremble, il vient faire bonne figure expliquer que dans tout ça, il faut pas tout confondre quand même hein.

Il nous met de la poudre aux yeux avec du vocabulaire d'entreprise pour nous rappeler que ceux qui sont sérieux, c'est eux. Il faut de la rigueur dans l'utilisation de l'argent public, premier sujet et dans le reporting qu'on peut faire de l'utilisation. Alors, en désespoir de cause, le grand capital essaie de nous gaslighter littéralement.

Si la période actuelle consiste à dire on donne de l'argent public pour booster la souveraineté des entreprises françaises, il va falloir encore plus contrôler que cet argent va pas ailleurs. Ça a toujours été contrôlé. Ah ouais, ça a toujours été contrôlé.

Bah pourquoi est-ce qu'on a pas de chiffre du tout ? Et pourquoi est-ce que les entreprises ont tant de mal à les fournir ces chiffres ? Alors, tout d'abord, il n'a pas été simple pour nous de définir ce qui était une aide publique et d'en faire l'inventaire, ce qui est révélateur d'un système complexe.

Ça fait du bien aussi de bah de d'avoir son propre diagnostic sur des choses probablement sur lequel on avait pas suffisamment de discernement. Mais ces reporting, ces menaces d'effondrement économique et ces sourires de façade masquent mal cette Gabji modèle géant. Vous vous imaginez s'il y avait 200 milliards du budget de l'État qui était dans la nature sans qu'on sache ce qui se passe avec ?

On sait qu'agnè vermicelle de pied elle on l'entendrait plus jamais terre. On est verbeux, on narrête pas d'en piler. Alors que les entreprises n'arrêtent pas d'empiler les milliards, on nous explique que tout ça n'a rien à voir.

Il faut comprendre. Tout ça c'est pour la bonne marge de l'économie et même au fond si les entreprises abusent, est-ce que c'est vraiment de leur faute ou est-ce que ce serait pas celle de l'État par exemple ? La recherche de coupable liée au dysfonctionnement.

Est-ce que c'est la sphère privée bénéficiaire et qui cherche à être compétitive et qui crée des emplois ? ou est-ce que c'est tout simplement la sphère publique qui a, comme vous venez de l'expliquer fort justement, a eu du mal à se réformer de l'intérieur et enfin, il y a des élus qui sembr sensosiss monsieur l'agent, je suis en excès de vitesse peut-être mais est-ce que c'est vraiment de ma faute ou est-ce que ce serait pas au fond de la vôtre de m'avoir laissé rouler alors que je dépassais la limite ? Le coup de génie d'échec, prendre la reine adverse, bouffer son propre roi et clamer la victoire et quand même empocher dans l'opération ses 211 milliards par an. 211 milliards.

Et pourquoi ? Est-ce que ça bousse la croissance ? Vous pouvez est-ce que vous pouvez répondre à la question ?

Euh oui, je peux vous répondre. Personne n'en sait rien. Même le MEDF le dit.

En effet, c'est extrêmement difficile d'évaluer l'impact. C'est tout le cœur du débat, l'impact réel d'une politique. Faut voir le tableau quand même parce que si le MDF avait un seul chiffre, même vieux, même tout pourri, même inventé, il l'aurait utilisé.

Alors s'ils disent qu'ils ne savent pas évaluer l'impact réel, le pire est à craindre. Bon, c'est quoi le bilan de tout ça ? Le gouvernement Bairrou a tranché partout.

Il a mis à contribution les plus pauvres. veut responsabiliser les malades et fait les poches aux morts plutôt que de revoir cette dépense pharaonique de 211 milliards d'euros. On ne sait pas où ils partent et à qui.

On ne sait pas à quoi ils servent et s'ils sont efficaces. Le gouvernement Baou a aussi méthodiquement évité toutes les mesures de justice fiscale possibles. Taxean, impôt sur la fortune, taxation des multinationales et cetera.

Tout ça c'est niet. Alors que va-t-il se passer maintenant ? Rien.

Les députés et ministres partent en vacances. C'est la fin de la session parlementaire. En revanche, la rentrée s'annonce houleuse.

Si LFI a annoncé déposer une motion de censure sur le budget, les autres formations politiques ont été plus attentistes. Le PS, les écologistes et les communistes annoncent voter une censure sur un 493, mais ne désespère pas d'obtenir des avancées au Parlement. D'abord, nous ferons nos propres propositions à la rentrée et sur les bases actuelles, je vous le dis, la seule perspective possible est la censure.

Le PS espère encore après la trahison du premier budget, la trahison du conclave et la politique de droite extrémisée du gouvernement, il espère encore. Les députés RNE jouent à la censure mais le passé et leur opportunisme a montré qu'ils n'était pas très fiable. En revanche, la situation de la veu même de François Bairrou est explosive.

Si notre vie politique est menacée de dissolution aujourd'hui, c'est aussi parce que nous craignons trop souvent de nommer les choses par leur nom parce que nous avons cessé de faire de la vérité le critère qui nous permettent d'orienter notre action. Pour quelqu'un qui a autant fait varier sa version des faits dans l'affaire Betaram, c'est quand même culotté. Mais politiquement, il n'y a plus que deux issues.

La première, la censure mènerait très certainement à une dissolution. Les conséquences seront incertaines et les divisions de la gauche risquent de lui coûter très cher. La seconde, c'est le ralliment du RN au gouvernement et l'évitement de la censure.

Mais les conséquence de cette situation sont encore plus dangereuses. On se souvient comment le mouvement des gilets jaunes avait commencé par une augmentation d'une taxe défavorisant les plus dépendants à l'énergie bon marché. On se souvient aussi comment ce mouvement s'était envenimé par la morgue macronienne et la violence sociale généralisée qu'elle portait.

Le risque d'un nouvel embrasement social est très présent. Le scénario censure dissolution permettrait de canalyser plus efficacement le ressentiment populaire parce qu'après tout, c'est quand même à ça que ça sert la démocratie, à ne pas avoir décapiter son gouvernant quand il ne comprend pas bien le message. Il y a quelques années, quand j'étais encore jeune doctorant, la ministre Frédéric Vidal avait fait un joli cadeau à la communauté académique.

Moi, je pense que l'islam gauchisme gangraine la société dans son ensemble et que l'université n'est pas imperméable. L'université fait partie de la société. Qu'est-ce que c'est que cette matière ?

Et ben c'est de la merde. Alors on va parler de sciences, de contrôle politique et d'islamuchisme. Pour l'ex-ministre, les universités étaient infiltrées par de dangereux radicaux.

Al ce que l'on observe dans les universités, c'est qu'effectivement il y a des gens qui peuvent utiliser leur titres et et l'ura qu'ils ont pour porter des idées radicales ou pour porter des idées militantes. Mais le monde universitaire de de l'islam gauchchisme vraiment en regardant toujours tout par le prisme de leur volonté de diviser, de fracturer, de désigner l'ennemi et cetera. Elle avait été soutenue entre deux visoconférences d'biza par Jean-Michel Blanquaire, alors ministre de l'éducation.

L'islam gauchisme fait des ravages. Il fait des ravage à l'université. Il fait des ravages quand une organisation comme l'UNEF cède à ce à ce type de choses.

Il fait des ravages quand dans les rangs de la France insoumise, vous avez des gens qui sont tout simplement de ce courant là et s'affichent comme tel. Pour eux, le problème était clair. La radicalisation des opinions et des propos est ce qui met le plus en danger la capacité à éviter les débats contradictoires.

J'ai été interrogé effectivement sur euh ce que l'on voit apparaître dans les universités, à savoir des universitaires qui se disent eux-mêmes empêchés par d'autres, empêchés de mener leurs recherches, empêcher de mener leurs études. Et j'ai dit quelque chose de très simple. J'ai dit que l'université n'était pas étanche, que l'université était traversée par tous les courants de la société.

Ce serait la science elle-même que l'islamogo gauchisme attaquerait. Le rôle de l'université était toujours de les étudier, de les comprendre, de laisser se mettre en place ce fameux débat contradictoire plutôt que ces caricatures et de faire en sorte que justement comme toujours au sein des universités, au sein du monde de la recherche et bien le débat se mène entre les pères. Heureusement que les macronistes sont là pour sauver la recherche.

Ils détruisent les budgets mais soi-disant ils aiment l'université. Et évidemment, ils en ont tiré une conclusion évidente. Je vais demander effectivement à ce que l'on fasse un bilan de l'ensemble des recherches qui se déroulent dans notre pays, que ce soit les recherches sur le post-colonialisme.

Mais moi, vous savez, j'ai été extrêmement choqué de voir au Capitol apparaître un drapeau confédéré et je pense qu'il est essentiel que les sciences humaines et sociales se penchent sur ces questions qui sont encore aujourd'hui d'actualité. Comme l'islamchisme créé un climat de censure, le pouvoir organise un contrôle de la recherche, autrement dit un contrôle politique de la science. En inventant un ennemi imaginaire, les macronistes justifient une atteinte à la liberté académique.

Mais une science servile est une science débile. Heureusement, notre nouveau ministre semble avoir corrigé le tir. Est-ce que derrière tout ça, il y a un amalgame de temps en temps qui est fait par certains en parlant d'islamogauchisme ?

Ce terme là n'existe pas et honnêtement je je il n'existe pas en tant que terme universitaire, il est même pas bien défini. Donc cette notion n'existe pas. Il a rappelé qu'il n'existait pas de programme islamiste dans les universités françaises.

Quand vous dites islamo gauchisme, ça ça ramène comme disait Stéphanie à au frères musulmans. Donc il y a pas ça n'existe pas à l'université. En tout cas pas de manière structurée et visible.

Il semblerait que le discours a changé. Ah non pardon. L'islamogauchisme à l'université n'existe pas.

C'est votre collègue ministre de l'enseignement supérieur Philippe Baptiste qui l'a dit cette semaine. Euh est-ce que vous dites la même chose que lui ? Moi, je dis qu'il y a à la fois des personnalités et des partis politiques.

Je pense notamment à LFI qui porte une idéologie d'extrême gauche qui instrumentalise l'islam, qui banalise euh l'islamisme radical et qui encourage le communautarisme, y compris la diversité, hein. Enfin, vous savez, enfin quand quand un mouvement existe dans la société française, forcément on le retrouve à l'université. Soit ditit en passant, seuls les fonctionnaires de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur se font insulter publiquement par leur ministre.

Imaginez un ministre de l'intérieur accuser la police d'être le problème de la justice ou un ministre de l'agriculture accuser les agriculteurs d'être des fraudeurs fénéants. Ça n'a jamais été dit. Les validations médiatiques comme celle de Borne sont désastreuses.

Le terme d'islamuchisme a empoisonné le débat public. Cette théorie d'extrême droite, rappelons-le, d'extrême droite selon laquelle la gauche s'islamiserait et l'islam se gauchiserait, c'est banalisé. dans l'espace public et même si elle est fausse, les gens y croient.

C'est une accusation grave car elle simplifie le discours politique en créant un ennemi imaginaire. En réunissant ses adversaires sous une même étiquette, l'extrême droite invente une figure mythologique. Elle résume tous les mots à deux cibles simples : le gauchiste et le musulman.

Tous ceux qui refusent les idées racistes, xénophobes et néolibérales sont rassemblés sous le terme d'islamo gauchiste. C'est puissant car cela personnalise. Plus besoin de parler d'idées ou de propositions concrètes.

Ils ne font plus de politique mais racontent des histoires qui font peur. L'islamogachiste devient un monstre à abattre. Le terme est infamant, une salissure lancée pour pourrir le débat.

Cette figure inquiète et pousse tous les parties à la condamner. Frapper l'islam gauchisme, c'est éviter d'en être accusé. Mais cette mécanique s'emballe.

Dans cette frénésie néofasciste, une chasse aux sorcières commence. L'étiquette devient une arme pour attaquer les opposants. C'est une vieille méthode fasciste.

Au siècle dernier, il parlait de complot judéo-maçonnique ou judéo bolchevique avec les conséquences qu'on connaît : déportation des communistes et résistants, extermination des populations juives, tiganes, romes, homosexuels d'Europe. Voilà pour cette fois. On se retrouve bientôt pour commenter l'actualité politique et parlementaire.

N'oubliez pas de liker, commenter, partager. Ça permet de diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous. Dernier point.

À l'heure où nous enregistrons cette vidéo, cela va faire 10 jours qu'Emmanuel Macron a retrouvé le pouvoir de dissoudre l'Assemblée nationale. En attendant, la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation inspirante. L'instinct d'imitation et l'absence de courage gouvernent les sociétés comme les foules.

Marcel Prost, je pense que c'est des gens d'extrême gauche qui portent enfin oui qui considèrent que finalement les musulmans sont une force électorale qui le portise en encourageant le communautarisme et en banalisant l'islamisme radical. [Musique]