Apprentissage : «On ne touche pas une politique publique qui marche», souligne Sabrina Roubache
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Europe 1. 7h-9h, Europe 1 matin. Bon début de matinée sur Europe 1, il est 8h11, votre invitée Jacques Serret, c'est Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l'enseignement et de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Bonjour Sabrina Roubache.
Bonjour Jacques Serret, bonjour à tous.
Madame Roubache, ceux qui nous protègent sont encore des cibles. Hier soir à Toulouse, deux policiers municipaux ont été blessés par un homme armé d'un couteau, un homme qui aurait tenu des propos à caractère terroriste au moment de l'attaque. Comment réagissez-vous à cette nouvelle attaque, Madame Roubache ?
Écoutez, déjà mes premières pensées vont aux agents municipaux, aux policiers municipaux qui ont été attaqués lâchement hier. Mon soutien au maire, bien sûr, de Toulouse, toutes les forces de l'ordre, et de dire, vous savez, je vous écoutais en attendant l'interview, le terrorisme, vous savez, c'est un combat qu'il ne faut jamais mettre de côté. Il a tendance à s'endormir et après à revenir. Donc, bien sûr, des forces de police et des enquêteurs, une DGSI très impliquée sur le pont. Vous savez, j'étais rattachée au ministère de l'Intérieur, lorsque j'étais ministre de la Ville et de la Citoyenneté, et bien sûr, un ministère de l'Intérieur qui, j'en suis sûre, comme toujours, ne lâchera rien.
Il faut laisser l'enquête suivre son cours, bien sûr, et souhaiter, bien sûr, un bon rétablissement aux policiers municipaux.
Mais justement, à force de constater ces attaques, oui, vous avez été secrétaire d'État chargé de la Citoyenneté, mais est-ce que vous avez le sentiment que l'État répond suffisamment durement aujourd'hui ?
Écoutez, si on doit parler de la lutte contre le terrorisme, vous savez, c'est multiforme. En fait, ça peut venir de partout. J'ai eu à traiter, je connais bien les sujets, notamment de radicalisation. On verra ce que l'enquête dira dans ses conclusions. Je connais très bien ces sujets-là. C'est qu'il ne faut jamais sous-estimer la capacité de ceux qui veulent du mal à notre République et qui veulent du mal à notre mode de vie, qui veulent attaquer tout ce que nous sommes. Donc, ne jamais baisser la garde, ne jamais les sous-estimer.
Toujours se dire que le danger, effectivement, peut être de partout et les combattre avec la plus grande fermeté, mais surtout avec la conviction que notre modèle de vie, notre art de vivre à la française et sera probablement toujours une cible. Mais honnêtement, ne sous-estimez pas notre capacité, la capacité de nos renseignements à combattre, à détecter. Et après, vous voyez, on n'est jamais, et vous le savez mieux que moi, jamais à l'abri d'une action individuelle contre nos forces de l'ordre, contre nos citoyens, nos concitoyens. Donc, non, on ne fait pas que constater. On met des moyens. Vous savez, au ministère de l'Intérieur, les moyens ont été augmentés.
Je parle, évidemment, quand j'étais ministre, mais depuis 2017, où le président de la République a été élu, les moyens du ministère de l'Intérieur ont été très, très, très largement augmentés avec la loi de programmation du ministère de l'Intérieur, portée à l'époque par Gérald Darmanin, et aussi les moyens de la justice qui ont été très largement augmentés.
Mais vous voyez, on doit tout le temps être sur le pont et toujours se dire, vraiment, c'est même pas un appel que je lance, mais toujours se dire, être bien sûr sur nos gardes, mais ne jamais les sous-estimer et vraiment faites confiance à nos agents et du ministère de l'Intérieur, que ce soit les renseignements, nos enquêteurs, qui sont tout le temps... Non, non, mais je pense qu'il faut toujours leur rendre hommage, mais surtout, vous savez, pas de paranoïa non plus.
Sabrina Roubache, on en vient à votre portefeuille ministériel. Vous êtes ministre délégué chargé de l'enseignement, de la formation professionnelle et de l'apprentissage. À trois semaines de la rentrée, combien de jeunes ont leur formation mais n'ont toujours pas trouvé l'entreprise sans laquelle ils ne pourront pas commencer leur apprentissage ?
Alors, je vais vous répondre déjà plus globalement. Cette rentrée, c'est quand même 12 millions d'élèves. Pour que nos auditeurs comprennent bien, c'est 12 millions d'élèves qui concernent bien sûr les écoles, les collèges et les lycées. Ce sont pour la partie, la voie professionnelle, ce sont 663 000 élèves concernés par la voie professionnelle sur l'apprentissage. Vous savez, nous sommes à peu près à 846 000 nouveaux contrats cette année et on n'est pas tout à fait capable de dire combien de jeunes en voie professionnelle cherchent encore un apprentissage mais par contre, donc un employeur, donc quand on dit apprentissage, c'est chercher une entreprise.
Par contre, ce que je peux leur dire, c'est qu'ils peuvent démarrer dès septembre leur formation parce que vous avez trois mois à partir du démarrage donc de septembre de votre formation, vous avez encore trois mois pour trouver une entreprise. Mon cabinet et moi-même, vous savez, on fait quasi du cas par cas. Nous répondons à toutes les sollicitations et j'en profite, j'accepterai si vous le permettez, de lancer justement un appel à toutes les entreprises. Je leur dis, recrutez, n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage parce que ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain.
Donc, la réalité, c'est qu'on a un maillage quand même territorial et je porte cette transformation et je la continue, cette transformation de la voie professionnelle mais cette transformation de la carte des formations c'est-à-dire essayer de calquer sur le besoin de nos entreprises à travers tout le territoire. Vous le savez, on a un territoire aussi divers que varié et aussi vaste, d'accord ? Très, très vaste.
Avec des formations donc, et je le porte vraiment avec beaucoup d'engagement et beaucoup de conviction, permettre aux entreprises de recruter des jeunes dont ils ont besoin et aussi de dire à nos jeunes n'hésitez pas à choisir votre formation puisque vous voyez, dès cette année, dès la rentrée, je lance sur trois régions qui sont volontaires des internats, permettre de la mobilité.
Vous savez, Jacques Sauré, ce qui est important de comprendre c'est qu'un jeune dans la voie professionnelle, cette voie devient et c'est grâce et il faut toujours rendre à César ce qu'est à César à la réforme du président de la République qui a été engagé sur l'apprentissage dès 2017 et sur la voie pro dès 2018 et aussi avec la réforme de 2023 de permettre à chaque jeune de choisir sa formation mais qui répond aussi à un besoin de nos entreprises. Oui, Sabrine Arrouva,
je me permets de vous couper en 2025 le nombre d'apprentis a baissé d'environ 5%.
Oui, je sais, évidemment que je le sais, vous savez, il y a la conjoncture, c'est aussi conjoncturel mais c'est aussi, vous savez, vous avez tout à l'heure, je vous écoutais aussi, cette année, les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés, je me suis battu et j'ai obtenu que les crédits cette année pour l'apprentissage sont maintenus et pour 2027 aussi. Nos entreprises et nos jeunes ont besoin de visibilité et de stabilité.
Ça, vous en avez l'assurance ?
Oui, absolument, parce que, ça a été annoncé, je l'ai annoncé, ça a été annoncé, parce que, vous savez, je le disais, on ne touche pas et on ne casse pas une politique publique qui marche. Je rappelle juste trois chiffres, c'est très important. Vous savez, sur les entreprises de plus de 250 employés, les aides, avant que je revienne au gouvernement, avaient été baissées mais après, ça s'est stabilisé. Pour les jeunes en CAP, Bac Pro et BTS, les aides ont été sanctuarisées. 5 000 euros pour les jeunes, 2 000 euros pour les entreprises de plus de 250 employés. Pour les boîtes de moins de 250 employés, les aides sont passées de 6 000 à 5 000. D'accord ?
En revanche, pour les jeunes en situation de handicap, l'aide est restée la même, donc stabilisée à 6 000 euros pour les boîtes, quelle que soit leur taille. Donc non, c'est une politique publique qui a été très largement et vraiment, c'est celui à qui on le doit, c'est le président de la République. On ne touche pas à une politique publique qui marche et la preuve en est, dès que vous commencez, vous l'avez vu, à toucher ou à discuter, même ne serait-ce que du budget, quelle que soit la couleur de l'hémicycle, quel que soit le bord de l'hémicycle à l'Assemblée nationale ou au Sénat, il y a une levée de bouclier et c'est normal.
C'est une politique publique qui permet à nos jeunes d'entrer dans le monde du travail et je rappelle quelque chose sur les chiffres du chômage des jeunes, je vous écoutais aussi tout à l'heure, juste ne pas oublier que ça a été depuis 2017, cette politique justement pour notre jeunesse, cette politique d'emploi, cette loi pour le plein emploi, c'est 500 000 jeunes en emploi depuis 2017 qui sont plus haut niveau depuis les années 90 sur les 15-24 ans et vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte mais nous avons beaucoup d'outils notamment la voie professionnelle 21,6% chez les 15-24 ans. Absolument.
La voie professionnelle est l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement, vous avez la partie scolaire bien sûr et la partie en apprentissage qui est un vrai succès et juste une précision sur l'augmentation justement du chômage notamment les chiffres que nous venons de dire 21,6% pour les jeunes Sabrina Roubache
juste pour conclure parce que j'aimerais vraiment avoir votre position on est à quelques mois de la présidentielle aujourd'hui vous êtes dans quelle écurie Gabriel Attal ou Edouard Philippe vous avez tranché ?
Alors je vais vous dire j'ai toujours été dans l'écurie Emmanuel Macron du président de la république pour l'instant je suis à ma tâche vraiment très sincèrement au ministère parce que c'est un ministère très important ça concerne l'enseignement la formation professionnelle et l'apprentissage c'est-à-dire toutes les politiques d'insertion de notre jeunesse et le moment venu vous savez on aura très largement le temps d'en parler pour l'instant ah oui mais vous savez je l'avais dit mon premier engagement politique a été le président de la république et en revenant au ministère au mois de février le comment dire c'est tellement important pour moi tellement important mais là en l'occurrence
Gabriel Attel et Edouard Philippe ont pris leur distance donc vous allez soutenir au moins l'un des deux
mais vous savez vous savez je vais vous dire j'avais soutenu le président de la république dès 2016 ce que je sais c'est que j'ai une certitude enfin en tout cas sur mes engagements ce qui compte c'est l'avenir du pays et le combat des extrêmes l'extrême droite et l'extrême gauche merci on me trouvera toujours face au RN ça c'est une certitude
Sabrina Roubache merci d'avoir accepté notre invitation ce matin en direct sur Europe 1
Sabrina Agresti Roubache